Courbez-vous devant les métiers des Mathématiques Dossier documentaire métiers
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Sommaire Exposition «Les courbes, les maths en pleine forme» p.5 Les courbes et ses métiers p.7 Les métiers présentés au sein de l exposition Arts et Courbes Un modèle de courbe Courbes et Constructions Découvrez quelques métiers des mathématiques p.8 p.24 Quelques formations p.36 En savoir plus p.38 3
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Exposition «Les courbes, les maths en pleine forme» Les our es sont partout en mat émati ues es para oles et per oles aux spirales des our es exponentielles aux our es de auss des sinuso des aux lot o des et ien d autres lles sont aussi tr s présentes dans la nature et dans notre uotidien. Cette nouvelle exposition propose un petit tour d orizon de uel ues our es remar ua les et de leurs appli ations Cette exposition intéressera tout particulièrement les élèves et les enseignants une durée d une eure trente environ a ue visite est onduite par un animateur s ientifi ue ui s adapte au niveau d âge du groupe Par ailleurs l enseignant énéfi ie d une entrée gratuite afin de préparer avec l animateur la visite ave sa lasse Un dossier pédagogique est à la disposition des enseignants sur le site de l spa e Mend s Fran e : http://emf.fr xposition réalisée en partenariat ave l Asso iation des professeurs de mathématiques de l enseignement pu li (APM P) Poitou-C arentes l institut de re er es sur l enseignement des mathématiques (IR M) de l université de Poitiers et l ONIS P Poitou-Charentes. Informations pratiques POITIERS (86) Espace Mendès France 1 place de la Cathédrale, 86000 POITIERS Accès payant, Tarifs spéciaux pour les groupes. Visite a ompagnée pour les individuels tous les jours d ouverture de 14 à 17 30 sauf les lundis en période scolaire (zone B). Groupes : du mardi au vendredi de 9h30 à 17h30, les samedis et lundis de 14h à 17h30. 5
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Les courbes et ses métiers Les Métiers présentés au fil de l exposition Courbes, les Maths en pleine forme : Art et courbes Designer industriel Ingénieur(e) ou technicien(ne) du son Maroquinier(ière) Métiers présentés dans l exposition Un modèle de courbes Actuaire Enseignant(e)-Chercheur(seuse) Courbes et constructions Architecte Géomètre-topographe Escaliériste - Menuisier Les Mathématiques, de nombreux autres métiers à découvrir : Analyste financier(ière) Biostatisticien(ne) Chargé(e) de clientèle banque Comptable Météorologiste Professeur de mathématiques (enseignement secondaire) Statisticien(ne) 7
Designer industriel A découvrir dans l exposition Concevoir un canapé, relooker une gamme de bagages, imaginer les stands de la Foire de Paris... autant de missions relevant des compétences du designer industriel. Au service de l'entreprise, il crée pour séduire... et pour vendre. Nature du travail Des domaines variés Les domaines d'intervention du designer industriel? Les biens d'équipement (meubles, automobiles, électroménager...), le graphisme publicitaire (logos), l'emballage, l'architecture commerciale (stands d'exposition, aménagement de locaux...)... Une vue globale du produit Le designer industriel répond aux besoins des consommateurs tout en se distinguant de la concurrence par ses qualités d'innovation. Il considère l'ensemble du processus, depuis la conception d'objets (ou d'espaces), en passant par le choix des formes, des matériaux, des couleurs, des caractéristiques ergonomiques... jusqu'à la réalisation technique et financière. Spécialisé en design Designer de produit, il intègre les tendances du marché, les comportements des consommateurs, les matériaux récents et les idées nouvelles pour concevoir des objets de grande consommation, des biens d'équipement. Designer graphique, il travaille sur l'identité visuelle et l'image de marque de l'entreprise : high-tech, bio, planétaire, familiale... Designer environnement, il conçoit des espaces commerciaux, municipaux, de travail, des stands... favorables à la consommation et à l'image de l'entreprise. Conditions de travail En équipe Pour concevoir un produit, le designer doit collaborer avec les spécialistes de la production et du marketing (ingénieurs, techniciens, informaticiens, sociologues, sémiologues...). Armé de précieuses informations, il passe alors de longues heures devant son écran à réaliser des images de synthèse et des maquettes numériques. Dans de petites structures En France, 36 000 designers industriels travaillent au sein de quelque 1 500 structures. Près d'un tiers d'entre eux est salarié dans un bureau de design intégré à une entreprise. Les autres sont employés par une agence de design ou installés à leur compte comme consultants indépendants. La profession est majoritairement composée de petites agences (jusqu'à 5 personnes). La plupart des emplois se situent en région parisienne et en Rhône-Alpes. Vie professionnelle Design produit en hausse Ce métier intéresse les grandes entreprises industrielles (Thomson, Renault, Peugeot, Ikéa...) qui possèdent un bureau de design intégré. Soucieuses de promouvoir leur image de marque et de 8
différencier leurs produits, elles embauchent le plus. L'essentiel de l'activité concerne le design produit, notamment dans les secteurs du mobilier, des jouets, du sport, de l'électroménager, de l'électronique de pointe, de l'emballage et de l'automobile. Les PME restent un marché à conquérir. Vers la direction de création Le designer débute souvent en tant qu'assistant designer dans l'exécution de plans, d'esquisses... le plus souvent en agence. Avec de l'expérience, il peut encadrer une équipe sur un projet important, devenir chef de projet, directeur de création et, plus tard, design manager... voire s'installer comme indépendant. Accès au métier Un designer peut se former dans une école de design, une école d'art, une école d'ingénieurs, une école d'architecture (design d'environnement) ou même une école de commerce. Niveau bac + 2 BTS conception de produits industriels ; design de produits ; Diplôme national d'art et technique (DNAT) option design de produit ; Niveau bac + 3 Licence pro production industrielle, spécialité conception et fabrication de produits ; production industrielle, spécialité adaptation des emballages et design industriel ; production industrielle, spécialité éco-conception en produits industriels-énergie-environnement ; Niveau bac + 4 Diplôme supérieur d'arts appliqués (DSAA) créateur concepteur option création industrielle ; Niveau bac + 5 Diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) option design ; Diplôme de l'école nationale des arts décoratifs (ENSAD) ; Masterpro Sciences, technologies, santé mention sciences pour l'ingénieur spécialité écoconception ; Diplôme de création industrielle de l'ensci 9
Ingénieur(e) ou technicien(ne) du son A découvrir dans l exposition À la fois artiste et technicien, l'ingénieur du son assure la qualité d'enregistrement des bandes-son au cinéma, des albums en studio, des concerts en salle... Il allie pratique musicale et maîtrise des hautes technologies. Nature du travail «Nettoyer» le champ sonore Pour la bonne compréhension des dialogues, l'ingénieur du son débarrasse le champ sonore des bruits ou parasites. Dès la lecture du scénario et des repérages, il choisit les techniques de prise de son les plus adaptées. Il ajoute des sons enregistrés au préalable (tonnerre, rires, cris, musique...). Tester et fixer les sons Pour garantir le son d'une émission, il essaie les micros et les effets spéciaux, avant de rejoindre la régie pour effectuer, contrôler et fixer sur une même bande (mixer) les prises de son. Sur les reportages, il recueille des sons et des interviews à l'extérieur. Enregistrer sur mesures Il enregistre les différents «ingrédients» d'un morceau (la basse, les choeurs...) puis retravaille leur couleur (aigus, graves) au mixage. Objectif : créer une ambiance particulière à un album en traduisant la sensibilité de l'artiste ou du réalisateur. Assurer la sonorisation Enfin, il prend en charge la sonorisation des salles et/ou l'enregistrement des disques. Il choisit le matériel adapté et effectue les réglages au moment des répétitions. Il intervient pour régler la sonorisation côté musiciens mais aussi côté public. Conditions de travail Des emplois au compte-gouttes On dénombre environ 3 000 professionnels du son, parmi lesquels une minorité d'ingénieurs du son. La plupart du temps, leur statut est celui des intermittents du spectacle, qu'ils soient employés par une société de production ou une maison d'édition, pour un tournage ou un enregistrement. Quelques privilégiés sont salariés d'une grande entreprise (radio, télé, maison d'édition). Un métier en évolution Le développement des technologies a transformé l'activité. Désormais les sons sont enregistrés sur des stations numériques, stockés puis retravaillés avec des logiciels, ce qui a entraîné une fragmentation des tâches (prise de son, mixage). Disponibilité de rigueur L'ingénieur du son travaille en relation avec les techniciens et les artistes (musiciens, acteurs). Les enregistrements durent de quelques heures... à plusieurs mois. Et les horaires sont irréguliers pour respecter les délais de réalisation. Souvent mobilisé le week-end, ce professionnel fait preuve d'une grande disponibilité. 10
