Introduction. GCI 720 - Conception : usine de traitement des eaux potables Automne 2015



Documents pareils
Centre d expertise en analyse environnementale du Québec GRILLE D ÉVALUATION SYSTÈME DE MANAGEMENT

RAPPORT ANNUEL Réseaux d eau potable Règlement de l Ontario 170/03. Table 1Information du système d eau potable

Décrets, arrêtés, circulaires

Demande chimique en oxygène

L eau à l intérieur des bâtiments: aspects règlementaires

Est-elle bonne à boire?

5. Matériaux en contact avec l eau

Journée «Eau et Assainissement

Caractéristiques des eaux utilisées en industrie agroalimentaire

VERITAS TUNISIE CATALOGUE ANALYSES LABORATOIRE

Présentation de l entreprise. Des entreprises d ici. Une offre de services sur mesure. .com

Règlement sur la qualité de l eau potable

ÉVALUATION DE L EXPOSITION DU CONSOMMATEUR AU PLOMB DANS L EAU DU ROBINET ET IDENTIFICATION DE MESURES CORRECTIVES

VILLE DE QUÉBEC RÈGLEMENT R.V.Q. 416 RÈGLEMENT SUR LA QUANTITÉ ET LA QUALITÉ DES EAUX USÉES


La qualité de l eau utilisée dans les entreprises alimentaires. Guide d application de la réglementation

Région du lac de Gras

Laboratoire Eau de Paris. Analyses et Recherche

DISTRIBUTION D EAU POTABLE

ACCREDITATION CERTIFICATE. N rév. 5. Satisfait aux exigences de la norme NF EN ISO/CEI : 2005 Fulfils the requirements of the standard

RÉSUMÉ DES PRINCIPALES RÈGLES CONCERNANT LE RACCORDEMENT D UNE RÉSIDENCE AU NOUVEAU RÉSEAU D AQUEDUC ET D ÉGOUT DU VILLAGE

Calcaire ou eau agressive en AEP : comment y remédier?

Agences de Bassins Hydrauliques & Gouvernance de l eau

!"#$%&#'()&*+",#%)-"#.),%)/&*01%')2%1'&0.%3)

Pour améliorer la qualité Objectif esthétique pour l eau potable 1 mg/l

Traitement de l eau par flux dynamique

Le contexte global. La ressource. I.1 Particularités de la ressource en eau. Superficie : Km 2

ECO-PROFIL Production Stratifié HPL mince fabriqué par Polyrey

Au Québec, les superficies en culture

Les systèmes d alimentation en eau potable

Comptes rendus d Activités Techniques et Financières du Service de l Eau Potable Année 2004

EN AMONT DE LA DÉLÉGATION ACCUEIL ET FORMATION GÉNÉRALE À LA SÉCURITÉ FORMATION AU POSTE DE TRAVAIL

LES PNEUS SONT-ILS DANGEREUX POUR LA SANTÉ ET L ENVIRONNEMENT? Les pneus sont dangereux dans des piles, pas dans des Earthships.

BLUBOX Système de récupération des eaux de pluie

QU EST-CE QUE LA CHLORATION?

Rapport annuel de monitoring automatisé de la qualité de l eau

de l Université Laval Orientations et exigences générales et techniques de construction

Les piscines à usage collectif Règles sanitaires. à usage collectif

Délégation du Service Public de l Eau Potable

Liste des maladies professionnelles de l OIT. (révisée en 2010)

2.1 Tarifs Délibérations Facture d eau type pour une consommation de 120 m³ Recettes d exploitation...

Votre installation septique l essentiel à savoir!


EXTRAIT DU REGISTRE DES ARRETES DU PRESIDENT DE LA COMMUNAUTE URBAINE DE LYON

Détermination des métaux : méthode par spectrométrie de masse à source ionisante au plasma d argon

Puissant et écologique à la fois

Rapport général «Etat initial»

La réalisation d essais en réacteur pilote en vue d une demande d homologation de digestat

Le Plan Départemental de l Eau

L échelle du ph est logarithmique, c està-dire

BACCALAURÉAT GÉNÉRAL SESSION 2013 SCIENCES. SÉRIES ES et L. Durée de l'épreuve : 1 h 30 coefficient : 2

Étape 1 : Balancer la chimie de l'eau

Guide de l usager sur le système de déclaration des BPC en ligne : créer un nouveau compte

