Les oiseaux de nos jardins.



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Transcription:

Les oiseaux de nos jardins. Pourquoi et comment compter les oiseaux des jardins en hiver? Par Yann FEVRIER Ornithologue (Groupe d études ornithologiques des Côtes-d Armor) Le Groupe d études ornithologiques des Côtes-d Armor (GEOCA) organise et relaie depuis 2009 le comptage annuel des oiseaux des jardins durant le dernier week-end de janvier. Sommaire Les oiseaux de nos jardins.... 1 I. Introduction :... 1 II. Les oiseaux en hiver :... 2 A. Saisonnalité très marquée :... 2 B. Adaptation aux conditions :... 2 III. Pourquoi les jardins sont-ils importants? :... 2 IV. L environnement subit des modifications liées à l homme :... 3 V. Exemple du moineau domestique :... 3 VI. Risques nouveaux liés aux jardins :... 3 A. Les effets du «nourrissage» :... 3 B. Comment apprécier ces modifications? :... 4 VII. Intérêt des sciences participatives :... 4 VIII. Quelques espèces les plus souvent rencontrées :... 5 A. Le rouge gorge familier :... 5 B. Le merle noir :... 5 C. L étourneau sansonnet :... 5 D. Le pinson des arbres :... 5 E. Le moineau domestique :... 5 F. Les pics :... 6 G. La sittelle torchepot :... 6 H. La bergeronnette grise (ou de Yarrell) :... 7 I. La mésange bleue :... 8 J. Les mésanges à têtes noires :... 8 K. Le verdier d Europe :... 8 L. Le troglodyte mignon :... 8 M. L accenteur mouchet :... 8 N. Les corvidés :... 9 O. Le cas des espèces irruptives (ou invasives) :... 9 IX. Que faire? :... 9 I. Introduction : Une opération de comptage des oiseaux par des particuliers, appelée comptage participatif, aura lieu en janvier prochain. Pourquoi fait-on ce type de comptage? L idée est née en Angleterre ; elle a été introduite en France, d abord en Normandie, puis dans les Côtes d Armor en 2009 et étendue à la Bretagne entière en 2012. Les relevés, une fois mis en forme et archivés, permettent d année en année, de mieux comprendre le comportement de ces animaux. Qu est-ce que les oiseaux des jardins? 2014-12-02-Les-Oiseaux-jardins.doc 1/ 9

Il en existe quelques dizaines d espèces dans nos jardins (quelques turdidés 1, mésanges, granivores, pics, corvidés 2 ). Espèces souvent cosmopolites (large répartition géographique, diversité de l habitat, tolérance climatique ). Espèces communes (abondance, régularité) Espèces opportunistes (s adaptant assez bien à la vie de l homme, aux zones anthropisées 3, urbaines) Ce sont des modèles de choix pour des études scientifiques (mésanges, pinsons des arbres, Moineaux domestiques...). II. Les oiseaux en hiver : A. Saisonnalité très marquée : On distingue : Les oiseaux nicheurs (hirondelles ) Les espèces strictement hivernantes ou migrantes (ne nichant pas localement) Les espèces en apparence sédentaire (rouges-gorges, grives, mésanges ) L hiver est une saison difficile. On y observe : Une baisse de la photopériode (temps alimentaire restreint) Une chute de la température Une disponibilité alimentaire qui change. Des épisodes de gel, de neige. B. Adaptation aux conditions : Une adaptation naturelle est nécessaire et conduit au grégarisme 4 (même espèce ou groupe d espèces, comme les fringilles 5 ). La migration (pour une grande partie des espèces). L accumulation de réserves, (graisse, stock extérieur - qu ils ne retrouvent pas toujours! -) Le changement de régime alimentaire ; un oiseau insectivore peut devenir pour un temps granivore ou frugivore. III. Pourquoi les jardins sont-ils importants? : Si on prend l exemple du Royaume Unis (Davies et al, 2009) : 87% des habitations ont un accès à un jardin 432 924 ha (190m² en moyenne) 12,6 millions d habitations (48%) nourrissent les oiseaux 7,4 millions d habitations ont des mangeoires 4,7 millions de nichoirs 30 millions d arbres (1/4 des boisements), 2,3 3,5 millions de mares 1 Les turdidés sont une famille de passereaux constituée de 20 genres et de plus de 170 espèces. 2 Les corvidés constituent une famille de passereaux comprenant 25 genres et 130 espèces de corbeaux, corneilles, pies, témias et geais. 3 L'anthropisation est la transformation d'espaces, de paysages, d'écosystèmes ou de milieux semi-naturels sous l'action de l'homme. 4 Grégaire : se dit d une espèce animale qui vit en groupe ou en communauté, mais sans structure sociale. 5 Les fringilles (exemple bouvreuils) sont des petits oiseaux granivores, à bec court, fort et souvent conique. Forestiers pour la plupart ou habitant des milieux plus ouverts. 2014-12-02-Les-Oiseaux-jardins.doc 2/ 9

