Rapport sur l'alimentation et le Poids Corporel



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Transcription:

Rapport sur l'alimentation et le Poids Corporel ws 115 R377 2000 NS.PQ - Montréa 3 556 5306

RAPPORT SUR L'ALIMENTATION ET LE POIDS CORPOREL : préoccupation excessive à l'égard du poids chez les adolescentes fréquentant les cliniques jeunesse des CLSC de la Montérégie. Réalisé par les externes de la Faculté de Médecine de l'université de Sherbrooke Anne de Loppinot Amélie Fontaine Julie Prévost Joan Sauvageau Sous la supervision de Johanne Laguë de la direction de santé publique de la Montérégie Janvier 2000

TABLE DES MATIÈRES - Résumé ; 1 - Introduction : 3 Revue de littérature,. 4 - Problématique 8 - Objectifs 10 - Méthodologie,. 11 - Résultats 14 ^Analyse et Interprétation des données 15 - Recommandations., 35 ^Conclusion 37 Remerciements......38 ~ Bibliographie 39 Annexes 41 A) questionnaire B) formulaire de consentement C) résultats D) table du calcul de l'indice de Masse Corporelle (IMC) E) liste des CLSC F) carte des CLSC

RÉSUMÉ Contexte : L'idéal sociétaire de minceur est souvent la source de problèmes d'estime de soi. Plusieurs jeunes fille désirfent maigrir,.espérant ainsi ressembler aux modèles de beauté véhiculés par les médias. De nos jours, les méthodes d'amaigrissement abondent faisant partie du quotidien de plusieurs femmes. Face à cette situation, nous nous sommes questionnées au sujet de l'impact que pouvait avoir la préoccupation à l'égard du poids corporel. sur les jeunes filles de la Montérégie. Problématique et Objectifs: Au Québec, plus de 80 % des filles désirent perdre du poids. Cette quête de la minceur est parfois associée à des troubles de l'alimentation, tels l'anorexie et la boulimie, pouvant entraîner des effets néfastes autant sur le plan physique que psychologique. Les carences nutritionnelles sont une des conséquences de l'alimentation déficiente des filles voulant perdre du poids. La déficience en calcium est une de ces carences ; elle entraîne entre autres des troubles osseux et un risque plus élevé de faire de l'ostéoporose à un âge avancé. Il nous est difficile d'évaluer la préoccupation à l'égard du poids ; nous avons essayé de la circonscrire à l'aide d'indicateurs. Méthodologie : La population ciblée par notre étude est constituée des jeunes filles fréquentant les cliniques jeunesse des CLSC de la Montérégie. Après avoir lu plusieurs articles traitant des troubles de l'alimentation et de' leurs conséquences, nous avons bâti notre questionnaire. Celui-ci est composé de deux principales parties, soient le EAT 26, outil de dépistage des troubles alimentaires, et une seconde partie composée à l'aide de questionnaires déjà existants. Notre échantillon a atteint la taille finale de 82 questionnaires remplis dans les salles d'attente des sept CLSC visités (neuf points de service). Analyse et interprétation des données : Voici le profil démographique que nous avons dressé à partir de notre échantillon de notre population cible. Les jeunes filles sont majoritairement des québécoises francophones de d'environ 17-18 ans habitant chez leurs parents, étudiant soit au secondaire ou au CEGEP et appartenant au niveau socio-économique moyen de leur région. L'interprétation des résultats aborde en premier lieu la documentation des connaissances nutritionnelles et de l'apport en calcium des jeunes filles. Par la suite, nous avons analysé les IMC obtenus et établi la prévalence de la vulnérabilité à l'anorexie et à la boulimie. La troisième partie est consacrée à la préoccupation à l'égard du poids corporel ; la dernière, à la détermination des indicateurs définissant cette préoccupation. Selon l'analyse de nos résultats, 30,4 % des adolescentes ont des apports quotidiens en calcium inférieurs à la norme minimale de 700 mg/jour. En moyenne, les répondantes ont obtenue 3,17 réponses exactes sur les quatre questions traitant des connaissances alimentaires. La distribution de l'indice de masse corporelle des adolescentes nous indique que 8,5 % d'entre elles présentent un excès de poids tandis que 22,0 % se situent à un poids insuffisant. La prévalence de la vulnérabilité à l'anorexie et à la boulimie se situe quant à elle à 12,2 % dans notre échantillon. 1

La préoccupation à l'égard du poids varie de 89,4 %. à 2,6 % chez les répondantes selon la sévérité croissante de la préoccupation, déterminée par six critères. Aussi, 17,9 % des jeunes filles ont reconnu éprouver une préoccupation excessive à l'égard de leur poids. Pour valider cette question, nous l'avons corrélée avec la première sous-échelle du EAT 26 et avons observé que les résultats obtenus à l'aide de ces deux outils de mesure étaient directement proportionnels. Recommandations : Il serait important d'améliorer à la fois les connaissances des cliniciens et des adolescentes en ce qui a trait à l'alimentation et aux troubles qui y sont reliés. De plus, il faudrait mener d'autres études dans le but d'abord d'obtenir un échantillon de taille plus significative et de valider certains paramètres utilisés au cours de l'étude. Si des études futures venaient à prouver que les médias et la publicité exercent une influence d'envergure au sein des adolescentes et nourissent la préoccupation de celles-ci à l'égard de leur poids, alors il pourrait être envisagé de légiférer et ainsi tarir la source de cette épidémie. 2

INTRODUCTION La vision et l'idéal de la beauté ont beaucoup évolué au cours du dernier siècle, passant de la femme pulpeuse et voluptueuse du début du siècle à la silhouette mince et sans courbes du mannequin d'aujourd'hui. Saviez-vous que pour être acceptées comme mannequin dans les années 1920, les femmes devaient mesurer près de 1,64m (5pi 4po) et peser 62kg (1361bs), alors que de nos jours, les femmes doivent mesurer 1,85m (6pi) et peser 55kg (1201bs)? Ces modèles de beauté prônent une minceur entrant en contradiction avec les changements que le corps subit à l'adolescence. La quête utopique de perfection qui en découle peut mener à une mauvaise image de soi entraînant des comportements alimentaires malsains. Cet idéal sociétaire a entraîné une crainte ainsi qu'une aversion démesurées envers l'obésité. Les préjugés péjoratifs sur les obèses ont contribué à l'augmentation de la prévalence des gens se situant aux extrêmes des deux pôles pondéraux. Obésité, anorexie et boulimie ont longtemps été le cheval de bataille de la santé publique ; maintenant on prend à peine conscience que la population se situant entre ces extrêmes peut aussi avoir une préoccupation excessive à l'égard de son poids, malgré leur état subclinique. Sachant que plus du trois quart des jeunes femmes aimeraient perdre du poids, nous croyons que cette problématique, dont peu de recherches font état, est un problème social majeur. Ce dernier mérite d'être pris en charge activement, surtout de par les conséquences, parfois graves, sur la santé physique et psychologique de la population. Notre recherche portera sur les paramètres de la problématique du poids corporel et des troubles qui lui sont reliés. 3

Une des préoccupations majeures des jeunes d'aujourd'hui concerne l'image et le poids corporel. L'adolescente typique désire se conformer au modèle qui lui est présenté par la société. Nous savons cependant que plusieurs facteurs influencent le poids et les formes corporelles des jeunes filles. Parmi eux, l'hérédité, le sexe, l'ethnie, les habitudes alimentaires et le niveau d'activité prédominent. Il est donc utopique de penser que la physionomie des jeunes filles peut s'inscrire dans un seul et même moule. Le paradoxe démontré plus haut vient se heurter au culte de la minceur auquel les jeunes filles se vouent, car «le message voulant qu'on puisse atteindre cet idéal, si on y met suffisamment d'efforts, est très nuisible à l'image corporelle et, peut-être, à la santé car il favorise la frustration et la culpabilité et fait fï de la réalité génétique» 1. Ceci a pour conséquence l'adoption de comportements et d'habitudes alimentaires malsaines pouvant conduire à l'anorexie et à la boulimie. L'analyse du projet Bien dans sa tête, bien dans sa peau rapporte qu'environ 1 à 4% des adolescentes souffrent d'anorexie et/ou de boulimie, alors que des études effectuées ailleurs concluent que 10% de toutes les femmes, mais 20% des étudiantes universitaires, souffrent d'un désordre alimentaire 2. Voici d'ailleurs présentées l'anorexie et la boulimie, telles que définies par le DSM IV. 1 Programme Vitalité, Santé Canada 2 Site internet : http.//www.ace-network.com/eatdis 4

Définition du DSM-IV : anorexie nerveuse boulimie nerveuse A. Refus de maintenir te poids corporel au niveau ou au dessus d'un poids minimum normal pour l'âge et pour la taille ( p.ex: perte de poids conduisant au maintien du poids à moins de 85% du poids attendu, ou incapacité à prendre du poids pendant la période de croissance conduisant à un poids inférieur à 85% du poids attendu). B. Peur intense de prendre du poids ou de devenir gros, alors que le poids est inférieur à la normale. C. Altération dè la perception du poids ou de la forme de son propre corps, influence excessive du poids ou de la forme corporelle sur l'estime de soi ou du déni de la gravité de la maigreur actuelle. D. Chez les femmes prépubères, aménorrhée cà- d. absence d'au moins' 3 cycles menstruels consécutifs.(une femme est considérée comme aménorrhéique si les règles ne surviennent qu'après administration d'hormones par exemple oestrogènes.) Spécifier le type: Type restrictif pendant l'épisode actuel d'aménorrhée, le sujet n 'a pas, de manière régulière, présenté des crises de boulimie ni recouru aux vomissements provoqués ou à la prise de purgatifs c.- à - d. laxatifs, diurétiques, lavements. Type avec crise de boulimie / vomissement ou prise de purgatifs, pendant l'épisode actuel d'aménorrhée, le sujet a, de manière régulière, présenté des crises de boulimie et/ou recouru aux vomissements provoqués ou à la prise de purgatifs c.- à - d. laxatifs, diurétiques, lavements. A. Survenue récurrente de crises de boulimie. Une crise de boulimie répond au caractéristiques suivantes: 1. Absorption, en une période de temps limitée ( p. ex, en une période de moins de 2h ), d'une quantité de nourriture largement supérieure à ce que la plupart des gens absorbent en une période de temps similaire et dans les mêmes circonstances. 2. sentiment d'une perte de contrôle sur le comportement alimentaire pendant la crise ( p.ex. sentiment de ne pas pouvoir s'arrêter de manger ou de ne pas pouvoir contrôler ce que l'on mange ou la quantité que l'on mange). B. Comportements compensatoires inappropriés et récurrents visant à prévenir la prise de poids, tel que : vomissements provoqués, emploi abusif de laxatifs, diurétiques, lavements ou autres médicaments, jeûne, exercice physique excessif. C. les crises de boulimie et les comportements compensatoires inappropriés surviennent tous deux, en même temps, au moins deux fois par semaine pendant trois mois. Di L'estime de soi est influencée de manière excessive par le poids et la forme corporelle. E. Le trouble ne survient pas exclusivement pendant des périodes d'anorexie mentale. Spécifier le type: Type avec vomissements ou prise de purgatifs, pendant l'épisode actuel de boulimie, le sujet à eu régulièrement recours aux vomissements provoqués ou à l'emploi abusif de laxatifs, diurétiques, lavements. ^ Type sans vomissement ni prise de purgatifs, pendant l'épisode actuel de boulimie, le sujet à présenté d'autres comportements compensatoires inappropriés, le jeûne ou l'exercice physique excessif mais n'a pas eu régulièrement recours aux vomissements provoqués ou à l'emploi abusif de laxatifs, diurétiques, lavements.

Ainsi l'anorexie se voit davantage un comportement restrictif, alors que la boulimie se manifeste surtout par des compulsions. Un facteur entrant en ligne de compte est certes l'éducation reçuë 1 par ces enfants. Un contrôle parental excessif semble prédisposer à des attitudes de types anorexique alors qu'une implication parentale trop faible, voire même négligeante, semble reliée à la boulimie. Outre l'influence de l'éducation parentale, d'autres facteurs prédisposent la jeune fille à des comportements alimentaires désorganisés (dysfonctionnels), notamment l'estime de soi et la perception de l'image corporelle, elle-même influencée par le jugement des pairs, le harcèlement (sexuel ou racial), le viol; les valeurs sociales" dominantes et les changements physiques lors de grandes périodes de développement (puberté, grossesse,-ménopause). Le programme Vitalité réalisé en 1992 préconisait une approche constructive de la santé, basée sur une alimentation saine, une vie active et une image positive de soi et de son corps. Les mesures prises par le programme s'attaquaient directement à la source du problème ainsi qu'à l'estime de soi. L'impact de ce programme au niveau de la population est difficilement quantifiable mais il serait intéressant d'en obtenir une estimation de façon a évaluer l'efficacité des mesures prises. Parmi les comportements adoptés par les adolescentes, on compte : le saut de repas, la consommation de substituts de repas, le jeûne, les régimes (hypocaloriques, faible en gras, faible en sucre, à teneur élevé en protéines...) l'usage du tabac et de laxatifs (tisanes, pilules de fibres), l'activité physique excessive, les vomissements provoqués. Évidemment, ces comportements ne sont pas exclusifs aux jeunes filles souffrant d'anorexie ou de boulimie ; en effet, de nombreuses adolescentes se retrouvant dans un état subclinique (ne répondant pas à tous les critères diagnostiques du DSM-IV, mais en présentant plusieurs) ont adopté les habitudes néfastes citées plus haut. L'état de ces adolescentes pourrait, à certains moments tumultueux de leur vie, basculer vers l'anorexie ou la boulimie. Elles partagent effectivement, avec les jeunes filles diagnostiquées selon le DSM-lV, une vision corporelle distordue et une insatisfaction de leur corps, lesquelles les propulsent dans le tourbillon de la détresse psychologique menant à une préoccupation excessive à l'égard du poids. Une bonne alimentation durant l'adolescence est très importante pour assurer une croissance normale. Un des élément indispensable pour la croissance est le calcium. 6

Contribution des aliments à l'apport én calcium légumes pains, céréales et pâtes 9% alimentaires 14% laits et yogourts 45% fromages 32% (source: Fédération des producteurs laitiers du Québec ; le calcium et l'ostéoporose) L'apport recommandé en calcium chez les jeunes filles varie de 700 à 1000 mg par jour. Selon l'enquête Nutrition Canada et certaines données américaines, les filles, peu importe leur âge, consomment moins de calcium que les garçons et ne répondent généralement pas à leurs besoins nutritionnels en ce qui a trait à cet élément. Cette déficience en calcium a un impact très important sur la santé des adolescentes à long terme ; les adolescents nécessitent plus de calcium que les adultes puisque environ 45 % de leur masse squelettique adulte est formée durant cette période. De plus, un apport en calcium adéquat à cet âge est important pour assurer une densité osseuse suffisante afin de compenser les pertes osseuses qui se produisent naturellement au cours du vieillissement. Le pic osseux atteint lors de l'adolescence va déterminer en grande partie la masse osseuse de la femme vieillissante et ainsi déterminer le risque de souffrir d'ostéoporose (Fédération des producteurs laitiers du Québec, Le calcium et l'ostéporose). Comme nous le mentionnions plus haut, il existe plusieurs types de formats corporels dont nous héritons, comme définit à même le projet «Bien dans sa tête, bien dans sa peau» 3. Les ectomorphes sont dotées d'une petite ossature donnant une silhouette linéaire et très mince. Ce sont les mannequins préférés de notre société. Les mésomorphes possèdent une ossature moyenne à forte et une apparence musclée avec de larges épaules et des hanches étroites. C'est le profil de l'athlète par excellence. Les endomorphes quant à elles, ont une apparence plutôt costaude et ronde et sont plus sujettes à l'embonpoint. Ainsi le fait d'être grosse n'est pas nécessairement lié au fait de trop manger ou d'être inactive. En effet, les recherches démontrent que 80 % des obèses ne mangent pas plus et même souvent moins que les personnes minces ou de poids moyen. Ceci s'explique par le fait que les personnes obèses brûlent moins efficacement leurs calories. Encore une fois, il semble déraisonné de croire que toutes ont les capacités physiques d'atteindre le modèle actuel de «beauté» sociétaire. i BRASSARD et al. ; Projet de promotion d'une image corporelle saine en milieu scolaire. 7