Évaluation des risques sanitaires

SOFTSOAP LIQUID HAND SOAP PUMP SEA MINERAL / SAVON HYDRATATANT POUR LES MAINS POMPE MINERAL MARIN

Proposition en vue de la préparation du budget fédéral 2015

Système de gestion d une citerne de récupération des eaux de pluies

DU COMITE TECHNIQUE NATIONAL DES INDUSTRIES DES TRANSPORTS, DE L EAU, DU GAZ, DE L ELECTRICITE, DU LIVRE ET DE LA COMMUNICATION

DOSSIER DE PRESSE VOYAGE DE PRESSE NANTES. Mercredi 23 juin 2010

DÉCLARATIONS DU VENDEUR SUR L IMMEUBLE 1 INFORMATIONS GÉNÉRALES VENDEUR 2 / PAR VENDEUR 1 / PAR

Le monitoring de la qualité

M. GUILLAUME ^ Alimentation en eau potable /} ( de la Ville de Metz Implantation de nouvelles stations de pompage dans la région de La Maxe-Thur;y

Solutions pour le calibrage et l entretien Gamme complète d accessoires indispensables

EDUCATION A L ENVIRONNEMENT QUALITE DE L EAU

Comment valoriser sa toiture plate en milieu urbain

Guide de Terrain - Première ronde

Utilisation des Pneus Usagés Non Réutilisables (PUNR) dans les ouvrages de stockage d'eaux pluviales : Impacts environnementaux

SELLE Masse d'eau AR51

Glossaire : définitions des termes utilisés dans les fiches sur les indicateurs de performance

Production mondiale d énergie

Chapitre Bâtiment du Code de sécurité (CBCS) Association Canadienne Alarme Incendie (ACAI) 14 novembre 2013

PROVINCE DE QUÉBEC MUNICIPALITÉ DE SAINT-ANSELME COMTÉ DE BELLECHASSE

Individualisation de votre contrat de fourniture d eau

UNEP /UNESCO /UNCH / ECA

Information System on International Labour Standards

Avant propos. Nicole KLEIN Directrice Générale Agence Régionale de Santé d Aquitaine. ARS Aquitaine - mai

MÉTHODE DE DÉSEMBOUAGE DE CIRCUITS DE CHAUFFAGE

Rapport de stage. «Travail préparatoire à l estimation du coût d une bonne qualité des eaux de baignade sur le littoral Aquitain»

L eau dans le corps. Fig. 6 L eau dans le corps. Cerveau 85 % Dents 10 % Cœur 77 % Poumons 80 % Foie 73 % Reins 80 % Peau 71 % Muscles 73 %

Grille d'évaluation Compétences reliées aux activités Evaluation du stage en entreprise

Traitement et stockage sûr de l eau à domicile dans les situations d urgence

LE SECTEUR DE L EAU EN JORDANIE : ENJEUX ET ENSEIGNEMENTS. Présentation des enjeux du secteur

DIAGNOSTIC DU RESEAU D ALIMENTATION EN EAU POTABLE SCHEMA DIRECTEUR

Physique Chimie. Réaliser les tests de reconnaissance des ions Cl -,

Hygiène alimentaire en restauration collective

Quelles pistes pour rendre vos réseaux plus intelligents?

1. IDENTIFICATION ET LOCALISATION GEOGRAPHIQUE 2. DESCRIPTION DE LA MASSE D'EAU SOUTERRAINE CARACTERISTIQUES INTRINSEQUES

SOLUTIONS TECHNOLOGIQUES D AVENIR

Quel Sont les 7 couleurs de l arc en ciel?

Terminal d approvisionnement de carburant aéroportuaire à Montréal

Règlement numéro LA GESTION DES EAUX DE SURFACE ET LES RACCORDEMENTS AUX SERVICES D AQUEDUC ET D ÉGOUT. Avril 2011

Indicateurs de ph Tests qualitatifs Tests semi-quantitatifs. Tests rapides pour plus de 40 substances MACHEREY-NAGEL

GUIDE D ENTRETIEN DE VOTRE SPA A L OXYGENE ACTIF

La baignade en piscine est un plaisir

GUIDE DE BONNES PRATIQUES POUR LA COLLECTE DE PILES ET ACCUMULATEURS AU LUXEMBOURG

Contact cutané. Contact avec les yeux. Inhalation. Ingestion.

