JUILLET 2013 POLITIQUE DE COMPLIANCE SOCIÉTÉ GÉNÉRALE BANK & TRUST LUXEMBOURG



Documents pareils
ACCORD ENTRE LA COMMISSION BANCAIRE ET LA BANQUE NATIONALE DE ROUMANIE

ANNEXE A LA CIRCULAIRE SUR LE CONTROLE INTERNE ET L AUDIT INTERNE TABLE DES MATIERES

Code approuvé par l Assemblée Générale Ordinaire annuelle du 30 mai 2005

BANK AL-MAGHRIB Le Gouverneur DN 49/G/2007 Rabat, le 31 août 2007 Directive relative à la fonction "conformité"

Principes anti-blanchiment de Wolfsberg pour les banques correspondantes

CIRCULAIRE AUX ETABLISSEMENTS DE CREDIT N Objet : Renforcement des règles de bonne gouvernance dans les établissements de crédit.

FIN-NET. La résolution extrajudiciaire des litiges transfrontaliers dans le domaine des services financiers. Guide du consommateur

Lignes directrices relatives à la notion de personnes politiquement exposées (PPE)

Les présentes sont la traduction d un document en langue anglaise réalisée uniquement pour votre convenance. Le texte de l original en langue

Chapitre 1 : Consolidation et image fidèle

Vu la Loi n du 23 décembre 1993 relative à la protection des informations nominatives, modifiée ;

Règlement du Commissariat aux Assurances N 13/01 du 23 décembre 2013 relatif à la lutte contre le blanchiment et contre le financement du terrorisme

TABLE DES MATIERES SECTION 1 CONTROLE INTERNE ET AUDIT INTERNE, POLITIQUE DE PREVENTION ET COMPLIANCE

Accès des autorités américaines aux données du trafic international des paiements et implications pour la Suisse

Certificat de formation continue en. Compliance Management. janvier à décembre

BGC Partners, Inc. Code de Conduite et d Ethique Professionnelle

Codes des banques 9 septembre 2009

RECUEIL DE LEGISLATION. S o m m a i r e PROFESSIONELS DU SECTEUR DES ASSURANCES

Corruption et ententes : quels risques encourus au regard des règlementations applicables? Pierre-François Wéry, Partner PwC Luxembourg

Conscient de ces enjeux vitaux pour l entreprise, Vae Solis Corporate met tout en œuvre pour agir en conformité avec les plus hautes normes éthiques.

Comité de Bâle sur le contrôle bancaire. Saine gestion des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme

OCRCVM Règles des courtiers membres Règle 2800 (auparavant le Principe directeur n o 5 de l ACCOVAM)

Charte d audit du groupe Dexia

CHARTE D ÉTHIQUE PROFESSIONNELLE DU GROUPE AFD

Directive cadre du groupe. Protection des données des clients et des partenaires.

Charte de Qualité sur l assurance vie

T : F : info@cms-bfl.com Neuilly-sur-Seine, le 14 décembre 2011

CONSIDÉRATIONS SUR LA MISE EN ŒUVRE DES DÉCISIONS DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

Politique Utilisation des actifs informationnels

SOUSCRIPTION DU CONTRAT : TERRITORIALITE

PROCEDURES DE CONTROLE INTERNE RAPPORT CONTROLE INTERNE. Enjeux du Contrôle interne au sein du Groupe Cegedim

CONDITIONS GENERALES DE VENTE ET D UTILISATION

1.2 Convocation des administrateurs Conformément à l article 17 des statuts, les administrateurs ont été convoqués par courrier.

