n 18ITINÉRAIRES ITINÉRAIRES
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- Eugénie Pothier
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1 n 18ITINÉRAIRES ITINÉRAIRES n 18 Maîtrise des fermentations spontanées et dirigées FRANCE Institut Français de la Vigne et du Vin
2 Sommaire Les levures : des champignons naturels et sélectionnés... page 4 Les fermentations spontanées : un protocole strict pour leur maîtrise... page 9 Levurage et fermentations dirigées : choix et maîtrise... page 14 L hygiène en œnologie : maîtrise des populations microbiennes... page 21 J-L. Berger, IFV Avant-propos Confrontée à la concurrence aiguë des pays émergents, la filière vin française doit aujourd hui adapter son offre à des consommateurs de plus en plus soucieux de la qualité proposée. La segmentation des marchés peut être une réponse adaptée et les outils de la biotechnologie que sont les levures, sont susceptibles d être des auxiliaires précieux pour la caractérisation ou la différenciation des vins. Face au choix d un arsenal biologique performant, complexe et encore parfois opaque, ce document présentant un point d actualité des fermentations alcooliques - qu elles soient spontanées ou dirigées - permet d éclairer et d apporter des solutions concrètes aux professionnels. Jean-Pierre Van Ruyskensvelde Directeur Général FRANCE Institut Français de la Vigne et du Vin
3 Introduction La levure est un élément prépondérant dans les itinéraires techniques d élaboration des vins. Le changement de comportement des consommateurs à l égard du vin conduit aujourd hui la profession à intégrer leur part d exigences dans les schémas d élaboration des vins. Le choix des levures, puis leur maîtrise au cours de la fermentation alcoolique sont des étapes cruciales dans l articulation des process mis en œuvre. Une grande majorité des opérateurs utilisent désormais les levures sélectionnées pour sécuriser les fermentations et marquer le vin sur des critères spécifiques, recherchés par le consommateur (arômes agréables, acidité moindre ). Cependant, une frange grandissante de professionnels - pour des raisons culturelles ou médiatiques - fait le choix de fermentations Transport de levures sur une patte de drosophile spontanées. Quelles que soient les raisons objectives ou subjectives de ces choix, le vinificateur doit maîtriser de manière fiable les conditions de développement de ces flores levuriennes, afin qu elles puissent durablement exprimer leurs potentialités au cours de la fermentation alcoolique et éviter les accidents et les déviations organoleptiques. Depuis plus de 30 ans, l Institut Français de la Vigne et du Vin a développé des techniques microbiologiques pour sécuriser les fermentations et a notamment sélectionné une quinzaine de souches de levures pour la filière viti-vinicole. Ce document se propose de donner des réponses concrètes aux attentes des vinificateurs, non seulement sur le choix du levurage, mais également sur toutes les conditions opérationnelles que cela implique, tant en amont qu en aval, pour la réussite de l implantation des levures dans les moûts de raisin. Alain Poulard Responsable levures et fermentation alcoolique P. Mackiewicz, IFV A. Poulard, IFV 3
4 Maîtrise des fermentations 4 Les levures : des champignons naturels et sélectionnés La biodiversité de la flore spontanée du raisin et du chai A la vigne, les populations de levures sont faibles et concurrencées par les moisissures. La plupart des espèces sont oxydatives, c est-à-dire qu elles ne transforment pas, ou très peu, les sucres contenus dans le raisin en alcool. On ne trouve que très peu de levures fermentaires de type Saccharomyces cerevisiae sur les raisins. Des travaux récents ont montré que les levures œnologiques constituent un groupe spécifique dont l évolution a sans doute accompagné l expansion de la vinification. C est ainsi que dans le moût en fermentation, on ne retrouve pas systématiquement les levures issues du raisin. Des conditions particulières de vinification (à basse température, par exemple) peuvent sélectionner certaines espèces de levures, comme cela a été décrit en Alsace. Par contre, le chai se caractérise par une atmosphère chargée en levures fermentaires et oxydatives. 100 % Année 1 100% Année 2 100% Année 3 Parcelle Pressoir Cuve Parcelle Pressoir Cuve Parcelle Pressoir Cuve S. cerevisiae S. uvarum Forme de conservation de Saccharomyces cerevisiae A. Poulard, IFV Graphique 1 Composition des flores levuriennes en début de fermentation (d après Lollier, 2003) Raisin Moût en fermentation Majoritaires Aureobsidium pullulans Candida famata Brettanomyces Autres levures peu ou non fermentaires (Rhodotorula ) Saccharomyces cerevisiae Saccharomyces uvarum Autres Kloeckera apiculata Metschnikowia pulcherrima Saccharomyces sp. Kloeckera apiculata, javanica, apis Metschnikowia pulcherrima Torulaspora delbrueckii Saccharomyces sp. Schizosaccharomyces sp. Candida famata Tableau 1 Quelques levures isolées des raisins et des moûts en fermentation (d après C. Cuinier et A. Poulard, 2003) A la vigne comme au chai : diversité et variabilité.
