Développement Energétique Durable Innovation SEMINAIRE ATELIER DE FORMATION EN EFFICACITE ENERGETIQUE ; Douala du 21 au 25 Juillet 2014 THEME: METHODOLOGIE DU DIAGNOSTIQUE ENERGETIQUE OU AUDIT ENERGETIQUE Pr. KEMAJOU Alexis Expert en Efficacité Energétique Coordonateur du Programme EEA 1
Evolution du vocabulaire 1974 : ECONOMIE D ENERGIE 1980 : MAITRISE DE L ENERGIE 1990 : AUDIT ENERGETIQUE 1995 :DIAGNOSTIC ENERGETIQUE 2000 : EFFICACITE ENERG. ACTIVE 2002 : ENERGIE VERTE 2005 : VENTE DE CREDIT CARBONE 2009 :(taxe carbone France :17 euro/tonne) 2
Bref Rappel sur le Changement climatique Les changements climatiques se réfèrent aux modifications que connaît le climat de la terre sous l effet de l action humaine entraînant: 3
Changements climatiques Une augmentation de la concentration des GES dans l atmosphère Une perturbation de l écosystème Des anomalies dans la régulation naturelle du climat Principal responsable: l HOMME Pression importante sur l écosystème pour les besoins de l homme et l amélioration de ses conditions de vie les concentrations atmosphériques de CO2 =30 %, N2O = 15 %; CH4=145% Principales activités responsables: production, transformation, transport, utilisation finale de l énergie 4
Aspects scientifiques Illustration: capteur solaire Source:http://www.changementsclimatiques.tn 5
Aspects scientifiques Sources Les combustibles fossiles: énergie, transport, Dans une moindre mesure, à la déforestation : on réduit la capacité de l'écosystème à fixer le CO2 dans les organismes végétaux (processus de la photosynthèse) 6
Historique CCNUCC adoptée en 1992 et ratifiée en 1994 Limites de la Convention : Inadéquation entre les engagements et les objectifs de stabilisation de la concentration de GES dans l atmosphère Malgré la CCNUCC, on note une augmentation des émissions de GES dans la majorité des pays Absence de règles contraignantes dans la Convention 7
Protocole de Kyoto Le Protocole de Kyotoa été adopté par les parties le 11 décembre 1997 à la COP 3 Pays de l annexe 1-Obligation de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre s ils ratifient le Protocole Pays hors annexe 1 -Réaliser un développement durable et contribuer au but du Protocole 8
Bref rappel du Protocole de Kyoto (adopté le 11/12/1997 à la COP 3 entrée en vigueur le 16/02/2005) Les pays développées ont l obligation de réduire leurs émissions de GES de 5.2 % sous le niveau de 1990/ Période d engagement 2008-2012 (5 ans) Afin de permettre aux pays industrialisés de tenir leurs engagements de réduction, le PK introduit trois mécanismes de flexibilité dits mécanismes de marché: Échange international de droits d émissions(achat et vente des droits d emission entre pays) Mise en oeuvre conjointe (MOC) achat de crédits C 9
Evolution du vocabulaire Mécanisme pour un Développement propre (MDP): Permet aux pays développés d acquérir des crédits d émissions en investissant dans des projets de réduction ou d évitement des émissions dans des pays en développement. 10
FINALITE L efficacité énergétique active dans le bâtiment : réduire la facture énergétique, réduire les consommations d énergie, améliorer la qualité et la disponibilité de l énergie en consommant l énergie juste nécessaire. Vecteur privilégié d une performance durable, garantie par un suivi et des services en temps réel. Basée sur une offre de produits performants et de systèmes intelligents de régulation, d automatisme et de mesure. 11
FINALITE Pérennisation par un suivi en temps réel 12
FINALITE Pour essayer de réduire la facture énergétique dans le bâtiment ou industrie, on doit recourir à un programme d efficacité énergétique active. Cependant, sa mise en œuvre nécessite d effectuer un diagnostic énergétique. Les compétences à acquérir ce matin : des connaissances théoriques pratiques c-a-d être capable d effectuer le diagnostic énergétique dans un bâtiment ou dans une industrie ; 13
SOMMAIRE 1: Méthodologie d un audit énergétique 2: Données à collecter dans un audit énergétique 3: Les postes d économie d énergie dans le bâtiment ou dans l industrie 4: Traitement des données et étapes de calcul des EE 5: Méthodes d analyse énergétique des investissements E. 6: Calculs énergétiques et financiers 7: La décision en matière de choix et d EE: les aspects économiques et appareils de mesure 8: Etude de cas dans les bâtiments en Afrique subsah. 14