PROBLEMATIQUE Au Québec, 83% des filles de 15 à 19 ans veulent perdre du poids et 81% des femmes à leur poids santé désirent, elles aussi, être plus minces 4. N'est-ce pas assez pour nous convaincre qu'il serait temps d'agir directement auprès des jeunes filles? Certes, un projet de promotion d'une image corporelle saine en milieu scolaire fut réalisé en avril 1999, après avoir reconnu le problème dans ce milieu, mais on ne connaît pas encore l'ampleur et la prévalence du problème de préoccupation excessive à l'égard du poids. Aux Etats-Unis, une fille sur cinq de niveau secondaire fait usage de pilules amaigrissantes et plus des 2/3 font des diètes de tous genres 5. Multitude de données, mais ou se trouve la vérité et quels sont actuellement les faits en Montérégie? Il semble primordial d'accorder beaucoup d'importance à ce problème qui touche tant les sphères biologique que psychologique et sociale. En effet, parmi les conséquences possibles au niveau biologique, on compte de multiples carences nutritionnelles, notamment en calcium et en fer. Ces déficits entraînent respectivement l'ostéoporose et autres troubles osseux, de même que l'anémie, avec malaise et fatigue. Un apport inadéquat en calcium peut également être associé au cancer du côlon et à l'hypertension 6. De plus, comme conséquence biologique supplémentaire, on note l'aménorrhée qui peut conduire à l'infertilité, la déshydratation et ses déséquilibres électrolytiques, l'oedème, l'atrophie musculaire, les arythmies, une moins bonne résistance aux infections... Au niveau psychologique, on dénote l'insomnie, l'irritabilité, la nervosité excessive, la dépression et l'atteinte de la concentration, pouvant tous possiblement conduire au suicide. En ce qui a trait aux conséquences sociales, la culpabilité et le rejet de son propre corps peuvent mener à l'isolement social ainsi qu'à des difficultés interactionnelles avec autrui. Une tension familiale peut également se développer, ce qui contribue à la détresse de l'adolescente. Il existe sûrement des conséquences méconnues étant donné que le problème n'a pas encore été analysé en profondeur. L'importance d'étudier certains paramètres liés à la préoccupation excessive à l'égard du poids est bien démontrée. Il serait primordial de définir ce concept : «on parle de préoccupation excessive à l'égard du poids lorsque des personnes présentant ou non un excès de poids sont à ce point préoccupées par leur poids que cela porte atteinte à leur santé physique ou mentale» 7. 4 LEBLANC, Marie-Paule ; Derrière le miroir un enjeu de santé publique. Le poids et l'image corporelle chez les jeunes 5 BERG, Frances M ; Afraid to eat - Children and teens in weight crisis 6 NEUMARK-SZTAINER et al. ; Correlates of Inadequate Consumption of Dairy Products among Adolescents. pl2 7 SCHAEFER et al. ; L'obésité et la préoccupation excessive à l'égard du poids : éléments d'une problématique et propositions pour / 'action. 8

Ainsi, cette définition implique non seulement le concept de préoccupation a l'égard du poids et ses conséquences sur la santé physique, mais également la notion d'impact, au niveau de la santé mentale, laquelle est mesurable par la présence de détresse psychologique. En effet, Perreault souligne que «la détresse psychologique est à l'ensemble de la santé mentale ce que la fièvre est à l'ensemble des maladies infectieuses : un symptôme mesurable, signe évident d'un problème de santé mais qui ne peut à lui seul éclairer sur l'étiologie et la sévérité du problème auquel il se rattache» 8. De plus, il importe de cibler une population particulièrement touchée par la problématique. Les adolescentes forme un groupe à risque :, leur personnalité n'est pas encore définitivement élaborée, leur corps subit des changements importants et elles ressentent un grand besoin de conformité en vue d'être acceptées par les pairs. Elles sont donc plus vulnérables aux messages véhiculés par la société et au modèle de minceur sous-jacent. Le milieu scolaire constituerait une population intéressante ; par contre l'application des stratégies d'interventions à même les programmes préexistants se heurte à des contraintes de temps, d'argent et de ressources humaines. Les cliniques jeunesse semblent des milieux plus propices à l'intégration des aspects préventifs et promotionnels de la santé qui ressortiraient d'une telle enquête. Ces interventions futures pourraient s'effectuer au sein des programmes préexistants dans ces cliniques, iesquels abordent les relations parent-adolescent, les problèmes personnels, la sexualité, la contraception et les. grossesses, le dépistage et le traitement des MTS... 8 Santé Québec, 1992-93, p 128 9

Vf < < OBJECTIFS Sujet général Étude de différents paramètres relatifs au poids corporel et à l'alimentation. Objectifs spécifiques 1) Documenter l'apport nutritionnel en calcium chez les adolescentes. 2) Établir la prévalence de la vulnérabilité à l'anorexie et à la boulimie chez les adolescentes fréquentant les cliniques jeunesse. 3) Définir le plus d'indicateurs possibles d'une préoccupation excessive à l'égard du poids. 4) Etablir la prévalence des adolescentes manifestant une préoccupation excessive à l'égard du poids. 5) Formuler des recommandations concernant les mesures de prévention à mettre en place. 10

MÉTHODOLOGIE Pour commencer, nous avons effectué une revue de littérature sur l'anorexie, la boulimie, l'obésité, la préoccupation excessive à l'égard du poids, l'estime de soi, l'image corporelle, les déficiences alimentaires en calcium. Cette revue s'est effectuée à l'aide d'articles choisis par la diététicienne, Mme Marie-Paule Leblanc, ainsi que d'articles sélectionnés à partir de la base de données de santé communautaire de la Régie. Notre population cible est la clientèle féminine fréquentant les cliniques jeunesse des CLSC de la Montérégie. Il s'agit donc d'une population définie en fonction du secteur géographique, sélon leur lieu de résidence par l'intermédiaire de l'organisation spatiale des services de santé. Se situer dans la fourchette d'âge desservie par les cliniques jeunesse, laquelle variait selon les CLSC, est le seul critère d'inclusion que nous avons utilisé. Les adolescentes se répartissaient selon leiir âge entre II et 28 ans ; la grande majorité entre 14 et 21 ans. Le CLSC semble être un endroit où il serait facile d'intervenir de manière continue au niveau de la prévention des troubles alimentaires et de la promotion d'une alimentation saine. En effet, la clientèle des cliniques jeunesses se rend elle-même aux médecins et est donc plus facilement disponible et ouverte au counseling et à la prévention. L'échantillon de notre population cible est non probabiliste car il a été déterminé de façon volontaire et accidentelle. Les biais des sujets à l'étude incluent entre autre la sélection des CLSC. Parmi les 19 CLSC en Montérégie, 12 ont des cliniques jeunesse et de ceux là, 7 ont accepté de faire partie de notre étude. Puisque certains CLSC possèdent plusieurs points de service, nous avons visité 9 de ceux-ci sur un total de 20. Voir la listes des CLSC visitésen annexe. La taille de notre échantillon a été influencée par les contraintes de temps ainsi que par le taux de participation des adolescentes sollicitées. Etant donné la première contrainte, nous avons dû collecter nos données durant la semaine du' 17jiu 21 janvier. La basse température qui a sévi durant cette semaine, a modifié à la baisse l'achalandage-des cliniques jeunesse. Ainsi, la taille de notre échantillon est inférieure à ce qu'elle aurait pu être et donc nos résultats seront possiblement moins représentatifs de notre population. 11

Les instruments de mesure utilisés consistent en deux questionnaires qui ont été combinés en un seul : le premier, EAT26, existait déjà et l'autre est un nouvel instrument que nous avons construit en nous inspirant de plusieurs questionnaires déjà existants. Le EAT26 (26 questions) permet de déterminer la vulnérabilité à l'anorexie et à la boulimie. Construit en trois parties s'interreliant les unes aux autres, %on l'interprète comme suit : plus le pointage à l'échelle globale est élevé, plus le répondant est vulnérable à l'anorexie ou à la boulimie ; lorsque le score se situe au-delà de 20, on parle d'état pathologique et on suggère de référer à un professionnel pour une évaluation diagnostique. Comme il l'est mentionné plus haut, le EAT26 comprend 3.'souséchelles. La première est appelée la diète et elle comprends des items reliés à la préoccupation concernant la minceur ; c'est surtout celle-ci que nous utiliserons afin de la corréler à la préoccupation à l'égard du poids. La seconde sous-échelle, la boulimie, regroupe des questions évaluant les comportements boulimiques alors que la dernière, incluant les items reliés aux phénomènes observés chez les personnes souffrant d'anorexie, se nomme le contrôle oral 9. L'utilisation d'un outil de mesure déjà existant permet de connaître à l'avance ses qualités métriques ainsi que sa validité et donc de comparer les résultats avec ceux obtenus auprès d'autres populations. Les études rapportent en effet une sensibilité de 88,1%, une spécificité de 96,1% ainsi qu'une valeur prédictive positive de 53% en ce qui a trait au EAT26 10. Par contre, cet instrument ne peut mesurer exactement la prévalence de l'anorexie et de la boulimie, lesquelles ne peuvent être diagnostiquées qu'en clinique. Notre nouveau questionnaire a été élaboré principalement à l'aide de deux questionnaires, soient le questionnaire utilisé lors de l'enquête de santé Québec auprès des enfants et des adolescents québécois de 1999, ainsi que celui du projet de promotion d'une image corporelle saine en milieu scolaire Bien dans sa tête bien dans sa peau". Nous pourrons donc comparer, lorsque ce sera pertinent, nos résultats avec ceux obtenus au cours de ces projet et enquête. L'avantage d'utiliser un nouvel outil est qu'il permet de mesurer exactement les variables à l'étude, soient notamment les composantes permettant de cibler les adolescentes préoccupées avec leur poids et l'apport en calcium au sein de notre population. Par contre, pour s'assurer de la validité de notre instrument, il aurait fallu effectuer une étude préalable afin de le prétester, ce qui a été mis de côté en raison de contraintes temporelles. Cependant, puisqu'une des sous-échelles du EAT26 permet d'approximer la préoccupation par rapport au poids, nous pourrons possiblement l'utiliser afin de valider la partie de notre questionnaire qui aborde ce même thème. Nous avons aussi incorporé à notre questionnaire une question directe demandant aux adolescentes leur avis quant à leur préoccupation à l'égard de leur poids ; une étude antérieure faisant état de la fiabilité certaine de demander directement au gens la perception qu'ils ont de leur état de santé afin d'évaluer rapidement leur état de santé actuel nous a conduit sur la piste des éventuelles pertinence et exactitude d'évaluer la préoccupation à l'égard du poids à l'aide de la préoccupation relatée par notre population. 9 LE1CHNER et al. ; Validation d'une échelle d'attitudes alimentaires auprès d'unepopulation québécoises francophone. p49 10 Idem " BRASSARD et al. ; Projet de promotion d'une image corporelle same en milieu scolaire 12

Nous avons donc élaboré une première ébauche du questionnaire, constituée de quelques questions, laquelle a été vérifiée par notre tutrice, Dre Johanne Laguë, et par deux diététiciennes, Marie-Paule Leblanc et Lyne Mongeau. Puis, nous avons soumis notre questionnaire à une vingtaine de jeunes filles de secondaire 4 de l'école Durocher à Saint- Lambert, lors d'un cours d'histoire, pour s'assurer grossièrement de la pertinence et de la clarté des questions. Par la suite, le questionnaire a été évalué une dernière fois par Lyne Mongeau qui nous a fourni de précieux conseils. La version finale de notre questionnaire se trouve en annexe. Il est à noter que la cueillette d'informations par l'intermédiaire d'un questionnaire plutôt que de collecter l'information oralement permet un meilleur contrôle de la confidentialité et est beaucoup plus économique que les entrevues. Par contre, la proportion de non répondants risque de s'accroître et il est possible qu'un biais se glisse du fait que les jeunes filles sont souvent accompagnées d'un parent ou ami, ce qui brime la confidentialité. Puisque les jeunes filles présentant un trouble alimentaire se trouvent plus à risque de carence en calcium, nous avons choisi celui-ci comme élément traceur de la qualité de leur alimentation. Comme il l'est mentionné dans la revue de littérature, l'apport adéquat en calcium est extrêmement important pour la croissance des jeunes filles : l'apport cumulatif durant les vingt premières années de vie est indispensable pour atteindre un pic osseux maximal. Une accumulation déficitaire en calcium au cours de cette période prédispose aux troubles osseux comme l'ostéoporose associée au vieillissement, ainsi qu'aux fractures en découlant. Pour effectuer la collecte de données, nous nous sommes rendues dans neuf points de service des CLSC, sur une possibilité, de vingt, et avons demandé à toutes les jeunes femmes présentes dans les salles d'attente des cliniques jeunesse de répondre, sur une base volontaire et anonyme, à notre questionnaire. Un formulaire de consentement était joint à celui-ci (voir annexe). En moyenne, les jeunes filles mettaient entre 10 et 20 minutes à compléter le questionnaire. La collecte de données s'est échelonnée sur une période de 4 jours. Il est,à noter que certains questionnaires n'ont pas été totalement complétés. L'analyse et le traitement des données ont été effectués en collaboration avec Geneviève Horan et Éveline Savoie, de la Régie Régionale de la Santé et Services Sociaux de la Montérégie. 13

Considérant le nombre élevé de tableaux à inclure dans cette section, nous avons décidé de les placer en annexe, et ce dans l'unique but d'alléger notre document et d'en rendre la lecture plus agréable et facile. De même, nous n'avons pas jugé pertinent de les décrire puisque nous trouvons que ces tableaux parlent d'eux-mêmes. Toutefois, les données principales à notre recherche seront analysées et discutées plus amplement dans la section suivante. 14

ANALYSE ET INTERPRÉTATION DES DONNÉES Après compilation des données, voici l'interprétation des résultats obtenus avec notre questionnaire rempli par des jeunes filles dans différents CLSC de la Montérégie. Sur 91 demandes, nous avons obtenu 82 questionnaires, taille définitive de notre échantillon. Parmi les neuf refus, les raisons évoquées furent le manque d'intérêt ainsi que le manque de temps (ex. adolescentes appelées immédiatement en consultation). Nous sommes satisfaites de la taille de notre échantillon car nous espérions initialement obtenir au moins 50 questionnaires. Parmi les 82 questionnaires, un exemplaire renfermait des réponses totalement incohérentes que nous n'avons malheureusement pu exclure qu'en partie étant donné que toutes les données étaient déjà compilées lorsque nous avons découvert ce problème. D'après les résultats obtenus, voici le profil démographique de l'échantillon de notre population cible soit les jeunes filles fréquentant les cliniques jeunesses de la Montérégie. L'âge des répondantes varie entre 11 et 28 ans. Les âges les plus prévalents sont 17 et 18 ans, soit respectivement 22 % et 23,2 % de l'échantillon. Les jeunes filles sont des québécoises à 94,5 % et parlent français comme langue maternelle à 97,4 %. La grande majorité (82,5 %) habitent au domicile familial. Pour évaluer leur état socio-économique, nous leur avons demandé de se comparer aux jeunes de leur quartier en ce qui a trait à leurs conditions financières. Ainsi, 74,7 % se perçoivent comme étant semblables aux autres sur le plan financier. Au niveau de l'éducation, 33,75 % fréquentent soit le secondaire général ou le CEGEP. De plus, 22,5 % des jeunes filles ont fréquenté ou fréquentent un établissement d'enseignement privé. La proportion de jeunes qui travaillent à temps partiel est pratiquement la même que celle des adolescentes ne travaillant pas (41,3 % et 43.8 % respectivement ). En résumé, notre échantillon est principalement composé de québécoises francophones de 17-18 ans habitant chez leur parents, étudiant soit au secondaire ou au CEGEP et appartenant au niveau socio-économique moyen de leur région. L'interprétation et l'analyse de nos données sera divisée en quatre parties correspondant aux objectifs fixés. Dans la première partie, nous documenterons les connaissances nutritionnelles et l'apport en calcium chez les adolescentes, en deuxième partie nous interpréterons les IMC obtenus et établirons la prévalence de la vulnérabilité à l'anorexie et à la boulimie (EAT 26) chez les adolescentes fréquentant les cliniques jeunesses. Puis, la troisième partie cherchera à établir la prévalence des adolescentes manifestant une préoccupation excessive à l'égard du poids pour finalement déterminer les indicateurs d'une préoccupation à l'égard du poids. Dans un premier temps, notre but fut de vérifier si les adolescentes fréquentant les cliniques jeunesse de la Montérégie possédaient ou non des connaissances suffisantes reliées à l'alimentation et tout particulièrement par rapport aux produits laitiers. La majorité des jeunes filles (86,8%), ont répondu avec raison que là meilleure source de calcium absorbable se retrouve dans le lait et les produits laitiers. En effet, le Guide alimentaire canadien nous indique qu'ils fournissent approximativement 65% du calcium du régime moyen au Canada. 15