Vie professionnelle D'abord comme assistant L'ingénieur du son débute souvent... comme assistant du son. Même en sortant d'une grande école, il peut se passer beaucoup de temps avant qu'on lui confie la responsabilité d'un projet. Dans un studio, il se forme aux techniques, tout en approfondissant sa compétence musicale. Surtout dans l'audiovisuel Les principaux débouchés se situent dans l'audiovisuel. Au cinéma et pour les concerts (notamment les tournées), les ingénieurs du son subissent la concurrence étrangère. Seul le multimédia crée de nouveaux besoins. Les cédéroms, les jeux vidéo et l'internet font aujourd'hui la part belle aux animations sonores. Accès au métier La pratique musicale et le passage par une école nationale supérieure de l'audiovisuel (dont le concours d'entrée est très sélectif) sont des atouts pour devenir ingénieur du son. Niveau bac + 2 BTS métiers de l'audiovisuel, option métiers du son ; Diplôme des métiers d'art (DMA) régie de spectacle, option son ; Niveau bac + 5 Masters pro sciences, mention ingénierie de la création et de la réalisation sonore pour le film, la vidéo et le multimédia ; sciences, techno, santé, mention image et son spécialité image et son ; Diplôme spécialisation son (École nationale supérieure des métiers de l'image et du son ENSMIS, ex- FEMIS) ; Consulter le clip métier sur le site de l ONISEP Témoignage Hélène, sonorisatrice (Poitiers) Mon activité est centrée sur la sonorisation live, je diffuse le son au public pendant les concerts. Plus que des notes, c est l intention des artistes que je retransmets. Le moment du travail le plus gratifiant est celui du concert. S ajoute également d autres fonctions : montage balances et démontage, régie,... Ce sont des métiers à horaires décalées, il faut parfois être absent de sa famille pendant plusieurs semaines, mais ce n est pas une contrainte pour moi, c est un choix de vie. 11
Maroquinier(ière) A découvrir dans l exposition Sa s gants eintures portefeuilles Le maroquinier conçoit et fabrique des articles en cuir. Entre tradition et modernité, il perpétue un savoir-faire ancestral tout en adaptant ses modèles aux évolutions de la mode. Nature du travail Travailler le cuir, mais pas seulement Sacs à main, ceintures, étuis, porte-monnaie, mallettes, valises... Les productions du maroquinier sont très variées. Outre le cuir, son matériau de prédilection, il travaille aussi le synthétique et le tissu. Quand il se spécialise dans la réalisation de selles, d'habillages d'objets ou d'intérieurs pour les automobiles et les bateaux..., on l'appelle «sellier». Du modèle au prototype À partir d'un modèle, il conçoit un prototype qui est en fait le premier exemplaire. Il choisit la matière, la coupe à la main ou à l'emporte-pièce en réduisant les chutes au maximum. Puis, il assortit au mieux les nuances et positionne les pièces à assembler. Traiter et assembler les pièces Avant de passer à l'assemblage, le maroquinier affine le cuir afin de réduire l'épaisseur des coutures. Il le plaque et le glace ensuite sous une presse chaude pour le rendre brillant. Enfin, il assemble les morceaux de cuir entre eux, grâce à différentes techniques : couture à la main ou à la machine, rivetage, soudage, piquage et montage des fermetures à glissière, des doublures, des bandoulières... Il achève son travail par la pose d'accessoires (boucles, pressions, fermoirs) et par les finitions. Toutes les étapes de la production doivent être contrôlées, toutes les pièces vérifiées. Conditions de travail Travailler le cuir, mais pas seulement Sacs à main, ceintures, étuis, porte-monnaie, mallettes, valises... Les productions du maroquinier sont très variées. Outre le cuir, son matériau de prédilection, il travaille aussi le synthétique et le tissu. Quand il se spécialise dans la réalisation de selles, d'habillages d'objets ou d'intérieurs pour les automobiles et les bateaux..., on l'appelle «sellier». Du modèle au prototype À partir d'un modèle, il conçoit un prototype qui est en fait le premier exemplaire. Il choisit la matière, la coupe à la main ou à l'emporte-pièce en réduisant les chutes au maximum. Puis, il assortit au mieux les nuances et positionne les pièces à assembler. Traiter et assembler les pièces Avant de passer à l'assemblage, le maroquinier affine le cuir afin de réduire l'épaisseur des coutures. Il le plaque et le glace ensuite sous une presse chaude pour le rendre brillant. Enfin, il assemble les morceaux de cuir entre eux, grâce à différentes techniques : couture à la main ou à la machine, rivetage, soudage, piquage et montage des fermetures à glissière, des doublures, des bandoulières... Il achève son travail par la pose d'accessoires (boucles, pressions, fermoirs) et par les finitions. Toutes les étapes de la production doivent être contrôlées, toutes les pièces vérifiées. 12
Vie professionnelle Surtout dans les grandes entreprises La maroquinerie est essentiellement constituée d'entreprises artisanales ou de PME (petites et moyennes entreprises) employant moins de 50 personnes. Le marché est dominé par une quinzaine de grandes entreprises qui dépassent les 200 salariés : Delsey, Hermès, Longchamp, Le Tanneur... Ce sont celles qui embauchent le plus. Même quand leur production est délocalisée, elles recherchent des candidats à l'expatriation. La France est le troisième exportateur mondial d'articles de maroquinerie. Les ventes de sacs à main constituent la moitié des exportations du secteur, avec une forte hausse en Asie en 2010. Des techniciens recherchés Les professionnels qualifiés, au moins titulaires du bac pro, trouvent plus facilement un emploi. Les entreprises ont besoin de techniciens expérimentés, détenteurs d'un savoir-faire traditionnel. Dans l'avenir, le poste de prototypiste devrait faire l'objet de recrutements. Présent chez les sous-traitants des grandes maisons, ce professionnel apporte sans cesse des améliorations aux procédés de fabrication, et participe à l'optimisation des coûts : temps de production, coût des matières premi res Accès au métier Du CAP (certificat d'aptitude professionnelle) au BTS (brevet de technicien supérieur), différents diplômes permettent d'accéder aux métiers de la maroquinerie. Après la 3e CAP maroquinerie Niveau bac Bac pro métiers du cuir, option maroquinerie Niveau bac + 2 BTS métiers de la mode-chaussure et maroquinerie Consulter le clip métier sur le site de l ONISEP 13
Actuaire A découvrir dans l exposition Chargé de concevoir ou de modifier les contrats d'assurances, l'actuaire se livre à de savants calculs avec, en ligne de mire, un triple objectif : maîtriser l'aléatoire, minimiser les pertes financières et dégager des bénéfices. Nature du travail Adapter ou créer des contrats Selon les besoins du marché, l'actuaire modifie les contrats d'assurances existants ou en crée de nouveaux. Puisant dans les bases de données du service marketing, et exploitant les informations que les commerciaux font remonter du terrain, il utilise des logiciels très sophistiqués pour faire des hypothèses et simuler des scénarios catastrophes : inondations, attentats, etc. Chiffrer le risque Ayant passé en revue tous les risques possibles et imaginables, il évalue leur probabilité et le coût que cela représenterait pour la société d'assurances. Il peut alors définir les tarifications. Dans l'élaboration d'un contrat d'assurance-vie, il va, par exemple, s'appuyer sur les tables de mortalité pour fixer le montant des cotisations. Accompagner et corriger Il offre ses conseils et son assistance technique aux professionnels chargés de commercialiser les contrats. Il suit avec la plus grande attention les résultats d'exploitation de la compagnie et l'évolution des réserves financières. S'il observe des dérives, il en recherche les causes et tente de les corriger. Conditions de travail Au siège de la compagnie L'actuaire travaille au siège d'une compagnie d'assurances, autrement dit la plupart du temps en Îlede-France. Il est toutefois amené à se déplacer dans les régions pour rencontrer les professionnels chargés de distribuer les produits d'assurances. Un travail d'équipe Occupant une fonction centrale au sein de l'entreprise, l'actuaire a de nombreux interlocuteurs : il collabore à la fois avec les commerciaux, les responsables du marketing, les juristes et la direction générale. S'il est responsable d'un service, il encadre une équipe de chargés d'études. Dans les assurances... et ailleurs Traditionnellement embauchés par des sociétés d'assurances, les actuaires sont en train d'investir les secteurs de la banque et de la finance où leurs compétences sont recherchées pour prescrire, par exemple, l'achat ou la vente de titres. Vie professionnelle Des besoins en hausse Si le nombre d'emplois est encore modeste (on recense 2 000 actuaires actuellement en France), les besoins augmentent régulièrement. En effet, pour se distinguer de leurs concurrents, les assureurs doivent imaginer des formules originales et proposer des garanties de plus en plus personnalisées. Les compagnies misent sur les actuaires pour innover tout en préservant la rentabilité des produits qu'elles mettent sur le marché. 14