LE POINT DE VUE DE FNE

101 Adoptée : 12 mai 1981

Transcription:

Introduction GCI 720 - Conception : usine de traitement des eaux potables Automne 2015 Hubert Cabana, 2015 1

Le cours Contenu Organisation du cours Objectifs Contenu Chapitres Évaluation du cours Visites industrielles Projets Conférences Qualité de l eau potable Contexte réglementaire québécois Processus de conception Hubert Cabana, 2015 2

Le cours Objectifs du cours : Ce cours vise à donner aux étudiants les notions permettant de réaliser le design préliminaire des unités principales d'une usine de traitement des eaux de consommation. Hubert Cabana, 2015 3

Le cours Contenu du cours Introduction Chapitre 1 : Études préliminaires Chapitre 2 : Les prises d eau Chapitre 3 : La coagulation et la floculation Chapitre 4 : La décantation Chapitre 5 : La filtration Chapitre 6 : Les procédés membranaires Chapitre 7 : L oxydation et la désinfection Chapitre 8 : L adoucissement de l eau Chapitre 9 : Le fer et le manganèse Chapitre 10 : Estimation des coûts et organisation de l usine Hubert Cabana, 2015 4

Le cours Disponibilités des notes de cours http://www.civil.usherbrooke.ca/cours/gci720/ Livres obligatoires Qasim, S. R., Motley, E. M. et Zhu G. (2000). Water Works Engineering : Planning, Design, and Operation. Prentice Hall. (~ 150$) Ministère du développement durable, de l environnement et des parcs du Québec (2003). Guide de conception des installations de production d'eau potable. Disponible en ligne (voir site web du cours). Hubert Cabana, 2015 5

Le cours Évaluation du cours 1 examen intra (20 %, 26/10/15); 1 examen final (25 %); 2 rapports de conception (total 45 %, voir calendrier); 1 rapport de recherche bibliographique et 1 exposé oral (15 %, voir calendrier); Hubert Cabana, 2015 6

Identification de l'activité pédagogique Code Titre GCI 720 Conception des stations de production d'eau potable Trimestre / année Professeur: Automne 2015 Hubert Cabana Modalités choisies (après consultation des étudiantes et étudiants Instruments Descripteurs Total des pts d'évaluation (s'il y a lieu) /100 Dates, heures et lieux prévus des examens ou dates de remise des travaux Examen final 25 Fin de la session Horaire de la Faculté Travaux Crédits 3 1. Examen intra 20 26 octobre 2015 de 9h30-12h30 1. Projet de conception Rapport 15 9 octobre 2015 à 16h30 1 1. Projet de conception Rapport 25 10 décembre 2015 à 16h30 final 1. Projet bibliographique 10 6 novembre 2015 à 16h30 1. Présentation orale 5 20 novembre 2015 Autres informations Pour réussir le cours l étudiant doit avoir minimalement réussi 50% des examens intra et final combinés (22.5/45). Si l étudiant a en-deçà de cette note, il se verra attribuer la note Échec (E). 100 Hubert Cabana, 2015 7

Le cours Visites d usines de production d eau potable Ville de Magog (incluant une conférence des fournisseurs de la technologie retenue) (le 02/11/2015) Ville de Granby (le 27/11/15) La présence aux visites est obligatoire. Une absence entraînera la note incomplet. Hubert Cabana, 2015 8

Le cours Projets Réalisés en équipe de 2-4 étudiants Projets de recherche bibliographique Ce projet de recherche bibliographique a comme objectif de familiariser les étudiants à des problématiques émergentes dans le domaine du traitement des eaux potables, aux technologies d élimination existantes et à leurs limitations. Détails et sujets disponibles : voir page web du cours Hubert Cabana, 2015 9

Le cours Les conférences Des spécialistes viendront présenter des conférences sur des sujets précis portant sur le traitement de l eau potable : La filtration membranaire (02/11/2015 simultanément avec la visite de l usine de Magog) Le processus de conception : le cas de l usine de Sherbrooke (09/11/2015) La présence aux conférences est obligatoire. Une absence entraînera la note incomplet. Hubert Cabana, 2015 10

Le cours Projets Projet de conception préliminaire d une usine de traitement de l eau potable; Réalisé en 2 phases distinctes; Il y aura 2 corrections du 1 er rapport 1 ère correction : 75% de la note; 2 e correction : amélioration du rapport par l étudiant et 25% de la note; Hubert Cabana, 2015 11

Le cours Projet de recherche bibliographique Revue de la littérature technique associées à des technologies novatrices utilisées en traitement d eau potable. Hubert Cabana, 2015 12

Qualité de l eau potable Hubert Cabana, 2015 13

Traitement de l eau potable ~ 60 000 B.C. 1200 La pollution hydrique varie en fonction des civilisations. Les civilisation israéliennes et hindous sont mois affectées à cause des codes religieux qui gouvernent leur hygiène. D autre part, il y a la ville de Rome qui était un véritable égout à ciel ouvert! Construction d aqueduc pour s approvisionner en eau «propre» car le Tibre s avère excessivement pollué (312 BC) Les maison n étaient pas connectées à un système d égouts. Toutefois, il y avait un système qui récupérait les eaux usées dans les rues. Hubert Cabana, 2015 14