Même si les adolescentes savent que le calcium se trouve préférentiellement dans les produits laitiers, 53.3 % des jeunes filles ne consomment pas la quantité minimale de portions de lait et de produits laitiers recommandées, soit 3 à 4 portions par jour. C'est ce que démontre le tableau suivant. Tableau 7.2: Répartition des adolescentes selon le nombre de portions consommées au cours de la journée complète d'hier, par rapport aux recommandations du Guide Alimentaire Canadien. Classe d'aliments Portions recommandées lait et produits laitiers < 3 à 4 > 3 à 4 40 53,3 % 35. 46,7 % pain/céréales < 5àl2 >5à 12 59 78,7 % 16 21,3 % viande/substituts < 2 à 3 > 2 à 3 31 41,3% 44 58,7 % fruits et légumes. < 5àl0 > 5àl0 45 60,0 % 30 40.0 % Pour arriver à ces résultats, nous avons demandé aux jeunes filles d'inscrire le nombre de portions de chaque classe d'aliments qu'elles avaient mangées au cours de la journée précédente. Elles étaient invitées à inscrire le nombre de portions de lait et produits laitiers, de produits céréaliers, de viandes et substituts ainsi que de fruits et légumes consommés au déjeuner, au dîner, au souper et à la collation. La division de la journée en repas fut effectuée pour favoriser le rappel des aliments consommés la veille. Une feuille du Guide Alimentaire Canadien était jointe au questionnaire afin d'aider les répondantes à quantifier leurs portions. Grâce à ces résultats, nous pouvons observer que la majorité des adolescentes ne consomment pas assez de portions de pains et céréales, de viandes et substituts et de fruits et légumes. Le calcium est un élément essentiel à la santé des os et des dents, c'est pourquoi nous avions préalablement choisi cet élément comme traceur d'une alimentation équilibrée. Pour quantifier la consommation quotidienne en calcium, nous avons demandé aux jeunes filles d'inscrire la quantité de portions consommées la veille, selon une liste donnée d'aliments à teneur élevée en calcium. Le nombre de portions inscrit fut multiplié par la quantité approximative de calcium en mg contenue dans chaque aliment. Selon les résultats, 32,9 % des adolescentes ont des apports quotidiens en calcium inférieurs à la norme minimale, soit 700 mg/jour. (voir Tableau 6.2 en annexe). Certaines disent remédier à cette déficience en consommant des suppléments de calcium. En effet, le tableau qui suit démontre que 13,4 % des filles questionnées en consomment régulièrement. Grâce aux suppléments, la prévalence des jeunes filles ayant des apports inférieurs à la norme chute à 30,4 %, ce qui demeure tout de même important. 16

Tableau 6.3: Répartition des adolescentes selon leur consommation quotidienne en calcium avec ajout de suppléments de calcium. Apport quotidien en calcium " < 700 mg > 700 mg Total Nombre d'adolescentes 24 30,4 % 55 69,6 % 79 100% Les quatre premières questions de notre questionnaire visaient à vérifier les connaissances des jeunes filles sur l'alimentation et le calcium. En moyenne, les adolescentes ont obtenu 3,17 réponses exactes sur quatre. Il n'y a pas de lien évident entre le nombre de réponses exactes sur les connaissances et l'apport en calcium comme nous avions supposé préalablement. Nous n'avons pas effectué le test d'indépendance pour certifier l'absence de relation étant donné que certaines variables ont un n inférieur à 5. Il est d'ailleurs à noter que pour la même raison, nous n'avons pas effectué ce test au cours des nombreuses autres analyses subséquentes où il aurait pu être pertinent de le faire. Le prochain tableau indique que 87,5 % des adolescentes ayant des apports < 700 mg ont obtenu 3 ou 4 bonnes réponses. Tableau B.l : Apport quotidien en calcium (incluant la prise de suppléments) en fonction du nombre de réponses exactes aux 4 questions relatives aux connaissances alimentaires. Nombre de réponses exactes Apport quotidien en calcium < 700mg > ou = 700mg Total 0 0 ' 0% 0 0% 0 0% 1 1 4,2% 4 7,3 % 5 6,3 % 2 2 8,3 % 8 14,5 % 10 12,7% 3 11 45,8% 21 38,2 % 32 40,5 % 4 10-41,7% 22 40,0 % 32. 40,5% Total 24 30,4% 55 69,6 % 79 100% Les pourcentages nous démontrent clairement que les filles ayant des apports insuffisants semblent posséder de bonnes connaissances en alimentation au même titre que les adolescentes ayant des apports > 700 mg. Ainsi, nous sommes en mesure de présumer que si les filles ne consomment pas assez de produits à haute teneur en calcium, ce n'est probablement pas par manque de connaissances. Il faudrait alors tenter d'identifier la ou les cause(s) de cette sousconsommation d'un élément si important. 17

Par ailleurs, nous croyions préalablement que les connaissances alimentaires variaient peut être selon le niveau de scolarité, mais nous n'avons pas établi de lien entre le niveau d'éducation et ces connaissances (voir le Tableau K en annexe). Il serait toutefois intéressant d'identifier les facteurs influençant les connaissances en alimentation. Dans un second temps, nous avojis interprété les valeurs d'indice de masse corporelle obtenues dans notre échantillon. L'IMC est calculé grâce à la formule divisant le poids corporel(en kg) par la taille (en m) 2 : Poids (kg) Taille (m 2 ) ' Ce tableau présente la distribution des seuils d'imc retenus pour que ceux-ci soient qualifiés d'insuffisant, acceptable ou excédent en fonction de l'âge des adolescentes. En fait, il représente la façon dont nous avons codifié le poids à l'aide de l'imc ainsi que de l'âge. Seuils retenus pour l'imc selon l'âge 19 ans et moins 20 à 64 ans Poids insuffisant < 19 <20 Poids acceptable - poids santé 19 à 24 19 à 24 20 à 26 20 à 24 - début d'excès de poids ND 25 à 26 Excès de poids 25 et plus 27 et plus L'IMC est-une mesure qui permet de cibler les personnes susceptibles d'avoir une alimentation insuffisante ou déficiente, notamment les populations défavorisées et celles qui ont des troubles de comportement alimentaire, telles les personnes anorexiques et boulimiques. 12 La distribution suivante de l'imc indique que 8,5 % des jeunes filles présentent un surplus de poids tandis que 22,0 % se situent à un poids insuffisant. Par contre, 63,4 % présentent un poids acceptable. Tableau H: Répartition des adolescentes en fonction de leur poids codifié à l'aide de l'indice de Masse Corporelle (IMC) ainsi que de l'âge. Poids codifié à l'aide de l'imc et de 'âge. poids insuffisant poids acceptable excès de poids Total Nombre d'adolescentes 18 52 7 77 % 22,0 63,4. 8,5 93,9 r 13 Santé Québec 92-93, pl04 18

Les résultats de l'enquête santé Québec 92-93 effectuée chez les 15-19 ans démontrent que 2% des jeunes filles présentent un surplus de poids, 17% se retrouvent avec un poids insuffisant et 69% possèdent un poids santé. 13 La comparaison des résultats de cette étude d'envergure avec nos résultats nous porterait à croire qu'ils sont plutôt semblables. Cependant, il ne faut pas oublier que la population cible était différente et que la taille des échantillons n'était pas comparable. Il serait intéressant de faire une étude plus poussée pour voir si la tendance de la prévalence des extrêmes de poids chez les jeunes filles se situe à la hausse. En effet, dans la société américaine, de plus en plus de jeunes souffrent d'embonpoint et paradoxalement, les américains sont les chef de file en ce qui concerne le nombre de diètes commercialisées. Suivre une diète est devenu une activité courante chez la plupart des femmes, malgré le taux impressionnant d'échec pour perdre du poids, avec la subséquente hausse non désirée de poids qui s'ensuit. Nous avons demandé à cinq nutritionnistes ayant souvent à déterminer subjectivement l'imc d'une patiente en l'observant de graduer les silhouettes, selon leur bon jugement, avec l'imc correspondant. Ceci nous permettra plus loin de corréler ces silhouettes avec une valeur d'imc. Nous avons calculé la moyenne des IMC obtenus pour chaque silhouette. Nous sommes conscientes que cette approximation est tout à fait arbitraire et qu'une marge d'erreur est inévitable. De plus, étant donné que certains des professionnels contactés travaillent davantage avec une population adulte qu'avec des adolescentes, cela peut introduire un biais d'interprétation. Voici la gradation des silhouettes effectuée à l'aide des IMC déterminés par nos quatre experts : Un poids insuffisant correspond aux silhouettes 1 à 3 Un poids acceptable correspond pour les 19 ans et moins: aux silhouettes 4 à 6 pour les 20 ans et plus: aux silhouettes 4 à 7 Un excès de poids correspond pour les 19 ans et moins : aux silhouettes 7, 8 et 9 pour les 20 ans et plus : aux silhouettes 8 et 9 13 Santé Québec 92-93 19

Silhouettes avec IMC moyens corrélés IMC 17 18 19 21 22 24 25 27 -- 28-22,0 % 63,4%T Nous demeurons cependant prudentes dans F interprétation des IMC pour les jeunes filles ayant 19 ans et moins puisque cet indicateur s'applique habituellement aux adultes et qu'il est délicat d'appliquer les mêmes définitions aux adolescentes qui sont en croissance en raison de l'absence d'uniformité du rythme de développement qu'elles subissent. Il est très difficile d'établir une valeur de référence pour ce groupe d'âge car plusieurs facteurs entrent en ligne de compte comme le stade de puberté ou les différences de musculature ou d'ossature. Les valeurs des IMC des jeunes filles demeurent intéressantes pour établir à tout le moins les tendances. La pertinence d'associer l'obésité ou la maigreur à un risque de morbidité ou de mortalité chez les jeunes restent toutefois à démontrer par des études longitudinales effectuées auprès des adolescents(es). 20

/ Tableau 1.1: Relation entre la perception de leur apparence actuelle (silhouette question #8) par les adolescentes et le poids codifié à l'aide de l'imc ainsi que de l'âge Poids codifié à l'aide de l'imc et de l'âge poids poids surplus de total insuffisant acceptable poids 1 0 0 0 0.0 % Perception 2 3 2 0 5 6,5 %.. de leur 3 5 13 0 18 23,4% apparence, 4 9 14 0 23 29,9 % actuelle 5 0 18 1 19 24,7 % (silhouette) 6 0 4 2 6 7,7 % 7 1 1 2 4 5,2 % 8 0 0 2 2 2,6 % Total 18 52 7 77 100% Selon les,résultats du tableau ci-haut, 30.0 % des jeunes filles se perçoivent comme ayant une silhouette (2 à 3) correspondant à un poids insuffisant. Cependant, le tableau qui suit indique que 50,6 % aimeraient que leur silhouette s'apparente à l'une des trois premières. Aucune fille n'avait inscrit qu'elle s'identifiait à la première silhouette; par contre, 4 d'entre elles aimeraient correspondent à la première silhouette corrélée à un IMC de 17 (voir tableau ci-dessous). Ceci démontre un certain souci de minceur ; il n'est pas sain de vouloir paraître aussi maigre, surtout chez les jeunes filles, car la maigreur excessive peut entraîner l'aménorrhée et plusieurs autres problèmes de santé que nous avons mentionnés plus haut. Tableau 1.2: Relation entre la perception de leur apparence désirée (silhouette question #9) par Poids codifié à l'aide de l'imc et de l'âge poids poids surplus de total insuffisant acceptable poids Perception 1 0 4 0 4 5,2 % de leur 2 3 7 0 10 13,0% apparence 3 6 17 2 25 32,4 % ; désirée 4 8 16 3 27 35,1 % (silhouette) 5 1 8 0 9 11,7% 6 0 0 2 2 2,6 % 7 0 0 0 0 0% 8 0 0 0 0 0% Total 18 52 7 77 100% 21

Image corporelle des adolescentes lu II \ fç / \l» Il /p»t Ywj U wu //r> c m YVL Iffi n r î* Kj) \l 1 j 1 2 3 4 5 6 7 8 9 % se voient 0.0 6.5 23.4 29.9 24.7 7.7 5.2 2.6 0.0 % désirent être 5.2 13.0 32.4... 35.1 11.7 2.6 0.0 0,0 0.0 On voit ici que les jeunes femmes manifestent souvent le désir de changer leur format corporel. En leur posant directement la question, nous avons constaté que 54,9 % des adolescentes voudraient présenter une silhouette différente de la leur. Question #9: Aimerais-tu être différente? Nombre d'adolescentes Désir d'être dif férente oui non Total 45 54,9 % 37 45,2 % 82 100% Malgré ce désir de changement, 45,2 % veulent toutefois conserver leur silhouette. Chez celles voulant changer, 28,1 % ont un mince écart de ± une silhouette entre la vision de leur apparence actuelle et l'apparence à laquelle elle voudrait correspondre. Seulement 1,2 % désirent changer radicalement leur silhouette de quatre positions vers la minceur (voir Tableau D en annexe). Ceci semble donc indiquer que le degré d'insatisfaction que manifestent les adolescentes à l'égard de leur poids n'est pas si élevé, bien que présent. On voit dans le tableau suivant que les adolescentes pèsent en moyenne 56,84 kg tandis que le poids moyen désiré est de 52,69 kg. Par 22

contre, il est important de mentionner que quelques jeunes filles désirent gagner du poids ; 3,7 % des répondantes désirent changer d'une silhouette vers un IMC supérieur (voir Tableau D en annexe). Tableau 39.1: Moyenne du poids que pèsent et que voudraient peser les adolescentes. Moyenne Poids réel 56,84 Poids désiré 52,69 En résumé, la plupart des jeunes filles s'acceptent comme elles sont mais celles désirant changer de silhouette visent une apparence plus mince. Nous avons également demandé aux adolescentes de préciser laquelle ou lesquelles des parties de leur corps elles considèrent trop grosses ; les deux parties du corps les plus souvent incriminées, tel que le relate le tableau qui suit, furent les cuisses avec 28,7 % et le ventre avec 22,8 %. Question #10: Quelle(s) partie(s) de ton corps trouves-tu trop grosse(s)? Partie du corps Nombre d'adolescentes aucune 11 6,6 % seins 7 4,2 % ventre 38 22,8 % hanches 33 19,8% cuisses 48 28,7 % fesses 26 15,6% autre(s) 4 (bras(3), culotte de 2,4 % cheval(l)) Total 167 100% Selon l'analyse de nos résultats, la perte ou le maintien de poids est une tendance qui semble en vogue chez les adolescentes questionnées. En effet, 54,9% de celles-ci ont essayé de diminuer ou de conserver leur poids au cours des derniers six mois, alors qu'actuellement, il s'agit de 63,4 % d'entre elles et que 68,3 % prédisent adopter ces résolutions au cours des deux prochains mois. Il aurait été intéressant de faire un suivi pour voir si leurs prédictions se réaliseront. 11 est également possible que d'autres facteurs entrent en ligne de compte. 23

