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JDT206_P03-Edito OKAG:JDT193 01/04/2010 12:28 Page 3 Le Journal des Télécoms est une publication de Télécom Presse, 66-72, rue Marceau, 93100 Montreuil Tél. : 01 41 58 58 20 Fax : 01 48 58 55 34 S.a.r.l. au capital de 8 000 euros Siège social : 66-72, rue Marceau, 93100 Montreuil N de commission paritaire : 1011T84383 Rédaction Directeur de la rédaction et rédacteur en chef Ariel Gomez +33(0)1 41 58 59 24. E-mail : ariel.gomez@jdt.fr Journaliste Thomas Pagbe +33(0)1 41 58 59 29. E-mail : thomas.pagbe@jdt.fr Ont collaboré à ce numéro : Hervé Reynaud Direction artistique Anastasie Babic Rédacteurs-graphistes Christophe Monfort, Benoît Maurice Publicité Directeur de publicité Miguel Mato Miguel@microscoop.com Tél : +33(0)1 41 58 58 23 Directeur de clientèle Bernard Bibas Bernard.bibas@jdt.fr Tél : +33(0)1 41 58 59 23 Fax publicité : +33(0)1 48 58 55 34 Administration/comptabilité Chrystèle Bono Tél. : +33(0)1 41 58 58 20 E-mail : cbono@microscoop.com Abonnements DIP-Le Journal des Télécoms Cécile Cich, Mail : cecile.cich@dipinfo.fr 20, quai de la Marne, 75164 Paris Cedex 19. Tél. : +33(0)1 44 84 80 83. Impression Iapca - 83 Toulon Mensuel - 21 ème année. Prix du no : 9 TTC. Abonnement (1 an ) : 68 TTC. Directeur de la publication : Ariel Gomez Actionnaires : Microscoop, Ariel Gomez France Telecom un malaise non encore dissipé L «affaire» a quitté depuis plusieurs semaines la «Une» des grands médias. Pourtant, le malaise demeure au sein du groupe France Télécom. Depuis le début d année, onze suicides et sept tentatives ont été enregistrés en France dans l entreprise, d après le recensement de l Observatoire du Stress et des mobilités forcées chez France Télécom. Un triste «record» qui dépasse de très loin les chiffres s de la même période en 2009 (un suicide, deux tentatives). Mais s il ne s agit pas de comparer des chiffres qui traduisent le stade ultime du malaise social comme on le fait avec les résultats financiers, pour en tirer ensuite les conclusions qui s imposent sur les «performances» des dirigeants, force est de constater que la profession de foi révélée par la nouvelle direction qui a officiellement les commandes le 1 er mars - n a pas encore réussi à faire reculer les démons de l ancienne. Certes, Stéphane Richard et sa nouvelle équipe ont annoncé un train de 8 nouvelles mesures (dont le passage mobilités sur la base du volontariat, la prise en compte de la performance sociale dans la rémunération variable des cadres, l embauche de 3500 apprentis déjà présents dans l entreprise ) qui semblent aller dans le bon sens. Mais il ne suffit pas de changer de cap pour que les souvenirs de la tempête s estompent. Et on ne peut pas passer les vies perdues ou durablement esquintées par pertes et profits. En septembre 2009, au moment où l on dénombrait le 23 ème suicide dans l entreprise, et après que plusieurs salariés ayant mis fin à leurs jours eurent clairement mis en cause leurs conditions de travail dans la motivation de leur geste, nous nous interrogions sur l absence de recherche des responsabilité et de suite pénale ou prudhommale qui accompagnait ces actes. Nous écrivions alors : «Dans les causes [des suicides et des tentatives], la pression permanente qui conduit au bord du gouffre et au-delà a un nom que les prudhommes et la justice ordinaire connaissent bien : cela s appelle le harcèlement moral. C est un délit. Dans les responsabilités, il y a d abord une responsabilité morale qui incombe de facto au responsable de la politique de l entreprise ou à ses dérives dans la mise en œuvre -, en l occurrence, l ultime responsable devant ses salariés et ses actionnaires, le PDG Didier Lombard». Le temps a été long à venir, mais après un rapport très critique de l Inspection du Travail sur le «cas» France Télécom remis au parquet de Paris en mars dernier, le parquet de Besançon a à son tour ouvert une information judiciaire pour «homicide involontaire par imprudence, inattention, négligence et manquement à une obligation de prudence» qui concerne le suicide de Nicolas G., un technicien de 28 ans, qui avait mis fin à ses jours dans la nuit du 10 au 11 août 2009. Ayant accompli l acte fatal à son domicile, il n en avait pas moins laissé une lettre expliquant son geste par la dégradation de ses conditions de travail. L information judiciaire vise l entreprise en tant que personne morale, mais également le directeur de l Unité Bourgogne-Franche-Comté de l époque. Dans les jours suivant le suicide, le parquet de Besançon avait initialement estimé qu aucun élément ne permettait d incriminer le facteur professionnel dans les causes directes. Depuis, l Inspection du Travail et la Gendarmerie ont réuni assez d éléments pour ouvrir l information judiciaire. Cette recherche d une vérité judiciaire va sans doute aider à accompagner le deuil qui permet de comprendre et de tourner la page. Il reste à espérer que cette œuvre se fasse assez rapidement pour que d autres gestes désespérés ne viennent s ajouter au solde de tout compte de l ère Lombard. Ariel Gomez, directeur de la rédaction, rédacteur en chef 3 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010
JDT206-P04-05-Sommaire AG caler:jdt193 01/04/2010 12:07 Page 4 N 206 Sommaire Dernière heure Sylvano Trotta, président de la Ficome (Fédération Interprofessionnelle de la Communication d Entreprise) vient d être reconduit à la tête de l organisme pour une durée d un an. Elu en 2008, M.Trotta entame un deuxième mandat dans une période particulièrement mouvementée. La création du SAE (Service d achat de l Etat), destiné à centraliser encore davantage les commandes publiques, menace la capacité des PME à pouvoir répondre aux futurs appels d offre de manière adéquate. A terme, cette mesure pourrait également menacer les emplois. M. Trotta devrait également poursuivre un autre chantier : la croissance du nombre d adhérents. L organisme, composés de 320 adhérents en 2008 en compte désormais 350. Vinci et SFR vont déployer un nouveau système de télécommunications sur la moitié des lignes de chemin de fer du territoire. Le groupement d entreprises, piloté par les deux sociétés a signé au mois de février dernier un contrat avec le RFF (Réseau ferré de France). Selon les termes de l accord, d un montant de 1,4 milliard d euros (sur 15 ans), la nouvelle infrastructure de télécommunication devrait être installée sur une distance de 14 000 km. D une durée de cinq ans, ce chantier devrait modifier en profondeur la communication dans les trains. Cheminots et voyageurs disposeront d un réseau GSM. Le radiotéléphone, jusque là utilisé par les agents de circulation et les conducteurs, laissera sa place à un réseau numérique où les données pourront également être échangées. La sécurité progressera également. Un écran servira à avertir les machinistes de la présence d un feu rouge 5 kilomètres avant. Les usagers pourront quant à eux utiliser leur mobile sans crainte de coupure. Numericable se sent plus que jamais investi d une mission : mettre un terme à la fracture numérique. L opérateur vient d annoncer avoir franchi la barre des 300 000 logements sous contrat SUN (service unique numérique), son offre adressée aux bailleurs sociaux et proposée à 4 euros par mois. Depuis plusieurs mois, Numericable multiplie les annonces d abonnement à tarif réduit. En réponse notamment aux demandes des pouvoirs publics, l opérateur s est dit prêt à lancer une offre triple play à 9,90 euros, une offre très proche du service SUN, mais légèrement mieux dotée en services et en débit. Une autre, commercialisée à 19,90 euros, librement accessible, permet à l opérateur de proposer une offre triple play inférieure à 20 euros. Infrastructure 6 Actualité A10 s attaque à Cisco et à F5 Le CRS 3 de Cisco anticipe le futur des réseaux 8 Focus Asterisk, Open Source : quelle place dans le marché des télécoms Opérateurs 12 Actualité Full MVNO : les opérateurs virtuels veulent devenir grands Le MVNO Simyo bientôt en distribution? Tata communications : un géant s éveille Distribution 16 Actualité SAE : les PME écartées des commandes publiques? Equipements 18 Actualité Doro sonde les seniors, son nouveau filon Palm veut s imposer avec son nouvel OS 20 Point Marché L avenir appartient aux postes SIP Services 22 Actualité Masternaut : traçabilité logistique et challenges éco-conduite Ibelem s attaque au monitoring de flottes multi plate-forme Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 4
JDT206-P04-05-Sommaire AG caler:jdt193 01/04/2010 12:08 Page 5 Dossier P.30 : Virtualisation et cloud computing : une tendance de fond Le secteur des TIC est entré dans une nouvelle phase avec la généralisation progressive des solutions de cloud computing, qui marque une nouvelle étape dans la convergence des télécoms et de l IT. Une étape décisive au regard des offres, de plus en plus similaires, des acteurs de ces deux grandes industries. Cette émergence du cloud computing est basée sur les technologies de virtualisation des serveurs (et aussi, de plus en plus, des postes de travail). Explications. Nouveautés Produits Les gens & les chiffres 24 Interview Thierry Podolak, directeur général de Completel Completel poursuit le déploiement de son réseau et de ses offres fibre 26 Point de vue/idées Le Wi-Fi, un impératif économique au secours des budgets informatiques Smartphones en entreprise : le défi utilisateur Android, iphone, Symbian : la guerre des OS pour le marché des smartphones 40 Nominations Les mouvements du mois des entreprises du secteur 42 Expérience Le e-cabinet d avocats est né 44 Les nouveaux produits mobiles, accessoires, réseaux. 45 Samsung Blue Earth Le Samsung Blue Earth, centré autour de fonctions «écologiques» s avère, en somme, un terminal tout à fait équilibré, doté d un écran tactile correct et d un appareil photo très réactif. 47 Motorola Milestone Le Milestone marque la poursuite de la stratégie Android poursuivie par Motorola. Sur ce terminal, le fabricant a choisi de faire place nette pour l OS en choisissant de ne pas intégrer Motoblur, son interface maison. 49 Sony Ericsson Vivaz HD Sony Ericsson n est jamais aussi bon que lorsqu il lance des mobiles spécialisés. Quoique très polyvalent, le Vivaz est particulièrement doué pour l image vidéo, qu il capture en Haute Définition. 5 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010
JDT202-P06-07-Infra-Actu OKAG:JDT193 26/03/2010 11:05 Page 6 Actualité en bref infrastructures IPV4-IPV6 A10 s attaque aux marchés à Cisco et à F5 Grâce à la nouvelle architecture de ses boitiers AX, la jeune société fondée par un ancien co-fondateur de Foundry Networks, s attaque aux marchés de la migration IPV4-IPV6 et de la diffusion d applications avec des offres très agressives. Avec la virtualisation, Bluecoat s affranchit des limites de la boîte Bluecoat, essentiellement connu pour ses appliances de distribution d applications en réseau se lance dans la virtualisation. L américain propose une version virtuelle du ProxySG, son appliance de priorisation de flux. Cette nouvelle version est néanmoins adaptée. «Ce que nous proposons, explique Yogi Chandiramani, responsable technique pour l Europe chez Bluecoat, c est une offre optimisée pour les sites distants». Pour le responsable, cette offre constitue une réponse aux besoins des sociétés multi-sites qui doivent notamment jongler entre les services implémentés dans les datacenters et d autre services les applications métier et les serveurs d impression -, conservés sur les serveurs locaux. L appliance virtuelle permet ainsi d accélérer la distribution des applications métier centralisées tout en optimisant les environnements locaux. Compatible avec les serveurs Dell, HP et Lenovo, le ProxySG est également compatible avec Windows Server 2008. «L avantage réside dans le fait que ProxySG et Windows Server peuvent fonctionner sur la même plate-forme», indique Yogi Chandiramani. L appliance virtuelle est en outre capable de gérer 300 utilisateurs maximum en simultané. Pour Bluecoat, il s agit avant tout d offrir le choix à ses clients. «Nos clients peuvent choisir d avoir une solution en forme d appliance ou en forme logicielle», explique Yogi Chandiramani. «Ils possèdent des infrastructures complexes avec des connectivités, des utilisateurs et des technologies très différentes. Le fait d avoir des solutions différentes offre plus de flexibilités. En ce sens, on peut imaginer des sociétés qui font cohabiter des solutions matérielles et logicielles sur la même infrastructure», poursuit-il. Le ProxySG virtuel, disponible à partir de la mi-mars sera pour le moment distribué par Dell. D autres partenaires devraient venir compléter le réseau de distribution. Cette nouvelle initiative confirme le virage entrepris par le fabricant et sa volonté de n être plus limité à la fonction d un fabricant de «boîtes». En novembre dernier, Bluecoat proposait déjà à ses clients une solution de sécurisation via le cloud. TP Le fait est connu et largement commenté : les réseaux des opérateurs télécom sont actuellement sous pression du fait de l augmentation exponentielle des besoins en bande passante due, en très grande partie, à la montée en puissance des smartphones commercialisés avec des forfaits data haut débit illimités. Ce qui est mois visible, mais tout aussi prégnant, c est l augmentation parallèle très sensible de la demande d adresses IP, générée non seulement par les smartphones, mais aussi par le développement des appareils connectés aux réseaux fixes et/ou mobiles. Entre les box, routeurs et autres consoles de jeux connectées d une part, et le développement d applications professionnelles sur le marché du machine to machine d autre part, les opérateurs voient s approcher à grands pas les limites du système d attribution d adresses IPV4. Mais si nombre d entre eux ont déjà commencé leur migration vers IPV6 (système qui permet d augmenter exponentiellement le nombre d adresses IP disponibles), la gestion de cette migration, comme celle de la cohabitation entre les deux systèmes, qui risque de durer encore de nombreuses années, ne va pas de soi. C est là qu interviennent les produits de la société A10. Créée fin 2004 par Lee Chen, un des co-fondateurs de Foundry Networks (racheté par Brocade en juillet 2008 pour 3 Mds de dollars) et de Centillion, cette entreprise est basée à San José, en Californie, et compte 170 employés, dont 70 en RD. Ses domaines d expertise sont à la fois ceux de la migration IPV4-IPV6, mais aussi l application delivery (ou diffusion d applications). «Nous travaillons déjà avec deux des plus gros câblo-opérateurs aux Etats Unis et avec des opérateurs mobiles au Japon, explique Lee Chen, le p-dg de l entreprise. Nous travaillons aussi avec de grands comptes entreprises, mais nous réalisons 65 % de notre chiffre d affaires avec les opérateurs et les ISP». La proposition de valeur de sa gamme de produits AX (diffusion d applications et répartition de charge) se base sur une nouvelle architecture 64 Bit à processeurs multi coeurs, où chaque CPU (Central Processing Unit, ou Unité de traitement centrale) de la machine ne fonctionne pas avec une unité de mémoire dédiée, mais avec une mémoire commune partagée. N ayant pas à consolider les informations venant d unités de mémoire différentes, la machine est deux fois plus performante qu avec une architecture class i q u e, consomme moins d électricité, et peut être Backhaul Nokia Siemens Networks (NSN) vient d optimiser sa solution backhaul tout IP. Une micro-onde radio permet désormais d exploiter la bande E, une partie du spectre micro-onde particulièrement efficace pour le communications point à point en zone urbaine dense. Avec ce nouvel équipement, NSN prepare l arrivée des stations de base LTE, donc de la 4G. Cette innovation sur le backhaul est présentée comme capitale. Selon l équipementier, le trafic data dans le backhaul va exploser pour dépasser 500 Mbit/s, voir tutoyer le Gbit par seconde. La solution backhaul de NSN affiche un debit de 2,5 Gbit/s et peut émettre des ondes radio dans un rayon de 3 km. NSN voit également un moyen de réduire les investissements de ses clients opérateurs ; la licence pour la bande E étant proposée pour un prix inférieur à ceux des concurrents du marché, d après Todd Kleppe, Directeur des opérations monde de A10 Networks. «Sur la diffusion d applications, nous nous positionnons comme une alternative à F5, poursuit Lee Chen. Mais notre plateforme offre davantage de connexions, avec moins de consommation, pour la moitié du prix, et avec une meilleure interface! Sur la migration IPV4 à IPV6, c est avec Cisco que nous sommes en compétition, mais nous sommes peut être dix fois moins chers». La gamme AX d A10 permet aussi à la société de se positionner sur les marchés du cloud et de la virtualisation. Très attaché à développer son activité en Europe, A10 a signé en France un premier contrat avec MagicOnLine. Ariel Gomez Nokia Siemens Networks renforce son offre backhaul, en attendant la 4G bien moins onéreuse celle du spectre 6-38 GHZ. «Ces besoins, bien supérieurs aux capacités actuelles de la 3G répondront d abord aux besoins du LTE et des futurs standards du WiMax», assure dans un communiqué Vesa Tykkyläinen, responsable du transport des micro-ondes radio chez NSN. «Cette croissance de la bande passante over the air entrainera une croissance des besoins pour les backhaul. Les solutions de bout en bout et tout IP micro-ondes deviendront nécessaires». L optimisation de son backhaul tout IP permet à NSN de se positionner et d anticiper une tendance bien réelle identifiée par Ericsson. Une étude réalisée par l équipementier suédois au mois de décembre 2009 (cf page suivante) révèle que le trafic data dépasse désormais largement le trafic voix. TP Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 6
JDT202-P06-07-Infra-Actu OKAG:JDT193 26/03/2010 11:05 Page 7 Super-routeur Le CRS-3 de Cisco anticipe le futur des réseaux Plus puissant que son aîné, le CRS-1, le CRS-3 offre aux opérateurs une capacité de transmission 322 térabits de données par seconde. De quoi apporter aux opérateurs la solution aux futurs défis posés par les smartphones et la vidéo. En lançant le CRS-3, son routeur superpuissant, Cisco a prévenu : ce nouveau matériel risque de bouleverser Internet. Pour le spécialiste des réseaux, proposer un routeur capable d atteindre 322 térabits par seconde soit l équivalent de 1 Gbit/s par foyer pour une ville comme San Francisco -, constitue une innovation particulièrement critique à l heure où les smartphones, la vidéo en ligne et bientôt -, les objets connectés s apprêtent à peser comme jamais sur les réseaux des opérateurs et des fournisseurs d accès (FAI). «Nous somme dans une situation identique à celle des années 2000, explique Jean-Pascal Goninet, directeur solutions et technologies chez Cisco. Le partage de fichiers en peer to peer avait explosé. Aujourd hui, le même phénomène se reproduit avec un double facteur : le smartphone et les nouvelles applications vidéo». Le premier opérateur à avoir testé cet équipement, AT&T, a déjà subi une panne de réseau due à la très forte consommation de données des utilisateurs d iphone. La nouveauté du CRS-3 ne se limite pas à son débit monstre, souligne-t-on chez Cisco. Le fabricant assure que l installation d un équipement de ce type facilite d une part le lancement de nouveaux services pour un investissement limité. «Dès qu on a plus de puissance, on ouvre des verrous pour plus de services», affirme Jean-Pascal Goninet. Disposer d un débit très élevé fournirait ainsi une marge de manœuvre supplémentaire aux opérateurs qui pourraient ainsi proposer à leurs abonnés de nouveaux services à des débits plus confortables. La réduction des dépenses est un des autres facteurs mis en avant par Réseaux d opérateurs Le trafic data surpasse le trafic voix Il fallait s y attendre. Selon une étude réalisée par Ericsson, le trafic de données sur les réseaux a dépassé le trafic voix au mois de décembre 2009. L annonce, faite par Hans Vestberg, en marge du salon CTIA Wireless à Las Vegas, consacre l omniprésence du trafic data dans les télécommunications. L étude révèle ainsi que le flux de données à augmenté au rythme de 280 % en seulement 24 mois. Les prévisions réalisées par l équipementier indiquent que le trafic de data devrait poursuivre sa folle progression dans les 5 infrastructures prochaines années, avec volume multiplié par deux chaque année. Cette explosion est indubitablement à mettre sur le compte de l augmentation du nombre de smartphones présents sur les réseaux des opérateurs ; ces terminaux s avérant gros consommateurs de données. D autres éléments ont également dynamisé le trafic de données, comme les clés 3G et les netbooks. Sur une période identique, l équipementier scandinave a également noté que le trafic sur les réseaux 3G avait dépassé celui sur les réseaux 2G. TP Cisco. Le CRS-1, prédécesseur du CRS-3, compte un parc installé de 5000 machines. Et le passage de l un à l autre peut se faire en limitant les investissements. «Les nouvelles cartes peuvent être accueillies dans l existant, indique Jean-Pascal Goninet. Les baies, les châssis, l alimentation, tout peut être réutilisé. ( ) En outre, le CRS-3 a la même consommation que le CRS-1, avec une puissance supérieure». L économie se joue également au niveau de l architecture. Réseaux intelligents Deux fonctions accompagnent le nouveau routeur : une fonction de Cloud VPN et une autre appelée network positioning service. Cette dernière redirige le trafic vers le datacenter le moins sollicité en cas de recrudescence d activité. «Le routage comme il était fait auparavant ne correspond plus aux besoins actuels, explique Jean-Marc Barozet, spécialiste réseaux de Cisco. Pour un datacenter, il importe désormais d être capable de tenir compte de ce qui se passe au niveau des flux». Un avis que partage Jean-Pascal Goninet. «Dans le même ordre d idées, dès qu un système est virtualisé, un réseau doit être capable de router intelligemment», ajoute-t-il. En somme, Cisco présente le CRS-3 comme l équipement «indispensable pour l avenir». Disponible en différents châssis (4, 8 ou 16 baies) à partir du mois de mars prochain, le CRS-3 sera disponible à partir de 90 000 euros. Les tarifs peuvent néanmoins aller jusqu à plusieurs millions d euros, selon les besoins. Thomas Pagbe Actualité en bref Alcatel-Lucent prépare les opérateurs au LTE Alcatel-Lucent (ALU) propose de nouveaux services et de nouveaux équipements destinés à offrir aux opérateurs un moyen de mieux gérer l explosion des données sur leurs réseaux fixes et mobiles et d anticiper l arrivée du LTE. «Les réseaux IP des opérateurs mobiles sont sous pression, notamment à cause des smartphones, explique Basil Alwan, président de la division IP. L équipementier propose ainsi une nouvelle offre de cœur de réseau paquet mobile. La passerelle de cœur de réseau 7750 SR LTE supporte ainsi d une part les technologies GPRS, EDGE, HSPA et HSPA+, mais également le LTE. «Ce produit peut aussi bien être utilisé par les opérateurs propriétaires de réseaux 2G et 3G. Même s ils décident de faire évoluer leur réseau plus tard, ils disposeront d une infrastructure qui sera prête», assure Basil Alwan. L une des autres nouveautés, Dynamic Services Controller, vise à faciliter la monétisation des contenus et à mieux répondre aux attentes de leurs usagers. «Provisionner et coller aux besoins des utilisateurs deviendra de plus en plus important pour les opérateurs», assure Basil Alwan Dynamic Services Controller offre en outre aux opérateurs un outil de gestion de règles pour des applications distribuées aussi bien sur le réseau filaire que sans fil. Pour ALU, «il n y a plus de raison de séparer le management entre réseau fixe et mobile». Avec le Wireless Network Guardian, ALU propose aux opérateurs une véritable vigie en temps réel. Cet outil permet quant à lui d observer les performances du réseau en temps réel et la qualité du service délivré aux clients finaux. Les solutions proposées par ALU seront pour la plupart disponibles à partir du second semestre 2010. TP
JDT206-P08-10-INFRA Focus OKAG:JDT193 26/03/2010 11:10 Page 8 Stratégie industrielle Focus infrastructures Par Hervé Reynaud Asterisk, Open Source : quelle place dans le marché des télécoms Les solutions de communication open source, notamment basées sur Asterisk, présentent un intérêt économique évident pour les petites et moyennes entreprises. Toutefois, elles nécessitent encore souvent l intervention d un intégrateur pour réaliser des développements spécifiques. Tour d horizon. Mark Spencer n imaginait peutêtre pas qu Asterisk, le projet open source qu il a initié pour remplir les fonctions d un PBX, connaîtrait un tel développement. Certes, cette application ne représente qu une infime part du marché des IPBX en France et dans le monde, mais de nombreux intégrateurs s en servent pour proposer des solutions clés en mains à leurs clients. Wisp-e, par exemple, intégrateur créé en 2003, propose une solution IPBX baptisée Fonisk - conçue sur la base d Asterisk - et proposée sur des serveurs Dell, en rack ou en tour (avec des passerelles Patton). «Asterisk est certes disponible nativement en lignes de commande, mais l application demande des compétences assez poussées dans les entreprises pour l utiliser», explique Adeline Dubost, responsable marketing, «par conséquent, nous proposons de remonter certaines fonctionnalités sur une interface web pour permettre d accéder au logiciel plus facilement». Wisp-e développe aussi des applications métier sur Asterisk, notamment en matière de CTI. Côté services, la société assure bien entendu l intégration des serveurs sur site, mais aussi la formation en partenariat avec Digium, la société américaine également fondée par Mark Spencer pour prendre en charge l organisation des développements sur Asterisk. Moins cher et plus facile qu annoncé «Nous sommes généralement 30 % moins cher qu une solution propriétaire en termes Adeline Dubost, responsable marketing Wisp-e «Asterisk est certes disponible nativement en lignes de commande, mais l application demande des compétences assez poussées dans les entreprises pour l utiliser, par conséquent nous proposons de remonter certaines fonctionnalités sur une interface web pour permettre d accéder au logiciel plus facilement». d investissements sur trois ans», assure Adeline Dubost, «et nous sommes dans un système complètement ouvert, c est-à-dire que nous ne sommes pas liés à des marques de serveurs, de postes, ou à des opérateurs, ce qui ne nous empêche pas de proposer une GTR de 4 h». La clientèle des intégrateurs de solutions basées sur Asterisk est aujourd hui majoritairement constituée de PME, mais aussi de collectivités locales. «De plus en plus de petites sociétés sont intéressées par Asterisk», explique Philippe Sultan, développeur et auteur d un livre consacré au sujet (Asterisk, la téléphonie d entreprise libre, aux éditions Eyrolles), «c est une solution idéale pour elles, d autant plus que la prise en main est assez simple, contrairement à ce que disent beaucoup de gens». En effet, dans son ouvrage, Philippe Sultan explique en quelques pages comment installer un serveur Asterisk et le connecter sur une ligne d un FAI par exemple. «Je ne pense pas qu Asterisk nécessite beaucoup d intégration autour, sauf en ce qui concerne les annuaires ou l installation de base de données», explique Philippe Sultan. Ainsi, selon ce spécialiste, l usage d Asterisk ne coûterait que le prix, non négligeable, des postes SIP indispensables à ce type de configuration et de la passerelle (ou la carte) nécessaire pour se connecter au réseau. Néanmoins, Asterisk ne répond pas à tous les besoins. «Asterisk est nul en matière de vidéo», reconnaît Philippe Sultan, «il y a de vraies difficultés de développement en la matière». Mais la solution open source répond tout de même aux attentes pour des usages avancés comme la gestion des messageries vocales ou la mise ne place d audioconférences. D ailleurs, l usage d Asterisk serait encore bien plus intéressant pour les entreprises si elles pouvaient choisir les briques applicatives qui les intéressent dans cette solution, ce qui leur éviterait d avoir à acheter au prix fort les serveurs et les licences spécifiques (pour la messagerie notamment) des fournisseurs traditionnels. «Ce type de démarches permettrait en plus aux entreprises de continuer à bénéficier de la maintenance de l intégrateur traditionnel sur leur IPBX», ajoute Philippe Sultan, «mais malheureusement les intégrateurs de solutions Asterisk ne proposent pas un accès par briques». Philippe Sultan, développeur et auteur d un livre consacré à Asterisk «De plus en plus de petites sociétés sont intéressées par Asterisk. Je ne pense pas qu Asterisk nécessite beaucoup d intégration autour, sauf en ce qui concerne les annuaires ou l installation de base de données» L approche par briques applicatives progresse Ce serait pourtant une manière très efficace de faire entrer un peu plus l open source dans les mœurs du marché. Tout semble indiquer que cela constitue une des évolutions possibles de l activité des intégrateurs de solutions open source (Asterisk est de loin le plus connu, mais d autres logiciels existent, comme Freeswitch ou Callweaver). Par ailleurs, des sociétés sont aujourd hui spécialisées dans le développement de briques applicatives en open source. C est le cas de Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 8
