1914 L ENGRENAGE FATAL



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Transcription:

Ce document «La Grande Guerre en Meuse» ouvre sur un ensemble d informations concernant ce conflit qui ne s est pas limité à tel ou tel territoire mais qui a embrasé la Meuse toute entière. C est le travail fait sur une approche globale que nous félicitons ici. Comme une aide à la visite, ce document incite à la découverte de tous nos sites du souvenir. Il est une porte d entrée sur l émotion et la mémoire qui accompagnent le visiteur averti, sur les lieux chargés de l Histoire de la Grande Guerre dans notre département. Christian NAMY Président du Conseil Général de la Meuse CHAMPS DE BATAILLE ET SITES DE MEMOIRE DU DEPARTEMENT DE LA MEUSE Zone des combats d'argonne Arrière front allemand du Nord-Est de Verdun Champs de bataille de Verdun Crête des Eparges Saillant de Saint-Mihiel Bataille de Verdun : extrême avancée allemande Ligne de front stabilisée ( fin septembre 1914 à août 1918 ) ARDENNES Vers PARIS MARNE VAUQUOIS HAUTE-MARNE N35 ANCERVILLE STENAY DUN- SUR-MEUSE N3 D964 Route de la Haute Chevauchée VOIE SACREE BAR-LE-DUC Historique de la Grande Guerre en Meuse N4 N35 Richard ZAPARUCHA Directeur du service départemental de l Office National des Anciens Combattants et Victimes de Guerre de la Meuse MONTMEDY D 905 BELGIQUE DAMVILLERS SPINCOURT LA MEUSE VERDUN D 931a COMMERCY LIGNY-EN-BARROIS D 966 MEURTHE- ET-MOSELLE TROYON N3 N18 ETAIN LES EPARGES Tranchée de Calonne SAINT-MIHIEL D 964 VAUCOULEURS N4 D 106 D 904 N3 D 958 Vers l'allemagne et le LUXEMBOURG VARENNES- EN-ARGONNE MONTFAUCON- D'ARGONNE CLERMONT- EN-ARGONNE SEUIL- D'ARGONNE LA VAUX-MARIE REVIGNY- SUR-ORNAIN MONTIERS- SUR-SAULX GONDRECOURT- LE-CHATEAU VIGNEULLES- LES- HATTONCHATEL MEURTHE- ET-MOSELLE Vers le cimetière américain de Thiaucourt, le Bois le Prêtre ( Meurthe et Moselle ). Vers le Bois de Mort-Mare, ( Meurthe et Moselle ). Les lieux de mémoire 14/18 en Meuse 1914 L ENGRENAGE FATAL Le 28 juin 1914, le Serbe Prinzip assassine à Sarajevo l Archiduc François-Ferdinand, héritier de la couronne de l Empire austro-hongrois. Cet acte amorce un conflit qui allait embraser l Europe et le monde. Cependant, les causes de la Première Guerre mondiale sont à chercher plus loin. Des tensions existaient déjà entre plusieurs états européens (crises coloniales, exacerbation des nationalismes, etc.), tensions amplif iées par le système d alliances mis en place à partir de la f in du 19 ème siècle. Deux blocs sont alors constitués : la Triple Alliance ou Triplice : Allemagne, Autriche-Hongrie et Italie. Elle a de plus des liens avec l Empire ottoman, l Entente ou Triple Entente : France, Grande-Bretagne, Russie. Après Sarajevo, malgré des tentatives de négociations, c est l engrenage. Le 27 juillet, l Autriche déclare la guerre à la Serbie. Le 31, la Russie lance la mobilisation générale. Le 3 août, l Allemagne déclare la guerre à la France et le 4, la Grande-Bretagne entre en guerre. Les alliances contractées sont respectées, sauf par l Italie. L idée d une guerre courte prédomine et, en cet été 1914, les soldats partent persuadés d être de retour pour Noël.

