LA PRESENTATION DU BASSIN VERSANT



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Transcription:

Syndicat Intercommunal des Paillons L PRESENTTION DU BSSIN VERSNT

L PRESENTTION DU BSSIN VERSNT Carte 01 Carte 02 Carte 03 Carte 04 Carte 05 Carte 06 Carte 07 Carte 08 Carte 09 Carte 10 Carte 11 Carte 12 Carte 13 Carte 14 Carte 15 Carte 16 Carte 17 Carte 18 Carte 19 Carte 20 Carte 21 Carte 22 L LOCLISTION LES COURS D EU PRINCIPUX LES SOUS-BSSINS LES COMMUNES LES ETBLISSEMENTS PUBLICS DE COOPERTIONS INTERCOMMUNLES LES SYNDICTS DE GESTION DE L EU L GEOLOGIE L VEGETTION L RIPISYLVE LE PTRIMOINE NTUREL SENSIBLE LES CRUES LES SSECS L FUNE PISCICOLE LES XES DE CIRCULTION LES CTIVITES ECONOMIQUES LE PYSGE L QULITE DES COURS D EU LES STTIONS D EPURTIONS L'EMBOUCHURE DU PILLON LES INCENDIES L DIRECTIVE CDRE EUROPEENNE SUR L EU SYNTHESE

L LOCLISTION Situé dans le département des lpes Maritimes, le Paillon est un fleuve côtier typiquement méditerranéen. près avoir pris naissance dans les Préalpes Niçoises, le Paillon traverse l agglomération niçoise avant de se jeter dans la Méditerranée au centre de la Baie des nges. Le Paillon draine une bassin versant de 250 km² environ très compact et fortement accidenté. Sa particularité est de présenter une alternance entre des étiages extrêmement faibles et persistants pouvant aller jusqu à l assec et des crues soudaines et violentes. Le Paillon ou les Paillons, appellation souvent retenue en raison de ces diverses ramifications, est constitué principalement de 5 bras : le Paillon de L Escarène, le Paillon de Contes, le Laghet appelé aussi Paillon du Laghet, la Banquière appelé aussi Paillon de Levens et le Paillon de Nice. La colonisation de la plaine alluviale du Paillon est très ancienne et la demande de protection a été rapidement très pressante. L endiguement progressif du Paillon a répondu à cette attente et sa couverture actuelle dans la traversée de Nice est l aboutissement de cette conquête par l homme sur l aire de jeu du Paillon. Les vallées du Paillon, qui a toujours été un lieu de passage, est de plus en plus investie par des activités diverses qu il faut implanter, relier par des voies de communication. insi, le lit du Paillon est convoité et très souvent utilisé. Le haut du bassin versant, grâce à son relief escarpé, a su conserver son aspect naturel et abrite une forêt dense.

LES COURS D EU PRINCIPUX Le Paillon est décomposable en 5 affluents principaux. Le Paillon de L Escarène : De direction nord-sud, le Paillon de L Escarène prend sa source sur la commune de Lucéram au pied du massif de Peïra-Cava à 950 m d altitude. D une longueur de 23 km environ, le Paillon de L Escarène est un cours d eau naturel. Il possède plusieurs affluents importants : la Pighièra, le Redebraus, l Erbossièra, le Faquin et le Galambert. Le Paillon de Contes : De direction nord-sud, le Paillon de Contes rejoint le précédent au pont de Peille. Il prend sa source sur la commune de Lucéram au pied du col Saint Roch à 850 m d altitude. D une longueur de 19 km environ, le Paillon de Contes est un cours d eau naturel sur sa partie amont. partir de Contes, il devient artificiel par des endiguements et le passage de la Pénétrante dans son lit. Il possède deux affluents importants : la Garde et la Vernéa. Le Paillon du Laghet ou Laghet : De direction est-ouest, le Laghet prend sa source sur la commune de Peille au pied du Mont gel à 750 m d altitude et coule sur la commune de La Trinité entre le plateau Tercier et la Grande Corniche. D une longueur de 10.5 km, le Laghet est un cours d eau partiellement naturel sauf sur les 900 derniers mètres où il est couvert à La Trinité. Le Paillon de Levens ou La Banquière : De direction nord-ouest - sud-est, la Banquière prend sa source sur la commune de Levens au pied du mont Férion à 800 m d altitude. D une longueur de 17 km, la Banquière est un cours d eau naturel à l exception de la traversée de Saint ndré de la Roche où il est artificialisé par des digues. Son principal affluent est le Rio Sec. Le Paillon de Nice : D une longueur de 11.5 km, le Paillon de Nice est constitué au Pont de Peille, par la confluence du Paillon de Contes et du Paillon de l Escarène, puis du Laghet en rive gauche à la Trinité et de La Banquière en rive droite au quartier Bon Voyage. Son cours d eau est complètement artificialisé par des digues et des radiers, puis par la couverture en béton sur les deux derniers kilomètres à Nice. Outre les quatre principaux affluents, il possède un affluent secondaire, le vallon de Cantaron.

LES SOUS-BSSINS Le bassin versant des Paillons couvre une surface de 250 km² environ. Ce bassin est composé de quatre vallées encaissées et une plaine alluviale. Tableau 01 : Décomposition du bassin versant Sous-bassin Superficie Vallées encaissées Paillon de L'Escarène Paillon de Contes Laghet Banquière 94 km² 71 km² 16 km² 41 km² Plaine alluviale Paillon Nice 26 km² Tableau 02 : Proportion entre la superficie de la commune et le bassin versant Communes Bendejun Berre les lpes Blausasc Cantaron Chateauneuf-Villevieille Coaraze Contes Drap Duranus Falicon L'Escarène La Trinité Levens Lucéram Nice Peille Peillon Saint ndré de la Roche Touët de L'Escarène Tourrette-Levens utres(1) Superficie du bassin versant occupée par la commune 2.60% 3.90% 4.10% 3.00% 3.40% 6.90% 7.90% 2.20% 1.80% 1.60% 4.30% 6.00% 3.90% 13.30% 4.50% 14.40% 3.60% 1.20% 1.90% 6.70% 2.80% (1) Les communes d spremont, Castagnier, Eze, La Turbie et VilleFranche sur Mer.