Une progression rapide En général, il ne faut pas plus de 5 ans à un actuaire pour occuper des fonctions d'encadrement (animation d'une équipe de techniciens et de chargés d'études). Il peut ensuite évoluer vers les plus hautes responsabilités. On évalue à environ 16 % la part des actuaires qui accèdent à un poste de direction générale dans les assurances. Accès au métier Pour devenir actuaire, il faut être titulaire d'un diplôme de niveau bac + 5 (diplôme d'école ou master pro universitaire) et posséder, au départ, un solide bagage en mathématiques et en statistiques. Ce diplôme se prépare, en formation initiale, dans l'un des 7 établissements reconnus par l'institut des actuaires : l'école nationale de la statistique et de l'administration économique (ENSAE) ; l'université Paris-Dauphine ; l'institut de science financière et d'assurances (ISFA) de Lyon 1 ; l'institut de statistiques (ISUP) de Paris 6 ; l'université de Strasbourg 1 ; l'euro-institut d'actuariat (EURIA) de Brest et l'école supérieure des sciences économiques et commerciales (ESSEC) qui propose à ses élèves une filière actuariat-assurance en partenariat avec l'isup. D'autres établissements préparent au métier d'actuaire, notamment l'institut des risques industriels, assurantiels et financiers (IRIAF) de Poitiers, l'institut de mathématiques appliquées (IMA) de l'uco d'angers, le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM), etc. Niveau bac + 5 Diplôme d'université (DU) d'actuaire Diplôme d'actuaire (ISFA, ENSAE, ESSEC-MBA, IMA) ; Diplôme de statisticien, mention actuariat (ISUP) ; Masters pro mathématiques, informatique, décision et organisation, mention mathématiques de modélisation et décision, spécialité actuariat (Paris-Dauphine) ; sciences de gestion, mention finance de marché, spécialité actuariat (CNAM) ; sciences, technologies, santé, mention mathématiques, spécialité actuariat (EURIA) ; économie gestion communication, mention économie et gestion des assurances dommages et santé, spécialité assurance (IRIAF)... Consulter le clip métier sur le site de l ONISEP 15
Enseignant(e) Chercheur(seuse) A découvrir dans l exposition Double mission pour les enseignants-chercheurs au sein d'une université ou d'une grande école : transmettre des connaissances à leurs étudiants et faire progresser la recherche dans leur discipline. Nature du travail Organiser les formations L'enseignant élabore, avec les autres membres de l'équipe pédagogique, le contenu des formations en tenant compte des programmes imposés. Il assure l'organisation et la correction des examens et participe à des jurys. En dehors des cours, il reçoit les étudiants pour les conseiller ou les aider dans leurs choix d'orientation. Enrichir sa discipline Quand il ne donne pas des cours, l'enseignant-chercheur se consacre à la recherche appliquée ou fondamentale. À partir d'un travail en bibliothèque ou en laboratoire, et d'une réflexion personnelle, il participe à l'enrichissement de sa discipline dans le cadre d'objectifs définis au niveau national ou régional. Dans les filières professionnalisées, il participe à la coopération entre l'université et le monde professionnel. Diffuser les connaissances Il participe aussi à la diffusion des connaissances scientifiques en publiant ses travaux et en participant à des conférences et à des colloques. S'il est professeur d'université, il impulse et dirige les activités du centre de recherche auquel il appartient : centre ou laboratoire universitaire ou associé au Centre national de la recherche scientifique (CNRS). Conditions de travail Des horaires liés au statut Le professeur des universités enseigne, en général, à des étudiants de master (bac + 5) et de doctorat (bac + 8). Il dispense 128 heures de cours par an. Un maître de conférences assure le même nombre d'heures de cours, auxquelles s'ajoutent des travaux pratiques (TP) et des travaux dirigés (TD), la préparation des cours, la correction des devoirs et partiels... sans oublier le temps consacré à la recherche. Dans l'enseignement supérieur... L'enseignant-chercheur exerce dans une unité de formation et de recherche (UFR) au sein d'une université, d'un institut universitaire de technologie (IUT), d'un institut universitaire de formation des maîtres (IUFM), d'une école normale supérieure (ENS), d'une école d'ingénieurs, etc.... un ministère, à l'étranger En dehors des lieux d'exercice classiques, l'enseignant-chercheur peut être affecté à d'autres ministères, collectivités territoriales ou organismes de recherche... et même à l'étranger, grâce aux programmes de coopération. Pour ce type de poste, il a le titre d'enseignant détaché. 16
Vie professionnelle Un marché concurrentiel Le marché du travail pour les doctorants reste très concurrentiel et les recrutements d'enseignantschercheurs restent stables. Les disciplines qui recrutent le plus sont les lettres, les sciences humaines, les sciences de la vie et médecine. Surtout des hommes Ces métiers sont surtout exercés par des hommes, mais la proportion de femmes est en constante progression : 19 % de professeures d'université et 41% de maîtres de conférences femmes. Accès au métier L'enseignant-chercheur est un doctorant qui prépare une thèse (en 3 ou 4 ans) après un master recherche (bac + 5). Niveau bac + 8 Pour passer les concours de maître de conférences et de professeur d'université, il faut être inscrit sur une liste de qualification du Conseil national des universités (CNU). Après avoir obtenu la qualification, il peuvent passer les concours de recrutement organisés par les établissements d'enseignement supérieur. L'habilitation à diriger des recherches (HDR) est indispensable pour se présenter au concours de professeur d'université. Consulter le clip métier sur le site de l ONISEP Témoignage Julien, mathématicien (Université de Poitiers) Professeur à l Université de Poitiers, ma thématique de recherche est axée sur les probabilités appliquées à la géométrie. Ce qui me plaît le plus dans ce métier c est l échange avec d autres scientifiques. Les mathématiques sont là aussi pour modéliser des phénomènes et aider à la prévision. J ai été amené à travailler avec un physicien sur l étude de l implantation des boulangeries dans la ville de Lyon. Nous avons construit et étudié ensemble un indicateur statistique pour savoir comment se répartissaient géographiquement ces commerces, afin de déterminer un emplacement favorable pour leur installation. 17
Architecte A découvrir dans l exposition Construction d'un immeuble ou d'un hôpital, réhabilitation de logements sociaux, reconversion d'une usine en bureaux... Autant de projets qui ne peuvent pas voir le jour sans l'intervention d'un architecte. Ce maître d'oeuvre exerce le plus souvent en libéral. Nature du travail Concevoir et coordonner À la demande d'un maître d'ouvrage (particulier, société de promotion immobilière, collectivité territoriale...), l'architecte assure la conception et coordonne la réalisation de maisons, d'immeubles, de bâtiments publics. Après une étude de faisabilité (étude du terrain, dimensionnement de la structure, devis), il dessine sur ordinateur les plans du bâtiment à construire, qu'il pourra modifier en fonction des souhaits du maître d'ouvrage ou pour régler des problèmes techniques. Le travail de l'architecte prend en compte les souhaits du donneur d'ordres, un budget donné et les règles d'urbanisme (impératifs économiques, réglementation, caractéristiques du terrain, etc.). Sélectionner des entreprises Après validation de l'avant-projet, l'architecte contacte des entreprises prestataires spécialisées en électricité, maçonnerie, installations thermiques, etc. Il réalise un dossier technique et planifie le chantier (coût, délais, mode constructif, etc.), dépose les demandes de permis de construire et d'autorisations d'urbanisme. Suivre le chantier L'architecte assure ensuite la conduite générale des travaux. Maître d'oeuvre, il suit chaque étape de la construction en veillant au respect du dossier d'exécution et de la qualité. Il informe régulièrement le client de l'avancement des travaux et l'assiste lors de la réception de l'ouvrage. Conditions de travail Surtout dans le secteur privé Les architectes exercent essentiellement en agences privées ou en bureau d'études et ingénierie. Les agences (souvent de petite taille, avec en moyenne 2 salariés) regroupent près de 70 % d'entre eux, principalement de jeunes diplômés. Ils sont alors salariés, associés ou indépendants. Plus rarement dans le secteur public La fonction publique recrute très peu, surtout par le biais du concours d'architecte et urbaniste de l'état. Les syndics de copropriété confient parfois la gérance d'immeubles à des architectes spécialisés en maintenance d'immeubles d'habitation. Vie professionnelle Une bonne insertion Bien que la France compte très peu d'architectes par nombre d'habitants, en comparaison avec ses voisins européens, leur insertion professionnelle est très bonne. 38 % d'entre eux trouvent un emploi avant de terminer leurs études, 33 % dans les 3 mois suivant l'obtention de leur diplôme. Après 6 mois, 85 % des architectes ont stabilisé leur situation. 18