les télécoms et votre entreprise... faites le test oui non 1 vos collaborateurs bénéfi cient-ils de la couverture mobile la plus étendue, en France métropolitaine, selon les rapports ARCEP 2009? 2 en cas de panne de votre mobile avant 17 h, votre opérateur vous le remplace-t-il en France et dans 12 pays d Europe dans les 24 h ouvrables? 3 bénéfi ciez-vous du savoir-faire d un opérateur télécoms à vos côtés depuis plus de 40 ans? 4 pouvez-vous faire appel à un seul et même partenaire pour vos communications fi xes, Internet et mobiles? 5 pouvez-vous en plus, si vous le souhaitez, avoir recours à lui pour des solutions informatiques? 6 ce même partenaire met-il à votre service, au quotidien, 4600 commerciaux et conseillers SAV, experts des entreprises? 7 le service utilisateurs dédié aux entreprises de votre opérateur mobiles est-il ouvert 24 h / 24 et 7 jours sur 7? France Télécom S.A. RCS Paris 380 129 866 Tous droits de reproduction interdits. 7 oui, vous êtes sans doute déjà chez nous moins de 7 oui : à bientôt! parce que l on a toujours besoin d un partenaire, nous vous apportons des réponses concrètes à chaque étape de votre business www.orange-business.com Pour la quatrième année consécutive, Orange Business Services a été élu «Best Global Operator», et pour la troisième année, Orange a été nommé «Best Mobile Service Provider» ORAG_1002363_240X310_JOURNAL_TELECOM.indd 1 31/03/10 15:52:51
JDT206-P08-10-INFRA Focus OKAG:JDT193 26/03/2010 11:10 Page 10 Focus infrastructures Process One qui travaille sur des solutions de messagerie instantanée. «Notre offre permet d échanger des messages entre différents utilisateurs et de faire de la voix sur instant messaging», explique Mickaël Rémond, fondateur, «notre serveur est open source et s appelle ejabberd (basé sur le logiciel Jabber, ndlr)». Aujourd hui, les clients de Process One sont des opérateurs (Orange, Portugal Télécom notamment), des entreprises et des sites web. «En matière de messagerie instantanée, le libre devient la référence», assure Mickaël Rémond, «AIM ou MSN sont des solutions fermées». Ainsi, il est indéniable que le monde du logiciel libre commence à exercer un fort pouvoir d attraction auprès des entreprise. Et les acteurs traditionnels ont tout intérêt à accompagner ce mouvement. L équipementier Aastra est aujourd hui un des principaux fournisseurs de postes SIP pour les applications open source. «Notre stratégie est d être un expert de l ensemble des besoins de communication des entreprises», explique Jean-Denis Garo, directeur marketing solutions, «par conséquent, nous sommes aujourd hui présents via nos grossistes aux côtés des solutions open source comme Asterisk». Et Aastra croit énormément à ce marché du libre, comme le prouve sa participation importante (ce sera le plus gros stand) au salon AstriEurop qui regroupera les principaux acteurs du monde Asterisk (voir encadré). D ailleurs, le conseil Mickaël Rémond, fondateur de Process One «Notre offre permet d échanger des messages entre différents utilisateurs et de faire de la voix sur instant messaging ( ). En matière de messagerie instantanée, le libre devient la référence», assure Mickaël Rémond, «AIM ou MSN sont des solutions fermées». Jean-Denis Garo, directeur marketing solutions chez Aastra France «Notre stratégie est d être un expert de l ensemble des besoins de communication des entreprises, par conséquent, nous sommes aujourd hui présents via nos grossistes aux côtés des solutions open source comme Asterisk». régional de Bourgogne est aujourd hui équipé en Asterisk avec des postes Aastra. «Nous serons platinum sponsor sur le salon AstriEurop car c est un salon qui nous permettra de toucher tous ces intégrateurs du monde open source», explique Jean-Denis Garo. L open source au secours du SIP Trunking Les opérateurs de SIP trunking suivent aussi très largement le mouvement de l open source. «En cœur de réseau, toute notre infrastructure et nos services sont développés en open source, précisément en Asterisk, SER et open- SER», explique Laurent Silvestri, directeur général d Open IP, «et nous avons aussi des briques comme Jabber». L infrastructure de routage, ainsi que le softswitch d Open IP sont aussi conçus sur des bases open source (SER et openser). Pour un opérateur, l avantage de l open source est évident : il ne dépend pas d un fournisseur comme Alcatel-Lucent ou Cirpack, qui facturent des licences. «Sans l open source, nous ne serions pas là», avance Laurent Silvestri, «nous avons développé nousmêmes notre softswitch, alors qu il nous en aurait coûté 1 million d euros chez un constructeur». Ainsi, il est désormais indéniable que l open source est un des facteurs de développement du marché des solutions de communication. Les experts pensent que le libre représentera 40 % de l informatique dans 5 ans. Même si ce ratio n est pas atteint sur le marché des télécoms, certains acteurs savent déjà ce qu ils lui doivent. Laurent Silvestri, président d Open IP «Sans l open source, nous ne serions pas là, nous avons développé nous-mêmes notre softswitch, alors qu il nous en aurait coûté 1 million d euros chez un constructeur». Deux salons dédiés à l open source et à Asterisk Existant depuis 12 ans, le salon Solutions Linux/Open Source s est tenu du 16 au 18 mars dernier à la porte de Versailles à Paris. Il a regroupé 220 exposants, 65 associations et a été le théâtre de 6 tables rondes et 18 sessions de formation en accès payant. La VoIP et la mobilité ont été des sujets largement abordés au cours de cette manifestation qui a attiré environ 10 000 visiteurs. «Nous nous intéressons aux applications de communication open source depuis l année dernière et nous monterons un village spécifique pour cette thématique à partir de l année prochaine», indique Carole Jardon, responsable du salon. De son côté, le salon AstriEurop se tiendra du 14 au 16 avril à l espace Champerret. Il s agira de la première édition de cette manifestation complètement dédiée au monde Asterisk. «Nous attendons une trentaine d exposants, et environ 1000 visiteurs par jour», explique Jessica Salomon, responsable du salon. Digium, qui organise déjà le salon AstriCon aux Etats-Unis, sera le principal partenaire de ce salon européen. 19 ateliers et 17 conférences sont au programme. Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 10
(1) Selon services souscrits auprès de l opérateur réseau. (2) Gigaset. Pour des conversations inspirées. *Forcément Gigaset. Gigaset Communications France est titulaire d une licence de marque de Siemens AG. A compter du 01/10/2011, les produits vendus par Gigaset bénéficiant avant cette date de la licence de marque Siemens porteront exclusivement la mention de la marque Gigaset. Pour la première fois, écouter devient plus agréable que parler. C est le son Gigaset. Must be Gigaset.* BLUETOOTH sms Photo de l appelant (1) répertoire Nouveau SL400 : le plus petit, le plus compact des téléphones sans fil, avec une qualité de son exceptionnelle. Découvrez ses fonctionnalités innovantes : Finitions Métal Large écran couleur TFT 1,8 Fonction mains-libres Bluetooth Autonomie en conversation de 14 h ECONOMIE D'ENERGIE MODE ZERO EMISSION* *Losque le combiné est en veille. Disponible sur notre site www.gigaset.com (2) Annonce bulle Telecoms.indd 1 22/03/10 8:23:19
JDT206-P12-Opes-Actu OKAG:JDT193 02/04/2010 16:42 Page 12 Actualité opérateurs en bref Deux contrats record en THD pour ETDE et Axione ETDE et Axione viennent de signer deux contrats de déploiement de réseaux d initiative publique (RIP) d une valeur totale de 145 millions d euros avec les conseils généraux des Hautes-Pyrénées et du Finistère. Ces deux accords, signés dans le cadre de Partenariats Public- Privés (PPP) amèneront le groupe à déployer des infrastructures très haut débit à partir de réseaux en fibre optique et Wimax. Dans les Hautes-Pyrénées, le contrat, auquel s est également joint Barclays Private Equity, porte sur un montant de 126 millions d euros sur 22 ans. Selon les termes de ce document, le groupe devra couvrir 100 % de la population et les 476 communes qui composent le territoire avec un débit qui ne pourra être inférieur à 2 Mbit/s. Le groupement dispose ainsi de 21 mois pour déployer un réseau de fibre optique de 350 tkilomètres, implanter 58 stations Wimax, faire monter en débit les boucles et les sous-boucles locales, et procéder au dégroupage optique de 19 centraux téléphoniques, de manière à proposer des offres ADSL triple-play de meilleure qualité. Une offre satellitaire sera également proposée, de manière à fournir le haut débit aux habitations les plus reculées. D autre part, 106 sites prioritaires (universités, hôpitaux, etc.) et 26 points d intérêt régionaux, dont les services publics, devront bénéficier du très haut débit, soit 100 Mbit/s. Les entreprises locales disposeront elle aussi du THD. Dans le Finistère, le contrat, d une durée de six ans et d une valeur 19,5 millions d euros, vise le même objectif : fournir une connexion haut débit à l ensemble des habitants du département et couvrir les zones blanches. La totalité de la population et des 276 communes doivent ainsi disposer d une connexion haut débit de 2 Mbit/s. L architecture sera constituée de 97 stations Wimax et complétée par 59 points hauts. Une offre satellitaire sera également proposée dans les points les plus reculés. ETDE et Axione devront également préparer l arrivée du très haut débit via l installation d un réseau de fibre optique de 269 km. Pour l ensemble de ce chantier, l opérateur disposera d un délai de 18 mois. ETDE et Axione gèrent ainsi 14 RIP. TP Marché Full MVNO : les opérateurs virtuels veulent devenir grands Pour faire progresser leurs parts de marché, les MVNO tablent désormais sur le modèle «full MVNO» ; une formule qui leur permettrait d être plus indépendants de leurs opérateurs hôtes mais également d obtenir un contrôle accru sur la qualité de leurs services. Gagner plus d indépendance vis-àvis de leurs hôtes est devenu un des objectifs prioritaires pour les opérateurs mobiles sans réseau, ou MVNO (pour Mobile Virtual Network Operator). Pour Alternative Mobile, un groupement d opérateurs virtuels constitué d Afone, Auchan Télécom, Transatel, Virgin Mobile et, entre autres, de NRJ Mobile, cette conquête passe par une nouvelle étape : devenir un opérateur «full MVNO». «Les opérateurs virtuels Jacques Bonifay, président d Alternative Mobile dépendent trop des systèmes d informations (SI) des gros opérateurs», déplore Jacques Bonifay, p-dg de Resultats Transatel et président d Alternative Mobile. «Leurs SI développés pour servir leur clientèle massive sont peu flexibles. Les MVNO travaillent au contraire sur des clientèles spécifiques». Pour l association, les possibilités offertes par ce type de collaboration standard restent limitées, tant au niveau technique qu au niveau marketing. D où le nouveau modèle en faveur duquel l ensemble des membres de l organisation milite. Le passage en «full MVNO» entraîne deux types de changements. Au niveau de l architecture, des équipements de cœur de réseau seraient intégrés. L opérateur virtuel gagnerait ainsi davantage de latitude sur ses services de messagerie et sur ses routeurs notamment. Le MVNO se verrait également attribuer par l Arcep un code de réseau. «Ces modifications nous donneraient trois avantages, explique Jacques Bonifay. Nous pourrions exercer un meilleur contrôle de qualité, nous pourrions proposer des services plus innovants, et favoriser la libre concurrence.» Convergence fixe-mobile, paiement mobile, services de détection de présence pourraient ainsi plus facilement faire leur entrée dans le portefeuille de services proposés par les opérateurs virtuels. Avec une part de marché plafonnant à 5,9 % en décembre 2009 -, les MVNO comptent notamment sur le soutien des pouvoirs publics pour faire avancer leur point de vue. Pour le moment, les pouvoirs publics n ont pas contrait les opérateurs majoritaires à faciliter l émergence de «full MVNO». Ni l Arcep, ni l autorité de la Concurrence a l origine d un avis favorable aux «full MVNO» - n ont formellement mis en demeure les opérateurs hôtes ou les futurs acquéreurs des licences 3G résiduelles d ouvrir leur réseau. Pour le président d Alternative Mobile, les grands opérateurs Bénéfice en forte hausse pour Iliad Le groupe Iliad reste en grande forme. La maison mère de Free et Alice a indiqué, lors de la présentation de ses résultats annuels, avoir enregistré un bénéfice de 175,9 millions d euros, soit une progression de 75,2 %. Le chiffre d affaires du groupe, conforme aux attentes, a grimpé de 25 % à 1,95 milliard d euros. Le groupe voit en outre son Ebitda progresser de 26,1 % à 661,4 millions d euros. Une fois de plus, ce résultat se révèle supérieur aux attentes des analystes. Ces derniers anticipaient un Ebitda de 647,7 millions d euros. La marge du groupe s affiche également à la hausse avec une très légère progression à + 33,8 %, contre 33,5 % en 2008. A la fin de l année 2009, Free et Alice comptaient 4,5 millions d abonnées. Malgré un léger recul du nombre se souscriptions, le groupe Iliad a assuré vouloir maintenir Alice - le FAI ne sont tout simplement pas disposés à se lancer dans ce type d entreprise. «Les opérateurs ne le souhaitent pas. Cela multiplierait la puissance de négociation des MVNO», analyse Jacques Bonifay. Pour le moment, seul Free Mobile, titulaire de la 4 ème licence mobile, a fait part de sa volonté d héberger jusqu à quatre opérateurs full MVNO sur son réseau. «Free a besoin de 7 à 8 ans pour couvrir l ensemble du territoire ( ). Si Free achète du trafic à un SFR par exemple, il risque d avoir du mal à le revendre à un MVNO. De plus, Free a l habitude de travailler seul, ce n est pas dans ses gènes [de travailler en équipe]. De fait, nous n attendons rien de Free à court terme» explique Jacques Bonifay. Si le modèle full MVNO tarde pour le moment à émerger en France, d autres pays comme les Pays-Bas ou l Espagne ont déjà laissé ce modèle se développer. Thomas Pagbe racheté en 2008 - malgré la perte de 158 000 clients en 2009. Xavier Niel a notamment profité de l occasion pour formuler une mise en garde. Le patron de Free a prédit une augmentation des tarifs du triple-play de l ordre de 5 euros. Une augmentation imputable à la nouvelle taxe qui remplace celle sur la fin de la publicité sur les chaînes de l audiovisuel public, et aux conséquences des demandes de l association UFC-Que Choisir. Depuis quelques mois, l organisation de défense des consommateurs demande à Free d envoyer à ses abonnés la version papier de leurs factures. Une décision qui aurait un impact sur les coûts de l opérateur. TP Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 12
JDT206-P13-OPES-actu OK AG:JDT193 26/03/2010 12:16 Page 13 opérateurs Actualité Stratégie Le MVNO Simyo bientôt en distribution? Repris en main depuis le début de l année par Thierry Gattegno (ex-sfr, notamment), KPN France, filiale de l opérateur néerlandais KPN, vise le million de clients en 2013 sous différentes marques et n exclut pas de se doter bientôt d une distribution physique. Le monde des télécoms n aura pas trop tardé à ramener dans son giron l un de ses brillants experts, parti un temps tenter sa chance dans la banque et la finance. Thierry Gattegno, 54 ans, a renoué début janvier avec cet environnement professionnel en prenant la direction générale de KPN France, qui opère et exploite, notamment, le MVNO Simyo. Pour cet ex-directeur Général de SFR Grand Public et Directeur Général Adjoint de SFR, qui fut aussi DG de Cegetel Service et fondateur- Directeur Général de Cegetel, le défi était très tentant : atteindre le million de clients en 2013. Un défi dont on méconnaît officiellement le point de départ, puisque l opérateur, qui s est lancé en France en janvier 2009, refuse de communiquer sur son parc. Les recoupements permettent toutefois de l estimer un peu au-dessus des 200 000 clients. «Le démarrage a été difficile, reconnaît cependant Thierry Gattegno, en raison des options de communication prises à cette époque». Mettant en scène le comédien trisomique Pascal Duquesne (vedette du film «le 8ème jour», de Jaco Van Dormael), la campagne de publicité a «beaucoup fait parler de Pascal Duquesne, un peu de l agence, et très peu de la marque», résume-t-il. Résultat : un niveau de ventes très faible entre janvier et juin. Le positionnement de la marque est pourtant simple : «pour les budgets de moins de 20 par mois, c est l offre la plus intéressante du marché», s exclame Thierry Gattegno. Un positionnement que le nouveau directeur marketing arrivé en juin, encore un transfuge de SFR, permettra de mieux exploiter puisque, depuis, les ventes ont doublé. D autres marques en portefeuille Au-delà de ce positionnement marketing, KPN France dispose d autres outils pour atteindre cet objectif. La déclinaison d autres marques en fait partie. «KPN est aussi présent en Belgique, en Espagne, et en Allemagne, explique Thierry Gattegno. Nous nous y développons soit en exploitant des marques du portefeuille de KPN, soit en signant des accords comme avec RTL et Aldi en Allemagne. Nous pouvons aussi développer des joint-ventures, faire de marque blanche, de la licence de marque». Bref, la liberté d action semble à peu près totale. Premier exemple de sa mise en œuvre : une deuxième marque, Ayindiz, initialement lancée en Allemagne, a été tout récemment lancée en France. «Ayindiz, qui signifie en turc l étoile et la lune, vise la communauté turcophone en France, qui a besoin de communiquer avec les autres membres de la communauté», explique Thierry Gattegno. Sa distribution Ortel Mobile, à l assaut des «communautés multiculturelles» Robin Touati, DG d Ortel Mobile Ortel Mobile, filiale de l opérateur néerlandais KPN, se lance sur le marché français avec des offres spécialement développées pour les «communautés multiculturelles», «pour ceux qui en France, on de la famille à l étranger», indique Robin Touati, DG d Ortel Mobile. Hébergé sur le réseau de Bouygues Telecom, le MVNO propose des cartes prépayées et des forfaits sans engagement. A la carte SIM, vendue à 9,95 euros, s ajoutent une série de cartes prépayées, commercialisées entre 5 et 20 euros. Les tarifs à la minute pour des appels sur des mobiles à l étranger sont variables. Il faut compter par exemple 0,15 euros pour l Europe et 0,35 euros en moyenne pour les pays d Afrique noire. Ortel Mobile, qui revendique «plusieurs millions d abonnés», reste pour le moment très prudent sur ses objectifs chiffrés. «Nous voulons avant tout développer notre notoriété et notre visibilité, explique Robin Touati. Il est encore trop tôt pour se fixer un objectif». Proposées dans différents points de ventes, les cartes d Ortel Mobile devraient être disponibles en librairies, chez les taxiphones et les commerçants de tabacs. Le MVNO a également passé des accords avec des grossistes. TP Thierry Gattegno, directeur général de KPN France se fait, entre autres, via les commerces spécialisés dans toutes les villes où l on retrouve des communautés turques installées (Paris, Strasbourg, Marseille ). Une troisième marque, Ortel Mobile (voir encadré ci-dessous), vient également de voir le jour, mais celle-ci est gérée directement depuis les Pays Bas. La distribution physique en ligne de mire Hébergé sur le réseau de Bouygues Télécom, Simyo ne se pose pour le moment pas la question d aller voir ailleurs. «Avec Bouygues, nous avons un accord global. Chez Orange, analyse Thierry Gattegno, on trouve des clients plus âgés, plus provinciaux. Chez SFR, le gens qui ont quitté Orange, alors que chez Bouygues, on trouve surtout les optimisateurs». Et si Orange a mis en place une «stratégie MVNO pour aller chercher des jeunes», le jeunisme n est pas forcément le crédo de Simyo. «Les besoins de nos clients sont ceux des 80 % des français qui téléphonent deux heures et demi par mois, pour une valeur inférieure à 20. C est des 30 à 65 ans, plutôt France entière que grandes métropoles, et représentent toutes les classes sociales, y compris des cadres sup s équipent en 2 ème ou 3 ème ligne mobile», détaille T. Gattegno. Quant aux offres Simyo, elles ont encore une marge de progression. «Ma cible actuelle n est pas encore suffisamment bien servie. Il y a donc assez à faire encore. Mon opérateur de réseau acceptera si je lui demande de me donner davantage de services». La data et les SMS illimités pourraient faire partie du package. Quant à son modèle de distribution, initialement focalisé sur la vente en ligne exclusivement, tant par conviction que par nécessité économique, il devrait évoluer rapidement. «Il est prévu que j aille en 2010 en distribution, mais je ne le ferai pas comme les autres. J irai dans des réseaux alternatifs, des chemins non battus de la distribution». Fin du suspense dès ce printemps Ariel Gomez en bref Christophe Carel Nerim pourrait lancer son offre mobile Nerim fait partie des rares opérateurs rescapés des années folles de la bulle Internet. Une performance d autant plus remarquable que l entreprise, créée en 1999, est toujours indépendante, rentable, et n a jamais eu d autre financement que celui apporté par ses fondateurs, en l occurrence Christophe Carel, président, Raphaël Bouaziz, directeur technique, et le père de ce dernier. «A l origine, nous voulions monter une SSII, explique Christophe Carel. Or, on entendait parler de l ADSL ; cela nous apparaissait comme une techno d avenir et, surtout, comme un bon moyen d informatiser les entreprises. Nous en sommes donc venus à proposer l accès». Fin 2009, la vente de l accès représentait encore 80 % du chiffre d affaires de l entreprise (dont 50 % en ADSL). «Le reste, c est de la téléphonie, c est le dernier métier que nous avons a intégré, début 2009, poursuit Christophe Carel, ce sont des offres de pré-selection, centrex, trunk, de la box L idée, c est de proposer des services intégrés au TPE- PME qui restent notre cœur de métier». Un cœur de métier qui exclut d aller vers le métier d intégrateur, pour ne pas faire de la concurrence aux quelque 350 distributeurs (intégrateurs et de SSII) qui commercialisent les offres Nerim. Il exclut également une évolution vers une intégration poussée de services tels que la virtualisation du poste de travail, par exemple. «Je ne suis pas très convaincu du bien fondé de nous positionner sur des offres très éloignées des télécoms, analyse Christophe Carel. Nous l avons vu sur la téléphonie comme sur l hébergement. Cela nous a conduits à racheter en 2009 l hébergeur Sibit, n 7 de l hébergement en France. Notre crédibilité en la matière a été décuplée par cette acquisition». Nerim lorgne aussi les opportunités sur la téléphonie et sur la présélection. «Il y a de petits MVNO ou des revendeurs de MNVO qui pourraient être intéressants», conclut Christophe Carel. D autant plus intéressants que l opérateur est en cours de discussion pour le lancement de son offre mobile. Après un C.A. de 15 millions d euros en 2009, avec 1,9 millions de résultat, Nerim prévoit 20 millions de C.A. en 2010. AG 13 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010