Traitement de l eau potable Système d égouts Babylone 4000 2500 BC Source : US National Archives Aqueduc Appien Rome 312 BC Source : http://affordablehousinginstitute.org Tuyaux Rome ~200 BC Source : http://en.wikipedia.org/wiki/sanitation _in_ancient_rome Latrines publiques Rome ~200 BC Source : http://en.wikipedia.org/wiki/sanitation _in_ancient_rome Hubert Cabana, 2015 15

Traitement de l eau potable ~ 1200 1700 La peste dévaste l Europe Début de la notion de santé publique Antony van Leeuwenhoek publie des dessins des bactéries qu il a observé dans l eau (1684) Paris se dote d un système d égouts (1690) Hubert Cabana, 2015 16

Traitement de l eau potable Détail des Proverbes flamands de Pieter Bruegel - 1559 Le triomphe de la mort de Pieter Bruegel (1562) Hubert Cabana, 2015 17

Traitement de l eau potable ~ 1700 1900 La Raison commence à prendre le dessus sur la Superstition Développement de nouvelles technologies créant de nouveaux types de polluants Problèmes liés à la combustion du charbon Hubert Cabana, 2015 18

Traitement de l eau potable Hubert Cabana, 2015 19

Traitement de l eau potable Réglementation concernant la pollution de l eau à Philadelphie (1762-1769) La Manhattan Company est fondée pour fournir de l eau potable à la ville de NY (1799) Hubert Cabana, 2015 20

Traitement de l eau potable Réservoir d eau de la Manhattan Company, circa 1850 Source : http://www.gutenberg.org/files/17374/17374-h/17374-h.htm Valve en bois, circa 1900 Source : http://www.gutenberg.org/files/17374/17374- h/17374-h.htm Hubert Cabana, 2015 21

~ 1900 aujourd hui Fondation d agence nationale de protection de l environnement (ex : US EPA, 1970, Environnement Canada, 1971) Amélioration de la qualité de l eau Programme d assainissement des eaux du Québec (PAEQ) (1978- ) Hubert Cabana, 2015 22

L eau L eau est LE solvant universel Solubilisation d un acide Solubilisation d un composé organique Solubilisation d un composé ionique Hubert Cabana, 2015 Malone et Dolter, 2010 23

L eau L eau naturelle n est jamais pure : Matières en suspensions; Substances dissoutes Hubert Cabana, 2015 Degrémont, 2005 24

L eau Hubert Cabana, 2015 Degrémont, 2005 25

L eau Globalement, l eau brute contient : Des produits chimiques (organiques et inorganiques); Des microorganismes; Des composés radioactifs. Ces composés ont un impact direct sur la qualité de l eau brute et sur les technologies de potabilisation à mettre en place. Hubert Cabana, 2015 26

Directives de qualité de l eau potable L eau mise à la disposition des consommateurs doit être «potable»; La qualité de l eau doit répondre à la réglementation en vigueur pour la consommation humaine; Diminution des risques sanitaires Obligation de traiter l eau brute lorsque la qualité de cette dernière ne répond pas à ces critères de qualité Obligation qu il y ait utilisation de barrières multiples Hubert Cabana, 2015 27

Directives de qualité de l eau potable Les critères de qualité d une eau brute destinée à être potable sont établis selon : Les composés et organismes dangereux pour lesquels des normes maximales sont fixées; Les composés nécessaires pour lesquels des normes minimales et maximales sont exigées Hubert Cabana, 2015 28

Directives de qualité de l eau potable L OMS publie des Directives de qualité pour l'eau de boisson; Recommandations pour chaque paramètres Organisation mondiale de la santé, Directives de qualité pour l'eau de boisson. Hubert Cabana, 2015 29

Organisation mondiale de la santé, Directives de qualité pour l'eau de boisson. Hubert Cabana, 2015 30

Directives de qualité de l eau potable US EPA Safe Drinking Water Act (1974, 1986, 1996); Normes «sanitaires» Primary Drinking Water Regulations Maximum Contaminant Levels (MCLs) Maximum Contaminant Level Goals (MCLG) Normes esthétiques Secondary Drinking Water Regulations Hubert Cabana, 2015 31

Directives de qualité de l eau Primary Drinking Water Regulations potable US EPA Hubert Cabana, 2015 32

Directives de qualité de l eau Secondary Drinking Water Regulations potable US EPA Hubert Cabana, 2015 33

