Culture et Histoire Bamiléké



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Transcription:

Culture et Histoire Bamiléké Origine étymologique des villages et historique de quelques chefferies Bamiléké Par François Emakam Ce qui sera dit des chefferies Bamiléké n est qu un jalon. Vous pouvez apporter des éclaircissements sur des coins obscurs. Rien ne sera peut-être dit sur certaines chefferies supérieures car ceux à qui nous avions envoyé certains questionnaires, n ont pas envoyé de réponses. D après les recherches les plus récentes, les Bamilékés seraient venus de la Haute Egypte. Les principales étapes de leur émigration sont : la plaine Tikar, et le Haut-Mbam, le pays Bamoun. Tous n ont pas traversé le fleuve Noun, certains sont restés dans le pays Bamoun et se sont mélangés aux autochtones. Les chefs Fú, fo, efo, fon étaient pour la plupart des grands chasseurs. La plupart des chefferies commencent par Ba pluriel de Yi. Nous grouperons les chefferies par Département : Haut-Nkam, Ndé, Mifi, Menoua Bamboutos, Bamoun.

LES CHEFFERIES SUPERIEURES OU PRINCIPAUX GROUPEMENTS DU HAUT NKAM I-ARRONDISSEMENT DE BAFANG BANKA ( NKA') Nka' signifie Lumière; la lumière qui éclaire les gens, qui permet aux gens de voir. Mandjieu était le fondateur du village. On ne sait exactement pas d où il venait. Nkwahom a détrôné Mandjieu. C est par la ruse que kwahom est parvenu à prendre le pouvoir à Mandjieu. Nkwahom venait de la région du Noun dans le pays Bamoun. Il était grand chasseur et distribuait la viande aux populations du village. Il a traversé Fomepia, Fondanti avant de tomber sur Mandjieu à Banka. Nkwahom était grand de taille et fort. Mandjieu a fait de lui un soldat. En plus de la chasse il était guérisseur, c est alors que le chef Mandjieu fit de lui le guérisseur de ses enfants et lui donna des femmes. Il en profitera pour éliminer dès la naissance tous les garçons du chef. Ses propres fils grandiront et épouseront les filles du chef. C est ainsi que la famille de Nkwahom s agrandira au détriment de celle du chef. Nkwahom organisera une grande fête au village sous l autorisation du chef où ce dernier sera invité avec tous les honneurs. Sous la place de prestige réservée au chef, Nkwahom fera creuser un grand trou et couvrira de pagnes et d habits traditionnels. Le grand jour venu, le chef voulant s installer sur son siège se retrouvera piégé dans le grand trou. C est alors que Nkwahom demandera au chef d enlever ses bracelets, tous ses bijoux et de les lui passer. Il demandera au chef de lui donner les

honneurs de chef, si non il le décapitera. Le chef Mandjieu obtempèrera. Nkwahom deviendra chef et fit sortir Mandjieu de son trou. Mandjieu se retranchera dans son camp avec quelques notables où il opposera une résistance à Nkwahom dont il sortira vaincu, il se retirera vers Ndom Mven où il deviendra chef d un petit groupement sous le nom de Tukam. Les différents chefs qui sont passés à Banka sont les suivants : 1-Nkwahom 2-Emlu' 3-Muafi 4-Yossa 5-Kamlok 6-Nintcheu 7-Tientcheu, 8-Tientcheu Michel 9- Nintcheu Nintcheu qui à la mort de son père était administrateur civil, aurait pris le trône avec force, au détriment de son frère qui semblerait était le successeur légitime. La mort de Nintcheu laissera le village dans un désordre car son fils qui prenait le trône après lui sera contesté par les villageois car son père étant lui même contesté. Au bout de treize années de conflit entre les partisans du feu Nintcheu et les villageois fidèles à la tradition et aux principes de succession, sera intronisé Monkam Tientcheu David frère consanguin de Nintcheu comme chef, qui jusqu à présent est chef du village. Le village Banka compte aujourd hui. BAFANG ( FA' ) Fa' vient de mfat (frère) et fut mal compris par le colon. Donc Fa' signifie frère (poomaa). Le nommé Wokndieu originaire de Mèngom, fuyant la guerre des foulbés avec d autres personnes se sont retrouvés quelque part et devinrent

frères (mfamfa). Ils étaient tous chasseurs et occupèrent le village en amont et avancèrent petit à petit vers l arrière plan et trouvèrent un chef installé nommé Njofa. Ils dirent à ce dernier que la chefferie se mérite et l obligèrent à partir. Il se retranchera au bord d un lac avec quelques uns qui lui étaient restés fidèles. Il leur dit «celui qui ne se jette pas à l eau, sera découpé». Ils obéirent à leur chef et se jetèrent un à un à l eau. 90 personnes trouvèrent la mort y compris le chef Njofa. C est de cette manière que cette partie du village disparut, Wonkdieu s installa donc dans tout le village et l apella MFAT (pooma) qui veut dire frère. Le colon comprit Fa. Ainsi l éloge des Bafang est Njiako parce que «po là njiè ko tà ntom» Les différents chefs furent : 1- Wokndieu-Fokndé 2- Nga ndjui I 3- Nga ndjui II 4- Tschuamo I 5- Tschuamo II 6- Yuale 7- Nga djui III 8- Kamga Nga djui BANFELOUK (Mvilooh) Vhi est un quartier du village Bafang. Les Vhi et les Bafang se livraient habituellement les guerres, jusqu à ce que les Vhi capitulèrent et devinrent esclaves des Bafang. Un enfant du chef Vhi le nommé Nga'bi n a pas voulu accepter ce statut et s est dirigé vers Lok où il devint chef. Lok veut dire endroit plein de pierres et les gens qui y vivaient étaient solide comme le fer. C est ainsi que l on les a ppelé les Mvilok ( les Vhi qui sont partis s installer sur les pierres et sont solides st durs comme la pierre et le fer. Nga'bi a installé sa chefferie à Ndakmvhi puis petit à petit il progressa vers le nord de la region oú il rencontrera un homme fort nommé Nzemangam