5 Institut Français de la Vigne et du Vin Morvan Coarer, IFV Kloeckera apicula : levure de début de fermentation de faible intérêt technologique Nombre de levures (UFC/m 3 ) S. cerevisiae Levures oxydatives avant vendanges début vendanges milieu vendanges Graphique 2 Dénombrement de levures dans l atmosphère d un chai (Muscadet, 2001) 5 voûtes sols madriers pressoirs cuves robinets fûts P. anomala Tr. cutaneum I. terricola M. pulcherrima D. hansenii C. saitoana A. pullulans Nombre de levures (UFC/m 3 ) Graphique 3 Exemple de répartition des différentes espèces de levures dans une cave (d après Belin, 1979) Immédiatement après débourbage, se développent différentes espèces de levures apiculées et oxydatives ne produisant que très peu d alcool : Kloeckera, Candida, Metschnikowia Après quelques jours, ces espèces sont supplantées par le genre Saccharomyces qui assure alors la plus grande partie de la fermentation alcoolique. Les espèces oxydatives peuvent cependant réapparaître de manière sporadique à l occasion de diverses opérations de vinification : remontage, aération, chaptalisation P. membranifaciens S. cerevisiae Contrairement à ce que l on a longtemps pensé, la fermentation spontanée n est pas une «course de relais». On observe un nombre important de souches différentes (5 à 20), qui varient au cours de la fermentation et d une année à l autre. Les souches minoritaires sont rarement présentes plus d un jour ou deux et en faible proportion. De ce «pool» ou consortium, émergent progressivement une ou deux souches dominantes. Ces souches dominantes peuvent parfois se maintenir plusieurs années, mais il est plus fréquent d enregistrer un renouvellement annuel. L évolution des caractéristiques analytiques globales des vins obtenus par fermentation spontanée suit celle de la proportion de la souche dominante, notamment en ce qui concerne le degré alcoolique. Profil génétique de dix souches de Kloeckera apiculata isolées en début de fermentation M. Coarer, IFV
6 Maîtrise des fermentations 6 Par contre, les souches minoritaires ne sont pas présentes de manière suffisamment significative, tant en durée qu en proportion, pour imprimer concrètement leur marque organoleptique. Les travaux menés par l IFV n ont pas permis de relier la diversité à la complexité, ni l apparition de telle ou telle souche à celle de tel ou tel composé. Le seul impact mesuré de l augmentation du nombre de Saccharomyces différentes est l allongement de la durée de fermentation. % jours Graphique 4 Proportion de non Saccharomyces dénombrées dans le moût durant la fermentation alcoolique % année 1 année 2 année jours Graphique 5 Proportion de la souche dominante lors de la fermentation pour trois millésimes consécutifs dans une cuve (dominante différente d une année à l autre) 1995 à 1997, Melon B, IFV Nantes 9 année 1 année 2 année nombres Graphique 6 Evolution du nombre de souches différentes durant la fermentation lors de trois millésimes dans une cuve (1995 à 1997, Melon B, IFV Nantes) jours
7 Institut Français de la Vigne et du Vin La diversité de la microflore n est pas synonyme de complexité du vin Dans tous les cas, notamment en raison du développement précoce et important de Kloeckera apiculata, la fermentation spontanée s accompagne d une augmentation de l acidité volatile par rapport à une fermentation induite. Sans être obligatoirement néfaste, cela peut être handicapant, tant au niveau de l agrément qu à celui de la commercialisation. Si les fermentations spontanées peuvent souvent se dérouler sans aucun problème, dans environ 30 % des cas on assiste à des fins de fermentations difficiles et languissantes. Contrairement aux accidents de fermentations, ces situations sont difficiles à corriger et ont des conséquences aromatiques impliquant des dépréciations plus ou moins fortes. 7 Nombre Acidité volatile Acétate d éthyle Degré acquis de lots (gh 2 SO 4 /l) (mg/l) (% vol) Kloeckera apiculata 70 0, ,0 Saccharomyces cerevisiae 165 0, ,7 Tableau 2 Composition moyenne des moûts fermentés avec une souche pure, en fiole de 250 ml en conditions identiques (IFV SICAREX Beaujolais, 2003) jour non Saccharomyces souche 1 souche 2 souche 3 souche 4 souche 5 souche 6 souche 7 souche 8 souche 9 souche 10 souche 11 souche 12 souche 13 souche 14 souche 15 souche 16 souche 17 souche 18 souche 19 souche 20 souche Tableau 3 Exemple de diversité levurienne inter et intra spécifique au sein d une même fermentation E. Vinsonneau, IFV La fermentation spontanée n est bien sûr pas responsable de tous les problèmes susceptibles de se présenter. Elle est réalisée par un consortium microbien difficilement contrôlable. Mal maîtrisée, elle laisse le champ libre à de multiples complications. La fermentation spontanée constitue donc, dans tous les cas, un risque qu il convient de bien calculer et de prendre en connaissance de cause Microvinifications pour les études microbiologiques de l IFV
8 Maîtrise des fermentations 8 année nombre de souches durée de la fermentation (jours) Tableau 4 Diversité levurienne et durée de fermentation. Melon B, SICAREX du Pays Nantais Graphique 7 Relation entre la proportion de la souche dominante et l avancée de la fermentation alcoolique (exemple d une fermentation de Melon B suivie en 1995) TAV (%vol) jours % dominante Processus d'élaboration des vins Diversité microbienne Espèces non fermentaires Espèces fermentaires faiblement tolérantes à l'éthanol Espèces fermentaires tolérantes à l'éthanol et sensibles au SO 2 Espèces résistantes à l'éthanol Baie Moût Fermentations Elevage Bouteille Figure 1 Proportions des différentes catégories d espèces de levures de la baie de raisin au vin en bouteilles (d après Renouf et al., 2006) Comme nous venons de le voir, la microflore levurienne spontanée indigène varie de manière importante d une parcelle à l autre, d un chai à l autre, d une cuve à l autre, d une année à l autre. Il est bien difficile, dans ces conditions, de la considérer comme un élément objectif du terroir. Il n y a sans doute pas de levure de «terroir». Par contre, le terroir, tout comme les pratiques culturales et la climatologie du millésime, a sans doute un impact plus ou moins direct sur la structure globale de la microflore levurienne. Dénombrement des unités formant colonies dans les laboratoires IFV P. Mackiewicz, IFV
9 Institut Français de la Vigne et du Vin Les fermentations spontanées : un protocole strict pour leur maîtrise 9 La flore levurienne engagée dans les fermentations spontanées présente généralement une grande complexité. Initialement localisée sur la cuticule de la baie de raisin, elle s enrichit progressivement par contact de la vendange avec le matériel de transport et au cours des opérations de convoyage et de traitement à la cave. Dans ce cortège floristique composite, où bactéries lactiques, bactéries acétiques et moisissures se retrouvent, la présence inopinée de levures sélectionnées contaminant les substrats (tels que les matériels ) en amont ou dans la cave ne peut être exclue. Ces levures sont rescapées des utilisations antérieures. Fermentations en flores spontanées En fermentation spontanée, la flore levurienne est imposée par la nature. Parfois, elle permet une vinification sans incident lorsqu elle est bien adaptée. Dans d autres cas, certaines levures A. Poulard, IFV Flore indigène composite du moût présentant des défauts œnologiques sont dominantes pendant au moins une phase de la fermentation. Des défauts, liés à certaines levures indigènes, figurent dans le tableau 5. Accidents constatés Fermentation incomplète Production importante de SO 2 Goût de réduit (H 2 S, mercaptan) Production importante d acétate d éthyle, d acide acétique (ascescence) Désacidification importante Mauvais goûts, odeur de bergerie (phénols volatils), odeurs de cuir, de gouache Production importante d acétaldéhyde (éthanal) Formation d écume Levures impliquées Saccharomyces Saccharomyces Saccharomyces Schizosaccharomyces Hanseniaspora Kloeckera Hansenula Metschnikowia Schizosaccharomyces Dekkera Brettanomyces Saccharomyces Saccharomycodes ludwigii Saccharomyces Tableau 5 Exemples de défauts induits par des levures indigènes La réussite de fermentations spontanées nécessite la mise en œuvre et la maîtrise totale de moyens appropriés : - choisir une vendange de qualité sanitaire indiscutable, - maîtriser les triturations de la vendange et les délais avant l encuvage, - rechercher un niveau d hygiène élevé des locaux, couplé à l utilisation de matériels de vinification, si possible spécifiques, - retenir de préférence les premiers lots de vendanges récoltés, la pression microbienne étant moins forte dans les locaux et sur le matériel œnologique, - adapter le sulfitage (3 à 5 g/hl) pour sélectionner les souches de levures les plus performantes. Pour la vinification en blanc, après débourbage et en l absence de l introduction d un pied de cuve, le temps de latence avant le départ en fermentation peut parfois atteindre plusieurs jours, augmentant ainsi les possibilités de contaminations (aéroportées, par contact ). Dans la cave, l utilisation de matériels non spécifiques (pompes, tuyaux) pour les opérations de remontage et les drapeaux pour maîtriser la température reste un maillon sensible pour la maîtrise globale des pollutions.