Programme d efficacité énergétique active Dans ce programme, il s agit de concilier : Performance économique et économie durable d énergie. En résumer, on doit: sécuriser les approvisionnements d énergie, maîtriser et optimiser la facture énergétique en consommant moins et de manière intelligente, optimiser la gestion des utilités (production de chaleur, de froid et d air comprimé). Pour arriver à faire ces économies substantielles dans l industrie, le passage obligé est de faire un diagnostic énergétique. 15
Diagnostic énergétique Définition : Un diagnostic énergétique est un outil d aide à la décision qui permet de faire l inventaire des mesures susceptibles de réduire les consommations énergétiques d une industrie existante et de ses équipements. 16
Méthodologie d un diagnostic énergétique Un diagnostic énergétique comprend plusieurs étapes: - le diagnostic préliminaire; - le diagnostic approfondit; Tous deux indispensables et suivis éventuellement d études de faisabilité particulière 17
Le pré diagnostic énergétique ou diagnostic préliminaire Le diagnostic énergétique est l élément indispensable pour caractériser le gisement d économie d énergie d une installation. La méthodologie en vigueur dans le domaine repose sur deux niveaux d étude énergétiquedont la première est le pré diagnostic ou diagnostic préliminaire : 18
Le pré diagnostic énergétique ou diagnostic préliminaire Le pré diagnostic sert à donner un avis sur la consommation énergétique du procédé. Pour cela, l auditeur réalise un examen visuel de l installation, examine les moyens de mesures et les documents analytiques existants et s entretient avec le responsable de l installation. Au terme de cette étude, les points de l installation susceptibles de bénéficier des améliorations doivent être identifiés et les gains potentiels estimés. 19
Pré diagnostic énergétique Durée estimée d un pré diagnostic : -deux à quatre jours sur place et -trois jours pour les calculs et la rédaction d un court rapport 20
Les éléments du pré diagnostic énergétique Diagnostiquer un équipement revient à apprécier la réalité d un ou de plusieurs aspects du fonctionnement dudit équipement par rapport à un standard donné. L auditeur peut avoir accès à des documents de différentes naturesdont voici quelques exemples : - Plan technique de construction -Schéma du process - Fiche technique de fonctionnement -Fiche technique d exploitation 21
Les éléments du pré diagnostic énergétique Le schéma technique de construction L objectif ici est de procéder à la vérification de la conformité du schéma réel par rapport au schéma initial. Le schéma du process Il est question ici de comprendre le rôle que l équipement remplit dans son environnement de fonctionnement 22
Les éléments du pré diagnostic énergétique - La fiche technique de fonctionnement Permet de comprendre le comportement technique de l équipement concerné aux conditions de fonctionnement précises. - La fiche technique d exploitation Informe sur l usage qui est fait de l équipement dans son environnement de fonctionnement. 23
Les éléments du pré diagnostic énergétique Tableau 5 : Fiche des caractéristiques d une chaudière Caractéristiques Puissance calorifique utile Timbre Pression maximale de marche Valeurs 1,2 x 10 6 kcal/h 18 bars 16 bars Rendement sur PCI 84 à 86% Surface tubulaire 50 m² 24
Les éléments du pré diagnostic énergétique Tableau 6 : Fiche des caractéristiques d un brûleur Caractéristiques Valeurs Pression de la pompe à gas-oil 2 6-10 kg /cm Débit maximum de gas-oil 270kg/h Dépression au foyer 2 0.04 kg / cm Tableau 7 : Fiche des caractéristiques d une pompe à eau Caractéristiques Valeurs Débit maximum 87 litres/min Pression maximale 70 bars Vitesse de rotation maximale 1500 tr/min Puissance du moteur d entraînement 2.5 Kw Vitesse de rotation du moteur 850 tr/min 25 d entraînement
Les éléments du pré diagnostic énergétique L un des premiers objectifs du pré diagnostic est de réaliser une photographie de l installation, l auditeur dresse la typologie grâce à l examen visuel et à l examen des documents existants. Après cette description détaillée, il cherche à connaître les conditions d exploitation. 26
Diagnostic énergétique Finalité Il vise à apporter à l industriel une expertise et une assistance technique opérationnelle afin qu il mette en place des outils de suivide consommation énergétique au niveau de la production, de la distributionet de l utilisation de l énergie dans l entreprise. 27