avec qui il fera certains accords et déclarera la guerre à Ndeugwe chef Tutshwi' dont ils sortiront vainqueur.le chef Nga'bi réunira tous les deux villages et appellera Bamvilok ( Banfélouk). Ce petit village sera tres fort et résistant aux différenets conquêtes, dont ils infligeront une cuisante défaite au Banka reconnu comme des grand conquérants. C est gâce au brouillard provoqué par les Bamvilok dans la région de Ne'nkua' que les bamvilok infligeront la défaite au Banka. Le groupement compte aujourd hui Les différents chef qui ont régné à Banfélouk sont les suivants. 1-Nga'bi, 2-Dja'ntsho, 3-Kwa'nga'I, 4-Emgwa', 5-Leumalieu, 6-Ngeumalieu, 7-Kwa'nga' II, 8-Nkakmeni, 9-Ndeutou, 10- Monkam Ndeutou André, 11-Ndeutou Monkam qui est au trône aujourd hui. I- ARRONDISSEMNT DE BANA BANA (Nee) Bana en fe efe e veut dire Nee qui signifie insister, harcellement, poursuivre, quand ils ont besoin de quelque chose. Nzatshokongwe père du premier chef Bana, venait de Kumadu ( vers Dschang ) et était chasseur.s installant dans la région qui s appelait Ndeu eut 4 enfants dont le premier était Futshoko qui vivait dans son coin seul, alors que les 3 autres Nsialieu, Na nga' et Halieu étaient avec leur père.le père Nzatshokongwe voyant la mort venir donna à ses quatre fils un " Nkhua' " qui serait une parcelle de terre tres précieuse. Ces enfants n ont pas pu s entendre sur le "

Nkhua' " et se sont séparés. Futshoko est parti à Su'pu' devenir chef, Nsialieu est parti à Ndak kasieu (aujourd hui Bakassa) devenir chef Na'nga' est parti à Ndom Kasieu (Badoumkassa) devenir chef. Halieu est resté à Ndeu comme chef. Halieu était le benjamin de la famille, a harcellé ses frère les poussant à partir de Ndeu,C est ainsi qu il s est pris à ses frères et on a appelé sa propre famille " Pannée "et le nom du village s en est dérivé. Le groupement compte aujourd hui Les différents chef qui ont succédé à Bana sont les suivants : 1-Halieu, 2-Kakwaa, 3-Nkamandjieu, 4-Tshokoalieu, 5- Hamandjieu, 6-Tshokondjieu, 7-Montieu, 8-Hapi, 9-Tafhu Hapi Joseph BATCHA En Bamiléké Batcha (Tcha') veut dire terre ou visiter. Tcha' était une terre fertile. On y rencontrait beaucoup de gibier et les gens aimaient s y rendre pour visiter et s approvisionner. Le chef fondateur fut Tchana. Le groupement compte aujourd hui Les chef qui ont régné à Batcha sont les suivants : 1-Tchana, 2-Tchekeamo, 3-Tchounga, 4-Toko, 5-Nganchue, 6- Takendo, 7-Djemache qui mouru au noviciat. Il avait appri que son frère était malade à la chefferie Banka. Il fut empoisonné au cours d une visite qu il alla lui faire et seul son cadavre rentra à Batcha.

8-Njonka, 9-Sidio, 10-Tchongwa qui œuvre beaucoup pour le retour des émigrés Batcha dont une partie se trouve à Batchingou, Bana Domla.C est le chef Batcha qui intronise celui de Balengou. III-ARRONDISSEMENT DE BANDJA BANDJA (Ndjeu) Ils étaient au nombre de quatre y compris une femme, les premiers qui mirent sur pied le village. Ils s agissait de Ngwe'ko, Funga', Latngeu, Tienkam. Ils cherchaient parmi eux qui devait être le chef supérieur, et ne trouvaient toujours pas. Alors leur vint l idée de consulter le marabout qui devaient désigner le chef supérieur.le marabout leur disa que c est seul les dieux peuvent décider, et leur donna rendez- vous sur la place du village appelé Siiphutshwi. Alors Tienkam ira en catimini corrompre le marabout. Le grand jour venu, le marabout viendra avec un grand colier rouge. Il demanda à tous de mettre les mains dans uns grand Jerecan rempli d eau.pendant qu ils le feront le marabout en profita pour mettre le colier rouge sur le bras de Tienkam, et demanda que tous sortirent les mains du Jérecan. Tienkam devint alors chef supérieur et fit de ses frères aînés ses grand notables et appela le village Njeu qui veut dire beaucoup, qui signifie que le village est grand. Le village compte aujourd hui Les différents chef qui ont régné sont les suivants : 1-Tienkam, 2-Phutshwi', 3-Tshuapi, 4- Yondjieu, 5-Waknsi, 6-Nga'ngum, 7-Fa'nkam, 8-Djoubi, 9- Tchope David. BABOUANTOU Le premier chef Ndjake venait de Famneu (Famgwa),où il voulait être chef supérieur et ça n a pas marché.il s est retiré avec sa famille dans cette région appellé aujourd hui Ndom.Il y a rencontré deux chefs Feupi et Feuaye.Il s est rendu