AOUT - SEPTEMBRE 1914 SOMME PARIS LILLE LYS COMPIEGNE MELUN FONTAINEBLEAU ESCAUT SEINE MARNE AISNE ANVERS OISE BRUXELLES MAUBEUGE CHIMAY RETHEL NAMUR DINANT ARDENNES MEZIERES LIEGE SEDAN NEUFCHATEAU la suite de la guerre de 1870, l Alsace A et la Moselle avaient été annexées à l Empire allemand. La Meuse se retrouvait donc à proximité de la frontière francoallemande. En 1873, le général Séré de Rivières conçoit un système de défense combinant les ouvrages fortifiés et les mouvements de troupes de campagne afin de protéger les nouvelles frontières. MEUSE MALMEDY LUXEMBOURG LONGWY VERDUN TOUL COLOGNE I AIX-LA-CHAPELLE En Meuse, la ligne Longwy/ Verdun/Toul est composée : II III MIRCOURT IV V TREVES NANCY EIFEL THIONVILLE METZ MORHANGE VI CHARMES EPINAL BELFORT MOSELLE RHIN SARREBOURG VII COBLENCE GEMERSHEIM RASTATT RHIN MAYENCE NEUF-BRISACH IZSTEIN STRASBOURG Le plan Schlieffen A partir du 20 août, le Général Joffre lance une offensive générale vers la Belgique mais les Français sont stoppés. Les Allemands contre-attaquent avec pour objectif Paris. Ils s emparent notamment d Etain, de Montmédy, de Stenay, bombardant et incendiant des villages, tuant des civils. Contournant Verdun par l ouest, ils atteignent l Ornain dans la nuit du 2 au 3 septembre et incendient Revigny-sur-Ornain. Les Français se replient en gardant intacte la cohésion de leurs lignes. Le 6 septembre, Joffre ordonne la contre-offensive générale : c est la bataille de la Marne dont le front meusien constitue l aile droite. Les Allemands essaient d enfoncer les lignes françaises sur l Ornain mais rencontrent une résistance acharnée, notamment à Vassincourt. Ils sont également tenus en échec à Rembercourt-aux-Pots et à la ferme de la Vaux- Marie dans la nuit du 9 au 10 septembre 1914. Ces succès français entraînent un repli des Allemands et le front se fixe au nord-ouest de Verdun. La ferme de la Vaux-Marie La citadelle de Montmédy d un fort d arrêt (Montmédy), d une place forte (Verdun), elle-même constituée d une double ceinture de forts, de forts de rideau comme Troyon, Liouville, etc. Les premiers combats en Meuse ont lieu dès le 10 août 1914 à Mangiennes où une division de cavalerie allemande attaque le village mais doit se replier. Simultanément, les Allemands tentent une poussée à partir de Metz visant à isoler Verdun. Dans un premier temps, la résistance héroïque du fort de Troyon, le 9 septembre 1914 fait échouer l entreprise. Le 20 septembre, les Allemands lancent une nouvelle offensive. La majorité des troupes françaises ayant dû se replier pour dégager Verdun, ils s emparent de Saint-Mihiel dès le 24 septembre. Le 25, le Fort du Camp des Romains tombe et une hernie, appelée Saillant de Saint-Mihiel, est constituée dans le front français. Vue du fort de Troyon Jusqu en 1918, le front se stabilise en Meuse sur une ligne Varennes-Verdun-Les Eparges-Saint-Mihiel, longue d environ 120 kilomètres.

1915 En 1915, Français et Allemands s affrontent plus particulièrement en forêt d Argonne, à Vauquois, aux Eparges et dans le Saillant de Saint-Mihiel. L Argonne Le 24 septembre 1914, les Allemands pénètrent en forêt d Argonne. En 1915, ils multiplient les attaques de grande envergure, notamment le 30 juin et le 13 juillet, sans parvenir à percer le front. La contreoffensive française du 14 juillet échoue. Le 8 septembre, les Allemands lancent un nouvel assaut, sans succès. Ne voulant pas abandonner leurs positions, les deux camps creusent un réseau de tranchées et de tunnels de liaison et s enterrent. Vauquois D octobre 1914 à février 1915, des contreattaques françaises sont menées, sans préparation d artillerie, pour reprendre la butte perdue par les Français dès octobre 1914. A partir du 17 février 1915, les Français attaquent avec un puissant soutien d artillerie. Le 29 février, ils s emparent de Vauquois, et malgré les contre-attaques allemandes, s accrochent à la partie sud du village. Après une période de confusion, le front se stabilise et les combats se poursuivent par la guerre des mines. Masque à gaz français Les tentatives de réduction du Saillant de Saint-Mihiel : Le but de l offensive de la Woëvre est de réduire le Saillant de Saint-Mihiel et de délivrer les Hauts de Meuse. Les Français veulent attaquer au nord et au sud du Saillant pour le prendre en tenaille. Les Eparges Afin de s emparer de la crête des Eparges, les Français lancent une première vague d attaques du 17 au 21 février 1915 et prennent pied au sommet. Ils s y accrochent et reprennent leurs assauts du 18 au 27 mars puis du 5 au 9 avril mais les Allemands conservent le point X. Les premières lignes de chaque camp sont proches. La guerre des mines fait rage, surtout en avril 1915. La grande offensive de la Woëvre Elle est déclenchée le 5 avril 1915 dans de mauvaises conditions climatiques et matérielles et elle échoue. Le commandement français décide alors de lancer des actions ponctuelles qui n amènent qu un gain territorial insignifiant. Carte postale en franchise postale allemande Lettre de prisonnier français en Allemagne La Croix de Guerre Une tranchée française sur la Crète des Eparges Les combats au sud du Saillant De septembre 1914 à août 1915, les Français lancent une série d attaques qui échouent. Le Bois d Ailly, le Bois Brûlé, le Bois de Mort- Marre et le Bois le Prêtre, sont le théâtre de combats meurtriers et permanents. Une tranchée française à Saint-Mihiel