Question #11. 13 et 15: Derniers 6 Actuellement Prochains 2 mois Total mois essayer de perdre du 25. ; 30 29 84 poids essayer de maintenir 20 \ "22 ' 27 69 mon poids essayer de gagner du 6 4 4 14 poids rien fait concernant 31 26 22 79 mon poids Total 82 82 82 Parmi les méthodes utilisées pour perdre ou conserver son poids (voir Question 12.14 et 16 en annexe) certaines mesures sont plus populaires auprès de nos adolescentes. La méthode la plus utilisée consiste à diminuer le sucre ou le gras (entre 72 % et 80 % des répondantes) suivi de s'entraîner quelques fois par semaine (entre 49 % et 65 %). Saiiter des repas est la troisième méthode la plus utilisée (entre 21 % et 44 %), malgré que ce comportement soit néfaste pour la santé. Malheureusement, entre 5% et 9% des adolescentes jeûnent durant une journée entière et entre 2 % et 5 % vont même jusqu'à se faire vomir. Ces mesures peuvent nuire à la santé physique en interférant avec le développement de la jeune fille en pleine croissance, ainsi qu'à la santé mentale en diminuant le niveau de concentration et l'estime de soi. Il est prouvé que faire des régimes de façon répété ne fait pas maigrir puisque le jeûne fait diminuer le métabolisme basai et cause l'augmentation des réserves alimentaires lorsque la personne retourne à ses habitudes alimentaires antérieures. C'est une des raisons pour lesquelles la plupart des femmes qui suivent une' diète vont regagner le poids perdu et même davantage une fois le régime alimentaire terminé. Nous allons maintenant déterminer la prévalence de la vulnérabilité à l'anorexie et à la boulimie. Le EAT-26 comme nous l'avons mentionné plus haut dans la revue de littérature est utilisé couramment en clinique pour dépister les troubles de l'alimentation. Le EAT-26 est aussi utilisé dans un contexte non clinique afin de dépister les individus à risque de développer un comportement déviant relativement à l'alimentation. 14 Cette prévalence fut déterminée par l'interprétation des scores globaux. Dans notre échantillon, 10 filles sur 78 ont obtenu un score supérieur ou égal à 20 points. Ainsi, 12,2 % des adolescentes questionnées sont possiblement vulnérables aux troubles alimentaires. Ces troubles apparaissent habituellement vers l'âge de 15-20 ans donc il est important de détecter précocement la vulnérabilité à l'anorexie et à la boulimie pour diminuer son incidence. 14 BRASSARD et al. ; Projet de promotion d'une image corporelle saine en milieu scolaire 24

Adapté du Tableau O: Répartition des adolescentes en fonction à la fois de leur préoccupation relatée à l'égard du poids ainsi que leur score au EAT global (< ou > 20 points). Score global au EAT 26 < 20 points > 20 points 68 87,2 % 10 12,8% Étant donné la confidentialité de notre étude, il est impossible de faire un suivi préventif avec ces filles afin de déterminer si oui-ou-non elles souffrent d'un trouble de l'alimentation. L'anonymat du EAT 26 a pu influencer nos résultats, puisque les répondantes savaient qu'elles ne seraient pas diagnostiquée individuellement comme ayant un comportement alimentaire déviant. De ce fait, elles étaient conscientes qu'elles ne seraient pas étiquetées anorexiques ou boulimiques. Ainsi, elles ne craignaient probablement pas d'inscrire la vérité. 25

Afin de déterminer la prévalence de la préoccupation excessive à l'égard du poids chez les adolescentes, nous avons défini précédemment ce qu'on entendait exactement par cette expression. "On parle de préoccupation excessive à l'égard du poids lorsque des personnes présentant ou non un excès de poids sont à ce point préoccupées par leur poids que cela porte atteinte à leur santé physique ou mentale." SHEFFER. Carmen. L'Obésité et la préoccupation excessive à l'égard du poids Deux éléments importants se démarquent clairement de cette définition: les personnes doivent d'abord présenter une préoccupation par rapport à leur poids; pour devenir excessive, cette préoccupation doit entraîner des conséquences au niveau de leur santé physique ou mentale. Afin d'identifier les adolescentes préoccupées par leur poids, nous avons établi la liste ci-dessous comprenant 6 critères, lesquels détectent selon nous un certain niveau de préoccupation. Critères Définition 1 Avoir obtenu un score supérieur à 0 dans le calcul de l'écart entre la vision de leur apparence actuelle et l'apparence à laquelle elle voudrait correspondre ou avoir un écart positif entre le poids actuel et le poids désiré 2 Avoir essayé, essayer présentement, ou envisager d'essayer de perdre du poids ou de le maintenir respectivement dans les 6 derniers mois, actuellement, ou dans les 2 prochains mois. 3 Se peser à tous les jours, une ou plusieurs fois, ou éviter de se peser. 4 Brûler des calories comme motivation première pour faire de l'exercice 5 Dire que son poids est une préoccupation (légère ou excessive) 6 Arrêter de manger : parce qu'on doit se contrôler même si on a encore faim ou parce qu'on sait dans notre tête qu'on a assez mangé Critères 1 2 3 4 5 6 Nombre 56 58 20 15 59 10 d'adolescentes 26

Nous avons supposé préalablement que globalement, plus une personne présenterait un nombre élevé de ces critères, plus elle serait préoccupée par son poids. Le terme globalement prend ici toute son importance puisque nous sommes conscientes que chaque critère pris individuellement possède une valeur intrinsèque de préoccupation qui n'est pas nécessairement équivalente à celle des autres critères. Il nous était impossible de pondérer objectivement chaque critère sans préalablement valider cette pondération par une entrevue psychiatrique ou par l'avis d'experts. Préoccupation Nombre de critères Nombre % d'adolescentes + 6 2 2.6 A 5 8 10.5 4 14 18.4 3 25 32.9 1 1 2 7 9.2 1 12 15.8 0 8 10.5 Dans le but de s'assurer que les critères que nous avons définis préalablement mesurent bien la préoccupation à l'égard du poids, nous avons tenté de corréler ces critères à une sous-échelle d'un outils déjà existant, et donc validé, le EAT 26. Le tableau suivant présente la relation entre le score moyen à la sous-échelle 1 du EAT 26 (Dieting subscale) et le nombre de critères de préoccupation présenté par les adolescentes. Nombre de critères 0 1 2 3 4 5 6 EAT 1 1.50 1.41 2.50-3.32 4,71 r 3.59 5.16 4.41 10.14-7.53 14.75*6.41 18,50' 16.26 Il est à noter que les écarts-type du tableau ci-dessus prennent des valeurs considérables étant donné la petite valeur du "n" dans chacune des classes (particulièrement dans la classe 6 critères où "n" = 2). Nous sommes conscientes que ces grands écarts-type affectent la précision de nos valeurs; malgré ses limites évidentes, nous allons quand même utiliser le score moyen pour notre analyse. 27

Nous avons pu observer plus aisément l'évolution de la moyenne du score à cette sous échelle du EAT 26 en fonction du nombre de critères auxquels répondaient les adolescentes en présentant les résultats du tableau précédent sur l'histogramme que voici. Variation du score à la sous-échelle 1 au EAT 26 en fonction du nombre de critères de préoccupation 18.S 1 2 3 4 nombre do crittras de préoccupation On note que le score moyen à la sous-échelle 1 du EAT 26 semble globalement directement proportionnelle au nombre de critères de préoccupation présentées par les adolescentes fréquentant les cliniques jeunesse des CLSC de Montérégie. Par conséquent, nous pouvons croire que nos critères mesurent effectivement, selon un certain niveau de validité, la préoccupation à l'égard du poids. Selon les différents degrés de préoccupation, exprimés par le nombre croissant de critères auxquels les adolescentes répondent, nous pouvons approximer plusieurs prévalences de préoccupation à l'égard du poids. Nombre de Cumulatif % cumulatif critères des adolescentes 6 2 2,6 au moins 5 10 13.1 au moins 4 24 37.5 au moins 3 49 64.4 au moins 2 56 73,6 au moins 1 68 89,4 28

Donc, selon le nombre de critères sélectionnés, il y a entre 2,6% et 89,4% des jeunes filles qui sont préoccupées par leur poids; 89,4% sont au moins quelque peu préoccupées par leur poids alors que 2,6% semblent démontrer une préoccupation plus grande car elles répondent aux six critères. Comme il est impossible d'établir objectivement un degré seuil au-delà duquel la préoccupation à l'égard du poids devient excessive, nous ne pouvons évaluer précisément la prévalence de "la préoccupation excessive à l'égard du poids chez les adolescentes fréquentant les cliniques jeunesse des CLSC de Montérégie", objectif que nous nous sommes préalablement fixé. Il est cependant possible d'évaluer plusieurs prévalences, chacune associée à différents degrés de préoccupation; c'est ce qui a été présenté plus haut. Fait intéressant, le cinquième de nos critères présentés plus haut semble à lui seul un bon indicateur de préoccupation à l'égard du poids. Nous avons en effet, dans notre questionnaire, posé directement la question "Dirais-tu que ton poids est une préoccupation?". Voici la répartition des adolescentes selon leur réponse. Préoccupation Nombre d'adolescentes % Excessive 14 17,9 Légère 45 57,7 Aucune 19 24,4 Total 78 100 Tout comme nous l'avons fait pour valider à un certain niveau nos critères de préoccupation à l'égard du poids, nous avons également tenté de corréler le résultat à la sous-échelle 1 au EAT 26 avec le degré de préoccupation relaté. Préoccupation aucune n= 19 légère n = 45 excessive n= 14 Résultat à la souséchelle 1 du EAT 26 1,84-1,46 5,22-4,02 17,00 * 7,05 29

Dans le tableau ci-dessus, on observe globalement que plus la préoccupation relatée est élevée, plus le résultat à la sous-échelle 1 du EAT 26 est aussi élevée (directement proportionnel). Encore une fois la comparaison des résultats avec ceux obtenus auprès de la population à l'aide d'un outil de mesure préexistant et déjà validé permet d'évaluer grossièrement la capacité de notre nouvel instrument potentiel (dans ce cas la question #20 décrite plus haut) à mesurer la variable que nous désirons évaluer, soit le degré de préoccupation. Voici encore, présenté cette fois sous forme d'histogramme, la variation du score à la sous-échelle 1 du EAT 26 en fonction de la préoccupation relatée. Variation du score à la sous-échelle 1 du EAT 26 en fonction du degré de préoccupation relaté à l'égard du poids 2 12 3 V ë 10 t) * S s S 3 1,84 légère degré de préoccupation relaté À partir des observations ci-haut, nous pouvons déduire de la validité de demander directement aux jeunes filles si elles sont préoccupées par leur poids dans le but d'évaluer cette même préoccupation. Ainsi, si on tentait d'évaluer la prévalence de la préoccupation excessive à l'égard du poids à l'aide de cette question seulement on conclurait à une prévalence d'environ 17,9%. Par ailleurs, si on voulait établir la prévalence de la préoccupation par rapport au poids sans égard au degré, nous trouverions une valeur de 75,6%. II faut cependant être conscient que ceci ne tient compte que des personnes démontrant un certain niveau d'introspection capable de leur faire avouer leur propre problème. 30

La sous-échelle 1 du EAT 26 nous a permis de valider en quelque sorte nos critères ainsi que la préoccupation relatée, lesquels constituent les principaux indicateurs de préoccupation à l'égard du poids que nous avons identifiés et utilisés. On peut d'ailleurs constater, dans le tableau suivant, que ces deux indicateurs sont directement proportionnels: plus la personne relate être préoccupée, plus grand est le nombre de critères auxquels elle répond. Nombre de critères 0 1 2 3 4 5 6 Préoccupation aucune 8 9 2 0 0 0 0 légère 0 3 5 23 7 3 1 excessive 0 0 0 2 6 5 1 Une fois identifiées les adolescentes préoccupées par leur poids, il nous reste à vérifier l'impact de cette préoccupation au niveau de la santé physique et mentale chez ces mêmes adolescentes. Dans un premier temps, nous leur avons posé la question "Comment te sens-tu dans ta peau" parce que nous croyions la réponse à cette question révélatrice à la fois de l'état de santé physique et mentale. Ensuite nous avons vérifié la variation de ce sentiment de bien-être en fonction d'une possible perte de poids, de façon à évaluer son impact sur ces deux composantes de la santé globale, tel qu'illustré dans le tableau suivant. Sentiment de «bien-être» Très bien Bien Mal Très mal Variation Beaucoup 2 14 5 1 mieux du bien-être Mieux 4 21 2 0 si perte de Moins bien 8 6 2 0 poids Pas de changements 7 7 2 0 Parmi les adolescentes se sentant initialement mal ou très mal dans leur peau, 8/12 (66,7%) ont mentionné qu'elles se sentiraient mieux ou beaucoup mieux suite à une perte de poids. Puisqu'il semble y avoir une certaine amélioration du bien-être associée à une perte de poids possible, on peut affirmer que le poids peut être un des déterminants du sentiment de bien-être et donc qu'il peut influencer la perception de la santé physique et mentale. Par conséquent, nous pourrons donc invoquer le poids comme une des causes possibles de détresse psychologique, comme le montre les deux tableaux suivants dans lesquels nous avons inclus une partie de l'échelle de détresse psychologique utilisée dans l'enquête Santé Québec 87. Nous l'avons également modifiée quelque peu, afin de pouvoir évaluer qualitativement l'état de santé mentale de notre population cible 31

Répartition du score moyen des adolescentes à la sous-échelle 1 du EAT 26 en fonction de leurs réponses données aux questions d'évaluation de la détresse psychologique. T'es-tu sentie tendue, stressée ou nerveuse? As-tu ressenti des peurs ou des craintes? As-tu pleuré facilement ou t'es-tu sentie découragée? T'es-tu sentie désespérée en pensant à ton poids? Jamais De temps en temps Assez souvent Très souvent Score moyen à la sous-échelle 1 du EAT 26 4.55 4,54 6,65 10.19 5,25 4.37 11.00 9.67 5,15 4,87 12,10 9.58 4,08 7,68 13,40 20.60 On peut dégager de ce tableau que les gens ayant un score élevé à la sous-échelle 1 du EAT 26 semblent avoir une détresse psychologique plus intense selon cette échelle de détresse. Dans le deuxième tableau que voici, nous avons associé cette échelle aux divers nombres de critères de préoccupation que nous avons ensuite regroupés en quatre classes. Ceci nous a permis d'augmenter la valeur du "n" dans chacune des classes et par le fait même d'augmenter leurs degrés de représentativité et de signification. De plus, l'expression des valeurs en pourcentage a permis d'uniformiser les résultats indépendamment de la valeur du "n" qui variait selon chacune des classes. Échelle de détresse psychologique (question 25 à 28) Jamais De temps en Assez souvent Très souvent temps Nombre de 0 50% 37.5% 9.4% 3.1% critères de 1 à 2 39,5% 39,5% 7.9% 13.2% préoccupation 3 à 4 35,9% 35,3% 14.1% 14.7% 5 à 6 10.0% 22,5% 30,0% 37,5% L'évolution des zones ombrées de la gauche vers la droite et du haut vers le bas, supporte encore ici l'idée que la préoccupation à l'égard du poids influence la santé mentale. Sous toute réserve, nous pouvons émettre l'hypothèse que plus la préoccupation est excessive, plus les gens adoptent des comportements et attitudes démontrant une détresse psychologique et plus fréquents sont ces comportements et attitudes. 32