REGLEMENT DE DEONTOLOGIE SPECIFIQUE AUX SOCIETES DE GESTION D OPCVM D EPARGNE SALARIALE (FCPE ET SICAVAS)

Convention Beobank Online et Beobank Mobile

Code de conduite pour les responsables de l'application des lois

POLITIQUE DE DANAHER CORPORATION EN MATIERE DE LUTTE CONTRE LA CORRUPTION

Lignes directrices relatives à la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme dans le domaine de la gestion de fortune

RECUEIL DE LEGISLATION. S o m m a i r e LUTTE CONTRE LE BLANCHIMENT ET CONTRE LE FINANCEMENT DU TERRORISME

SBMNET: conditions de l accord. 1. Définitions

Délivrance de l information à la personne sur son état de santé

Charte de l'audit informatique du Groupe

LIVRET DE DÉVELOPPEMENT DURABLE CONDITIONS GÉNÉRALES

SAXO BANque. Offre spéciale TalenTs du Trading INSTRUCTIONS POUR REMPLIR CE FORMULAIRE

Introduction 5. larcier 347

Les Recommandations du GAFI

Offre spéciale en partenariat avec ABC Bourse

1 Points du champ d'audit «Documentation des risques selon l'art. 196 et l'art. 97 OS»

Banque européenne d investissement. Politique de signalement

Par Scannez le formulaire et les documents demandés et envoyez-les à l adresse conseiller@saxobanque.fr.

TABLE DES MATIERES. Section 1 : Retrait Section 2 : Renonciation Section 3 : Nullité

CHARTE ETHIQUE ACHATS

Appendice A I. Mission II. Domaine d'activité A. VÉRIFICATION

Le financement participatif : L état du droit luxembourgeois

Politique d utilisation des médias sociaux et des technologies de l information

CHARTE INFORMATIQUE. Usage de ressources informatiques et de service Internet

GROUPE BRACCO CODE ETHIQUE

PARTIE 2. LES SERVICES PUBLICS

OFFRE EXCLUSIVE ZONEBOURSE TRADING MANAGER PRIVÉ

VIE ET STAGE liés aux Risques

Le secrett Ibaimcalire-

Code de conduite Zoomit

Foire aux questions (FAQ)

Les Cahiers du Conseil constitutionnel Cahier n 24

Circulaire de la DACG n CRIM 08-01/G1 du 3 janvier 2008 relative au secret de la défense nationale NOR : JUSD C

Niger. Régime général des mutuelles de santé

RAPPORT DE TRANSPARENCE

GEWISS FRANCE S.A.S. CODE D ETHIQUE INFORMATIQUE

DAS Canada Legal Protection Insurance Company Limited. («DAS Canada») CONVENTION DE COURTAGE

CHARTE ETHIQUE DE WENDEL

LICENCE PROFESSIONNELLE

LIGNE DIRECTRICE SUR LA CONFORMITÉ

Limites régissant les engagements importants

Développer les échanges dans les services bancaires et d assurance au sein de la Zone monétaire de l Afrique de l Ouest

CIRCULAIRE AUX BANQUES COMMERCIALES ET AUX BANQUES D ÉPARGNE ET DE LOGEMENT

Règlement intérieur du Conseil de surveillance

Le programme d'affiliation de l'annonceur est géré par Effiliation (

Charte du Bureau de l ombudsman des clients de la Banque Nationale

Statuts du Collectif des Plateformes d Affiliation

Opérations entre apparentés

LICENCE PROFESSIONNELLE

LICENCE PROFESSIONNELLE

DELIBERATION N DU 20 MAI 2015 DE LA COMMISSION DE CONTROLE

les axes majeurs de la loi (1)

PRÉAMBULE. La version administrative reproduit l intégralité des Règles et Principes directeurs de l ACFM.

2014 Code de Conduite Groupe Fiat

Risques juridiques (accrus) dans le cadre des activités financières

REGLES INTERNES AU TRANSFERT DE DONNEES A CARACTERE PERSONNEL

GROUPE DE RÉDACTION SUR LES DROITS DE L HOMME ET LES ENTREPRISES (CDDH-CORP)

Conférence MENA OCDE Sur le financement des entreprises Sur le thème : A Casablanca le 22 février 2011

FPP 5 rue de Vienne PARIS COLLEGE : «VENTE AUX CONSOMMATEURS»

POLITIQUE RELATIVE AUX LOIS ANTI CORRUPTION D ALCOA, INC.