10 Maîtrise des fermentations 10 Fermentations à l aide d un pied de cuve L inoculation des moûts avec des pieds de cuve vise à : - pallier la déficience de la microflore naturelle induite par l apport de SO 2 ou d éventuels résidus de produits phytosanitaires présents dans le moût par l apport d une flore déjà acclimatée de manière à initier plus rapidement le démarrage en fermentation, - éviter l attente de la phase de pré-multiplication, ce qui laisse donc peu de chance au développement de micro-organismes d altération. Le consortium levurien choisi pour le développement du pied de cuve doit être de valeur technologique indiscutable pour assurer une fermentation harmonieuse et complète. A défaut d avoir une connaissance précise de la flore impliquée, il convient de choisir pour la réalisation du pied de cuve une vendange issue des parcelles dont les moûts ne présentent généralement pas de difficultés en fermentation spontanée. Au même titre que les fermentations spontanées, les levains destinés à la mise en œuvre de pieds de cuve doivent favoriser le développement des souches de Saccharomyces cerevisiae mais elles peuvent être aussi occasionnellement contaminées par des levures sélectionnées si elles sont présentes ou utilisées dans les mêmes installations. Cueillette de raisins une semaine avant le début des vendanges 1 Apport de SO 2 : 6-10 g/hl dès l extraction du jus 2 Apport d azote : 5 à 10 g/hl lorsque la densité a chuté de 20 unités 3 Aération ou apport d oxygène lorsque la densité a chuté de 20 unités Pressurage Ajout de moût débourbé et sulfité 10 fois la quantité initiale Ajout de moût débourbé et sulfité 2 fois la quantité initiale 24 à 48 h 24 h 48 heures après le début de la fermentation du pied de cuve, incorporer dans le moût à ensemencer pour la propagation en cascade Levain provenant de l étape 1 Etape 1 : Préparation du pied de cuve Etape 2 : Propagation du pied de cuve Figure 2 Les deux étapes de l ensemencement par pied de cuve L addition d un levain issu d un pied de cuve a pour but de favoriser les levures spontanées afin qu elles restent dominantes pendant toute la durée du processus fermentaire. Elles doivent prendre le pas sur les souches de levures dites «indésirables» et éviter l intervention prématurée des bactéries lactiques. La propagation généralisée des levains liquides tels qu ils étaient pratiqués il y encore 60 ans n a pas fait l objet de travaux récents. Des contraintes importantes pour un succès aléatoire.
11 Institut Français de la Vigne et du Vin Cohabitation entre fermentations dirigées et fermentations spontanées Dans certaines structures, où le vinificateur conduit dans un même local des fermentations dirigées (avec ajout de pied de cuve ou de levures sèches actives) et spontanées, les risques de contamination deviennent très élevés. Afin de réduire au maximum les possibilités de contaminations dans les locaux de cuverie, quelques règles de base doivent être mises en œuvre : - disposer si possible d un local spécifique pour conduire séparément fermentations spontanées et dirigées, - utiliser également dans chaque local les pompes, les tuyaux comportes et en général le petit matériel servant pour le chargement en moût des cuves, les soutirages et les chaptalisations, - pour les maîtrises thermiques, envisager un équipement spécifique par cuve. Nombre d'unités formant colonie par ml log Addition d'o 2 et incorporation d'azote assimilable Apport de SO jours Graphique 8 Evolution de la population levurienne totale dans un moût en début d une fermentation dont la durée totale est de 21 jours 11 La réussite du levurage est conditionnée par l utilisation des levains lorsque les cellules sont dans un état physiologique favorable à leur développement. L idéal est de réaliser l ensemencement vers la fin du stade de multiplication afin de concilier l état d activité avec une densité cellulaire suffisante. Ces conditions sont en général obtenues 24 à 48 heures après le premier dégagement gazeux suivant l ensemencement. Contrairement à l inoculation des levures sèches actives (LSA), l utilisation des levains indigènes ne permet pas d obtenir une bonne reproductibilité de la flore des moûts inoculés et donc une constance de qualité dans les vins, laissant une grande part à la compétition entre souches et au hasard des contaminations dans les chais (figure 3). P. Mackiewicz, IFV Prélèvements de moûts pour analyses microbiologiques
12 Maîtrise des fermentations 12 Levain du pied de cuve Cuve 1 à j+2 S26 S31 S32 S33 S34 S35 S36 S37 S39 S41 S43 S49 S50 S51 NS2 Cuve 3 à j+7 Cuve 2 à j+5 Figure 3 Flores composites de moûts de Muscadet ensemencés avec le levain du pied de cuve S = Saccharomyces, NS = non Saccharomyces Des contraintes économiques supérieures par rapport à l utilisation des levures sélectionnées Cet aspect est relativement difficile à chiffrer dans le sens où avec l utilisation des levains indigènes, des contraintes particulières interviennent dès la phase pré-fermentaire jusqu en fin de vinification. Le tableau 6 résume l ensemble des sujétions liées au mode de levurage. Globalement, le levurage direct assure une régularité en terme de qualité intrinsèque des produits. Dans le cas de la mise en œuvre d un levain indigène, les contraintes techniques sont telles que le manque de rigueur et de professionnalisme peuvent Remontage avec aération en début de fermentation aboutir à des résultats très insuffisants, conduisant à une perte de valeur marchande très préjudiciable pour l élaborateur. Cette dernière technique doit être privilégiée pour la réalisation de cuvées spéciales ne mettant en œuvre qu un volume minoritaire au sein de l exploitation. Le prix des LSA se situe entre 21 à 46 euros HT par kg, selon les souches. Les doses d emploi étant comprises entre 10 et 20 g/hl, le coût de leur utilisation ramené au litre de vin est compris entre 0,01 et 0,09 euro. A. Poulard, IFV
13 Institut Français de la Vigne et du Vin Stade d élaboration Utilisation des LSA Utilisation d un levain indigène Réalisation du levain - Récolte anticipée (8 à 10 jours) et surveillance de la croissance. Pureté de l inoculum Contrôlé et reproductible Le moût de raisin est chargé de manière variable en populations de micro-organismes. L implantation d un levain est possible mais non garantie. Phase de latence Liée à la souche utilisée, Quasiment absente si les conditions de milieu aux facteurs du milieu et (sucres, SO 2, température ) du levain et aux conditions de production du moût à ensemencer sont proches. des LSA Incorporation Mise en œuvre aisée, Le respect des contraintes est plus délicat : des souches volumes faibles à utiliser utilisation de pompes, de tuyaux et de cuvons. ne nécessitant pas de pompes Temps de travail plus important en raison d une multiplication en cascade. Reproductibilité Constance dans la maîtrise ; Le niveau de population est variable et dépend qualité des LSA constante ; de l état physiologique des souches. inoculum toujours réalisé avec Difficulté d obtenir un inoculum aux caractéristiques une population connue constantes, la population et le nombre de souches évoluant au gré des repiquages. Hygiène Les sources de contamination C est la contrainte la plus lourde : l utilisation sont faibles de grandes cuves pour préparer les pieds de cuve (bac de réhydratation) pendant des laps de temps