CALORI METRI E - I NTRODUCTI ON AUX METHODES D ANALYSE THERMI QUE



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CALORI METRI E - I NTRODUCTI ON AUX METHODES D ANALYSE THERMI QUE Plan: - 1. La calorimét rie «st andard» (rappel?) - 2. Principe Général des mét hodes d analyse t hermique - 3. Analyse Calorimét rique Dif f érent ielle (ACD ou DSC) - 4. Analyse Thermogravimét rique (ATG)

2. Principe des mét hodes d analyse t hermique L analyse t her mique désigne t out e t echnique de mesur es où le changement d une propriét é d un échant illon est lié à une variat ion de t empérat ure imposée Dans la pr at ique, on peut dist inguer : les cas où est enr egist r ée une gr andeur suit e à une évolut ion imposée de la t empér at ur e au cour s du t emps (échelons, r ampes, sinusoïdes, et c ) les cas où une t empér at ur e const ant e est imposée Ef f et s de la t empér at ur e sur la mat ièr e

2. Principe des mét hodes d analyse t hermique Par exemple Propriét é mesurée Chaleur Dif f ér ence de Tempér at ur e Technique Analyse calorimétrique Différentielle à Balayage (DSC) Analyse Thermique Différentielle (ATD) Masse Analyse Thermogravimétrique (ATG) Dimension Analyse Thermomécanique (ATM)

CALORI METRI E - I NTRODUCTI ON AUX METHODES D ANALYSE THERMI QUE Plan: - 1. La calorimét rie «st andard» (rappel?) - 2. Principe Général des mét hodes d analyse t hermique - 3. Analyse Calorimét rique Dif f érent ielle (DSC) - 4. Analyse Thermogravimét rique (ATG)

3. Analyse Calorimét rique Dif f érent ielle Dif f erent ial Scan Calorimery (DSC) 3. 1 Qu est ce que la DSC? Qu est ce que l ATD? 3. 2 Comment ça marche? 3. 3 A quoi ça sert?

Analyse Calorimét rique Dif f érent ielle (DSC) 3. 1 Qu est ce que c est? Définition DSC Technique de mesur e pour ident if ier le f lux de chaleur associé à des phénomènes sur l échant illon ét udié par compar aison avec une r éf érence (iner t e) alor s qu un pr of il de t empér at ur e est imposé. mesure du phénomène thermique «propre» à l échantillon

Principe DSC Analyse Calorimét rique Dif f érent ielle (DSC) 2. 2 Comment ça marche? On impose le même pr of il de t empér at ur e (le plus souvent linéaire) à l échantillon et à la référence. On mesur e le f lux t her mique pour maint enir les deux t empér at ur es ident iques. Ce f lux est la compensat ion des ef f et s t her miques des phénomènes sur l échant illon ét udié.

Analyse Calorimét rique Dif f érent ielle (DSC) Définition ATD (ancêt re de la DSC) L ATD (Analyse Ther mique Dif f ér ent ielle) est un t echnique ant ér ieur e à la DSC qui per met de mesur er la dif f ér ence de t empér at ur e ent r e une une r éf ér ence (iner t e) et l échant illon ét udié alor s qu un pr of il de température est imposé. mesure du phénomène thermique «propre» à l échantillon mesure de T =Tréf - Téchant L ATD renseigne sur les effets thermiques des réactions de l échantillon: - en l absence de transformation, l écart reste faible (ligne de base) - si transformation, la température de l échantillon s écarte de la référence

Quels sont les paramèt res opérat oires? Profil de température imposé : vitesse de chauffe : T(t)=T 0 + t = 0 : expérience isotherme = cte : expérience dynamique atmosphère neutre, oxydante, réductrice débit, pression masse échantillon forte ou faible? porte échantillon durée d une expérience ATD / DSC 3. 2 Comment ça marche? Obt ent ion d un t her mogr amme

Analyse Calorimét rique Dif f érent ielle (DSC) Exemple

Exemple Analyse Thermique Dif f érent ielle On mesur e: - un T négat if et / ou - un T posit if Réaction endothermique Réaction exothermique Exemple : dégradation de l oxalate de calcium