Diagnostic énergétique Plus précisément, il a pour objet: d établir, pour l établissement dans son ensemble et pour chaque atelier et le composant : le bilan matière, le bilan énergétique, le schéma de fluides énergétiques et les moyens de comptage de l énergie associés ainsi que les ratios de consommations actuels; 28
Diagnostic énergétique de proposer à l industriel un programme d actions hiérarchisant les priorités, définissant les besoins de formations, analysant les possibilités d utilisation d autres sources d énergie, l organisation du travail et les capacités du personnel à assurer les tâches qui lui sont confiées. 29
Diagnostic énergétique de calculer pour chaque étape de ce programme l ensemble des paramètres économiques et financiers (investissement cumulés, économie cumulée, induite, indicateurs financiers, etc) et les indicateurs de rentabilités les plus poussés afin de cerner l intérêt de l intervention pour l industrie, dans le contexte financier et fiscal particulier de son entreprise et en fonction des fonds propres et des emprunts auxquels il pourra faire appel. 30
Diagnostic énergétique d analyser en termes économiques l intérêt sur le plan national du projet ainsi défini: balances de devises (économies d énergie importées contre importation d équipements ou de compétence étrangères) création d emplois, justification d un soutien éventuel des pouvoirs publics. Contribuer à la sensibilisation du personnel de l établissement concerné à l utilisation rationnelle de l énergie. 31
Méthodologie Le diagnostic énergétique approfondi comprend trois phases : 1ère Phase : Examen de l Existant Examen minutieux du bâtiment et de ses paramètres de fonctionnement ; condition d utilisation, état du bâti et des installations, exploitations, usages spécifiques de l énergie, équipement particuliers, consommations, etc. 32
Examen de l Existant 1. Document à rassembler Plans des bâtiments -plan de situation et masse indiquant l orientation et l environnement du bâti -plan du RC -plan d étage courant -plan de façade (ROM) -coupe indiquant la hauteur d étage et nombre d étages 33
Examen de l Existant Facture d énergie sur les 3 dernières années (électricité, eau, combustibles) Descriptif de la structure (nature parois) Descriptif des éventuels réseaux d EG (type de compresseur, schéma des circuits,... ); Descriptif de la distribution électrique (schéma indiquant la répartition des circuits et les points de comptage et de mesure); Diagramme de fonctionnement de la climatisation (plans des installations de distribution: emplacement, groupe froid) 34
Examen de l existant Descriptif des principaux équipements et installations (groupe de froid, caisson...); Tableau et schéma synoptique. Contrats de maintenance des installations ; organigrammes des intervenants en gestion et en maintenance; Rapports des diagnostics éventuels précédents. 35
Examen de l existant 2. Renseignements à recueillir sur le site -Entretien avec les intervenants en gestion, maintenance -historique des pannes, disfonctionnement; - Imperfection des installations; -Amélioration possibles; -Caractéristiques fonctionnelles du bâtiment et des équipements Taux d occupation, durée d occupation Durée de fonctionnement éclairage et clim., ascenseurs Procédures et budgets d entretien et maintenance 36
Examen de l existant Renseignements à recueillir sur le site -Facteurs de charge; -Taux et durée d utilisation; -Mode de fonctionnement; -Historiques des pannes et dysfonct. ; -Procédure et budget d entretien et de la maintenance. 37
Examen de l existant 3. Relevés et mesures Enveloppe (état du bâti : étanchéité, couleur des façades, protection solaires int. et ext. ) Eclairage intérieur Relevé des conditions ( hauteur luminaires, couleurs des murs, éclairage naturel ) Mesure des niveaux d éclairement Relevé type d équipements (luminaires, lampes Relevé des dispositifs de commande (commande par pièce, par zone, horloges, gradateurs) 38
Examen de l existant Eclairage extérieur : Relevés des types d équipements et des dispositifs de commande (horloges ) Conditionnement d air : Description aérauliques, systèmes terminaux, mesures temp. et HR, Taux CO2, caissons, filtres Installations électriques Poste de transfo, comptage, type de comptage, Batteries de condensateurs, réseaux, moteurs, autres 39
Examen de l existant Eau chaude sanitaire Production, distribution, stockage, Temp. d utilisation, systèmes terminaux Gestion technique centralisé Principe, type d utilisation : mesure, régulation, sécurité, état de l unité centrale, capteurs Analyse de l exploitation 40