conséquents, l utilisation de pompes et tuyaux pour les transferts multiplient les risques de contamination. Un plan d hygiène rigoureux est indispensable. Les moyens à mettre en œuvre sont quasiment doublés pour assurer au minimum la pureté des levains. Niveau de population A la dose de 10 g/hl, Il faut apporter au minimum 5 % du volume apportée les populations apportées de la cuve en levain pour assurer un départ sont régulières en fermentation du moût. (1 million de cellules/ml) Contrôle d implantation Possibilité de vérifier l implantation Absence de maîtrise. des souches de la souche de levure mise en œuvre par les outils de la biologie moléculaire Respect de Les faibles volumes de LSA Le volume de 5 % apporté ne possède pas la matière première respectent les efforts de sélection forcément le même niveau qualitatif que la matière de la vendange à ensemencer. L ajout du levain en vinification en rouge peut conduire à une dilution de la couleur. Contraintes Coût facilement mesurable ; Le coût réel est difficilement calculable, les coûts de main d œuvre opération nécessitant peu de en main d œuvre et en matériel sont quasiment main d œuvre et de matériel doublés et l inoculation du levain est beaucoup de cave plus contraignante. Qualité des vins Régularité de la qualité Incertitude de la qualité des levains susceptible obtenus des produits obtenus (écrêtage de conduire à des problèmes d achèvement des défauts liés à une mauvaise de la fermentation, avec une possible perte mise en fermentation) de qualité (faux goûts, piqûre) et de valorisation (label) pour le produit. 13 Tableau 6 Comparaison fermentation spontanée / fermentation dirigée sur les points-clés de la vinification
14 Maîtrise des fermentations 14 Levurage et fermentations dirigées : choix et maîtrise Un choix mûrement raisonné L étape de la décision de levurer franchie, le choix de la levure reste à réaliser. Compte tenu du nombre important et toujours croissant de levures disponibles sur le marché français, soit autour de 250 références en 2007, la prise de décision n est pas évidente. En effet, le choix est loin d être anodin : maintes expérimentations ont prouvé que les vins issus d une même récolte fermentée par des levures distinctes, dans des conditions identiques par ailleurs, peuvent être très différents. Il faut donc sélectionner avec soin la souche de levure adaptée, en prenant en compte les critères les plus objectifs possibles, au risque sinon, de se voir «imposer» un choix basé sur des arguments commerciaux plus ou moins vérifiables mis en avant par les distributeurs. Il faut également éviter d agir par habitude : une levure bien adaptée pour un millésime donné peut s avérer peu performante, voire très décevante, pour le suivant, tant la composition des raisins peut être variable. Enfin, il faut avant toute chose, bien cerner ce qu on attend de la levure utilisée. Une offre abondante et séduisante Plusieurs catégories de levures sont proposées sur le marché pour répondre à ces différentes exigences. Les principales sont les suivantes : Catégories de levures Starter Spécifique Régionale ou de terroir De cépage Reprise de fermentation Prise de mousse Usage Assure une mise en fermentation rapide du moût Assure la totalité de la fermentation pour conférer une qualité particulière au vin Levure spécifique dont la qualité conférée au vin correspond à une AOC ou un groupe d AOC Optimise les qualités du vin liées au cépage Destinée à la reprise de fermentation dans le cas d un arrêt ou d un fort ralentissement Sert à réaliser la prise de mousse des vins effervescents Tableau 7 Principales catégories de levures sélectionnées pour l œnologie Les levures «starter», en lançant rapidement la fermentation alcoolique, ont pour but d éviter les altérations chimiques et microbiologiques des moûts avant fermentation. Leur grande robustesse assure des cinétiques fermentaires harmonieuses et très sécurisées, notamment au niveau des achèvements. Elles permettent également de libérer rapidement les cuves de fermentation et ainsi, de faciliter la gestion des apports de vendanges dans les chais de grande taille en particulier. Les levures spécifiques confèrent aux vins des propriétés particulières en terme d arômes, de structure, de couleur, d acidité Les levures régionales ou de terroir, initialement sélectionnées en vue de leur utilisation dans une région viticole comprenant une AOC ou un groupe d AOC, peuvent être utilisées dans d autres régions, sous réserve d essais préalables. Les levures de cépage sont adaptées à un cépage spécifique. Cependant, si elles ont été convenablement testées, elles peuvent être mises en œuvre pour vinifier des moûts issus d autres cépages. Les levures de reprise de fermentation, aptes à s implanter dans des vins qui ont subi un arrêt de fermentation, sont capables de fermenter des vins contenant au moins 13 % vol. d éthanol jusqu à leur terme. Ces levures appartiennent à l espèce Saccharomyces cerevisiae.
15 Institut Français de la Vigne et du Vin 15 A. Poulard, IFV Différents emballages de LSA commercialisées Les levures de prise de mousse, employées pour la fermentation des vins de base dont la teneur en éthanol est comprise entre 10 et 11,5 % vol., supportent les contraintes de la pression et satisfont aux exigences du remuage par une floculation sans adhésion au verre de la bouteille. Elles contribuent à la production d une mousse fine et d arômes spécifiques de ce type de vins. Ces caractéristiques sont obtenues au cours de l exsorption et de l autolyse, se déroulant après la prise de mousse, pendant le séjour sur lattes ou sur pointes. Une information à décrypter judicieusement La plupart des grands distributeurs de levures possèdent des sites internet sur lesquels ils proposent des systèmes d arborescence permettant aux vinificateurs de faire le choix de la souche la mieux adaptée au sein de leur gamme. Ce mode de recherche a le mérite d être simple à utiliser, à condition d en consulter plusieurs. L acheteur doit toujours conserver un esprit critique vis-à-vis des arguments avancés et des choix proposés. Par ailleurs, il faut souligner qu une même souche de levure peut être commercialisée par différents distributeurs, voire par un même distributeur sous des noms commerciaux différents. Aussi judicieux que soit le choix de la souche de levure, il convient ensuite, pour en tirer le meilleur, de respecter au mieux les instructions de mise en œuvre du distributeur, la plupart du temps indiquées sur le paquet. En œnologie, les levains sont essentiellement distribués sous forme de levures sèches actives. Les présentations en crème ou en liquide n étant utilisées qu au stade expérimental ou pour des levures détruites par le séchage, comme les Schizosaccharomyces. Pour la réalisation des étapes fermentaires, les élaborateurs et les œnologues qui les conseillent rencontrent parfois des difficultés pour choisir judicieusement les souches de levures les mieux adaptées à leur stratégie. Depuis 1994, l IFV propose aux professionnels de la filière un catalogue presque exhaustif des préparations levuriennes commercialisées en France : «Choix et emploi des micro-organismes en œnologie». L IFV va mettre en ligne cette présentation actualisée sur son site véritable clé permettant le choix approprié d une souche de levure en vue d une application précise.