1916:VERDUN la fin de l année 1915, les Allemands A décident de frapper un grand coup sur le front ouest. Ils choisissent Verdun, ville symbole dont le ravitaillement depuis l arrière est difficile et dont les forts ont été désarmés en 1915. Bien qu informés des préparatifs allemands, les Français se retrouvent en infériorité numérique et matérielle au début de la bataille. La carte postale va vite devenir un support au moral des combattants Le général Pétain Le 21 février 1916, à 7h15, l attaque est lancée. Un bombardement continu bouleverse les positions françaises, suivi à 16h00 par l assaut des fantassins allemands. S ils progressent rapidement dans certains secteurs, ils rencontrent ailleurs une résistance acharnée, comme celle du lieutenant-colonel Driant et de ses chasseurs au Bois des Caures. La confusion règne alors sur le champ de bataille. Le 25, le fort de Douaumont, désarmé, est perdu pratiquement sans combat. Les Allemands ne sont plus qu à cinq kilomètres de Verdun, dont les derniers civils sont évacués en catastrophe. Le 26 au matin, le général Pétain, nommé responsable du secteur de Verdun, fixe la ligne de résistance qu il faut défendre à tout prix. Il organise l approvisionnement du front et instaure un système de noria pour relever régulièrement les soldats du front. N ayant pu percer la dernière ligne française, les Allemands décident alors d élargir le front à la rive gauche de la Meuse, notamment au Mort-Homme et à la cote 304. Ils lancent également des attaques combinées sur les deux rives, mais sans succès. Le 22 mai 1916, une offensive française est lancée pour reprendre le fort de Douaumont mais elle échoue. L enfer des tranchées Les Allemands veulent emporter la décision. Le 1 er juin, ils lancent une attaque contre le fort de Vaux qu ils prennent le 7 juin, malgré une résistance héroïque du commandant Raynal et de ses hommes. Le 21 juin, un tir d artillerie d une intensité jamais atteinte s abat sur les troupes françaises. Le 23, le front français est enfoncé sur six kilomètres, du village de Douaumont au fort de Vaux, mais l ouvrage de Froideterre résiste. Le 11 juillet, les Allemands lancent un ultime assaut mais la résistance du fort de Souville permet de les bloquer à trois kilomètres de Verdun. Ils renoncent alors à attaquer, d autant que l offensive alliée dans la Somme les oblige à y envoyer des divisions et du matériel. A l automne, les Français passent à l offensive. Ils s emparent du fort de Douaumont le 24 octobre puis du fort de Vaux le 2 novembre. Du 15 au 18 décembre, une opération de dégagement permet de repousser le front à plus de sept kilomètres de Verdun. Au total, en 1916, 162 000 Français et 143 000 Allemands ont disparu ou trouvé la mort dans l Enfer de Verdun. Obusier français de 400mm sur voie ferrée L humour subsiste malgrè tout Blessés dans les couloirs du Fort de Vaux

1917-1918 La libération de la Meuse Une antenne de soins Les renforts arrivent Le maréchal Foch L année 1917 est relativement calme sur le front meusien. Les opérations de dégagement se poursuivent autour de Verdun. En août 1917, le terrain perdu sur la rive gauche de la Meuse est repris. En 1918, le maréchal Foch prépare une grande offensive qui doit être précédée d opérations ponctuelles. Il confie à la 1 re armée américaine (First Army), sous le commandement du général Pershing, la reprise du Saillant de Saint-Mihiel. Avec l appui des Français, les Américains attaquent le 12 septembre. La première opération combinée utilisant simultanément l infanterie, les chars de combat, le génie, l artillerie et l aviation permet de réduire le Saillant en quatre jours. La deuxième opération concerne le secteur compris entre la Meuse et l Argonne, secteur de première importance pour les Allemands car il conditionne tout le front Ouest. L assaut final, dans le cadre de l attaque généralisée décidée par Foch, doit être mené de concert avec la 4 e armée française. L attaque combinée débute le 26 septembre 1918. Américains et Français reprennent les hauteurs de Montfaucon et, après un temps d arrêt, l avancée reprend à partir du 1 er novembre. Tout le front allemand s effondre et en moins d une semaine, les Alliés arrivent au sud de Sedan. Le 10 novembre, l ennemi est rejeté au sud de Stenay. Le lendemain, 11 novembre 1918, l armistice est signé à Rethondes, mettant fin à quatre années de combats. 52 mois de combats sur le sol meusien ont marqué à jamais le département qui a payé un lourd tribut à la guerre. La Meuse comptait 207 000 habitants en 1921 contre 278 000 en 1910-11, soit une baisse de 25 %. Sur les 586 communes du département, plus de la moitié ont connu l invasion, 344 sont considérées comme sinistrées, 313 ont été décorées de la croix de guerre au titre de la guerre 14/18. Près de la moitié des terres ont été bouleversées par les obus. La zone déclarée inconstructible par l Etat (zone rouge) couvre environ 19 500 hectares, situés de part et d autre de la Meuse ainsi qu en Argonne, à Vauquois, aux Eparges et en forêt d Apremont. De nombreux soldats morts au combat reposent en Meuse. Du côté français, de grandes nécropoles de regroupement ont été créées dans les années 20. Quarante sont situées dans le département, regroupant environ 90 000 corps. Croquis de l intérieur d un char Renault La ville de Verdun en ruine Direction Interdépartementale des Anciens Combattants et Victimes de Guerre Cité Administrative, Rue du Chanoine Collin - B.P. 51055 57036 METZ Cedex 1 TEL : 03 87 34 77 97 FAX : 03 87 34 79 39 E-mail : diacmetzsepulture@sga. defense.gouv.fr Le général Pershing Insigne de manche de la 1 ère Armée US

