Réorganisation du SIG de l'agence en s'appuyant sur une architecture ArcSDE
Présentation Cette communication tente appréhender l intérêt de migrer d une organisation SIG classique (mode fichier) en organisation structurée autour d'un serveur de données géographiques de type ArcSDE On présentera dans un premier temps les missions de l'a-urba et la nature de ses besoins géomatiques pour aborder la nouvelle organisation des données et leur mode de partage.
> Présentation de l'a-urba, agence d'urbanisme de Bordeaux métropole Aquitaine > Motivations et objectifs du projet SIG > Bilan de la réorganisation
Présentation de l'a-urba
L'a-urba, agence d'urbanisme Bordeaux métropole Aquitaine L a'urba aurba (agence d'urbanisme Bordeaux métropole Aquitaine) est une association loi 1901 déclarée en 1969 qui relève d un statut privé dont les membres sont des entités publiques ayant des compétences ou des implications en matière d aménagement. Elle est composée de nombreux membres (communauté urbaine de Bordeaux, conseil général de la Gironde, conseil régional d'aquitaine, etc.). Elle est composée d'une équipe pluridisciplinaire de 70 salariés fonctionnant en mode projet (géographes, architectes, urbanistes, sociologues, ingénieurs, géomaticiens, etc.). Son budget d'environ 6 millions d euros est assuré par deux modes de financement : - des subventions d'un dun programme partenarial commun aux membres de l'association, - des contrats particuliers faisant suite, en général, à des appels d'offres.
L'a-urba, agence d'urbanisme Bordeaux métropole Aquitaine
Les missions L'a-urba est un un outil stratégique au service de ses membres accompagnant le développement urbain des territoires de la Gironde. L'a-urba travaille à toutes les échelles, du quartier à l aire urbaine, sur des dossiers engageant g l avenir de l agglomération, mais aussi du département. prospective observation outil réflexion et dialogue mémorisation
Les activités de l'a-urba L'a-urba intervient essentiellement dans cinq domaines d'activités : habitat et programmation urbaine, planification stratégique (SCOT PLU), transports, déplacements et mobilité, projet urbain et aménagement, aménagement du territoire. Son système d information géographique est au service des études et projets sachant que la quasi-totalité des études consomment de l information géographique, et ce, sous différentes formes (fichiers SIG, DAO, etc.).
Motivations et objectifs du projet SIG
Historique du projet Quelques dates 1997 l'a-urba se dote d'un logiciel SIG d'analyse avec la version ArcView 3.x 2003 élaboration d'un charte de fonctionnement SIG ArcView et prise de conscience de la nécessité de structurer les données du SIG (recherche et accumulation des données). 2007 audit de l'organisation SIG existante mettant l'accent sur la nécessite de mutualiser les données SIG Janvier 2008 Migration de l'ensemble des données contenues sur le serveur de fichiers vers un serveur dédié ArcSDE (La migration a duré une semaine et a mobilisé 7 personnes pour assurer la migration d'environ 1100 fichiers et une dizaine de données rasters.)
État des lieux des données SIG avant la migration Stockage des données sur un serveur de fichiers. Gestion des droits d'écritures sur les fichiers shapes de plus en complexes à gérer compte-tenu du nombre d'utilisateurs sans cesse grandissant. Accès aux licences des outils SIG non restrictives du fait la présence de licences flottantes. Références spatiales des données SIG peu ou mal renseignées. Un risque important de non intégrité des données.
Les motivations d'une telle réorganisation Le SIG est perçu de façon extrêmement positive dans l'agence par les différents interlocuteurs de l'agence, architectes, urbanistes, sociologues, géographes, géomaticiens, et pour l'ensemble de ces interlocuteurs, le SIG apparaît comme un outil important et largement utilisé. Il est reconnu pour sa richesse thématique, ses mises à jour régulières. Il permet la production de nombreux plans réalisés à partir des différentes couches disponibles.
Une ancienne organisation inadapté Nombre d'utilisateurs sans cesse grandissant : moins de 5 en 1995 à plus de 15 aujourd'hui, Gestion des droits de plus en complexe à appliquer, Mauvaise connaissance des données disponibles et de leur emplacement, Duplication des données sur les disques locaux des utilisateurs, problème de la qualité de la donnée qui dispose de la bonne version de la donnée et où? Tous ces arguments ont permis de faciliter l'adoption de la nouvelle organisation par le plus grand nombre
Les objectifs de cette migration Permettre au serveur SIG de devenir une bibliothèque de données SIG à jour, fiable, de qualité et disposant de systèmes de projection cohérents. Capitaliser les besoins en informations géographiques (pour éviter le stockage dans les études, la redondance de données, la non-homogénéité des références spatiales et géométriques). Faciliter l accès aux utilisateurs à mettant à leur disposition des outils de consultation simple et accessible. Gagner du temps dans les projets SIG (méthode de travail, arborescences définies, capitalisation des travaux SIG). Améliorer l intégration des traitements et rendus SIG dans la chaîne de production des études.