JDT206-P14-Opes Actu OKAG:JDT193 26/03/2010 11:27 Page 18 Actualité en bref La Poste tentée par la téléphonie mobile La Poste envisage, selon les Echos, de se lancer dans le marché de la téléphonie mobile. La question devrait être abordée au cours du conseil de l administration du groupe. L ancien établissement public, à la recherche d un relais de croissance pourrait un opérateur virtuel (MVNO), à l'image du Crédit Mutuel. En cas d accord sur ce projet, les consultations pourraient démarrer en septembre prochain. L ouverture complète de la livraison du courrier à la concurrence, censée intervenir le 1 er janvier 2011 pousse La Poste, devenue une société anonyme à capitaux 100 % publics depuis le 1 er mars, à diversifier son activité. La distribution de courrier, son activité historique, devrait enregistrer d ici à 2015 une baisse de volume de livraisons de l ordre de 30 %. D où l intérêt supposé du groupe pour la téléphonie mobile. La Poste espèrerait recruter entre 1,5 et 2 millions de clients d ici quatre ans, grâce, notamment, aux 17 000 points de vente que compte l entreprise. Toutefois, le pari demeure hasardeux. La part de marché des MVNO en France reste inférieure à 6 %. Au début des années 2000, une expérience de revente de packs mobiles et de cartes prépayées d opérateurs tiers avait été tentée sur ce même réseau, mais n avait pas rencontré un grand succès. France Télécom : signature de deux accords avec les syndicats Après la vague de 35 suicides qui avait secoué l opérateur entre l été 2008 et le début 2010. France Télécom vient de signer avec les représentants syndicaux des salariés - conformément aux annonces effectuées par le Stéphane Richard - deux accords portant respectivement sur les thèmes «Perspective - emploi et compétences - Développement professionnel mobilité» et sur «l'équilibre vie privée/vie professionnelle». Le premier a été paraphé par la CFDT, la CFTC et la CGT (55,6 % des suffrages exprimés aux dernières élections professionnelles) ; le second par la CFE-CGC, la CFTC et la CGT (43,6 % des suffrages). Le premier accord met notamment un terme à la mobilité forcée, imposée aux cadres tous les trois ans. Désormais, les mobilités s effectueront uniquement sur la base du volontariat. Un effort significatif sera également réalisé pour faciliter l aménagement d horaires pour, notamment, les salariés désireux de basculer vers un temps partiel. Les accords contiennent en outre un volet sur les managers, qui devront dorénavant prendre en compte les situations personnelles des salariés pour aménager les horaires en fonctions de leurs souhaits. opérateurs Réseau Tata Communications : un géant s éveille Srinath Narasimhan, p-dg de Tata Communications Avec 6 % du trafic Web mondial, 1 600 petabits (soit 1 600 millions de milliards de bits!) de trafic mensuel, et quelque 115 opérateurs branchés sur son infrastructure, Tata Communications opère l une des autoroutes de l information les plus empruntées du globe. La société, malgré son poids non négligeable, demeure pourtant un acteur - relativement - méconnu de l univers de télécommunications. Mais l indien souhaite désormais faire étalage de sa force de frappe. Sa vraie force réside dans la vente de minutes en gros, son activité Wholesale. «En Inde, nous sommes leader dans le Wholesale, explique Srinath Narasimhan, p-dg de Tata Communications. Dans le monde, nous sommes en troisième position». Tata Communications compte notamment sur sa très forte présence en Inde, son marché principal, pour se positionner comme un acteur incontournable au niveau international. «Nous voulons partir de l Inde et exporter notre expérience au niveau international» assure Vinod Kumar, directeur des opérations. A ce jour, le sous-continent représente un peu plus d un tiers des revenus du groupe, soit 37 % ; les 63 % restants provenant de l activité internationale de Tata Communications. En 2008, l opérateur de réseau prévoyait que 2/3 de ses revenus proviendraient de son activité internationale. Deux ans plus tard, malgré la crise, les résultats correspondent aux attentes. Le groupe s est donné deux années de plus pour remplir plusieurs objectifs : affermir son activité de vente en gros, courtiser les entreprises avec des nouveaux services, et s affirmer comme un acteur mondial de poids. Le Wholesale, cœur de la stratégie Avec un volume de 32 milliards de minutes Srinivasa Addepalli, vice-président senior en charge de la stratégie corporate Michel Guyot, président de l activité global voice de Tata Communications par an, la vente en gros demeure au centre de la stratégie de l opérateur. La croissance des smartphones et leur influence sur les réseaux des opérateurs hissent la téléphonie au rang des «tendances majeure», selon Michel Guyot, président de l activité global voice de Tata Communications. «Entre 2009 et 2014, le trafic [data sur mobile] va augmenter de 10 % par an. L usage de la voix sur IP va également croître. Skype, avec son service Skype Out représente à lui seul 12 milliards de minutes», poursuit Michel Guyot. «Les opérateurs vont chercher à trouver des solutions pour le transport de la voix, prévient-il. Le problème peut également se poser pour les FAI». D où l approche Wholesale Integrated. «Il s agit d offrir aux opérateurs un packaging de services, de management et de monitoring par exemple sur une seule et même plate-forme», indique Michel Guyot. Tata Communications devrait également mettre un accent sur l IP. «70 % de notre trafic provient de l IP. Le TDM est en baisse», commente Michel Guyot. L opérateur de réseau, soucieux d asseoir son influence en matière d IP, a lancé un mouvement de renouvellement son architecture réseau. Les Next Generation Network, déployés actuellement dans 12 villes, devraient notamment permettre de simplifier l architecture. Cet accent mis sur l IP permet également à Tata Communications de courtiser une autre cible : les entreprises. L indien, qui fournit déjà «depuis longtemps» des services aux banques, souhaite développer une panoplie de services en direction des professionnels. Depuis plusieurs mois, Tata Communications investit dans deux domaines : le Cloud computing et la virtualisation. «Il est difficile de chiffrer avec exactitude les sommes investies. Cependant, ces dernières années, nous avons dû investir 2 milliards de dollars. Dans le cloud, nous avons investi en engineering et en technologie», précise L opérateur de réseau, originaire d Inde, fait transiter sur son réseau des milliards de minutes et de bits. Relativement peu connu en Europe, Tata Communications veut changer la donne et devenir un acteur mondialement reconnu. Vinod Kumar. Tata Communications compte bien sûr s appuyer sur ses 42 datacenters répartis dans le monde pour délivrer ses services en mode Cloud. Un autre secteur attire également l attention de l opérateur : les services managés. Différents services, tels que les pare-feu, la gestion de droits d accès, la détection de menace sur le Web comme les dénis de service ou encore la télé-présence composent d ores et déjà le portefeuille produits de l indien. Etre un acteur global En Europe, la notoriété de Tata Communications reste à bâtir. Un accord récemment signé avec BT lui octroie la gestion de la voix sur IP de l opérateur britannique. Ce dernier gère quant à lui la distribution de son partenaire. La présence de l indien en Europe ne se limite néanmoins pas à cet accord. «Nous possédons des nœuds à Londres, Francfort, Madrid, en Pologne et également dans le Nord de l Europe» précise Srinivasa Addepalli, vice-président senior en charge de la stratégie corporate. En France, Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free sont tous connectés sur le réseau de Tata Communications. L opérateur, présent dans le domaine des câbles sousmarins devrait permettre également de lier l Europe avec l Afrique et l Asie dans le but de répondre à une demande croissante des multinationales, désireuses d accroître les communications avec les pays émergents. A la fin du mois de mars, le câble reliant Marseille et Mumbai (Bombay) devrait être opérationnel. Les espoirs et ambitions de l indien de se limitent pas à la France, ni même à l Europe. Tata Communications souhaite plus que jamais devenir un acteur global, aussi bien présent sur les marchés émergents, comme l Inde ou l Afrique du Sud. «Nous voulons résolument devenir un acteur mondial» martèle Srinivasa Addepalli. Thomas Pagbe Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 14
JDT206-P15-OPES-actuOKAG:JDT193 02/04/2010 14:57 Page 13 opérateurs Actualité Publicité en ligne Orange veut rivaliser avec Google et Yahoo Orange se positionne désormais sur le marché de la publicité en ligne où Yahoo et, surtout Google, règnent en maîtres. La place de marché en ligne de l opérateur historique devrait être disponible à partir du deuxième trimestre de l année 2010. gnants, devraient connaître une augmentation de leurs revenus publicitaires. Fort d un réseau de 180 millions uniques, Orange espère faire jeu égal avec les deux mastodontes du genre : Google et Yahoo. Le moteur de recherche de Mountain View captait en 2009 95 % des investissements publicitaires selon une étude réalisée par le cabinet Precepta. Google s appuie notamment sur sa très forte présence sur le marché des liens sponsorisés, désormais préférés aux bannières. C est justement ces dernières qu Orange entend redynamiser. Sur les 2,5 milliards d euros dégagés par la publicité enligne en 2009, 800 millions d euros proviennent des liens sponsorisés. Les bannières, en recul de 6 % par rapport à 2008, ont gé- Al image d autres géants du Web tel que Google, Orange veut également profiter des revenus générés par la publicité en ligne. A partir du d utilisateurs deuxième trimestre de l'année 2010, Orange Ad Market, la place de marché pour l'achat d'espace publicitaire en ligne, développée en coopération, avec OpenX, sera accessible. Pour faire fonctionner sa plate-forme, l opérateur historique s appuie sur un système d enchères. Les annonceurs enchérissent sur les espaces publicitaires mis en vente par les éditeurs de sites internet. L opérateur historique et son partenaire OpenX prélèveraient une commission de 20 % en cas de vente réussie. Ce modèle permet aux annonceurs, selon Orange, de toucher plus facilement leurs cibles. Les éditeurs de sites, également ganéré quelque 455 millions d euros de revenus publicitaires. Yahoo, grâce à un accord signé dans la publicité avec Microsoft, ajoute désormais la puissance de feu du premier éditeur mondial de logiciels à la sienne. Toutefois, Orange semble bien disposé à s imposer comme un acteur majeur du secteur. L opérateur, propriétaire depuis août dernier d Unanimis, spécialiste britannique de la publicité en ligne, entend bien tirer partie de la force de frappe de la régie britannique qui compte Match.com (site américain spécialiste des rencontres) et Shopping.com (Achat) parmi ses clients. Thomas Pagbe en bref SFR Business Team s envoie en l air SFR Business Team (SBT), le bras armé de l opérateur en entreprise, vient de décrocher un contrat avec la DGAC, la direction générale de l avion civile, chargée de la sécurité et de la sûreté des transports aériens français. Selon les termes de l accord, dont les détails financiers sont restés confidentiels, SBT va déployer une infrastructure haut débit «tout IP». Concrètement, un réseau en fibre optique de 800 kilomètres sera déployé sur les deux grands aéroports parisiens (Roissy- Charles de Gaulle et Orly) et nationaux (Marseille, Nice, Bordeaux, etc.). Ce nouveau réseau permettre d optimiser la diffusion des signaux radio et des images radars. Pour réaliser ce chantier, dont la date de fin est prévue pour 2011, SBT collabore avec deux partenaires stratégiques, Hub Télécom (opérateur filiale du groupe Aéroport de Paris), pour mener à bien le raccordement en fibre optique des grandes zones aéroportuaires, et TDF pour la mise en œuvre des raccordements des faisceaux hertziens. TP
JDT206-P16-DISTRIB-actu OKAG:JDT 01/04/2010 11:32 Page 16 Actualité distribution en bref Licenciements chez Avenir Télécom : direction et salariés s entendent Le plan social en cours chez Avenir Telecom est entré dans une phase de concertation. Après plusieurs jours de négociations entre la direction du groupe et les représentants du comité d entreprise, un accord portant sur les conditions de départ de 69 salariés dans toute la France à été signé. Le plan de sauvegarde l emploi, approuvé par les représentants des employés, comporte différentes mesures d accompagnement et d aide au retour à l activité. Dès la mi-mars, un point d information a ouvert pour assurer le suivi des personnels concernés par le plan social. En outre, une cellule soutiendra également les salariés dans leurs démarches de conversion professionnelle ou dans la création d une entreprise. «Les négociations avec les représentants du Comité d Entreprise se sont déroulées dans un climat de confiance» déclare Philippe Gimié, DRH du groupe, dans un communiqué de presse. L annonce d un plan de réorganisation au sein d Avenir Telecom avait été à l origine d une vague de mécontentement suivie d une grève au sein de l entreprise. La coupe claire au sein des effectifs devait au départ entraîner le licenciement de 79 personnes sur un effectif total de 792. Jean-Daniel Beurnier, p-dg d Avenir Télécom Le distributeur ICLG lance son corner iphone La déferlante iphone dépasse l univers de la seule téléphonie mobile pour prendre pied dans le domaine informatique. Ainsi, ICLG, distributeur Apple bien connu des accros aux ordinateurs de la marque à la pomme (1 er revendeur Apple certifié Apple Premium Reseller) vient de se lancer dans l aventure iphone au moyen d un petit corner dédié au sein de ses boutiques. Grande originalité de ce corner : il propose l iphone avec les forfaits, au choix, des trois grands opérateurs mobiles de réseau (Orange, SFR, Bouygues Télécoms). Ce dernier inclut même l iphone au sein de son offre quadruple play Ideo. ICLG, qui commercialisait déjà tous les accessoires ipod-iphone compte 8 boutiques en France, dont quatre à Paris. Marché SAE : les PME écartées des commandes publiques? Silvano Trotta, président de la Ficome On connaissait l UGAP, la centrale d achats pour le secteur public, qui permet aux collectivités, ministères et autres entités dépendant de budgets publics de s équiper sans passer par la case des appels d offres. Voici maintenant qu une nouvelle structure, plus grosse, la SAE, entre en jeu pour parvenir à une massification plus importante des achats publics afin de peser sur les prix. Créée par un décret de mars 2009, la SAE englobe tout type d achats dans ses missions, y compris les produits et services informatique et télécoms. En outre, elle doit s assurer, d après les textes «que les achats de l Etat sont effectués dans les conditions économiquement les plus avantageuses, respectent les objectifs de développement durable et de développement social et sont réalisés dans des conditions favorisant le plus large accès des PME à la commande publique». Et si tout citoyen ne peut que souscrire à l intention louable de l optimisation des achats de l Etat, il peut en revanche s interroger sur les effets pervers de la création d une telle structure. «Par devant le gouvernement raconte partout qu il ouvre le secteur des marchés publics aux PME et par derrière il nous tire une balle dans le dos», explique Silvano Trotta, président de la Ficome, fédération qui représente les PME, très actives à l échelle régionale. Plusieurs cas sont en effet récemment remontés à la Ficome d adhérents dont les rendez-vous pris avec des collectivités sont repoussés «en attendant les instructions de mise en œuvre de la SAE». Dans la pratique, c est aux préfets de région mettre «en œuvre la politique des achats définie et conduite par le service des achats de l Etat». Et le président de la Ficome de pointer le risque que la SAE devienne un canal de vente uniquement réservé aux plus gros équipementiers et in- La création de la SAE (Service d Achats de l Etat), structure créée pour «massifier» les commandes de l Etat, fait craindre à la Ficome, une mise à l écart de ses adhérents dans l achat public de produits et services télécoms. Son président appelle à la sensibilisation des élus. tégrateurs nationaux. «Pour le moment, s inquiète Silvano Trotta, la SAE, couvre tout ce qui dépend des ministères, mais la porte est ouverte aux collectivités. Récemment, l Université de Lille III a écarté d un appel d offres un petit intégrateur local pour la seule raison qu il était trop petit». Autre risque pointé : l utilisation de la SAE pour faire baisser encore les prix ; le «benchmarking» se faisant systématiquement sur les plus gros marchés et contrats. Un risque auquel s ajoute celui de «la non vérification déjà pratiquée par l UGAP de la conformité des commandes aux cahiers des charges». Réseau Avelis Télécom se projette dans l avenir Al occasion de la convention nationale annuelle de l enseigne Avelis Télécom (105 points de vente), qui s est tenue les 7 et 8 février derniers à la station de ski Super-Bagnères, François Andrieu, DG du groupe GPdis Technologies, a dressé le bilan de l année écoulée et tracé des perspectives pour l avenir du réseau. «En 2009, malgré la crise, les réseaux de spécialistes Télécoms sortent la tête de l eau : sur un marché en progression de + 3 %, ils réalisent + 5,8 % de chiffre d affaires (en volume)», a-t-il expliqué. Mieux : leur part de marché en valeur (chiffres GFK) s est établie 58,8 % contre 22,5 % pour les hypermarchés. En parts de marché opérateurs, SFR vire en tête avec 34,2 % contre 25,1 % pour Orange et 13,8 % pour Bouygues Telecom. Des chiffres qui incitent François Andrieu «œuvrer pour le développement du réseau en mettant l accent sur l aspect qualitatif du recrutement des points de vente». Pour ce faire, l enseigne a développé le concept Avelis Store, un «shop in the shop» modulable, sécurisé et indépendant, spécialisé en téléphonie mobile et produits nomades au cœur de moyennes surfaces alimentaire ou spécialisées. «Notre objectif est d atteindre les 120 à Cherchant à contrer cette pratique, Silvano Trotta a écrit à tous ses adhérents, leur proposant «de faire savoir [à leurs élus locaux] leur opposition à une politique qui écarte de fait les PME des marchés publics et qui menace vos activités». Une lettre type personnalisable accompagne cette démarche. A la FEB (Fédération de l'equipement de Bureau), on estime que les conséquences de cette politique pour les acteurs locaux de l équipement de bureau pourrait se traduire à terme par la perte de 20 000 emplois sur les 100 000 que compte la profession. Ariel Gomez 150 concepts d ici 2013», explique François Andrieu. Autre axe de travail : le passage au «concept V2» des boutiques Avelis, imaginé pour le confort du consommateur et des vendeurs, avec un merchandising adapté aux évolutions du marché et une exposition optimisée des produits. Le conseil client étant au cœur de ses préoccupations, François Andrieu a décidé de proposer aux revendeurs un véritable parcours de formation (vente, multimédia, expertise produits, management), conceptualisé sous le nom de l Avelis Académie. «Ainsi, nos revendeurs (managers et vendeurs) ont tous les atouts en main pour figurer parmi les plus performants du marché». Des atouts qui les aideront à mieux positionner le réseau auprès du grand public et à développer sa notoriété par une communication renforcée (3 flyers et 3 catalogues dans l année), de nouveaux référencements produits (Simplicime, Navigon, Coyote) et une nouvelle mouture du site avelis.fr. L ambition du groupe : «devenir leader de la distribution Multimédia et des produits Nomades», avec le soutien et la puissance logistique et de référencement du groupe GPdis, grossiste en EGP et Electroménager. AG Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 16
Une certaine image de la perfection signée Sennheiser Micro-casque sans fil DW Office Avec le DW Office de Sennheiser, une nouvelle génération de micro-casques sans fil est née. Son design futuriste très élaboré constitue le plus fidèle reflet de ses hautes performances technologiques : un vrai trésor d innovations. Vous ne pourrez qu être séduit par le son Sennheiser haute-définition, sa grande autonomie et son confort sur-mesure. Micro-casque Micro-casque avec arceau Station d accueil Vous allez partout dans votre entreprise, en toute liberté et vous pouvez, bien sûr, décrocher à distance un appel arrivant sur votre téléphone fixe ou votre PC. Vous voulez en savoir plus? Rendez-vous sur notre site www.sennheiser.fr 16254-pub-DWoffice-240x310.indd 1 29/03/10 15:32
JDT206-P18-Actu-Equip OKAG:JDT193 01/04/2010 12:15 Page 18 Actualité équipements Initialement lancée comme une activité de complément, la conception, production et vente de mobiles pour Seniors est en train de devenir pour Doro son activité principale. «Nous continuons à avoir plusieurs gammes de produits, explique Jérôme Arnaud, p-dg de Doro, dans les secteurs healthcare, fixe, mobile, les télécommandes Et cela plaît beaucoup à la distribution, puisque nous avons des gammes complètes». Mais désormais, la répartition du chiffre d affaires de Doro se fait à 60 %/40 % entre les gammes Senior et les gammes Home. Une raison plus que suffisante pour que le fabricant suédois s attache à connaître de plus près la frange de clientèle qui représente pour elle le plus fort potentiel de développement. Pour ce faire, le constructeur a fait faire à la société Synovate une étude internationale «sur les comportements et habitudes des seniors face aux mobiles et aux nouvelles technologies». Réalisée en janvier-février 2010, auprès d un échantillon représentatif des 65 ans et plus aux USA, en Allemagne, en Angleterre, en France et en Suède, cette étude portant sur 2000 personnes a permis de tirer de nombreux enseignements utiles et de constater que, selon les pays, la besoins et les attitudes varient considérablement. Exemple : alors que, sur la globalité de l échantillon, 71 % des personnes interrogées ont accès à un téléphone mobile, 42 % d entre elles se disent «pas très à l aise avec la téléphonie mobile», les chiffres pour la France sont respectivement de 41 % (taux d équipement) et de 59 %! Et si 82 % de l échantillon utilise son mobile essentiellement pour téléphoner et 35 % pour envoyer des SMS, ces chiffres sont en France de 96 % et 51 % respectivement. Si l étude n explique pas le pourquoi de ces écarts, elle a donné à Doro de nouveaux éléments d analyse. «Il y a une vraie rupture après 75 ans, explique Jérôme Arnaud. Car si 90 % des personnes entre 65 et 74 ans ont un mobile, ce pourcentage chute à 66 % chez les plus de 75 ans. C est là que nous voulons intervenir. Nous travaillons beaucoup sur nos roadmaps, en nous préparant à des demandes de fonctionnalités plus riches, comme l appareil photo». Auen bref Sierra Wireless sur le marché du device connecté Un peu plus d un an après le rachat du français Wavecom par le canadien Sierra Wireless via une OPA amicale, la nouvelle organisation issue de ce rapprochement est enfin en ordre de marche. Sa vocation : se positionner sur le marché du «device connecté», une ambition qui recouvre non seulement les marchés très professionnels des applications machine to machine, mais aussi celui de produits beaucoup plus grand public. «Nous vendons toujours nos modules aux intégrateurs ou aux fabricants, précise Olivier Pauzet, directeur marketing de Sierra Wireless France. Notre portfolio de services s adresse aux opérateurs ou aux intégrateurs». Ces marchés sont adressés avec quatre lignes de produits : AirCard, AirPrime, AirLink et AirVantage. Air Card comprend les produits destinés aux terminaux mobiles haut-débit, tandis qu Air Prime englobe ceux destinés aux terminaux embarqué. Cette dernière famille devrait connaître un développement rapide dès qu en standard européen sera défini pour déterminer les caractéristiques des cartes SIM durcies. Cette attente n a pas empêché Sierra Wireless de conclure un contrat avec Bouygues Telecom pour que répondre aux besoins d une offre data M2M prépayée paneuropénne de l opérateur. Pour la partie services, le contrat s accompagne d'un an d abonnement aux services de télégestion AirVantage de Sierra Wireless, qui comprennent le diagnostic à distance et les mises à jour du logiciel. Ce système de gestion des terminaux et des données a vocation à collecter les données sur le terrain pour es envoyer ensuite sur des applications telles qu Oracle, SAP, etc. Enfin la gamme AirLink est celle qui couvre les gateways (passerelles) et les routeurs. Et si de beaux projets démarrent dans le mobile embarqué pour Sierra Wireless (avec des PND et des cadres photo, par exemple), le premier marché reste l automobile et le transport. «Le deuxième, ajoute Olivier Pauzet, c est celui de l énergie, sur lequel une forte accélération s est produite en Asie, ainsi qu aux Etats Unis. En Europe, cela commence, mais c est plus lent». La progression de ce marché vertical a quand même permis à la division M2M d enregistrer une progression de 52 % en valeur entre le 3 ème et 4 ème trimestre 2009. AG Marketing Doro sonde les seniors, son nouveau filon Le constructeur suédois est en train de basculer de plus en plus vers le métier de constructeur de mobiles pour les seniors. Pour aller plus loin dans la connaissance de sa cible, ses attentes et ses freins, Doro a sondé 2000 personnes de 65 et plus dans 5 pays. delà de l interprétation marketing, cependant, «la racine du succès, c est de mettre le téléphone entre les mains de la cible», poursuit-il. Une politique à laquelle il pourra donner de l ampleur puisque, après le contrat signé avec Orange en février 2009, Doro a signé un contrat avec Basile telecom, MVNO spécialisé dans les seniors, ainsi qu avec Bouygues Télécom. Avec ce dernier, le contrat porte sur le PhoneEasy 410gsm, qui arrive dans les points de vente en ce mois d avril. Les clients pourront donc disposer de vastes réseaux de distribution pour pouvoir visualiser et toucher les produits. Il faut reconnaître que l ensemble de la stratégie fonctionne, puisqu aux derniers résultats annuels, Doro a publié une croissance de son chiffre d affaires en progression de 35 % sur l année (et 56 % au dernier trimestre 2009!). Des succès à mettre sur le compte du démarrage effectif de contrat Communication unifiées Communications unifiées : Avaya et Polycom encore plus proches Avaya et Polycom approfondissent leur partenariat dans le domaine des communications unifiées (CU). Le tandem s apprête à mettre sur ce marché des solutions de CU «complètement intégrées», construites à partir de la plate-forme Aura d Avaya (basée sur SIP) et de la stratégie Open Collaboration Network de Polycom. Avec ces solutions, les utilisateurs disposeront d une gamme «homogène» mariant les produits audio et vidéo de Polycom à la solution de collaboration en temps réel d Avaya. Les professionnels devraient ainsi, selon Avaya et Polycom, être à même Jérôme Arnaud, p-dg de Doro Orange et de la très bonne performance enregistrée par la société sur le marché américain. Ariel Gomez d administrer plus simplement ces différents systèmes de communication. De plus, ce partenariat permet à Avaya d offrir une solution packagée à ses clients et de devenir un ainsi un point névralgique de la communication en entreprise. Ce nouveau rapprochement permet en outre à Avaya de décliner et d approfondir Avaya Aura, son concept plus général selon lequel un utilisateur doit être à même d employer n importe quelle solution, indépendamment de son architecture ou de son équipement. Polycom sort également gagnant de cette collaboration. Le géant de solutions de visioconférence et de téléprésence multiplie depuis plusieurs mois les partenariats avec différents acteurs de télécommunications et d autres, issus du monde l informatique. En janvier dernier, Polycom a notamment signé un partenariat avec IBM avec pour objectif de lancer un système de visioconférence à destination du grand public. TP Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 18