Directives de qualité de l eau potable Union européenne DIRECTIVE 98/83/CE du 3 novembre 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine Paramètres microbiologiques Paramètres chimiques Paramètres indicateurs Hubert Cabana, 2015 34

Directives de qualité de l eau potable Union européenne Paramètres indicateurs Hubert Cabana, 2015 35

Directives de qualité de l eau potable Canada Le Conseil canadien des ministres de l environnement (CCME); Recommandations pour la qualité de l'eau potable au Canada Recommandations pour les paramètres microbiologiques Recommandations bactériologiques Protozoaires Les entérovirus Turbidité Recommandations relatives aux paramètres chimiques et physiques Tableau 4. Recommandations en matière de santé et d'ordre esthétique Tableau 5. Paramètres sans recommandation numérique Tableau 6. Paramètres qui ont été archivés Hubert Cabana, 2015 36

Un événement ayant fait bouger la réglementation : la tragédie de Walkerton (On) - 2000 Hubert Cabana, 2015 37

Un événement ayant fait bouger la réglementation : la tragédie de Walkerton (On) - 2000 Début décembre,après sept mois d eau bouillie, les habitants de Walkerton peuvent à nouveau boire l eau du robinet. Le maire Dave Thomson et des représentants du ministère de l'environnement soulignent l événement en buvant un «Walkerton On The Rock» en présence des médias. Mais l'atmosphère n'est pas vraiment à la célébration puisque plusieurs résidants restent traumatisés par la tragédie de l'eau contaminée qui aura fait officiellement sept morts et rendu des milliers de personnes malades dans la petite ville agricole de l Ontario. La tragédie de Walkerton débute le 12 mai dernier par un orage qui balaie le sud de l Ontario et dont la pluie transporte la bactérie E. coli jusque dans les verres des habitants. http://www.radio-canada.ca/cyberpresse/2000/dossiers/politique/walkerton/intro.asp Hubert Cabana, 2015 38

Directives de qualité de l eau potable Québec Règlement sur la qualité de l eau potable (Q-2, r.18.1.1) En vigueur depuis juin 2001, ce règlement, qui a été modifié en mars 2002, en juin 2004, en mai 2005, puis en juin 2008, prescrit des normes et des contrôles de la qualité de l eau potable; Les réseaux municipaux, privés, institutionnels et touristiques desservant de l eau de consommation à plus de 20 personnes sont soumis à un contrôle de la qualité de l eau potable. Le Règlement oblige les opérateurs d une installation de captage, de traitement ou de distribution des eaux desservant plus de 20 personnes, à obtenir un diplôme du ministère de l Éducation, du Sport et du Loisir ou un certificat d Emploi-Québec. Tous les systèmes de traitement s approvisionnant en eau de surface doivent être dotés d installations de filtration adéquates, et ce, à compter du 28 juin 2008. La responsabilité de fournir une eau potable de qualité à la population québécoise repose en premier lieu sur les exploitants des systèmes de distribution. Le ministère du Développement durable, de l Environnement et des Parcs (MDDEP) assume, pour sa part, la responsabilité du suivi réglementaire et de la délivrance des autorisations nécessaires relativement aux installations. Enfin, en cas de dépassement des normes, il incombe au réseau de la santé d évaluer le risque pour la santé publique. Hubert Cabana, 2015 39

Directives de qualité de l eau potable Québec Règlement sur la qualité de l eau potable Mieux protéger la population en : 1. mettant à jour les normes qui permettent de déterminer si l eau est impropre à la consommation; 2. permettant un meilleur contrôle de la qualité de l eau de la majorité des consommateurs, selon des fréquences accrues d analyse et un plus large éventail de paramètres; 3. améliorant la qualité de l eau de consommation par l instauration des niveaux minimaux de traitement de l eau et de compétence des opérateurs; 4. améliorant la transparence et l efficience du mécanisme de transfert des données et d alerte des opérateurs, des autorités et de la population. Hubert Cabana, 2015 40

Directives de qualité de l eau potable Québec Paramètres microbiologiques L eau doit être exempte d organismes pathogènes et d organismes indicateurs d une contamination fécale, tels les bactéries coliformes fécales, les bactéries Escherichia coli, les bactéries entérocoques et les virus coliphages F-spécifiques. L eau ne doit pas contenir plus de 10 bactéries coliformes totales par 100 millilitres d eau prélevée, lorsqu on utilise une technique permettant de faire le dénombrement. À chaque période de 30 jours consécutifs, au moins 90 % des échantillons doivent être exempts de bactéries coliformes totales. Hubert Cabana, 2015 41