humble et a observé les deux chef faire.il leur fera une proposition aux deux, leur disant qu il organisera une grande danse appelé Nzen pour honorer le village.et que lors de la danse tous les proches des deux chef devaient être couvert de grands habits traditionnelles.le grand jour du Nzen venu les gens de Ndjake profiteront pour arrêter tous les proches des deux chefs. Ndjake ne les libèrera qu en échange de la chefferie supérieure. Pendant la nuit il ira bruler la partie des autres deux chef avec toute leur population, pour agrandir sa parcele. Il nommera son village Puantu. Puantu qui veut dire brûler les autres pour mettre sur pied son village. Le groupement compte aujourd hui Les differents chefs qui ont régné à Babouantou sont les suivants : 1- Ndjake, 2-Pibou, 3- Katchi, 4-Thagwaleuk, 5-Kamo, 6-Yamdjieu, 7-Kamaha, 8- Kamzu, 9-Ngandeu, 10-Mungwe Michel CHEFFERIES SUPERIEURES OU PRINCIPAUX GROUPEMENTS NDE BANGANTE Banganté en Bamileké Magha( je refuse) Gha'ntua' qui refuse de se soumettre. On appela ce groupement ainsi à cause de leur farouche résistance aux Bamoun voulaient les soumettre et aussi parce que leur premier chef tint tête à tout ceux qu ilos avaient rencontré sur place. Les premiers habitants installés à Banganté furent des frères venus de foumban par Banfomfenge.Mais le vrai fondateur de la dynastie de Mfennga( le chef de ceux qui n acceptent pas l esclavage) fut

Ngami un nchasseur, venu de Banka. Ngami et son frère Kammi poussèrent la chasse jusqu à Ghâ. Tandis que Nkammi se dirigeait vers Banganfekam, Ngami alla trouver Njanzwe' à Tetla'. Par sa bonté et ses largesses il gagna l estime et la confiance de Njanzwe'. Par ses ruses il devint notable, puis chef de tous les autres chefs voisins. Les chefs qui ont régné sur Banganté sont les suivants : Ngami ( chef fondateur), Tshamgo, Nenaton, Mbia'tat, Ngasam I, Nya I, Njike I, Nya II, NgasamII, Yomi, Ntsha'tshua, Njike II, Pokam Robert. Le plus grand de tous ces chefs fut NjikeII qui régna de 1910 au 12 / 11/ 43. En 1925 il demandera à l administration de s installer à Banganté, mais il n obtiendra satisfaction qu en 1930.Le chef Pokam resistera vaillement aux maquisards. Les Banganté sont un peuple d orateur. BANGOUA Comme Batoufam il fut fondé par un chasseur venu de Badrefam.Il est aussi peuplé des gens venus de Fongo-Tongo et de Badoundja (quartier Mvú). Nono est le plus grand chef de tous lechefs Bangoua par son inteeligence et sa puissance, et la durée de son règne. Il a vu les POTOKI ( les portugais) qui apportèrent du sel ; il construisit une case indigène de 25m de côté qu on venait de partout admirer.chassé par un des siens il passa 18 ans en exil mais fut rehabilité en 1939. Sagesse Bangoua : Si ngon o nwa ntjeh ma lom ( la terre Bangoua est glissante surtout quand c est sec.) Les différents chef qui ont régné à Bangoua sont les suivants. Ndjokvu ( fondateur), Tueusiyaknhua, Nkwonwe, Tendjakfhu, Tenkwonze, Mbwonnu, Leukoundieu, Lekughu, Leukungang, Leukupip, Sope, Ndjakpup, Ndieula, Ndjonu ( regna pendant 16 ans), Nono 9/7/57, Waktok 27/7/57.

Ndieula agrandit le village. BAMENA En Bamiléke Meno ou Meneu, fut fondé par un chasseur venu de Baloum( dans la Menoua).Les chef qui ont régné sur Bamena. Pligouk (Ndjokvù) ;Tchatchop ; Kwangou ; Kombou ; Wanguep (qui ne régna que quelque mois) ; Tu'Kep, le plus illustre par sa vaillance ; Ngongang mort en 1939 ; Wannji-Ngongang qui règne depuis 1939. Les Bamena sont renommés pour leur travail de fer (forge) et la danse de kam. BANGOULAP En bamiliké Ngoulap, est une fille de la chefferie de Bangou. Le premier chef fut un chasseur venu de Lemngù (le grand Loun,le Loun fort) quartier de Bangou. Il parvint par ses ruses à soumettre les petits chefs qu'il trouva sur place (Sondjo, en (Ndjasâ), Fen Ntanko, Fen Ndapa'Tchoundja, Fen Tchapo Nou ;Fen Lu'nzie, Fen Yomenie). Le premier chef chasseur qui vint de Bangou s'appelait Nzouankeu auquel succèda : Ntangmba' ;Nsonkeu, Tchana, Nkeukwet (Nke'Kot) ; Nzouatho ; Tofeun ; Ngaha qui agrandit le village ; Ngatcha ; Tchamba ;Nkuika' CHEFFERIES SUPERIEURES MIFI OU PRINCIPAUX GROUPEMENTS DE BAFOUSSAM BANDJOUN En bamiliké Djo signifie acheter ou acheteur. Ce nom tire son origine de son fondateur qui achetait tout (vivres et esclaves pour augmenter son peuple). Le premier chef Natoum est venu de Baleng. A la mort de Foalépagué premier chef Baleng qui avait traversé le Noum, fuyant les foulbés, son fils aîné monta sur le trône. Ses autres fils se