JDT206-P19-Actu-Equip OKAG:JDT193 26/03/2010 17:04 Page 19 Stratégie Palm veut s imposer avec son nouvel OS Après l annonce du retour de Palm en France avec SFR, le constructeur américain donne quelques détails supplémentaires sur son approche de l écosystème «terminal-os-applications». Des téléphones innovants et ouverts pour le monde SIP et Microsoft OCS. Olivier Rozay, directeur du développement auprès des opérateurs chez Palm. Olivier Rozay, directeur du développement auprès des opérateurs chez Palm, a pour mission de relancer la marque dans l Hexagone. Donné quasiment pour mort il y a deux ans, Palm a connu un regain de vitalité extraordinaire grâce à la sortie du Pre, terminal qui a rencontré un succès considérable aux Etats Unis. Son système d exploitation, Web OS, est aussi une plate-forme d applications qui ne comporte pas un, mais deux systèmes de distribution. Le premier, App Catalogue, permet le contact direct avec l utilisateur et regroupe les applications validées par Palm (environ 2000 applications, 16 millions de téléchargements). On y trouve des applications gratuites et payantes à parts égales. Le second est davantage dans la philosophie du «web canal ouvert sur internet». Palm donne une URL aux développeurs qui peuvent créer et promouvoir leurs applications comme ils veulent. «Cela ne passe pas à priori par l opérateur, explique Olivier Rozay, mais ce dernier peut s approprier ce canal», et exploiter des applications en marque blanche, par exemple. «En octobre dernier, nous avons commencé par le lancement de web OS avec Telefonica sur quatre pays européens, explique Olivier Rozay. La logique, c est de poursuivre ce déploiement avec des opérateurs qui ont des réseaux orientés données, des espaces de vente où les utilisateurs pourront toucher les produits». Les produits seront deux en effet, puisque le Pre (dans sa version plus) sera accompagné par le Pixi (également plus). «Nous proposons à nos clients des mises à jour tous les six mois, poursuit Olivier Rozay. Notre dernière version logicielle [1,4] rajoute les fonctions de capture vidéo et la lecture flash. Et si toutes les mises à jour se font en OTA (Over the air, autrement dit, sans câble), le système cherche en premier lieu d éventuelles connexions WiFi disponibles». Basés sur le même OS multitâches, le Pre plus et le Pixi plus possèdent tous deux des fonctions d agrégation de réseaux sociaux et permettent la synchronisation Outlook. Ils sont animés par deux processeurs : un Qualcomm pour la radio, un Texas Instruments pour les applications. Et si Palm peaufine les détails de son lancement avec SFR (exclusivité limitée dans le temps, pas d open market prévu pour le moment), le constructeur reste prudent sur sa présence effective sur le territoire français. «Nous avons un bureau en Grande Bretagne, qui nous offre des fonctions support en matière d administration et finance, précise Olivier Rozay. Pour le commercial, nous avons des capacités internes et nous allons également faire appel à des forces de vente supplétives». Le support téléphonique client et partenaires sera réalisé depuis la Grande Bretagne mais en français. Conscients, toutefois, du besoin de reconquérir une notoriété perdue, Palm va investir en marketing, et en notoriété. «Nous allons communiquer sur l OS, explique Olivier Rozay, en insistant sur l aspect démo. Et nous allons également recruter des développeurs locaux». A cet effet, Palm lance un concours jeunes développeurs doté de 75 000 euros. Ariel Gomez 19 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 Venez nous voir au roadshow de snom : le 27 avril à Paris et le 29 avril à Aix-en-Provence! Pour plus d informations et pour vous inscrire, rendez-vous sur www.snom.com/fr
JDT206-P20-21-Equip OKAG:Mise en page 1 26/03/2010 11:30 Page 20 Point marché équipements Par Hervé Reynaud L avenir appartient aux postes SIP Alors que la ToIP poursuit sa pénétration dans les entreprises, les postes SIP connaissent un succès grandissant. Sur ce marché dynamique, les équipementiers et les constructeurs cherchent à se différencier sur les postes haut de gamme et sur la partie applicative. Explications. Le marché des postes d entreprises se focalise incontestablement sur la technologie SIP, qu elle soit propriétaire ou standard comme sur nos produits», se réjouit Dominique Poizat, directeur marketing produits chez Aastra. L équipementier, qui s est positionné très tôt sur ce marché, voit ses ventes s envoler année après année. Aastra a vendu 20 000 postes SIP en France en 2008, 45 000 en 2009 et prévoit environ 80 000 ventes pour 2010. Les prix des postes SIP, compris entre 60 et 450, restent assez élevés. Mais la fiabilité et la richesse fonctionnelle ne cessent de s améliorer. Sur les modèles haut de gamme, on retrouve désormais assez fréquemment un grand écran couleur (parfois tactile et HD), des touches de programmation en nombre (jusqu à 80), une qualité audio irréprochable (codec G722) et une connectivité complète (ports USB, Bluetooth et parfois WiFi). «Le grand écran est maintenant pleinement justifié pour utiliser dans les meilleures conditions les applications disponibles sur les postes SIP», explique Dominique Poizat. D ailleurs, au niveau applicatif, ce sont les fonctions de communication unifiée qui constituent une bonne partie de la demande des entreprises, notamment la fonction de présence. «Mais la vidéo est une autre grande tendance du marché pour les deux ou trois ans qui viennent», poursuit Dominique Poizat, «aussi, les postes SIP devront de plus en plus être capables d afficher et d émettre de la vidéo, soit en intégrant une caméra nativement, soit par le biais d une webcam connectée sur le port USB». Aastra travaille sur le sujet, et annonce déjà que ses prochains postes disposeront de caméras embarquées, mais l équipementier doit encore implémenter quelques évolutions dans ses produits pour que la vidéo soit suffisamment fluide. Actuellement, Aastra commercialise notamment le 6731 (doté d un écran LCD de 3 lignes et d un mini-switch Ethernet pour un prix public de 92 ), le 6755 (avec un écran de 7 lignes et 60 touches programmables pour 176 ), et le 6739 (avec un grand écran tactile couleur et une audio large bande pour 399 ). Les leaders se positionnent Si Aastra a été le premier équipementier à engager une véritable stratégie de développement sur les postes SIP, ses homologues lui ont emboîté le pas, car il n est pas envisageable aujourd hui d être absent de ce marché. Ainsi, Cisco, tout comme Aastra, propose désormais des postes SIP pour ses propres solutions IPBX, mais aussi pour le marché des opérateurs de centrex et pour Fabien Médat, ingénieur réseau sur les communications unifiées chez Cisco «Nous nous inscrivons bien dans la logique d interopérabilité de SIP, mais nous devons veiller aux coûts d administration et, par conséquent, au TCO (coût total de possession) que nous proposons à nos clients». celui des solutions basées sur Asterisk, au travers de la gamme Small Business Pro, lancée en septembre dernier. Pour l heure, Cisco commercialise des postes qui sont à la fois compatibles SIP et Skinny, le protocole d établissement de communication maison. «Nous nous inscrivons bien dans la logique d interopérabilité de SIP, mais nous devons veiller aux coûts d administration et, par conséquent, au TCO (coût total de possession) que nous proposons à nos clients», explique Fabien Médat, ingénieur réseau sur les communications unifiées. En effet, sur la technologie SIP, l administration des postes entre en vigueur au moment où ceux-ci se signalent sur le serveur d appel, mais pas avant. UCM (Unified Communications Manager), le serveur d appel de Cisco, comble cette lacune avec les postes certifiés Cisco, et assure les mises à jour. «Mais, quoi qu il en soit, nos postes sont parfaitement adaptés aux équipements d autres marques, c est d ailleurs la raison d être de notre entité Small Business Pro», explique Fabien Médat. Cisco propose aujourd hui 6 postes dans sa gamme SPA 500, pour des prix allant de 90 à 160, avec sur le haut de gamme un écran de 12 lignes, un codec audio G722, du XML et une alimentation PoE. De plus, l américain vient de lancer son 525 G, qui dispose lui d un écran couleur, du WiFi, de la compatibilité Bluetooth, et de la possibilité d afficher des flux vidéo venant de caméras IP (jusqu'à 4 flux vidéo). Le tout pour 295. Enfin, Cisco propose également un poste SIP purement WiFi, le WIP 310. Cisco lancera de nouveaux modèles SIP d ici la fin de l année, tout comme Adept Télécom, qui est en train de faire basculer sa gamme en SIP. «Nous basons la montée en capacité de nos produits, et notamment de notre IPBX O.box, sur les postes SIP», explique Christophe Rigo, responsable produit O.box, «le marché des postes SIP va croître, c est ce que montrent les études, même si l on espérait que ce soit plus rapide». Actuellement l équipementier propose un seul poste SIP, le S10, disponible à moins de 100. Son prochain modèle sera plus évolué, avec des fonctionnalités propres à Adept. En fait, ce sera du SIP enrichi, comme le propose notamment Cisco. Adept Télécom veut lui aussi vendre des postes SIP pour des IPBX d autres fabricants. «Mais il faut convaincre les installateurs de l intérêt que cela représente pour eux», explique Christophe Rigo, «et ce n est pas gagné car, comme toujours, il y a les précurseurs et les suiveurs». L importance des applications et des interfaces En dehors des équipementiers, plusieurs acteurs se positionnent clairement sur les postes SIP. Snom mise beaucoup sur ce marché. «Nous doublons nos ventes chaque année depuis 2005», explique Olivier Gerling, directeur général pour la France. Le Dominique Poizat, directeur marketing produits chez Aastra «Le grand écran est maintenant pleinement justifié pour utiliser dans les meilleures conditions les applications disponibles sur les postes SIP». constructeur allemand a vendu 220 000 postes dans le ponde en 2009, dont 100 000 en Europe (60 000 pour la seule Allemagne). Il réalise 70 % de ses ventes pour les solutions open source et les IPBX pur SIP, 25 % auprès des opérateurs de centrex, et le reste pour les IPBX des grands équipementiers (Alcatel-Lucent, Aastra, etc.) et pour OCS de Microsoft. «Sur le marché, la différence se Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 20
JDT206-P20-21-Equip OKAG:Mise en page 1 26/03/2010 11:30 Page 21 Christophe Rigo, responsable produit O.box chez Adept Telecom «Nous basons la montée en capacité de nos produits, et notamment de notre IPBX O.box, sur les postes SIP. Le marché des postes SIP va croître, c est ce que montrent les études, même si l on espérait que ce soit plus rapide». fait sur la capacité à répondre aux demandes des entreprises, notamment en termes d applications métier», explique Olivier Gerling, «la capacité à adapter les produits au cœur IMS des opérateurs est également importante». Pour gagner des parts de marché, Snom mise ainsi sur son activité d éditeur d applications pour postes SIP. Par exemple, sur ses écrans tactiles, le constructeur a mis une fonction drag and drop permettant de mettre des gens en attente de manière extrêmement simple. «Nous travaillons beaucoup sur l interface utilisateur, comme cela se fait sur les PC», poursuit Olivier Gerling. Aujourd hui, le fabricant allemand connaît un vrai succès avec son Snom 300 (notamment muni du wide band et d une alimentation PoE pour 105 ), son Snom M3 (qui est un IP DECT pouvant accueillir jusqu à 8 combinés pour 139 ) et le Snom 870 (le modèle haut de gamme disponible au prix de 319 ). L audioconférence aussi en SIP Mais le marché du SIP constitue aussi une opportunité pour des acteurs venant d autres horizons. Ainsi, Polycom se positionne de plus en plus nettement sur ce créneau. Il est vrai que le constructeur américain est déjà présent depuis longtemps sur le marché de la voix au travers de ses solutions d audio-conferencing (la fameuse pieuvre), mais son ambition est de plus en plus évidente sur le SIP. «Nous réalisons déjà un tiers de notre CA sur la voix», indique Jean-Marc Guignier, directeur commercial France, «et il est vrai que cette activité est en train de migrer largement vers l IP chez nous». En fait, Polycom a décidé d axer tous ses développements de terminaux sur le protocole SIP, ainsi que sur la partie applicative (le constructeur veut proposer des postes intégrant des API permettant aux clients de développer leurs propres applications). Ainsi, les nouveaux produits de conferencing sont désormais tous SIP, mais Polycom propose par ailleurs une gamme de postes SIP disposant notamment de la meilleure qualité audio (large bande, G722, G719), ainsi qu un ensemble de postes dédiés à l environnement Microsoft OCS. Bien entendu, le constructeur ne pouvait oublier totalement la vidéo sur ses postes SIP. Par conséquent, une nouvelle famille de produits l intègre, notamment le VVX 1500, qui dispose d un écran tactile couleur et des fonctionnalités de capture et de lecture vidéo. «C est véritablement le chaînon manquant entre l audio et la vidéo», assure Jean-Marc Guignier. Snom choisit Distriwan Olivier Gerling, Directeur général de Snom France «Sur le marché, la différence se fait sur la capacité à répondre aux demandes des entreprises, notamment en termes d applications métier, la capacité à adapter les produits au cœur IMS des opérateurs est également importante». Snom et le grossiste Distriwan ont signé un accord de partenariat pour la distribution des solutions SIP et OCS de Snom sur le marché français. Cet accord englobe la distribution des produits, ainsi que la mise en place d un centre d expertise et de formation. Celui-ci permettra de certifier les revendeurs de Distriwan sur la marque Snom. «Nous voulons offrir à nos partenaires et à leurs clients finaux un service de qualité et une expertise supplémentaire dans les solutions SIP et de communications unifiées», explique Julien Morissot, directeur général de Distriwan, «ainsi nos partenaires pourront venir se former aux dernières nouveautés de Snom, à l intégration des produits aux IPBX SIP, et à leur fonctionnement en environnement Microsoft». 21 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010
JDT206-P22-Actu-ServiceOKAG:JDT193 26/03/2010 11:34 Page 22 Actualité en bref Mobile Iron sécurise les smartphones «Le smartphone est devenu un PC» assure Bob Tinker, p-dg de Mobile Iron. Proposer un moyen d assurer la sécurité des systèmes d information (SI) tout en réduisant les coûts constitue désormais, pour Mobile Iron, un élément indispensable. Avec sa nouvelle version de Virtual Smartphone Platform, l éditeur souhaite offrir aux DSI un outil de gestion et de contrôle pointu des flottes de smartphones et des données qu ils génèrent. «Désormais, les DSI doivent profiter de l intégration des smartphones dans le SI», explique Bob Tinker et non plus le considérer comme une menace permanente sur l intégrité de l infrastructure informatique. La plate-forme virtuelle propose ainsi aux entreprises de reprendre le contrôle, tout en donnant, au passage, plus de responsabilités aux utilisateurs de smartphones. La solution embarque ainsi trois fonctionnalités : event center, myphone@work et service enterprise App Store. La première de ces fonctionnalités, event center, fournit aux entreprises un moyen de réduire leurs factures. Myphone@work, deuxième pilier de cette plate-forme permet à l utilisateur de se servir de son terminal mobile comme un moyen de contrôle de ses communications voix ou data. L App Store, dernier élément du dispositif, répond quant à lui beaucoup plus à un impératif de sécurité. La plate-forme virtuelle permet en outrede détecter l endroit où se trouve le salarié au moment où il passe un appel, et ce, indépendemment du pays où il se trouve, à partir du moment où les communications n entrent plus dans la politique établie par l entreprise. «Il est possible de savoir depuis quel pays l utilisateur appelle, sans pour autant connaître la ville, ni le lieu exact depuis lequel le mobile émet. ( ) Les sociétés paient les factures. Il est important qu elles aient un regard sur leurs dépenses» se défend Bob Tinker. Pour autant, mis à part pour certaines professions bien spécifiques, il y a fort à parier que les salariés n accueilleront pas à bras ouverts la possibilité d être localisés sans leur accord, une pratique interdite en France. Disponible sur plusieurs plates-formes (iphone OS, Windows mobile, RimOS, Symbian), Virtual Smartphone Platform est disponible à partir de 3 euros par utilisateur et par mois. TP Bob Tinker, p-dg de Mobile Iron (source ZDNet.com) services Prospective Convergence Masternaut : traçabilité logistique et challenges éco-conduite L opérateur Hub Télécom fait converger les compétences de ses trois métiers (télécoms, géolocalisation, traçabilité) pour lancer une offre de traçabilité et de mobilité opérée à l attention du monde du transport et de la logistique. Hub Télécom lance via sa filiale Masternaut une offre convergente qui vise les entreprises du transport et de la logistique. «Nos trois métiers vont se renforcer du fait de la convergence croissante entre eux, précise Jean Verdier, p-dg du groupe. Il faut une plate-forme commune pour couvrir les besoins du transport, fret et logistique». Hub Télécom a en effet quelques arguments à faire valoir en la matière. Avec 110 000 véhicules équipés, 35 000 poids lourds suivis en temps réel, 350 transporteurs abonnés à sa plateforme centralisée de gestion des tournées et 40 000 terminaux mobiles dédiés à la traçabilité, l opérateur bénéficie d une vision pertinente des enjeux, surtout si l on ajoute à cette énumération les 50 millions Jean Verdier, p-dg du groupe Hub Télécom Sécurité TPE/PME La sécurité des données ne se limite pas aux grands comptes, semble clamer SFR. La toute dernière solution de sécurisation des données en situation de mobilité s adresse aux TPE et aux PME. SFR Business Sérénité offre aux utilisateurs une solution construite autour de trois éléments. Le service propose un premier rempart matérialisé par un antivirus, un antispam et un pare-feu, afin de permettre aux entreprises de se prémunir contre les offensives virales de tous types, du virus pur et dur aux logiciels espions ou aux de m 2 d entrepôts, magasins et autres locaux équipés en WiFi professionnel. La nouvelle offre, baptisée Hub Track, a pour but «d automatiser le suivi des échanges demarchandises, de simplifier l inventaire des stocks, de rationaliser l usage des actifs d exploitation et de responsabiliser les partenaires sur les actifs qui leur sont confiés», explique Jean-Louis Natta, directeur de la Division Traçabilité et Mobilité chez Hub Télécom. «Nous offrons des solutions intégrées de bout en bout, poursuit-il. Elles comprennent les terminaux mobiles, les tags RFID et consommables, les périphériques d encodage et d impression, les portiques et tunnels RFID, les solutions middleware et logicielles, les moyens de communication Nous collectons ainsi toute l information logistique pour l envoyer dans les ERP dans entreprises. Ensuite, le traitement de l information relève du métier des intégrateurs». Cette offre Hub Track se compose de quatre modules : hub track load (automatisation du suivi des contenants), hub truck items (suivi des unités logistiques), hub truck assets (rationalisation de l usage du matériel d exploitation) et hub truck vehicle (inventaire des véhicules). «Notre objectif est de donner à nos clients une visibilité de leur activité en temps réel et un suivi de la qualité de service, poursuit Jean-Louis Natta. Ils veulent savoir si tous les SLA (Service Level Agreement, engagements de qualité de service) sont respectés». éléments contaminants contenus dans une clé USB par exemple. La solution offre également une fonction de contrôle et de filtrage des usages Web. Trois politiques sont proposées. Le profil basique offre un accès à l ensemble de la Toile, le profil loi bannit les sites à caractère tendancieux et illégaux (sites pédophiles, sites de téléchargement illégal). Le troisième profil, baptisé business, interdit l accès aux sites qualifiés d inappropriés par l entreprise comme peuvent l être les sites de réseaux sociaux ou les adresses de jeux en Jean-Louis Natta, directeur de la Division Traçabilité et Mobilité chez Hub Télécom Le challenge éco-conduite Par ailleurs, l optimisation des tournées fait partie des missions premières de la géolocalisation. «Chaque mois, a rappelé Jean Verdier, nos solutions permettent à nos clients d économiser 7 millions de km, 2 millions de litres de carburant, 5 000 tonnes de rejets de CO2». Mais il est toujours possible d améliorer la conduite en distance et en consommation de carburant ; un objectif économique vital en cette année 2010, qui s annonce morose pour le secteur du transport. «Nous avons proposé aux transporteurs de faire un challenge uniquement basé sur l économie», explique Jean-Marc Desormes, Directeur commercial de Masternaut. Après une petite informationsensibilisation aux enjeux de l éco conduite, le concours (géré par Masternaut) peut être mis en place en une demi-journée et permettra aux meilleurs chauffeurs de gagner des chèques cadeau. Ariel Gomez SFR sécurise l internet mobile des TPE/PME ligne. En dernier lieu, SFR Business Sérénité permet aux utilisateurs de sauvegarder et restaurer leurs données (courriels, documents, présentations) grâce à un serveur distant. La fréquence de sauvegarde peut être définie par l utilisateur. Incluse dans le pack SFR Business Global Access Sérénité, l offre SFR Business Sérénité est proposée à 45 euros HT par mois et par ligne. Il est également possible d y souscrire en option à partir des solutions data fixe commercialisées par l opérateur. TP Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 22
JDT206-P23-Actu-ServiceOKAG:JDT193 01/04/2010 11:39 Page 23 Supervision services Ibelem s attaque au monitoring de flottes multi plate-forme Benoit Lemaire p-dg et fondateur d Ibelem L international en ligne de mire Avec Fleet Performance, OBS accélère dans le M2M La nouvelle version de l offre Fleet Performance proposée par Orange Business Services offre aux utilisateurs de nouvelles fonctionnalités, ainsi qu un boitier pourvu des dernières technologies de télématique embarquée. Proposée sous la forme d un abonnement mensuel (33 euros), Fleet Performance permet aux entreprises, notamment spécialisées dans le transport, le BTP ou le dépannage de piloter leurs différentes activités avec plus de précision. Une entreprise de transport peut ainsi mettre en place une remontée automatique des heures de conduite pour faciliter le calcul des salaires. Les spécialistes du dépannage peuvent également installer Avec Push Manager Suite, Ibelem vise les entreprises soucieuses d avoir une vision globale de leurs parcs de terminaux mobiles, y compris celles qui possèdent des parcs hétérogènes. Ibelem vient de mettre sur le marché Push Manager Suite, un logiciel qui permet de déployer, administrer et sécuriser à distance les flottes de téléphones mobiles (y compris celles composées de terminaux fonctionnant sur différentes plates-formes), via une console unique. Ainsi, l entreprise qui aura intégré progressivement des Blackberry, des terminaux sous Windows Mobile, des iphone Crée en 2001, au départ pour s occuper de l infogérance de parcs informatiques dans les PME, Ibelem a pris dès 2003 le virage de la mobilité, avec une approche basée sur la prestation de services. En 2004, la société est cédée au groupe ITS avant d être reprise, trois ans plus tard, par Bruno Lemaire, son fondateur, accompagné de nouveaux investisseurs (notamment Turenne Capital). «Depuis 2007, nous sommes particulièrement investis dans l édition de logiciels», explique Bruno Lemaire, une activité qui représente déjà la moitié des 2,5 M de chiffre d affaires ; l autre moitié étant réalisée par la prestation de services. Le deuxième axe est celui du développement de l activité à l international. L entreprise, qui était présente à l édition 2010 du Mobile World Congress à Barcelone, a déjà trouvé un distributeur en Suisse et vise maintenant l Allemagne et le Royaume-Uni. Les Etats-Unis sont également en ligne de mire dans les 12 à 18 mois qui viennent... Gestion de flotte un mode de géo-localisation des PDA des techniciens pour mettre en adéquation les déplacements avec les sites d intervention. Ces nouvelles fonctionnalités sont rendues possibles par le boitier communicant qui accompagne l offre. Equipée d une carte SIM, la «box» envoie vers le serveur d OBS différentes informations. Des données concernant la température pour les camions frigorifiques ou des informations concernant l état de la livraison du carburant peuvent ainsi être fournies. Le boitier s accompagne en outre d une nouvelle interface Web destinée à rendre la gestion des flottes encore plus simple et plus ergonomique. Cette offre permet à OBS de mettre en musique sa stratégie dans le M2M en offrant à ses utilisateurs un service pour réduire leurs coûts et faciliter l échange d informations entre le bureau et les agents sur le terrain. TP (ou tout autre terminal utilisant soit le client de synchronisation de RIM, soit celui de Microsoft, Activ Sync) pourra monitorer l ensemble de sa flotte avec un seul outil et une seule interface. «Push manager est né du besoin d avoir une vision globale exhaustive du mail mobile», explique Benoit Lemaire, p-dg et fondateur d Ibelem. «Toutefois, notre cœur de métier, ce sont les infrastructures mobiles centrales de nos clients, ce ne sont ni les terminaux ni les applications métier». Pas plus que la gestion des terminaux, d ailleurs, un volet sur lequel Ibelem a conclu un partenariat avec Sparus Software. «Nous ne déployons rien sur les terminaux, poursuit Benoit Lemaire, mais nous pilotons à distance Activ Sync : nous pouvons ainsi connaître le type de terminal, son n d IMEI, savoir s il faut du mail en push Et s il y a un problème, cela nous permet de savoir d où il vient». Cette polyvalence s avère précieuse au moment où le marché des OS se révèle plus ouvert que jamais, avec des migrations totales ou partielles qui se décident dans des délais très courts. «Nous assistons actuellement à une explosion de l iphone dans les flottes d entreprise, commente Bruno Lemaire. Et, depuis l OS 3 [d Apple], à une forte migration de Blackberry vers iphone». A cette déferlante s en succédera une autre : celle d Android. «Il y a des chances pour qu Android cannibalise les Windows phone dans l entrée de gamme de l entreprise, poursuit Bruno Lemaire, iphone et Blackberry restant sur un créneau plus élitiste». Sorti en février 2010, Push Manager Suite est proposé pour le moment au prix de 690 HT pour la version 5 utilisateurs. Cette proposition ne reflète cependant en rien le marché de destination qui est celui d Ibelem (les 200 à 400 terminaux mobiles), mais positionne le produit pour la mise en place de pilotes avant déploiement définitif. «Après une période de crise, explique Bruno Lemaire, les entreprises débloquent les budgets qu elles avaient conservé», une tendance de bon augure à l heure où le cloud computing risque de bouleverser la donne. Ce n est pas pour rien que la prochaine étape prévue par Ibelem sur sa feuille de route porte sur le développement de ses applications en mode Saas. Ariel Gomez Actualité en bref NTT fera de l anglais à distance avec GoFluent Le spécialiste des solutions de formation à distance pour l apprentissage de l anglais, GoFluent, vient d accueillir au sein de son capital à hauteur de 29,7 % le géant japonais des communications NTT Communications, filiale du groupe NTT en charge des communications longue distance et internationales pour les entreprises. Les raisons qui expliquent l intérêt d une société de taille mondiale (10 Mds de chiffre d affaires en 2008) pour une PME, également internationale (560 personnes dans 9 pays), réalisant 11 M de C.A., sont simples. «Nos revenus voix baissent de 10 % chaque année, explique Kazu Yozawa, Senior VP NTT Communications Corporation en charge des acquisitions, nous devons donc trouver des services à valeur ajoutée qui compensent cette baisse». Or, au Japon, le seul marché de l apprentissage de l anglais en ligne est un marché de 5 milliards de dollars. NTT Communications souhaite donc, en combinant ses propres technologies de communication avec le savoir faire de GoFluent en matière Kazu Yozawa, Senior VP NTT Communications Corporation en charge des acquisitions d enseignement à distance (téléphone, visio, e-learning) lancer des services de formation à l anglais en ligne, d abord pour ses employés, puis pour ses clients entreprises japonais et internationaux et, enfin, via le groupe NTT, pour le grand public. Pour la clientèle entreprises, différentes formules seront expérimentées, en cours collectifs ou individuels, avec, par exemple, des forfaits de 20 h par employé, et une imputation des services sur la facture téléphonique. Avec 10 millions de foyers connectés en très haut débit, et des écoles élémentaires disposant également de débits de 100 Mbit/s, le Japon offre un effet un potentiel important pour les formations en téléprésence. «Notre technologie nous permet d avoir en retour l image de chaque enfant d une classe d anglais». Au-delà de la formation à distance, NTT Communications s engage dans une vraie culture de services. «Nous nous intéressons à tout ce qui sert à connecter les gens, poursuit Kazu Yozawa. Nous voulons, par exemple, porter en ligne des méthodes scientifiques pour améliorer le rendement des cultures», une problématique prégnante dans un pays qui ne couvre que 45 % de son autonomie alimentaire. AG 23 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010