L Argonne La Haute-Chevauchée Monument-Ossuaire Il a été érigé à proximité de la cote 285, à la mémoire des 150 000 soldats alliés qui ont combattu en Argonne. Sur ses flancs sont gravés les numéros des 275 régiments français, des 18 régiments italiens et des 32 divisions américaines ayant combattu dans la région. Plusieurs milliers de corps reposent dans la crypte de l ossuaire inauguré le 17 juin 1923. Dans la forêt environnante, on trouve des traces des violents combats qui se sont déroulés ici : entonnoirs de mines, tranchées, tunnels de liaison, ouvrages fortifiés, entrées de sapes, etc. Un sentier historique réalisé par l ONF permet de les découvrir. Kaiser Tunnel Construit en 1915-1916, il avait pour but d acheminer le long de ses 350 mètres hommes et matériels à l avant. Un hôpital avec bloc opératoire y était aménagé. Un abri a été récemment inauguré à proximité. Il sert d espace d accueil aux visiteurs et permet de présenter des expositions itinérantes liées à la Grande Guerre. Des visites guidées sont organisées. Lachalade Monument aux Garibaldiens Elevé en 1933 par l Association Nationale Italienne des Volontaires de Guerre, il rend hommage aux volontaires garibaldiens venus combattre en Argonne. Parmi eux se trouvaient deux petits-fils de Guiseppe Garibaldi. Cimetière de la Forestière : Dans ce cimetière fleuri d hortensias bleus, blancs et roses reposent 2 011 combattants français. Varennes-en-Argonne Musée d Argonne Une section «Guerre en Argonne 14/18» présente des objets de la guerre ainsi que la guerre des mines et les combattants américains. Plusieurs monuments rappellent le rôle des Américains durant l offensive Meuse-Argonne, dont : Le cimetière américain de Romagne-sous-Montfaucon C est le plus grand cimetière américain d Europe avec ses 14 246 tombes réparties sur 52 hectares. Le Mémorial américain (Montfaucon) Cette colonne haute de 58 mètres domine le champ de bataille d Argonne. Le Mémorial de l Etat de Pennsylvanie (Varennes-en-Argonne) Office de Tourisme du Pays d Argonne 6, place de la République 55120 CLERMONT EN ARGONNE TEL : 03 29 88 42 22 Fax : 03 29 88 42 43 E-mail : tourisme-argonne.com ROMAGNE- SOUS-MONTFAUCON FLEVILLE D 946 D 998 MONTFAUCON- D'ARGONNE Monument-ossuaire de la Haute-Chevauchée Mémorial américain de Montfaucon VACHERAUVILLE LACHALADE D 38 KAISER TUNNEL VARENNES- EN-ARGONNE OSSUAIRE BOUREUILLES D 946 D 998 LA FORESTIERE D 19 VAUQUOIS NEUVILLY- EN-ARGONNE D38 ESNES- EN-ARGONNE Musée d Argonne 55270 VARENNES EN ARGONNE TEL : 03 29 80 71 14 FAX : 03 29 80 71 43 D 2 HAUTE CHEVAUCHEE RECICOURT N 3 Mémorial Américain de Montfaucon N 3 LES ISLETTES CLERMONT EN-ARGONNE Meuse Argonne American Cemetery 55110 ROMAGNE SOUS MONTFAUCON TEL : 03 29 85 14 18 - Fax : 03 29 85 13 96 E-mail : Meuse-Argonne.Cemetery@abmcer.org - http://www.abmc.gov

Vauquois Ville de Verdun Entonnoirs Cratères de mines de la butte de Vauquois La guerre des mines est une technique de combat particulière qui fut employée pour déstabiliser les positions ennemies. Des sapeurs creusaient des tunnels depuis leur première ligne jusque sous les positions ennemies. Ils bourraient ensuite l extrémité de ce tunnel avec de grandes quantités d explosifs pour détruire les tranchées adverses et faire un maximum de victimes. Chaque déflagration créait un entonnoir en surface. La butte de Vauquois a connu des combats meurtriers en 1915. Les deux armées y ont mis en œuvre la guerre des mines. 519 explosions ont été recensées dont celle d une mine allemande de 60 tonnes qui a creusé un entonnoir d environ 100 mètres de diamètre. Plusieurs autres entonnoirs jalonnent la ligne de front. Le village (160 habitants) qui se trouvait au sommet de la colline a été entièrement détruit. Le Centre Mondial de la Paix Le centre est situé dans l ancien palais épiscopal de Verdun. Officiellement inauguré en 1994, il accueille des expositions, des projections de films, des colloques et conférences. Il dispose d un service pédagogique et d un centre de documentation. La Citadelle Souterraine C est un réseau de galeries qui a été creusé sous l ancienne citadelle entre 1886 et 1893. Durant la bataille de Verdun, la Citadelle devint une ville souterraine pouvant accueillir 2 000 hommes. Un parcoursreconstitution en «petit train» d une durée de 30 minutes permet d appréhender la vie des poilus au travers de 15 scènes : tranchée, infirmerie, boulangerie, étatmajor, choix du Soldat Inconnu. Le Centre Mondial de la Paix Le Monument de la Victoire Travail de sapeurs Les Amis de Vauquois et de sa région 1, rue d Orléans - 55270 VAUQUOIS TEL : 03-29-80-73-15 FAX : 03 29 88 46 49 E-mail : amis.vauquois@wanadoo.fr http://perso.wanadoo.fr/vauquois.guerre.14.18 Par ailleurs, chaque camp a aménagé des abris souterrains. La butte a ainsi été transformée en une gigantesque termitière avec plus de 17 kilomètres de puits, de galeries et de rameaux. Leur visite est particulièrement impressionnante du côté allemand. Au sommet de la butte se dresse un monument dédié «aux combattants et aux morts de Vauquois». Le village a été reconstruit à son pied après la guerre. Les visites en surface sont libres. Les guides bénévoles de l association assurent la visite des installations souterraines allemandes et françaises. Le cimetière militaire du Faubourg Pavé Il compte 4 876 tombes et abrite les corps des 7 autres soldats inconnus qui n ont pas été choisis pour reposer sous l Arc de Triomphe. Le Monument de la Victoire Construit pour rendre hommage aux combattants de Verdun, il abrite dans sa crypte le registre des soldats tués lors de la bataille. A voir également : «Des Flammes à la Lumière» Chaque été, un spectacle son et lumière fait revivre la bataille de Verdun. Centre Mondial de la Paix Place Monseigneur Ginisty BP 183-55105 VERDUN Cedex TEL : 03 29 86 55 00 - FAX : 03 29 86 15 14 E-mail : cmpaix@wanadoo.fr www.centremondialpaix.asso.fr Office de Tourisme de Verdun Place de la Nation B.P. 232-55100 VERDUN TEL : 03 29 86 14 18 - FAX : 03 29 84 22 42 www.verdun-tourisme.com Association Connaissance de la Meuse Carrière d Haudainville - 55100 VERDUN TEL : 03 29 84 50 00 - FAX : 03 29 84 82 00 E-mail : connaissancedelameuse@wanadoo.fr Internet: www.connaissancedelameuse.com Une galerie à Vauquois