N 63 SÉNAT PREMIÈRE SESSION ORDINAIRE DE Annexe au procès-verbal de la séance du 27 octobre PROPOSITION DE RÉSOLUTION

Normes pour la pratique professionnelle de l'audit interne

Circulaire n 41/G/2007 du 2 août 2007 relative à l 'obligation de vigilance incombant aux établissements de crédit

«A R A P L de HAUTE NORMANDIE» Association déclarée, régie par la Loi du 1 er juillet 1901 ============ REGLEMENT INTERIEUR TITRE I

Transcription:

JUILLET 2013 SOCIÉTÉ GÉNÉRALE BANK & TRUST LUXEMBOURG

DE SGBT L'ensemble du personnel doit s'acquitter des responsabilités qui lui sont confiées de manière diligente, efficace et au mieux de ses capacités. Les collaborateurs doivent agir avec loyauté envers la Banque et se comporter de manière honnête, impartiale et indépendante nonobstant leurs propres intérêts. La politique de Compliance : - Explique les principes établis par le Conseil d'administration ; - Identifie les principaux risques en matière de Compliance ; - Institue la fonction Compliance, son indépendance et ses objectifs ; - Requiert l'établissement d'une charte de Compliance ; - Instaure la mise en oeuvre d'un programme de formation continue en la matière, définit et organise un dispositif d'alerte. Cette politique de Compliance s'applique à tous les collaborateurs de la Banque, sans exception, à Luxembourg et à l'étranger. 2

Les principes de Compliance - Accepter et promouvoir une conduite professionnelle conforme à l éthique ; - Respecter les lois, réglementations, règles et normes professionnelles ; - Eviter les conflits d intérêts ; - Prendre toute mesure raisonnable pour préserver la confidentialité ; - Protéger les actifs de la Société Générale Bank & Trust (SGBT). Protéger les intérêts du client. La Compliance n est pas du ressort exclusif du Département Compliance, c est l ensemble des collaborateurs qui est tenu d appliquer et de respecter les principes d action définis dans le code de conduite. LES RISQUES EN MATIERE DE COMPLIANCE En fonction des objectifs globaux définis, la Politique de Compliance comprend toutes les mesures ou actions décidées afin de maîtriser de façon satisfaisante les risques de Compliance. Les principaux risques identifiés en matière de Compliance sont les suivants : 1. Le risque de réputation Risque de préjudice consécutif à une atteinte à la respectabilité et à la réputation de SGBT résultant d une publicité défavorable, fondée ou infondée, de défaillance dans les pratiques professionnelles ou du non respect des lois et règlements en vigueur. L ensemble des opérations susceptibles d entraîner un risque de réputation doit faire l objet d une évaluation rigoureuse dans le cadre de la présente politique de Compliance. Le risque de réputation inclut les conséquences d un manquement aux règles d éthique par la Banque ou ses collaborateurs. 2. Le risque d ordre légal ou réglementaire Le risque d ordre légal ou réglementaire est consécutif à une non-conformité aux dispositions législatives, réglementaires et normatives en vigueur, y compris en raison de leur évolution. Il concerne également la possibilité que soient effectuées des opérations sur base d avis juridiques ou de documentations qui s avèrent par la suite incorrects ou inadéquats. Une gestion efficace du risque d ordre légal ou réglementaire permet d éviter : - les répercussions financières ou autres relatives à des affaires litigieuses opposant la Banque à un client, une contrepartie ou un tiers (risque de contentieux) ; - le risque de perte résultant de processus internes inadaptés, de défaillances dues à l erreur humaine ou à des événements externes ; - les conséquences financières consécutives à un contrôle moins efficace des activités résultant d une plus grande complexité de l organisation due à l expansion géographique, aux fusions, partenariats, acquisitions, nouveaux produits, etc ; - l application à la Banque de sanctions suite au non respect d une disposition ou décision réglementaire en vigueur dont elle doit s assurer de la mise en oeuvre. 3