Contexte économique difficile Même si les architectes ne souffrent pas aujourd'hui d'une baisse de leurs carnets de commande, ils constatent néanmoins une dégradation générale du niveau d'activité. Les constructions de maisons individuelles et de logements collectifs devançant, de loin, les équipements publics. Diversifier le métier La diversification des activités permet aux architectes de s'adapter aux demandes et aux évolutions des normes architecturales et sociales. La mutualisation des compétences au sein des agences apparaît progressivement comme une nécessité. Accès au métier Les études d'architecture sont longues (au minimum 5 ans après le bac) et demandent autant de connaissances en dessin et histoire de l'art qu'en sciences et techniques. Les formations sont dispensées au sein des 20 écoles nationales supérieures d'architecture. Il est aussi possible de se former à l'insa (Institut national des sciences appliquées) de Strasbourg et à l'esa (École spéciale d'architecture de Paris, école privée). L'architecte d'état qui souhaite réaliser des projets sous sa propre responsabilité doit suivre un cursus supplémentaire de 1 an et obtenir l'hmonp (habilitation à l'exercice de la maîtrise d'oeuvre en son nom propre). Certaines écoles proposent des spécialisations et/ou la préparation de doctorats. Niveau bac + 5 Diplôme d'état d'architecte Diplôme d'architecte de l'esa Diplôme d'architecte de l'insa Niveau bac + 6 Habilitation à la maîtrise d'oeuvre en son nom propre DPEA (diplôme propre aux écoles d'architecture) en design, scénographie, architecture navale... Niveau bac + 7 DSA (diplôme de spécialisation et d'approfondissement en architecture) en maîtrise d'ouvrage, patrimoine, projet urbain... Consulter le clip métier sur le site de l ONISEP 19
Géomètre-topographe A découvrir dans l exposition Aménagement d'un quartier, tracé d'une route, limites de propriété, dessin d'une base de loisirs, calcul des surfaces d'appartements... le géomètre est toujours le premier à intervenir. Technicien, ingénieur ou expert, selon son niveau de qualification, il remplit différentes fonctions. Nature du travail Relevés de terrain Avant travaux, le technicien géomètre procède à des relevés de terrain à l'aide d'un appareil spécialisé (le théodolite) en n'omettant aucun détail : niveaux d'altitude, arbres, poteaux télégraphiques, murs... À partir de ces relevés, il établit des plans et des cartes sur ordinateur. Il utilise les mêmes techniques pour établir le cadastre (registre public des propriétés). Conception des aménagements L'ingénieur géomètre est un concepteur. À partir des plans, il imagine et prépare les travaux d'aménagement : remembrement, travaux d'assèchement du sol, tracé de route ou d'un tramway, définition d'un quartier d'habitation, d'une zone de loisirs, calcul de surfaces d'appartements d'un immeuble en copropriété... Fonction juridique Le géomètre expert a une fonction juridique. C'est lui qui fixe les limites exactes des propriétés foncières. Bien plus, il établit la superficie d'un bien lors d'une vente ou la surface corrigée d'un appartement en vue d'un loyer plus juste, il prépare les règlements de copropriété, peut estimer la valeur d'un bien, gérer des immeubles, collaborer à l'établissement de plans d'occupation des sols pour une commune... Assermenté, il est tenu au secret professionnel. Conditions de travail À la ville et aux champs Le technicien géomètre est un homme de terrain et de bureau. Il passe, en moyenne, trois journées par semaine à l'extérieur pour réaliser des relevés topographiques (en ville ou à la campagne) et deux jours au bureau pour calculer et interpréter les mesures prises. Techniques sophistiquées Avec l'introduction de techniques de pointe, le métier s'est énormément modernisé. Les logiciels de métrés, le dessin assisté par ordinateur, les systèmes d'informations géographiques, les images satellites permettent d'obtenir des relevés plus puissants et de gérer des données plus nombreuses. Jamais seul Pour mener à bien toutes ses missions, le géomètre-topographe rencontre de nombreux interlocuteurs : représentants de l'état, particuliers, professionnels de l'immobilier, élus locaux, chefs de projet des collectivités territoriales, architectes, urbanistes, paysagistes, notaires, avocats... Vie professionnelle Dans le secteur privé Le géomètre-topographe peut travailler dans les cabinets de géomètres experts, les sociétés de topographie, le bureau d'études des entreprises de travaux publics ou des sociétés d'autoroutes. Dans l'industrie pétrolière ou minière, où il s'occupe de la mise en place de machines ou de contrôle d'installation, il travaille souvent à l'étranger. 20
Dans le public Dans le public, il travaille au service du cadastre, à l'institut géographique national, dans les services topographiques des entreprises publiques (EDF, SNCF, RATP...), dans les services techniques des villes et collectivités territoriales, des directions départementales de l'équipement. L'expertise Pour devenir géomètre expert (DPLG) inscrit à l'ordre des géomètres experts, l'ingénieur géomètretopographe doit effectuer un stage de deux ans dans un cabinet de géomètres experts et suivre des modules de formation. Environ 2 200 sur les 3 000 ingénieurs diplômés sont géomètres experts. Ils travaillent dans 1 800 cabinets, soit en libéral, soit comme salarié. En 2011, l'accès à l'ordre des géomètres experts s'ouvrent aussi aux titulaires de master dans les champs des sciences de l'ingénieur, des métiers de l'urbanisme, de l'architecture et des paysages, de la géomatique et de la topographie, ainsi qu'aux diplômés de l'institut de topométrie du Cnam, sous certaines conditions. Accès au métier Du bac pro au diplôme d'ingénieur Plusieurs diplômes de niveaux différents peuvent mener à la profession de technicien et technicien supérieur géomètre-topographe. Le bac pro technicien géomètre-topographe se prépare en 3 ans après la 3e dans un lycée professionnel ou par apprentissage. (Il existe des débouchés avec un bac pro, mais le technicien topographe est le plus souvent titulaire d'un BTS). Le BTS géomètre-topographe se prépare en 2 ans après un bac S ou STI2D (développement durable), un BT topographe, voire un bac pro... L'École nationale des sciences géographiques prépare à un brevet de technicien supérieur d'études et de travaux géographiques et recrute des élèves civils et fonctionnaires. Pour devenir ingénieur géomètre, il existe 3 écoles : L'ESGT (École supérieure des géomètres et topographes) du Mans, en 3 ans, accessible sur dossier pour les prépas scientifiques et les 2es années de licence de sciences et technologies ou sur concours pour les BTS géomètre-topographe ; L'INSA (Institut national des sciences appliquées) de Strasbourg, en 5 ans, ouvert sur dossier en 1re année aux bacs S et en 3e année aux titulaires d'un diplôme à bac + 2 (2e année de licence de sciences et technologies, DUT, BTS, classes prépas scientifiques) ; L'ESTP (École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie) de Paris, en 3 ans, qui comprend une spécialité géomètre. Recrutement sur concours pour prépas scientifiques, DUT ou BTS passés ou non par une prépa spécifique (ATS). Consulter le clip métier sur le site de l ONISEP 21