Collecte des données en vue du diagnostic énergétique (cas industrie) Relevés et mesures La collecte ponctuelle ou enregistrement sur plusieurs ou mois. Il est conseillé de faire les relevés sur des formulaires; exemple : -la production d eau glacée; -la production de vapeur; - l installation électrique; -les fluides énergétiques; - la gestion technique centralisée. 41
Méthodologie 2 ème phase : exploitation et traitement de données Les observations, les calculs et leurs interprétations permettent la mise en évidence et la description des améliorations à envisager avec indication pour chaque intervention des économies à attendre, le cout et le temps de retour de l investissement éventuel 42
Exploitation et traitement de données 1. Analyse des performances des systèmes Enveloppe (performances thermiques paroi) Eclairage (densité d éclairage ) Conditionnement d air (performances des installations aérauliques, hydrauliques, froid) Electricité (pertes transfo. calcul batteries Eau chaude sanitaire (performance des systèmes.) 43
Exploitation et traitement de données 2. Analyse globale Détermination de la conso. Globale /an (facture) Détermination de la répartition de la conso. par usages : -comptage divisionnaire (éclairage, force motrice, bureautique - simulations informatiques 44
Analyse et interprétation des données L analyse des résultats doit être déduite du traitement des données sur : -L analyse de la facturation, -Mode d exploitation et de fonctionnement, -Bilan énergétique des installations indus. et simulations énergétiques approfondies On doit faire des propositions des mesures, évaluations des économies et calcul des investissements, ratios et de la rentabilité. 45
Analyse et l interprétation des données Exemple d évaluation sur une centrale de froid à l issue du bilan énergétique : -Taux de compression; -Puissance absorbée; -Charge du moteur; - Energie transmise au fluide frigorigène; -Chaleur évacuée au condenseur; - Energie absorbée à l évaporateur; -Charge du groupe; COP 46
Analyse et interprétation des données Calcul de la consommation d énergie dans groupes frigorifiques; Temps de fonctionnement des groupes; Estimation des besoins frigorifiques et de la consommation de la centrale de froid; Pertes thermiques estimées. Après que les données aient été judicieusement collectées l auditeur en fera une analyse technique appropriée. Une méthode efficace à cet effet est le passage par des outils «indicateurs». 47
Méthode de collecte des données en vue du diagnostique énergétique Elaboration des indicateurs Un indicateur est un instrument significatif permettant à terme à l auditeur de comprendre une situation. Il peut tout aussi bien s agir d une valeur de mesure, d un ratio, ou d un profil. Indicateur comme valeur de mesure Tfumée, indicateur utilisé ultimement pour des fins de comparaison Tfumée : 220 C Indicateur comme ratio Pour les systèmes frigorifiques, C est le COP 48
Méthode de collecte des données en vue du diagnostique énergétique Indicateur comme profil :(profil de conso/jr., hebdomadaire ou annuelle, histogramme) L auditeur à travers ces indicateurs se fait une idée précise sur la production réelle de l équipement Conformité par rapport à la norme ou réglementation Ex: Coefficient d exploitation COE C est un indicateur de l utilisation efficace de l énergie. Besoins an.de froid (BF) en KWh (1) (Conso.KWh)(2) : COE (1/ 2) = 3 Nota: USA installation de clim COE<3 est interdite. 49
ka1 Tableau 23 : Indice de consommation des bâtiments climatisés en climat tropical humide (kwh/m²/an) Type d activité Médiocre Référence Grand immeuble de bureau >275 160 Petit immeuble de bureaux >250 150 Grand hôtel >300 180 Hôpital >400 250 Centre Commercial >300 200 Appartement (dans grand >200 130 immeuble) Source : ASEAN, Code d efficacité énergétique Jamaïcain, Simulations informatiques Côte d Ivoire 50
Diapositive 50 ka1 c'est très bien kemajou alexis; 17/07/2014
Méthodologie 3 ème phase : Elaboration d un programme d intervention Elaboration d un prgme d actions et de travaux cohérents et adaptés aux caractéristiques propres du bâtiment étudié. Hiérarchisation des interventions en termes d efficacité, de cout, de rentabilité et de délais 51
Elaboration d un programme d intervention L exploitation des relevés, mesures et calculs permet de définir une liste de mesures d EE qui doit être classer par ordre de priorité ; on place en 1 er les mesures n impliquant pas d investissement 52