La fonction Compliance SGBT a constitué, à Luxembourg et dans chacune de ses succursales, un département Compliance chargé de superviser la mise en œuvre de la politique de Compliance et de s assurer de son respect. De même, dotée d une personnalité juridique distincte, chaque filiale a organisé une fonction Compliance reliée avec les organes sociaux pour satisfaire à la règlementation et aux normes Groupe. Les modalités opérationnelles de la Compliance évolueront avec le temps, en fonction de l organisation et des risques inhérents aux activités de la Banque. La fonction Compliance, indépendante, a en particulier pour mission : - d aider les Directeurs des entités et la Direction Générale du groupe SGBT à assurer le respect des règles et de l éthique, auxquelles la Banque doit se conformer ; - d identifier et d évaluer les risques de Compliance ; - d assister les Directeurs des entités et la Direction Générale du groupe SGBT dans la gestion et le contrôle de ces risques ; - d informer le personnel sur l évolution des règles en la matière et de s assurer de la mise en place d une action de formation auprès de l ensemble des collaborateurs. Le département Compliance est notamment en charge : - d assurer la conception des politiques, principes et procédures visant à satisfaire les exigences des autorités en matière de Compliance afin de protéger les intérêts des clients et l image du groupe ; - de contribuer à assurer le respect des lois et règlements applicables en matière d exercice de l activité bancaire et de services d investissement, y compris dans un contexte transfrontalier ; - de proposer et de superviser l application des procédures destinées à assurer le respect des obligations qui s imposent en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et contre le financement du terrorisme, conformément aux lois et réglementations en vigueur et aux principes fixés par le groupe Société Générale ; - de participer et donner son avis sur les méthodes permettant de respecter les règles et les principes déontologiques, notamment en matière de transactions pour compte propre, et de conflits d intérêts (procédures dites de «muraille de Chine») ; - de veiller au respect des règles professionnelles du marché et d assurer le suivi des conflits d intérêts éventuels à l égard des clients ; - de proposer les règles de déontologie personnelle que doivent respecter tous les collaborateurs, en tenant compte de la nature des fonctions qu ils exercent et des informations auxquelles ils peuvent avoir accès ; - de veiller à la diffusion et au respect des règles de bonne conduite professionnelle, y compris le respect du secret professionnel, et de déontologie personnelle au sein de l ensemble du groupe SGBT. Le statut de la fonction Compliance, son organisation, ses rôles et responsabilités sont définis dans une charte de Compliance portée à la connaissance de l ensemble des collaborateurs, chaque filiale ou succursale ayant à adapter celle-ci pour l intégrer dans son fonctionnement et satisfaire aux règles locales spécifiques. 4

DROIT D ALERTE Le droit d alerte est une faculté donnée à chaque collaborateur du Groupe de s exprimer lorsqu il estime avoir de bonnes raisons de considérer qu une instruction reçue, une opération à l étude ou plus généralement une situation particulière n est pas conforme aux règles qui gouvernent la conduite des activités du Groupe. Ce droit se limite aux domaines que couvrent le Code de Conduite et les textes externes et internes auxquels il fait référence. MODALITÉS D EXERCICE DU DROIT D ALERTE Le droit d alerte est exerçable par les collaborateurs dans le cadre de leur activité professionnelle sur des faits dont ils ont connaissance, directement ou indirectement. Ce droit doit être exercé de manière responsable, non diffamatoire et non abusive. Celui qui recevra l alerte veillera à conduire les investigations nécessaires dans la plus grande confidentialité compatible avec les exigences de l enquête. Le droit d alerte s exerce par un écrit (note ou message électronique), qui comporte l identité de son auteur. Toutefois, une saisine orale (téléphone ou entretien) peut en précéder l envoi. Le droit d alerte peut être exercé à plusieurs niveaux : - La voie normale et privilégiée est le recours à la hiérarchie, étant entendu que des niveaux hiérarchiques supérieurs peuvent aussi être saisis le cas échéant ; - la saisine directe du Compliance Officer de la filiale ou succursale concernée, et si nécessaire celle du Compliance Officer du groupe SGBT ; - enfin, si les circonstances le justifient, la saisine du Secrétaire Général du groupe SGBT (email : alertlu.sgbtlux@socgen.com) et, en dernière instance, notamment si les motifs ayant justifié l alerte initiale persistent et dans le respect des règles relatives au secret bancaire, saisine du Secrétaire Général du groupe Société Générale (email : alert.alert@socgen. com). Les personnes destinataires de l alerte jugent de la suite à donner aux difficultés signalées et sont garantes de la protection des salariés exerçant leur droit d alerte. 5