Menuisier(ière) A découvrir dans l exposition Associant savoir-faire traditionnel et connaissance des outils numériques, le menuisier fabrique et pose des fenêtres, volets, portes, placards, parquets... Le plus souvent en bois, mais aussi en aluminium ou en matériaux composites. Nature du travail Fabriquer sur mesure Le menuisier travaille essentiellement sur mesure. Il étudie les plans du dessinateur et choisit le matériau en fonction de sa résistance à l'usure, de sa couleur, de son adaptation au lieu de résidence... Puis il trace les éléments, les découpe, les ajuste, les ponce et les pose. C'est aussi lui qui assure les finitions, comme le vernissage. Poser du préfabriqué Cependant, en raison de l'expansion des préfabriqués, le menuisier pose de plus en plus souvent des éléments produits en série pour la grande distribution, qu'il s'agisse de portes, de fenêtres, de lambris... Isoler, insonoriser... Si le bois demeure son matériau de prédilection, le menuisier utilise aussi du plastique, de l'aluminium, des matériaux composites..., qui élargissent son champ d'activité. Ainsi, il est de plus en plus sollicité pour des travaux d'isolation, d'insonorisation et d'étanchéité. Conditions de travail Le plus souvent en atelier Le menuisier prépare les pièces dans son atelier avant de se rendre sur le chantier pour les installations finales. Solitaire au moment de la découpe et du montage des éléments, il doit cependant coordonner son intervention avec celles du maçon, du plombier et des peintres. Plus ou moins autonome C'est la taille de l'entreprise qui détermine le degré de liberté du professionnel. S'il travaille à son compte ou sur de petits chantiers, il s'organise à sa guise. Sur les chantiers plus importants, il opère sous les ordres d'un chef d'équipe. Disponible et mobile Ses horaires sont assez réguliers, mais il doit respecter des délais qui l'obligent à faire preuve de flexibilité. Soumis aux commandes des clients, le menuisier est un ouvrier nomade qui travaille parfois loin de son domicile. De la scie à l'ordinateur Pour la découpe, l'assemblage et la pose, le menuisier utilise un outillage traditionnel (perceuse, visseuse, scie sauteuse, raboteuse, ponceuse...), mais aussi des machines modernes à commande numérique qui lui facilitent la tâche et lui permettent d'effectuer des travaux de grande précision. 22
Vie professionnelle Chez un artisan Près de 90 % des jeunes menuisiers sont embauchés par des entreprises artisanales. Ces dernières travaillent essentiellement pour la réhabilitation, la rénovation et l'agencement. Les menuisiers expérimentés peuvent se spécialiser dans la décoration, l'agencement de cuisines ou de bateaux, et créer ou reprendre une entreprise. Des connaissances en gestion sont alors indispensables. Salarié en entreprise Les entreprises de construction recherchent aussi des jeunes menuisiers qualifiés à qui elles offrent des perspectives d'évolution. Après quelques années de pratique, ceux qui possèdent le sens du contact et des facultés d'organisation peuvent devenir chefs d'équipe, puis contremaîtres. Accès au métier CAP et bac pro sont les diplômes de base exigés par les employeurs. Après la 3e CAP menuisier installateur ; menuisier fabricant de menuiserie, mobilier et agencement ; constructeur d'ouvrages du bâtiment en aluminium, verre et matériaux de synthèse Niveau bac Bac pro technicien constructeur bois ; technicien menuisier agenceur ; ouvrages du bâtiment : aluminium, verre et matériaux de synthèse ; artisanat et métiers d'art, option ébéniste BP menuisier ; construction d'ouvrages du bâtiment en aluminium, verre et matériaux de synthèse Consulter le clip métier sur le site de l ONISEP 23
Analyste financier(ière) Spécialiste du placement en Bourse, l'analyste financier a la cote. Son rôle : aider les investisseurs à choisir les valeurs les moins risquées et les plus rentables. Nature du travail Collecter des informations L'analyste financier étudie la presse économique et les rapports annuels des entreprises, participe à des réunions internes pour mieux comprendre la stratégie de développement ou les méthodes de gestion d'un groupe.à l'affût de la moindre information, il entretient des relations très suivies avec les managers. Analyser les données recueillies Il dresse ensuite le bilan complet d'une entreprise. Pour cela, il utilise des modèles financiers qui lui servent à interpréter les chiffres, à évaluer les bénéfices dégagés, à établir des comparaisons avec la concurrence... tout en gardant un oeil sur les grandes tendances économiques. Conseiller les investisseurs Se fiant à ses calculs mais également à son flair, l'analyste financier prévoit quelles valeurs vont grimper ou chuter et à quel moment. Il est donc en mesure de conseiller l'achat de tel titre, la vente de tel autre. Il rédige des notes de synthèse à l'intention des décideurs (traders, gestionnaires de portefeuille...). Conditions de travail Salarié itinérant Salarié d'une société de Bourse ou d'un établissement bancaire, l'analyste financier passe une partie de son temps au bureau.il lui arrive de se déplacer, y compris à l'étranger, pour rencontrer des dirigeants d'entreprise, participer à des réunions ou encore intervenir dans une salle de marché. Une nécessaire spécialisation La multiplication des sources d'informations oblige l'analyste à se spécialiser, que ce soit dans un secteur d'activités (l'internet, l'automobile, les produits de luxe...) ou sur une zone géographique (l'europe, l'amérique du Nord...). Vie professionnelle Répondre aux besoins Chaque année, à Paris, une centaine de valeurs nouvelles apparaissent. Or, un analyste financier traite, au maximum, une dizaine de valeurs. De nombreux professionnels doivent donc être recrutés pour suivre l'évolution des marchés financiers. Confrontées à une vague de départs à la retraite, les banques offrent de réelles opportunités d'emploi. Surtout en Île-de-France La quasi-totalité des analystes financiers exerce en région parisienne, au sein d'un siège social. Leurs 24
employeurs sont des sociétés de Bourse, des banques et, dans une moindre mesure, des bureaux d'études indépendants. De nombreuses passerelles Après quelques années d'expérience, un analyste financier peut accéder à des fonctions portant sur la gestion de portefeuille, la vente en salle de marché ou l'ingénierie financière. Des passerelles existent aussi vers la communication, voire la direction financière. Accès au métier Ce poste d'expert nécessite un diplôme de niveau bac + 5, avec des compétences pointues en finance. Les diplômés d'une école de commerce et de gestion, d'une école d'ingénieurs ou d'un institut d'études politiques (IEP) sont bien placés pour se faire recruter. Parmi les universitaires, les titulaires d'un master en banque et finance sont appréciés. Plus rares, les profils «matheux» remportent un grand succès. Quel que soit leur diplôme, les débutants doivent suivre une formation technique auprès de la Société française des analystes financiers (SFAF). Niveau bac + 5 et plus Diplôme d'école supérieure de commerce et de gestion, avec spécialisation en finance ; Diplôme d'ingénieur complété par une spécialisation en finance ; Diplôme d'iep spécialisé en économie et finance ; Masters pro sciences de gestion, administration des affaires, mention finances, spécialité analyste financier international ; gestion, mention finance, spécialité banque et finance ; management mention comptabilité-finance, spécialité finance d'entreprise et de marchés... Masters recherche monnaie, banque, marchés financiers spécialité économie appliquée ; économie et gestion, mention métiers de la finance, spécialité finance d'entreprise et des marchés... Mastères spécialisés banque et ingénierie financière ; finance internationale ; analyse financière internationale... 25
Chargé(é) de clientèle banque Nature du travail Dans l'industrie Au sein d'une équipe, dans le cadre des essais cliniques, il participe à l'élaboration de protocoles, réalise des analyses statistiques et développe des programmes de calcul, des applications informatiques de gestion des données cliniques. Plutôt statisticien que biostatisticien Dans les organismes de gestion de la santé publique et de la protection sociale, il réalise des études statistiques sur les dépenses de santé et le fonctionnement interne des caisses d'assurance maladie, les mutuelles... Il administre et exploite les bases de données. À l'hôpital Le biostatisticien réalise des études d'évaluation de la qualité des soins. Il conçoit des tableaux de bord et participe à la démarche qualité. Conditions de travail Les labos en premier Le portefeuille de Sanofi contient 150 molécules. 150 molécules dont il faut tester, enregistrer, analyser les performances... Tous les laboratoires pharmaceutiques ont constitué des équipes de biostatisticiens. En région parisienne CRO : cela désigne l'un des recruteurs potentiels à savoir les contact research Organizations. Ce sont des entreprises privées, des sous-traitants qui effectuent les essais cliniques pour le compte des laboratoires. 90 % des CRO sont situés en région parisienne, incluant des leaders mondiaux tels que Quintiles, Aster Cephac ou Thérapharm-Recherches. Vie professionnelle L'heure de la stagnation Pas de baisse de recrutements, ni de hausse non plus. D'après les professionnels, le marché des biostatisticiens stagne. C'est le temps nécessaire d'adaptation des laboratoires au développement des génériques. Car qui dit génériques, dit rentabilité moindre sur le moment. Penser à l'expatriation Pour autant, la situation ne devrait pas se dégrader : pour vivre, les laboratoires sont condamnés à investir, à doper leurs recherches pour trouver de nouvelles molécules à mettre sur le marché. Le profil recherché en priorité par les recruteurs : bac + 5. En revanche, en Grande-Bretagne, le niveau privilégié est bac + 3. L'expatriation est une voie à ne pas négliger pour les jeunes diplômés des licences professionnelles. Accès au métier 26