Verdun : le Champ de bataille La rive gauche de la Meuse La côte 304 Les Allemands tentent de s en emparer à partir du printemps 1916. Ils parviennent à son sommet en juin mais sans contrôler l ensemble de la butte. Sur la crête, un monument rappelle le sacrifice des combattants. Le Mort-Homme Second pôle de la bataille de la rive gauche avec la cote 304, le Mort-Homme (295 mètres d altitude) perdit 12 mètres de hauteur durant la bataille. Il fut pris par les Allemands le 23 mai 1916 et repris par les Français le 20 août 1917. Deux monuments y ont été érigés dont l un représente un squelette dressé au dessus de sa tombe. La Zone Rouge et les villages détruits Dès 1919, une loi permit à l Etat de racheter des terrains dévastés par la guerre. 19 500 hectares répartis sur 46 communes furent ainsi acquis en Meuse, formant la «zone rouge». 9 de ces communes sont demeurées sans habitants après la reconstruction et ont pris le nom de villages détruits. Une se trouve sur la rive gauche (Cumières) et huit sur la rive droite : Douaumont (11 habitants actuellement), Fleury devant-douaumont, Vaux, Haumont-près-Samogneux, Louvemont, Bezonvaux, Beaumont et Ornes. Elles sont administrées par une commission municipale. Elles ont le titre de «Mort pour la France» et la croix de guerre avec palme. Chacune possède une chapelle et un monument aux morts. Le lieutenant-colonel DRIANT Egalement à visiter : La Tranchée des Baïonnettes Le Bois des Caures Au début de la bataille, le lieutenantcolonel Driant y résista avec 1 200 chasseurs des 56 e et 59 e bataillons de chasseurs à pied. Député, écrivain militaire, il fut tué le 22 février 1916 à l âge de 61 ans. Son PC a été classé monument historique en 1931. Le musée de plein air L Association Nationale du Souvenir de la Bataille de Verdun a mis en place un musée de plein air qui permet, par l intermédiaire de douze sentiers balisés, de découvrir le champ de bataille de Verdun ainsi que la crête des Eparges. Elle a édité un guide présentant les circuits. Le visiteur peut ainsi découvrir les différents ouvrages défensifs qui ont joué un rôle important dans la bataille de Verdun : ~ les forts (Douaumont, Vaux, Tavannes, etc.), ~ les ouvrages fortifiés (Thiaumont, Froideterre, etc.), ~ les abris (côte de Froideterre, les Quatres Cheminées, etc.), ~ les casemates Pamart et les batteries, ~ le massif fortifié de Souville Bois des CAURES D905 MAUCOURT-SUR-ORNE LE MORT-HOME N18 D 65 COTE 304 D38 D 38 VACHERAUVILLE CHARNY- D 913 SUR-MEUSE BRAS- SUR-MEUSE OSSUAIRE DOUAUMONT VAUX ETAIN Le Monument du Mort-Homme D 38 MEMORIAL ABAUCOURT SOUVILLE N3 Le PC du lieutenant-colonel DRIANT N3 VERDUN D 903 ST-JEAN-LES-BUZY S VOIE SACRÉE LE MOULIN-BRULE D 34 La Meuse DIEUZE-SUR-MEUSE D 903 FRESNES- EN-WOËVRE Association Nationale du Souvenir de la Bataille de Verdun et de ses Hauts Lieux 1 allée Desandroiuns 57100 Verdun TEL : 03 29 80 95 91 Mémorial de Verdun 55100 FLEURY DEVANT DOUAUMONT TEL : 03 29 84 35 34 - FAX : 03 29 84 45 54 E-mail : Memorial.14-18@wanadoo.fr http://www.memorial-14-18.com