Analyse Calorimét rique Dif f érent ielle (DSC) 3. 2 comment ça marche? Principe étalonnage Avec un constituant extra pur, par exemple : Échant illon d indium : T f usion = 156,6 C Eau ext r a pur : T f usion = 0 C On distingue en général : Tseuil = T changement de phase (cor ps pur ) Tmax Tfin Hfusion = 28,45 J/g Hfusion = 333,0 J/g K (J/unité aire) = m. H Aire du pic

Analyse Calorimét rique Dif f érent ielle (DSC) 3. 3 A quoi ça sert? Aspects Qualitatifs - Informations sur la stabilité des matériaux (plutôt ATD) : Détection des phénomènes tels que les changement de phase, les transitions vitreuses, les cristallisations, les fusions.

Analyse Calorimét rique Dif f érent ielle (DSC) 3. 3 A quoi ça sert? 1. Détermination d une chaleur de transformation (réaction, fusion, ) Principe A pr ession const ant e, la chaleur de t r ansf or mat ion est égale à la variation d enthalpie calculée a partir de l aire du pic Besoin d un étalonnage préalable

Après étalonnage : H = Aire du pic m. K (J/unité aire) Polymérisation de l acétate de vinyle

Analyse Calorimét rique Dif f érent ielle (DSC) 3. 3 A quoi ça sert? 2. Détermination de la capacité thermique: m.cp Principe (exemple) On impose le même pr of il de t empér at ur e (palier T1 rampe T1 T2 palier T2) lors de 3 expériences : 1) 2 creusets vides 2) 1 creuset vide et 1 creuset avec échantillon (masse m) avec Cp connu 3) 1 creuset vide et 1 creuset avec échantillon (masse m ) avec Cp inconnu

Analyse Calorimét rique Dif f érent ielle (DSC) 2. 3 A quoi ça sert? 3. Détermination température caractéristique 4. Identification de matériaux : thermogramme base de données 5. Identification de la pureté d un matériau : par exemple T fusion = f(pureté) 6. Application cinétique de transformation : A par t ir du signal du f lux au cour s du t emps, on peut r emonter à une cinétique de transformation en testant des modèles cinétiques

CALORI METRI E - I NTRODUCTI ON AUX METHODES D ANALYSE THERMI QUE Plan: - 1. la calorimét rie «st andard» - 2. Principe Général des mét hodes d analyse t hermique - 3. Analyse Calorimét rique Dif f érent ielle (DSC) - 4. Analyse Thermogravimét rique (ATG)

4. Analyse Thermogravimét rique (ATG/ TGA) Définition Technique de mesur e de la var iat ion de la masse d un échant illon subissant un r égime de t empér at ur e sous at mosphèr e cont r ôlée Thermobalance : mesur e de la per t e et / ou gain de masse en f onct ion du temps et/ou de la température 4.1 Qu est ce que c est? 4. 2 Comment ça marche? 4.3 A quoi ça sert? 4.4 Exemples 4. 5 Couplages (avec d aut res t echniques) Principe d une thermobalance (1926)

Analyse Thermogravimét rique 4. 1 Qu est ce que c est? Thermobalance Setaram TM 92-16.18

Analyse Thermogravimét rique 4. 1 Qu est ce que c est? 1. Balance de précision : Mesure de masse Enregistrement en continu: d une indication de masse Balance à fléau: La f or ce nécessair e pour l asser vissement de la position est une image de la perte de masse; Nécessit é de s af f r anchir au maximum des ef f et s des variations de température

2. Four - Mesure et cont rôle de t empérat ure Four électrique thermocouple de régulation de température thermocouple de mesure de la température échantillon grand domaine de température couvert grande zone homogène montée en température rapide 3. Cont rôle de l at mosphère gaz : air, azote, vapeur, débit contrôlé éventuellement sous vide

On mesur e: 4. 2 Comment ça marche? - une per t e de masse et / ou - un gain de masse Exemple Analyse Thermogravimét rique Émission de vapeur / gaz Fixation de gaz, oxydation Obt ent ion d un t her mogr amme Température Masse temps

Principaux problèmes de mesure Analyse Thermogravimét rique 4. 2 Comment ça marche? Forces parasites poussée d Archimède m = 0V(1 - T 0 /T. P 0 /P) Essai à blanc pour 10 C.min -1 Convection gazeuse perturbation sur les echanges Dégagements gazeux Conditionnement de l échantillon Compacité dans le creuset Contact creuset-échantillon