LES COMMUNES Les Paillons arrosent principalement 20 communes (cf. tableau ci-dessous) qui occupent 97,2 % du bassin versant. Population Bendejun Superficie ltitude Canton 843 635 ha 350 m Contes Berre les lpes 1162 957 ha 700 m Contes Blausasc 1254 1020 ha 300 m L'Escarène Cantaron 1258 735 ha 100 m Contes Chateauneuf-Villevieille 684 838 ha 600 m Contes Coaraze 659 1714 ha 650 m Contes Contes 6551 1943 ha 250 m Contes Drap 4332 502 ha 100 m Contes Duranus 156 1600 ha 500 m Levens Falicon 1652 517 ha 320 m Nice L'Escarène 2128 993 ha 370 m L'Escarène La Trinité 10096 1489 ha 71 m Nice Levens 3712 2985 ha 600 m Levens Lucéram 1035 6497 ha 654 m L'Escarène 345892 7192 ha 0m Peille 2055 4317 ha 630 m L'Escarène Peillon 1227 870 ha 200 m L'Escarène Saint ndré de la Roche 4137 286 ha 70 m Nice 242 457 ha 415 m L'Escarène 4139 1588 ha 370 m Levens Nice Touët de L'Escarène Tourrette-Levens Nice

LES ETBLISSEMENTS PUBLICS DE COOPERTIONS INTERCOMMUNLES Trois établissements publics de coopération intercommunales interagissent sur le bassin versant des Paillons La Communauté d gglomération de Nice Côte d zur : Créée le 1er janvier 2002, elle regroupe aujourd hui 24 communes, spremont, Beaulieu, Cagnes sur Mer, Cap d il, Castagnier, Coaraze, Colomars, Duranus, Eze, Falicon, La Gaude, Levens, Nice, La Roquette sur Var, Saint ndré de la Roche, Saint Blaise, Saint Jean Cap Ferrat, Saint Jeannet, Saint Laurent du Var, Saint Martin du Var, Tourrette-Levens, La Trinité, Vence et Villefranche su Mer pour une population de 494 446 habitants(1). Compétences obligatoires : développement économique, aménagement de l espace communautaire, équilibre social de l habitat et politique de la Ville dans la Communauté. Compétences optionnelles : assainissement, eau potable, environnement et cadre de vie, voirie d intérêt communautaire et équipement culturels et sportifs d intérêt communautaire. Compétences facultatives : qualité de l eau, études générales portant sur les écosystèmes naturels, les risques, le paysage et les eaux pluviales. La Communauté de Communes du Pays des Paillons : Créée le 24 novembre 2003, elle regroupe les communes de Bendejun, Berre les lpes, Blausasc, Cantaron, Châteauneuf Villevieille, Contes, Drap, L Escarène, Lucéram, Peillon et Touët de L Escarène pour une population de 20 716 habitants(1). Compétences obligatoires : développement économique et aménagement de l espace communautaire. Compétences optionnelles : voirie d intérêt communautaire et logement social d intérêt communautaire. Compétences facultatives : déchets des ménages, petite enfance et jeunesse. La Communauté d gglomération de la Rivièra Française : Créée le 27 septembre 2001, elle regroupe aujourd hui 10 communes, Beausoleil, Castillon, Gorbio, Menton, Moulinet, Peille, Roquebrune Cap Martin, Saint gnès, Sospel et La Turbie pour une population de 64 009 habitants (1). Compétences obligatoires : développement économique, aménagement de l espace communautaire, équilibre social de l habitat et politique de la Ville dans la Communauté. Compétences optionnelles : voirie d intérêt communautaire, gestion de parcs de stationnement d intérêt communautaire, protection et mise en valeur de l environnement et gestion équipement culturels et sportifs d intérêt communautaire. (1) Population de 1999.

LES SYNDICTS DE GESTION DE L EU Quatre structures intercommunales interagissent sur le bassin versant des Paillons. Le SILCEN : Créé en juin 1935, il a pour vocation d étudier des dossiers confiés par les communes membres concernant la construction de réseaux et gestion d eau potable et d assainissement principalement. Les communes membres du syndicat actuellement sont L Escarène, Blausasc, Lucéram, Peille, Peillon, Touët de L Escarène, Contes, Bendejun, Berre les lpes, Cantaron et Châteauneuf-Villevieille. Le SICTEU : Crée en mai 1966, il a pour vocation de construire toute installation nécessaire au traitement des eaux usées. Il est chargé de l entretien du réseau syndical qu il exploite. Les communes membres du syndicat sont Bendejun, Drap, Cantaron, Blausasc, Peillon, Peille, Contes et Châteauneuf-Villevieille. Le SIVOM Val de Banquière : Créé en mars 1995, il a pour vocation l étude de l aménagement, puis l exécution des travaux d entretien et d aménagement de la Banquière (Paillon de Levens) dans son cours inférieur. Il s est lancé en 1999 dans un schéma d aménagement, de restauration et de gestion de la Banquière. Les communes membres du syndicat sont : St ndré de la Roche, Tourrette Levens, Falicon, ChateauneufVillevieille, Levens Duranus, spremont, Castagniers, Colomars, St Blaise et La Roquette sur Var. Le Syndicat Intercommunal des Paillons : Créé en décembre 1996, il a pour vocation la prévention contre les inondations et la mise en valeur du milieu et du paysage. Il s est lancé en 1998 dans un schéma d aménagement, de restauration et de gestion sur les Paillons de Contes, L Escarène, Nice et du Laghet. Les communes membres du syndicat sont : Blausasc, Cantaron, Contes, Drap, L Escarène, Nice, Peille, Peillon et La Trinité.