16 Maîtrise des fermentations Les objectifs du levurage 16 Le levurage vise une meilleure maîtrise de la fermentation alcoolique. Il permet d introduire en grande quantité une souche sélectionnée pour sa capacité fermentaire et sa bonne résistance à l éthanol. Il peut être pratiqué par apport de levures sèches actives ou par pied de cuve. Le jus de raisin ou moût non fermenté est facilement colonisé par les levures indigènes toujours présentes. Pour réussir le levurage, la population viable apportée par le levain doit être au moins dix fois supérieure à celle des levures indigènes. Juste après levurage, la population en levures sélectionnées dans le moût doit atteindre 1 à 3 millions de cellules viables par millilitre. Il convient d incorporer le levain au moment où la population indigène est faible et ne contient pas de SO 2 libre en quantité importante. Dans le cas de la vinification en rouge, l apport de levures s effectue sur la vendange entière, dès l encuvage. Un remontage d homogénéisation est souhaitable pour la réussite de l implantation des LSA. Différentes granulométries de LSA A. Poulard, IFV Les conditions de mise en œuvre Les facteurs favorisant l efficacité du levurage sont : - une hygiène du matériel de récolte et de chai - une précocité du levurage - un levurage cuve par cuve - un débourbage du moût par le froid et par le SO 2 à dose modérée (cas des jus blancs et des rosés) - un ajout du levain à un moût ou à une vendange dont la température est supérieure à 15 C (1) - une aération après une chute de densité d environ 20 points. Par exemple, pour un jus dont la densité initiale est de 1 095, il est recommandé d aérer le moût lorsque sa densité est descendue à un ajout du levain décalé avec l apport de SO 2. (2) (1) Des essais réalisés en 1995 ont montré qu un levurage réalisé à une température basse (10 à 12 C) en vinification en phase liquide ou solide, avait pour incidence un départ moins rapide en fermentation (temps de latence plus important), une vitesse de fermentation moins rapide et une évolution plus lente des populations levuriennes en début de fermentation alcoolique, comme le montre le graphique suivant. Densité T ensemencement à 6-8 C T ensemencement à C T ensemencement à C Jours Graphique 9 Incidence de la température du moût lors de l ensemencement, Sauvignon, 1995, Bordeaux
17 Institut Français de la Vigne et du Vin (2) Le SO2 sous forme libre est un antiseptique très actif sur les levures en phase d acclimatation. Il est recommandé de ne pas inoculer le levain en même temps que l ajout de SO2, ni juste après (cas de vendanges rouges). Etant donné que le SO2 est souvent ajouté en début de remplissage de la cuve, il est préférable d attendre la fin de l apport de vendange pour levurer. 17 Catégories de moût Moût blanc ou moût rosé Vendange rouge non sulfitée Vendange rouge sulfitée au dessus de 3 g/hl en SO2 Moment de levurage Immédiatement après débourbage Au cours du remplissage de cuve 15 heures après l apport de SO2 Tableau 8 Moment optimal pour l apport de levures sèches actives Les différentes techniques du levurage Ensemencement par apport de LSA C est un apport de levures présentées sous forme séchée pré-multipliées et permettant un démarrage rapide et un déroulement régulier de la fermentation alcoolique. La mise en œuvre des LSA est détaillée dans le tableau 9 pour un volume de 100 hl de moût ou de vendange à ensemencer. Afin de sécuriser l ensemencement, il est conseillé de procéder à une étape intermédiaire en ajoutant la préparation de 10 litres de levain dans 10 hl de moût. Réhydratation Levurage Tableau 9 Mise en œuvre des levures sèches actives Ajouter 1 kg de LSA à 10 litres d eau ou d eau sucrée (à 50 g/l saccharose) ou de jus de raisin non sulfité dilué à 50 %, à C dans un récipient de 20 litres. Laisser reposer durant 20 minutes puis bien homogénéiser Incorporer dans 100 hl de jus ou de vendange Homogénéiser la cuve avec une pompe et des tuyaux nettoyés et désinfectés L incidence de la dose de LSA a été testée en 2005 et 2006 en Val de Loire en vinification en blanc. La réalisation de la fermentation alcoolique par une flore indigène est comparée à celle pouvant être obtenue par un ensemencement par LSA (levure de type champenoise) à différentes doses : 10, 20 et 50 g/hl. Les résultats font apparaître les points suivants. L intérêt du levurage sur la durée de fermentation est vérifiée : celle-ci est moins importante pour les modalités levurées par rapport à la modalité avec flore indigène. Les modalités levurées ne se différencient pas entre elles sur ce paramètre (graphique 10). Densité Témoin g/hl g/hl g/hl Jours Graphique 10 Evolution des densités en fonction des doses de LSA employées, Melon B, 2006, Nantes
18 Maîtrise des fermentations 18 Le levurage permet notamment de diminuer la production de certains composés non désirés comme l acétate d éthyle et de préserver les teneurs de certains composés aromatiques comme les esters éthyliques d acides gras. Avec un apport de LSA plus important (50 g/hl), la formation de biomasse lors de la phase de croissance exponentielle est plus faible. A l inverse, pour les lots levurés à 10 g/hl, l accroissement de biomasse est maximum. De plus, les résultats montrent que le levurage ne garantit pas non plus l obtention de vins plus riches en glycérol et en polysaccharides. Les dégustations montrent que la dose de LSA n a aucune incidence sur la qualité organoleptique des vins élaborés. Dans le bordelais en 1996 et 1997, un essai comparant différentes doses de levures a été réalisé sur des rosés de saignée peu fermentescibles. Trois doses ont été comparées : 5, 10 et 20 g/hl. Les résultats obtenus vont dans le même sens, à savoir une dose de 10 g/hl est suffisante pour une fermentation de qualité et une dose plus importante (20 g/hl) a permis, dans le cas de ces essais, seulement de réduire la durée de fermentation de trois jours (graphique 11) g/hl LSA ensemencement direct Densité g/hl LSA ensemencement direct 20 g/hl LSA ensemencement direct Jours P. Mackiewicz, IFV Graphique 11 Comparaison de différentes doses d ensemencements directs en LSA, rosé de saignée de Cabernet- Sauvignon, 1998, IFV Bordeaux En conclusion, l ensemble des essais réalisés ces derniers millésimes sur l incidence de la dose de levures montrent qu une dose de 10 g/hl est suffisante pour une bonne implantation des levures, une bonne maîtrise des conditions de fermentation et l obtention de vins de bonne qualité pour la vinification des vins blancs, rouges ou rosés. Une quantité plus importante ne se justifie pas et les économies pouvant être réalisées à ce niveau peuvent être substantielles. Par exemple, utiliser une dose de 10 g/hl au lieu de 30 g/hl pour une exploitation produisant hl de vin blanc permet d économiser 800 à euros selon les marques commerciales de levures choisies. Levurage par LSA : étape de réhydratation