Douaumont - Fleury devant Douaumont La nécropole nationale et l ossuaire de Douaumont Parmi toutes les batailles de la Grande Guerre, celle de Verdun garde une aura particulière. Le système de relève de troupe mis en place par le général Pétain amena en effet les hommes mobilisés à combattre dans l Enfer de Verdun, ce qui contribua à faire de cette bataille «La Bataille» de la Guerre 14-18. L Ossuaire de Douaumont Ce monument a été édifié de 1920 à 1932 à l initiative de Monseigneur Ginisty, évêque de Verdun. Sur la façade longue de 137 mètres sont gravés les écussons des villes ayant participé à l édification. A l intérieur, se trouvent 36 tombeaux correspondant aux secteurs du front. Les restes non identifiés d environ 130 000 hommes y reposent. La nécropole nationale de Douaumont Située en face de l ossuaire, elle abrite les restes de 16 142 combattants. Sa création fut décidée en 1923. Les transferts des corps commencèrent en 1925 et elle fut inaugurée le 23 juin 1929. mitrailleuses et de canons de 75 et de 155, un poste de commandement, une chambrée, la chapelle et le cimetière en ruine, la soute à munitions. le Fort de Vaux Le commandant Raynal y résista de manière héroïque. On peut encore y voir une casemate de Bourges, des canons de 75, le pigeonnier et le central téléphonique. Le Mémorial de Verdun Il a été créé en 1967 sous l égide de Maurice Genevoix. Les collections présentées, dons d anciens combattants ou de leurs familles, retracent la bataille de Verdun et la vie quotidienne des combattants. Le mémorial possède également un service éducatif ainsi qu un centre d étude de la Grande Guerre disposant d un riche fonds documentaire. Le fort de Douaumont Le Mémorial de Verdun Office de Tourisme de Verdun Place de la Nation B.P. 232 55100 VERDUN TEL : 03 29 86 14 18 / FAX : 03 29 84 22 42 E-mail : verduntourisme@wanadoo.fr www.verdun-tourisme.com L Ossuaire de Douaumont Comité de l Ossuaire - 55100 DOUAUMONT TEL : 03 29 84 54 81 - FAX : 03 29 86 56 54 E-mail : infos@verdun-douaumont.com www.verdun-douaumont.com le Fort de Douaumont La place forte de Verdun était constituée de nombreux forts de type Séré de Rivières Le fort de Douaumont était considéré comme la pièce maîtresse de la défense de Verdun. Il a été classé monument historique en 1970. Sa visite permet de découvrir des observatoires et des tourelles de Mémorial de Verdun 55100 FLEURY DEVANT DOUAUMONT TEL : 03 29 84 35 34 - FAX : 03 29 84 45 54 E-mail : Memorial.14-18@wanadoo.fr www.memorial-14-18.com Le village détruit de Fleury-devant-Douaumont Plaque du fort de Vaux

L arrière front allemand Certificat de décès d un combattant VDK (SESMA : Service pour l'entretien des Sépultures Militaires Allemandes) 9, rue du Pré Chaudron - B.P. 5123 57074 METZ CEDEX 03 TEL : 03 87 74 75 76 - FAX : 03 87 74 76 04 Email : eckhard.holtz@volksbund.de Tout le nord du département de la Meuse porte les traces de la présence allemande. Les Allemands avaient aménagé leur arrièrefront afin de pouvoir acheminer au mieux hommes et matériel vers leurs premières lignes. Les nécropoles Les corps de près de 60 000 soldats allemands reposent dans 30 cimetières militaires allemands identifiables par leurs croix noires. La France a cédé les terrains en concession à l état allemand. La Batterie de Duzey Une batterie allemande était située à proximité de Duzey (accès fléché à partir de la RN 18). Il s agissait d un canon de marine de 20 tonnes à longue portée qui tirait sur Verdun et ses forts. Les infrastructures bétonnées sont encore impressionnantes. Pièce d artillerie lourde allemande Les camps Les camps avaient une importance capitale pour les Allemands car ils étaient des lieux de vie et de repos pour les soldats qui ne rentraient pas souvent en Allemagne. Le Camp Marguerre Les vestiges de ce camp allemand se trouvent dans la forêt de Loison. A l origine centrale à béton, il a été transformé en camp de repos lors des combats de Verdun. La visite du site est libre et des visites guidées sont possibles sur réservation. Le camp «Elisabeth» ou Camp de la Côte de Romagne C est de là que partirent les Allemands pour lancer leur attaque du 21 février 1916 sur Verdun. De part et d autre d un escalier haut de 40 mètres, des baraquements, des terrasses et des chambrées souterraines. La Meuse occupée Les 2/5 du département, soit 240 communes (dont Stenay, Montmédy, Vigneulles, Saint-Mihiel) ont connu l occupation allemande durant le conflit. Les conditions de vie pour les quelques 30 000 civils étaient difficiles. Aux prélèvements en tout genre (denrées alimentaires, vêtements, contribution de guerre, etc.) s ajoutaient les vexations quotidiennes et le travail forcé. Association GEVO " Les Vieux Métiers " Ecomusée - Domaine des Roises 55150 AZANNES TEL : 03 29 85 60 62 - FAX : 03 29 85 62 02 Email : vieux-métiers@wanadoo.fr www.vieuxmetiers.com BRIEULLES- SUR-MEUSE Pays d Accueil Touristique de Damvillers-Etain-Spincourt 14 rue de l Hôtel de Ville B.P. 6 55230 SPINCOURT TEL : 03 29 87 87 50 - FAX : 03 29 87 87 56 Email : pays-d accueil-tourisme@wanadoo.fr La Meuse STENAY D 964 D 123 CONSENVOYE D 102 D 947 D 69 D 19 Le camp Marguerre Lettre d un soldat allemand en franchise postale MONTMEDY JAMETZ D 901 D 905 VACHERAUVILLE BRAS- SUR-MEUSE D 913 DAMVILLERS Camp ELISABETH AZANNES- ET-SOUMAZANNES N 43 D 66 D 65 LONGUYON N 3 Batterie de DUZEY N 18 SPINCOURT Camp MARGUERRE N 18 ETAIN HAUTECOURT N 3 VERDUN D 998 Cimetière allemand de Consenvoye La Meuse D 903

