Fréquence et biodiversité des moisissures de l habitat



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Fréquence et biodiversité des moisissures de l habitat Gabriel REBOUX Laboratoire de Parasitologie-Mycologie CHU de BESANCON 5 e Journée du Réseau ALLERGOLOR Vittel 2008

PLAN DE L EXPOSE Généralités Espèces potentiellement pathogènes Enquête environnementale Fréquences, concentrations et seuils

GENERALITES

CLASSIFICATION Différents modes de reproduction =classifications complexes - forme sexuée / forme asexuée Espèces répertoriées: 60 000 à 120 000 Basidiomycètes (14 000 espèces) : Coprinus, Pleurotus, Ustilago, (influence saisonnière) Les «levures» (Basidiomycètes Cryptococcus- et Ascomycètes) «Moisissures» = autres champignons filamenteux microscopiques (= Zygomycètes, Ascomycètes, Deutéromycètes)

Zygomycètes CLASSIFICATION

CLASSIFICATION Ascomycètes Deuteromycètes Alternaria Phialophora Cladosporium Phoma Penicillium Aspergillus Graphium Chaetomium Humicola Geotrichum Aureobasidium Epicoccum

BESOINS PHYSIOLOGIQUES Air : majorité aérobie Eau : (A w ) mini. 0,65 (xérophiles), 0,85-0,98 Température : 20-35 C (mésophiles) ++, 20-50 C (thermotolérante s), qqs thermophiles (optimale >45 C), qqs psychrophile s (< 15 C) ph : 5,5-9,0 (qqs ph 2), (expression enzymatique variable) Lumière : pas obligatoire, (sauf parfois pour sporuler) Substrats : Cellulose, lignine, protéines, sucres (production de mycotoxines liée au type de substrat)

ORIGINE Flore fongique extérieure colonise les végétaux et les matières organiques (spores transportées par le vent) Flore fongique intérieure colonise les différents substrats en fonction de l hygrométrie et de la température Moyenne 1976-2000 Bruxelles Concentration en spores de l air «extérieur» «Spores» ou conidies d Aspergillus fumigatus

LES ESPECES POTENTIELLEMENT PATHOGENES

Cladosporium: Espèces : C. sphaerospermum, C. cladosporioides, C. herbarum (été) Températures de croissance: Mini 4 C Optim.20-28 C Max 32 C C. sphaerospermum Habitat: Plantes, sol, textiles, air Pouvoir Pathogène / mode d action : Allergisant ++ C. cladosporioides

Espèces : Penicillium (P. chrysogenum, P. olsoni, P. brevicompactum, P. islandicum ) (150 espèces) Températures de croissance: Mini 4 C Optim. 25-30 C Max 35 C (>37 C Habitat: Plante en pot, cellulose Pouvoir Pathogène / mode d action : Allergisant + Toxique +, Odeur ++ (COV ++) L identification des espèces est difficile et peu réalisée P. chrysogenum seul testé en allergologie P. marneffei)

Aspergillacées (250 espèces): Espèces : Aspergillus fumigatus, A. flavus, A. versicolor, A. glaucus Températures de croissance : Thermotolérants Opt 37-42 C: A. fumigatus (maxi > 55 C), A. flavus, Mésophiles Max 30-35 C: A. versicolor, A. glaucus Habitat: Sol, fourrage, compost, céréales, aliments, fruits, air Pouvoir Pathogène / mode d action : Infectieux + (A. fumigatus, A. flavus), Allergisant + (A.versicolor) ABPA (mucoviscidose) (A. fumigatus) toxique++ (aflatoxine, ochratoxine ) A. ochraceus

Porosporés et proches: Espèces : Alternaria, Ulocladium, Pithomyces Températures de croissance : Mini 2 C Optim.25-28 C Max 32 C Habitat : Plantes, sol, textiles, carton, air Plâtre, poutres, textiles (Ulocladium) Pouvoir Pathogène/mode d action Allergisant +++ Alternaria Ulocladium Pithomyces

Mucorales: Espèces : Mucor, Absidia, Rhizopus Températures de croissance: Mini 5 C Optim.20-25 C Max 45 C Habitat: sol, fourrage, aliments, fruits, air Pouvoir Pathogène / mode d action : Infectieux (Mucormycoses) Absidia Allergisant (Mucor circinelloides et Rhizopus microsporus) PHS domestique (Absidia corymbifera) Toxique Rhizopus

Espèce : Botrytis cinerae, Températures de croissance: Mini 5 C Optim.22-25 C Max 35 C Habitat: Plantes (vigne, tabac),air Pouvoir Pathogène / mode d action : Allergisant,(Alvéolite des vignerons)

Espèces à cleistothèces ou pycnides Espèces : Chaetomium globosum Phoma glomerata, Températures de croissance: Mini 5 C Optim. 18-25 C Max 37 C Habitat: Végétaux, cellulose (livres, cartons), air Pouvoir Pathogène / mode d action : Allergisant + (asthme) X100 Chaetomium sp. X 10 Phoma sp.