19 Institut Français de la Vigne et du Vin P. Mackiewicz, IFV Fermentation d un moût blanc Ensemencement par pied de cuve Il consiste en un apport de moût en fermentation par des levures sélectionnées dans la cuve à levurer : ensemencement de la première cuve : quelques jours avant le début des vendanges, des raisins parmi les plus mûrs sont récoltés, foulés et mis à fermenter (avec apport de levures). Après 4 à 5 jours, ce pied de cuve est incorporé à la première cuve remplie, ensemencement cuve par cuve : par un pied de cuve obtenu à partir de 1 % du volume de jus de la cuve à ensemencer dans lequel est placée la dose totale de levures nécessaire au levurage, ensemencement en cascade : ce type d ensemencement est réalisé à partir de la première cuve déjà en fermentation, elle-même ensemencée par pied de cuve ou par LSA. L ensemencement doit être pratiqué à 1 % en volume lorsque le pied de cuve est en phase active de croissance (deux jours après le début de la fermentation alcoolique). Crédit photo 19 Comparaison de différents types d ensemencement : L incidence de différentes techniques et conditions d ensemencement de la fermentation alcoolique et la viabilité de levures ont été étudiées par l IFV Bordeaux, de 1996 à 1998 et différentes techniques de levurage ont été comparées en phase liquide sur moûts blancs et rosés, à savoir : ensemencement direct de la cuve après simple réhydratation à l eau tiède des LSA, ensemencement direct de la cuve avec réhydratation des LSA à l eau tiède ou avec 50 % d eau tiède et 50 % de moût, ensemencement par pied de cuve, réalisé à partir d un volume de 1 % de la cuve ensemencé avec la totalité des LSA nécessaires à la cuve (1, 5 ou 10 g/hl) incorporé à différents stades d avancement de sa fermentation, ensemencement en cascade : le levurage de la cuve est réalisé à partir d un levain (moût en fermentation en fin de phase de croissance des levures) en provenance d une autre cuve, avec un ensemencement à 1 % du volume. Les résultats obtenus démontrent que la qualité de la fermentation peut être étroitement liée aux conditions d ensemencement, plus particulièrement dans le cas d un moût difficile à fermenter (faible turbidité, riche en sucres et carencé en azote). L ensemencement après une phase d acclimatation des levures au milieu à fermenter, par exemple l utilisation d un pied de Division cellulaire de levures en microscopie électronique cuve réalisé avec 1 % du volume de la cuve et la quantité de levure pour un levurage de 1 g/hl, ou une réhydratation des LSA avec 50 % d eau tiède et 50 % de moût. Ces deux techniques permettent, d après les résultats des essais, d améliorer significativement le déroulement de la fermentation alcoolique avec un départ en fermentation plus rapide et une durée de fermentation plus courte, une teneur en acidité volatile plus faible. Les vins ainsi élaborés sont préférés : plus fruités et mieux équilibrés (graphique 12). A. Poulard, IFV
20 Maîtrise des fermentations 20 Nettoyage dans le chai de vinification après les fermentations P. Mackiewicz, IFV Ensemencement LSA 10 g/hl réhydratation eau tiède Ensemencement LSA 10 g/hl réhydratation 50% eau tiède / 50% moût Densité Jours Graphique 12 Comparaison de deux modes de réhydratation des LSA, rosé de saignée de Cabernet-Sauvignon, 1998, Bordeaux Par contre, l ensemencement en cascade de cuve à cuve n est pas une technique à conseiller. Si le temps de latence est parfois diminué, la vitesse de dégradation des sucres est plus lente et une production plus importante d acidité volatile est aussi constatée (graphique 13). Densités Témoin ensemencement direct par LSA dose 10 g/hl Ensemencement à 1% en volume avec la cuve 1 Ensemencement à 1% en volume avec la cuve Jours Graphique 13 Effet d un ensemencement en cascade sur le déroulement de la fermentation alcoolique et l évolution des populations levuriennes, rosé de saignée de Merlot, 1996, Bordeaux Population levurienne vivante (log)
21 Institut Français de la Vigne et du Vin L hygiène en œnologie : maîtrise des populations microbiennes Des micro-organismes nombreux, d intérêt ou d altération, dès les vendanges 21 De la récolte à la mise en bouteilles, les matériels œnologiques présentent souvent des difficultés de nettoyage et de désinfection. Dans les phases préfermentaires et fermentaires, les problèmes de nettoyabilité se manifestent sur la machine à vendanger, le matériel de transport, le matériel de traitement de la vendange et lors de l encuvage. L exemple de la machine à vendanger ou de la benne à vendange (graphique 14) résume l ensemble des observations effectuées : le niveau de contamination augmente pendant le traitement de la vendange, malgré les procédures de nettoyage mises en place h 10 h 12 h UFC / ml Témoin benne-machine Désinfecté benne-machine Témoin remorque vendange Désinfecté remorque vendange Graphique 14 Influence du niveau d hygiène sur les populations de levures Les biofilms sont bien présents sur le matériel vitivinicole. Les principaux micro-organismes qui les composent sont ceux que l on rencontre habituellement en œnologie. Les levures, les bactéries et les moisissures colonisent tous les substrats en contact avec le moût ou le raisin et parfois avant la période des vendanges. Les modalités désinfectées permettent une réduction significative de près de 50 % des populations de levures par rapport à un nettoyage classique. Mais leur croissance reprend malgré tout. En vinification en blanc, les biofilms présents sur les matériels découlent d une hygiène défectueuse. Ils contiennent des cortèges importants de micro-organismes, où les levures à caractère oxydatif sont très souvent dominantes. Au début des vendanges, la pression du milieu et la difficulté de nettoyage modifient très sensiblement les niveaux de populations, malgré les opérations régulières de nettoyage/ désinfection réalisées. Les cuves deviennent alors de véritables supports de diffusion des microorganismes : sur le plan quantitatif, les levures fermentaires - très minoritaires au départ - s imposent progressivement (tableau 10) et Saccharomyces cerevisiae s installe durablement. En fin de vendanges, l ensemble des installations devient très chargé en micro-organismes en tous genres : Saccharomyces cerevisiae est alors retrouvée sur les biofilms à travers des souches indigènes, mais aussi sélectionnées. Une sévère compétition entre ces souches dans l environnement de la cave peut se traduire fréquemment par la prise de contrôle de la fermentation alcoolique par une souche sauvage non désirée.