JDT206-P24-25-INTERVIEW OKAG:JDT193 26/03/2010 11:36 Page 24 Interview les gens & les chiffres Thierry Podolak, directeur général de Completel Completel d poursuit le de son réseau e Quelques mois après le lancement de son offre fibre pour les PME Completude Max, Thierry Podolak, directeur général de Completel, revient sur les premiers résultats de vente, ainsi que sur le déploiement du réseau de l opérateur, dans l optique de répondre aux besoins des 75 % des entreprises qui, selon lui, auront besoin du Très Haut Débit d ici 3 à 4 ans. Cinq mois après la sortie de votre offre Completude max [la fibre pour la PME au prix du DSL], quel premier bilan en tirez-vous? L accueil a été très favorable. La PME est devenue une partie significative de notre activité. Nous pensons que, dès 2010, nous réaliserons près de 20 % de nos ventes PME grâce à Completude Max. Cette offre est aujourd hui disponible sur plus de 100 communes. En 2009, nous avons déjà connu des taux de croissance importants sur notre offre Completude DSL. Notre capacité à prendre des rendez-vous chez nos prospects s est améliorée, notamment dans les endroits où les offres DSL se sont banalisées. Sur quel type d offre se porte majoritairement la demande des entreprises? Il existe deux types d entreprises : les monosites et les multi-sites. Les entreprises multi-sites ont besoin d interconnecter leurs différents sites. Mais pour les deux types de structures, internet est un besoin commun, c est la nouvelle boîte à outils pour le B2B. La mise à disposition de services sur Internet est un moteur considérable. Completude Max permet à nos clients d être partie intégrante d Internet et non plus un élément qui regarde le réseau. Les PME ne disposaient que d une petite ouverture sur la Toile, elles se limitaient aux usages traditionnels. Avec un accès ouvert sur le web, on devient acteur. Les premières entreprises à s être manifestées sont des entreprises de e- commerce. Nos pouvons citer le cas d Easyvoyage, qui s est très vite manifestée comme beta-testeur de notre offre, ou encore Arkane Studios, éditeur de jeux à Lyon qui avait besoin de faire dialoguer deux sites qui font du développement concomitant, entre la France et les Etats-Unis. Quels types d options choisissent vos clients dans la cadre de Completude max? Completude Max est tellement une offre de rupture que nous avons mis un accès à 100 Mbit/s dans tous les cas. Notre offre commence à 455 euros pour la version incluant quatre accès RNIS de base. Ce tarif inclut un forfait téléphonique illimité sur le local et le national. Nous ne lésinons pas les garanties de service. Nous sommes sur des standards de GTR (garantie de temps de rétablissement) de 4 heures, nous proposons sur la partie Internet des fonctionnalités comme la translation d adresses, que nous pouvons réaliser sans perte de débit grâce à un IAD professionnel. Il n existe pour le moment quasiment pas de riposte à votre offre fibre (mis à part celle annoncée par Acropolis Telecom), à combien évaluez-vous votre avance sur le marché? Nous sommes en avance dans trois domaines. Le premier, c est le réseau. Pour monter ce type d offres, il faut un réseau en fibre optique bénéficiant d une très bonne capillarité. Chez nos concurrents, il y a des réseaux optiques denses. A Paris par exemple, des facilités existent pour tirer de la fibre optique dans les égouts. Mais de telles facilités n existent pas partout. Ailleurs, pour faire du FTTH, FTTB ou FTTO, il faut réaliser des travaux de génie civil très couteux. Le deuxième domaine où nous sommes en avance, c est la technologie. Nous avons fait faire des Propos recueillis par Ariel Gomez et Thomas Pagbe développements spécifiques à un constructeur avec lequel nous avons travaillé en étroite collaboration. Cela nous a permis d aboutir à un routeur IAD dont les fonctions répondent aux besoins des PME. Le troisième avantage réside dans l offensive commerciale. Historiquement, Completel était essentiellement focalisé sur la «Nous sommes en avance dans trois domaines : le réseau, la technologie, et l offensive commerciale. L acquisition de B3G nous a permis d ajouter à notre réseau une force commerciale en vente indirecte composée de 180 distributeurs». vente directe. L acquisition de B3G nous a permis d ajouter à notre réseau (outre l offre Centrex et la compétence technique attachée), une force commerciale en vente indirecte composée de 180 distributeurs. Nous utilisons désormais ces éléments sous la marque Completel pour proposer des produits d un ensemble plus large qui est celui du catalogue de Completel. Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 24
JDT206-P24-25-INTERVIEW OKAG:JDT193 26/03/2010 11:36 Page 25 e déploiement et de ses offres fibre Vous avez réalisé ces dernières semaines une série d annonces concernant les ouvertures de réseaux dans différentes villes. S agit-il de développements en propre exclusivement, ou vous avez aussi des accords avec des DSP? Il s agit de réseaux en propre, hors DSP. Nous avons ouvert un réseau fibre optique dans 50 des plus importantes agglomérations françaises. Récemment, nous avons par exemple réalisé une ouverture à Champs-sur- Marne où se trouve notre centre technique le plus important. Il était aisé pour nous de développer des réseaux sur ce type de territoire. Il s agit bien de développement sur notre propre infrastructure. Nous aurions pu également indiquer le grand nombre de DSP avec lesquelles nous travaillons. Nous ne l avons pas fait. Les déploiements annoncés sont-ils tous à usage mixte Completel-Numericable? En fait, nous avons co-localisé le réseau d accès, ou les «têtes de réseau», selon la terminologie de Numericable. Les réseaux de Numericable et Completel sont maintenant interconnectés. Le réseau d accès est unique. La «chevelure» optique rattachée aux différents points de présence, quelle que soit son appartenance historique, est activable en technologie B2B ou B2C. Nous avons beaucoup avancé dans ce sens de manière à étendre notre couverture de service. Vous avez évoqué les équipements techniques sur votre réseau. De quel type d équipements s agit-il? Faitesvous du multiplexage de longueur d ondes pour augmenter les débits sans multiplier le nombre de fibres? La réduction du nombre de fibres n est pas primordiale pour nous. Sur Completude Max, par exemple, nous faisons passer 100 Mbit/s par brin de fibre. Au-delà des 100 Mbit/s, évidemment, nous faisons du multiplexage de longueur d ondes. Cela nous permet de nous positionner sur d autres volets, comme les applications internet. Sur les réseaux de données, la montée en débit est également très forte. Nous avons commencé à vendre du 10 Mbit/s, du 20 et du 30 ; aujourd hui nous vendons couramment du 100 Mbit/s et du Gigabit. Pour les acteurs avec des besoins importants, nous vendons du 10 Gbit/s Ethernet. Dans le SAN to SAN, certains de nos clients consomment plusieurs dizaines de longueurs d ondes optiques. Chacune d entre elles étant du Gigabit Ethernet ou du Fiber Channel. Dans ce type de cas, nous avons bien évidemment recours au multiplexage de longueur d ondes. Etes-vous toujours le plus gros client français de Huawei pour l achat de matériel d infrastructure? Continuezvous à travailler avec eux? Nous avons utilisé la technologie Huawei pour nos DSLAM, ainsi que pour l extension de notre réseau de dégroupage. Nous l avons fait, dans ces deux cas, de manière homogène avec le même constructeur. Pour le reste, nous continuons à choisir le meilleur fournisseur dans chaque catégorie. Cela nous a amené à choisir des constructeurs différents dans les réseaux DSL, le routage IP ou dans les technologies de softswitch. Nous ne faisons pas de choix prédéterminé. Parmi nos autres fournisseurs se trouvent Alcatel-Lucent, Nortel et Ericsson. Nous utilisons également Cisco dans la partie routeurs clients. Ou en êtes-vous sur la partie mobilité? Nous avons signé en 2007 un accord avec Bouygues Télécom pour que nos produits Completude bénéficient d une offre de convergence. Nous avons été très satisfaits de l accueil de nos clients. Mais nous sommes fondamentalement un opérateur du fixe. Toutes les demandes de mobilité auxquelles nous répondons proviennent avant tout de requêtes de nos clients. Notre stratégie n est pas d aller en prospection pour vendre du mobile pur. Notre présence dans le fixe nous avons une base de 10 000 clients - nous permettra de leur vendre du mobile de la manière la plus accélérée possible. De fait, nous pourrions être amenés à nous lancer dans d autres formes de coopération avec les opérateurs mobiles. Le contexte règlementaire sur la fibre semble s être un peu clarifié ces dernières semaines. En percevez-vous les effets? La problématique s avère pertinente pour le B2C. Elle n a aucune influence sur le B2B. Les débats sur la zone 1, 2 ou 3, sur la technologie monofibre et multi-fibre ont peu d impact sur le B2B. Dans ce domaine, il s agit de FTTO, de fibre jusqu au local technique du client, et c est bien de la fibre point à point. Il n existe aucun débat particulier pour savoir si la fibre est mutualisable ou pas. Vous ne craignez aucune régulation sur le déploiement en entreprise? La régulation est un mécanisme qui assure une concurrence saine et animée. Si nous devions regretter une situation, ce serait peutêtre une concurrence insuffisante sur certains marchés comme les réseaux de données où, plus de 12 ans après l ouverture du marché des télécommunications d entreprise, les opérateurs alternatifs n ont conquis que des parts de marché peu significatives. Nous étions plusieurs dizaines d acteurs sur ce marché il y a quelques années. Aujourd hui nous sommes une poignée. Plusieurs enseignements peuvent être tirés. Pour exister sur ce marché, il faut être opérateur d infrastructure, ce qui est le cas de Completel. Deuxièmement, France Télécom reste un acteur redoutable. La régulation a encore un rôle à jouer sur le marché entreprise. 25 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010
JDT206-P26-PDVID-Aruba vuag caler fin:point de VUE IDEES 26/03/2010 11:58 Page 30 Point de vue les gens & les chiffres Réseaux sans fil Le Wi-Fi, un impératif économique au secours des budgets informatiques en période de restrictions budgétaires, les directions informatiques se doivent de faire plus avec moins. Les budgets restent stables, lorsqu ils ne sont tout simplement pas en repli, et les entreprises sont obligées de scruter leur réseau et de se demander s il n est pas surdimensionné, tant au niveau de l infrastructure que des coûts qu il génère. Face à ce constat, les entreprises s orientent davantage vers les réseaux sans fil 802.11n, en tant que principal levier d'économies sur les investissements et les charges d exploitation. La migration vers le sans-fil est désormais répandue : les réseaux sans-fil sont sécurisés, ils répondent aux collaborateurs qui demandent de la mobilité au sein des espaces de travail, et sont source d'économies importantes, même lorsqu ils sont déployés en complément d'un réseau sans-fil existant, à l occasion de projets de rationalisation notamment (ou Rightsizing). L'adoption généralisée des équipements WPA2/802.1x a balayé les carences des protocoles sans-fil de génération précédente. Il est désormais reconnu qu un réseau sans-fil déployé dans les règles de l art est plus sécurisé qu un réseau filaire qu il remplace. Gain de temps, économies d installation et de maintenance Les organisations qui ont déployé des réseaux sans-fil se rendent compte que les utilisateurs passent rapidement de leur connexion filaire au sans-fil. Les cycles de renouvellement de PC garantissent désormais que 30 % au moins des PC d entreprise sont compatibles avec le protocole 802.11n, un chiffre qui devrait progresser de 25 % par an. Les utilisateurs du sans-fil sont plus productifs avec cette technologie conviviale : Microsoft dispose d un des plus importants réseaux sans fil dans le monde, avec plus de 12 000 points d'accès installés, et les trois quarts de ses collaborateurs utilisent le réseau sans fil quotidiennement. Notons que 70 % de ces collaborateurs pensent que le sans-fil leur permet un gain de temps d'au moins cinq heures par semaine. Les infrastructures Wi-Fi sont plus économiques que les réseaux filaires traditionnels. Un point d accès 802.11n prend en charge de 20 à 30 utilisateurs et revient à environ 1500 euros une fois installé (coûts de câblage et de commutation compris), contre 25 000 euros de coût de câblage et de commutation pour un réseau filaire à charge équivalente. Signe des temps, la majorité des dirigeants d entreprises incitent désormais leurs directions informatiques à se pencher sur des accès sans-fil à l occasion de déménagement d entreprise par exemple. L expérience de cette multinationale du conseil constitue un cas d école : à l occasion du déménagement de ses 2 800 collaborateurs vers son nouveau bureau de 60 000 m², ce cabinet de conseil comptait déployer 50 commutateurs filaires et 260 cartes réseau à 48 ports. Cet investissement lourd a été finalement remplacé par un réseau sans fil pervasif de 260 points d'accès 802.11n, avec, à la clé, des économies de 1,7 millions «La quête de productivité et la poursuite des économies sont des priorités actuelles qui rendent le déploiement d'un réseau sans fil d autant plus prioritaire et pertinent pour toutes les entreprises, quelle que soit leur envergure». d'euros et un allégement prévisionnel des coûts d'exploitation annuels de 500 000 euros. L investissement plus modéré que propose un réseau sans-fil est un avantage majeur pour toute organisation qui déménage. Cependant, même les organisations dotées d une infrastructure filaire peuvent bénéficier d économies importantes en matière de coûts d exploitation. La fin des ports fantômes En effet, selon plusieurs estimations, les ports Ethernet non-utilisés représenteraient de 20 à 40 % de l ensemble des ports des commutateurs. Cette sousoptimisation est le résultat naturel d une surcapacité liée à la conception des commutateurs (une entreprise qui a besoin de 100 ports doit par exemple déployer 3 commutateurs à 48 ports), ou d utilisateurs qui n informent pas leurs équipes informatiques lorsque des ports Ethernet ne sont plus utilisés. Une université américaine a ainsi étudié le taux d'utilisation de son réseau filaire pour découvrir que 40 % des ports n'étaient pas utilisés. Sur la base de ces résultats, l université n a remplacé que 60 % d entre eux à l occasion de la mise à jour de ses commutateurs. Les économies réalisées ont été investies dans le déploiement d un réseau Wi-Fi pervasif constitué de plus de 2 000 points d accès 802.11n. Ces deux exemples soulignent des économies générées sur les coûts matériels et, avant tout, une réduction importante des charges de maintenance des commutateurs. Cette maintenance, souvent facturée à hauteur de 15 % du prix liste, constitue au final une dépense importante mais souvent négligée dans le cas des réseaux filaires. Les économies s effectuent également lors des opérations de déplacement ou d ajout d utilisateurs. La majorité des grandes entreprises estiment ces coûts à entre 1000 et 1500 euros par utilisateur déplacé sur un réseau filaire. Ces coûts proviennent généralement des prestataires, du câblage, et de la reconfiguration des ports et des VLAN. Ces charges, inexistantes avec les réseaux sans fil, sont autant d économies réalisées. Certaines organisations se contentent de déplacer leurs collaborateurs environ une fois par an. Cette fréquence est souvent plus élevée pour les entreprises en forte croissance. Les avantages du sans-fil sont désormais bien connus et matérialisés. Les utilisateurs sont séduits par cette technologie et la préfèrent souvent à un réseau filaire. Enfin, la quête de productivité et la poursuite des économies sont des priorités actuelles qui rendent le déploiement d'un réseau sans-fil d autant plus prioritaire et pertinent pour toutes les entreprises, quelle que soit leur envergure. L auteur Par Roger Hockaday Roger Hockaday Directeur du Marketing, Aruba Networks EMEA Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 26
JDT206-P27-PDVID Sybase OKAG:POINT de VUE IDEES 26/03/2010 11:54 Page 27 Usages mobiles Smartphones en entreprise : le défi utilisateur Amesure que les smartphones, PDA et autres netbooks se popularisent dans les entreprises, les utilisateurs détiennent plus que jamais la clé de la réussite des projets de mobilité. Tiré par des modes de travail de moins en moins sédentaires, la nécessité pour chacun de rester joignable en toute circonstance, et une certaine appétence des collaborateurs pour la technologie, le portage d applications professionnelles sur des terminaux grand public touche désormais tous les métiers, tous les secteurs et tous les niveaux de l organisation. Mais si par de piètres performances, une ergonomie médiocre ou un appareil démodé, la solution déçoit les attentes des uns ou renforce le scepticisme des autres, la confiance est alors très difficile à restaurer. Outre le risque de voir la solution délaissée ou mal employée, l entreprise court aussi le danger, plus fréquent qu on ne le croit, de voir certains collaborateurs trouver le moyen d utiliser leur appareil personnel, en dehors de toute règle de sécurité. Pour que le projet de mobilité apporte les bénéfices escomptés sans créer de nouvelles vulnérabilités, il importe donc d une part de satisfaire les utilisateurs et, d autre part, de prévenir toute mauvaise manipulation ; une double préoccupation à laquelle les outils de gestion de parc mobile permettent de répondre. Evitez les désillusions avec des appareils performants La satisfaction des utilisateurs commence avec le terminal. L appareil que l on met dans sa poche étant perçu comme un attribut individuel, une grande part de l appropriation d une solution mobile se joue au premier regard. Or la désillusion sera grande si l appareil fourni se révèle bien moins sophistiqué que celui que le collaborateur possède déjà à titre privé. Pour éviter cette déception, la pratique se répand de proposer un choix de terminaux : iphone, Blackberry, Symbian, Windows Mobile Le prérequis est bien entendu d être en mesure de gérer un parc hétérogène de plates-formes mobiles. Plus que la marque ou le modèle de l appareil, ce seront toutefois les performances de l application qui convaincront les collaborateurs. Les utilisateurs nomades sont très exigeants en termes de niveaux de service, et toute indisponibilité est très mal vécue. Pour des performances et une disponibilité maximales, les applications devront donc pouvoir composer avec les aléas du réseau : échanges de données minimisés (mises à jour et synchronisations différentielles), reprise au bit près en cas d interruption, préprogrammation d actions en mode déconnecté (certaines règles de sécurité notamment). Il faut ensuite pouvoir s assurer que les performances satisfaisantes d un pilote de quelques dizaines d appareils seront maintenues lors d un déploiement de grande ampleur. Enfin, il faut tenir compte de la spécificité de ces appareils, qui n ont pas toujours la robustesse qu exige une utilisation professionnelle. La gestion à distance de la configuration, qui peut notamment impliquer l interdiction de certains usages (téléchargement de vidéos ou de musique, par exemple), permet de conserver un terminal performant et à jour. Encadrer les usages pro-perso La capacité des appareils à combiner usage professionnel et personnel est en général très appréciée. C est un facteur important d acceptabilité de la solution mobile et de productivité. Toutefois, cette double destination doit être encadrée : l usage personnel ne doit pas se faire au détriment des exigences professionnelles. Toute la difficulté consiste donc à ne pas trop brider les utilisations privées tout en s assurant du respect d un standard minimum indispensable à la sécurité, à la performance et à la maintenance de l appareil. C est donc une véritable gouvernance du parc de terminaux qui s impose, avec des règles claires et connues de tous, si possible définies en amont du projet métier. Le meilleur moyen de s assurer que ces dispositions sont bien respectées est cependant de laisser un minimum d opérations à l utilisateur, qui peut être tenté de privilégier «sa»configuration à celle de l entreprise : la maintenance et le contrôle doivent se faire de façon silencieuse, soit «over the air», soit par des règles embarquées (l impossibilité de sélectionner manuellement son opérateur, par exemple). La sécurité demeurant un des aspects critiques du déploiement de terminaux, prévenir les mauvaises L auteur Jean Luc Leverge Directeur Commercial France de Sybase ianywhere manipulations est une précaution fondamentale. Plus généralement, il est indispensable de sécuriser l accès au réseau et les échanges de données, mais aussi d anticiper les inévitables vols ou pertes. L entreprise s expose en effet à des intrusions, à la propagation de «La sécurité demeurant un des aspects critiques du déploiement de terminaux, prévenir les mauvaises manipulations est une précaution fondamentale. Plus généralement, il est indispensable de sécuriser l accès au réseau et les échanges de données, mais aussi d anticiper les inévitables vols ou pertes». virus et/ou à une exploitation frauduleuse des données embarquées sur le smartphone. L arsenal de mesures de sécurité comprendra un système d authentification de l utilisateur, le chiffrement à la volée des communications et la protection automatisée de l appareil, avec blocage ou effacement total de la mémoire en cas d échecs répétés de connexion ou de déconnexion prolongée, par exemple. Au-delà des aspects fonctionnels, c est donc tout un ensemble de dispositions techniques et de gestion qui permettent de répondre à la fois aux attentes d utilisateurs exigeants et aux enjeux de sécurité de l entreprise. En bâtissant un tel cadre, la DSI contribue ainsi de façon décisive au succès des projets de mobilité tout en bénéficiant d une visibilité et d un contrôle accrus sur des appareils dont la prolifération rapide constitue un de ses prochains défis. Par Jean Luc Leverge 27 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010