Les Eparges La crête des Eparges porte partout les traces des violents combats de 1915. Au pied de la crête, 4 000 soldats reposent dans le cimetière militaire du Trottoir. Monument dit «des Revenants» Divers monuments ont été élevés en mémoire des combattants : le monument des Revenants, le monument du Coq, le monument du Génie, etc. Le long de la route, on peut voir des cratères de mines (les Allemands ont fait sauter 46 mines, les Français 32), des entonnoirs et des vestiges de tranchées. Au point X se dresse un monument dédié «à ceux qui n ont pas de tombe». Il rappelle que les corps de 10 000 hommes sur les 50 000 morts aux Eparges n ont pas été retrouvés. Une table d orientation permet de lire le paysage de la plaine de la Woëvre. L écrivain Maurice Genevoix a combattu aux Eparges. Dans «Ceux de 14», il fait une description terrible des combats de 1915. Le Mémorial de Verdun a créé «les classes Genevoix» afin de permettre à des collégiens ou à des lycéens d étudier la Première Guerre mondiale à travers l œuvre de Maurice Genevoix et de visiter le site décrit dans Ceux de 14. Un dossier pédagogique complet permet à un professeur de guider ses élèves en toute autonomie. Les écrivains combattants D autres écrivains ont combattu sur les champs de batailles meusiens. Certains y ont trouvé la mort. C est le cas de Louis Pergaud, prix Goncourt et auteur entre autres de «La guerre des boutons». Souslieutenant, il a été tué dans les environs de Marché-ville-en-Woëvre le 8 avril 1915. Alain-Fournier, l auteur du «Grand Meaulnes», a été mobilisé le 1er août 1914. Le 22 septembre 1914, il est tué lors d un combat dans le bois de Saint-Rémy-la-Calonne. Ce n est qu en 1991 que son corps a été retrouvé et identifié. Il est enterré avec ses 21 compagnons dans la nécropole nationale de Saint-Rémy-la-Calonne. A voir également : Le fort de Troyon Ce fort de type Séré de Rivière a réussi à repousser les assauts allemands du 8 au 14 septembre 1914. Des bénévoles en assurent une visite guidée et commentée. Le romancier Maurice Genevoix Pays d Accueil Touristique des Côtes de Meuse - Place Taylord 55210 VIGNEULLES LES HATTONCHATEL TEL : 03 29 90 08 55 - FAX : 03 29 90 04 29 Ceux de Troyon - 6, rue de la Mairie 55300 TROYON TEL-FAX : 03 29 85 89 29 E-mail : info@fort-de-troyon.org Le fort de Troyon D 903 HAUDIOMONT Monument du Point X D 903 D904 FRESNES- EN-WOËVRE D 159 D154 Mémorial de Verdun 55100 FLEURY DEVANT DOUAUMONT TEL : 03 29 84 35 34 - FAX : 03 29 84 45 54 E-mail : Memorial.14-18@wanadoo.fr www.memorial-14-18.com GENICOURT- SUR-MEUSE D 964 D 21 D 113 LES EPARGES MOUILLY Tombe d'alain FOURNIER Tranchée de Colonnes D 203 D 113 ST-REMY- LA-COLONNE D 154 Crête des EPARGES COMBRES- SOUS-LES-CÔTES D 904 Ravelin d artillerie - Fort de Troyon La Meuse TROYON DS31a VIGNEULLES- LES-HATTONCHÂTEL Monument Alain-Fournier

Le Saillant de Saint-Mihiel Depuis 2000, un circuit balisé permet de visiter le secteur sudest du Saillant. Il est composé de quatre plates-formes reliées par un circuit pédestre de 18 kilomètres. Des panneaux et des bornes informent et guident le visiteur. Le fort de Liouville Association pour la Sauvegarde du Fort de Liouville Mairie 55300 MARBOTTE TEL : 03 29 90 70 84 Le musée de Marbotte Plate-forme n 1 «Bois d Ailly Tranchée de la Soif» Sur le monument du Bois d Ailly sont inscrits les lieux des combats les plus violents et les noms des unités qui ont combattu dans ce secteur. Devant le monument, un ossuaire contient les restes de soldats de 22 régiments. Le monument de la Tranchée de la Soif rappelle la résistance du commandant d André. Plate-forme n 2 «Marbotte» Dans l église de Marbotte qui servit de morgue aux tués du secteur, des plaques, des vitraux et des drapeaux rappellent le souvenir des combattants. Le cimetière national de Marbotte Le Musée du Saillant de Saint-Mihiel présente des objets liés à la guerre (armes, équipements, artisanat de tranchées, etc.) ainsi que des documents, des cartes évoquant la guerre dans ce secteur. Le fort de Liouville : du 22 au 29 septembre 1914, sa résistance a permis aux troupes françaises de stabiliser la ligne de front dans ce secteur. La Meuse D 964 FORT DE TROYON SAINT-MIHIEL AILLY-SUR-MEUSE Tranchée de Colonnes D 901 APREMONT- LA-FORÊT FREMERVILLE- SOUS-LES-CÔTES VIGNEULLES- LES-HATTONCHÂTEL MONTSEC D 179 Lac de Madine D 901 D 904 D 67 PANNES D 904 THIAUCOURT- REGNIEVILLE FLIREY Plate-forme n 3 «Bois Brûle Croix des Redoutes» Ce secteur fut le théâtre de l épisode du «Debout les Morts» de l adjudant Péricard. Les premières lignes françaises, avec un élément reconstruit à l identique, ne sont éloignées des premières lignes allemandes que d une trentaine de mètres. La Croix des Redoutes, érigée en 1925, évoque le souvenir des combats pour cette redoute de terre. Plate-forme n 4 «Tranchée des Bavarois et de Roffignac» Elle est composée de réseaux de tranchées des premières lignes françaises et allemandes, de sapes et d abris allemands et d un poste de commandement en béton construit dès 1914. Deux autres plates-formes ont été aménagées. Plate-forme n 5 «Général Langhauser» On peut y voir un hôpital allemand, le cimetière militaire allemand de Gobessart et le P.C. de la 3 e brigade bavaroise «Kronprinz de Bavière». L aire de la pointe du Saillant de Saint-Mihiel Une stèle rappelle la résistance du fort du Camp des Romains qui fut bombardé par l artillerie lourde allemande à partir du 23 septembre 1914 et qui tomba le 25 septembre 1914. Une borne en granit rose marque la limite extrême du Saillant. Tranchée française réaménagée (Bois Brûlé) Tranchée allemande Bois Brûlé Association Nationale du Saillant de Saint-Mihiel 71, rue Docteur Vuillaume 55300 SAINT MIHIEL TEL-FAX : 03 29 90 90 07 Office de Tourisme Rue du Palais de Justice BP 69 55300 SAINT MIHIEL TEL : 03 29 89 06 47 E-mail : otsi.saint-mihiel@wanadoo.fr S Bois Brulé D 907 MARBOTTE FORT DE LIOUVILLE D 958

