1 lire une image
2 L ÉCHELLE DES PLANS L échelle des plans se construit à partir de la taille humaine. Le cinéma, la photo, le dessin, la peinture offrent ainsi une gamme variée de plans. Le cadrage d un plan n est donc jamais fortuit, il a toujours une fonction. Le plan d ensemble : il montre un décor vaste, un espace important. Il décrit, il informe, il situe l action ou l atmosphère. Le plan moyen : le personnage est cadré «en pied». Il est donc mis en valeur par rapport au lieu où il se trouve. Le plan américain : il cadre le personnage de la tête à la cuisse. C est un plan typique du western qui mettait l accent sur le ceinturon et les armes. Le plan rapproché : il montre le buste du personnage, on l appelle aussi plan poitrine (cadrage utilisé aux J.T.). Les réactions intimes du personnage deviennent ici plus lisibles, le visage est plus détaillé, le jeu des épaules et des mains devient plus expressif. Le gros plan : seul le visage est visible à l écran. Il peut suggérer les pensées secrètes du personnage. Il dramatise, cherche à émouvoir Le très gros plan ou insert : ici n est cadrée qu une partie du visage, d un corps (une main ), ou d un objet (le phare d une moto ). Ce plan attire l attention sur quelque chose de particulier. Trouvez, pour chaque plan, un exemple d image qui leur corresponde. L ILLUSION DE LA PROFONDEUR Pour suggérer la profondeur, plusieurs procédés peuvent être employés : Les lignes de fuite : ce sont des lignes qui traversent l image et paraissent se rejoindre en un même point ; le point de fuite. Le chevauchement des formes : une partie cachée par une autre donne l impression d être située plus en retrait. La dimension des objets : un objet petit paraît plus lointain qu un grand objet.
3 LA CONNOTATION DES COULEURS Les couleurs peuvent suggérer au lecteur des associations qui permettent de mieux lire l image. Couleurs Connotations négatives Connotations positives Le blanc À l origine, couleur de mort et Suggère la pureté, de deuil. Exemple : le spectre, l innocence. le linceul, le fantôme Le noir Couleur associée aux ténèbres, au néant, à l angoisse. Le rouge Couleur du feu et du sang. Elle incite à l action, représente la passion, le sentiment. Le pourpre apparaît comme l emblème du pouvoir. Le bleu Couleur du ciel, de l air et, par extension, de l esprit et de la pensée. Le jaune Le gris Couleur de l automne, donc du déclin, de la vieillesse. Couleur de la tromperie. La cendre, le brouillard, le demi-deuil. La plus chaude des couleurs, celle du soleil, elle devient la couleur des princes. Il existe 3 couleurs fondamentales, le jaune, le rouge et le bleu, appelées ainsi parce que toutes les autres couleurs peuvent être obtenues à partir d elles, par combinaison. On distingue les couleurs chaudes : jaune orangé, rouges, plus violentes, plus dynamiques ; et les couleurs froides, tirant sur le bleu, plus douces, plus sereines, plus statiques. Certaines couleurs sont complémentaires : le jaune du bleu, le bleu du rouge et le rouge du vert. Le choix des couleurs peut produire des effets d harmonie, par des dégradés, des associations de couleurs complémentaires ; ou bien des effets de choc, par contraste.
LE VOCABULAIRE Pour décrire une image, vous devez utiliser un vocabulaire spécifique. 4 au centre ; au 1 er plan, au 2 ème plan, au 3 ème plan, à l arrière plan ; l horizontale, la verticale, la diagonale ; en plongée (l objet photographié ou peint est vu d en haut et paraît tout petit ou lointain) et en contre-plongée (l objet photographié ou peint est vu d en bas, il a tendance à être plus impressionnant). L horizontale 3 ème plan ou arrière plan Au centre 2 ème plan 1 er plan La diagonale La verticale Le vocabulaire des impressions : LA VUE L OUIE LE TOUCHER L ODORAT LES SENTIMENTS Grand, énorme, long, large, étendu, minuscule, petit, resplendissant, éclatant, brillant, terne, sombre. Bruit, bruissement, clameur, huées, hurlement, cacophonie, brouhaha, calme, silence, paix, tranquillité, perçant, strident, assourdissant, tonitruant, faible, étouffé, clair, léger. Chaud, tiède, froid, glacial, humide, mouillé, moite, collant, gras. Parfum, senteur, effluve, émanation, relent, embaumer, infecter. Passion, fraternité, entente, ferveur, adorer, affectionner, chérir, haine, animosité, aversion, antipathie, colère, dégoût, horreur, détester, exécrer, rejeter, détestable, insupportable, odieux. exercices, feuilles suivantes.
5 EXERCICES Document 1 : M.C.Escher, Nature morte et rue. 1. Observez l illustration et complétez le tableau suivant. 2. Repérez chaque détail qui, en masquant un autre détail, permet de donner l impression qu un objet est placé devant un autre objet, ce dernier paraissant alors plus éloigné. 1er plan 2ème plan 3ème plan
6 Document 2 : Une route aux États-Unis 1. Tracez les lignes de fuite sur la photographie. 2. Qu a voulu exprimer l auteur? Documents 3, 4, 5 : Plages 2 1 1. Proposez une interprétation de la 1 ère photo. 2. Associez la 2 ème photo à la 1 ère : quelle association d idées est ainsi suggérée? 3. Associez la 3 ème photo à la 1 ère : qu est-ce qui oppose les photos? Proposez une nouvelle interprétation de la 1 ère photo. 3
7 Documents 6 et 7 : Sagrada Familia, Antonio Gaudi, Barcelone (à gauche) : escalier du Phare de St-Clément des Baleines, Île de Ré (à droite). 1. Quels procédé ont été utilisés dans ces 2 Photos? Pour quelles impressions? Document 8 : Gustave Caillebotte, Rue de Paris, Temps de pluie. 1887, Chicago, Art Institute. 1. Grâce à quels détails pouvez-vous situer ce tableau au 19 ème siècle, à Paris? 2. Où le peintre s est-il placé pour accomplir son œuvre? 3. Quels éléments délimitent les 4 côtés du tableau, formant ainsi le cadre? Quel objet partage le tableau en 2 parties? Décrivez ces 2 parties en montrant comment elles s opposent (sombre/clair ; vide/plein ). 4. Quels éléments figurent au 1 er plan? au 2 ème plan? En arrière-plan? 5. Comment le peintre suggère-t-il le mouvement sur le boulevard? 6. D où la lumière vient-elle? Les couleurs de ce tableau sont-elles chaudes ou froides? Quelle impression créentt-elle?