Directives de qualité de l eau Nombre de personnes desservies 21 à 1 000 1 001 à 8 000 8 001 à 100 000 100 001 et plus potable Québec Nombre minimal d échantillons 2 8 1 par 1 000 personnes Calculer de la même façon que de 8 001 à 100 000, mais à partir de 100 001 ajouter un échantillon par tranche de 10 000 personnes excédant 100 000 Fréquence et lieu Par mois dans des endroits représentatifs du réseau dont 50 % aux extrémités du réseau avec un minimum de 7 jours entre les échantillons Par mois, en raison de 2 échantillons par semaine, dans des endroits représentatifs du réseau dont 50 % aux extrémités du réseau Par mois, si possible, nombre égal d échantillons par semaine, dans des endroits représentatifs du réseau dont 50 % aux extrémités du réseau Par mois, si possible, nombre égal d échantillons par semaine, dans des endroits représentatifs du réseau dont 50 % aux extrémités du réseau Paramètres analysés Bactéries coliformes totales, bactéries coliformes fécales ou Escherichia coli Bactéries coliformes totales, bactéries coliformes fécales ou Escherichia coli Bactéries coliformes totales, bactéries coliformes fécales ou Escherichia coli Bactéries coliformes totales, bactéries coliformes fécales ou Escherichia coli Hubert Cabana, 2015 42

Directives de qualité de l eau potable Québec Substances inorganiques Concentration maximale (mg/l) Antimoine 0,006 Arsenic (As) 0,01 Baryum (Ba) 1 Bore (B) 5 Bromates 0,01 Cadmium (Cd) 0,005 Chloramines 3 Chlorates 0,8 Chlorites 0,8 Chrome (Cr) 0,05 Cuivre (Cu) 1 Cyanures (CN) 0,2 Fluorures (F) 1,5 Nitrates + nitrites (exprimés en N) 10 Mercure (Hg) 0,001 Plomb (Pb) 0,01 Sélénium (Se) 0,01 Turbidité 5 UTN Uranium (U) 0,02 Hubert Cabana, 2015 43

Directives de qualité de l eau potable Québec Pesticides Concentration maximale (µg/l) Atrazine et ses métabolites 3,5 Carbaryl 70 Carbofurane 70 Chlorpyrifos 70 Diazinon 14 Dicamba 85 Dichloro-2,4-phénoxyacétique, acide(2,4-d) 70 Diquat 50 Diuron 110 Glyphosate 210 Métolachlore 35 Métribuzine 60 Paraquat (en dichlorures) 7 Piclorame 140 Simazine 9 Trifluraline 35 Hubert Cabana, 2015 44

Directives de qualité de l eau potable Québec Autres substances organiques Concentration maximale (µg/l) Benzène 0,5 Benzo (a) pyrène 0,01 Chlorure de vinyle 2 Dichloro-1,1-éthylène 10 Dichloro-1,2 benzène 150 Dichloro-1,4 benzène 5 Dichloro-1,2 éthane 5 Dichlorométhane 50 Dichloro-2,4 phénol 700 Monochlorobenzène 60 Pentachlorophénol 42 Tétrachloroéthylène 25 Tétrachloro-2,3,4,6 phénol 70 Tétrachlorure de carbone 5 Trichloro-2,4,6 phénol 5 Trichloroéthylène 5 Trihalométhanes totaux 80 (Concentration moyenne maximale calculée sur quatre trimestres consécutifs) Hubert Cabana, 2015 45

Directives de qualité de l eau Réseau de distribution Réseau de plus de 5 000 personnes non alimenté par un tiers assujetti à ce contrôle Tous les systèmes * non alimentés par un tiers assujetti à ce contrôle Tous les systèmes* non alimentés par un tiers assujetti à ce contrôle Tous les systèmes* alimentant au moins une résidence Tous les systèmes alimentés par une eau de surface Réseaux municipaux et privés dont l eau est chlorée Tous les systèmes institutionnels et touristiques dont l eau est chlorée potable Québec Nombre minimal d échantillons Fréquence et lieu de prélèvement 4 Par an, à l extrémité du réseau 1 Par an, entre le 1 er juillet et le 1 er octobre, au centre du réseau Paramètres analysés 41 substances organiques autres que les trihalométhanes(thm) 15 substances inorganiques autres que le chlore résiduel libre, la turbidité, le ph, les nitrates-nitrites, le plomb et le cuivre 4 Par an, au centre du réseau Nitrates + nitrites (un contrôle inorganique) 2 à 50 Par an, dans des lieux à Plomb et cuivre risque du réseau 4 Par an, au centre du réseau ph 4 à 32, selon la Par an, à l extrémité du population desservie réseau 1 Par an, à l extrémité du réseau Trihalométhanes(THM) Trihalométhanes(THM) Tous les systèmes* 1 Par mois, au centre du réseauturbidité Tous les systèmes* d eau chlorée ou À chaque Par mois, au centre et à Chlore résiduel libre (eau chlorée) chloraminée prélèvement aux fins l extrémité du réseau d analyses Chlore résiduel libre et chlore résiduel bactériologiques Tous les systèmes* d eau traitée au bioxyde de chlore total (eau chloraminée) 4 Par an, au centre du réseau Chlorates Hubert Cabana, 2015 Chlorites 46