L GEOLOGIE Le bassin du Paillon s inscrit en partie orientale des chaînes subalpines méridionales dont la structure est directement héritée des mouvements tectoniques alpins (rc de Nice). Son ossature est constituée de diverses roches sédimentaires qui s étagent du Trias supérieur au Quaternaire et dont l agencement et la répartition ont subi de nombreuses déformations lors des mouvements alpins (plis, failles, chevauchements). le Trias supérieur : Il s agit d une puissante assise de marne argileuse bariolée, incluant des lentilles éparses de dolomie, cargneule et gypse et dont la plasticité d ensemble a facilité le décollement de la série sédimentaire. Il affleure sur le site même de Nice (Cimiez, Carabacel) et montre un développement accru dans certains secteurs périphériques du bassin (St Blaise-Levens, Beausoleil-Ste gnès, Sospel). le Jurassique : Il est représenté par un ensemble relativement homogène de calcaires et dolomies en gros bancs, d une puissance totale de l ordre de 500 à 600 mètres. Il arme dans le paysage les principales lignes de crête (Monts Chauve, Massifs du Férion et de Rocca-Serra, monts gel, Méras et Ours,...). le Crétacé : Il comprend plusieurs niveaux bien différenciés constituant l essentiel du bassin entre La Pointe-de-Contes et St ndré. Le Cénomanien: marne grise, intercalée de lits calcaires. Le Turonien: calcaire gris en petits bancs, intercalé de lits marneux à la base et au sommet. Le Sénonien: alternance irrégulière de bancs calcaires et marno-calcaires et de niveaux marneux. le Nummulitique : Il n est représenté qu au cœur des cuvettes synclinales de Contes, PeïraCava et Braus où il correspond à une trilogie caractéristique. Le Lutétien: calcaire gris-bleu, parfois gréseux ou marneux. Le Priabonien: marno-calcaire, puis marne grise. L Oligocène: flysch marnogréseux surmonté par des grés massifs (grés d nnot). le Pliocène : Il n affleure qu en partie inférieure du cours du Paillon (La Trinité, Nice) et jusqu à Tourette-Levens et spremont. Il est constitué de marnes parfois sableuses, surmontées d une épaisse série de cailloutis et conglomérats. le Quaternaire : Il s agit des dépôts les plus récents qui coiffent indifféremment les diverses assises rocheuses précitées, mais n ont souvent qu une extension très limitée. Sur les Paillons, on distingue deux formations. Les éboulis de pente, accumulés en pied de versant ; ils sont représentés par des faciès divers (cailloutis à matrice argileuse, brèche de pente, blocs épars), agencés de façon complexe, et peuvent atteindre quelques dizaines de mètres d épaisseur. Les alluvions fluviatiles qui comblent l ancienne vallée du Paillon, surcreusée dans les formations ante quaternaires lors des principales phases de régression. Le remplissage alluvionnaire est assuré par des galets, des graviers et des sables à matrice argileuse plus ou moins abondante. Son épaisseur augmente progressivement vers l aval et atteint 20 à 30 m dans l axe dans le secteur de la Condamine et 50 à 60 m à l entrée de Nice (ancienne usine à gaz).

L VEGETTION Le taux de boisement du bassin des Paillons a évolué considérablement depuis le début du siècle dernier. Cette reprise de la végétation naturelle se fait sur de vastes surfaces autrefois vouées à la culture ou aux parcours d élevage. Les espèces arborescentes principales sont : Le chêne pubescent qui semble avoir eu une extension plus grande dans tout l étage méditerranéen avant l intervention humaine et en a sans doute constitué le climax. Le charme houblon est souvent présent sur les pentes à l'ubac, pouvant coloniser des sols profonds. Il donne surtout des taillis. Le pin d'lep forme des forêts de substitution installées à l'emplacement des chênaies antérieures. Ces forêts claires ne fournissent qu'une couverture partielle et ces peuplements sont très sensibles au feu. Le pin maritime est encore assez fréquent dans le bassin mais son rôle et son avenir sont compromis car victime d'une cochenille. Il est encore abondant en peuplements étendus : (col de Braus, Luceram), mais menacés. Le pin sylvestre est un participant banal dans l'étage montagnard, formant des peuplements (col de l'orme) étendus. Il recolonise les surfaces abandonnées par la culture et le pâturage. Le pin noir d'utriche a été très utilisé pour reboiser les secteurs les plus dégradés, aux étages supraméditerranéen et montagnard. Le mimosa, espèce introduite qui a envahi les substrats siliceux du synclinal de Berre les lpes. Il a colonisé ces sols acides et arrive à éliminer la quasi-totalité des autres participants, donnant des taillis purs. Les garrigues sont des formations de dégradation et couvrent les pentes dégradées, composées d'individus buissonnants avec : la cistaie à ciste blanchâtre et brachypode rameux sur les sols calcaires des fruticées à genêt d'espagne sur restanques, la garrigue à romarin sur terrains marneux, et la lande à genêt cendré. Les pelouses à Brachypodium ramosum, et Brachypodium phoenicoides dans les cultures abandonnées, les anciennes terrasses. La pelouse à aphyllanthe de Montpellier et dorycnium sur sol profond est très répandue au-dessus de 500 m sur marno-calcaires crétacés. Les éboulis portent en général une végétation ouverte où l'infiltration est assurée et le ruissellement nul. Les cultures occupent actuellement des surfaces réduites dans le bassin, hormis l'oliveraie qui, en plus de sa dimension culturelle, participe à l'économie. L'oléiculture a été une des activités importantes et a marqué le paysage en déforestation et l'organisation des pentes en terrasses sur les terrains assez meubles (marno-calcaires). ujourd hui, un grand nombre d oliveraies sont laissées à l abandon.