Mesures à court terme ou coûts nuls Amélioration de la gestion des installations énergétiques 1. dispositions générales Optimiser les contrats d électricité Améliorer le facteur de puissance Modifier les horaires de fonctionnement Mettre hors service les équipements non prioritaires. 2. Enveloppe Utiliser les rideaux et protections solaires intérieurs Étancher les pourtours d ouvertures et orifices 53
Mesures à court terme Electricité Débrancher les transfo non nécessaires Améliorer le fonctionnent des ascenseurs Mettre HS les équipements de bureau non nécessaires Eau chaude sanitaire Réduire le débit et température des postes d util. Gestion des installations Optimiser les horaires de démarrages en fonction occupation, puissance souscrite 54
Mesures avec investissement Modifications plus ou moins importantes des structures des installations ou des équipements. Priorité est accordée aux mesures présentant la meilleure rentabilité et fournissant le plus gros impact sur le bilan énergétique de l industrie. Exemple : Isolation des réseaux vapeurs, changement du type de chaudière ce qui nécessite une étude de préfaisabilité. 55
Mesures avec investissement Définir les priorités en tenant compte des critères: Economies financières globales (économie énergie et cout lié) Investissement initial, TRI Avantages (confort, la sécurité, productivité) Monter un projet d investissement comprenant : Description du système à améliorer ou modifier Description du profil de l opérateur capable de réaliser l action 56
LE CHIFFRAGE DE LA RENTABILITE DES ECONOMIES D ENERGIE Après l identification des pistes d économie d énergie, l auditeur devra avoir le souci de mettre à la disposition du décideur une évaluation chiffrée de la rentabilité des économies d énergie. C est souvent cette évaluation qui captive le plus l attention du décideur, et lui permet d opter ou non pour la mise en exécution des conclusions et recommandations de l auditeur. 57
Evaluation de l investissement à la réalisation des économies d énergie La réalisation des économies d énergie suppose l exécution d un certain nombre d actions qui doit être mis en évidence. La décision de la mise en œuvre des recommandations implique que le gain financier conséquent aux économies d énergie est plus important que l investissement nécessaire à cette mise en œuvre. 58
Calcul du temps de retour sur investissement Le temps de retour sur l investissement est un outil important d aide à la décision. Le décideur aimerait bien savoir combien de temps il devra attendre pour que les actions d économie d énergie à entreprendre se traduisent par des gains financiers. L auditeur doit déterminer la durée nécessaire pour que l investissement devienne rentable. 59
LE CHIFFRAGE DE LA RENTABILITE DES ECONOMIES D ENERGIE Tableau : Résultats des mesures techniques généralement attendues à la suite d un audit énergétique Catégorie I : Mise Catégorie II : en Amélioration Catégorie III : des Modification du ordre/amélioration du équipements système système actuel - investissement faible ou - investissement moyen, - investissement élevé, nul, - mise en place à court - mise en place à moyen - mise en place rapide des terme, terme, mesures, - risque technique faible, - risque technique - risque technique presque - rentabilité à moyen terme moyen, nul, (6-36 mois). - rentabilité à long terme - rentabilité très courte (>36 mois). (0-6 mois). Exemples : Exemples : Exemple : - Utiliser les normes - Installer des horloges de - Récupérer les frigories climatiques locales. fonctionnement. air extrait/air neuf. - Arrêter la climatisation. - Détartrer le condenseur. Part indicative des Part indicative des Part indicative des économies d énergie liées économies d énergie économies X: 37 % liées aux : Y % d énergie liées aux : Z % 60
Dispositions préliminaires L auditeur doit disposer : -d une documentation -des équipements de mesure 61
Documentation générale - Données climatiques Relevé de températures, hygrométrie, insolation Anémomètre : (rose des vents) Manuel de calcul des charges climatiques Logiciel de simulation du comportement énergétique du bâtiment Code de qualité énergétique du bâtiment Documentation constructeurs ou importateur locaux Éclairage ; Climatisation ventilateurs ; pompes Documentations constructeurs en EEE (descriptif, Règlementation locale (code urbanisme) urbanisme ) 62