Prélèvement d eau souterraine à des fins de consommation humaine L'analyse doit porter sur les paramètres suivants: - bactéries coliformes totales; - bactéries Escherichia coli; - bactéries entérocoques; - arsenic; - baryum; - chlorures; - fer; - fluorures; - manganèse; - nitrates et nitrites; - sodium; - sulfates; - dureté totale basée sur la teneur en calcium et magnésium. Le propriétaire d'un ouvrage de captage doit s'assurer que l'eau destinée à la consommation humaine respecte les dispositions de l'article 3 du Règlement sur la qualité de l'eau potable Règlement sur le captage des eaux souterraines (c. Q-2, r.1.3) Hubert Cabana, 2015 47

Globalement Les installations de traitement de l eau potable doivent rendre disponibles, en quantité suffisante, une eau de qualité adéquate à de multiples usages (résidentiel, commercial, industriel, institutionnel) et ceci à un prix raisonnable; Hubert Cabana, 2015 48

Guide de conception des installations de production d'eau potable Critères de conception des : Prises d eau Unités de traitement Ne considère pas la conception des réseaux de distribution (Directive 001 du MDDELCC) Hubert Cabana, 2015 49

Guide de conception des installations de production d'eau potable Le Guide de conception a pour objectif de préciser les critères de conception des équipements de captage et de traitement de l eau potable et d aider le décideur à choisir la solution optimale pour le respect des normes du RQEP Hubert Cabana, 2015 50

Guide de conception des installations de production d'eau potable Le RQEP (art.5) impose la filtration et la désinfection obligatoires des eaux de surface et des eaux souterraines sous l influence directe des eaux de surface. Le RQEP évite toutefois d appliquer systématiquement la norme de filtration obligatoire des eaux de surface en permettant à certains exploitants, qui s alimentent à partir d une eau de surface de très bonne qualité ou à partir d une eau souterraine sous l influence directe des eaux de surface, de démontrer par des analyses de l eau brute que la filtration peut être évitée (art.5) Hubert Cabana, 2015 51

MDDEP, 2003 Hubert Cabana, 2015 52

MDDEP, 2003 Hubert Cabana, 2015 53

Suivi du procédé L exploitant d un système de traitement municipal ou privé d eaux de surface est tenu de mesurer en continu la turbidité (art. 22) pour : S assurer qu elle ne nuit pas à l efficacité de la désinfection; S assurer de respecter les normes technologiques à la sortie de chaque filtre (1 UTN pour la filtration lente et sur terre à diatomées, 0,1 UTN pour les membranes et 0,5 UTN pour les autres filtres); Vérifier si les critères d exclusion de la filtration sont toujours respectés le cas échéant. Une alarme devra être placée sur les lecteurs (art. 22). Hubert Cabana, 2015 54

Suivi du procédé L exploitant tenu de désinfecter l eau en permanence doit aussi mesurer une fois par jour le ph et la température à la sortie du traitement ou du réservoir (art. 20). Impact de ces paramètres sur la qualité de la désinfection. Hubert Cabana, 2015 55

Les technologies approuvées Le Guide de conception des installations de production d eau potable présente une description ainsi que les critères de conception des différentes technologies de traitement qui sont réputés suffisantes pour répondre aux exigences du Règlement sur la qualité de l eau potable (RQEP). Au Québec, le Comité sur les technologies de traitement en eau potable est mandaté par le MDDEFP pour procéder à la reconnaissance et à la détermination des critères de conception de ces technologies de traitement (http://www.mddefp.gouv.qc.ca/eau/potable/guide/fiche s.htm). Hubert Cabana, 2015 56

L épuration de l eau brute Se fait en combinant différentes opérations unitaires Élimination par des processus physiques (filtration, sédimentation, etc.), chimiques (coagulation, oxydation, etc.) et biologiques (oxydation, etc.) Visite guidée virtuelle Hubert Cabana, 2015 57

L épuration de l eau brute Traitement «conventionnel» Qasim et al. (2000) Hubert Cabana, 2015 58