dispersèrent pour fonder leur village. C'est alors que Natoum vint s'installer à Famleng(quartier actuel de Bandjoun)il quitta Famleng et mourut à mit chemin. Son fils Natoum 2 alla s'installer à Melong,la il se livrait à la chasse d'éléphants, en vendait les défenses au prix desquelles il achetait des esclaves pour augmenter son peuple.c'est par suite de ces échange qu'il recut le surnom de Foadjo,chef acheteur. Son peuple devint Badjo. Avant l'arrivée de Badjo le chef Dubu (foadubu) étais déjà le premier occupant avec son petit monde dans le quartier : Techa près du grand marché de dzedze. Son pays fut annexé par Natoum2 et il devint un simple notable, mais très respecté. Il y'a eu jusqu'à nos jours quelques 10 dynasties : Voici les noms des chefs qui ont régné : Natoum, mort à mi-chemin ; Natoum2 ou Foadjo ; Natoum3 ; Dugnechom ;Kapto ;Fotso ;Kamga ;Fotso ;Kamga ;les plus illustres : Natoum2 ou Foadjo-habile chasseur, très humain, soucieux de la grandeur de son peuple (achetait des esclaves pour augmenter son peuple)- Dugnechom- remarquable par son intelligence, grand législateur, conquérant- Kaptoconquérant, organisa les sociétés coutumières- Kamga1organisa les sculptures, poursuivit les conquêtes. - Fotso1 conquérant les structures traditionnelles les plus solides.- Fotso2, ami du Sultant Njoya- très sage fit les dernières conquêtes - sut se plier devant les allemands et évita ainsi leur châtiment. CARACTÉRISTIQUE Attachement à la tradition, ce qui n'est pas synonyme de réfractaire à l'évolution. Noble,sens élevé de l' autorité (ce qui l' a sauvé au cours des troubles des hors-la loi ). Le Bandjoun aime l' étranger. Amour patriotique - d'où l'expression - p'o djo a? - Bap a djo

a dam ta wap fa - Gafa a djo t'a kuo msè - -shua- le mais Bandjoun ne monte pas (en farine) badjo kuon gù shie ntschum. BANGOU Le vrai nom de ce village tel que ses habitants etses voisins l' appellent, c' est Niep. Bangou est son nom officiel. Le fondateur de ce village fut un chasseur venu de kiepmadou (Bamendou) dans la Menoua. Par ses largesses et ses ruses il conquit les huit petits chefs truvés sur place. Voici par ordre de succession les chefs qui ont gouverné Bangou. Nkouagong, Nguesi1, Kamsi, Njepjuo', nkouakep, njosù, Nguesi', Taleani, Djomo, Tayo, Sinkep Charles, Kemayu, Christophe Djomo. Les plus illustres de ces chefs furent Djomo qui donna au pays une grande extension - Tayo surtout qui fut président du tribunal coutumier à Bana et à Bafoussam ; premier chef bamiliké à s' acheter une voiture qu'il conduisait lui même ; intelligent et tenace il envoya les enfants de force à l' école et obtint pour son pays une école officielle qui fut fermé en 1931. IL mourut le 10/6/37 après avoir agrandi son groupement. Il y' a pas à Bangou de Tu'kam et de Po'kam comme dans les autres chefferies bamiléké. La chefferie Bazou vient de Bangou ainsi que Bangoulap, Badoumdjia. Batchingou serait fondé au moins en partie par le fils de Nguesi. Sagesse Bangou :O si yii fa'a, mà yaa kà ghù lahatshohsi ndjii. BAHAM- BAYANGAM- BAWANG (dans la Mifi ) Bayangam (Yonguem qui a vu les sauterelles les premiers). Baham (homme qui presse ) et Bawang (wang) sont des