22 Maîtrise des fermentations 22 Matériel Stade Avant vendanges Début vendanges Fin vendanges Comporte 1 Rhodotorula graminis 1 Rhodotorula glutinis 1 Rhodotorula glutinis 1 Rhodotorula pilimanae 1 Kloeckera apiculata 1 Kloeckera apiculata 1 Candida boidinii 1 Candida valida 1 Candida pelliculosa Erafloir / fouloir 1 Rhodotorula graminis 1 Rhodotorula glutinis 1 Rhodotorula glutinis 2 Candida lambica 1 Geotrichum penicillatum 1 Rhodotorula graminis 1 Candida guillermondii 1 Kloeckera apiculata 1 Candida boidinii Pressoir 1 Candida humicola 1 Kloeckera apiculata 2 Rhodotorula graminis (paroi intérieure) 1 Candida sorbosa 1 Candida guillermondii 1 Saccharomyces cerevisiae 1 Cryptococus albidus 1 Torulaspora delbrueckii Cuve de débourbage 1 Candida humicola 1 Metschnikowia pulcherrima 1 Rhodotorula glutinis (paroi extérieure) 1 Geotrichum penicillatum 1 Kloeckera javanica 2 Kloeckera apiculata 1 Aureobasidium pullulans Tuyau 3 Candida pelliculosa 3 Candida lusitaniae 3 Metschnikowia pulcherrima Cuve de fermentation 1 Candida famata 2 Candida famata 1 Saccharomyces cerevisiae (paroi extérieure) 1 Aureobasidium pullulans 1 Candida valida 1 Aureobasidium pullulans 1 Cryptococcus albidus 1 Kloeckera apiculata Tableau 10 Evolution de la flore levurienne majoritaire sur les matériels en cours des vendanges (nombre de souches pour chaque espèce) Pour les vinifications en rouge, les observations sont identiques. Avec le passage du raisin, l ensemble des matériels affiche un niveau de contamination croissant au cours des vendanges. Le nettoyage en fin de période de vinification permet de réduire les populations de manière variable selon les matériels. 250 avant vendanges vendanges fin vendanges Levures vivantes pour 10 cm Machine à vendanger n 1 Machine à vendanger n 2 Benne à vendange Conquêt de réception Entrée de l'égrappoir Tambour de l'égrappoir Graphique 15 Evolution des populations de levures au cours de la campagne
23 Institut Français de la Vigne et du Vin Population en UFC / m Avant vendanges Fin de fermentation alcoolique 20 jours après fermentation alcoolique Levures totales S. cerevisiae LSA 40 jours après fermentation alcoolique Graphique 16 Population des levures dans l atmosphère du chai On mesure ainsi l importance de la flore microbienne apportée par le raisin et son rôle dans les cinétiques fermentaires. Très diverse d un site à l autre et d un millésime à un autre, elle crée des phénomènes importants de compétition, dans lesquels entre en jeu également la flore environnante. Le développement de flores d altération est d autant plus facilité que l hygiène du chai est insuffisamment maîtrisée. La présence de levures du genre Brettanomyces en fin de phase fermentaire en est une des conséquences. 23 Comportes Egrappoir Cuve FA Seaux Bacs Pressoir Cuve FML log moles d'atp dates de prélèvement, avec un niveau d'hygiène recherché identique Graphique 17 Moyennes des valeurs d ATP pour différents matériels utilisés durant le millésime 2001, pour 5 vendanges de cépages Carignan et Mourvèdre en 2002 Les mesures réalisées au cours des phases fermentaires confirment le niveau de contamination du matériel au cours de la période des vendanges. L égrappoir, le pressoir, les comportes et la cuve de fermentation sont systématiquement contaminés. Entre le début et la fin de la récolte, le niveau de contamination moyen a tendance à augmenter.
24 Maîtrise des fermentations 24 Une atmosphère contaminée au-delà du chai Souvent très minoritaires dans les chais avant les vendanges, les levures fermentaires se développent sur les surfaces durant le déroulement des fermentations alcooliques. Cet accroissement est dû en presque totalité à Saccharomyces cerevisiae, levure-type responsable des fermentations. Ces levures restent présentes sur l ensemble des surfaces plus d un mois après la fin des fermentations alcooliques. Au cours de la vinification, l atmosphère du chai est entièrement colonisée par les levures fermentaires, que l on retrouve dans les différents prélèvements de surfaces. L air est bien un vecteur actif dans la dynamique de la dissémination des levures de vinification. A la sortie du chai, véhiculées par les eaux de lavage, les levures fermentaires se retrouvent dans les effluents de cave. Elles sont également retrouvées sur les plates-formes de stockage du marc, comme le montre le graphique 18. Dans certaines situations, le lessivage de cette plateforme par les eaux de pluie, conduit à une contamination par ruissellement des parcelles de vigne situées à proximité par des souches de levures utilisées au chai. UFC / g Avant vendanges Fin de fermentation alcoolique 20 jours après FA LSA / plate-forme LSA / parcelle 40 jours après FA Graphique 18 Dissémination des LSA utilisées au chai dans la parcelle de vigne à partir de la plate-forme de stockage des marcs La fermentation alcoolique produit des levures en quantités importantes. Leur dissémination est visible sur tous les supports et dans tous les milieux prélevés : air, bâtiments, matériels, effluents, terre. Si les populations des moûts, après un pic en fin de fermentation régressent rapidement, la pérennité de leur diffusion dans l environnement vinicole semble se dessiner. Marcs, pellicules, terres de filtration souvent épandus sur les parcelles, constituent des sources supplémentaires de dissémination des levures. Une hygiène raisonnée pour maîtriser la diffusion des micro-organismes A chacune des phases de la vinification, le bon déroulement des cinétiques fermentaires doit être assuré par la maîtrise des risques liés à la présence des micro-organismes d altération. Cette démarche passe par la mise en place de mesures d hygiène adaptées à chaque situation, que l on peut approcher de la façon suivante : matériel matériau niveau et nature de la contamination niveau d hygiène requis 90 jours après FA A. Poulard, IFV Levures conservées dans les anfractuosités du tartre : le tartre a cristallisé autour des parois des cellules
25 Institut Français de la Vigne et du Vin ATP en RLU Lavage traditionnel Système semi-automatique Jours Graphique 19 Evolution sur 8 jours du niveau d hygiène (ATP-métrie) après le nettoyage quotidien de la machine à vendanger Pour la machine à vendanger, l étape récolte se différencie de l étape encuvage, de par la nature des matériels, des souillures, des micro-organismes et du degré de propreté attendu. Les systèmes de nettoyage semi-automatiques, même s ils donnent une qualité de lavage proche d un lavage traditionnel, permettent de faciliter et de standardiser les opérations de lavage (volumes d eau moins importants et temps passés mieux maîtrisés). Une aire de lavage est indispensable. Par une procédure de nettoyage adaptée (prélavage, lavage, nettoyage-désinfection, rinçage), les risques liés à un état sanitaire défectueux seront moindres et la quantité d eau nécessaire pourra être optimisée. Lorsque l on compare une hygiène poussée au niveau d hygiène appliquée habituellement sur le matériel utilisé en phase préfermentaire, l impact est important : - sur les niveaux de population (levures et bactéries) avant les fermentations alcooliques et malolactiques, - sur l augmentation de l acidité volatile dans trois cas sur cinq avec un niveau d hygiène faible Normal Strict log moles d'atp Lot 1 Lot 2 Lot 3 Lot 4 Lot 5 Graphique 20 Evaluation de deux niveaux d hygiène par ATP-métrie sur l ensemble du matériel au cours de l élevage de 5 vins rouges A la fin de la fermentation alcoolique et après sulfitage, la majorité des vins contiennent encore des populations levuriennes importantes. L hygiène permet également de stabiliser les populations de Saccharomyces problématiques pour les vins avec des sucres résiduels. Un bon niveau d hygiène est favorable à une élaboration des vins réussie. L élévation du niveau d hygiène diminue les populations indigènes qui ont manifestement pour origine en partie le matériel. Dans un objectif de recherche de fermentation spontanée, l œnologue doit tenir compte de ces conséquences. Pour l ensemble des points critiques étudiés (robinet de dégustation, pompe, vannes ), le niveau de contamination est important même après une procédure de nettoyage. Les points les plus difficiles à nettoyer de la cuve, comme le robinet de dégustation ou la vanne, restent très contaminés, même après une hygiène stricte. Des mesures adaptées doivent être mises en œuvre pour ces points : démontage, action mécanique et trempage sont indispensables. La mise en place d une hygiène plus stricte au cours de la phase d élevage (soutirages) permet de réduire de façon significative le niveau de contamination sur le matériel en contact avec un vin rouge : flore levurienne, bactéries acétiques et lactiques. La maîtrise en particulier des levures d altération de type Brettanomyces, responsables de la production de phénols volatils sur les vins rouges, passe non seulement par une bonne gestion des actions de stabilisation en cours d élevage, mais également par une grande rigueur dans les procédures d hygiène utilisées. Pour plus d information, consulter notre collection Itinéraires n 12, «Brettanomyces et phénols volatils : prévenir et limiter les altérations».