De bac + 3 à bac + 5 C'est une filière qui, au fil des années, se structure. Et s'étoffe. Premier échelon : le DUT statistiques et informatique décisionnelle (STID). Ce diplôme à bac + 2 ne permet pourtant pas d'accéder après la formation à des postes de biostatisticien, mais plutôt de chargé d'études dans des organismes comme les caisses primaires d'assurances, les caisses de retraite... Il est bon de poursuivre ces études. Et de viser une licence professionnelle. On en compte quatre, dont la plus ancienne est celle de l'iut de Grenoble et une dernière intitulée licence pro industries chimiques et pharmaceutiques option essais cliniques et validation à Poitiers. À bac + 5, l'un des diplômes le plus côté est celui de l'école nationale de la statistique et de l'analyse de l'information. Consulter le clip métier sur le site de l ONISEP 27
Comptable Méthodique, le comptable enregistre les dépenses, les recettes et les investissements de l'entreprise au quotidien. Quand il plonge dans la comptabilité analytique, c'est pour analyser les coûts de revient ou le chiffre d'affaires par produit. Nature du travail Comptable unique Dans une petite entreprise, le comptable unique est sur tous les fronts. Il enregistre les opérations comptables au jour le jour. Il prépare la clôture des comptes annuels, qui seront vérifiés par l'expertcomptable et certifiés par le commissaire aux comptes. Il établit les feuilles de paie des salariés et les déclarations fiscales et sociales... Comptable spécialisé Dans une grande entreprise, des comptables clients, des comptables fournisseurs, des comptables paie et des comptables analytiques travaillent sous la responsabilité du chef comptable. Ils sont respectivement chargés de suivre le traitement des factures clients ou fournisseurs, de gérer la paie des salariés ou de mettre en place des tableaux de bord pour le contrôle de gestion. Ou collaborateur d'expert Dans un cabinet d'expertise comptable, le collaborateur est chargé de différents dossiers d'entreprises sous la responsabilité de l'expert-comptable. Le plus souvent, il tient la comptabilité d'artisans, d'agriculteurs, de commerçants ou de libéraux. Il prépare les bilans annuels sous la supervision de l'expert-comptable. Conditions de travail Plus ou moins d'autonomie Dans une petite société ou une association, le comptable unique est un copilote. Assurant la comptabilité analytique, le suivi du budget et la trésorerie, il est associé aux décisions d'investissement. Dans une grande entreprise, les fonctions sont plus cloisonnées, le comptable n'ayant qu'une vue partielle de la chaîne comptable. Plus ou moins de variété Si l'activité du comptable d'entreprise connaît parfois la routine, il n'en va pas de même en cabinet. Du plombier au pharmacien, le collaborateur gère en parallèle la comptabilité de différents clients. Ce qui l'amène à se déplacer en dehors de son bureau. Des coups de chauffe L'activité comptable est assez intense avec, en outre, des «coups de chauffe». Notamment lors de la préparation du bilan annuel en début d'année. Seule une parfaite organisation permet d'y faire face dans les meilleures conditions. 28
Vie professionnelle Surtout en entreprise On estime à 400 000 le nombre de comptables. Leur effectif s'accroît régulièrement depuis plus de vingt ans, mais devrait se stabiliser dans les années à venir. La plus grande partie des emplois se trouvent en entreprise, dans les banques et les administrations. Les cabinets comptables offrent environ le tiers du recrutement. La profession a un faible niveau de précarité. Opérationnel sinon rien Comme il faut un an pour former un bon comptable, les professionnels expérimentés sont très recherchés. Les débutants doivent donc réunir un minimum de stages avant de se présenter sur le marché du travail. Les missions d'intérim sont un moyen efficace de mettre un pied dans la place. Un bon tremplin Une expérience en cabinet comptable facilite l'évolution de carrière, notamment comme chef comptable en entreprise. De même, l'exercice en PME prouve un bon degré d'autonomie, facteur de promotion. Dans les petits cabinets d'expertise comptable, quelques postes de chef de mission peuvent permettre une évolution en interne. Accès au métier À partir de bac + 2 Au niveau bac + 2, on a le choix entre les BTS, DUT et DEUST de comptabilité. On peut les compléter par une licence de gestion, une licence professionnelle ou le diplôme de comptabilité et gestion, qui donne une qualification reconnue par la profession. Nul besoin d'être un matheux de haut vol pour s'engager dans ces études, qui demandent néanmoins un esprit logique et la capacité à suivre une formation pluridisciplinaire (comptabilité, économie, droit, langue, informatique). Les bacheliers ES, S et STG sont majoritaires. Le BTS comptabilité et gestion des organisations est préparé dans des lycées, des établissements privés ou en alternance. Le DUT gestion des entreprises et des administrations (GEA) offre une spécialisation finance-comptabilité dans 75 IUT (instituts universitaires de technologie). Les licences professionnelles et les licences de gestion constituent une poursuite d'études très adaptée, accessible après sélection. Le diplôme de comptabilité et gestion (DCG) se prépare en 3 ans après le bac dans des classes de lycées. Des passerelles existent pour les titulaires de BTS, DUT, DEUST, licence... Consulter le clip métier sur le site de l ONISEP 29
Météorologiste Spécialiste des phénomènes atmosphériques, le météorologiste étudie et analyse les causes et les effets des changements climatiques. Il établit des prévisions et anticipe les risques de catastrophe naturelle (avalanche, séisme, inondation...). Nature du travail Récolter des informations Les météorologistes sont chargés de récolter des informations, d'étudier et d'analyser les anticyclones, les vents, les pressions, l'humidité de l'air... Pour cela, ils effectuent des relevés (températures, pluviométrie...) à la surface de la Terre et dans l'atmosphère avec un matériel et des systèmes sophistiqués (satellites, stations automatiques, radio-sondes...). Ils étudient les changements qui se produisent (direction des vents, nuages, dépressions...). Analyser des données Les techniciens d'exploitation et les ingénieurs analysent les phénomènes perçus et réalisent une synthèse permettant d'établir des prévisions à court ou moyen terme. Ces informations sont communiquées aux professionnels (de l'aviation, de la sécurité civile ou de l'agriculture, par exemple) et au grand public. En centre de calcul, les ingénieurs interprètent les informations transmises au niveau local et national. Ils peuvent également s'appuyer sur des connaissances en hydrologie, en océanographie ou en climatologie. Assurer la sécurité Une veille météorologique permet d'anticiper certains risques climatiques, comme les inondations, les avalanches, les incendies de forêts ou les pics de pollution. Grâce à leur expertise, les météorologistes assurent la sécurité des personnes, en prévenant du danger suffisamment tôt. Conditions de travail Dans la fonction publique Le lieu d'exercice et les Conditions de travail des météorologistes dépendent de leur niveau de formation. Tous fonctionnaires, ils travaillent pour Météo France ou ses filiales, les armées (air, terre ou marine) ou le CNRS (Centre national de la recherche scientifique). En général, les techniciens sont affectés dans une station météo en France métropolitaine ou d'outre-mer, en haute montagne, voire dans les terres australes. Les chercheurs travaillent, quant à eux, en laboratoire et partent parfois en mission. Du fait de l'évolution des missions et des techniques, les météorologistes mettent à jour leurs connaissances et se perfectionnent au cours de leur carrière. Disponibilité requise Les relevés ont lieu de jour comme de nuit, les dimanches et les jours fériés, ce qui implique des horaires et un rythme de vie particuliers (12 heures consécutives pour les activités informatiques, d'observation ou encore de prévision, travail de nuit pour l'observation et la surveillance aéronautique). Les stations automatiques, de plus en plus répandues, réduisent le travail de nuit. Ce métier amène parfois à travailler pendant de longues périodes dans des endroits éloignés ou isolés pour des missions de 9 à 16 mois. 30