Quand la détresse psychologique atteint un niveau critique, quelles que soient les causes de cette détresse, la question du suicide peut poindre à l'horizon, qu'il s'agisse de pensées, d'idées ou d'actes suicidaires. Afin de vérifier la prévalence des pensées suicidaires chez les adolescentes, nous leur avons demandé si elles ont sérieusement pensé à se suicider au cours des 12 derniers mois. Voici les résultats que nous avons obtenus. Au cours des 12 derniers mois 29. As-tu sérieusement pensé à se suicider (à t'enlever la vie)? Jamais De temps Assez Très Total en temps souvent souvent 58 13 4 5 80 % 72,5 16,3 5.0 6.3 100,0 D'après notre étude, 6,3% des jeunes filles ont pensé très souvent au suicide au cours de ce laps de temps et 11,3% y ont pensé assez souvent ou très souvent. Puisque nous avons utilisé exactement la même question, avec la même formulation, que l'enquête Santé Québec 1992-93, il nous est possible de comparer nos résultats. Selon cette enquête, environ une personne sur dix, parmi les individus de 15 à 44 ans ont rapporté avoir eu des idées suicidaires au cours de leur vie et 8,4% au cours des 12 derniers mois. Il serait intéressant de pouvoir savoir si les gens qui rapportaient avoir de temps en temps des idées suicidaires étaient comptabilisés dans ces résultats. Si tel n'est pas le cas, nous pouvons estimer que nos résultats semblent du même ordre de grandeur, et ce malgré les études respectives de populations cibles différentes. Dans le cadre de notre étude, il nous semblait intéressant de vérifier s'il y avait une corrélation entre la préoccupation à l'égard du poids et les idées suicidaires rapportées. Afin d'obtenir les résultats du tableau suivant, nous avons comptabilisé la répartition de la fréquence des idées suicidaires en fonction des différentes classes de critères de préoccupation., que nous avons convertie en pourcentage. Fréquence des idées suicidaires Jamais De temps en Assez souvent Très souvent temps Nombre de 0 87.5% 12.5% 0.0% 0,0% critères de 1 à 2 84.2% 5.3% 5.3% 5,3% préoccupation 3 à 4 64,1% 28,3% 2,6% 5,1% 5 à 6 70,0% 0,0% 10,0% 20,0% 33

De ce tableau, on peut dégager globalement qu'à partir du moment où les gens présentent au moins un critère de préoccupation, la fréquence des idées suicidaires récurrentes (assez souvent et très souvent) apparaît. En effet, on constate que parmi les adolescentes ne présentant aucun critère de préoccupation, aucune ne rapporte d'idées suicidaires récurrentes. Toutefois, on ne peut établir un lien direct entre les idées suicidaires et la préoccupation à l'égard du poids; en effet il y a de nombreux autres facteurs échappant à notre étude qui peuvent influencer la présence ou l'absence de ces idéations. En dernier lieu, nous étions curieuse de vérifier s'il existait un lien entre la préoccupation à l'égard du poids et la fréquentation actuelle ou passé d'un établissement d'enseignement privé. Le tableau ci-dessous représente le croisement entre ces deux variables. Nombre de critères 0 1 2 3 4 5 6 Fréquentation Oui 2 1 2 7 4 1 0 actuelle ou passée % 11,8 5,9 11,8 41,2 23,5 5,9 0,0 Non 6 11 5 18 10 7 2 % 10,2 18,6 8.5 30,5 16.9 11,9 3,4 Encore une fois, il nous est impossible d'appliquer le test du Chi carré vu le "n" trop petit. Nous aurions pu regrouper les critères en un plus petit nombre de classes de façon à augmenter la valeur du "n" dans chacune de celles-ci. Il est donc difficile de déduire des conclusions valides du tableau tel qu'il est présenté. Toutefois, sous toute réserve, il ne semble pas y avoir de corrélation entre la fréquentation actuelle ou passée d'un établissement d'enseignement privé et la préoccupation à l'égard du poids. 34

CONCLUSION La préoccupation à l'égard du poids semble tourmenter la majorité des adolescentes en Montérégie comme ailleurs dans les pays industrialisés. Nous nous étions fixé comme objectif principal d'étudier différents paramètres relatifs au poids et à l'alimentation. Ainsi, nous avons identifié de nombreux indicateurs de la préoccupation à l'égard du poids, tel que le fait de se peser souvent ou d'adopter des comportements (comme faire de l'activité physique ou se nourrir) principalement.en vue de ne pas gagner de poids ou d'en perdre. Ces indicateurs nous ont permis d'établir la prévalence des adolescentes manifestant une préoccupation excessive à l'égard de leur poids. Nous avions préalablement identifié le calcium comme indicateur de déficit nutritionnel s'inscrivant possiblement au sein des conséquences physiques de la préoccupation à l'égard du poids et en avons grossièrement évalué l'apport chez les adolescentes en général puisque plusieurs études relatent que les femmes ne comblent souvent pas leurs besoins calciques. A l'aide du EAT 26, nous avons finalement estimé la prévalence de la vulnérabilité à l'anorexie et à la boulimie. } Les recommandations que nous avons formulées par la suite ont été basées sur les observations tirées des résultats de notre étude ; cependant, cette dernière présentant certaines failles, il serait intéressant d'effectuer d'autres recherches ne ce sens. Les troubles de l'alimentation subcliniques semblent constituer des instances en expansion actuellement, d'où l'importance du dépistage précoce de ces entités. L'énoncé «il faut souffrir pour être belle» semble plus que jamais devenu une réalité que plusieurs jeunes filles s'imposent pour maigrir. Croire que la beauté se retrouve uniquement dans la minceur peut entraîner de graves problèmes au niveau de l'estime de soi des personnes qui considèrent qu'elles présentent un surplus pondéral, bien que le poids de certaines soit considéré comme acceptable. Pour permettre aux jeunes filles de s'accepter comme elles sont, la société doit d'abord les accepter, en commençant par leurs proches, parents et amis. La vie ne devrait pas se résumer à un perpétuel régime. Prendre un repas copieux ou un succulent dessert constitue un des plaisirs de la vie, plaisir qui est parfois perçu tel un péché capital... 37

REMERCIEMENTS Nous tenons à remercier le département de santé publique de la Montérégie. particulièrement le Dre Johanne Lagiie, Lyne Mongeau ainsi que Marie-Paule Leblanc pour leur support et leur appui. Nous avons beaucoup apprécié leur disponibilité et leurs précieux conseils. Elles ont su nous passionner pour l'alimentation et les troubles qui lui sont reliés. La collaboration d'eveline Savoie ainsi que de Geneviève Horan pour le traitement de l'information de nos donnés fut pour nous capitale étant donné la contrainte de temps et notre manque d'expertise dans ce domaine. Aussi nous désirons remercier les cinq nutritionnistes qui nous ont aidé à jumeler les silhouettes des jeunes filles avec un IMC correspondant: Lyne Mongeau, Oumar Hamza, Lydia Rocheleau, Marie-Paule Lebalnc et Dominique Brosseau. Nous voulons évidemment remercier les personnes ressources des différents CLSC du territoire qui ont accepté de contribuer à notre projet. Merci également à tous ceux qui ont participé de près ou de loin à la réalisation de notre projet. Nous espérons que notre travail saura être utile à la prévention des désordres alimentaires ainsi qu'à la promotion d'une alimentation saine. Bien à vous, Les externes en médecine de l'université de Sherbrooke Anne de Loppinot Amélie Fontaine Julie Prévost Joan Sauvageau 38

BIBLIOGRAPHIE 1. BOLDUC, STEIGER, LEUNG ; Prévalence des attitudes et. comportements inadaptés face à l'alimentation chez les adolescentes de la région de Montréal Santé Mentale au Québec, XVIII, 2,183-186,1993. 2. FELTS, PARILLO, CHENIER, DUNN ; Adolescents 'perceptions of relative weight and selfreported weight-loss activities : Analysis of 1990 YRBS National Data. Journal of adolescent health, 1996, vol. 18, no 1 ; 18, 20-26. 3. Santé Canada, La trousse VITALITÉ à l'usage des animateurs, 1992. 4. STEIGER, Howard ; Anorexie et boulimie. Modèles recherches et traitements. Cahiers critiques de thérapie familiale et de pratiques de réseaux. De Boeck Université, p)\ 65-184. 5. LEBLANC, Marie-Paule ; Derrière le miroir, un enjeu de santé publique. Le poids et l'image corporelle chez les jeunes, août 99, RRSSS Montérégie. 6. RICE, Caria; La promotion d'une image corporelle saine: un guide à l'intention des. planificateurs de programmes. Centre ontarien d'information en prévention, 1995. 7. BERG, France M ; Afraid to eat - Children an tenns in weight crisis, Editions Kendra, Rosenscras, 1997 8. SANTÉ QUÉBEC, Profils des Québécois désirant un poids insuffisant, 1987. 9. Dietetics currents ; Body image and weight control, vol 20, no 1, 1993. 10. BRASSARD, MONGEAU ; Projet de promotion d'une image corporelle saine en milieu scolaire; Bien dans sa tête, bien dans sa peau. Rapport de synthèse des années 1 et 2, Collection action alternative en obésité, avril 1999.. 11. SHAEFER, MONGEAU, LEBLANC; L'obésité et la préoccupation excessive à l'égard du poids: éléments d'une problématique et proposition pour l'action. Collectif action Alternative en Obésité, novembre 1998. 12. SANTÉ QUÉBEC, Et la santé, ça va en 1992-1993?, Rapport de l'enquête sociale et de santé 1992-1993, vol.l, 1995. 13. NEUM ARK-SZTAINER, STORY, DIXON, RESNICK, BLUM ; Correlates of Inadequate Consumption of Dairy Products among Adolescents, Journal of Nutrition Education, vol.29, no.l, janv-fev 1997, ppl2-20. 39

14. LEICHNER, STEIGER, PUENTES-NEUMÀN, PERREAULT, GOTTHEIL ; Validation d'une échelle d'attitudes alimentaires auprès d'une population québécoise francophone, Revue Canadienne de Psychiatrie, vol.39, no.l, fev94, pp49-54 15. AMERICAN PSYCHIATRIC ASSOCIATION ; MINI DSM-IV, Critères diagnostics (Washington DC, 1994 ). Traduction française par J.-D. Guelfi & AL, Masson, Paris, 1996, p.253 à 256 16. Fédération des producteurs de lait du Québec ; Le calcium et l 'ostéoporose, une mise à jour à l'intention des professionnels de la santé. 17. MÉDIAGRAPHIE : http : //www.ace-network.com/eatdis 40

I A) QUESTIONNAIRE

QUESTIONNAIRE SUR L 'ALIMENTA TION ET LE POIDS CORPOREL

Questionnaire sur l'alimentation et le poids corporel 1. Les produits laitiers sont indispensables à la santé? vrai faux je ne sais pas G «_ u 2. On peut difficilement manger du fromage et de la crème glacée si on veut contrôler son poids? vrai G faux G je ne sais pas G 3. Quél groupe.d'aliments constitue la meilleure source de calcium absorbable par notre corps? lait et produits laitiers légumes verts fruits pains et céréales viandes et substituts G G 4. Un substitut de repas (boost, nutri-diète) remplace adéquatement un repas complet, au niveau de tous les minéraux, vitamines et éléments nutritifs? vrai G faux G je ne sais pas G 5. Actuellement, prends-tu des suppléments de calcium régulièrement? oui G non G 1

POUR MANGER SAINEMENT A L'INTENTION DES QUATRE ANS ET PLUS Des quantités différentes pour des personnes différentes La quantité que vous devez choisir chaque jour dans les quatre groupes alimentaires et parmi les autres aliments varie selon l'âge, la taille, le sexe, le niveau d'activité; elle augmente durant la grossesse et l'allaitement. Le guide alimentaire propose un nombre plus ou moins grand de portions pour chaque groupe d'aliments. Ainsi, les enfants peuvent choisir les quantités les plus petites et les adolescents, les plus grandes. La plupart des gens peuvent choisir entre les deux. Produits céréaliers 5 àf2 PORTIONS PAR JOUR 1 tranche 1 portion Céréaies chaudes & 175 ml 3/4 tasse p; 2 portions 1 bagel, pain pita ou petit pain Légumes etfruits 5 à 1 0 PGRTiONS PUR JOUR 0 m 1 portion Legumes ou fruits frais, surgelés ou en conserve Salade 1 légume ou fruit de grosseur moyenne 1 tasse Produits laitiers _ PORNOtlSPAfl JOUR Enfcnta i 19 mill Ïa3 JOUNEI 50IIA JMT:3I< JI'JUIIlî. : 1 a FMwnuenCeMtt mi i lia tant ; J±Jt Viandes et substituts 2 à 3 PORTIONSPAR JOUR." s/ Viandes, vûïaïïies ou poissons 50 à 100 g 3 po x 1 po x 1 po 50 g 1/3 à 2/3 boîte 50 à 100 g 1 portion Fromage 1 portion Poisson <m> 1 à 2 oeu-ls Haricots 2 tranches 50 g 125 à 250 ml TOO g 175 g 1 3/4 tasse ïomutf Autres aliments D'autres aliments et boissons qui ne font pas partie des quatre groupes peuvent aussi apporter saveur et plaisir. Certains de ces aliments ont une teneur plus élevée en gras ou en énergie. Consommez-les avec modération. Bsurre 1/3 tasse d'arachides 2 c. à table 30 ml f.fafc, ^t Mangez bon, mangez bien. Bougez. Soyez bien dans votre peau. C'est ça la VITALIT* > Ministre d«!s Aflpr<wisiorineme"W tf Services Canada 1992 N" de cat H39-252/1992F Toute mortification es: -nterdite Peut être «produit sans autorisation. ICRSJ n-kk?-a7';k/-»

+.*.[ Santé et Bien-etre social Health and Welfare _ rol 1 W 1 Canada Canada Savourez chaque jour une variété d'aliments choisis dans chacun de ces groupes. Choisissez de préférence des aliments moins gras. Produits céréaliers Choisissez de préférence des produits à grains entiers ou enrichis. Légumes et fruits Choisissez plus souvent des légumes vert foncé ou orange et des fruits orange. Produits laitiers Choisissez de préférence des produits laitiers moins gras. Viandes et substituts Choisissez de préférence viandes, volailles et poissons plus maigres et légumineuses. Avec la collaboration y^l 11*1 W du Gouvernement du Québec, A 1 _ ^-v I QllQnQ E 3 Ministère delasantéet I II îpilf^i Vydl IdVJd Bufl desservicessociaux W U V I / V V

6. Combien de portions de ces aliments as-tu consommé hier? Réfère-toi au guide alimentaire canadien joint au questionnaire. Aliments lait, lait au chocolat, lait fouetté (battu) (1 tasse. 250ml) yogourt, yop, (1 contenant individuel. 175ml) fromage frais (minigo, danorie) fromage (50g) crème glacée, yogourt glacé, lait glacé (1/2 tasse. 125ml) breuvages lactés (ex : moustache) mets composés ( 1 pointe de pizza, lasagne, kraft dinner...) poissons avec arêtes (saumon, sardines) (1 boîte) soupe'ou potage à base de lait (ex: crème de légumes)(l tasse, 250ml) # de Portion(s) 7. Hier, combien de portions de chaque classe d'aliments as-tu mangées au cours de la journée? Pour chaque classe d'aliments, coche «oui»ou «non». Si «oui». indique le nombre de portions (réfère-toi au guide alimentaire canadien joint au,questionnaire). Déjeuner Classe d'aliments Oui Non # de Portions lait et produits laitiers pain/céréales viande/substituts (saucisse, jambon) fruits entiers, compote et jus / légumes autres Dîner Classe d'aliments Oui Non # de Portions lait et produits laitiers pain/céréales viande/substituts fruits entiers, compote et jus légumes crus, cuits ou jus autres Souper Classe d'aliments Oui Non # de Portions lait et produits laitiers pain/céréales viande/substituts fruits entiers, compote et jus légumes crus, cuits ou jus autres

Collations Classe d'aliments Oui Non # de Portions lait et produits laitiers pain/céréales viande/substituts fruits entiers, compote et jus - légumes crus, cuits ou jus autres 8. La prochaine question porte sur comment tu te perçois. Coche la case qui correspond le mieux à ton apparence actuelle. 9. Aimerais-tu être différente?..oui non Si oui, coche la case qui correspond le mieux à comment tu aimerais être