L RIPISYLVE Il y a essentiellement 3 grands types de ripisylves : la ripisylve à dominance Charme houblon et ulne glutineux. Ce type de ripisylve est constitué de strate herbacée, arbustive et arborée, lui conférant un attrait paysager important. Elle constitue un écosystème intéressant par sa diversité végétale et pour son rôle d habitat pour la faune. Elle occupe les berges et est localisé principalement dans le haut et moyen bassin où l emprise de l homme est faible. la ripisylve à dominance peuplier noir, saules blanc et pourpre. Elle se retrouve principalement dans le bas et moyen bassin où l emprise de l homme et l activité sédimentaire sont importantes. Elle s implante sur les berges mais également dans le fond du lit sur les secteurs régulièrement assecs ou qui subissent des étiages sévères. la ripisylve artificielle. Elle a un faible rôle écologique mais marque le paysage du fait des essences choisies (platane, frêne ). Elle est essentiellement située en zone urbaines et se caractérise par des plantations d espèces arborées introduites et par des alignements. Parmi les essences locales on trouve des plantes adventices ou exogènes qui peuvent présenter des inconvénients dans les compositions végétales de la ripisylve. La canne de Provence qui forme des peuplements denses fortement ancrés par leurs rhizomes ; le robinier faux acacia ; l'ailante qui se multiplient par drageons et colonisent activement les berges ; le buddleia qui croit fortement dans les sections où les matériaux se déposent. Le lit et les berges des Paillons sont occupés par une ripisylve luxuriante et non entretenus par les riverains. Cette végétation est génératrice d embâcles en cas de crue pouvant provoquer de nombreux dégâts. fin d adopter une démarche sectorisée d'entretien sur le cours d'eau, un plan d'objectifs d'entretien a été réalisé en 2003.

Code Nom de la zone Communes concernées sur le bassin Type FR9301568 Corniche de la Rivièra La Trinité, Nice Natura 2000 (psic) B FR9301567 Vallée du Caraï Collines de Castillon Peille Natura 2000 (psic) C 0616Z00 Mont Gros,Eze, Tête de chien Drap, Nice, Peillon, La Trinité ZNIEFF type 1 D 0618Z00 Mont Chauve, Mont Macaron Contes, Châteauneuf Villevieille, Cantaron, Tourrette Levens, Falicon, Nice ZNIEFF type 1 E 0623P00 Col de Braus L'Escarène, Lucéram, Peille, Touët de L'Escarène ZNIEFF type 2 F 0624Z01 Baisse de la Cabanette Col de l'ble Lucéram ZNIEFF type 1 G 0620Z00 Chaîne du Férion Bendejun, Châteauneuf Villevieille, Coaraze, Duranus, Levens, Lucéram, Tourrette Levens ZNIEFF type 1 H 06100127 Grande Corniche Plateau de la Justice La Trinité, Nice ZNIEFF type 1 I 06100108 Plateau Tercier La Lare Cime de Rastel Drap, Peille, Peillon, La Trinité ZNIEFF type 1 J 06100113 Gorges du Paillon Blausasc, L'Escarène, Peille ZNIEFF type 1 K 06100124 Mont Farghet Col de Braus L'Escarène, Lucéram, Peille, Touët de L'Escarène ZNIEFF type 1 L 06118100 Mont Vinaigrier Observatoire La Trinité, Nice ZNIEFF type 2 M 06120100 Mont Chauve Falicon, Nice, Tourrette Levens ZNIEFF type 2 N 06121100 Mont Macaron Mont de l'ubac Cantaron, Châteauneuf Villevieille, Contes, Tourrette Levens ZNIEFF type 2 O 06119100 Forêt de Blausasc Blausasc, Contes, Peillon ZNIEFF type 2 P 06130100 Chaîne du Férion Mont Cima Bendejun, Châteauneuf Villevieille, Coaraze, Duranus, Levens, Lucéram, Tourrette Levens ZNIEFF type 2 Q 06131100 Forêt de Lucéram Bendejun, Berre les lpes, Coaraze, Contes, Duranus, L'Escarène, Lucéram, Touët de L'Escarène ZNIEFF type 2 2ème génération N carte 1ère génération LE PTRIMOINE NTUREL SENSIBLE Le bassin versant ne comporte pas de ZICO, de réserve naturelle, de parc national ou de parc naturel régional.

LES CRUES L hydrologie des Paillons est marquée par des crues extrêmement violentes, quoique rares. La rareté de ces épisodes de crues s explique tout à la fois par l influence méditerranéenne et par la morphologie spécifique du bassin versant, peu ouvert aux influences météorologiques marines. En effet, du fait de la barrière montagneuse située au sud et à l est du bassin, une part importante des précipitations n atteint pas le cœur de celui-ci avec une pluviométrie moyenne beaucoup plus forte sur la frange côtière sud qu à l intérieur du bassin versant. Par contre, les épisodes extrêmes, qui dépassent ces effets orographiques peuvent entraîner de très fortes crues sur le bassin. Les plus grandes crues recensées sont intervenues soit à l automne, généralement de manière concomitante avec les grands bassins régionaux (Var, Durance ), soit de manière beaucoup plus aléatoire au cours de l année, à l occasion d épisodes météo-climatiques extrêmes localisés. La brutalité des crues des Paillons apparaît comme une constante historique, et aucun élément ne permet de penser que les modifications récentes très sensibles de l occupation du sol (reforestation, urbanisation, déprise agricole, ) n aient entraîné d effet majeur sur les conditions de formation de ces crues ou sur leur célérité. Le bassin versant des Paillons à fait l objet de très nombreuses études, du point de vue hydraulique, principalement liées à des projets de construction d ouvrages ou à des procédures réglementaires (PER, PPR). Les principaux désordres recensés suite aux crues sont, de manière générale : des érosions de berge dues aux très fortes vitesses d écoulement ; des affouillements d ouvrages existants dues aux très fortes vitesses d écoulement et aux embâcles ; des embâcles au niveau des ponts dus à une ripisylve luxuriante et quasiment pas entretenue ; des débordements dus à un lit non entretenu et une urbanisation importante occupant une partie du lit ; Dysfonctionnement de certains vallons considérés comme sec dû à leur colonisation et à leur remblaiement progressif. Il n a pas été recensé sur le cours des Paillons de zone d expansion des crues. Cette absence s explique par un important relief constituant le bassin et une forte occupation des vallées par l homme.