Vie professionnelle Du trafic aérien à l'agriculture De très nombreux secteurs d'activité ont besoin des informations communiquées par les météorologistes : les transports aériens, maritimes et terrestres, l'agriculture et la pêche, l'énergie, la protection civile, la défense, le tourisme, les loisirs et les activités sportives... Cap sur... Météo France! Les débouchés professionnels se limitent quasiment à un employeur : Météo France. Les météorologistes sont recrutés selon les règles de la fonction publique afin de devenir fonctionnaires. Météo France recrute et forme directement une partie des futurs météorologistes au sein de son centre de formation, l'enm (École nationale de la météorologie), à Toulouse. Quelques postes dans la recherche Il existe par ailleurs de rares opportunités de travail dans la recherche atmosphérique au CNRS, à l'inra (Institut national de la recherche agronomique), au Cnet (Centre national d'études des télécommunications) et dans certaines universités. Enfin, le secteur aéronautique recrute des météorologistes aériens. Accès au métier Plusieurs voies sont possibles. La formation est dispensée par l'enm (École nationale de la météorologie), basée à Toulouse. Le recrutement s'effectue via différents concours selon les divers corps de Météo France. La formation dure 2 ans pour les techniciens supérieurs «exploitation» ou 1 an pour les techniciens supérieurs «instruments et installations» et 3 ans pour les ingénieurs de la météorologie et les ingénieurs des travaux. L'ENM recrute à plusieurs niveaux : Technicien supérieur de la météorologie, au minimum après un bac S avec choix de l'option «physique» au concours pour la filière «exploitation» ou après un bac S ou un bac techno STI2D spécialité systèmes d'information et numérique pour la filière «instruments et installations». Ingénieurs des travaux (fonctionnaires) et ingénieurs de l'école de la météorologie (civils) : accès en 1re année, à la sortie des classes préparatoires aux grandes écoles (filières MP, PC, PSI) par concours commun TPE (travaux publics de l'état) sur banque d'épreuves écrites Mines-Ponts. Accès en 2e année pour les étudiants ayant validé une 1re année de master scientifique ou équivalent. Les ingénieurs peuvent prolonger leurs études par une formation à la recherche. Certains masters pro ou recherche, comme à l'université de Toulouse 3, sont cohabilités par l'enm. 31
Professeur de mathématiques (enseignement secondaire) En collège ou en lycée, le professeur de mathématiques ou de physique-chimie s'ingénie à transmettre son plaisir à étudier sa discipline. À raison de 30 élèves par classe, la tâche demande une bonne résistance physique et nerveuse. Nature du travail Transmettre un savoir La mission est la même pour tous les professeurs, quelle que soit leur discipline : transmettre des connaissances, contribuer à l'éducation des élèves et les former en vue de leur insertion sociale et professionnelle. Néanmoins, la pratique professionnelle varie en fonction de la matière enseignée. Ainsi, le professeur de maths donne surtout des cours magistraux, très théoriques. Il dispense des savoirs abstraits (analyse, géométrie), même s'il familiarise les élèves au raisonnement mathématique par ses démonstrations. A lui de rendre accessible sa discipline, de trouver une pédagogie adaptée (mét ode exer i es ) Organiser des travaux pratiques En sciences physiques et en chimie, le professeur a recours aux expériences et aux activités en petits groupes : des travaux pratiques qui permettent aux élèves de mieux appréhender la portée d'une loi ou d'une formule. Ainsi, il va leur apprendre à manier des appareils (voltm tre amp rem tre ) et des produits (a ide lor dri ue soude ) et les amener à o server des situations réelles à émettre des hypothèses, à tirer des conclusions : il leur enseigne la démarche expérimentale, en somme. Préparer les cours, corriger les copies La préparation des cours, la correction des copies, la mise au point d'exercices adaptés constituent le prolongement des heures de travail en classe. Conditions de travail Au collège et au lycée Un professeur certifié (titulaire du CAPES certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré, du CAPET certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement technique, du CAPESA certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré agricole, du CAPLP certificat d'aptitude au professorat de lycée professionnel, ou du CAFEP certificat d'aptitude aux fonctions d'enseignement du privé) assure 18 heures de cours par semaine en collège ou en lycée (lycée général et technologique, agricole, professionnel, établissement privé). Un agrégé (titulaire de l'agrégation) assure 15 heures de cours hebdomadaires, le plus souvent en lycée général et technologique. Une grande autonomie Autonome, le professeur prépare et dispense ses cours seul. Il peut être amené à travailler en collaboration avec ses collègues (scientifiques ou autres), dans le cadre de projets d'établissement, par exemple. Débuter au nord de la Loire Dans le secteur public, un professeur commence généralement sa carrière en région parisienne ou 32
dans le nord de la France, où de nombreux postes sont à pourvoir. Il est parfois affecté dans un établissement dit «difficile» mais, après quelques années, il peut demander sa mutation dans la région de son choix. Vie professionnelle Des places à prendre Les jeunes diplômés semblent de moins en moins attirés par l'enseignement des matières scientifiques. Pourtant, la situation de l'emploi y est plutôt favorable : le nombre de départs à la retraite est important, ce qui implique le renouvellement des effectifs. Pour l'année 2012, 950 postes sont proposés au CAPES de mathématiques, et 205 en physique et chimie. Et, avec 308 postes en mathématiques et 105 en physique-chimie, ces matières sont celles qui recruteront le plus au prochain concours de l'agrégation. Accès au métier Concours obligatoire. Après l'obtention d'une licence, l'étudiant doit poursuivre son cursus en intégrant un master avec une spécialité ou un parcours enseignement. Dès la fin de M1 (1re année de master), il peut présenter l'un des concours de l'enseignement dans les sections mathématiques ou physique-chimie : CAPES (certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré), CAFEP (certificat d'aptitude aux fonctions d'enseignement du privé), CAPESA (certificat d'aptitude au professorat de l'enseignement du second degré agricole) ou CAPLP (certificat d'aptitude au professorat de lycée professionnel). Mais il faut avoir valider le master à la date de parution des résultat d'admissibilité. En revanche, l'agrégation n'est accessible qu'après obtention du master (bac + 5). Le concours réussi, l'enseignant effectue 1 année en tant que stagiaire, pendant laquelle il bénéficie de périodes de formation pour apprendre à construire des cours, tenir une classe... Une évaluation positive conditionne sa titularisation à la rentrée suivante. Niveau bac + 5 Master avec une spécialité ou un parcours enseignement Consulter le clip métier sur le site de l ONISEP 33
Statisticien(ne) Opinions politiques, potentiel commercial d'un produit, pratiques sportives... Sur des sujets variés, le statisticien recueille les avis ou les données chiffrées et en propose une synthèse accessible aux noninitiés. Dans des domaines multiples : industrie, administration, médias... Nature du travail Collecte Enquête marketing, sondage d'opinions, essai clinique ou thérapeutique, contrôle de la qualité de la peinture appliquée sur des voitures neuves, etc. Quel que soit son sujet d'étude, le statisticien commence par collecter les informations et les chiffres qui l'intéressent en établissant un questionnaire ou une grille d'évaluation. Encadrement Il décide ensuite de la méthodologie à adopter (sondage par téléphone, par Internet, par courrier) et met en place une équipe composée d'assistants et d'enquêteurs. Des chiffres à faire parler Une fois les informations recueillies, le statisticien doit les traiter. Pour ce faire, il utilise des logiciels informatiques très performants. À lui d'analyser ensuite les courbes ou graphiques obtenus, et d'effectuer un travail de synthèse. La dernière étape de son travail consiste à présenter ses résultats au commanditaire de l'étude afin de l'aider dans sa prise de décision. Conditions de travail Sur tous les fronts On rencontre des statisticiens partout où il y a des chiffres, comme les grandes entreprises, les sociétés de services et de conseil, les banques et les assurances, les organismes publics... Ils y conçoivent et réalisent des enquêtes, traitent et analysent des informations socio-économiques. Selon les spécialités Dans un laboratoire pharmaceutique, où on le retrouve sous l'appellation «biostatisticien», il est notamment chargé de collaborer aux essais cliniques depuis la mise au point d'un protocole jusqu'à l'analyse des données. «Actuaire» dans le domaine des assurances, il évalue les risques et examine les conséquences financières pour les comptes futurs. Plus statique que physique Quel que soit son domaine d'intervention, le travail du statisticien demeure le même. Contrairement aux idées reçues, il ne se déplace pas sur le terrain pour collecter les données. Il confie ce travail à une équipe composée d'assistants. L'essentiel de son activité repose sur l'utilisation de logiciels informatiques de plus en plus sophistiqués. Vie professionnelle Diversité des structures Généralement rattachés à un département, à une direction des études ou à une cellule de prospective, le statisticien peut travailler dans différents environnements : instituts ou organismes 34