JDT206-P28-PDVID-BP OKAG:POINT de VUE IDEES 26/03/2010 12:00 Page 28 Point de vue les gens & les chiffres Systèmes d exploitation mobiles Android, iphone, Symbian : la guerre des OS pour le marché des smartphones Jusqu à présent, le choix du logiciel pilotant le téléphone, ou Operating System (OS), n était pas réellement significatif : il traduisait la facilité de naviguer dans les menus du téléphone. On pouvait principalement choisir entre les systèmes de Nokia (Symbian) et de Samsung, de BlackBerry ou Windows Mobile de Microsoft. Aujourd hui, de nouveaux OS se sont développés. Sur la lancée de l iphone OS d Apple, ils s inscrivent dans une nouvelle modularité : tout le monde peut personnaliser son téléphone en chargeant des applications. En plus du système iphone, se sont ainsi développés Android pour Google, OVI pour Nokia et Bada pour Samsung. Pour le client, l OS permet d utiliser de nouvelles applications nettement plus complexes qu une simple navigation dans des menus. L ergonomie prend alors une toute autre importance. Ensuite, cet OS est associé à une bibliothèque de contenus gratuits ou payants, et donc, plus cette bibliothèque est fournie, plus l OS devient attrayant. Le marché des smartphones a fortement progressé (entre 2007 et 2009, + 70 % sur l Europe de l ouest). Positionné initialement comme une niche dans le haut de gamme, ce marché s est très fortement développé, porté par des succès commerciaux tels que l iphone d Apple et dans une moindre mesure l essor des Google Phones, HTC et autres Samsung haut de gamme. A travers l expansion des smartphones, c est l usage de la data mobile qui s est généralisé, porté par l internet mobile, l e-mail et les applications communicantes (Facebook, Google Maps, sites d information, ). La généralisation de ces smartphones est un enjeu majeur pour les opérateurs puisqu ils génèrent davantage d usage. Cependant, ces terminaux sont plus chers à l achat car plus évolués techniquement (écrans tactiles, puces GPS, ) avec des coûts de licences des OS élevés. Le partenariat Microsoft Meditek s inscrit également dans cette logique de développement, en ciblant les pays émergents. Il vise à fournir une solution de smartphone doté d un riche contenu multimédia, et à un rapport coût-performance très attractif. Sur ces marchés, le prix du téléphone est plus élevé qu en Europe tant en relatif (par rapport au niveau de vie) que dans l absolu (98 % de prépayé donc peu d impact de la subvention des terminaux). Or le prix d achat constitue un vrai frein à la vente des terminaux, comme le montre la faible pénétration des smartphones dans les pays développés à faible niveau de subvention. Un tarif plus compétitif est une manière de réduire cette barrière à l entrée et donc de permettre une ouverture plus grande du marché. Les enjeux associés sont du premier ordre : les smartphones permettent un développement de l accès à Internet, très en retard dans ces pays. Les contenus multimédia, le succès récents de la CAN et demain de la coupe du monde de football, illustrent un réel engouement pour le multimédia. Cet engouement peut être segmentant avec des smartphones (prix, question de l illéttrisme) mais le terminal téléphonique comme canal de diffusion multimédia peut prendre une vraie importance. Dans les zones rurales de ces pays émergents, le téléphone portable est plus répandu que la télévision, et dans des proportions considérables. En Afrique subsaharienne, la pénétration des télévisions en milieu rural est 5 fois inférieure à celle des portables (ratio de 1 à 2 dans les villes toujours à l avantage du portable) seule la radio est plus présente. Donc, plus encore que dans les pays développés, le smartphone peut devenir demain le terminal par excellence des contenus multimédias. «Dans les zones rurales de ces pays émergents, le téléphone portable est plus répandu que la télévision, et dans des proportions considérables. En Afrique subsaharienne, la pénétration des télévisions en milieu rural est 5 fois inférieure à celle des portables (ratio de 1 à 2 dans les villes toujours à l avantage du portable) seule la radio est plus présente». Google offre une solution intéressante : elle permet d associer une marque reconnue à un fabriquant qui ne l est pas Par ailleurs, cet OS est gratuit, ce qui réduit les coûts de licence. Ensuite, il est ouvert, donc n importe qui peut développer ses applications puis les partager, d où un catalogue d applications en progression rapide. Les dernières analyses de Gartner prédisent un bel avenir à Android avec une prévision pour 2012 à 14 % de part de marché contre 4 % aujourd hui. Nokia, reste premier, mais en perte de vitesse, et avec une position à moindre valeur, car davantage orienté vers l entrée de marché. Selon ces prévisions, Apple arrive troisième. Les téléphones avec des touches numérotées, tels que nous les connaissons, vivent sans doute leurs derniers jours. Sur ce point, les acteurs pour les pays industrialisés et pays émergents partagent les mêmes objectifs de généralisation des smartphones, même si leurs enjeux ne sont pas les mêmes. Il y a plus de 20 ans, la guerre des OS avait changé la face de la planète informatique l histoire se répète peut-être pour la téléphonie mobile. Par Jean-Michel Huet et Julien Dutreuil Le smartphone, terminal multimédia de référence dans les pays émergeants? Android en forte progression Et sur les marchés européens? A cause des mêmes limites de prix d achat, le smartphone, leader incontesté du haut de gamme, éprouve des difficultés à percer sur le milieu de marché. Cette situation pourrait évoluer avec les nouveaux fabricants chinois (Huawei, ZTE, ), bien implantés sur l entrée de gamme, qui proposent des terminaux à des prix très compétitifs. Cependant, le manque de reconnaissance de ces marques représente un réel frein pour percer ce milieu de marché. L OS Android, de Jean-Michel Huet Senior Manager chez BearingPoint Julien Dutreuil Manager chez BearingPoint Les auteurs Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 28
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JDT206-P30-P38-Dossier OKAG:Mise en page 1 26/03/2010 12:06 Page 30 Dossier cloud & virtualisation Par HERVÉ Hervé REYNAUD Reynaud Le secteur des TIC est entré dans une nouvelle phase avec la généralisation progressive des solutions de cloud computing, qui marque une nouvelle étape dans la convergence des télécoms et de l IT. Une étape décisive au regard des offres, de plus en plus similaires, des acteurs de ces deux grandes industries. Cette émergence du cloud computing est basée sur les technologies de virtualisation des serveurs (et aussi, de plus en plus, des postes de travail). Explications. Une étude de Forrester, menée mon, analyste senior de l institut d études. auprès de 2200 décideurs informatiques de grandes entre- la part du lion en matière de virtualisation, Créée en 1998, Vmware se taille aujourd hui prises et de PME des notamment pour les demandes de consolidation, c est-à-dire pour mettre plusieurs principaux pays européens et nord-américains, montre que la virtualisation des serveurs x86 est désormais adoptée par la entreprises, le bénéfice est tout simplement applicaitons sur un seul serveur. «Pour les majorité des entreprises. En France, plus de d optimiser le parc matériel pour un périmètre applicatif donné», explique Lionel la moitié des grandes entreprises, soit 52 % du total, ont déjà franchi le pas. «La virtualisation demeure une priorité claire pour les ger EMEA, «par exemple, une chaîne SAP Cavallière, senior product marketing mana- DSI, guidés par la volonté d améliorer la complète, qui peut nécessiter dans certains maîtrise des infrastructures IT, les coûts, la cas jusqu à 40 serveurs, peut tenir sur continuité d activité et, dans une moindre quelques serveurs grâce à la virtualisation». mesure, par un intérêt croissant pour l efficience énergétique», commente Tim Har- atteindre un rapport de 1 à 10. En effet, le taux de consolidaiton peut Technique- Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 30
JDT206-P30-P38-Dossier OKAG:Mise en page 1 26/03/2010 12:06 Page 31 Virtualisation et cloud computing une tendance de fond ment, la virtualisation repose sur l installation d un logiciel appelé hyperviseur qui permet d opérer plusieurs OS. Grâce à lui, il devient possible de transporter des machines virtuelles, c est-à-dire des applications couplées à un OS, d un serveur à un autre. Par conséquent, la virtualisation permet de désolidariser les serveurs des applications. Pour les entreprises, le gain financier se fait donc sur les serveurs, mais aussi sur les coûts opérationnels. VMware est aujourd hui reconnu comme un fournisseur fiable d hyperviseurs. «Toutes les entreprises du CAC 40 utilisent nos solutions», indique Lionel Cavallière. Après la virtualisation des serveurs, la virtualisation des postes de travail, qui repose sur la même technologie, est appelée à un fort développement. «2010 sera l année de la virtualisation du desktop avant d être celle du cloud computing», annonce même Lionel Cavallière. La virtualisation oui, mais à ROI court Et il est vrai que le bénéfice de la virtualisation des postes de travail ne sera pas moins important que celui des serveurs, au contraire. Au niveau des coûts d administration, mais aussi directement sur l économie d achat de matériels puisque des clients légers vont remplacer les clients lourds (Wyse, HP, Chip PC, Mcomptuing, ou encore Axel sont actuellement les principaux fournisseurs de clients légers). Aujourd hui, il «Nous constatons que les sociétés qui connaissent la virtualisation au sens large, manifestent un intérêt grandissant au fil des mois sur la partie postes de travail, les DSI en comprennent les avantages et les projets sont désormais prévus à six mois ou à un an». Wilfried Albersdorfer, co-fondateur de Neocoretech «Toutes les entreprises du CAC 40 utilisent nos solutions. 2010 sera l année de la virtualisation du desktop avant d être celle du cloud computing». Lionel Cavallière, senior product marketing manager EMEA de WM Ware est déjà possible de mettre jusqu à 200 PC sur un seul serveur. «Nous constatons que les sociétés qui connaissent la virtualisation au sens large, manifestent un intérêt grandissant au fil des mois sur la partie postes de travail», explique Wilfried Albersdorfer, co-fondateur de Neocoretech, une société spécialisée sur ce segment de créneau, «les DSI en comprennent les avantages et les projets sont désormais prévus à six mois ou à un an». Concrètement, les PC virtuels peuvent être installés sur différents OS et être attribués aux utilisateurs à la demande. Ainsi, par exemple, un DSI peut décider d attribuer à une équipe de collaborateurs des configurations munies de Windows et de Microsoft Office le matin, et de modifier complètement ces configurations pour l après-midi, en fonction de leurs besoins. «Il est possible de changer d OS, de changer d applications, de mettre plus de mémoire ou encore des cartes réseaux supplémentaires», explique Wilfried Albersdorfer, «en fait, tout est possible!». Mais pour que les DSI soient réceptifs à ce discours, il faut aussi que le ROI soit court, inférieur à un an, voire à 6 mois. «En effet, il faut absolument que le coût d un PC virtuel se rapproche de celui d un PC classique», poursuit Wilfried Albersdorfer, «ensuite, les économies réalisées sur les années qui suivent constitueront un bénéfice direct». De plus, une telle gestion des postes de travail est également intéressante d un point de vue environnemental, et permet de sauvegarder les données en toutes circonstances. Systancia, un autre acteur important sur la virtualisation des desktops, propose une solution baptisée AppliDis. «Nous avons beaucoup de demandes sur la virtualisation de postes de travail», explique Christophe Corne, président du directoire, «nous pouvons d ailleurs appliquer à ce concept le nom de Desktop as a Service». Les équipementiers sur la brèche du cloud De leur côté, les équipementiers télécoms comptent bien profiter aussi des technologies de virtualisation pour optimiser leurs solutions. Ainsi Mitel, avec son offre Multi Instance Communication Director permet au- 31 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010
JDT206-P30-P38-Dossier OKAG:Mise en page 1 26/03/2010 12:07 Page 32 Dossier cloud & virtualisation jourd hui de gérer jusqu à 100 000 postes téléphoniques sur un même serveur grâce à une couche de virtualisation propriétaire. «Le marché se dirige incontestablement vers la virtualisation et nous voulons être dans le bon wagon», explique Luc Hallion, business support manager pour «Mettre un serveur dans le data center d un prestataire qui lui-même rend le service à des utilisateurs est une solution très flexible, qui permet par exemple d ajouter une centaine d utilisateurs simplement en déployant des licences». Pierre-Alexandre Furhman, directeur général délégué chez Aastra France ««Le cloud computing va se développer dans les années qui viennent en matière d applications de communication». Pierre-Antoine Thiébaut, directeur du marketing et du business développement pour le marché entreprises chez Alcatel Lucent l Europe, «récemment, nous avons d ailleurs travaillé avec VMware sur l environnement virtualisé de nos solutions au niveau du système d information». Ainsi, l intégration des applications de communication dans le SI se poursuit, mais dans un mode virtualisé. Alcatel-Lucent s est lui aussi engagé dans la voie de la virtualisation afin de réduire le nombre de serveurs nécessaires à ses solutions dans les data centers. «Car le cloud computing va se développer dans les années qui viennent en matière d applications de communication», justifie Pierre-Antoine Thiébaut, directeur du marketing et du business développement pour le marché entreprises. En effet, après le relatif échec des solutions de centrex, le marché s oriente à nouveau vers des solutions hébergées, dans une autre dynamique, et sous une autre étiquette : celle du cloud computing. Alcatel- Lucent travaille aujourd hui avec les opérateurs et les prestataires de services à la mise en place d offres mutualisées destinées à permettre aux utilisateurs de disposer des services qu ils souhaitent pour un prix par utilisateur «Nous avons beaucoup de demandes sur la virtualisation de postes de travail, nous pouvons d ailleurs appliquer à ce concept le nom de Desktop as a Service». Christophe Corne, président du directoire de Systancia et par mois. Dans cette perspective, l équipementier étudie la possibilité d intégrer ses briques applicatives dans des serveurs en lame HP et IBM, en mettant à profit les technologies de virtualisation. «Cela permettra par exemple à un opérateur ou un prestataire de service d avoir toutes les applications d un client du mid-market sur une seule lame», poursuit Pierre-Antoine Thiébaut. Toutefois, les entreprises pourraient recourir aux services cloud avec parcimonie, en complément des services dont elles disposent en interne. Dans ce contexte, la technologie IMS devrait permettre aux opérateurs de proposer «Le marché se dirige incontestablement vers la virtualisation et nous voulons être dans le bon wagon. Récemment, nous avons d ailleurs travaillé avec VMware sur l environnement virtualisé de nos solutions au niveau du système d information». Luc Hallion, business support manager pour l Europe chez Mitel des services qui pourront cohabiter avec les CPE (Customer Premises Equipment) des entreprises. «Mais pour cela, il faudra proposer aux entreprises de petits CPE, c est-à-dire des petits routeurs autrement appelés gateways multiservices, permettant d aller chercher dans le réseau des fonctionnalités supplémentaires», explique Pierre-Antoine Thiébaut. C est dans cette perspective qu Alcatel-Lucent a racheté la société NetDevices il y un an demi. Aastra s engouffre lui aussi dans cette logique d intégration de ses solutions dans des data centers. «Le fait de mettre un serveur dans le data center d un prestataire qui lui-même rend le service à des utilisateurs est une solution très flexible, qui permet par exemple d ajouter une centaine d utilisateurs simplement en déployant des licences», explique Pierre-Alexandre Furhman, directeur général délégué, «aujourd hui, nous voyons beaucoup de projets de grands comptes qui sont argumentés en ces termes». A suivre. Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 32
JDT206-P30-P38-Dossier OKAG:Mise en page 1 26/03/2010 12:07 Page 34 Dossier cloud & virtualisation Le cloud computing : avantages à tous les étages! Aujourd hui, toutes les couches logicielles (ou presque) peuvent être proposées de manière mutualisée, ce qui permet à tous les acteurs de réaliser des économies d échelle et d élargir leur champ d activité. Cela est particulièrement vrai pour les opérateurs télécoms. Tour d horizon. Le cloud computing constitue vraiment la grande tendance de l industrie de l IT», explique Philippe Bournhonesque, responsable de la stratégie software d IBM France, «dans les 10 ans qui viennent, une grande partie des SI sera passée en mode cloud». Ainsi, de plus en plus souvent, la quasi-totalité des applications mises à disposition d utilisateurs (de la base de données à l archivage, en passant par les applications métier et les «Notre objectif est de porter l ensemble de nos applications en ligne, et sous abonnement». services de communication), sera stockée directement dans des data centers privés (dédiés à une entreprise) ou publics (mutualisés). «C est incontestablement un signe de la maturité de notre industrie», ajoute Philippe Bournhonesque. Dans ce contexte, les acteurs IT proposent plusieurs types de prestations à leurs clients. IBM fournit des composants matériels et logiciels permettant de construire des clouds privés, notamment pour des acteurs télécoms, mais Gwénaël Fourré, responsable de l offre de communications unifiées chez Microsoft aussi des applications en cloud public, stockées dans ses propres data centers, pour tout type d utilisateurs. «Nous proposons en particulier des services de stockage, d archivage, mais aussi des desktops», explique Philippe Bournhonesque. La société s est aussi lancée dans le cloud de solutions de collaboration en rachetant la société Outblaze, ce qui lui a permis de sortir une offre baptisée Lotus Live qui comprend de la messagerie, de l audioconférence et de la vidéoconférence. «Nous avons des clients dans les télécoms en Europe qui ont plusieurs millions de licences de Lotus Live qu ils utilisent en marque blanche», indique Philippe Bournhonesque, «et nous irons de plus en plus vers des business services». En effet, IBM a aussi créé une communauté destinée à travailler dans le domaine du BPM (Business Process Management). Enfin, Big Blue souhaite aussi développer son activité de Business Analytics, c'est-à-dire d analyse des données en cloud public ou privés, dans lesquels les opérateurs télécoms pourraient mettre leurs tickets de taxation par exemple ; ces informations sur les communications de leurs clients qui servent à l établissement des factures. D une manière générale, pour les acteurs de l IT, les opérateurs télécoms constiutent tout simplement de grands clients, avec des applications qui leur sont propres et qu ils peuvent exploiter en mode cloud. Des nouveaux services à profusion Aujourd hui, le cloud computing se divise en trois grandes parties : l IaaS (Infrastructure as a Service), qui consiste à offrir des machines virtuelles, sous différents OS, permettant d installer différentes applications ; le PaaS (Platform as a Service), qui met à disposition des plates-formes d applications, pour du conferencing par exemple ; et le SaaS (Software as a Service), une approche qui donne accès à des logiciels en ligne, comme le CRM de Salesforce par exemple. Les opérateurs peuvent avoir besoin de ces trois couches de cloud computing, et aussi proposer ces différents niveaux de service à leurs propres clients. «Nous avons différents accords dans le monde avec des opérateurs télécoms», poursuit Philippe Bournhonesque, «en Chine par exemple avec China Mobile, pour des services de messagerie et de collaboration en clouds privés». Globalement, les opérateurs asiatiques représentent aujourd hui une source de clientèle importante pour IBM, qui travaille notamment avec Bharti, un opérateur indien en très forte croissance. De son côté, HP a annoncé en début d année le lancement de nouvelles offres de cloud destinées aux entreprises et aux fournisseurs de services télécoms. Parmi Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 34
JDT206-P30-P38-Dossier OKAG:Mise en page 1 26/03/2010 12:07 Page 35 celles-ci, on trouve notamment HP Communications as a Service, qui est une offre de services en mode cloud incluant quatre services de communication et pouvant accueillir d autres services à la demande. En fait, les offres de cloud affluent en ce début d année. Claranet vient de lancer sa nouvelle offre d Iaas. Baptisée ClaraCloud, elle intègre notamment la mise en place de ressources virtuelles sur-mesure en environnement VMware et la mise à disposition de ressources de stockage SAN ou NAS sur baies EMC. «Ce que veulent nos clients, c est implémenter une nouvelle infrastructure haute disponibilité en quelques jours pour une période de courte durée», explique Nicolas Renaud, directeur commercial. Salesforce.com vient lui d annoncer Spring '10, la nouvelle version de son offre phare en matière de cloud qui assure notamment l automatisation des services commerciaux de «Nous avons des clients dans les télécoms en Europe qui ont plusieurs millions de licences de Lotus Live qu ils utilisent en marque blanche, et nous irons de plus en plus vers des business services». Philippe Bournhonesque, responsable de la stratégie software d IBM France grands sites tels qu Amazon ou ebay. De son côté, CA (Computer Associates) vient de racheter la société 3Tera qui cible les acteurs télécoms. En effet, les solutions 3Tera permettent aux fournisseurs de services applicatifs de provisionner, déployer et étendre leurs environnements de cloud privés et publics et de proposer des couches applicatives à la demande. «En fait, notre métier consiste à transformer nos clients en véritable service providers», estime Jean-Pierre Ullmo, directeur des solutions BSN, «et les opérateurs télécoms doivent aujourd hui fournir à leurs clients un service qui va au-delà de la fourniture de connectivité. Ils n ont pas d autre choix que de proposer des services IT à des clients auxquels ils fournissent déjà les services réseaux». Ainsi, vis-à-vis des opérateurs, CA se positionne aujourd hui comme un acteur leur permettant de fournir toujours plus de services à leurs clients, et ainsi de poursuivre leur remontée dans la chaîne de valeur. L éditeur propose d une part d automatiser la fourniture de couches logicielles permettant à un client d aller sur un portail de services pour utiliser des services, et «Nous voulons concevoir un endroit unique où nos clients pourront venir consommer des services cloud, qu il soient opérés par Orange ou par des tiers. Nous nous sommes aperçus qu un des principaux freins à l adoption du cloud computing par les entreprises, outre la sécurité, résidait dans la diversité des acteurs à contacter pour obtenir l éventail des applications souhaitées». Alex Rigaldo, directeur du programme cloud chez Orange d autre part de faciliter le déploiement d applications d entreprises sur le cloud, avec le savoir-faire de 3Tera. «Il s agit d une architecture en grille qui permet d exécuter des applications et de pouvoir les scaler à l infini», explique Jean-Pierre Ullmo, «concrètement, nous mettons à disposition des opérateurs, dans leurs locaux, des infrastructures qui leur permettront de gérer les applications de leurs clients». Microsoft : une offre complète d infras et de services cloud Microsoft est lui aussi entré complètement dans une stratégie de cloud computing. «Notre objectif est de porter l ensemble de 35 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010
JDT206-P30-P38-Dossier OKAG:Mise en page 1 26/03/2010 12:07 Page 36 Dossier cloud & virtualisation HERVÉ REYNAUD nos applications en ligne, et sous abonnement», explique Gwénaël Fourré, responsable de l offre de communications unifiées. Ainsi, l éditeur a lancé le 1 er février dernier son offre d IaaS, baptisée Windows Azure. Cette plate-forme d hébergement offre des machines virtuelles de différentes tailles, des API permettant d automatiser le déploiement, l administration et la montée en charge des applications, et la solution Windows Azure Drive destinée à faciliter la migration d applications existantes. Une offre de PaaS est également disponible, mais c est surtout sur son offre de SaaS, nommée Microsoft Online Services, que l éditeur a communiqué. Cette offre comprend des versions online d Exchange, d OCS, de Sharepoint et de Live Meeting. «Nous complèterons avec CRM Online d ici la fin de l année», précise Gwénaël Fourré. Pour l heure, Microsoft annonce un plus de 200 clients pour cette offre de Saas lancée fin avril 2009. «C est un assez bon début car la courbe des ventes s accélère avec un rythme de 15 nouveaux clients par semaine», explique Gwénaël Fourré, «nous aimerons arriver à 20 clients par semaine rapidement». Pour commercialiser cette offre, Microsoft utilise son site internet, mais compte aussi sur ses partenaires, dont font partie des SSII, des intégrateurs et des opérateurs. Dans ce cadre, l éditeur américain a notamment passé un accord avec Orange Business Services. L opérateur s appuie par conséquent sur cette offre dans sa stratégie cloud, mais ce n est qu une petite partie de ce qu il entend bâtir. Les opérateurs, bien placés pour être «guichet unique» du cloud «Nous voulons concevoir un endroit unique où nos clients pourront venir consommer des services cloud, qu il soient opérés par Orange ou par des tiers», explique Alex Rigaldo, directeur du programme cloud de l opérateur. En fait, Orange entend mettre à profit la position centrale qu occupent les opérateurs dans la chaîne de valeur pour s imposer dans le cloud computing. «Nous Le cloud computing peut être envisagé dans une approche interne ou privée (dans laquelle l entreprise maîtrise l infrastructure, les applications et la gestion des ressources additionnelles) ou dans une approche externe, où la gestion des infrastructures et des applications se fait en externe. nous sommes aperçus qu un des principaux freins à l adoption du cloud computing par les entreprises, outre la sécurité, résidait dans la diversité des acteurs à contacter pour obtenir l éventail des applications souhaitées», explique Alex Rigaldo, «nous voulons par conséquent nous positionner comme un intermédiaire de confiance cloud». Ce positionnement est voué à permettre aux utilisateurs de n avoir qu un seul lieu où acheter des applications, avec une seule facture et un seul support. En somme, c est le fameux guichet unique qui est réhabilité! Aujourd hui, OBS opère lui-même (dans ses propres data centers) une partie des services qu il propose et en confie une autre partie à des prestataires. «C est notamment le cas pour les applications métier, pour lesquelles nous installons un point de présence IP VPN, afin que les données ne sortent pas du réseau sécurisé», indique Alex Rigaldo, «d ailleurs, nous pouvons aussi ajouter de l encryptage, des classes de services et des niveaux de performance applicative». Et l opérateur peut également ajouter de la valeur avec des API permettant de créer des liens avec des services qui sont un peu plus dans son cœur de métier, comme par exemple associer l application CRM d un tiers avec son propre click to call (ou click to SMS). Le passage au cloud public renforce les besoins d optimisation Nous voyons beaucoup de choses sur le cloud actuellement, mais très peu sur la performance des clouds», explique Christian Lorentz, directeur marketing produits chez Riverbed, «notamment dans le cas de transferts d applications de clouds privés vers des clouds publics». En effet, cette opération induit souvent un besoin d optimisation et d accélération du WAN. Aussi, Riverbed a annoncé fin 2009 qu il allait adapter ses produits aux environnements de clouds publics. «C est important car il y aura avec les clouds publics des temps de latence plus importants qu avant», explique Christian Lorentz. Cette offre sera lancée dans le courant de l année 2010. Aujourd hui, OBS a identifié sept domaines d intervention pour lui en matière de cloud computing : le réseau (l opérateur a une offre en cours de développement, VPN Gallery, qui permettra d intégrer la composante cloud dans la façon dont il vend ses offres réseaux, notamment en matière de dimensionnement), l IaaS et PaaS (offre de flexible computing, avec des développements en cours autour du stockage à la demande), la sécurité (avec notamment deux «Notre métier consiste à transformer nos clients en véritable service providers, et les opérateurs télécoms doivent aujourd hui fournir à leurs clients un service qui va au-delà de la fourniture de connectivité. Ils n ont pas d autre choix que de proposer des services IT à des clients auxquels ils fournissent déjà les services réseaux». Jean-Pierre Ullmo, directeur des solutions BSN chez CA (Computer Associates) Christian Lorentz, directeur marketing produits chez Riverbed services, Messaging Protection Suite en partenariat avec Microsoft et Web Protection Suite avec Cisco), la collaboration (avec notamment Microsoft Online Services, mais aussi de la téléphonie en centrex, et un objectif d arriver à terme à de l UCaaS Unified Communications as a Service), les autres services applicatifs temps réel (avec l idée d une application store, pour le fleet management et le MtoM notamment), les services verticaux et le conseil. «Le cloud est un nouveau modèle de distribution qui peut s appliquer à beaucoup de services», estime Alex Rigaldo, «c est la meilleure façon d entrer dans le marché de l IT». Des déploiements faciles sans frontières De son côté, BT propose déjà de l IaaS sur SAN (Storage Area Network), mutualisé en France. «Nous allons beaucoup communiquer en 2010 sur notre offre globale de cloud IaaS», indique François Guiraud, directeur produits et services, «nous avons bâti une road-map pour les pays européens Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 36