Espèce : Epicoccum nigrum, Températures de croissance: Mini 3 C Optim.23-28 C Max 45 C Habitat: Plantes mortes, sol, cellulose Pouvoir Pathogène / mode d action : Allergisant (rhinites estivales et asthme)

Espèces : Acremonium strictum Fusarium solani Températures de croissance: Mini 3 C Optim.27-31 C Max 37 C Habitat: Plantes, sol, (eau), air Pouvoir Pathogène / mode d action : Infectieux: fusarioses disséminées, kératites Acremonium Allergisant (V) Toxines ++ (trichothécènes, zéaralenones ) Fusarium

Espèces : Stachybotrys chartarum, Températures de croissance: Mini 7 C Optim. 23 C Max 40 C Habitat: Cellulose (très humide) (A w 0,98) Pouvoir Pathogène / mode d action : Allergisant + S. chartarum Toxique (+ à +++) (Satratoxines H et G, verrucarine, roridine ) Hémorragie pulmonaire (discuté) Présence dans 3 à 25% des logements

Espèces : Scedosporium apiospermum, S. prolificans Températures de croissance: Optim. 25-30 C Max 37 C Habitat : Plante en pot, véranda Pouvoir Pathogène / mode d action : «A»BPA (mucoviscidose) S. prolificans

ENQUÊTES ENVIRONNEMENTALES Réseau d Allergologie de Franche-Comté RAFT (J-M Rame, H. Ammari) 145 enquêtes depuis Mai 2003 Etude «Habitat et moisissures» 138 logements, (G. Reboux, L. Millon, S. Roussel, AP Bellanger, F. Grenouillet)

OU ET QUOI PRELEVER? Dans la chambre, la salle de bain, +/- pièce suspecte Reboux G & Nolard N, Rev Mal Resp 2006 Roussel S et al., J Environ Monitoring, 2008 Reboux G et al., Indoor Air, 2008 (In Press) L air, les surfaces, parfois des substances, de la poussière Bellanger AP et al., J Applied Microbiol (Soumis Août 2008)

ECHANTILLONNAGE Air Variation des capacités aérologiques des spores / espèces Validité de mesures isolées? (2 mesures à 3 mois d interv.) Relation avec l air extérieur? (prélever préf. d octobre à avril) Surfaces Développement des biofilms en fonction des degrés d humidités, des composants, de la température (aspect qualitatif) Relation quantitative avec l air? (faible si ventilation ++) Substances (plantes, bouquets secs, toiles de jutes, tapisseries, plâtres, poussières )

ANALYSES MICROBIOLOGIQUES Comptage microscopique - pas d identification de certaines espèces (Aspergillus/Penicillium) - identification d espèces non cultivables (Ustilago) - imprécision du comptage Filtre «toluène-vaseline» Moisissures, Pollens, bactéries, acariens, squames et fibres végétales

ANALYSES MICROBIOLOGIQUES Cultures - moisissures + actinomycètes + bactéries = 6 milieux - toutes les espèces ne sont pas revivifiables (1%, 0.1%, 0.01%?) - analyses très spécialisées, «chronophages» Petriella sp. Reboux, J Mycol Med, 2006

ANALYSES MICROBIOLOGIQUES PCR Temps réel - spécificité variable, - une sonde par micro-organisme PCR temps réel (Stachybotrys chartarum) Haugland R, Mol Cel Probes, 1999 Millon L et al, J MycolMed, 2006 Pitkaranta M et al, Applied Envir Microb, 2008 Evaluations globales (EPS, glucans, chitine, ergostérols, COV ) - pas d isolement de souches, pas de «seuils acceptables» publiés Douwes J et al, JACI,1999 Robine E et al, Rev Fr All Imm Clin, 2006

FREQUENCES, CONCENTRATIONS, SEUILS

FREQUENCE DANS L AIR Suède: Penicillium 85% (dt P. chrysogenum 2%), Alternaria 60%, Levures 52%, Trichoderma 35%, Ulocladium 24%, Phoma 13%, A. versicolor 9%, Cladosporium 4%, Stachybotrys 3% [Bornehag, Indoor Air, 2004] Finlande: Penicillium 91%, Levures 71%, Cladosporium 68%, Aspergillus 41%,Oidiodendron 29%, Aureobasidium 26%, Acremonium 18%, Stachybotrys 12%, Mycélium stérile 76% [Hyvärinen, Cent Eur J Publ Health, 2001] Belgique: Penicillium 95%, Cladosporium 95%, Aspergillus 90%, Botrytis 70%, Aureobasidium 53%, Scopulariopsis 52%, Alternaria 40%, Acremonium 30%, Ulocladium 25%,Mucor 21%, Rhizopus 18%, Stachybotrys 17%, Trichoderma 15% et 41 espèces à qqs % [Beghin, Aerobiologia, 1994]

CONCENTRATIONS ACCEPTABLES? Normes ou recommandations: Brésil (750 ufc/m 3 ) [Nunes, Mem Inst Oswaldo Cruz, 2005] Europe EN14988 (50,200,10 3, 10 4, 10 5 ufc/m 3 ) [in WHO Europe,2004] Finlande (> 100 ufc/m 3 : insp. visuelle; > 500 ufc/m 3 : 6 + 5 analyses) France (SRU et CSHPF : pas de norme) Valeurs indicatives: - 732 ufc/m 3 : médiane logements investigués (Lab Hyg Ville de Paris) -faible cont.< 170; cont. Intermédiaire 170-560; forte contamination 560-1000; Très forte >1000 ufc/m 3 [Reboux, Indoor Air, 2008, révision] -Seuils d alerte (en ufc/m 3 ) : >100 [Oghke, 1987], >150 [Miller, 1988], >200 [Yang, 1993], > 500 [Hyvärinen, 2001], >1000 [Morey, 1984], Modulation des conclusions en fonction des espèces dominantes

CONCLUSIONS Peux-t-on établir une relation dose effet? Comment évaluer le «poids réel» de chaque espèce? Rôle des interactions entre micro-organismes Rôle de la sensibilité individuelle Rôle de l histoire individuelle de l exposition