Le Saillant de Saint-Mihiel : La Mémoire franco-américaine Fin juillet 1918, le général Foch décida de réduire le Saillant de Saint-Mihiel. Il confia cette mission à l armée américaine commandée par le général Pershing soutenue par des troupes françaises. Dès le 13 septembre au matin, la 26 e division française libérait Saint-Mihiel. Dans la soirée, les généraux Pershing et Pétain faisaient leur entrée dans la ville reconquise. Montsec Situé sur la butte de Montsec, à proximité du lac de Madine, ce monument a été édifié en 1930. Il se compose d une colonnade circulaire avec en son centre une carte de bronze du Saillant. Thiaucourt (Meurthe-et-Moselle) Saint-Mihiel American Cemetery Les soldats américains morts durant cette offensive sont enterrés dans le cimetière américain de Saint- Mihiel qui comprend 4 153 tombes, S - Saint-Mihiel American Cemetery 54470 THIAUCOURT TEL : 03 83 80 01 01 / FAX : 03 83 81 94 72 E-mail : Saint-Mihiel.Cemetery@abmc-er.org http://www.abmc.gov - Musée de la bataille de Saint-Mihiel 4 rue Neuve 54470 THIAUCOURT TEL : 03 83 81 98 36 / FAX : 03 87 36 50 87 un mémorial en forme de péristyle, un musée avec notamment une carte du Saillant en marbre et une chapelle. Musée de la bataille du Saillant de Saint-Mihiel Ce musée présente des costumes militaires de 1900 à 1950 ainsi que des objets des armées belligérantes et des documents sur les combats du Saillant. La présence américaine dans le Saillant de Saint-Mihiel est aussi rappelée par le monument de la 1 re division américaine à Vigneulles-lès- Hattonchâtel et par une plaque se trouvant dans l entrée de l Hôtel de Ville de Saint-Mihiel. Correspondances militaires américaines La Voie Sacrée En 1916, durant la bataille de Verdun, la question des communications avec l arrière fut cruciale. Verdun était l un des secteurs du front les moins facilement accessibles. La voie ferrée principale qui desservait la ville était en effet coupée. En outre, le chemin de fer métrique reliant Bar-le-Duc à Verdun, appelé le Meusien, avait un débit insuffisant malgré les aménagements apportés durant la bataille. Restait la route Bar-le-Duc-Verdun que Maurice Barrès qualifia de Voie Sacrée en avril 1916. Elle fit l objet d une organisation stricte avec une commission régulatrice autonome. Ses 75 kilomètres, de la gare de Baudonvilliers jusqu au carrefour de Moulin-Brûlé étaient empruntés quotidiennement par 13 000 combattants, 6 400 tonnes de matériel et 1 500 tonnes de nourriture, à raison d un camion toutes les 14 secondes au plus fort du trafic. Le général Pétain avait établi son quartier général à Souilly, au premier étage de la mairie. Son bureau a été conservé et peut se visiter librement. Une marche sportive reliant Bar-le-Duc à Verdun est organisée chaque 11 novembre. Mairie de Souilly 55220 SOUILLY TEL : 03 29 80 52 76 La Voie Sacrée Chauffeurs posant devant leurs véhicules Comité de la Voie Sacrée et de la Voie de la Liberté 55100 FLEURY DEVANT DOUAUMONT TEL : 03 29 84 35 34 / Fax : 03 29 84 45 54 www.memorial-14-18.com Monument américain au Montsec Camion Berliet ayant été utilisé pour le transport sur la Voie Sacrée

Hôtel du Département - Place Pierre-François Gossin 55012 BAR-LE-DUC cedex - Tél. : 00 33 (0)3 29 45 77 55 www.cg55.fr Remerciements: Commission mémoire du service départemental de l ONAC de la Meuse. Séverine CELLARDS-DEBADTS. Partenaires Souvenir français - Amicale des retraités et veuves de la gendarmerie de la Meuse - Associations des anciens combattants de Thierville-sur-Meuse - Union nationale des combattants AFN de la Meuse - Comité commémoratif d Argonne - Fédération nationale des anciens combattants d Algérie - Union française des associations d anciens combattants - Association nationale des parents et amis des victimes des interventions de paix dans les Balkans - Associations des retraités, anciens militaires et veuves de militaires de la Meuse - Association des croix de guerre, TOE et valeur militaire Crédits photos: Archives départementales de la Meuse Conseil Général Mémorial de Verdun Association nationale du Saillant de Saint-Mihiel ONAC Conception : Pascal MAURY, Délégué à la mémoire combattante Du service départemental de l ONAC de la Meuse Conception graphique : Point Impression de l Armée de Terre de METZ - 2005 Impression : EIAT Chateau-Chinon