JDT206-P30-P38-Dossier OKAG:Mise en page 1 26/03/2010 12:07 Page 37 «Pour nous, [le cloud] est un changement aussi important que l arrivée du MPLS sur le marché télécom des entreprises, nous passerons d un environnement plutôt dédié à des environnements mutualisés». François Guiraud, directeur produits et services chez BT avec des environnements serveurs, stockage, réseaux et sécurité sur lesquels les clients pourront aller chercher à la demande de la puissance de calcul». Cette offre, Baptisée VDC (Virtual Data Center) L interface de gestion de BT montre ici comment accéder à la gestion de son data center virtuel. sera lancée à terme dans le monde entier. Elle fonctionne déjà en Grande-Bretagne, en Italie et sera commercialisée en France au mois de mai. «Pour nous, c est un changement aussi important que l arrivée du MPLS sur le marché télécom des entreprises», poursuit François Guiraud, «nous passerons d un environnement plutôt dédié à des environnements mutualisés». NTT Communications, filiale du groupe NTT, veut lui aussi proposer des services IaaS en 2010. «Dans les entreprises, il va y avoir plusieurs clouds, en fonction des besoins, de la criticité des applications et des budgets», explique Stéphane Estevez, responsable marketing produits, «il y aura simultanément des clouds privés et des clouds publics». NTT Communications propose par conséquent une offre de cloud privé baptisée GVS (Global Virtualisation Service) qu il est aujourd hui capable déployer sur trois continents avec un seul contact, un seul contrat, un seul engagement de service, un seul support et un seul portail d accès. «Nous travaillons sur le cloud public pour le troisième trimestre 2010», indique Stéphane Estevez. Par ailleurs, l opérateur propose aussi Hybrid Cloud, une solution mixte se voulant sécurisée et flexible, avec des ressources techniques (serveurs, stockage) mutualisées et un pool de ressources dédiées aux clients. VeePee, qui a adhéré à Eurocloud, va également lancer une offre de cloud privé, en mai. «Nous sommes dans la continuité de notre activité, nos clients nous demandent de l infrastructure cloud avec notamment des notions de sauvegarde et de sécurité», explique Eric Rousseau, PDG, «nous allons par conséquent faire évoluer notre infrastructure par tranches». Verizon, avec ses deux plates-formes basées aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, est lui aussi en train de passer d une infrastructure classique a du cloud. «Et cela nécessite un peu d accompagnement de nos clients», explique Bernard Benaya, IT Solutions Consultant Global Services, «soit nous manageons pour nos clients, soit ils le font eux-mêmes, au travers d un portail sécurisé, en provisionnant des serveurs physiques et virtuels». D opérateurs télécoms à plateforme d échanges Cette évolution du marché télécoms vers des environnements mutualisés pousse d ailleurs certains acteurs à modifier leur positionnement pour accompagner pleinement le mouvement. C est notamment le cas de Colt. «Désormais, Colt est une plate-forme d échange d informations pour les entreprises, ce n est plus seulement un opérateur, ni seulement un hébergeur», explique Béatrice Rollet, directrice marketing de Colt Managed Services. Colt a lancé plusieurs offres depuis juillet dernier, notamment Colt Managed MOCS, en partenariat avec Microsoft, Colt Cloud Infrastructure Services, et Managed Grid. Cette dynamique forte autour des solutions de cloud renforce aussi le besoin en matière de liens télécoms fiables pour les hébergeurs. «Il nous faut encore plus de télécoms, c est-àdire des débits conséquents sur les liens concernés et des garanties importantes», explique Gilles Pecqueron, responsable «Dans les entreprises, il va y avoir plusieurs clouds, en fonction des besoins, de la criticité des applications et des budgets, il y aura simultanément des clouds privés et des clouds publics». Stéphane Estevez, responsable marketing produits chez NTT Communications marketing chez Telehouse, «que ce soit sur de la fibre ou sur de l Ethernet». En effet, les fournisseurs de services en mode cloud doivent incontournablement pouvoir garantir la fiabilité de leurs solutions à leurs clients, au travers de SLA (Service Level Agreement) de haut niveau. «Et pour cela, nous dépendons incontestablement du réseau, ce qui donne une place importante aux télécoms», poursuit Gilles Pecqueron. Pour offrir le meilleur service à ses clients, Telehouse dispose de partenariats privilégiés avec certains opérateurs et préfère aujourd hui opérer lui-même le réseau assurant le lien entre ses data centers. Enfin, les équipementiers télécoms trouvent avec le cloud un terrain d expression très adapté à leur activité. «Le modèle du cloud computing est l aboutissement d une «Nous sommes dans la continuité de notre activité, nos clients nous demanden de l infrastructure cloud avec notamment des notions de sauvegarde et de sécurité, nous allons par conséquent faire évoluer notre infrastructure par tranches». Eric Rousseau, p-dg de VeePee 37 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010
JDT206-P30-P38-Dossier OKAG:Mise en page 1 26/03/2010 12:07 Page 38 Dossier cloud & virtualisation HERVÉ REYNAUD «Désormais, Colt est une plate-forme d échange d informations pour les entreprises, ce n est plus seulement un opérateur, ni seulement un hébergeur». Le gestionnaire dispose d une vision globale de ses seveurs virtuels et de leur état. Béatrice Rollet, directrice marketing de Colt Managed Services «[pour développer le cloud] Il nous faut encore plus de télécoms, c est-à-dire des débits conséquents sur les liens concernés et des garanties importantes, que ce soit sur de la fibre ou sur de l Ethernet». Gilles Pecqueron, responsable marketing chez Telehouse vision que Cisco a eu du réseau et de son évolution depuis longtemps», explique non sans satisfaction Bruno Dutriaux, business developper, «c est aujourd hui possible car le réseau est présent partout, il est normalisé et interopérable». Cisco, depuis deux ans, sort régulièrement des switches et des systèmes de serveurs pour data centers, destinés à faciliter la virtualisation de data centers. L équipementier promeut également la technologie OTV (Overlay Transport Virtualization) pour les liens entre les data centers, et investit énormément en R&D sur le sujet. «Le modèle du cloud computing est l aboutissement d une vision que Cisco a eu du réseau et de son évolution depuis longtemps, c est aujourd hui possible car le réseau est présent partout, il est normalisé et interopérable». Bruno Dutriaux, business developper chez Cisco Solutions Data Center Management & Cloud Computing : un nouveau salon dédié Cette manifestation se déroulera les 5 et 6 mai prochain, au CNIT-La Défense à Paris. «C est une conférence-expo sponsorisée qui regroupera une soixante d acteurs du cloud, mais aussi de la virtualisation, du stockage, du green IT, et des autres principaux sujets du secteur IT», explique Xavier Fiquemo, organisateur du salon, «ce sera un lieu d échange avec un contenu de qualité». Il y aura une vingtaine de sessions au cours de cet événement pour lequel 3000 visiteurs sont attendus. Orange Business Services, HP, Intel, Verizon, Telehouse, Altitude Telecom, Extreme Networks, ou encore Interdata figurent parmi les principaux exposants. Xavier Fiquemo, organisateur du salon Solutions Data Center Management & Cloud Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 38
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JDT206-P40-Nominations OKAG:JDT193 26/03/2010 17:06 Page 40 Nominations les gens & les chiffres BT France Après le départ d Olivier Huart chez TDF, BT France revient sous la responsabilité d Olivier Campenon. Déjà en charge des opérations de l opérateur britannique en Scandinavie, Europe centrale et de l Est, au Moyen-Orient et en Afrique, Olivier Campenon devra permettre au groupe de renforcer la position de BT France sur le marché des services informatiques et télécoms. Entré chez BT en 2003, en qualité de président de BT France, Olivier Campenon a évolué vers l international deux ans à peine après son arrivée. Avant d être recruté par BT, l homme a occupé les fauteuils de directeur général chez Siris, puis de président chez T-System France, filiale de l opérateur allemand Deutsche Telekom. Avaya Olivier Dijan vient d être promu directeur commercial d Avaya France. A cette fonction, il sera placé sous la responsabilité d Alexis Delb, président d Avaya France. M.Dijan prendra en charge le positionnement de l entreprise vis-à-vis de ses anciens et nouveaux clients. Il devra également assurer la poursuite du développement de la société sur le marché des grands comptes et des filiales de grands groupes. Pour remplir ses objectifs, Avaya France a logiquement fait appel à un homme d expérience. Fin connaisseur du marché des télécommunications, M. Dijan a occupé différentes fonctions chez Nortel Networks France. Dès 2001, M. Dijan enchaîne les postes à responsabilité. Directeur du secteur public, il change de fonction pour devenir directeur des comptes stratégiques deux ans plus tard, puis directeur commercial pour la France. Auparavant, l homme avait fait ses premières armes au sein du groupe Europ Computer System. NextiraOne NextiraOne Europe a un nouveau patron : David Winn. A la tête du groupe, le nouveau p-dg aura pour mission d orienter la stratégie du groupe au niveau européen. Il remplace à cette fonction Rafi Kouyoumdjian. Ce dernier reste actionnaire du groupe. Avec ce changement au sommet de la hiérarchie, NextiraOne espère fournir au groupe les moyens de s imposer comme un leader des services de communication à l échelle européenne. En jetant son dévolu sur M. Winn, NextiraOne s offre les services d un homme au parcours professionnel et universitaires remarquables. Après un passage chez Boston Consulting Group aux Etats-Unis et à Munich, M. Winn occupe des postes à responsabilité au sein d American Express France et IBM Europe. L acquisition de la société Tenovis, où il occupe le siège de p-dg lui vaut, par la suite d être nommé viceprésident d Avaya Europe. Titulaire de diplômes obtenus aux prestigieuses universités de Yale et Harvard, M. Winn s avère également polyglotte. Il parle couramment anglais, français, allemand et Italien. Alcatel-Lucent A partir du 1 er mai, Pierre Barnabé endossera les vêtements de directeur des ressources humaines et de la transformation au sein d Alcatel-Lucent. A cette fonction, il remplacera Claire Pedini. M. Barnabé répondra directement à Ben Verwaayen, p-dg de l équipementier franco-américain. Dans ses bagages, M. Barnabé apporte une solide expérience de l industrie et des connaissances en matière management d unité d affaires au niveau régional. En tant que responsable des effectifs, il devra notamment maintenir les efforts de transformations entrepris par le groupe. Il devra en outre faire en sorte de rendre Alcatel-Lucent plus réactive, plus proche de ses clients et encore plus innovante. Il sera également en charge du développement de tous les domaines fonctionnels des ressources humaines d Alcatel-Lucent. Avant d être nommé à la tête du service des ressources humaines, Pierre Barnabé a notamment occupé, depuis janvier 2009, le siège de président du conseil d administration et de p-dg d Alcatel-Lucent France. Il a rejoint Alcatel-Lucent en 1998. M. Barnabé est diplômé de l Ecole Centrale et de l Ecole Supérieure de Commerce de Rouen. SFR Le nouveau secrétaire général de SFR est issu des arcanes de l Etat. Philippe Logak, 41 ans, ancien maître des requêtes au Conseil d Etat rejoint les équipes de l opérateur. Titulaire d un poste nouvellement créé, M. Logak sera placé sous la responsabilité de Franck Esser, le p-dg de SFR. En qualité de secrétaire général, M.Logak se trouvera à la tête des activités règlementaires et juridiques du groupe. Ces deux branches resteront respectivement dirigées par Arnaud Lucaussy et Franck Rohard. En choisissant Philippe Logak, SFR s est adjoint les services d un homme bien au fait des rouages de l Etat. Ingénieur à l armement de la délégation générale pour l armement du ministère de la Défense, maître des requêtes au Conseil d Etat, puis sous-directeur à la direction des Affaires juridiques du ministère de l Economie, Philippe Logak, diplômé de Polytechnique et de l Ecole des Mines, affiche un parcours en bonne partie effectué dans la haute fonctin publique. Brocade Eric Delvaulx, le nouveau responsable Channel France de Brocade, sera en charge de développer un solide réseau pour optimiser et faciliter la distribution de solution IP à sur l ensemble du territoire. A travers cette nomination, Brocade entend étendre son réseau de distribution en EMEA de manière à mieux répondre aux besoins de ses partenaires. Avant d intégrer les équipes de Brocade, M. Delvaulx occupait le poste de responsable commercial au sein de la division IBM Data Center Networking. Il a également été directeur de l entité Global Systems Integrator chez Juniper Networks et directeur du réseau de distribution de Nortel pour la France, un fauteuil qu il a occupé pendant près d une dizaine d années. Eutelsat Yohan Leroy, 32 ans, vient de se voir attribuer le poste de directeur de la stratégie d Eutelsat. Titulaire d un diplôme d ingénieur obtenu à l Ecole Polytechnique, M. Leroy était depuis trois ans conseiller technique au cabinet du Premier ministre à Matignon. Auparavant, entre 2003 et 2007, M. Leroy était responsable de la division développement industriel de la direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (DRIRE) de l'île-de-france. Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 40
Projet1:Mise en page 1 25/03/2010 12:32 Page 1
JDT206-P42-MEO-ExperienceOKAG:POINT de VUE IDEES 26/03/2010 12:10 Page 42 Expérience Mise en oeuvre Télétravail Le e-cabinet d avocats est né Après une quinzaine d années d exercice «traditionnel» de son métier d avocat, Jean-Philippe Touati a décidé de dématérialiser son cabinet grâce, notamment, à la visio-conférence ; une démarche génératrice d économies, de temps et d argent pour l avocat comme pour ses clients. jean-philippe Touati est avocat. Plus précisément, c est un e-avocat, comme il se définit lui-même. Poussant sa profession de foi jusqu au bout, il propose à ses clients de les rencontrer sur une plate-forme virtuelle, accessible via une URL (http://www.e-touati.com). Pour peu que ses clients soient eux aussi équipés d un PC et d une webcam, ils pourront faire l entretien en visio-conférence et partager des documents sécurisés en ligne. Pour ce faire, les clients de l homme de loi doivent, lors du premier contact, télécharger une petite application sur leur PC. Ensuite, ils pourront accéder à la salle de réunion virtuelle en saisissant tout simplement un code PIN. Ce fonctionnement, plutôt atypique dans une profession assez traditionnelle, Jean-Philippe Touati l a mis en Vidyo, une offre de rupture place depuis le mois de juin dernier, après avoir exercé sa profession de manière classique pendant une quinzaine d années. Ses motivations pour changer si radicalement sa manière de travailler sont de plusieurs ordres. «Je voulais mieux gérer mon temps, tout en étant plus réactif et plus présent auprès de mes clients», explique-t-il. A ces motivations s ajoute celle de ne plus faire supporter à ses clients des frais de structure qui n étaient pas indispensables. Jean-Philippe Touati, en consultation visio Trouver les outils idoines La décision prise, il fallait encore trouver les outils idoines. «Avant de trouver, j ai cherché une solution de visio conférence simple, qui offre une image d excellente qualité - permettant de communiquer en plein écran - et un son de très bonne qualité, explique Jean- Philippe Touati. Pour moi le but était d oublier la technologie. Mais j ai eu du mal à trouver». Entre l image de bonne qualité, mais en format vignette des uns, ou les problèmes de compatibilité entre PC et Mac des autres, son choix a fini par se porter sur l offre Vidyo ; une offre de téléprésence personnelle (cf encadré) ouverte, interopérable, et déployable à moindre frais, sans aucun équipement coûteux. «Cela fonctionne avec Présent en France depuis un an, Vidyo arrive sur le marché de la téléprésence personnelle et de salle - avec une offre de rupture. La société, créée il y a 4 ans par Opher Shapiro, (ex Radvision) utilise en effet le standard H264 SVC (scalable video coding) qui permet à la fois un excellent rendu de l image et du son - même sur les tranches basses du haut débit et rattrape les éventuelles pertes de paquets (qui produisent la pixélisation de l image) de manière quasiment transparente pour l utilisateur. Le tout, en passant par Internet. «Faire de la visio de salle à salle et en multipoint, cela coûte cher, explique Bruno Delamarre (ex Tandberg, ex Microsoft), directeur de la filiale France & Benelux. Dans l offre Vidyo, nous parlons d infrastructures légères, sur des réseaux non managés. Nous parlons aussi de serveurs Linux et de licences au lieu de cartes». Résultat : la société arrive à proposer, pour de la téléprésence personnelle sur PC, des offres de service sous forme de licence annuelle renouvelable très abordables (voir ci-dessus), avec un investissement matériel minime. Vidyo vient par ailleurs de sortir sa première offre de téléprésence de salle pour double écran, le VidyoRoom HD-220, basé sur la technologie Intel Core i7 supportant des flux HD (1080 p) à 30 images/s). Elle est proposée à 6500 euros (hors écran). Après le poste de travail et la salle, l entreprise devrait porter ses offres sur les smartphones. Vidyo développe plusieurs modes de distribution de ses solutions : le mode «centrex», l intégration, et l achat-vente. mon PC, une webcam de bonne qualité à moins de 100 euros et un abonnement chez Vidyo à 60 euros par mois». Un coût auquel s ajoute celui de la connexion Internet, déjà activée pour tous les usages courants du cabinet. Bien sûr, le premier rendez-vous avec les nouveaux clients se fait la plupart du temps de Les données du problème visu. «Pour cela, je dispose des infrastructures d un centre d affaires dans lequel je peux réserver des salles de réunion», ajoute-t-il. Ensuite, il explique à ses clients sa manière de travailler à distance. Côté clients, l acceptation est rapide. «A chaque fois que j ai utilisé la visio-conférence, j ai demandé à mes clients ce qu ils en pensaient. Ils ont trouvé ça formidable, bluffant, et ont apprécié le gain de temps et les frais en moins, du fait qu ils n ont pas eu à se rendre à mon cabinet. Et nous avons pu nous parler très simplement comme si on était les uns face aux autres, en étant chacun chez soi». Par ailleurs, les documents utilisés pendant les réunions (ou destinés à une production en justice) sont numérisés, horodatés et sauvegardés à distante via une société extérieure qui sécurise les archives ainsi constituées. Une nouvelle manière d exercer «Je pense que la profession d avocat est amenée à évoluer et à revoir une certaine manière de fonctionner, opine Jean-Philippe Touati. Certains avocats ont déjà entamé un processus de numérisation des documents. Mais ce qui est proposé reste assez embryonnaire. Cette démarche de réflexion globale n est pas facile à avoir, puisque chacun est très impliqué dans ses dossiers.» L étape suivante pour notre e-avocat, c est d aller plus loin dans le concept de travail en réseau. «Je suis en train de bâtir un réseau international, conclut-t-il, pour travailler avec des confrères spécialisés dans tous les domaines du droit, et accompagner mes clients à l international. Ma démarche est assez neuve, mais je pense que beaucoup de confères sont prêts à franchir le pas». Pour les clients, l équation présente aussi son intérêt, puisque les économies générées permettent une certaine modération de la facture. Pour Jean-Philippe Touati, le tarif de consultation oscille entre 180 et 360 euros de l heure selon la complexité du sujet. Et la facture, elle, est bien réelle. Par Ariel Gomez Objectif : optimiser de la gestion du temps, améliorer la proximité avec les clients. Moyens : un PC, une webcam de bonne qualité (moins de 100 euros), un abonnement chez Vidyo à 60 euros par mois. Résultats : réduction du temps et des moyens affectés aux déplacements, baisse des factures clients. Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 42
Projet1:Mise en page 1 10/10/2008 12:04 Page 1
JDT206-P44-Nvx Prods MOBILES OKAG:JDT193 26/03/2010 12:12 Page 44 Les mobiles nouveaux produits Samsung Player Star 2 Une star de plus Samsung poursuit la déclinaison de sa ligne Player Star avec un nouveau modèle : le Samsung Player Star 2. Ce nouveau terminal intègre la nouvelle interface tactile Touch Wiz, optimisée pour fournir aux utilisateurs une prise en main plus simple et plus intuitive. Son écran de 3 pouces de diagonale offre une surface assez large pour profiter des fonctionnalités multimédia du combiné, qu il s agisse de plates-formes communautaires ou de la lecture de vidéo. Le Samsung Player Star 2 permet notamment de lire les contenus vidéo sous formats WMV et MPEG4. Acer betouch E110 Encore plus personnel Le betouch E110 est l un des nombreux terminaux qui composent la gamme de combinés sous Android qu Acer entend faire déferler sur les consommateurs. Sur ce mobile, le taïwanais a intégré ses services maison, comme sur le Liquid. Urfooz, par exemple, est un service qui permet de se créer un avatar virtuel, tandis que Spinlets se présente comme un service de musique en streaming gratuit. Des services auxquels s ajoute la très large palette d applications disponibles sur l Android Market. Autre particularité, son écran d accueil, divisé en 5 pages, offre de nombreuses possibilités de personnalisation. Très connecté, le betouch E110, compatible 3G, embarque également un module a-gps. Dimensions/Poids : 103, 5 x 54 x 13, 4 mm/105 g Compatibilité Réseaux : GSM, GPRS, EDGE, HSDPA, HSUPA Connectique : Bluetooth 2.0, USB 2.0 Mémoire : 256 Mo, extensible via carte microsd Ecran : tactile, 2,8 pouces, 256 000 couleurs, résolution 240 x 320 pixels OS : Android 1.5 Autonomie (veille/communication/batterie) : NC Autres caractéristiques : appareil photo 3,15 Mpixels, radio, a-gps, lecteur audio (MP3, WAV, WMA, eaac+) et vidéo (MP4, WMV, H.264, H.263) 159 249 Dimensions/Poids : 108,5 x 54 x 12,4 mm/ 92 g Compatibilité Réseaux : GSM, HSDPA, WiFi 802.11b/g Connectique : Bluetooth 2.1, USB 2.0 Mémoire : 220 Mo, extensible à 16 Go Ecran : tactile, 3 pouces, 262 000 couleurs, résolution 240 x 400 Autonomie (données constructeur) : 5 h (communication), 450 h (veille) Autres caractéristiques : appareil photo 3,2 Mpixels, baladeur audio (MP3, AMR, AAC, AAC+, e-aac+, WMA) et vidéo (3GP, MPEG4, WMV), radio, a-gps, lecture fichiers Word, Excel, Powerpoint et PDF, accéléromètre NC Alcatel Mobile phones OT-808 Rupture classieuse Avec le OT-808, Alcatel tente une expérience intéressante : proposer un terminal au design éloigné des canons actuels, mais axé malgré sur l e-mail, le SMS et les réseaux sociaux. Equipé d un clavier complet, le combiné fait par sa forme penser à un poudrier. Une forme qui le destine de fait plus à un public féminin que masculin. Le combiné embarque en outre de bonnes fonctionnalités multimédia (baladeur audio-vidéo, radio). Sa mémoire, un peu juste en interne, peut être portée à 8 Go. Dimensions/Poids : 70,6 x 70,6 x 20,7 mm/ 113 g Compatibilité Réseaux : GSM, GPRS, EDGE Connectique : Bluetooth 2.0, miniusb 2.0 Mémoire : 80 Mo Ecran : 2,4 pouces, 64 000 couleurs, résolution 320 x 240 Autonomie (données constructeur) : 9 h (communication), 450 h (en veille) Autres caractéristiques : clavier complet QWERTY, appareil photo 2 Mpixels, radio, lecteur audio (MP3, WMA, eaac+) et vidéo (MP4, H.263, H.264) Nokia C5 Spécial réseaux sociaux Impossible, pour un fabricant de mobiles, d ignorer l usage des réseaux sociaux en mobilité. Le nouveau terminal de Nokia, le C5, place ce dernier à la portée de toutes les bourses. Commercialisé à un prix très abordable, le combiné, compatible 3G permet à l utilisateur de consulter son compte Facebook d une part et il offre également un accès à Ovi Store, le kiosque de contenus du fabricant. Sa mémoire embarquée relativement faible, peut être augmentée jusqu à 16 Go via le port microsd. Honeywell Dolphin 6500 Solidement votre Destiné à la vente de détail et aux applications logistiques, le Dolphin 6500 permet aux utilisateurs professionnels de bénéficier d un solide outil de communication. Capable de résister à plusieurs centaines de chutes d une hauteur de 1 mètre, aux projections d eau et à la poussière, cet ordinateur mobile s avère très efficace pour scanner les codes barres. Compatible WiFi, le Dolphin 6500 possède une autonomie de 10 h. Sa mémoire, extensible, peut être portée jusqu à 4 Go. En outre, le terminal fonctionne sous Windows CE, la version spéciale de l OS dédiée au matériel embarqué. NC 179 Dimensions/Poids : 12,3 x 46 x 112 mm/ 89,3 g Compatibilité Réseaux : GSM, EDGE, HSDPA, HSUPA Connectique : Bluetooth 2.0, microusb Mémoire : 50 Mo, extensible à 16 Go via un port microsd Ecran : 2,2 pouces QVGA, 16,7 millions de couleurs, résolution 320 x 240 Autonomie (données constructeur) : environ 5 h (communication), 670 h (veille) Autres caractéristiques : appareil photo 3,2 Mpixels, a-gps, caméra vidéo secondaire, radio, baladeur audio (MP3, WAV, eaac+, WMA) et vidéo (MP4, H.264, H.263), lecteur document Word, Excel et Powerpoint, accès à Ovi Store Dimensions/Poids : 200 mm x 83 mm x 42 mm/380 g Compatibilité Réseaux : WiFi 802.11b/g Connectique : Bluetooth Mémoire : Microsoft Windows CE 5.0 OS : Microsoft Windows CE 5.0 Ecran : tactile, couleur, 3,5 pouces Autonomie (veille/communication/batterie) : supérieure à 10 h (communication) Autres caractéristiques : lecture de codes barres linéaires et 2D, capture les images et les signatures électroniques, imperméable à la poussière, résiste aux chutes, clavier 28 touches numériques et 52 touches alphanumériques Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 44