LES SSECS Dans la basse vallée, le réseau hydrographique des Paillons subit des diminutions sensibles de son débit pouvant conduire à l assèchement de certains tronçons lors des périodes de sécheresse, en particulier en été. Cet état résulte de pertes plus ou moins prononcées des eaux de surface au profit de la nappe alluviale, ce qui correspond à un véritable sous-écoulement occulte dans le remplissage alluvial sous-jacent (Cf. figure ci-dessous). Il s agit d un processus d échange tout à fait naturel qui n a rien d exceptionnel, ni de nouveau, mais qui semble accru depuis quelques décennies par les conditions climatique et d exploitation des ressources en eau du bassin : d une part une réduction des apports amont, liée au captage des diverses sources de rives, privées de surverse en périodes de pointe, d autre part une augmentation très importante des prélèvements le long du cours et à l aval, en liaison avec le développement excessif des forages. Toutefois certains rejets anthropiques limitent l impact des assecs (Cf. tableau ci-dessous). N carte Type de rejet Localisation Rejet du canal de la Vésubie mont du lycée de l'est Rejet de Super Rimier Sous le pont autoroutier Rejet de la STEP de Tourrette Levens mont de la clue Rejet de la STEP de Drap val de la traversée de Drap Rejet d'une entreprise mont du seuil n 2

LES POISSONS Entre les mois de mai et juillet 2005, la Fédération de pêche des lpes Maritimes a réalisé un inventaire piscicole des Paillons. Neuf stations ont été retenues en fonction de leur accessibilité et de leur positionnement par rapport aux stations physico-chimiques et hydrobiologiques (Cf. carte). Tous les inventaires ont été effectués par pêche électrique à pied. Cette campagne a donné lieu aux observations suivantes : Station 1 : Cette station se situe en aval du rejet de la station d épuration de Lucéram. Seulement deux espèces piscicoles sont présentes, la faible quantité de poissons présents, les populations de barbeaux déstructurées au niveau des classes de taille et leur mauvais état sanitaire, confirment l'état perturbé du secteur, Station 2 : Cette station se situe en amont du rejet de la station d épuration de L Escarène. La belle population piscicole est très saine sans trace hémorragique,présence de la truite fario dans ce secteur, la biomasse totale est importante, toutes les classes de tailles sont représentées chez le barbeaux, Station 3 : Cette station se situe en aval du rejet de la station d épuration de L Escarène. Si l'on compare les résultats de cette pêche par rapport à la station amont, on note la disparition de la truite fario et du blageon qui sont les deux espèces les plus sensibles aux pollutions, Sur ce secteur les densités sont faibles ainsi que les biomasses, Les classes de tailles pour les barbeaux ne sont pas structurées comme en amont, De plus l'état sanitaire des poissons est déplorable, De nombreux ulcères et plaies sont visibles, La qualité d'eau de la step perturbe profondément l'hydrosysthéme à l'aval, Station 4 : La quantité de poissons présente est bonne ou très bonne en fonction des espèces, L'état sanitaire des poissons en particulier des barbeaux et des chevesnes, est problématique, de nombreuses présence d ulcère et d hémorragie sur les flancs. Station 5 : Cette station se situe en amont du rejet de la station d épuration de Coaraze. La productivité du milieu est plus faible qu'en aval, La présence d'une truite signale la bonne qualité de l'eau, Le bon état sanitaire des poissons du secteur confirme l'état conforme du milieu, Station 6 : Cette station se situe en aval du rejet de la station d épuration de Coaraze. L'impact de la station d'épuration est notable sur les espèces piscicoles présentes, La disparition de la truite fario, la très faible quantité de chevesnes et le manque de structure de taille chez le barbeau confirment l'état perturbé du secteur, Station 7 : Très forte productivité du milieu, la population de barbeaux est exceptionnelle, ainsi que l'état sanitaire des poissons, La présence de truites même en faible nombre témoigne du bon état du secteur amont, Station 8 : Cette station se situe en amont du rejet de la station d épuration de Drap. La présence de 4 espèces témoignent de l'état satisfaisant du secteur, Les nombreux travaux en amont et le manque d'eau limitent grandement la biomasse, La population de barbeaux est bien structurée et confirme l'état général de cette station, Station 9 : Cette station se situe en aval du rejet de la station d épuration de Drap. Le milieu est dégradé par le rejet de la step en amont. Malgré la présence de 4 espèces, les populations sont faibles.

