1 05/05/2014
LE HARCELEMENT A L ECOLE l'essentiel : Selon une statistique nationale, un élève sur 10 est victime de harcèlement à l'école. Pour la moitié ce sont des cas de harcèlement sévère. Le harcèlement peut commencer dès l'école primaire. Des actions de prévention dans le 06 sont en cours. Si rien n'est fait, les conséquences pour les différents acteurs restent à vie : (voir paragraphe dédié) l'agresseur la victime ET les témoins passifs (qui sont ne sont ni harceleurs ni victimes mais laissent les choses se faire) que faire? : voir paragraphe dédié les ressources : voir paragraphe dédié Qu'est ce que le harcèlement? Il y a harcèlement lorsqu'un élève est victime de violence de la part d'un ou de plusieurs autres élèves, de façon répétée et sur du long terme. Le «long terme» pour un enfant commence à partir d'une semaine. La violence peut être physique (coups, bousculades, petite tape derrière la tête...) morale, psychologique (insultes, injures, rumeurs) sexuelle (attouchement, pressions pour accepter de faire quelque chose, prendre une photo...) on parle également de cyber-violence avec des échanges de sms ou de photos volées, des commentaires sur le mur facebook etc... pour détecter un cas de harcèlement chez son enfant il faut rester sensible à tout changement d'attitude, perte d'appétit, phobie scolaire... qui sont les acteurs? la relation de harcèlement se fait à 3. Il y a : la victime l'agresseur (sachant que ces acteurs sont mobiles : la victime peut devenir rapidement un acteur...) les spectateurs qui sont des témoins. Des études ont permis de définir des profils type : la victime et l'auteur montrent tous les deux une certaine vulnérabilité au niveau de la confiance en soi, mais l'auteur arrive mieux à le cacher...
des prémices se remarquent dans le milieu familial : dans la famille de la victime, o prône la non violence, le dialogue («ne leur répond pas, ils vont arrêter si tu les ignores»...) dans la famille de l'auteur on préfère l'affirmation de son caractère fort : «il faut être fort, il faut que tu te défendes tout seul»... on remarque souvent que les adultes qui ont été victimes ont souvent des enfants victimes également, et c'est aussi le cas pour les parents/enfants harceleurs... Les intervenants de la conférence il y avait 3 intervenants : une assistante sociale qui intervient au niveau des 6eme un gendarme de la BPDJ (brigade de la prévention de la délinquance juvénile) qui intervient au niveau des CM2 une psychologue rattachée au réseau académique de lutte contre le harcèlement à l'école, qui elle intervient auprès des collèges et des lycées. le représentant de la BPDJ intervient dans les écoles primaires et fait de la prévention aux classes de CM2 en ce qui concerne internet et l utilisation des réseaux sociaux ou des jeux en ligne. Il essaye de protéger les enfants des mauvaises rencontres. Il est plus que surpris par l'utilisation des réseaux sociaux et des jeux en ligne par des enfants de 10 an ou moins, sachant que sur facebook il faut avoir 13 ans pour pouvoir s'inscrire : l'utilisation est sous la responsabilité des parents. Dans les jeux en ligne les enfants jouent avec des ados et des adultes qu'ils ne connaissent pas. Il faut leur rappeler : «tu n'es pas dans la rue, tu ne sais pas à qui tu parles, tu ne les connais pas. Et dans la rue tu ne parles pas aux inconnus...» son intervention se fait sur un mois, il intervient dans un premier temps, laisse la maîtresse travailler avec la classe à partir d'un CD, et revient pour faire un petit test avec les enfants et leur délivrer un «permis d'internet». il utilise beaucoup la comparaison entre internet et la rue : «ferais tu cela si tu étais en public dans la rue? Parlerais tu à cette personne? Montrerais tu cette photo?» Pour le gendarme les réseaux sociaux posent des problèmes au niveau de la loi, du droit à l'image, du respect de la vie privée. Au niveau des élèves de 6eme l'assistante sociale mène des actions de prévention en mettant l'accent sur l'entraide entre les enfants, le rôle des témoins. Les témoins doivent rompre le silence. Les témoins doivent devenir actifs et non passifs, parce que dans ce cas ils sont également complices. Il n'y a pas de «je suis pas une balance» : c'est au contraire courageux que de s'opposer à une situation de harcèlement, c'est courageux d'aller voir un adulte pour dénoncer la scène. Un témoin actif est un enfant : qui ne rie pas lorsqu'il voit un camarade agressé qui va voir l'auteur pour lui dire d'arrêter, que ce n'est pas drôle, pas bien : sachant que l'auteur est un enfant populaire, qui a des amis qui va parler à un adulte référent pour le faire intervenir il ne faut pas rester dans la passivité. Il ne faut pas non plus avoir peur des représailles : une fois la parole libérée, la gestion de la situation est confiée à des adultes. Il n'y aura pas de représailles («on n'est pas au far west»). il faut mettre les enfants dans une situation de confiance.
La prévention vise à privilégier le «mieux vivre ensemble». La sanction sera plus une réparation, une «mesure de responsabilisation». Par exemple au lycée l'auteur devra présenter devant la classe un projet sur des actions de prévention. Les conséquences du harcèlement sur les enfants sont : Si rien n'a été fait pour arr^ter le harcèlement, à l'âge adulte on obtient : pour la victime : fragilisation de l'estime de soi phobie scolaire échec scolaire escalade de la violence pouvant aller jusqu'à des poussées suicidaires recours aux addictions pour l'auteur fragilisation de l'estime de soi échec scolaire difficultés pour se construire en tant qu'adulte recours aux addictions les témoins développent quant à eux du stress et de l'anxiété qui ressortent dans le monde du travail quand ils sont adultes, avec des difficultés à travailler en groupe. Comment essayer de poser des verrous avec les ados? On ne peut pas, aujourd'hui, priver les ados de téléphone portable ou d'accès à internet. On ne peut pas les surveiller sur facebook,il faut accepter qu'ils auront toujours une longueur d'avance sur nous parents, qu'ils peuvent par exemple nous accepter comme «ami» sur le profil officiel, mais créer plusieurs autres profils dont on ignorera l'existence... ils maîtrisent mieux le contrôle parental que nous!! il faut instaurer le dialogue. On peut réglementer le temps d'utilisation. Les ados ne doivent pas dormir avec le téléphone portable et l'ordinateur dans la chambre... en cas de harcèlement, que faire? Il faut signaler le harcèlement aux adultes de l'école pour faire cesser le comportement. On peut toujours trouver des adultes de confiance. on peut signaler le cas sur le site internet (cf. ressources) il faut porter plainte à la gendarmerie pour pouvoir faire fermer un compte facebook ou retirer définitivement des écrits ou des photos qui sont diffusées sur internet il faut faire des copies d'écran pour que les autorités puissent trouver l'adresse ip.
le gendarme présent rappelle que la majorité pénale est à 13 ans : à partir de cet age l'enfant n peut être sanctionné pénalement. Ressources n stop harcèlement 08 08 807 010 n stop harcèlement AC Nice 08 00 537 251 site de prévention «agir contre le harcèlement» www.agircontreleharcelementalecole.gouv.fr www.netecoute.fr des webmasters répondent en direct aux questions posées pour signaler un cas de harcèlement, se faire aider dans les démarches (en relation avec l'association e-enfance) : www.internet-signalement.net www.pointdecontact.net pour comprendre internet et savoir si on maîtrise bien facebook (un test à faire avec les ados, pour instaurer le dialogue!!) : www.e-reputation.paris.fr