chefferies sœurs. Baham et Bayagam étaient des jumeaux, Bawam leur cadet (Karnogne) Après la mort de son mari, la mère des chefs Bayagam et Baham quitta Bagam ( dans le Bouboutos) et alla se remarier à Bamendjio où il donna naissance au fondateur de Bawam. BAHAM compte jusqu'ici 12 chefs Fo Tamdja (chasseur fondateur ) ; Kansekwa ; Tensekwa ; Pokam ; Taghiatse ; Kamdem ( Nutshie) ; Kwokam (Ninsu') ; Kamdem (Ngendjuo') ; Puo'kam (Ghiakam) ; Kamwa ( Ngueyap) ; Neyim ; Taguia. Le plus tristement célèbre de ses chefs fut Neyim qui fut député, Ministre, chef terroriste. Il fut d'abord destitué puis réhabilité, et finit par être fusillé publiquement à Bafoussam à cause de ses nombreux crimes. BAYANGAM en compte également 12. Fohom Tchuem, Tantsendo ; Fedjoun ; Tchiendjo ; Tchakgne1; Tchakgne2 ; Tchakgne3 ; Kom1, Tchuenté ; Kom2 tué par les Allemands ; Kom3 + 1964 ; Pokam. Le chef Kom3 est le plus grand de ses chefs qui connut l' administration allemande, française, camerounaise. Il fut opposé au terrorisme et forma 400 auto-défense. Il fut très bon pour les missions Catholiques et Protestantes. Le peuple Bayangam est très religieux. Baham et Bayangam sont des peuples très enthousiastes. Les Bahamais ont l'esprit très vif et rusé. O si nà' mia Hie po shù'. Njia Yongam a nshi a lom. BAWANG 13 Chefs Ngap Ngonchie; Kentchewa; Tsechie; Noche; Foto'o; Nkamtse; Nechie; Fono; Nkwonkam; Fotso; Simo; Fofongué 1912-1959 ; Frédéric Nekam Fofongué. BAMENDJOU (Mendjo) Petit Ndjo a été appelé ainsi par un prince Baham. Ce prince, frère des chefs Bansoa et Bamendjo étais souvent ennuyé à

Bamendjo chaque fois qu' il passait pour se rendre à Bensoa. Pour exprimer son mécontentement, il donna ce sobriquet à celui qui venait de fonder Le' mba'. Le' mba fut un chasseur, le premier homme à s' installer à Bamendjou. La chefferie fut réellement organisée par NDOKVHU, lui aussi chasseur. Les autres chefs qui suivent furent : Mba'nkom ; Tchendjou1 ; Takemte Tchendjou ; Fotsing Takemte ;Tchendjou 3+1929 ; Tchinda- Tchendjou 1929-25/12/1952 ; Sokoundjou 1952. Le Centre administretif fondé en 1959 compte actuellement 9.000 habitants. Bamendjou est réputé pour sa générosité. Il donna refuge au chef Bagam venu de fotouni. BATIE' Te' : bousculer, pousser : ce groupement est appelé ainsi à cause de ses guerres avec les voisins. Venu de Ghom le premier chef rencontra sur place Foki, Foluon, Foyé. Tatoudja (fondateur) ; Kemlakouo ; Tanzadeu ; Djaboukam, Jouaji ; Gomadom ; Betshouang ; Youssuguem, Kamki ; Kamganghalé ; Kombetcom ; Kamgodem ; Youta ; Dada Victor. Sagesse : Les Batie sont très prudents : ils ne portent jamais un jugement formel sur les évènements. A la bouche de tout batié revient souvent : Yaa ponte' te wu yaa na ( yaa pe' tà, tà wu yat na ) BAFOUSSAM Bafoussam-VILLE, fondé en 1926 BAFOUSSAM-VILLAGE,..en bamaliké fù'sap ( fù'sâ ) -trésor de la tranchée. La terre à côté de la tranchée qui séparait Bamun et Bafoussam actuel était très riche. On appela cette terre, fù 'sap. Les premiers habitants sont venus de Bamun ( précisément de la plaine Tikar ) comme les Baleng dont ils sont frères. Les principaux chefs qui ont

gouverné Bafoussam sont : Fotié ; Tagho ; Mambou 1919-1933 ; Tchountchoua Paul 1933-1958 ; Ngompé Elie depuis 1958. BAMOUGOUM A l' origine, c'est quatre frères de même père qui se sont partagés le terrain. L' un prit une part qui est l' actuelle Bameka, l' autre prit une autre part qui est l' actuelle chefferie de Bansoa, le troisième prit une part qui est l'actuelle chefferie de Bamendjou, et le quatrième prit la part qu' il nomma " Bamougoum ".Les Villageois ne semblent pas connaître ce que veut dire "Bamougoum ". A l' origine, cette part de terrain appelé " Bamougoum " était inhabité. Le village semble donc s' être formé à partir du premier chef, mais par la suite d' autres personnes sont venus habiter le terrain et se sont sans doute assimilés aux " Bamougoum " avec le temps. Le nom du tout premier chef est inconnu actuellement des habitants ; on l'appelle le chef " chasseur "vient ensuite les chefs keintchekouet et Tssinziu, mais on est pas sûr de leur généalogique et s'ils se suivent. C' est à partir du partir du chef " Gakam " que l' on connaît la ligne continue des chefs, mais sans pouvoir leur assigner une date de prise en charge dans le commandement de la chefferie. Après le chef " Gakam " vient le chef " Fongang " qui est le fils de Gakam. Après le chef Fongang vient le chef Kankeu qui est le fils du chef Fongang. Après le chef Kankeu vient le chef " Tatsinkou " qui est le fils de Kankeu.. Le chef Tatsinkou n' exerça le commandement que pendant quatre ans et à sa mort il fut remplacé par le chef Nauossi son propre frère. Les chefs Tatsinkou et Naoussi étaient donc deux frères de même père. Le chef Naoussi est le père du chef " Kankeu " qui exerce actuellement le commandement