LES XES DE CIRCULTION Chaque vallée des Paillons possède une route qui longe son cours d eau. Dans le passé, certaines d entre elles avaient un rôle majeur. u Moyen ge, certaines de ces voies constitués le réseau des Routes du Sel qui permettaient l acheminement du sel des marais d Hyères transbordé au port de Nice vers les villes du Piémont. Citons l itinéraire (D19) qui passait par Saint ndré et Tourrette Levens puis franchissait le Férion et remontait la Vésubie ou encore l itinéraire (D2204) qui passait par la Pointe de Contes et L Escarène puis franchissait le Col de Braus et remontait la Roya. La voir romaine Via Julia ugusta qui reliait Rome à l Espagne par la Narbonnaise empruntait la route du Laghet (D2204). Ces moyens de communications ont été complété par la construction du chemin de fer Nice-Coni inauguré en 1928. Cette voie ferrée emprunte le Paillon de L Escarène jusqu à Touët de L Escarène où elle continue sous un tunnel de 6 km avant de déboucher sur Sospel. L autoroute 8 a été mis en service en 1976 pour la section du contournement de Nice et en 1978 pour la section entre Nice et la Turbie. fin de soulager la D2204 qui demeure l artère principale entre la Pointe de Contes et Nice et d améliorer les conditions de circulation, il est construit à partir des années 80 une voie sur berge (La Pénétrante). La dernière section entre le Palais des Expositions et le lycée de l Est est en cours de construction. Cette voie qui emprunte le lit du fleuve et l arche en rive gauche de la couverture de Nice est submersible. fin de protéger les utilisateurs de cette voie, il a été implanté un système d annonces des crues des Paillons. Ce réseau est constitué de 12 stations de mesures réparties sur les différents bassins versant et il comprend des limnimètres et des pluviomètres. Les données des stations sont centralisé au Poste de Contrôle de Cimiez qui se mettra : en phase de vigilance lorsque le cumul de la pluie moyenne efficace dépasse la capacité potentiel d absorption du sol ce qui implique une veille attentive des opérateurs du CRT, en phase de pré-alerte lorsque le niveau d eau en amont dépasse 75 cm ou lorsque le débit dépasse 200 m3/s à la station la plus proche du tunnel. Cette phase entraîne la fermeture du tunnel à la circulation et de la voie sur berges par des barrières. en phase d alerte lorsque le niveau dépasse 180 cm ou le débit dépasse 300 m3 /s à la station la plus proche du tunnel. Cette phase impose une fermeture des portes étanches du tunnel. ctuellement suite à la construction du dernier tronçon de la Pénétrante dans Nice, ces niveaux d alerte ont été modifiés. Enfin, un nouvel axe de circulation verra prochainement le jour sur le bassin versant des Paillons c est la ligne du tramway.

LES CTIVITES ECONOMIQUES Jusqu à la fin des années 1950, le bassin versant des Paillons a été la principale zone d approvisionnement de la ville de Nice en produits agricoles. ujourd hui, cette activité a fortement régressé au point d être quasiment inexistante. Ce phénomène s explique d une part par un déplacement progressif de l activité dans la plaine du Var, et d autre part sous la pression urbanistique induite par Nice et du fait des mutations des activités, les terres agricoles ont été remplacées peu à peu par divers pôles d urbanisation. Selon le recensement agricole de 1988, la surface agricole utile représentait 16% du bassin versant répartie de la manière suivante : 87% le pastoralisme, 8% l oléiculture, 2% l arboriculture autres que les oliviers, 2.5% les jardins familiaux et 0.5% le maraîchage. En outre, l activité de l élevage est considéré comme marginal. Les activités industrielles et artisanales sont bien représentés sur le bassin versant des Paillons avec la particularité suivante : à l exception du Paillon de Nice, chaque bras du cours d eau possède sa carrière. ctuellement, on recense principalement comme activités sur le bassin versant des Paillons : Paillon de L Escarène : La carrière et la cimenterie Vicat ; une extension de la carrière de Lafarge et la Zone d ctivité du Pont de Peille avec des entreprises de transports, de travaux publics, une déchetterie industrielle Paillon de Contes : La carrière et la cimenterie LFRGE, la Zone d ctivité la Roseyre avec des entreprises de traitements de surfaces, de menuiseries, de transports La Banquière : La carrière de la Société d Exploitation des Carrières et la Zone d activités. de St ndré avec des artisans (plombier, carrossier, menuisier ), un dépôt de produits pétroliers Le Laghet : La carrière de Somat et la zone d activité du Papaton Paillon de Nice : La Zone d ctivité natole France avec des artisans (chaudronnier, menuisier, électricien ), une entreprise de transports pétroliers, une déchetterie Les pollutions d origines industrielles ont fortement diminué depuis les années 80. Cette diminution est due aux décrets d applications de la loi 76-629 du 10 juillet 1976 (installations classées ) relative à la protection de la nature (repris dans le Code de l Environnement).

LE PYSGE L inventaire départemental des paysages décrit le bassin des Paillons par les observations suivantes : «Un arrière-pays rural, difficile de caractère, tout en relief, aux pentes rudes, aux vallées profondes creusées par des torrents capricieux, qui subit les contrecoups de l extension urbaine de Nice. La pression urbaine de l agglomération niçoise remonte dans les vallées. L habitat, dispersé, s est éparpillé sur les versants, les fonds de vallée étroits ont concentré routes, bâtiments d activité, extractions de matériaux, logements collectifs, en gagnant sur le lit des fleuves. Les coteaux des collines sont aménagés en terrasses de culture : certaines abandonnées, d autres encore entretenues en olivaies. Une végétation souvent dégradée (pins maritimes, pins d lep) occupe des sols pauvres et fragiles. Des forêts de châtaigniers habillent les versants de Berre les lpes et Bendejun. D importants travaux de reboisement RTM en pins noirs ont protégé les pentes des bassins des Paillons. Les villages sont en position haute défensive (Peille, Peillon), hors d atteinte des crues subites ou tapis dans un repli en fond de vallée lors des croisements importants de voies (L Escarène).» Sur ce bassin versant, on distingue principalement 5 unités paysagère : Vallée ouverte dominante naturelle : Vallée dont les berges sont plus ou moins large. L accès au cours d eau est facile. Les rives peuvent être occupées par des jardins, des petites exploitations agricoles ou par une végétation naturelle. Vallée fermée : Vallée dont les berges sont étroites et pentues. L accès au cours d eau est difficile. Elle est occupée généralement par une végétation naturelle et la marque de l homme est moins présente. Vallée ouverte dominante industrielle : Vallée dont les berges sont occupées par des entreprises, des carrières, des extractions. Il y a souvent des remblais sauvages dans le lit du cours d eau. Vallée ouverte dominante urbaine : Le cours d eau est complètement artificialisé par des digues, des radiers Confluent sous influence routière : Le paysage est marqué par les nombreuses infrastructures routières, pont, tunnel, passerelle, voie rapide, autoroute, échangeur