02 décembre 2014 En France : on estime à 1 million d hectares la surface des jardins, soit 3 fois plus que les Réserves Naturelles. En conclusion, les jardins ont un rôle majeur pour la biodiversité (protection, corridors ), et c est une vitrine de la biodiversité pour les populations (rôle culturel). IV. L environnement subit des modifications liées à l homme : On assiste à : Un développement important de l habitat urbain ou suburbain, ce qui entraîne une élévation de la température de quelques degrés comparée à la campagne alentour, une plus grande disponibilité alimentaire. Une diminution des surfaces de jardin au profit de parkings, de surfaces bitumées. Une modification de la structure et de la nature des jardins : artificialisation (terrasses, pavements), «propreté» des jardins (herbe rase, peu d arbres). Autres effets additifs, par exemple effets des GSM (téléphones portables). V. Exemple du moineau domestique : C est une espèce qui a énormément profité de l homme pour devenir très commune, jusqu à poser parfois des problèmes aux récoltes. C est aussi une espèce en large déclin depuis les années 70, deuxième vague de déclin après la disparition des chevaux au début du XXème siècle (l avoine et d une manière générale, l alimentation de cet animal dont il y avait plusieurs spécimens dans chaque ferme, leur fournissait une abondante nourriture). On a constaté une corrélation entre l importance des colonies de moineaux, et le niveau socioéconomique des populations riveraines. VI. Risques nouveaux liés aux jardins : Collision contre les baies vitrées (plus de 100 millions d oiseaux sont tués chaque année aux USA, en se heurtant à des vitres. Épidémies (salmonelles, parasites intestinaux ) Prédation par les chats (estimée à plus de 60 millions d oiseaux tués par an en France) A. Les effets du «nourrissage» : Hausse des risques de mortalité (zones suburbaines) Influence sur la répartition des populations Modification de la reproduction (intrusion plus fréquente d oiseaux concurrents attirés par les mangeoires, et en cas de nourrissage tardif à la fin de l hiver) Meilleur taux de reproduction (nourris en hiver) exemple de la mésange bleue Réduction de la phase de chant des mâles Changement de voie migratoire : cas des fauvettes à tête noire d Europe Centrale, préférant hiverner en Grande Bretagne où elles étaient bien nourries, plutôt qu en Espagne. Cela réduisait de 1500 km leur trajet, et elles revenaient plus précocement sur leur lieu de reproduction. On aboutit ainsi à une sélection favorable à ces populations. 2014-12-02-Les-Oiseaux-jardins.doc 3/ 9