et dont la prise en charge du commandement remonte vers les années 1957. BAMEKA Meka : Enfant de Ka ( car le premier chef s' appelait Ka ) qui se promène. Ceux qui se promènent. Le premier chef est venu de Fongo-Tongo ( Dschang ). Il n' a pas rencontré des gens sur place. Formation du village : Les gens sont venus faire la chasse et peu à peu se sont installés ( comme aussi les Bansoa, Bamengou, Bamendjou ) ; les quatre chefs ( Meka, Sia, Mendjo et Moungou) sont groupé sur place appelée " Ngouo'ngouong " c'est à dire pierre fondamentale du pays. Nom du tout premier chef : Ka ; Njonveu ; chasseur (entre Njonveu et Nkeutchewet) on compte 12 chefs ; Nkentchekwet ; Ngomvemve ; Fotsing ; Kenkueh ; Ngpono ; Tsinteneu ; Tsinzeu ; Tantatcha ; Tatoukam ; Fokam ; Fotsing ; Fengang ; Wbe Takougang ; 1905-1960 ; Mbeko Michel 1960-1965 tué par les terroristes. Le 14/10/67,sera intronisé le successeur de Mbeto Michel qui porte le nom de Tambo. BALENGSAM En Bamiléké ( Leng sap) - le viseur,le fort ; le courageux, le méchant se la tranchée. Le premier chef venu de Bamun ( précisement de la plaine Tikar ) fut un grand chasseur. Il ne ratait pas son coup. On appela ses gens les balengsam, les viseurs de sap. Douze chefs on gouverné Baleng jusqu' ici : - Ghanfang ; Folgha ; Ghotshougom ; Tchougafo ; Kontchouet ; Negou ; Moyou ; Nembot 1 ; Mekoueng ; Péto ; Kamdem ; Thomas Nembot2 NB : Mekoueng serait Kamdem1 BADREFAM dans la Mifi

Le premier chef Ka'putse (qui lève la main) fut un chasseur. Ont succédé à Ka'putse : Nzessi, Ngansop, Nguepnjom Nana, Nguepnjom Elie 1931-1956, Njindjup Pokam Joseph depuis Janvier 1956. Les Badrefam disent que les villages suivants sont sortis de chez eux : Bafamwa, Bakossi au Cameroun Occidental, Bangwa, Badrefam faisait limite avec Bayangam. Vu la grande étendu du pays ; le chef plaça son serviteur à l' actuel Batoufam. Ce dernier finit par prendre son indépendance. CHEFFERES SUPERIEURES DE LA MENOUA DSCHANG Le grand chef de ce village s appelait Leke'ane Fo, chef Leké'= abréviation de Leke ane Le nom du village s appelle : ATSAN. Prononciation originale FOLEKE'ATSAN c est á dire le chef LEKE de ATSAN, on avait prononcé Foleke'atsan et l européen allemand a entendu FOREKE- DSCHANG Le premier chef de groupement est venu de FOTO, á cause de la dispute du trône il s est détaché de FOTO pour s installer de l autre côté de Asentsa (riviere qui traverse la ville de Dschang, appelé actuellement Dschang-wata.Il a trouvé plusieur petis chef qu il conquis pour former le village. Les différents chef q ui ont régné sur le groupement sont : 1-Tanju'njhú 2- Atsa'ngune 3- Leke'ane Surnomé Kwhulikon Victime de lance-il a été assassiné avec une lance par un homme de Foto. Ce qui a provoqué une guerre de 9 ans entre les Foreke-Dschang et les Foto.4- Asonzia 5-Nkemmbu surnom :Ngu'a Ntshu. Comme signe de beauté ou ornement il affichait sur sa barbe une plume (Ngou) oiseau au plume rouge. Son surnom voulait dire (Ngou) à la bouche.

Il a eu des enfants très grand de taille. 6-Ndon-mbu Paul,surnoms a " Saamelogo - Casse-rocs : Très puissant en guerre, il écrasait toute résistance ennemie à son passage. B " Nkennek, surnom ironique - qui presse les yeux. Comme il avait le lamoiement, il essuyait souvent ses yeux.il a vu l arrivée des premiers européens allemands et les a installé dans l actuelle ville de Dschang.Il était trop estimé par le capitaine allemand (Hauptmann) commandant de la ville qui fit de lui le Bürgermeister (Bourgmestre - Maire).Le jour de l intronisation du Bourgmestre Hauptmann invita tous les chefs à danser le (Ngou) Au lit de mort Ndom-Mbu a recommandé á son héritié de mettre fin à l inimité entre les Foréké-dschang et les Foto. Il est mort le 9 avril 1925, après avoir été baptisé quelques jours auparavant par le reverand pére Gontier sous le nom de Paul. 8-Ju messi Mathias né en 1900 a pris la succésion en 1925 et est mort en 1966. Qualités : Le Foreke-Dschang est probe. Défaut : Il est reservé et moins ardent dans la recherche du bien matériel.le foreke-dschang n attaque jamais en premier, mais par contre se défend vaillamment quand il est attaqué. Devise : (ASISEN). Une espèce de mouche qui ne pique l homme que lorsqu elle est attaquée. Hu sem fig gûle nko' qui combat avec justice. L actuel chef est Edmon Ju messi Source : Gregoire Momo. BALOUM Loum en bamiléké veut dire colique maux de ventre.le premier chef de ce groupement vint de Dschang.Les baloum