26 Maîtrise des fermentations 26 Pour la réalisation de ces travaux, l IFV a acquis des compétences en microbiologie et en biologie moléculaire qui sont aujourd hui transférables en réponse aux attentes des professionnels de la filière sur les aspects fermentaires ainsi que sur la stabilité microbienne des vins en cours d élevage : - Numération de levures, bactéries acétiques, bactéries lactiques et Brettanomyces - Détermination du caractère killer, - Identification taxonomique des levures, bactéries, moisissures, - Détection de Brettanomyces - Contrôle d implantation de levures commerciales, sélection de levures à façon Pour plus d informations, téléchargez le catalogue à l adresse suivante : documents/tarifspublic-itvservice-2005.pdf ou contactez-nous : [email protected], [email protected] et [email protected] Bibliographie partielle : Voir le site : «Choix et emploi des microorganismes en œnologie» J. Béguin, M. Coarer, C. Cuinier, V. Gerbaux, F. Guyot, A. Poulard, Choix et emploi des micro-organismes en œnologie, ITV France/IFV J-M. Belin, Contribution à l étude des levures des chais - taxonomie, répartition des levures R. Boisson, V. Lempereur, J-L. Berger, Le nouveau programme Ferments Vin en Beaujolais M. Coarer, F. Charrier, A. Poulard,1999. Microflore et typicité des vins P. Chrétien, Etude de la dissémination des levures industrielles dans l environnement des caves vinicoles D. Delteil, Le levurage en œnologie J-L. Legras, 2003, Etude de la flore levurienne de différents terroirs alsaciens M. Lollier, Diversité, évolution et transferts de la vigne au vin des flores levuriennes indigènes d intérêt œnologique en Alsace G. Marteau, P. Galzy, Les levures et le vin E. Negre, Levurages et remontages V. Renouf, C. Miot-Sertier, P. Strehaiano, A. Lonvaud-Funel, Le consortium microbien du vin : une réelle caractéristique du terroir F. Vezhinet, J-N. Hallet, M. Valade, A. Poulard, Ecological survey of wine yeast strains by molecular methods of identification Pour plus de références bibliographiques, veuillez vous adresser aux auteurs microbiologistes de l IFV.
27 Conclusion La réussite du levurage est un élément important de la maîtrise de la fermentation alcoolique en vue de la qualité du produit final. Sa mise en œuvre parfois incertaine conduit à des échecs d implantation. Le vinificateur qui connaît ses contraintes technologiques peut intervenir sur un certain nombre de paramètres du levurage, permettant de s assurer de sa réussite. Aujourd hui, le choix des souches disponibles sur le marché déjà très large continue de s étoffer avec des levures dont les spécificités sont bien définies. Avec une souche judicieusement choisie et une technique d ensemencement raisonnée, l efficacité du levurage est satisfaisante quand les autres paramètres sont maîtrisés, notamment l hygiène lors de la récolte et à la cave. La technique des levains naturels, beaucoup plus aléatoire, nécessite des contraintes drastiques pour sa réalisation. En dehors d un choix systématique engageant la totalité de la récolte, elle doit être réservée à des cuvées particulières, si possible mises en œuvre dès le début de la récolte. Enfin, si le levurage est un élément important dans un itinéraire de vinification, il serait hasardeux de bâtir toute la chaîne technologique autour du seul choix de la levure. C. Cuinier, IFV Remerciements : Avec la participation financière de VINIFLHOR et du compte d affectation spécial pour le développement agricole et rural géré par le ministère de l Agriculture et de la Pêche. Rédacteurs : Joëlle Béguin, Morvan Coarer, Alain Poulard, Pascal Poupault, Emmanuel Vinsonneau. Relecteurs : Bruno Blondin (INRA, Montpellier Supagro), Jean-Luc Legras (INRA Colmar), Michel Leguay (VINIFLHOR), Jean-Luc Berger, Christine Moulliet et Anne-Marie Denizot (IFV). Avril 2008 Mentions légales : ISSN : Institut Français de la Vigne et du Vin. Le code de la propriété intellectuelle n autorisant, aux termes de l article L.122-5, d une part, que «les copies ou reproductions strictement réservées à l usage privé du copiste et non destinées à une utilisation collective» et, d autre part, que les analyses et les courtes citations dans un but d exemple et d illustration, «toute représentation ou reproduction même partielle, faite sans le consentement de l auteur ou de ses ayants droits ou ayant cause, est illicite» (article L.122-4). Cette représentation ou reproduction, par quel que procédé que ce soit constituerait donc une contrefaçon sanctionnée par les articles L et suivants du Code de la propriété intellectuelle. Imprimé sur papier recyclé. Crédit photos couverture : P. Mackiewicz, A. Poulard, IFV FRANCE Institut Français de la Vigne et du Vin
28 n 10 : Bonnes pratiques de manipulation des produits phytosanitaires en viticulture n 11 : Elaboration des vins rosés : résultats d expérimentation n 12 : Brettanomyces et phénols volatils : prévenir et limiter les altérations n 13 : Gestion durable des sous-produits et déchets des exploitations viticoles et des caves n 14 : Techniques soustractives d enrichissement des moûts n 15 : Machines à vendanger : bonnes pratiques de récolte n 17 : Production viticole intégrée, de la conception à l application Catalogue des variétés et des clones de vigne cultivés en France Le coût des fournitures en viticulture et œnologie 2008 Traité de viticulture et d œnologie durables Respecter les zones non traitées au voisinage des points d eau Note nationale sur les maladies du bois Choix et emploi des micro-organismes en œnologie Service des publications : tél [email protected] FRANCE Siège : Domaine de l Espiguette Le Grau du Roi
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