Quels sont les paramèt res opérat oires? Pr of il de t empér at ur e imposée : vit esse de chauf f e = 0 : expér ience isot her me (j usqu à 1000-1200 C) = cte : expér ience dynamique (de 1 C.min -1 à 50 C.min -1 ) nat ur e de l at mosphèr e : neut r e ou oxydant e ou r éduct r ice débit du gaz masse échantillon porte échantillon durée d une expérience Analyse Thermogravimét rique 4. 2 Comment ça marche?

I nf luence des paramèt res opérat oires Pyr olyse (sous azot e) de cellulose à 10, 20 et 30 C/ min (même masse initiale)

Analyse Thermogravimét rique Etalonnage 4. 2 Comment ça marche? de la masse : par pesée de masse connue de la température : calibration avec des matériaux connus matériaux magnétiques Point de curie : température de perte des propriétés magnét iques : var iat ion appar ent e de masse (si champs magnétique présent); ex: Tcurie (Fer) = 770 C Corps purs Point de f usion : var iat ion appar ent e de masse (déséquilibr e)

Analyse des Thermogrammes Analyse Thermogravimét rique 4. 3 A quoi ça sert? Evolution de la variation de masse en fonction du temps ou de la température : expérience en isotherme : T est f ixée ; enr egist r ement : %m = f (t emps) expérience en dynamique : T évolue ; enr egist r ement : % m = f (t emps) ou : % m = f(température) Possibilit é d avoir un signal supplément air e : la dér ivée de la var iat ion de masse (DTG) est calculée

Utilisation Thermogrammes : intérêt de la DTG

Interprétation Thermogrammes 1 : pas de perte de masse possibilit é d une f usion/ polymér isat ion 2 : perte de masse rapide (basse T) évaporation / déshydratation 3 : décomposit ion en 1 ét ape (appar ent e) limite de stabilité identification d une cinétique 4 : décomposition en plusieurs étapes limites de stabilité ét udes st œchiomét r iques/ cinét iques 5 : prise en masse Produit solide, par ex: oxydation d un métal 6 : ensemble de réactions par ex: oxydation puis dégradation de l oxyde

Exploitation des Thermogrammes 1. Caractérisation de la dégradation thermique des matériaux Détermination de la stabilité des matériaux Des valeurs particulières de températures peuvent être repér ées: - la température à partir de laquelle une perte de masse est observée - la température correspondant à la pente maximale Exemple Thermogrammes du PVC sous air et sous azote et du polypropylène sous azote

1. Caractérisation de la dégradation thermique des matériaux Détermination de la stabilité des matériaux (suite) - La partie finale de la courbe permet de déterminer si la dégradation thermique est totale ou si elle conduit à la formation d'un résidu solide - La comparaison des thermogrammes obtenus sous azote et sous air met en évidence l'influence exercée par l'oxygène Exemple (suite) Thermogrammes du PVC sous air et sous azote et du polypropylène sous azote

2. Modélisation des cinétiques : Une exploitation quantitative des thermogrammes conduit à la détermination de paramètres cinétiques caractéristiques des réactions de dégradation thermique:

Exemple : dégradat ion t hermique de la cellulose Détermination d une cinétique 92-1750 dtg corrigée/%/min 0.0-2.5 Fig.: Expériment: cellulose-10 Creuset: platine Atmosphère: N2 14/04/2004 Procédure: 700 C à 10 C/min (Phase 2) Masse (mg): 18.712 TG corrigée/% -5-10 -5.0-7.5-10.0-12.5-15.0-17.5-20.0-22.5-25.0-27.5 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500 550 1er cas : modèle simple: Cellulose dm dt k Résidu + gaz km Aexp( RT E ) -15-20 -25-30 -35-40 -45-50 -55-60 -65-70 -75-80 -85 Température échantillon/ C