10. Quelle(s) partie(s) de ton corps considères-tu trop grosse(s)? aucune seins G ventre G hanches G cuisses G fesses G autre(s) 11. Au cours des 6 derniers mois, qu'as-tu fait concernant ton poids? (coche une seule réponse) j'ai essayé de perdre du poids j'ai essayé de maintenir mon poids j'ai essayé de gagner du poids G (passe à la question 13) je n'ai rien fait concernant mon poids G (passe à la question 13) G G 12. Quelle(s) méthode(s) as-tu essavéefs) au cours des 6 derniers mois (coche à côté des méthodes utilisées)? Méthode a) Suivre une diète (diète à 1 OOOcal, méthode Montignac, barres, diète à la soupe. Weight Watchers, etc.) b) Ne pas manser pendanuoute une journée c) Prendre des laxatifs (pilules qui font aller à la selle) d) Prendre des coupe-faim (pilules qui enlèvent l'appétit) e) Diminuer ou couper le sucre, le eras (les bonbons, les desserts, les chips, etc.) f) T'entraîner quelques fois par semaine g) T'entraîner de façon intensive (plusieurs heures/jour) h) Commencer ou recommencer à fumer i) Sauter des repas (déjeuner, dîner ou souper) j) Te faire vomir k) Autres (spécifie) coche 13. Actuellement, que fais-tu concernant ton poids? (coche une seule réponse) j'essaie de perdre du poids I j'essaie de maintenir mon poids ' G j'essaie de gagner du poids G (passe à la question 15) je ne fais rien concernant mon poids G (passe à la question 15) 4

14. Quelle(s) méthode(s) utilises-tu actuellement(coche à,côté des méthodes utilisées)? Méthode a) Suivre une diète (diète à looocal, méthode Montignac. barres, diète à la soupe. Weight Watchers, etc.) b) Ne pas maneer pendant toute une journée c) Prendre des laxatifs (pilules qui font aller à la selle) d) Prendre des coupe-faim (pilules qui enlèvent l'appétit) e) Diminuer ou couper le sucre, le eras (les bonbons, les desserts, les chips, etc.) f) T'entraîner quelques fois par semaine g) T'entraîner de façon intensive (plusieurs heures/jour) h) Commencer ou recommencer à fumer i) Sauter des repas (déjeuner, dîner ou souper) j) Te faire vomir k) Autres (spécifie) coche 15. Dans les 2 prochains mois, que prévois-tu faire concernant ton poids? (coche une seule réponse) j'essaierai de perdre du poids j'essaierai de maintenir mon poids G j'essaierai de gagner du poids I (passe à la question 17) je ne ferai rien concernant mon poids I (passe à la question 17) 16. Quelle(s) méthode(s) essaieras-tu dans les 2 prochains mois (coche à-côté des méthodes utilisées)? Méthode coche a) Suivre une diète (diète à looocal, méthode Montignac. barres, diète à la soupe. Weight Watchers, etc.) b) Ne pas manger pendant toute une journée c) Prendre des laxatifs (pilules qui font aller à la selle) d) Prendre des coupe-faim (pilules qui enlèvent rappétit) e) Diminuer ou couper le sucre, le.gras (les bonbons, les desserts, les chips, etc.) f) T'entraîner quelques fois par semaine e) T'entraîner de façon intensive~(plusieurs heures/jour) h) Commencer ou recommencer à fumer i) Sauter des repas (déjeuner, dîner ou souper) j) Te faire vomir k) Autres (spécifie) 5

17. Pour chaque phrase, coche la case qui correspond le mieux à ta situation. Toujours Très souvent Souvent Parfois Rarement Jamais. Je suis tenifié(e) à la pensée d'être trop gros(se) Oi 2 3 Q 4 s e. J'évite de manger quand j'ai faim 2 3 4 s. Je suis trop préoccupé(e) par la nourriture... Oi 3 4 s e. J'ai eu des excès de gloutonnerie* durant lesquels je me sentais incapable d'arrêter de manger. OI 2 3 4 s e. Je découpe mes aliments en très petits morceaux. Qi 2 3 4 s e. J? ai conscience du nombre de calories contenues dans les aliments que je mange : Qi 2 3 4 s e consommation d'une grande quantité d'aliments en peu de temps 6

Très Toujours souvent Souvent Parfois Rarement Jamais. J'évite spécialement les aliments riches en glucidès 2 3 4 s e. Je sens que les autres aimeraient mieux que je Je me fais vomir après avoir mangé Je me sens très coupable après avoir mangé Le désir d'être plus mince me préoccupe Quand je me dépense physiquement, il me vient à l'idée que je brûle des calories Les autres pensent que je suis trop mince Je suis préoccupé(e) à l'idée d'avoir trop de grais Je passe plus de temps que les autres à pren- J'évite de manger des aliments sucrés i 2 3 4 s e 1 2 3 4 s e 1 2 3 4 5 e 1 2 3 4 s e 1 2 3 4 5 e 1 2 3 4 s e 1 2 3 4 5 e 1 2 3 4 s e 1 2 3 Û4. Qs e. Je consomme de préférence des aliments diététiques (légers, pauvres en gras et eh sucre) Qi 2 3 Û4 s e J'ai l'impression que la nourriture domine ma vie 1 2 3 4 5 Lie Je parle volontiers de mes capacités à contrôler 2 3 4 s e Je pense que les autres me poussent à manger.... i 2 3 4 5 e Je me sens mal à l'aise après avoir mangé des. Je m'oblige à me mettre à la diète 1 2 3 4 5 e 1 2 3 4 s e 1 2 3 4 s e 2 3 4 s e J'aime essayer les aliments nouveaux et riches 1 2. 3 4 s 6. Je ressens le besoin de vomir après les repas Qi 2 3 4 s e 7

18. Généralement, à quelle fréquence te pèses-tu? 1 fois par mois I 1 fois par semaine I 1 fois par jour I 2 fois par jour ou plus j'évite de me peser jamais j 19. Quelle est ta motivation première pour.faire de l'exercice (une seule réponse) avoir du plaisir ou être entre amis(es) li rester, en forme ~ brûler des calories je ne fais pas d'exercice autres (spécifie) 20. Dirais-tu que ton poids te préoccupe? oui, de façon excessive oui, un peu non 21. Lors d'un repas, pris à la maison, qu'est-ce qui te fait arrêter de manger... je sens dans mon corps que je n'ai plus faim I j e sais dans ma tête que j ' ai assez mangé ~ je suis satisfaite G je me sens «bourrée» j'ai la sensation d'avoir trop mangé G je dois me contrôler même si j'ai encore faim C autres (spécifie) 22. En général, est-ce que ta santé est... excellente C plutôt bonne pas très bonne Z l 8.

23." Actuellement, comment te sens-tu dans ta peau? Très bien G Bien G Mal I Très mal G 24. Si tu perdais du poids, comment te sentirais-tu dans ta peau? beaucoup mieux G mieux G moins bien G ne changerait rien G Au cours de la dernière semaine...(répond à toutes les questions du tableau) 25. T'es-tu sentie tendue, stressée ou nerveuse? 26. As-tu ressenti des peurs ou des craintes? 27; As-tu pleuré facilement ou t'es-tu sentie découragée? 28. T'es-tu sentie désespérée en pensant à ton poids? Jamais De temps en temps Assez souvent Très souvent Au cours des 12 derniers mois. 29. As-tu sérieusement pensé à te suicider (à t'enlever la vie)? Jamais De temps en temps Assez souvent Très souvent 9

30. En comparaison avec les jeunes de ton quartier ou de ton village, dirais-tu que tu vis dans,des conditions financières : Plus favorables que les autres Semblables aux autres Moins favorables que les autres I I G 31. À quel niveau étudies-tu? je n'étudie pas primaire secondaire général - secondaire professionnel (D.E.P) aux adultes i CEGEP Université autres (spécifie) 32. As-tu déjà fréquenté (ou fréquentes-tu) actuellement un établissement d'enseignement privé? oui je fréquente... oui j'ai déjà fréquenté non. 33. Actuellement as-tu un emploi rémunéré? A temps plein [J A temps partiel I Je n'ai pas d'emploi 34. Actuellement où demeures-tu? Domicile familial Hors du domicile familial En famille d'accueil Autre (spécifie) : 10

35. À quelle ethnie ou culture appartiens-tu? (par exemple : haïtienne, jamaïcaine, chilienne, libanaise, vietnamienne, québécoise...) 36. Quelle est ta langue maternelle Français Anglais Autre(précise) : 37. Combien mesures-tu? pieds et pouces ou cm 38. Combien pèses-tu? livres ou kilogrammes 39. Combien aimerais-tu peser? livres ou kilogrammes 40. Quel âge as-tu? ans 11

B) FORMULAIRE DE CONSENTEMENT

Formulaire de consentement Bonjour, Merci de nous aider en participant à ce projet de recherche universitaire en santé communautaire. Ce questionnaire permettra de mieux comprendre les comportements, les perceptions et les besoins des adolescentes concernant l'alimentation, le poids, l'image corporelle ainsi que les problèmes qui y sont reliés. Nous pourrons ainsi formuler des recommandations concernant les mesures de prévention à mettre en place dans les cliniques jeunesse de la Montérégie. Il faut prendre le temps de bien lire chaque question, d'y répondre le plus franchement possible et au meilleur de ta connaissance. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse, nous voulons connaître ce que tu penses. N'hésite pas à poser des questions si tu ne comprends pas un mot ou une expression. Sois assurée que toutes les informations demeureront confidentielles. Bien sûr, tu es entièrement libre de participer, de refuser de répondre à une ou à toutes les questions. Merci de ta collaboration! Les responsables du projet.

C) RÉSULTATS

Résultats Première partie: répartition des adolescentes selon leurs réponses au questionnaire. Questions sur les connaissances générales sur l'alimentation et les produits laitiers (1 à 4). Questions #1. 2 et 4:. Nombre d'adolescentes Questions de connaissance vrai faux je ne sais pas 1. Les produits laitiers sont indispensables à la 73 5 3 santé 2. On peut difficilement manger du fromage et de la 17 55 10 crème glacée si on veut contrôler son poids? 4. Un substitut de repas (boost, nutri-diète remplace 9 60 13 adéquatement un repas complet, au niveau de tous les minéraux, vitamines et éléments nutritifs? Total 120 120 26 Question #3 : Quel groupe d'aliments constitue la meilleure source de calcium absorbable par notre corps? Meilleure source de calcium Nombre d'adolescentes absorbable par le corps. lait et produits laitiers 71 légumes verts 4 fruits 2 pains et céréales 0 viandes et substituts 5 Total 82

Question # 1.2.3 et 4 :Répartition des adolescentes selon les réponses exactes et inexactes qu'elles ont fournies aux questions #1,2,3 et 4. Questions Réponses exactes Réponses inexactes Total 1 74 S 82 2 55 27 82 3 71 11 82 4 60 22 82 Questions sur la composition de l'alimentation des adolescentes (5 à 7). Question #5 : Actuellement, prends-tu des suppléments de calcium régulièrement? Nombre d'adolescentes Oui Non Total 11 71 82 Question #6 : Combien de portions de ces aliments as-tu consommé hier? Tableau 6.1 Aliments lait, lait au chocolat, lait fouetté (battu) (1 tasse, 250ml) yogourt, yop, (1 contenant individuel, 175ml) fromage frais (minigo, danone) fromage (50g) crème glacée, yogourt glacé, lait glacé (1/2 tasse, 125ml) breuvages lactés (ex : moustache) mets composés ( 1 pointe de pizza, lasagne, kraft dinner...) poissons avec arêtes (saumon, sardines) (1 boite) soupe ou potage à base de lait (ex: crème de légumes)(l tasse, 250ml) # de Portion(s) x quantité de calcium x 300 mg x 300 mg x llomg x 300 mg x 100 mg x 300 mg x 300 mg x 300 mg x 180 mg N.B. Le tableau ci-haut nous a permis de calculer la valeur totale (en mg) de l'apport en calcium, ce qui nous a permis de construire le tableau 6.2 et 6.3, mais le nombre de portions a été "oublié" dans l'ordinateur de la statisticienne.

Tableau 6.2 Répartition des adolescentes fréquentant le cliniques jeunesse de Montérégie selon Apport quotidien en calcium < 700 mg > 700 mg Total Nombre d'adolescentes 26 32,9 % 53 67,1% 79 100% Tableau 6.3: Répartition des adolescentes selon leur consommation quotidienne en calcium Apport quotidien en calcium < 700 mg > 700 mg Total Nombre d'adolescentes 24 30,4 % 55 69,6 % 79 100% Question #7: Hier, combien de portions de chaque classe d'aliments as-tu mangées au cours de la journée? Classe d'aliments 0 1 2 3 4 5 6 et+ total lait et produits laitiers 25 32 14 7 0 0 1 79 pain/céréales 15 30 27 5 1 0 1 79 viande/substituts (saucisse, jambon) 59 15 4 1 0 0 0 79 fruits entiers, compote et jus / légumes 37 29 9 3 0 0 1 79 autres 74 2 0 2 0 0 0 78 Dîner Classe d'aliments 0 1 2 3 4 5 6 et + total lait et produits laitiers 45 22 8 2 0 0 0 77 pain/céréales 35 23 16 2 1 0 0 77 viande/substituts 38 33 6 0 0 1 0 78 fruits entiers, compote et jus 36 29 7 2 2 1 1 78 légumes crus, cuits ou jus 41 26 7 2 0 0 1 77 autres 74 2 0 1 0 0 0 77 Souper Classe d'aliments 0 1 2 3 4 5 6 et+ total lait et produits laitiers 38 24 13 2 1 0 0 78 pain/céréales 34 29 13 2 0 0 0 78 viande/substituts 20 46 10 0 0 1 1 78 fruits entiers, compote et jus 53 17 5 3 0 0 0 78 légumes crus, cuits ou jus 34 30 11 2 1 0 0 78 autres 63 9 3 2 0 0 0 77

Collations Classe d'aliments 0 1 2 3 4 5 6 et + total lait et produits laitiers 57 14 2 2 1 0 0 76 pain/céréales 65 9 2 0 0 0 0 76 viande/substituts 71 3 1 0 1 0 0 76 fruits entiers, compote et jus 44 25 6 1 0 0 0 76 légumes crus, cuits ou jus 62 8 5 0 0 1 0 76 autres 66 7 3 0 0 0 0 76 Tableau 7.1: Répartition des adolescentes selon le nombre de portions consommées au cours de la journée complète d'hier. Classe d'aliments Portions 0 1 2 3 4 5 6 et + total recommandées lait et produits laitiers 3 à 4 7 22 11 12 11 12 1 76 pain/céréales 5 à 12 3 13 15 15 13 16 1 76 viande/substituts 2 à 3 8 23 27 11 3 4 1 77 fruits et légumes 5 à 10 6 8 7 15 9 30 2 77 autres variables 53 6 9 5 1 0 0 74 Tableau 7.2 : Répartition des adolescentes selon le nombre de portions consommées au cours de la journée complète d'hier, par rapport aux recommandations du Guide Alimentaire Canadien Classe d'aliments Portions recommandées lait et produits laitiers < 3 à 4 > 3 à 4 40 53,3 % 35 46,7 % pain/céréales < 5àl2 >5à 12 59 78,7 % 16 21,3 % viande/substituts < 2 à 3 > 2 à 3 31 41,3% 44 58,7 % fruits et légumes < 5àl0 > 5àl0 45 60,0 % 30 40.0 %

Questions sur la perception corporelle Question #8: La prochaine question porte sur comment tu te perçois. Coche la case qui correspond le mieux à ton apparence actuelle- Question #9 : Aimerais-tu être différente? Nombre d'adolescentes Désir d'être différente... oui. "' non Total 45 37 82 % 54,9 45,2 100 Si oui, l'adolescentes devait à nouveau cocher des silhouette (question #9) Question #10 : Quelle(s) partie(s) de ton corps considères-tu trop grosses? Partie du corps Nombre d'adolescentes aucune. 11' seins 7 ventre 38. hanches 33 cuisses 48 fesses 26 autre(s) 4 (bras(3), culotte de cheval(l))