sont reputés pour leur extravagance leur esprit de corps.(quand l un d eux est attaqué au marché c est tous qui courent à son secours. BAMENDOU En bamileké Mendou : Faiblesse, maigreur. Les gens de ce village venus de Bagam sont appelés ainsi parce qu ils passaient tout leur temps à danser ce qui était considéré comme occupation des paresseux., des faibles. Bien que Foladin fut le premier habitant de Bamendou c est son serviteur Ka'tsie un habile chasseur qui fonda le village. BALESSING Lessing : qui a peur qui tremble. Le fondateur de ce village un chasseur venu de Bagam reussit par ses ruses à conquerir beaucoup de terre.les différents chefs : Tetapoua-(Foyonta)- Youta- Tegouatioc- Ngouana -Tiognin Les Balessing sont de même famille que les Bamendou les batouni et les bagam. Un proverbe Bamileké dit : " Quand un Balessing part, vous croyez qu il rentre. " BANSOA En bamileke, Sâ veut dire Sorcellerie, magie.au départ la population était tres têtue et pratiquait la sorcellerie (Sâ) grâce à laquelle elle était difficilement vaincue. CHEFFERIES SUPERIEURES OU PRINCIPAUX GROUPEMENTS BAMBOUTOS BANGANG (qui aime la vérité.) Bangang est un important groupement du département de Bamboutos. IL donna naissance à quatre chefferies traditionnelles : Balessing, Batcham, Balatchuet, et

Bamunoh. Formation de ce village : L' origine du pemier chef et la formation de ce village sont mal connues. Le fondateur de cette chefferie portait le nom de Meli. IL gouverna surtout les sous-chefs et les notables, en nomma un grand nombre et renforca leur autorité. A sa mort, son fils Tanemo lui succéda. Ce dernier aurait maudit ses sujets. A sa mort son fils Efenzi monta au trône en 1904 et mourut le 22 juillet 1957, soit 53 ans de règne. Il collabora tour à tour avec les allemands les anglais et les français. IL encouragea la culture vivrières,la culture du café arabica. Longtemps assesseur, il est chevalier de l'étoile Noire de Bénin. Sous Efenzi Bangang a connu un grand développement économique. Décédé en 1957, Momo Jean Robert lui succéda. Conducteur des travaux agricoles, il fera bénéficier à son village, ses expériences dans ce domaine. Il fut voté unanimement comme président de la coopérative de Mbouda et de L.U.C.A.O.,il est aussi assesseur et conseiller municipal à Mbouda. Il est enfin officier de l ordre de la valeur Camerounaise. Les Bangangs sont travailleurs, sympathiques. Proverbes Si vous trouvez quelqu'un en train d' attacher sa clôture, au lieu de lui dire bonjour, prenez une liane pour l' aider. -Rien ne sert de courir, il faut partir à point. BATCHAM Batcham veut dire " Hospitalier ", souvent pendant des guerres des gens allaient se réfugier à Batcham. Origine : Batcham a été fondé par un grand chinda venu de Bangang. A la tête de cette importante chefferie, se sont succédés les chefs traditionnes : Fol engu' ; Fomekon ; Fopa' ; Mbu'nu ; Jatué, qui a agrandi son village et y amena la paix. Pensées propres aux Batcham :

- Il ne faut pas se venger - L' union fait la force - La persévérance est gage du succès. BABADJOU ( dans le Bamboutos ) Babadjou signifie conquis par les armes. Babadjou vient en troisième lieu au point de vue population après Bangang et Batcham. Les Babadjou sont planteurs pour la plupart. IL a été fondé par Mbu'ngom auquel ont succédé : Konchuie, Kofonwè, Lompa', Tchui Kamtu', Lamango, Tùie'yum1, fokou, Nzùyie, Tùieyum2, Samakung Boniface, Tamgwa Jean ; le plus illustre est Lamango, qui a fait beaucoup d' enfants, nomma beaucoup de notables et agrandi son village. Pensée : Le commerce donne et reprend, mais la terre donne et ne reprend plus. BAGAM En Bamiléké ( Gang ) -ngan ( nie ) ( antilope ) est un animal de chez nous. Le premier chef de Bagam était grand chasseur. Il tuait beaucoup d' antilopes ; on surnomma alors son village Bagam. D' après M. J. Fouongang, une famille du nord- Cameroun ( descendant de Rifoun, fils du Fon Rifoun ) était venue s' installer à Koupà chez le chef Fouopa'. Ce clan était composé de quatre frères : Fom-Mbeve ; Fuou mop ( Bamoun ), Fom Mbeghem et Fom Pefote et d' une sœur Fonso-nwap. Les Bagam sont d' origine Tikar et de même famille que les Banso et les Bali du Cameroun occidental. Avant d' arriver où ils sont installés aujourd'hui, ils se sont arrêté successivement dans la plaine de Ndop, à Kougham, et sur les deux rives de Nun. Leurs frères les Bamoun, les rejetèrent plus tard plus tard sur la rive droite où ils durent lutter contre les Baminsigué. Le premier chef Bagam s'