Exemple : dégradat ion t hermique de la cellulose Détermination d une cinétique 92-1750 dtg corrigée/%/min 0.0-2.5 Fig.: Expériment: cellulose-10 Creuset: platine Atmosphère: N2 14/04/2004 Procédure: 700 C à 10 C/min (Phase 2) Masse (mg): 18.712 TG corrigée/% -5-10 -5.0-7.5-10.0-12.5-15.0-17.5 2ème cas : modèle + complexe: Cellulose k 1 Volatils -15-20 -25-30 -35-40 -45-50 -55-20.0-22.5 k 2 Char + Gaz -60-65 -70-25.0-75 -27.5 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500 550-80 -85 Température échantillon/ C

Exemple : sulf at e de cuivre hydrat é TG 100% - A vous d interpréter : Qu est ce qui se passe? Proposit ion de mécanisme? DTG + 8 0 60% - 50 C 100 C 150 C 200 C 250 C 300 C 340 C - 10

Exemple : sulf at e de cuivre hydrat é

-12,5%

Exemple 2 : Décomposit ion t hermique d un pneumat ique A vous d interpréter : Nature de l expérience Qu est ce qui se passe? Résultats : Élastomère : 66,4 % Carbone : 26,2 % Résidus : 7,4 %

Limite de l analyse thermogravimétrique Certaines transformations ne s accompagnent pas d une variation de masse : fusion, cristallisation, transitions vitreuses.. Ces transformations ne sont pas détectées / quantifiées par l analyse thermogravimétrique Pas d information sur les gaz produits Pas facile de «modéliser» : influence des paramètres opératoires

I l exist e des couplages : ATG- DSC voir ci-apr ès ATG- ATD voir ci-apr ès ATG- I R ATG- GC- MS Analyse Thermogravimét rique 4. 5 Couplages Analyse des gaz I R- TF : par inf ra- rouge (spect r e) GC- MS : chromat o gaz (sépar at ion) + spect ro de masse (analyse) I dent if icat ion des composés gazeux

Analyse Thermogravimét rique 4. 5 Exemple de Couplages Principe de l analyse par Spectrométrie Infra- Rouge à Transf ormée de Fourier (I RTF) Couplage FTIR-TGA Domaine d étude : 400 4000 cm -1 (25 2,5 µm) Rayonnement InfraRouge Transmittance = Absorbance = T I I 0 1 I A log log 0 T I

Exemple : dégradat ion t hermique de la cellulose Analyse TG (et DTG) 92-1750 dtg corrigée/%/min 0.0-2.5-5.0-7.5-10.0-12.5 Fig.: Expériment: cellulose-10 Creuset: platine Atmosphère: N2 14/04/2004 Procédure: 700 C à 10 C/min (Phase 2) Masse (mg): 18.712 TG corrigée/% -5-10 -15-20 -25-30 -35-40 -15.0-17.5-20.0-22.5-25.0 Formule chimique de la cellulose -45-50 -55-60 -65-70 -75-27.5 50 100 150 200 250 300 350 400 450 500 550-80 -85 Température échantillon/ C

Exemple : dégradat ion t hermique de la cellulose Spectre temporelle IRTF Absorbance totale 0.0018 H 2 O CO 2 Gram Schmidt (cellulose) t 1 = 566,4 s. Spectre infra- rouge t=566,4 s (point 1) dégagement d H 2 O CO

Gram Schmidt (cellulose) 0. 18 CO 2 t 2 = 767,1 s. Spectre infra- rouge t=767 s (point 2) CO max CO 2

Gram Schmidt (cellulose) 0. 045 CO 2 t 3 = 934,9 s. Spectre infra- rouge t=935 s (point 3) Hydrocarbures (apparition) CO apparition H.C.

Gram Schmidt (cellulose) 0. 025 CO 2 t 4 = 1158,6 s. Hydrocarbures CO Spectre infra- rouge t=1159 s (point 4) max H.C.

Analyse Thermogravimét rique 4. 5 Exemple de Couplages Schéma de principe : ATG/ ATD ou ATG/ DSC

Solide ordonné Liquide Couplage ATG DSC

Couplage ATG DSC Solide désordonné Liquide Solide désordonné Solide ordonné

Pour f inir. exemple d applicat ion

Exemple : dégradat ion t hermique de la kaolinit e Al 2 Si 2 O 5 (0H) 4 Conditions expérimentales : sous air ; = 10 /min ; 78,87 mg

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