Questions sur la préoccupation à l'égard du poids corporel (11 à 16,18 à 21). Question #11: Au cours des 6 dernier mois, qu'as-tu fait concernant ton poids? Question #13: Actuellement, que fais-tu concernant ton poids? Question #15: Dans les 2 prochains mois, que feras-tu concernant ton poids? Derniers 6 Actuellement Prochains 2 mois Total mois essayer de perdre du 25 30 29 84 poids essayer de maintenir 20 22 27 69 mon poids essayer de gagner du 6 4 4 14 poids rien fait concernant 31 26 22 79 mon poids Total 82 82 82 Question #12: Ouelle(s) méthode(s) as-tu utilisée(s) au cours des 6 derniers mois? Question #14: Quelle(s) méthode(s) utilises-tu actuellement? Question #16: Quelle(s) méthode(s) essaieras-tu dans les 2 prochains mois? Méthode Derniers 6 mois Actuellement Prochains 2 mois a) Suivre une diète (diète à looocal, méthode Montignac, barres, 4 1 4 diète à la soupe, Weight Watchers, etc.) b) Ne pas manger pendant toute une journée 4 2 3 c) Prendre des laxatifs (pilules qui font aller à la selle) 0 0 0 d) Prendre des coupe-faim (pilules qui enlèvent l'appétit) 2 1 0 e) Diminuer ou couper le sucre, le gras (les bonbons, les 33 34 39 desserts, les chips, etc.) f) T'entraîner quelques fois par semaine 20 26 34 g) T'entraîner de façon intensive (plusieurs heures/jour) 3 3 8 h) Commencer ou recommencer à fumer 2 4 0 i) Sauter des repas (déjeuner, dîner ou souper) 18 15 11 j) Te faire vomir 2 1 1 k) Autres (spécifie) 2 2 5 Total 41 47 52 Autres : Derniers 6 mois Actuellement Prochain mois Arrêter la pilule (1) Faire attention (1) Faire attention (2) Éviter les gras (1) Éviter les gras (1) Éviter les gras (1) Consulter une diététicienne (1) Diminuer les portions (1)

Question #18 : Généralement, à quelle fréquence te pèses-tu? ; \ Fréquence Nombre'd'adolescentes 1 fois par mois 32 1 fois par semaine 20 1 fois par jour 6 2 fois par jour ou plus 3 j'évite de me peser 11 jamais 8 Total 80 Question #19: Quelle est ta motivation première pour faire de l'exercice? (une seule réponse) Motivation première pour faire dé Fexërcïce ''. Nombre d'adolescentes avoir du plaisir ou être entre amis(es) 22 rester en forme 37 brûler des calories 15 je ne fais pas d'exercice 4 autres (spécifie) Etre musclée (1), maux de dos (1) Total 80 Question #20: Dirais-tu que ton poids te préoccupe? ; Preoccupation. -.f " ïnombré-d'adolescentes.. Oui, de façon excessive >. 14 Oui, un peu 45 Non 19 Total 78

Question #21 : Lors d'un repas, pris à la maison, qu'est-ce qui te fait arrêter de manger? :. Motif pour arrêter de manger- v. Nombre d'adolescentes je sens dans mon corps que je n'ai plus faim 29 je sais dans ma tête que j'ai assez mangé 10 je suis satisfaite 13 je me sens «bourrée» 22 j'ai la sensation d'avoir trop mangé 6 je dois me contrôler même si j'ai encore faim 0 autres (spécifie) 0 Total 80 Questions sur la perception de la santé globale (22 à 24). Question #22: En général, est-ce que ta santé est... PerceptiondeFetatdesante^, Nombre d'adolescentes :- excellente 33 plutôt bonne 35 pas très bonne 12 Total 80 Question #23: Actuellement, comment te sens-tu dans ta peau? * ;Sënsatiôh'dé bien-être :. :,",. Nombré;d'ad61escentes, ; Très bien 21 Bien 48 Mal 11 ' Très mal 1 : Total 81

Question #24: Si tu perdais du poids, comment te sentirais-tu dans ta peau? Sensation de bien-être après perte de poids Nombre d'adolescentes beaucoup mieux 22 mieux 27 moins bien 16 ne changerait rien 16 Total 81 Questions sur la détresse psychologique et le suicide (25 à 29). 25. T'es-tu sentie tendue, stressée ou nerveuse? 26. As-tu ressenti des peurs ou des craintes? 27. As-tu pleuré facilement ou t'es-tu sentie découragée? 28. T'es-tu sentie désespérée en pensant à ton poids? Au cours des 12 derniers mois 29. As-tu sérieusement pensé à se suicider (à t'enlever la vie)? Jamais De temps en temps Assez souvent Très souvent Total 11 28 20 21 80 28 27 13 12 80 20 38 10 12 80 51 19 5 5 80 58 13 4 5 80 Questions d'ordre socio-démographique (30 à 36 et 40) Question #30: En comparaison avec les jeunes de ton quartier ou te ton village, dirais-tu que tu vis dans des conditions financières: Conditions financières Nombre d'adolescentes Plus favorables que les autres 17 Semblables aux autres 59 Moins favorables que les autres 3 Total 79

Question #31: À quel niveau étudies-tu? niveau d'étude Nombre d'adolescentes je n'étudie pas 8 primaire 1 secondaire général 27 secondaire professionnel (D.E.P) 2 aux adultes 7 CEGEP 27 Université 8 autres 0 Total 80 Question #32: As-tu déjà fréquenté (ou fréquentes-tu) actuellement un établissement d'enseignement privé? Fréquentation d'établissement privée Oui 18 Non 62 Total 80 Question #33: Actuellement, as-tu un emploi rémunéré? Emploi rémunéré Nombre d'adolescentes * A plein temps 12 A temps partiel 33 Je n'ai pas d'emploi 35 Total 80

Question #34: Actuellement, où.demeures-tu? " /" Lieu de demeure Nombre d'adolescentes Domicile familial 66 Hors du domicile familial 11 En famille d'accueil ou centre d'accueil 3 Autre 0 Total 80 Question #35: À quelle ethnie ou culture appartiens-tu? (par exemple: haïtienne, jamaïcaine, chilienne, libanaise, vietnamienne, québécoise...) ÇAppaHénâhce:icùlturéllë^ rnombre';d 'adolescentes;; québécoise 69 japonaise 1 canadienne 2 américaine 1 Total 73 Question #36: Quelle est ta langue maternelle? Làri^e/mâtemenei-: Nombre-d ' âdôlèscehtes 7 : Français 75 Anglais 2 Autres 0 Total 77.

Question #40: Quel âge as-tu? Âgé /Nombre d'adolescentes 11 1 12 1 14 4 15 10 16 6 17 18 18 19 19 8 20 6 21 2 24 1 28 1 Total 77 Questions sur les mesures physiques (37 à 39) Question #37: Combien mesures-tu? ^ ^Tâillël(m);\/: : Nombre d'adolescentes 1 1,50 2 1,55 5 1,57 10 1,60 9 1,62 1 1,63 10 1,64 1 1,65 9 1,68 12 1,70 9 1,73 6 1,75 2 1,90 1 Total 7-7

Question #38: Combien pèses-tu? v Pôids (kg) ; : î ' Nombre d'adolescentes' 41 2' 44 1 45 2 46 1 47.. 2 49 2 50 7 51 1 52 10 53 4 54 6 55 1 56 1 57 8 58 3 59 3 60 1 61 4 63 2 "64 4 65 1 66 3 67 2 68 1 70 1 73 1 79 1 82 1 93 1 Total 77

Question #39: Combien aimerais-tu peser? LPoids.désiré (kg) : Nombred'adolescentes - 29 1 36 1 44 1 45 5 46 1 47 1 48 3 49 1 50 13 51 2 52 13 53 2 54 12 55 ' 2 57 7 58 1 59 6, 61 1 64 3 68 2 Total 77. Tableau 39.1 : Moyenne d u poids que pèsent et q ue voudraient peser les adolescentes Moyenne (kg);. y Poids... ; ; -U.. 56,84 Poïds désirée ' : : w 52,69

Deuxième partie: tableaux résultant des croisements effectués avec certaines questions de notre questionnaire. Tableau A: Répartition des adolescentes fréquentant les cliniques jeunesse des CLSC de Montérégie selon le nombre de réponses exactes qu'elles ont fournies aux 4 questions relatives aux connaissances alimentaires. Nombre de réponses exactes Nombre d'adolescentes % 0 0 0,0 1 5 6,1 2 10 12,2 3 33 40,2 4 34 41,5 Total 82 100,0 moyenne de questions avec réponse exacte = 3,17 ± 0,87 Tableau B.l: Apport quotidien en calcium (incluant la prise de suppléments) en fonction du nombre de réponses exactes aux 4 questions relatives aux connaissances alimentaires. Nombre de réponses exactes Apport quotidien en calcium <700mg > ou = 700mg Total 0 0 0% 0 0% 0 0% 1 1 4,2 % 4 7,3 % 5 6,3 % 2 2 8,3 % 8 14,5% 10 12,7% 3 11 45,8 % 21 38,2 % 32 40,5 % 4 10 41,7 % 22 40,0 % 32 40,5 % Total 24 30,4 % 55 69,6 % 79 100%

Tableau B.2: Apport quotidien en calcium (sans prise de supplément) en fonction du nombre de réponses exactes aux 4 questions relatives aux connaissances alimentaires. Nombre de réponses exactes Apport quotidien en calcium <;700mg > ou = 700mg Total 0 0 0 0 1 1 4 5 2 2 8 10 3 12 20 32 4 11 21 32 Total 26 53 79 Tableau C: Écart entre le nombre de portions de lait et produits laitier relaté à la question 6 et 7 Écart entre les portions Nombre d'adolescentes % ±0 17 22,7 ±1 14 18,7 ±2 21 28,0 ±3 10 13,2 +4 5 6,7 8 10,7 Total 75 100,00 Tableau D: Répartition des adolescentes en fonction de l'écart entre la vision de leur apparence actuelle (silhouette question #8) et l'apparence à laquelle elles voudraient correspondre (silhouette question #9). Ecart... -5-4 -3-2 -1 0 1 2 3 4 5... Nombre 1 0 0 0 0 3 37 20 14 6 1 0 0 d'adolescentes % 1,2 3,7 45,1 24,4 17,1 7,3 1,2

Tableau E.l: Définition de nos critères de préoccupation à l'égard du poids Critères Définition 1 Avoir obtenu un score supérieur à 0 dans le calcul de l'écart entre la vision de leur apparence actuelle et l'apparence à laquelle elle voudrait correspondre ou avoir un écart positif entre le poids actuel et le poids désiré (calcul de l'écart entre le poids mentionné à la question 38 et 39) 2 Avoir essayé, essayer présentement, ou envisager d'essayer de perdre du poids ou de le maintenir respectivement dans les 6 derniers mois, actuellement, ou dans les 2 prochains mois, (question 11,13,15) 3 Se peser à tous les jours, une ou plusieurs fois, ou éviter de se peser. (question 18) 4 Brûler des calories comme motivation première pour faire de l'exercice (question 19) 5 Dire que son poids est une préoccupation (légère ou excessive) (question 20) 6 Arrêter de manger : parce qu'on doit se contrôler même si on a encore faim ou parce qu'on sait dans notre tête qu'on a assez mangé (question 21) Tableau E.2: Répartition des adolescentes en fonction des critères de préoccupation à l'égard du poids auxquels elles correspondent. Critères 1 2 3 4 5 6 Nombre 56 58 20 15 59 10 d'adolescentes

Tableau E.3: Répartition des adolescentes en fonction du nombre de critères de préoccupation à l'égard du poids auxquels elles correspondent. Nombre de critères Nombre % Cumulatif % cumulatif d'adolescentes des adolescentes 6 2 2,6 2 2,6 5 8 10,5 10 13,1 4 14 18,4 24 37,5 3 25 32,9 49 64,4 2 7 9,2 56 73,6 1 12 15,8 68 89,4 0 8 10,5 76 99,9 Plus de la moitié des jeunes filles ont au moins 3 critères de préoccupation à l'égard du poids. Tableau F. 1: Distribution de la détresse psychologique (échelle qualitative) chez les adolescentes ne présentant aucun critère (n = 8) de préoccupation à l'égard du poids. T'es-tu sentie tendue, stressée ou nerveuse? As-tu ressenti des peurs ou des craintes? As-tu pleuré facilement ou t'es-tu sentie découragée? T'es-tu sentie désespérée en pensant à ton poids? As-tu sérieusement pensé à te suicider (à t'enlever la vie)? Jamais De temps en Assez Très souvent temps souvent 2 4 2 0 3 5 0 0 3 3 1 l 8 0 0 0 7 1 0 0 Total 23 13 3 1

Tableau F.2: Distribution de la détresse psychologique (échelle qualitative) chez les adolescentes présentant 3 critères (n = 25) de préoccupation à l'égard du poids. Jamais De temps en temps Assez souvent Très souvent T'es-tu sentie tendue, stressée ou 1 6 3 2 nerveuse? As-tu ressenti des peurs ou des 4 6 0 2 craintes? As-tu pleuré facilement ou t'es-tu 6 4 0 2 sentie découragée? T'es-tu sentie désespérée en 9 3 0 0 pensant à ton poids? As-tu sérieusement pensé à te 11 0 0 1 suicider (à t'enlever la vie)? Total 31 19 3 7 Tableau F.3: Distribution de la détresse psychologique (échelle qualitative) chez les adolescentes présentant 2 critères (n = 7) de préoccupation à l'égard du poids. T'es-tu sentie tendue, stressée ou nerveuse? As-tu ressenti des peurs ou des craintes? As-tu pleuré facilement ou t'es-tu sentie découragée? T'es-tu sentie désespérée en pensant à ton poids? As-tu sérieusement pensé à te suicider (à t'enlever la vie)? Jamais De temps en Assez Très souvent temps souvent 1 4 1 1 2 2 1 2 1 4 1 1 6 1 0 0 5 1 1 0 Total 15 12 4 4

Tableau F.4: Distribution de la détresse psychologique (échelle qualitative) chez les adolescentes présentant 3 critères (n = 25) de préoccupation à l'égard du poids. Jamais De temps en temps Assez souvent Très souvent T'es-tu sentie tendue, stressée ou 4 9 6 6 nerveuse? As-tu ressenti des peurs ou des 11 8 3 3 craintes? As-tu pleuré facilement ou t'es-tu 6 14 2 3 sentie découragée? T'es-tu sentie désespérée en 21 4 0 0 pensant à ton poids? As-tu sérieusement pensé à te 17 6 1 1 suicider (à t'enlever la vie)? Total 59 41 12 13 Tableau F.5: Distribution de la détresse psychologique (échelle qualitative) chez les adolescentes présentant 4 critères (n = 14) de préoccupation à l'égard du poids. Jamais De temps en temps Assez souvent Très souvent T'es-tu sentie tendue, stressée ou 3 2 3 6 nerveuse? As-tu ressenti des peurs ou des 4 4 4 2 craintes? As-tu pleuré facilement ou t'es-tu 3 7 2 2 sentie découragée? T'es-tu sentie désespérée en 4 7 2 1 pensant à ton poids? As-tu sérieusement pensé à te 8 5 0 1 suicider (à t'enlever la vie)? Total 22 25 11 12

Tableau F.5: Distribution de la détresse psychologique (échelle qualitative) chez les adolescentes présentant 3 critères (n =25)de préoccupation à l'égard du poids. T'es-tu sentie tendue, stressée ou nerveuse? As-tu ressenti des peurs ou des craintes? As-tu pleuré facilement ou t'es-tu sentie découragée? T'es-tu sentie désespérée en pensant à ton poids? As-tu sérieusement pensé à te suicider (à t'enlever la vie)? Jamais De temps en temps Assez souvent Très souvent 0 0 3 5 2 0 4 2 1 3 2 2 1 2 2 3 6 0 0 2 Total 10 5 11 14 Tableau F.7: Distribution de la détresse psychologique (échelle qualitative) chez les adolescentes présentant 6 critères (n = 2) de préoccupation à l'égard du poids. Jamais De temps en temps Assez souvent Très souvent T'es-tu sentie tendue, stressée ou 0 1 0 1 nerveuse? As-tu ressenti des peurs ou des 0 1 0 1 craintes? As-tu pleuré facilement ou t'es-tu 0 1 1 0 sentie découragée? T'es-tu sentie désespérée en 0 1 0 1 pensant à ton poids? As-tu sérieusement pensé à te 1 0 1 0 suicider (à t'enlever la vie)? Total 1 4 2 3