LA REDACTION DU RAPPORT D AUDIT Le rapport d audit est le document final d un exercice d audit. C est le document que l auditeur met à la disposition du commanditaire au terme de son travail. Ce document se doit concis, précis en même temps qu il doit contenir toute la démarche de l audit et des recommandations. Le contenu d un tel rapport se resume en 4 points tel que présenté ci après: 63
LA REDACTION DU RAPPORT D AUDIT 1. Le relevé des données -nature, qualité, sources des données relevées et utlisées - Justifier le choix des données 2. L interprétation des données -présentation des critères d interprétation - référentiel des analyses et des comparaisons 64
LA REDACTION DU RAPPORT D AUDIT 3. Identification des pistes d économie d énergie Démontrer l existence des pistes par une argumentation technique et scientifique précise. Les puits d énergie correspondants aux différentes sources doivent être quantifiés sur le plan énergétique. 65
LA REDACTION DU RAPPORT D AUDIT 4. Chiffrage de la rentabilité des économies d énergie Démontrer la rentabilité des économies, faire un chiffrage sur le plan énergétique et financier. Présenter les coûts liés aux différentes actions à entreprendre et calculer le retour sur investissement 66
Diagnostic énergétique : sa mise en application et son suivi Réception du rapport, société commanditaire de l audit examine la liste des différents postes d EE et doit alors: -mettre en application les recommandations. -implanter les mesures par un conseiller extérieur ou par le directeur technique qui recrutera les entrepreneurs spécialisés 67
Diagnostic énergétique : sa mise en application et son suivi Former le personnel technique La formation du personnel est la clef du succès à long terme d un programme d EE. La méthode la plus efficace consiste à retenir les services d un conseiller technique qui forme et assiste le personnel technique. 68
Diagnostic énergétique : sa mise en application et son suivi Faire un suivi des mesures d EE Mettre en place un comité de gestion de l énergie dans chaque édifice qui organisera un programme d entretien préventif. Le gestionnaire doit avoir à sa portée la documentation technique, les normes d exploitations récentes et les appareils de mesures appropriées 69
Equipements de mesure Bâtiment Industrie 70
Paramètres à mesurer - Température ambiante (intérieure extérieure) -Température de soufflage et de reprise -(évaporateur ou réseau de gaine) Humidité relative ambiante Température de surface tuyauterie : -condenseur : entrée et sortie -évaporateur : entrée et sortie - compresseur : entrée et sortie Température du fluide en circulation Pression du réfrigérant Intensité nominale compresseur, ventilateur et pompe Appareils de mesures - Thermomètre électronique d ambiance - hygromètre électronique - Themohygrographe - Thermomètre à contact - Thermomètre infrarouge - Manomètre - Pince ampérimétrique - Multimètre électronique Résistance de bobinage du compresseur Méghomètre Cos phi - Phimètre Vitesse de l air condenseur et évaporateur - Anémomètre à fil chaud Fuite de réfrigérant - détecteur de électronique de fuite : - lampe haloïde 71 Confort thermique - analyseur d ambiance intérieure
Autres équipements de mesure et comptage (industrie) Pour faciliter la gestion de l énergie, les instruments de mesure et de comptage suivants sont recommandés: Compteur de débit de fuel: Compteur de débit de vapeur; Compteur de débit d eau froide de remplacement dans les chaudières à vapeur. Compteur de débit d eau chaude domestique:. Pour tout l immeuble;. Pour la cuisine;. Pour la buanderie; 72
Autres équipements de mesure et comptage (industrie) Compteur de vapeur condensée:. à la stérilisation;. à la buanderie;. à la cuisine. Compteur d énergie (KJ). indicateur de CO² à la chaufferie;. enregistreur de la puissance électrique appelée (pour les bâtiments de plus de 4000 m²). 73
CONCLUSION GENERALE L auditeur est en générale jugé sur le résultat de son diagnostic énergétique. Quel gain financier ai-je pu apporter à l issue de mon audit? Quelle a été ma contribution à l issue de ce travail de longue haleine? D où des contrats d audit établis sur le payement des économies réalisés dans l entreprise!! 74
Pensez vous avoir atteint les compétences escompter qui consistait à acquérir des connaissances Théoriques Pratiques en vue d effectuer le diagnostic énergétique d un bâtiment ou d une industrie? Nous vous remercions de votre attention FIN 75