L QULITE DES COURS D EU Le dernier suivi de la qualité des eaux des Paillons a été réalisé par le Conseil Général et l gence de l Eau en 1996. Dans le cadre d un suivi, de nouvelles campagne de mesures sont en cours. Il ressort de l étude de 1996 les points suivants : Le Paillon de l'escarène : La qualité de l'eau est globalement bonne sur la totalité du cours (1B). Les stations d'épuration de l'escarène et Peillon n'entraînent qu'une légère dégradation de la qualité de l'eau. L'exploitation de la carrière des Clues provoque de fréquentes chutes de pierres qui obstruent le lit du Paillon. L'enlèvement de ces blocs par des engins à chenille dégrade fortement l'écosystème. Le Paillon de Contes : La qualité de l'eau est bonne dans le cours supérieur, mais se dégrade légèrement en aval du rejet de Bendejun. En effet, les paramètres physico-chimiques révèlent l'impact des rejets bruts du village. La perturbation persiste en aval de Contes, puis l'auto-épuration améliore la qualité qui redevient bonne jusqu'à la confluence. Entre le village de Contes et la Pointe de Contes, le Paillon subit des agressions physiques importantes, des déversements sauvages de matériaux tout le long de la zone industrielle La Banquière : Dans son cours supérieur, elle subit déjà une perturbation par la station d'épuration de Levens Ste Claire. Dans son cours inférieur, la dégradation en aval des rejets de Tourrette Levens, est très sévère, notamment en juin du fait du mauvais fonctionnement de la station d'épuration. La carrière en roches massives de St ndré cause de sérieux désordres au cours d'eau, du fait des éboulements fréquents qui obstruent le lit. Le Laghet : Le vallon de Laghet apparaît très dégradé du fait de rejets diffus lors de la traversée de la Trinité. Le Paillon de Nice : Sur le tronçon en amont de la commune de Nice, la qualité de l'eau est bonne (1B). Les paramètres physico-chimiques ainsi que I'IBGN ne mettent pas en évidence d'impact important de la station d'épuration de Drap, alors que les diatomées marquent une dégradation sensible du cours d'eau. Dans la traversé de Nice, le cours d'eau est très dégradé (niveau 2) par les nombreuses interventions dans le lit mineur et les assecs en période estivale. En outre, les campagnes de 1996 montrent une mauvaise qualité bactériologique depuis l amont des bassins versants qui témoignent certainement de l existence de rejets diffus sur les Paillons

LES STTIONS D EPURTIONS D après les informations du STESE, le bilan des Step est le suivant : 1. Step de Lucéram : Le fonctionnement de la station est correct. 2. Step Berre les lpes : Le fonctionnement de la station est plus ou moins correct. Un projet de raccordement à la station d épuration de Drap est en cours. 3. Step de L Escarène : Le fonctionnement de la station est médiocre. La station commence à connaître des problèmes de vétusté notamment pour la filière boue. Le projet de construction d une nouvelle station n est toujours pas arrivé à son terme. 4. Step de Peille : Le fonctionnement de la station est correct. 5. Step de Peillon : Cette station était en limite de sa capacité nominale. Depuis 2004, un raccordement à la station d épuration de Drap a été réalisé. 6. Step de Coaraze : La station a un fonctionnement plus ou moins correct. fin de garantir de façon durable la qualité de son traitement des eaux usées, elle mériterai une réhabilitation générale. 7. Step de Bendejun : Le fonctionnement de l ancienne station était obsolète. Depuis 2004, la commune est raccordée à la station d épuration de Drap. 8. Step de Blausasc Village : Le fonctionnement de la station est médiocre, seul le décanteur digesteur assure le traitement des eaux x usées, l étage biologique étant hors service. Une réhabilitation est prévue. 9. Step de Blausasc la Pallaréa : Cette nouvelle station qui utilise des lits plantés de roseaux fonctionne bien. 10. Step de Levens Ste Claire : Le fonctionnement de la station est plus ou moins correct. Les ouvrages sont exposés à des arrivées importantes d eaux parasites par temps de pluie. 11. Step de Tourrette-Levens : Cette station a atteint sa capacité nominale. Son raccordement à la station de Nice a eu lieu en 2006. 12. Step de Drap N 1 : Le fonctionnement de cette unité est correct. 12. Step de Drap N 2 : Le fonctionnement de cette unité est plus ou moins correct. Un problème d insufflation d air empêche un traitement complet. Touët de L Escarène : ctuellement les rejets du village ne sont pas traités et vont dans le Redebraus, affluent du Paillon de L Escarène. Il est prévu de raccorder le village à la station d épuration de L Escarène.

L EMBOUCHURE DU PILLON près avoir pris naissance dans les Préalpes Niçoises, le Paillons traverse l agglomération niçoise avant de se jeter dans la Méditerranée au niveau de la Baie des nges. Cette baie s étend entre l aéroport Nice Côte d zur et le port de Nice sur environ 5 km. Ces plages sont composées de galets qui proviennent essentiellement des Paillons. En effet, afin d éviter l encombrement du lit sous la couverture du Paillon de Nice, des pièges à graviers ont été construits en amont du Palais des Expositions. Lorsque ces derniers sont pleins la ville de Nice effectue un curage et déverse les galets sur les plages de Nice après les avoir cribler. La Baie des nges est un lieu de baignade fortement fréquenté en période estivale. insi, les eaux de baignade font régulièrement l objet de prélèvements et d analyses bactériologiques. 680 analyses correspondant à 27 points de prélèvements en zones de baignade et 3 points de prélèvements hors baignade, répartis sur l ensemble des plages niçoises, sont effectuées durant la saison balnéaire. Ces analyses sont réalisées par le Laboratoire de l Environnement Nice Côte d zur qui bénéficie d un agrément du Ministère de l Environnement et du Ministère de la Santé. Tableau : Résultat et classement des plages entre 2002 et 2005. Nom de la plage publique Qualité de l'eau 2002 2003 2004 2005 Neptune C Blue Beach B B Sporting Lido B Ruhl B B Galion C B B Centenaire B B B Paillon épi B B Beau Rivage B Opéra Castel : Bonne qualité B : Qualité moyenne C : Momentanément polluée La Baie des nges se trouve dans le périmètre du Contrat de Baie d ntibes à Cap d il qui est en cours d élaboration.