B. Comment apprécier ces modifications? : On utilise d abord les méthodes classiques : on dresse des atlas à des échelles de plus en plus fines ce qui permet de suivre les migrations. VII. Intérêt des sciences participatives : Dans le cas présent, on parle de science participative : le fait d inciter le plus grand nombre de personnes possible à participer aux opérations de comptage des oiseaux. Cela entraîne beaucoup d avantages : C est un outil de connaissance Il apporte sensibilisation et information des participants, souvent les premiers concernés en tant que riverains. C est une initiation à l ornithologie, une prise de conscience de la biodiversité. Quel est le contexte? Ce type d opération avec des variantes existe depuis longtemps dans d autres pays et régions : Au Royaume Uni c est pratiqué depuis 40 ans avec 300 000 sites suivis, l Allemagne dispose de 30 000 sites, la Wallonie plus de 7 000 sites ; en Normandie l opération a débuté en 2004 et dénombre plusieurs centaines de sites, dans les Côtes d Armor on a commencé en 2009, en Bretagne en général depuis 2012, dans la France entière depuis 2013. Comment peut-on participer? Une plaquette est largement distribuée et un portail de saisie est disponible sur le site internet de Bretagne vivante (www.bretagne-vivante.org/). Comment compter? Observer durant une heure Compter l effectif maximum observé au même moment pour chaque espèce Ne s intéresser qu aux espèces bien identifiées Renseigner la fiche d informations et la transmettre. Les problèmes d identification : Il faut rester prudent, mais ne pas douter de ses propres capacités. Il y a quelques fois des confusions. On cite souvent l exemple «culturel» du moineau femelle, du pinson des arbres, du moineau domestique ou de l accenteur mouchet. Quand on ne sait pas très bien, on dit : «c est un moineau». moineau femelle pinson des arbres moineau domestique accenteur mouchet Si on examine les résultats globaux de ces comptages, on voit qu ils sont liés aux concentrations de population humaine. En 2013 : 5 883 en Bretagne (mais forte disparité : 2 768 en Finistère, 1 209 en Morbihan, 1 059 en Côtes d Armor, 637 en Ile et Vilaine, 209 en Loire Atlantique) Toujours en hausse (1 358 en 2012 en Finistère) 2014-12-02-Les-Oiseaux-jardins.doc 4/ 9

02 décembre 2014 Des milliers de données enregistrées (170 000 en Bretagne en 2013), plus de 80 espèces observées Toujours environ 10 espèces observées et 30 à 40 oiseaux en moyenne par jardin Finalement assez peu d erreurs (quelques corrections évidentes : Rossignol, Fauvette des jardins inférieures à 5%) ; reste le problème des confusions (Moineau domestique) et des noms (Mésange noire) VIII. Quelques espèces les plus souvent rencontrées : A. Le rouge gorge familier : C est l espèce la plus fréquente des jardins en hiver (84 à 95 %). Elle se répartit le territoire de manière homogène. C est une espèce très territoriale en hiver (1,6 individu par site, 8ème en abondance seulement) plutôt opportuniste des mangeoires. Nicheur commun. B. Le merle noir : C est la deuxième espèce la plus régulière en hiver (dans 82 à 90 % des jardins) Assez grégaire en hiver Affectionne les fruits (pommes ) Nicheur commun. C. L étourneau sansonnet : Un des plus «mal aimés» de nos oiseaux des jardins Opportuniste et s adaptant très bien Très grégaire, surtout connu pour ses concentrations spectaculaires (jusqu à plusieurs millions). Nicheur assez commun Grand consommateur d insectes. D. Le pinson des arbres : Une des espèces les plus communes (3ème en fréquence, comme nicheur) Espèce très grégaire, et plutôt «campagnarde». Sujet au changement de population (grand migrateur il est compté en millions en hiver) Groupes hivernants souvent monogames. E. Le moineau domestique : Espèce la plus abondante en hiver (grégaire) Grande variabilité selon les sites, espèce plus abondante dans les bourgs. Nicheur commun en ville ou dans les hameaux, mais plus localisé en campagne. 2014-12-02-Les-Oiseaux-jardins.doc 5/ 9