L épuration de l eau brute Traitement «conventionnel» + déminéralisation Qasim et al. (2000) Hubert Cabana, 2015 59

L épuration de l eau brute Parsons et Jefferson (2006) Hubert Cabana, 2015 60

Hubert Cabana, 2015 61

Hubert Cabana, 2015 62

L épuration de l eau brute La sélection de cette suite d opérations unitaires doit : Permettre de respecter les critères de qualité; Selon les variations journalières/saisonnières, etc. de la demande Selon la variation à long terme de la qualité de l eau brute Considérer les conditions du site : installations existantes, l espace disponible, les impératifs hydrauliques, etc.; Considérer la fiabilité du système développé; Permettre une opération simple et flexible; Permettre une mise à niveau du procédé en cas de changement de la qualité de l eau brute; Hubert Cabana, 2015 63

L épuration de l eau brute La sélection de cette suite d opérations unitaires doit : Être en mesure de répondre aux pics hydrauliques; Être opérée par du personnel n ayant pas de besoin de PhD pour le faire! Répondre aux normes du MDDELCC; Être conçue selon les normes internes de firmes ayant développées une expertise dans ce type d ouvrage; Être facile à construire; Être la moins onéreuse possible (construction + opération). Hubert Cabana, 2015 64

Le processus de design Le coût du processus de conception d une usine de traitement de l eau potable représente de 5-10% du coût estimé de construction de l infrastructure; Ce processus dure de 9-12 mois; La construction dure normalement de ~ 3 ans Hubert Cabana, 2015 65

Développement de projets d usine de traitement des eaux potables 1. Planification générale Besoin en traitement et options possibles. Lien avec les critères de qualité 2. Sélection des unités Choix selon l expérience du concepteur, des essais en lab, à l échelle pilote et plein échelle. Ces essais permettent d obtenir des informations vitales pour la conception. Ces essais fournissent des critères de design pour les opérations unitaires choisies; Hubert Cabana, 2015 66

Développement de projets d usine de traitement des eaux potables 3. Design préliminaire Évaluation de différents scénarios : dimensions des équipements, localisation, bâtiments nécessaires, etc. À cet étape, le niveau de détails atteint permet une bonne estimation du coût du projet. Utilisation de ces estimations pour le plan de financement et le design final. 4. Design final Préparation des dessins et devis. Travail en collaboration avec les compagnies spécialisées dans les différentes opérations unitaires. Permet d obtenir les soumissions pour la construction. Hubert Cabana, 2015 67

Design préliminaire Le design préliminaire contient habituellement : Représentation schématique des unités de traitement de l eau et des biosolides; Diagramme d écoulement de ces unités; Profile hydraulique de l usine (hauteur d eau) pour les débits moyens et de pointe; Les critères de design utilisés et les dimensions des principales unités; Besoins en espaces pour les services auxiliaires (administration, stockage des produits chimiques, etc.); Le concept de contrôle de l usine. Hubert Cabana, 2015 68

Design final La phase finale de design est réalisée après la phase d ingénierie préliminaire, l acceptation des critères de design retenus et le financement du projet. Elle inclus les plans et spécifications détaillées : Des équipements à installer (dimensions précises, poids, services nécessaires, les contrôles nécessaires, etc.); Des services auxiliaires (pompes, valves, administration, sanitaires, etc.); De la tuyauterie et des éléments structuraux (dimensions, élévations, etc.). Hubert Cabana, 2015 69

Design final Nécessite des interactions soutenues entre différentes professionnels : Ingénieurs civil et mécanique (et chimique) Établissement du diagramme d écoulement, modification des équipements existants, etc. Considérations géotechniques Design architectural Design mécanique Design électrique Design d instrumentation/contrôle Hubert Cabana, 2015 70

Design final Implications dans cette phase de design Propriétaires de l ouvrage Législateur Cet exercice permet un estimé final du coût du projet Devis et soumission des entrepreneurs spécialisés et des fournisseurs d équipements Hubert Cabana, 2015 71

Critères de conception Devant la complexité/diversité des matrices à traiter, il s avère difficile de designer à partir des notion fondamentales; Critères de conception englobent l ensemble des processus fondamentaux et la variabilité de l eau brute; Au Qc, le MDDELCC a publié le Guide de conception des installations de production d eau potable. Hubert Cabana, 2015 72

Cheminement de conception Hubert Cabana, 2015 MDDEP (2003) 73

Lectures associées Qasim, Edward et Zhu, (2000). Water Works Engineering. Planning, Design & Operation. pp. 8 58. MDDEP, (2003). Guide de conception des installations de production d eau potable. pp. Chapitres 1-4. Hubert Cabana, 2015 74