LES INCENDIES Lorsqu une végétation a été détruite à 80% on assiste à une augmentation du ruissellement de 25% environ. La réponse aux épisodes pluvieux prend alors un caractère impulsif : la végétation ne ralentit plus la chute de la pluie vers le sol. L eau n est plus stockée dans l humus qui a disparu et ruisselle encore plus rapidement, la terre chauffée étant devenue hydrophobe. u cours des 60 dernières années le bassin versant des Paillons a subi près de 1 200 feux qui ont parcouru 33 000 ha, soit l'équivalent d'une fois et demi la surface du secteur. L'analyse des bilans annuels montre une aggravation constante des sinistres depuis les années 60 (fréquence plus grande des années à plus de 1 000 ha), 1986 présentant un caractère exceptionnellement grave avec 5 180 ha brûlés. Les mois les plus sensibles sont juillet-août (60 % des surfaces, 35 % des éclosions), viennent ensuite les mois de septembre-octobre et la fin de l'hiver (février-mars). Les heures les plus délicates se situent en milieu de journée (9 h-14 h avec un maximum à 12 h), l'après-midi (16 h) et la fin de soirée (22 h). Le bassin versant des Paillons est composé de zones plus ou moins sensibles aux incendies ( cf. carte). Cette figure représente, par commune, la proportion de surface incendiée en moyenne annuelle exprimée en pourcentage (ramené à 100 ha). Le scénario est presque toujours le même. Lorsque la végétation est sèche, la moindre imprudence survenue près d'une zone a risque (adret pentu, col, terrain très embroussaillé) provoque un feu courant peu impressionnant et plus ou moins rapide en fonction de l'aérologie. Il s'étend rapidement et se communique aux formations combustibles à forte biomasse, épargnées par les précédents incendies. Le relief favorise les "effets de cheminée" et les propagations alimentées par la propre énergie calorifique des feux. Dans ce secteur, tout départ de feu en période de sécheresse, même sans vent violent, peut prendre rapidement des proportions très importantes qui deviennent difficilement maîtrisables. Depuis 1992, la Défense de la Forêt Contre les Incendies (DFCI) a construit de nouvelles routes forestières à usage DFCI, a augmenté son dispositif de prévention et de lutte (sapeur-pompiers, parefeu, stockage d eau ). Les derniers incendies qui ont eu lieu sur le bassin versant des Paillons sont : oût 2003 sur Lucéram avec 2000 ha de broussaille et de forêt détruites, oût 2004 sur La Trinité avec 86 ha de broussaille et de forêt détruites.

L DIRECTIVE CDRE EUROPEENNE SUR L EU La directive du 23 octobre 2000 adoptée par le Conseil et par le Parlement européen définit un cadre pour la gestion et la protection des eaux par grand bassin hydrographique au plan européen. Cette directive est appelée à jouer un rôle stratégique et fondateur en matière de politique de l eau. Son objectif est clair : il s agit d atteindre d ici 2015 le «bon état» écologique et chimique pour tous les milieux aquatiques naturels et de préserver ceux qui sont en très bon état. Une certaine souplesse est cependant prévue et des reports d échéance ou des objectifs moins stricts restent possibles, mais ils devront être justifiés et soumis à consultation. Un objectif adapté (le bon potentiel écologique) peut par ailleurs être retenu pour des masses d eau fortement modifiées du point de vue de l hydromorphologie, notamment en raison d activités économiques La masse d eau retenu sur le bassin versant des Paillons est le Paillon de L Escarène (76a) et le Paillon de Nice (76b). u cours du dernier semestre 2003, un état des lieux des pressions importantes a été réalisé (Cf. carte) et un tableau sur les facteurs de risque de non atteinte du bon état (Cf. tableaux ci-dessous). Code Nom Risque de Pré-identification non atteinte en masse d'eau Matière du bon état fortement modifié organiques et oxydables Qualité physico-chimique estimé en 2015 matières azotées nitrates matières micropolluants métaux pesticides phosphorées organiques 76a Paillon de L'Escarène Faible Non bonne bonne très bonne moyenne très bonne très bonne très bonne 76b Paillon de Nice Fort Oui moyenne bonne bonne médiocre??? Impact hydromorphologiques estimé en 2015 Code Nom prélèvements et aménagements ouvrages transversaux modifications du (fonctionnement des (continuité amont aval) régime hydrologique milieux connexes) Qualité biologique estimée en 2015 invertébrés poissons eutrophisation 76a Paillon de L'Escarène moyen faible faible bonne bonne bonne 76b Paillon de Nice fort moyen fort moyenne mauvaise médiocre? : manque d information pour se prononcer

SYNTHESE Secteurs Points forts Points faibles 1 Cours d'eau naturel Bonne qualité des eaux Présence de poissons Risque d'inondation Décharges sauvages Cours d'eau non entretenu 2 Cours d'eau naturel Bonne qualité des eaux Présence de poissons Cours d'eau non entretenu Cours d'eau partiellement entretenu Risque d'inondation Cours d'eau artificiel (fortement endigué) Lit étroit Qualité moyenne de l'eau ssecs en été Erosion active Cours d'eau naturel en amont Cours d'eau non entretenu Décharges sauvages Nombreux ouvrages de franchissements ssecs en été Couvert sur sa fin Cours d'eau naturel Risque d'inondation Qualité moyenne de l'eau Nombreux ouvrages de franchissement Etiages sévères 6 Lit large Présence de poissons Risque d'inondation Cours d'eau non entretenu Cours d'eau fortement endigué Décharge sauvage Exhaussement du lit 7 Cours d'eau entretenu Système d'annonce de crues Cours d'eau artificiel (totalement endigué) Risque d'inondation ssec en été Couvert sur sa fin 3 4 5