JDT206-P45-Nx Prods PEM Samsung OKAG:PRISE en MAIN 26/03/2010 12:15 Page 51 Samsung Blue Earth Prise en main Nouveaux produits Ecologique et joli? C est possible Le Samsung Blue Earth, centré autour de fonctions «écologiques» s avère, en somme, un terminal tout à fait équilibré, doté d un écran tactile correct et d un appareil photo très réactif. Sa batterie solaire Son mode «écologique» Le tactile L absence de flash Samsung a cédé au travers du format mini USB propriétaire pour l alimentation. La même prise sert pour le casque, mais son cordon permet d adapter les casques à prise jack 3,5 mm. Mode économique. Facilement paramétrable, ce mode offre aux utilisateurs soucieux des problématiques écologiques un moyen simple et efficace d évaluer leur empreinte carbone à son échelle. La batterie n alourdit pas le téléphone. Particulièrement bien intégrée, elle ne jure pas non plus avec l ensemble. Si l ensoleillement est très fort, il n est même pas nécessaire d orienter la batterie vers le soleil. Prédire que Samsung se serait cassé le nez en proposant un téléphone mobile réussi qui plus est - doté d un panneau solaire n aurait pas été un grand risque. Sachant que jusqu ici, les fabricants n avaient que peu mis en avant ce type de terminaux, Samsung a pris un risque. Toutefois, le mobile proposé s avère à la hauteur et ce, pour plusieurs raisons. La principale fonctionnalité du Blue Earth est sa capacité à pouvoir être rechargé grâce au panneau solaire fixé sur son capot arrière. Sous le soleil, derrière une fenêtre par très beau temps ou encore sous une puissante ampoule électrique, le terminal se recharge. Sur l écran, la batterie, habituellement symbolisée par une pile, change alors de couleur et laisse place à une pile rouge ainsi qu à un petit soleil. Le capteur solaire s avère en outre particulièrement performant. En cas de journée particulièrement ensoleillée, pas besoin de retourner le téléphone vers le soleil : le chargement de la batterie s active tout seul. Le dispositif complète parfaitement ce terminal entièrement tourné vers le «green». Les utilisateurs peuvent notamment enregistrer un profil de consommation et mesurer leur «empreinte carbone». Il suffit par la suite d enregistrer l amplitude de ses pas, son poids, sa taille et la consommation de son véhicule pour laisser le logiciel calculer. Résultat : l utilisateur obtient le volume de CO² émis, le nombre de calories consommées durant sa marche et le nombre d arbres sauvés. Toutes ses fonctions ne font néanmoins pas oublier que le Blue Earth est, d une manière plus générale un terminal plutôt bien réussi. Le terminal assez réactif, possède un large écran plutôt lumineux. Malgré une sensibilité parfois limite l écran manque de répondant pendant la saisie des messages-, la fonction tactile du terminal, s avère dans l ensemble correcte. Samsung a porté un soin particulier sur l interface. Composé de trois écrans, comme sur iphone ou sous Android, l interface chère à Samsung, reconnaissable grâce à son système de widgets latéral à légèrement été retouchée. Qu il s agisse de YouTube, Google ou Facebook, le temps de latence pour lancer une application est particulièrement court. Cette vélocité se retrouve également au niveau de l appareil photo de 5 Mpixels. Son déclenchement rapide permet de réaliser des captures presque sur le vif et d assez bonne qualité. Les prises de vue, un peu dénuées de grain, s avèrent lumineuses et suffisamment détaillées pour faire du Blue Earth un bon appareil photo d appoint. Une foule d options est également proposée : effets, résolution, et, entre autres, un mode noir et blanc constitue une partie de la panoplie. La capture de vidéo se révèle assez fluide, mais les images très pixélisées. Le fabricant a d autre part pensé à doter son combiné d une bonne connectivité. La 3G et le WiFI permettent de naviguer aisément sur la Toile. A noter que le terminal embarque, en outre une fonction peu banale. En cas de sonnerie, il suffit de retourner la face avant du Blue Earth contre une table pour faire cesser sonnerie et vibrations. Thomas Pagbe LA CONCURRENCE Sony Ericsson Hazel 220 LG Pop GD510 199 329 Dimensions/poids : 108 x 53, 6 x 14, 2 mm/119 g Compatibilité réseaux : GSM, GPRS, EDGE, HSDPA, WiFi 802.11b/g Connectique : Bluetooth 2.1, microusb 2.0 Ecran : tactile, 3 pouces, 16 millions de couleurs, résolution 240 x 400 pixels Mémoire : Bluetooth 2.1, microusb 2.0 Autonomie (veille/com)/batterie : environ 70 h Autres caractéristiques : appareil photo 3 Mpixels, radio, lecteur audio (MP3, WMA, eaac) et vidéo (H.263, H.264, MP4, WMV), podomètre, panneau solaire de recharge 45 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010
JDT206-P46-Nvx Produit Télé OKAG:JDT 26/03/2010 12:19 Page 46 Téléphonie nouveaux produits Gigaset Euroset 5040 Sixième sens Avec l Euroset 5040, Gigaset introduit sur son téléphone fixe une fonctionnalité qui pourrait faire florès : un capteur de chaleur et de mouvements. L utilisateur peut décrocher le téléphone en s approchant du poste et sans le toucher. Le capteur réagit à la différence de température et aux mouvements autour du poste fixe. Autre élément, le bouton de réponse automatique permet au poste de basculer directement mode mains libres et d entamer une conversation en bougeant. L Euroset 5040, adapté aux utilisateurs souffrant d un handicap auditif, est également compatible avec les aides auditives. 54,95 Doro 915c Syntiro Au décibel près Le 915c Syntiro de Doro est destiné aux personnes souffrant d une baisse de l audition, sans pour autant renoncer à offrir tout le confort et la sécurité des combinés «standard». Il est ainsi possible de régler le volume sonore en de l écoute comme de l émission (de 88 à 123 décibels). En outre, un flash lumineux stroboscopique permet d avertir l utilisateur lors d un appel entrant. Denier détail : le Syntiro (qui signifie «aide» en grec) dispose d une prise pour vibreur. 99,90 Dimensions de l écran : 24 x 65 Répertoire : 30 numéros Touches de mémoire directe : 8 numéros Autres caractéristiques : réglage du volume, 9 sonneries réglables au choix (jusqu à 91dB), flash lumineux pour signaler les appels, mains libres, réglage de l horloge sur le réseau, présentation du numéro Dimensions/poids : 232 x 201 x 70 mm/726 g Ecran : 82 x 21 mm, inclinable jusqu à 60 Autres caractéristiques : 6 touches nominatives avec illumination en cas d appels manqués, écran rétro éclairé, synchronisation de l heure par le réseau, compatibilité aides auditives, capteur de présence, mains libres Avaya IP Office 6.0 Un outil de C.U plus complet pour les PME Avaya a doté sa solution de communication unifié, Avaya IP Office, d une série de nouvelles fonctionnalités. Avaya one-x Portal, qui permettait aux utilisateurs de piloter leurs communications depuis leur bureau, de chez eux ou en mobilité, embarque désormais un module de messagerie instantanée. Le nombre d utilisateurs géré a par la même occasion doublé pour passer de 500 à 1000. En outre, les fonctions de conférence audio peuvent désormais supporter jusqu à 64 personnes en simultané. Avec cette solution, plutôt destinée aux PME de moins de 20 employés, Avaya entend fournir aux entreprises de taille modeste des outils de communications unifiées poussés. 2495 pour 5 utilisateurs (tarifs variables selon les besoins) Tablette tactile Polycom Telefunken DECT PEPS 24,90 Le tactile s invite dans la téléprésence La tablette Polycom Touch Control, équipée d un panneau tactile de 7 pouces, offre aux utilisateurs un accès à différentes fonctions telles que les appels ou le partage des contenus. L américain a développé une interface simplifiée dans le but de rendre moins complexe la recherche de contacts et, notamment, le partage de documents. La tablette facilite ainsi le recours à la vidéo dans le cadre de sessions collaboratives. Les appels vidéo sont plus aisés à lancer, selon Polycom. De même, si un utilisateur souhaite rejoindre une session, un seul clic suffit. Le partage de documents peut quant à lui être effectué via l écran ou par simple clé USB, via les ports intégrés à la tablette. Effet rétro Le DECT PEPS, dernier sans-fil de Telefunken, s inspire librement des fauteuils ronds des années 60 pour proposer aux utilisateurs un appareil bien au goût du jour. Doté d une autonomie de 100 h en veille, et de 10 h en communication, le PEPS dispose d une portée de 50 m en intérieur et de 300 m en extérieur. Ce terminal intègre également un mode eco chargé de réduire la puissance d émission radio en fonction de la distance entre la base et le combiné. A noter que le fabricant a également inclus une fonction mains-libres. Un modèle avec répondeur est également disponible. Dimensions (combiné) : 20 x 158 x 51 mm/nc Répertoire : 50 noms et numéros Autonomie (données constructeur) : 10 h (communication), 100 (en veille) Portée : 50 m (en intérieur), 300 m (en extérieur) Autres caractéristiques : rétro-éclairage, mode ECO, mode secret, fonction mains libres Dimensions : 7,25 x 5,5 x 1,75 pouces/nc Ecran : tactile, 7 pouces Interface : 1 port RJ 45 Alimentation : Power over Ethernet (PoE) Autres caractéristiques : ports USB, support de la tablette amovible NC Système requis : IP Office 500 system Compatibilité : tout téléphone IP Autres caractéristiques : 6 appels simultanés, messagerie instantanée, 1000 utilisateurs maximum Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 46
JDT206-P47-Nx Prods PEM Moto Milestone CORRIGER:PRISE en MAIN 26/03/2010 12:21 Page 47 Motorola Milestone Prise en main Du pur Android sous la carapace de métal Nouveaux produits Le Milestone marque la poursuite de la stratégie Android poursuivie par Motorola. Sur ce terminal, le fabricant a choisi de faire place nette pour l OS en choisissant de ne pas intégrer Motoblur, son interface maison. Son clavier Son appareil photo Poids Son allure un peu austère Ouverture du terminal un peu «dure». Le glissement, trop marqué, donne l impression qu il faut faire un effort pour ouvrir le téléphone. La prise casque standard est une heureuse idée. Le terminal, livré avec une carte mémoire de 8 Go joue pleinement son rôle de baladeur numérique. Le clavier, large, est très agréable à utiliser. Il peut aisément être manipulé des deux mains sans chevauchements des doigts. Même pour les utilisateurs aux grandes mains. Motorola renaît. Donné pour mort il y a encore quelques mois, le fabricant américain de terminaux mobiles a lancé à quelques mois d écart deux terminaux, le Dext et le Milestone. Avec ce dernier terminal, Motorola confirme son retour sur le devant de la scène. Le constructeur américain prolonge sa stratégie Android sur le Milestone. Totalement Android, le terminal n embarque pas Motoblur, un logiciel qui permet aux utilisateurs de centraliser leurs différents comptes de réseaux sociaux (Facebook, Twitter, MySpace, etc) grâce à l usage d un mot de passe et d un identifiant unique. Motorola a néanmoins intégré une application maison ; le logiciel Phone Portal qui donne accès aux données (SMS, contacts e-mails, appels, photos et vidéos) sur Milestone. La configuration ne présente aucune difficulté. Il suffit d activer la connexion WiFi sur le combiné et d entrer l adresse IP fournie dans un navigateur. Les photos et les vidéos peuvent par exemple être téléchargées à distance et/ou effacées depuis le PC. Le mobile, richement doté côté réseau, possède toutefois d autres ressources. Pourvu d un processeur cadencé à 600 MHz, le terminal, véloce, tire facilement partie de ses capacités. Le lancement des applications et des sécessions Web s effectue très rapidement. Multitâche, le Milestone peut notamment gérer plusieurs applications en même temps. Ecouter de la musique au cours d une session de navigation ne pose ainsi aucun problème à ce terminal pourvu d un accéléromètre très sensible et de différentes fonctionnalités multimédia. A la musique et au lecteur vidéo, s ajoute la fonction photo. Assez efficace, l appareil photo 5 Mpixels permet de réaliser rapidement des prises de vue. Le capteur se révèle toutefois bien plus performant en mode vidéo. Très fluides, sans saccades, les vidéos capturées restent nets, même si les sujets et les objets sont en mouvement. En matière de performance, ni l écran tactile multi-point, ni le clavier ne sont en reste. L écran tactile, large, est très réactif. Qu il s agisse d icônes, de chiffres ou de lettres, le clavier virtuel est très réactif. La composition de messages ou de courriel ne pose ainsi aucune difficulté. Le clavier quant à lui, très large, offre une très appréciable surface de frappe. Toutes ces fonctions sont toutefois enfermées dans un terminal à l allure un peu austère. Orné d une carapace noire unie, le Milestone ne doit sa seule touche de fantaisie qu à une mince ligne de cuivre, placée sur le capot arrière. Ses lignes, droites et franches tranchent singulièrement avec les arrondies du Dext. A ces quelques bémols s ajoute le poids du combiné. Un poids bien trop sensible pour pouvoir oublier le Milestone dans sa poche de chemise. A l heure ou les différents fabricants s orientent vers des produits toujours plus légers, ce choix peut sembler singulier, voire aventureux. Thomas Pagbe LA CONCURRENCE Samsung Omnia Pro II 499 HTC Pro II 599 499 Dimensions/poids : 60 x 115, 8 x 13, 7 mm/169 g Compatibilité réseaux : GSM, GPRS, EDGE, HSUPA, HSDPA, WiFi 802.11b/g Connectique : Bluetooth 2.1, microusb 2.1 Ecran : tactile, multi-point, 3,7 pouces, 16 millions de couleurs, résolution 480 x 854 pixels OS : Android 2.0 Mémoire : 133 Mo, extensible à 35 Go via lecteur de carte microsd Autonomie moyenne constatée : 50 heures Autres caractéristiques : appareil photo 5 Mpixels, autofocus, flash LED, geo-tagging, lecteur audio (MP3, eaac+, WAV, WMA9, AAC) et vidéo (MP4, H.263, H.264, WMV9), lecture de documents, services Google (Maps, gmail, calendar, talk, YouTube), a-gps, accéléromètre 47 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010
JDT206-P48-Nvx Prods RESEAU OKAG:JDT193 26/03/2010 12:23 Page 48 Réseaux nouveaux produits D-Link DES 1210-48 ports Simple et efficace La nouvelle gamme de routeurs développés par D-Link vise à fournir aux professionnels des équipements capables de mieux gérer la bande passante ; les applications disponibles depuis le cloud et les Saas étant de plus en plus nombreuses. D où les fonctions intégrées sur le D-Link DES 1210 48 ports. Qos et fonctionnalités de gestion des priorités offrent notamment aux administrateurs des outils de contrôle supplémentaires pour assurer les qualités des services utilisés. Malgré leurs diverses fonctionnalités, D-Link assure avoir développé des équipements très simples à déployer et aisés à utiliser. Draytech Vigor2130n Pilotage à distance Le Vigor2130n est un nouveau routeur gigabit prêt à affronter le futur. Compatible IPv6, cet équipement évite ainsi aux acheteurs de remplacer leur matériel une fois généralisé ce nouveau protocole du Web. Très sécurisé, le Vigor2130n comprend des fonctionnalités de pare-feu et un cryptage WEP. Le Vigor2130n offre en outre la possibilité de connecter des points d accès à distance. Pour les administrateurs, l interface est également accessible en passant par internet. A noter cet équipement peut gérer deux tunnels VPN. 232 Interface : 4 ports 10/100/1000 base-tx, 1 port WAN 10/10/1000 base-t, 4 ports Gigabit Connectique : 2 connecteurs RJ-45, 2 ports USB Autres caractéristiques : compatibilité IPv6, clé WEP 64/128, jusqu à 2 tunnels VPN, fonctionnalités pare-feu, QoS, interface utilisateur accessible via le Web, indentification WPA Interface : 44 ports Ethernet Gbit 10/100/1000 Mbit/s, 4 liaisons montantes combo Gigabit 10/100/1000Base-T/SFP Autres caractéristiques : Qos, contrôle de la bande passante, gestion des priorités 700 Sitecom dual band routeur WL-328 Deux bandes pour un bon débit L utilisation croissante des services de streaming vidéo, de jeux en ligne et de la voix sur IP pousse les fabricants à proposer des routeurs adaptés à ces usages. Le dual band routeur de WL-328 de Sitecom exploite les bandes de fréquences 2,4 et 5 GHz de manière à assurer un flux de données constant et de qualité. Compatible WiFi 802.11n, ce routeur peut atteindre un débit théorique de deux fois 300 Mbit/s. Un débit idéal pour les fans de jeux vidéo en ligne comme pour les utilisateurs professionnels soucieux de conserver un débit élevé pour les applications métiers critiques. NC Interface : 4 Ports LAN 10/100 Mbit,1 port WAN 10/100 Mbit/s Compatibilité réseau : WiFi 802.11a/b/g/n Débit : supérieur à 300 Mbit/s Autres caractéristiques : opère sur les bandes 2,4 et 5 GHz, cryptage WEP 64 et 128 bits, WPA, WPA 2, quatre antennes internes, fonctionnalités de protection contre le déni de service, filtres pour faciliter le contrôle parental CPL haute sécurité Netgear continue à opposer une sévère concurrence à Devolo, le leader du CPL. L un des derniers modèles proposés par Netgear embarque une foule de fonctionnalités. La sécurité des flux est notamment assurée par un bouton de cryptage automatique. Un témoin lumineux LED assure la bonne la qualité de la bande passante. Le XAVB5501 est en outre équipé d un filtre antiparasites évitant notamment à l utilisateur de mobiliser une prise pour l usage exclusif du CPL. Ce boitier est capable de couvrir une surface légèrement supérieure à 500 m². Il sortira à la rentrée. NC Dimensions/poids : 138 x 65 x 40 mm/250 g Réseau : 1 port Ethernet 1000 Mbit/s Débit : supérieur à 500 Mbit/s Autres caractéristiques : couverture proche de 500 m², filtre antiparasites, témoins lumineux LED affichant la performance du réseau, fonction QoS, fonction de cryptage automatique push & secure Fluke Networks testeur WiFi AirCheck Pour les petits «bobos» du réseau Le spécialiste du test réseau propose WiFi Aircheck, un outil simple développé pour mesurer la bonne santé des réseaux sans-fil d une infrastructure. Compatible WiFi 802.11a/b/g et n, le WiFi AirCheck permet de déceler les problèmes de couverture et de dévoiler les points d accès indésirables. Très léger et doté d une autonomie relativement importante (5 heures), cet équipement dispose en outre d un port USB. Les sessions de test peuvent ainsi être enregistrées et téléchargées sur un PC. 1995 Ecran : LCD, 2,8 pouces, résolution 320 x 240 pixels Dimension/poids : 89 x 198 x 48 mm/400 g Connectique : 1 port USB Réseau : WiFi 802.11a/b/g/n Autonomie (données constructeur) : 5,5 h Autres caractéristiques : 3 heures nécessaires pour la recharge Netgear Kit Powerline AV+ 500 (XAVB5501) Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010 48
JDT206-P49-Nx Prods PEM SE Vivaz OK AG:PRISE en MAIN 01/04/2010 12:13 Page 49 Sony Ericsson Vivaz Prise en main Nouveaux produits Sony Ericsson filme en HD Sony Ericsson n est jamais aussi bon que lorsqu il lance des mobiles spécialisés. Quoique très polyvalent, le Vivaz s avère particulièrement doué pour l image vidéo, qu il capture en Haute Définition. Autre atout : son prix. Qualité de l image vidéo et photo Rapport encombrement / taille d écran Pas de cache de protection pour l optique Particularité du Vivaz : l accès aux fonctions photo et vidéo se fait par deux boutons séparés se trouvant côte à côte sur la tranche. Un moyen d accéder plus rapidement au mode de prise de vue souhaité. Contrairement au Satio, premier mobile équipé d un capteur 12 Mpix lancé par Sony Ericsson, le Vivaz intègre de façon tout à fait discrète sa fonction-phare, la vidéo HD. Seul le sigle la rend visible. A regretter : pas de cache pour protéger l optique. Saluons la présence de la prise jack 3,5 mm, qui permet de brancher sur le Vivaz n importe quel casque de qualité du marché, une bonne nouvelle en particulier pour les mélomanes. Après le Satio, premier téléphone mobile doté d un capteur 12 Mpix mis sur le marché, voici que Sony Ericsson, s investit dans la la vidéo HD avec le Vivaz. Et alors que le Satio montrait bien la corrélation forme/fonction, avec un dos bombé et proéminent pour loger l objectif, le Vivaz s avère en ce sens remarquablement discret : plutôt petit et fin, ce mobile tactile se glisse sans problème dans une poche de chemise. Particularité du Vivaz : l accès aux fonctions photo et vidéo se fait par deux boutons séparés se trouvant côte à côte sur la tranche. Un bon point pour activer la fonction que l on souhaite sans perdre de temps. Sur la vidéo, le Vivaz s avère très performant. La capture d image se fait en 720 p à 30 images/s, ce qui permet des vidéos d une grande finisse et d une grande fluidité, même dans des conditions de faible éclairage. Regrettons, à ce propos, l absence de torche et de flash pour les situations de très faible éclairage ; une lacune dont on souffrira aussi dans la fonction photo, malgré la grande finisse du capteur 8,1 mégapixels et le piqué des images qui en résulte. La qualité des images vidéo supporte facilement l affichage en plein écran sur son PC, voire sur la télé grand écran ; un média auquel on accédera en WiFi grâce à la fonction DLNA, pour peu qu on soit équipé d un écran Sony compatible. Notons au passage que cette fonction DLNA permet également de prendre le contrôle à distance de sa console PS3 (ou tout autre périphérique compatible) et d en consulter, voire de streamer, tous les contenus multimédia disponibles. Outre le WiFi, le Vivaz est richement doté côté connectique cellulaire haut débit (HSDPA, HSUPA). On y trouve aussi le Bluetooth 2.0 et une prise mini- USB, au format hélas propriétaire. Saluons en revanche l arrivée de la prise jack 3,5 mm, ainsi qu une carte mémoire microsd en remplacement des memory stick propriétaires de la marque. L écran, un 3,2 pouces tactile affichant 16 millions de couleurs, lumineux et fluide, donne un excellent rendu des contenus photo-vidéo comme des jeux (basés sur le mouvement) qui équipent ce mobile. Pour le reste, le Vivaz n oublie rien des applications et fonctions qui font l attrait des mobiles au goût du jour : clients twitter (intégré dans la page d accueil) et facebook, lecteur audio vidéo de qualité (avec application Play Now et track ID), ou encore des gadgets amusants tels que le niveau à bulle électronique, dont la précision révèle la qualité du détecteur de mouvement du téléphone. Signalons aussi la présence dans ce mobile multitâches d une suite bureautique Quick office. Mais, en essayant de créer un nouveau document on se voit proposer l achat de la licence. Une déception à compenser pour la sortie du Vivaz Pro, qui sera équipé d un clavier complet coulissant? Ariel Gomez LA CONCURRENCE Samsung Player HD 579 E E 99 en offre opérateur et entre 350 et 380 euros E sans abonnement Dimensions/poids : 107 x 51,7 x 12,5 mm/97 g Compatibilité réseaux : GSM, EDGE, GPRS, HSUPA, HSDPA, WiFi 802.11b/g Connectique : Bluetooth 2.1, micro USB 2.0 Ecran : tactile, résistif, 3,2 pouces, 16 millions de couleurs, résolution 360 x 640 OS : Symbian S60, 5 ème édition Mémoire : 75 Mo, extensible à 16 Go via port microsd Autonomie (données constructeur) : 440 h (en veille), 5 h (en com.) Autres caractéristiques : appareil photo numérique 8 Mpixels, autofocus, geo-tagging, détection de sourire, vidéo HD (720p), a- GPS, baladeur audio (MP3, WMA, WAV, AAC) et vidéo (WMV, MP4, 3GP), sortie TV, accéléromètre, Google Maps, Facebook, Twitter 49 Le Journal des télécoms N 206 Avril 2010
JDT-Abo-Correc:JDT 04/03/2010 15:19 Page 16 Bu lle tin Abonnez-vous! Retrouvez l essentiel de l information professionnelle de votre secteur à renvoyer accompagné de votre réglement à DIP Journal des Télécoms, Service abonnements - Cécile CICH, mail : cecile.cich@dipinfo.fr - 20, quai de la Marne - 75164 Paris cedex 19 - Tél.: +33(0)1 44 84 80 83 - Fax : +33(0)1 42 00 56 92 Choisissez : 1an au prix de 68 au lieu de 80 ou 2 ans au prix de 120 au lieu de 160 D ABONNEMENT Projet2:Mise en page 1 30/10/2009 16:06 Page 1 4bonnes raisons de vous abonner Vous disposez d une information exclusive Vous ne manquez aucune information qui compte Vous pouvez interrompre ou faire suivre votre abonnement Nous nous engageons : vous êtes satisfait ou remboursé JDT202-P01 Couvertu N 202 - Décembre 2009-21 ème année Dossier spécial Collectivités Locales Que faire avec le très haut débit? compte rendu cartes 2009 La carte ne connaît pas la crise Marché Focus La visio s installe sur le poste de travail La Télévision Mobile Personnelle à l heure du dénouement Philippe Houdouin, PDG de Keyyo Livephone Orange Le mensuel des convergences IT - www.jdt.fr Nouveautés Les mobiles de Noël Nokia 6700 Slide 3G+, APN 5 Mpix, MM Téléphone à image Netgear ProSafe WNDAP350 Cisco Flip Hotspot multi-bande Caméra connectée Samsung Galaxy Spica 3G+, WiFi, APN 3,2 Mpix, Android «En 2010, nous allons nous concentrer sur notre infrastructure technique» HTC Tattoo 3G+, WiFi, APN 3,2 Mpix, a-gps, Android Sony Ericsson Xperia Pureness 3G+, radio, MP3, conciergerie Oui, je m abonne au magazine Le Journal des Télécoms Mode de règlement : Par chèque bancaire ou postal à l ordre de Télécom Presse À réception de facture Par carte bleue n Date d expiration Signature obligatoire 1an au prix de 68 au lieu de 80 soit 15% de réduction 2 ans au prix de 120 au lieu de 160 soit 25% de réduction Nom Prénom Société Fonction Adresse Mail Code postal Ville/Pays Téléphone Télécopie à renvoyer accompagné de votre réglement à DIP Journal des Télécoms, Service abonnement - Cécile CICH, mail : cecile.cich@dipinfo.fr - 20, quai de la Marne - 75164 Paris cedex 19 - Tél.: +33(0)1 44 84 80 83 - Fax : +33(0)1 42 00 56 92
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