Comparaison entre l année 2013 et 2014 Sur le graphique, les résultats des villes sont à droite Des marqueurs de ruralité : Pic épeiche Sittelle torchepot Geai des chênes Certaines espèces sont plus nombreuses à la campagne. F. Les pics : On distingue le pic vert (à gauche) et le pic épeiche (à droite) On entend leur «tambourinage» sur le tronc des arbres qui participe d une recherche alimentaire et d une action de «marquage» de territoire. G. La sitelle torchepot : Caractérisée par ses couleurs et son comportement (tête en bas) Peu régulière et peu abondante (près des boisements) Elle coince les graines dans une fente du tronc et s en sert comme d une enclume pour les casser. 2014-12-02-Les-Oiseaux-jardins.doc 6/ 9

Des marqueurs d urbanisation (ou de température) : Certaines espèces sont plus nombreuses en ville. Des variations départementales : Certaines espèces sont plus fréquentes dans les départements «chauds». H. La bergeronnette grise (ou de Yarrell) : Elle est facile à reconnaitre avec sa longue queue et ses couleurs. Elle est très présente en ville en hiver Elle affectionne les grandes surfaces nues (pour se nourrir) Les effets du nourrissage : Certaines espèces (peu nombreuses) sont favorisées par le nourrissage, «et cela aboutit à une véritable sélection de ces espèces. D autres espèces (les plus nombreuses) ne sont pas influencées par le nourrissage. 2014-12-02-Les-Oiseaux-jardins.doc 7/ 9

I. La mésange bleue : Souvent la plus fréquente (3 ) et la plus abondante (3 ) des mésanges en hiver. Elle est très attirée par les mangeoires (2 à 3 fois plus abondante autour des mangeoires) C est la plus sociale également (pourtant affublée d un «sale caractère) Nicheur assez commun à Saint Brieuc (10 en fréquence) La femelle a un filet noir sur le jabot plus étroit que le mâle. J. Les mésanges à tête noire : Il y a souvent confusion, du simple fait du nom. Il existe 6 sortes de pics et 6 sortes de mésanges en Bretagne. K. Le verdier d Europe : Espèce abondante aux mangeoires qui les attirent Espèce grégaire et dominante Espèce la plus sensible aux épidémies Nicheur assez commun. On observe des variations interannuelles dans le comportement des groupes. Il existe des groupes différenciés, migrateurs ou sédentaires. Certaines espèces varient en même temps. L. Le troglodyte mignon : C est le poids plume des oiseaux des jardins (souvent confondu avec les roitelets. Il est peu noté, car visuellement discret en hiver M. L accenteur mouchet : Sans doute l une des espèces les plus communes des jardins Mais aussi la plus discrète et méconnue. 2014-12-02-Les-Oiseaux-jardins.doc 8/ 9

N. Les corvidés : Les corvidés constituent une famille de passereaux. On distingue entre autres : Le geai des chênes Le choucas des tours La pie bavarde La corneille noire O. Le cas des espèces irruptives (ou invasives) : Leur abondance et leur fréquence varient selon les années. Les grives comprennent plusieurs espèces ; on en observe quatre en particulier en Europe : la Grive mauvis, la Grive musicienne, la Grive draine et la Grive litorne. Les statistiques de répartition et de fréquence sont semblables dans les Etats voisins. IX. Que faire? : Les postes de nourrissage sont un bon moyen d observer les oiseaux. Le nourrissage constitue davantage une action personnelle qu une réelle action de protection de la nature. Nourrir les oiseaux n est pas indispensable. Le nourrissage permet de suivre de près les espèces qui fréquentent les jardins. Pour accueillir les oiseaux, il est préférable d avoir un jardin naturel, sans traitement. Il ne faut nourrir les oiseaux que par grand froid, et stopper tôt en fin d hiver (fin février), car le régime alimentaire de certains oiseaux doit changer en fin d hiver, et les nourrir trop longtemps perturbe le processus. Prendre certaines précautions élémentaires pour les nichoirs et mangeoires (nettoyage, surveillance, attention aux baies vitrées). ---------- 2014-12-02-Les-Oiseaux-jardins.doc 9/ 9