d'études, grandes entreprises (banque, assurance, industrie...), secteur public ou parapublic, organismes consulaires, secteur associatif... Sujets variés Assurance, biologie, chimie, environnement, finance, éducation, informatique, médecine, physique, santé publique, sciences sociales, science politique, télécommunications, sport, zoologie... Difficile d'établir une liste exhaustive des secteurs d'activité du statisticien. Les débouchés ne manquent pas. Parmi ceux-ci, la banque et l'assurance sont les plus porteurs, ainsi que les biotechnologies et l'industrie pharmaceutique. Dans la fonction publique Le secteur public constitue toutefois l'un des principaux débouchés des statisticiens. Le système statistique public français emploie près de 10 000 personnes, dont les deux tiers travaillent à l'insee (Institut national de la statistique et des études économiques). Chaque ministère dispose d'un service statistique adapté à ses missions. Accès au métier Les grandes écoles spécialisées sont la voie royale pour devenir statisticien. Mais d'autres formations, courtes ou universitaires, sont également envisageables. Niveau bac + 2 DUT statistique et informatique décisionnelle Niveau bac + 3 Licence en économie et gestion mention économétrie ou MASS (mathématiques appliquées aux sciences humaines) Licence pro spécialisée biostatistique, statistique décisionnelle, traitement de l'information géographique ou sondages et marketing Niveau bac + 5 Master pro spécialisé en actuariat, bio-informatique, géomarketing, modélisation appliquées aux sciences sociales, etc. Diplôme d'une des 3 écoles de statistique : Ensae (École nationale supérieure de l'administration économique), Ensai (École nationale de la statistique et de l'analyse de l'information) ou Isup (Institut de statistique de l'université Pierre et Marie Curie) 35
Les formations Sélection de formations dans l académie de Poitiers dans le domaine des mathématiques. Classe Préparatoire aux Grandes Écoles Lycée Camille Guérin, Poitiers (86) Classe Préparatoire Mat émati ues p si ue et s ien es de l ingénieur (MPSI) Lycée Jean Dautet, La Rochelle (17) Classe Préparatoire Mat émati ues p si ue et s ien es de l ingénieur (MPSI) DUT IUT de Niort (79) Statistique et informatique décisionnelle Licence Professionnelle IUT de Niort (79) Management des organisations spécialité statistique commerciale Management des organisations spécialité statistique de la protection sociale Licence Université de Poitiers Licence Sciences, Technologies, Santé - Mention : informatique mathématiques, parcours mathématiques (L3) Université de La Rochelle Licence Sciences, Technologies, Santé mention mathématiques, parcours Mathématiques (Licence 3) Licence Sciences, Technologies, Santé mention mathématiques, parcours Ingénierie Mathématique (Licence 3) Master Université de Poitiers (Poitiers) Master professionnel et recherche Sciences, Technologies, Santé - Mention : informatique, mathématiques, multimédia, télécommunications - Spécialité : mathématiques ; parcours Mathématiques Fondamentales et Applications Master professionnel et recherche Sciences, Technologies, Santé - Mention : informatique, mathématiques, multimédia, télécommunications - Spécialité : mathématiques ; parcours modélisation Mathématique et Analyse Statistique Master professionnel mathématiques et applications spécialité enseignement et formation en mathématiques 36
Université de Poitiers (Niort) - Institut des risques industriels, assurantiels et financiers (IRIAF) Master professionnel statistique et actuariat appliqués Université de La Rochelle Master mention Enseignement et formation, spécialité Mathématiques Master mention Sciences pour l'ingénieur, spécialité Ingénierie Mathématique et Image Préparation à l agrégation de Mathématiques Faculté des Sciences, Université de Poitiers 37
En savoir plus Documents disponibles à l Espace des Métiers Sciences Les métiers de la statistique, collection Zoom, Onisep parution 2011 Les métiers des mathématiques, collection Zoom, Onisep parution 2006 Site Internet à consulter Société française de statistique, Institut Henri Poincaré http://www.sfds.asso.fr La société française de statistique (SFDS) vise à promouvoir l'utilisation de la statistique et facilite les échanges entre statisticiens travaillant dans les administrations, les entreprises et les établissements d'enseignement ou de recherche. Une rubrique est dédiée au se teur d a tivité aux formations et métiers de la statistique. Association Femmes et mathématiques http://www.femmes-et-maths.fr/ Cette association agit pour la promotion des femmes dans le milieu scientifique et, plus spécifiquement, dans le domaine des mathématiques. Elle encourage la présence des filles dans les filières d'études en sciences, maths et dans les formations techniques. Elle se veut lieu de rencontre entre mathématiciennes et enseignantes de mathématiques. Ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche (Ressources humaines) http://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr/ Le site de l'enseignement supérieur et de la recherche propose une rubrique consacrée aux ressources humaines. Vous trouverez les informations liées aux concours, emploi et carrières dans les domaines de l'enseignement supérieur et de la recherche. Ministère de l Éducation Nationale www.education.gouv.fr/pid63/siac2.html Le site de l Édu ation Nationale vous fournit toutes les informations utiles concernant les concours des domaines de l'enseignement, de l'orientation de l'édu ation Portail des IUFM www.iufm.fr Le portail des IUFM présente l'actualité de la formation des enseignants au sein des universités. Centre National de Recherche Scientifique ( Travailler au CNRS) www.cnrs.fr Le CNRS met a disposition sur son site, une rubrique dédiée aux carrières au sein de cette structure. 38
Association des professeurs de mathématiques de l'enseignement public http://www.apmep.asso.fr/ L'Association des professeurs de mathématiques de l'enseignement public, APMEP, représente les enseignants en mathématiques de la maternelle à l'université. Elle s'intéresse aux programmes, aux méthodes d'enseignement, aux besoins et acquis des élèves. Elle planche aussi sur les conditions de formation, d'information et de travail des enseignants. Ses membres oeuvrent pour une évolution innovante et réfléchie des contenus mathématiques et des méthodes d'enseignement Société de mathématiques appliquées et industrielles http://smai.emath.fr/ L a Société de mathématiques appliquées et industrielles, SMAI, contribue au développement des mathématiques appliquées à travers la recherche, les applications dans les entreprises, les publications, l'enseignement et la formation des chercheurs et ingénieurs. Société mathématique de France http://smf.emath.fr/ Zoom sur les métiers des mathématiques http://smf.emath.fr/files/imported/publications/zoommetiersdesmaths/zoom_math2006_bassedef.pdf Réalisée par l ONIS P à l initiative de 4 associations de mathématiques (la Société de mathématiques appliquées et industrielles (SMAI), la Société mathématique de France (SMF), la Société française de statisti ue (SF S) et l asso iation Femmes et mat émati ues) ette ro ure rosse les portraits d une vingtaine de jeunes professionnels exerçant dans la an ue les transports l industrie la musique ou encore la santé, des métiers nécessitant une formation mathématique approfondie. Les métiers des mathématiques appliquées http://www.univ-nantes.fr/1140608284255/0/fiche document/&rh=institutionnel L'université de Nantes propose sur son site un document à télécharger offrant un panorama des métiers des mathématiques appliquées. Les maths au CNRS http://math.cnrs.fr/ Grâce à ce portail, découvrez le réseau des laboratoires de mathématiques du CNRS et leurs activités respectives. Office national sur les enseignements et les professions (ONISEP) http://www.onisep.fr/ Ma voie scientifique (ONISEP) http://mavoiescientifique.onisep.fr/ Université de Poitiers > Catalogue des formations http://www.univ-poitiers.fr/ 39
Dossier réalisé en partenariat avec Pour obtenir plus d information, rendez-vous à l Espace des Métiers Sciences Lieu d information et d animation sur les métiers et les formations scientifiques. http://www.espacesdesmetierssciences.org Espace Mendès France Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle 1, place de la Cathédrale 86000 Poitiers 05-49-50-33-08 http://emf.fr/ Contact : Marie Morel marie.morel@emf.fr 40