Tableau G.l: Répartition du score moyen des adolescentes à la sous-échelle 1 du EAT 26 en fonction de leurs réponses données aux questions d'évaluation de la détresse psychologique. T'es-tu sentie tendue, stressée ou nerveuse? As-tu ressenti des peurs ou des craintes? As-tu pleuré facilement ou t'es-tu sentie découragée? T'es-tu sentie désespérée en pensant à ton poids? As-tu sérieusement pensé à te suicider (à t'enlever la vie)?» Jamais De temps en temps Assez souvent Très souvent Score moyen à la sous-échelle 1 du EAT 26 4,55 4,54 6,65 10,19 5,25 4,37 11,00 9,67 5,15 4,87 12,10 9,58 4,08 7,68 13,40 20,60 5,36 8,69 12,50 10,00 Tableau G.2: Répartition des adolescentes selon leurs résultats au EAT 26 (< ou > 20 points) en fonction de leurs réponses données au questionnaire d'évaluation de détresse psychologique. Jamais De temps en temps Assez souvent Très souvent <20 points >20 points <20 points >20 points <20 points 20 points T'es-tu sentie tendue, stressée ou nerveuse? 11 0 26 2 17 3 16 5 Total 11 28 20 21 As-tu ressenti des peurs ou des craintes? 26 2 26 1 10 3 8 4 Total 28 27 13 12 As-tu pleuré facilement ou t'es-tu sentie découragée? 18 2 35 3 7 3 10 2 Total 20 38 10 12 T'es-tu sentie désespérée en 50 1 15 4 3 2 2 3 pensant à ton poids? 51 19 5 5 As-tu sérieusement pensé à te 52 6 11 2 3 1 4 1 suicider (à t'enlever la vie)? 58 13 i 5 <20 points 20 points

Tableau H: Répartition des adolescentes en fonction de leur poids codifié à l'aide de l'indice de Masse Corporelle (IMC) ainsi que de l'âge. Poids codi Ré à l'aide de l'imc et de l'âge poids insuffisant poids acceptable excès de poids Total Nombre d'adolescentes 18 52 7 77 % 22,0 63,4 8,5 93,9 Tableau I.l: Relation entre la perception de leur apparence actuelle (silhouette question #8) par les adolescentes et le poids codifié à l'aide de l'imc ainsi que de l'âge. Poids codifié à l'aide de 1' MC et de l'âge poids insuffisant poids acceptable surplus de poids total 1 0 0 0 0 Perception 2 3 2 0 5 de leur 3 5 13 0 18 apparence 4 9 14 0 23 actuelle 5 0 18 1 19 (silhouette) 6 0 4 2 6 7 1 1 2 4 8 0 0 2 2 Total 18 52 7 77

Tableau 1.2: Relation entre la perception de leur apparence désirée (silhouette question #9) par les adolescentes et le poids codifié à l'aide de l'imc ainsi que de l'âge. Poids codifié à l'aide de 1' \MC et de l'âge poids insuffisant poids acceptable surplus de poids Perception 1 0 4 0 4 de leur 2 3 7 0 10 apparence 3 6 17 2 25 désirée 4 8 16 3 27 (silhouette) 5 1 8 0 9 6 0 0 2 2 7 0 0 0 0 total 8 0 0 0 0 Total 18 52. 7 77 Tableau J: Variation du sentiment de bien-être associée à une perte de poids, en fonction du sentiment de bien-être préalable Variation du bien-être si perte de poids Beaucoup mieux Sentiment de «bien-être» Très bien Bien Mal Très mal 2 14 5 1 Mieux 4 21 2 0 Moins bien 8 6 2 0 Pas de 7 7 2 0 changements Total 21 48 11 1

Tableau K. 1 : Répartition des adolescentes selon leur nombre de réponses exactes aux questions de connaissances alimentaires en fonction de leur niveau de scolarité. Nombre d'adolescentes selon leur nombre de réponses exactes aux 4 questions relatives aux connaissances alimentaires 0 1 2 3 4 Niveau n'étudie pas 0 0 2 2 4 d'études Primaire 0 1 0 0 0 Secondaire général 0 2 4 10 11 Secondaire professionnel 0 1 0 0 1 Aux adultes 0 0 1 4 2 CEGEP 0 1 2 14 10 Université 0 0 0 3 5 Total 0 5 9 33 33 Tableau K.2: Répartition des adolescentes, en pourcentage, selon leur nombre de réponses exactes aux questions de connaissances alimentaires en fonction de leur niveau de scolarité. Nombre d'adolescentes, en % 0 à 2 bonnes 3 à 4 bonnes Total réponses réponses Niveau n'étudie pas 25,0 75,0 100,0 d'études Primaire 100,0 0,0 100,0 Secondaire général 22,2 77,8 100,0 Secondaire professionnel 50,0 50,0 100,0 Aux adultes 14,3 85,7 100,0 CEGEP 11,1 88,9 100,0 Université 0,0 100,0 100,0

Tableau L: Relation entre le nombre de critères de préoccupation et la fréquentation (actuelle ou passée) d'un établissement d'enseignement privé. Nombre de critères 0 1 2 3 4 5 6 Fréquentation Oui 2 1 2 7 4 1 0 actuelle ou passée Non 6 11 5 18 10 7 2 Tableau M: Relation entre la préoccupation relatée, à l'égard du poids corporel, et le nombre de critères de préoccupation. Nombre de critères 0 1 2 3 4 5 6 Préoccupation aucune 8 9 2 0 0 0 0 légère 0 3 5 23 7 3 1 excessive 0 0 0 2 6 5 1 Tableau N: Relation entre le score moyen au EAT et le nombre de critères de préoccupation Nombre de critères 0 1 2 3 4 S 6 EAT 1 1,50 ± 1,41 2,50 ± 3,32 4,71 ± 3,59 5,16 ±4,41 10,14+7,53 14,75+6,41 18,50+16,26 EAT 2 0,50 ± 1,07 0,75 ± 1,36 0,29 ± 0,49 1,00 ± 1,98 2,21+2,94 3,13 ± 3,40 0,00 ± 0,00 EAT 3 1,75 ± 2,38 1,92 ± 2,97 1,86+ 1,95 0,80 ± 1,35 1,86 ± 1,46 3,13 +4,32 1,00 + 0,00 Global 3,75 ± 3,20 5,17 ±6,39 6,86 ± 4,30 6,96 ± 6,66 14,21 ±9,75 21.00+11,16 19,50± 16,26 Tableau O: Répartition des adolescentes en fonction du nombre de critères de préoccupation à l'égard du poids auxquels elles correspondent et leur résultat au EAT 26 global (< ou > 20 points). Nombre de critères 0 1 2 3 4 5 6 Total < 20 points 8 11 7 24 11 4 1 66 > 20 points 0 1 0 1 3 4 1 10

Tableau P: Relation entre la préoccupation relatée, à l'égard du poids, et le score moyen obtenu au EAT 26. Préoccupation relatée aucune n = 19 légère n = 45 excessive n = 14 Echelle du EAT 26 facteur 1 facteur 2 facteur 3 Global 1,84 ± 1,46 0,37 ± 0,96 1,32 ±2,26 3,53 ± 2,72 5,22 ± 4,02 1,02 ± 1,82 1,27 ± 1,81 7,51 ± 5,56 17,00 ± 7,05 3,14 ±3,39 3,14 ±3,23 23,29 ± 10,17 Tableau O: Répartition des adolescentes en fonction à la fois de leur préoccupation relatée à l'égard du poids, ainsi que leur score au EAT global (< ou > 20 points). Score au EAT Préoccupation < 20 points > 20 points Total aucune n = 19 19 0 19 légère 43 2 45 n = 45 excessive 6 8 14 n= 14 Total 68 10 78

D) TABLE DE CALCUL DE L'IMC

Body MaiV Index for Selected Weight and Stature Stature m (tel Weigfcl 1.34 1.27 IJO 1J7 US U7 1.40 1.42 14S 1.47 1.S0 1.S2 1.55 IJ7 I.M 1.63 US 1.66 I JO 1JÎ US 1.78 1.10 1J3 1.65 1M I.M 1.93 kg (lb) (491 (SO) (SU (521 (S3) <S4 (SS) (Ml (57) (S6) <S9) (60) 161) (62) (63) (64) (65) (6») (67) (66) (HI (70) <71) <72) (73) <74} (75) (76) 20 <4S) :< 13 12 12 II 11 10 10 10 9 9 9 8 23 (SO) IS 14 13 13 12 12 12 11 11 10 10 10 9 9 g 9 8 25 (55) IG IS IS 14 14 13 13 12 12 12 11 M 10 10 in 9 9 9 27 (60) IK 17 If. IC IS 15 14 13 13 13 12 12 II 11 1! 10 10 10 9 9 29 (65) 19 18 17 17 IC 16 15 15 14 14 13 13 12 12 12 11 11 10 IU 10 ]>i 37 (70) 2! 20 19 18 17 17 16 16 15 15 14 14 13 13 12 12 12 II 11 II 10 10 M (75) 22 21 20 20 19 18 17 17 16 16 15 15 14 14 13 13 12 12 12 11 M 11 10 36 (80) n 22 2) 21 20 1» 19 18 17 17 16 IG 15 15 14 14 13 13 13 12 1» II 11 11 39 (85) 25 24 2:1 22 21 21 20 19 IS 18 17 17 16 16 15 15 14 14 13 13 13 12 12 12 M 41 (90) 27 25 24 23 22 22 21 20 IS 19 IK IS 17 17 16 15 15 14 14 14 13 13 13 12 12 12 43 195) 2.H 27 25 25 24 23 22 21 2U 20 1» 19 >18 17 IT 16 16 15 15 14!; 13 13 13 12 12 45 (100) 21» 2ft 27 26 2.V- 24 23 22 22 21 20 20 19 IS 18 17 17 16 16 15 IS 14 14 14 13 13 13 12 48 (105) :<! 30 2S 27 2G 25 24 24 23 22 21 2) 20 19 19 18 17 17 16 16 1* 15 15 14 14 13 13 13 50 (110) 32 31 3d 29 27 27 25 25 24 23 22 22 21 20 IM 19 18 18 17 17 \'J 16 15 15 15 14 14 13 52 (IIS) :«32 31 30 29 28 27 26 25 24 23 23 22 21 20 20 19 18. 18 17 i: 16 16 16 15 15 14 14 54 (120) 35 34 32 31 30 29 28 27 26 25 24 24 23 22 21 20 20 19 19 18 IS 17 17 16 IG 15 15 15 57 (I2S) :i7 35 34 33 3i 30 29 28 27 26 25 25 24 23 22 21 21 20 20 19 i* 18 17 17 17 16 16 15 59 (130) 38 37 3* 34 32 31 :w 29 2S 27 26 26 25 24 23 22 22 21 20 20 19 19 18 18 17 17 16 16 61 (135) 40 38 35 33 31 30 29 28 27 27 25 25. 24 23 22 22 21 20 2V 19 19 18 18 17 17 16 64 (140) 41 39 38 30 35 34 32 31 30 29 2H 27 2G 26 25 24 23 22 22 21 21 20 20 19 19 18 IS 17 66 (145) 4:t 41 39 38 3G 35 34 33 3! 30 29. 28 27 27 26 25 24 23 23 22 21 21 20 20 19 19 IS 18 68 (ISO) 44 42 40 39 37 36 35 34 32 31 29 28 28 27 26 25 24 24 23 22 21 21 20 20 19 19 18 70 (1SS) 46 44 42 40 39 37 36 35 33 33 31 30 2!l 29 27 26 26 25 24 23 23 22 22 21 21 20 19 19 73 (160) 47 45 43 42 40 39 37 36 35 34 32 31 3(1 29 2S 27 27. 26 25 24 2i 23 22 22 21 21 >n 19 77 (170) 50 48 46 44 42 41 39 38 37 36 34 33 32 31 29 28 27 27 26 25 24 24 23 23 22 21 21 79 (17S) 49 47 46 44 42 4(1 39 3S 37 3!» 34 33 32 31 30 29 28 27 27 :»»'. 25 24 24 23 22 H 21 62 (180) 5) 48 47 45 44 42 40 38 36 35 :)4 33 :I2 31 30 29 28 27 27 26 25 24. 24 23 23 22 64 (165) 50 4ft 46-45 43 42 40 39 37 36 :i5 34 :13 32 31 30 29 28 26 26 25 25 24 23 23 66 (190) 49 47 4G 44 43 41 <0 39 37 36 35 34 32 32 31.'HI 29 2> 27 27 26 25 24 24 23 86 (195) 51 49 47 45 44 42 41 39 38.37 36 :15 $1 32 31 31 30 2v 28 27 26 26 25 25 24 91 (200) 50 48 46 45 43 42 4(1 39 38 37 M :t3 32 31 30 :*«29 28 27 27 26 2"i 24 93 (205) 50 47 46 44 43 41 40 39 38 35 U 33 32 31 4 > 29 29 28 27 26 26 25 95 (210) 49 47 45 44 42 41 40 39 37 36 :I5 34 33 32 31 30 29 28 28 27 26 26 98 (215) 50 48 46 45 43 42 41 40 :ts 37 3G 35 34 33 32 31 :J0 29 28 28 27 26 100 (220) 49 47 46 44 43 42 40 38 37 35 :15 33 31 31 30 29 28 28 27 102 (22S) 51 4«47 45 44 42 41 411 38 37 36 :15 34 32 :H 30 mi 29 28 27 104 (230) 5(1 48 46 45 43 42 41 39 38 37 :I6 35 34 33 32 31 30 30 29 28 107 (735) 49 47 4G 44 43 42 40 :IH 33 37 36 35 34 33 32 31 3U ;iti 29 109 (240) 50 48 47 45 44 4:< 41 40 39 :t8 36 M 34 33 32 31 :<n 29 111 (245) 49 4M 46 45 43 42 41 :M 37 : 5 33 32 31 :n 30 113 (250) 50 49 47 46 44 43 42 40 38 37 36 35 34 33 32 :ll 30 116 (2SS) 50 48 47 45 44 42 41 40 39 37 :J6 35 34 33 32 31 116 (260) 4» 48 AO 44 43 42 -II 39 :I9 3? Wi 35 :(4 33 33 32 170 (265) 5(1 49 47 45 44. 43 42 40 3«* 38 37 36 :»:t 32 122 (270) 50 4 S 4b 45 43 12 41 4ii 39 :IK 37 30 35 :t4 33 I2S (275) 4!' 47 16 44 43 42 41 :t8 37 36 35 35 33 127 (280) 5li 4S 47 45 44 42 41 40 39 38 37 36 :15 :14 129 (28S) 5o 49 47 46 45 43 4L' 41 40 39 :W 37 36 35 132 (290) S») 48 47 46 44 43 42 41 39 38 37 36 35 134 (295) 50 49 47 4'i 45 44 42 41 40 39 38 37 30 136 (300) 50 48 47 45 44 43 42 41 411 39 38 37

: i r- E) LISTE DES CLSC

Liste des CLSC de la Montérégie ayant une clinique jeunessse Lieu Visité/Non visité CLSC Châteauguay Châteauguay Visité CLSC des Seigneuries Varennes Visité Ste-Julie Visité Boucherville Visité CLSC Longueuil Ouest Longueuil Visité CLSC Seigneurie de Beauhamois CLSC/CHSLD des Maskoutains Salaberry-de-Valleyfield Visité Saint-Hyacinthe Visité CLSC Vallée des Patriotes Beloeil Visité CLSC de la Haute Yamaska Granby Visité Waterloo Non visité CLSC du Havre Sorel Non visité CLSC Jardin du Québec Saint-Rémi Non visité Napierville Non visité CLSC Kateri Candiac Non visité CLSC La Presqu'île Vaudreuil Non visité CLSC Saint-Hubert Saint-Hubert Non visité CLSC Samuel-de-Champlain Brossard Non visité CLSC La Pommeraie Famham Non visité Cowansville Non visité Bedford Non visité

! F) CARTE DES CLSC