Comment aborder l Optimisation énergétique de salles anciennes et hétérogènes? Témoignage de Hervé MAGNIER Aéroports de Paris Membre du CRIP Groupe de travail Data center
Un environnement technique peu propice à l optimisation énergétique Dissipation calorifique en salle peu impactante (< 500W/m²) Problématique «haute densité» aux portes de la salle informatique Production et distribution des fluides non dédiées à l Informatique Environnement bâtiment très contraint % de consommation des salles informatiques très faible comparé à la consommation pour une entreprise industrielle Et pourtant
2 indicateurs majeurs en faveur de l optimisation énergétique Majorité de salles réalisées dans les années 90, ne répondant pas à court terme aux exigences actuelles : Anticiper les évolutions Améliorer les exigences de continuité de service Harmoniser les règles d exploitation des salles Volonté forte des DSI : S inscrire dans la démarche «développement durable» Profiter de l élargissement des conditions d hébergement des matériels IT (Température / hygrométrie) Améliorer la gestion des flux d air en salle APL sollicité pour répondre à ces enjeux avec une expertise préalable
Une analyse préliminaire «terrain» indispensable Une méthodologie adaptée : Des visites techniques accompagnées des exploitants Des prises de mesures en salle : Electrique (ondulée et non ondulée) Climatisation (vitesse, débit d air, température, hygrométrie, ) L identification in situ des contraintes de l existant notamment sur l aménagement et l urbanisation en salle
L implication des équipes Clé indispensable de la réussite Parler de Diagnostic ou d Expertise plutôt que d audit Ne pas imposer des actions ou des règles d exploitation «toutes faites» Sensibilisation des exploitants techniques aux nouvelles contraintes / exigences de l IT Communication entre l Informatique et l exploitation technique indispensable Proposer du concret à l exploitant la Simulation numérique des fluides (CFD) : un réel apport
RANGE E 2 RANGE E 1 Arrièr e Avant Avant La maîtrise de la Simulation Numérique des fluides (CFD) La CFD : vecteur de communication et de prise de conscience des problématiques de l existant T > 28 C Vitesses d air de soufflage ~ 10m/s Zones de tourbillons (vortex) Irrigation très perturbée
La maîtrise de la Simulation Numérique des fluides (CFD) La CFD conforte le décideur dans l intérêt technique et économique de ses choix / permet l adhésion de l exploitant EXISTANT Hauteur : 1,80m SIMULATION N 2 Hauteur : 1,80 m Températures > 28 C Températures < 15 C Températures max en ambiance < 30 C
Réussir la mise en œuvre des préconisations par un plan d action concret Un plan d action concret Etablir des priorités par niveau de complexité Des effets immédiats et quantifiables avec des recommandations de premier niveau, faciles à mettre en œuvre Comprises par les acteurs, avec leur adhésion Ciblées, «peu couteuses» Immédiatement réalisables sans impact sur la production informatique Tenant compte des contraintes de l existant Le principe «allées chaudes / allées froides», oui mais
Réussir la mise en œuvre des préconisations par un plan d actions concret Des actions correctives priorisant la conservation de l existant La gestion des flux d air dans les différents volumes de la salle : En plancher technique Au niveau des baies Sur les rangées de baies La modification des consignes de fonctionnement de la climatisation
Réussir son projet d amélioration énergétique L expertise préalable : une étape indispensable Très orientée «terrain» Réalisée par un tiers, indépendant des acteurs internes Implication forte des acteurs internes dès le démarrage du projet L apport de la simulation numérique des fluides (CFD) Vecteur de communication et de prise de conscience Identification des phénomènes perturbants Cibler les actions à fort potentiel de gains
Questions / Réponses