appelait Fombewe ( le chef placé par Dieu, Nbomwé- Dieu en Bagam ). Les autres chefs qui suivirent sont : Fonfendjuie ; Sotofong qui amena Les bagam du pays Bamoun à son emplacement actuel ; Kouo Ndagam ; Tetang ; Méfié ; Poufom ; Péhué Paul ; Tenkué péhué Prowo Josué. M.J. Foungang place entre le chef Fonmbewe et Fon Fendjùie Fon Sobessobe et Ngap morts à Koughan, entre Fon Ntsoto et Fon Kouo Depan Fon Monnbot. Bagan est une chefferie sœur de Banso au Cameroun occidental, Bamoun et Baleng au Cameroun oriental. Bagam a donné naissance au groupement de Baham, Bayangam, Bawang dans la Mifi Batcham, Bameso ; Bamboso, et Bamendjin dans les Bamboutos. Caractéristiques : Les masques Bagam regardent en l' air ; le dialecte ressemble très peu aux autres dialectes bamiléké.quand quelqu'un demandait en mariage une fille du chef Bagam, il n'avait pas le droit de voir la fille des yeux avant le mariage. Le jour arrivé, un homme en cagoule piquait une parmi les filles du chef qu' il présentait ; il fallait l'accepter quelle qu'elle fût. Sagesse Bagam : Le sol bagam ne glisse qu'en été. Les Bagam sont comme une montagne ( Kougham ) au sommet inacessible. Renseignements fournis par le chef luimême et par le notable Tetang Nkam. BAMISSINGUE - veut dire élastique. Ce village a été fondé par Fombu'ngong auquel ont succédé Folamawa, Fotoumatset, Fokelenkou, Konlak1. Il eut de nombreux enfants, nomma beaucoup de notables. Les Bamissingués aiment la vérité, le travail et à l' occasion savent se défendre contre leurs voisins. BAMETE ( dans le Bamboutos ) Bamete- en bamiléké ( pà tùie' ngo' kà tso'- ceux qui

soulévent une pierre enamovible ). Ils sont avec les Bamendjinda, Bamenkombou, Bafounda, Bam endjo bamesso des enfants d' une même mére. D' après la légende, ils rencontrèrent un jour une grosse pierre qu' ils s'efforcèrent les uns après les autres de soulever et de déplacer. Les Bamete furent les seuls á soulever et à déplacer la pierre. Pà tùiengo'kà tso, on les appela ainsi à cause de leur courage, ceux qui soulèvent la pierre inamovible. Les noms des principaux chefs Bamete : Fombu'ngong, ( fondateur ) Fomapatngong, Fokuzen, Tafopa, fofopa', Fofoku, fotatitson, Sop en prison pendant le maquis, Thomas Tchumo' en février 1967. Les Bamete se considèrent comme des autochtones. BAMENKOMBOU Les Bmenkombou ne furent pas assez intelligents pour comprendre les ruses de Bamendjinda. D' où leur nom de Menkombou. Frère des chefs Bamesso et Bamete, il vint de la plaine de Ndop. Les principaux chefs de bamenkombou furent Fomonisi ( fondateur du village ), Famando, Fotsinda, Fofofu', Fotsùie, Fotatndong, Fondandjio. BAMESSO So' signifie instable. Le premier chef mît long á se trouver un emplacement partout où il s'inatallait on le délogeait par la guerre. Il n' avait pas lui-même beaucoup d'habitants, mais les six pays de Mbouda lui obéissaient parce qu'il était leur ainé. Les principaux chefs Bamesso sont : Fombu'ngong, Fotsa'tsifo, Fotchingem, Fotsinda, Fosopkezial ( très patriote ), Fotshia Fondjio Joseph, Fotatzon, Fosopkezail ( très

patriote ), Fotshia Fondjio Joseph, Fotatzon BAMOUN Origine : Il est fort problable, d' après les légendes de certains anciens, que les Bamoun viendraient de la vallée du nil ( Egypte ). A une époque impossible à dater, les Bamouns se sont installés à Rifoun, près de la chefferie Bankin ( plaine tikar ). D' après le necrologue des rois Bamouns, voici les noms des rois qui se sont succédés jusqu' à nos jours. Nchare Yen 1 ; Ngouopu, Monjùh, Nguh 1 ; Mengap ; Nguh 2 ; Fifen ; Ngapna ; Ngulure ; Kuotu 2 ; Mbuembuo 3 ; Ngbetkom ; Mbienkuo ( fille ) ; Nguhuo ; Ngungure, ( chetfon ) fille ; Nsangu, ; Njoya Ilrahim ; Molùn Seidou, Ibrahim Mbobo Njoya. 1-Yen, C'est la mère de Nchare et ses frères et sœurs. 2- Kuoto : C'est le roi Bamoun qui a eu beaucoup d'enfants, roi pacifique. IL n' aimait pas la guerre. Il obligeait ses sujets à cultiver la terre. 2- Mbuembuo est le roi conquérant : les Bamouns doivent leurs frontières actuelles au roi Mbuembuo. 3- N.b. Dans le mot " Foumban " il y a Fom - village abandonné Mbain -campement. Avec le préfixe Pa, on a Pambain- les habitants de Mbain. Il paraît donc que sur l' emplacement actuel de Foumban, vivait une peuplade dont on ignore exactement le nom et qu'on a désignée par le nom de " Pambain ". Les Bamouns donc partis de Bankin, sous la conduite de Nchare, vont d' étape en étape, soumettant sur leurs passages des peuplades autochtones, atteignant la chefferie de " Pambain " sur le Nchi ( rivière ) et s' y installent, donc le nom " Foumban "

Proverbe : Les toits de cases cachent pas mal de secrets. Par François Emakam