Les étapes du projet
Une organisation humaine repensée Au sein de l'a-urba les compétences SIG ne sont pas centralisées au sein d'un pôle comme le sont le reste des autres compétences. Mise en place d'une mission SIG transverse composée des principaux acteurs : une responsable de la mission - SIG (réunions, suivi, actions) ; d un géomaticien, responsable de la gestion et de l organisation des données SIG (travail de migration et nouvelle architecture SIG effectués en 2008); de personnels d'études responsables des thématiques et co-administrateurs de données.
Une organisation thématique de nos données Afin de réussir au mieux cette migration, notre réflexion a tout d'abord porté sur l'organisation des données sur le serveur ArcSDE. En effet, l'a-urba est non seulement un producteur de données géographiques, mais bénéficie également d'échanges de données au travers de convention avec les principaux partenaires (Communauté Urbaines de Bordeaux, Conseil Général de la Gironde, etc.). Afin de respecter au mieux cette spécificité, la nouvelle organisation se doit de respecter ce constat. Le serveur ArcSDE, comporte donc deux types de données : des données thématiques, ti des données issues de partenaires. Ces données sont issues de données acquises, celles produites par l'a-urba et celles mobilisées par le réseau des partenaires de l'a-urba.
Une organisation des données orientées thématique et fournisseurs En réalité au niveau de la base de données ArcSDE, chaque thématique, ainsi que chaque donnée issue de nos partenaires correspond en fait à un utilisateur au sens base de données. Ces utilisateurs t sont définis i grâce aux privilèges ilè qu'accorde ArcSDE sur les données, et aux différents rôles que nous avons défini dans SQLServer.
Une gestion centralisée des mises à jour Le passage de l'ensemble de nos données sur un serveur ArcSDE a eu comme principale conséquence la sécurisation de ces dernières. Les différentes opérations de mise à jour des données (création, suppression) sont désormais centralisées Limitation de l'utilisation de la licence ArcEditor Cette contrainte a été vue pour nous comme un atout dans notre volonté de mieux gérer nos données. Ainsi ce rôle d'alimentation de la base SIG avec de nouvelles données, est réservé au seul administrateur du SIG qui à la charge de l'ensemble des opérations de mise à jour Cette opération d'alimentation de la base de donnée SIG, s'effectue en accord avec les personnes ayant été identifié comme responsable d'une ou plusieurs thématiques. Ces personnes ont donc la charge de la collecte, de la mise à jour de données, sur une ou plusieurs thématiques précises.
Afin de migrer ces nouvelles données sur le serveur, elles sont placées dans un espace de stockage temporaire structuré sous la forme de géodatabases fichiers qui se rapprochent en terme de structuration des géodatabases de type ArcSDE. Cette étape permet notamment de définir de manière correcte le système de projection, de supprimer les caractères spécifiques, et de respecter les règles de nommage en vigueur.
Le partage de l'information
Mise en place de viewer de données Compte tenu du nombre limité de licences ArcView ( 8 licences flottantes) dont l'usage est réservé aux cartographes géomaticiens de l'a-urba, la solution du déploiement d'un viewer compatible avec le mode de stockage actuel a été propos. L'outil ArcExplorer offre la possibilité aux utilisateurs d'explorer, sans risque de commettre des erreurs de manipulation, les données du SIG. Cet outil, aux performances cartographiques limitées, permet d'offrir une certaine autonomie aux utilisateurs (architectes, urbanistes), afin qu'il puissent ébaucher leurs études cartographiques.
Comment l a-urba valorise-t-elle ses productions SIG? En créant des projets ArcReader nomades (utiles en interne et en externe) Afin de permettre un partage simplifié, l'ensemble de ces projets dits bibliothèques qui ont un intérêt commun et donc une vocation à être partagé sont stocké sur un serveur dédié
Mutualisation des fichiers de représentation Partage des fichiers de symbologie (*.LYR) et stockage sur un serveur dédié. Utilisation dans les symbologies des paramètres de connexion génériques. Facilité d'utilisation des fichiers de symbologie pour les non initiés.
Bilan
Les points positifs Une sécurisation des données abouties. Une uniformisation des systèmes de projection. Un gain de temps important pour l'accès des données rasters disponibles à l'agence (BD Ortho, Scan, etc.) et ce, en raison du processus de «mosaïquage» des données rasters. Une normalisation des données devant être intégrées é ( nom, espace géographique, etc.). Une meilleure communication interne due à la centralisation de la mise à jour. Une nouvelle dynamique autour de l'information géographique concernant la collecte et la mise à jour. Mise en place d'un catalogue des métadonnées accessible depuis l'intranet
Les points négatifs Des problèmes récurrents de jointure entre des classes d'entités stockées sous ArcSDE et des bases de données externes. Des temps de connexion parfois longs. Une organisation parfois complexe pour les non initiés (nommage des fichiers, 2 niveaux de hiérarchie sous ArcSDE). Une procédure d'accès aux données parfois compliquée.
Merci de votre attention