BULLETIN DE SANTE DU VEGETAL MIDI-PYRENEES Grandes Cultures - n 36 09 juillet 2015 Sésamie : Pic de vol de deuxième génération prévu du 18 au 25 juillet des secteurs les plus chauds aux plus froids de la région. Stade baladeur prévu du 26 juillet au 04 août, des secteurs les plus chauds aux plus froids de la région. Pyrale : Début significatif du vol de deuxième génération prévu dès le 20 juillet pour les secteurs les plus chauds, et au cours de la semaine 30 pour les autres secteurs. Pic de vol prévu entre le 27 juillet et le 05 août des secteurs les plus chauds aux plus froids de la région. Actualisation de ces prévisions dans le bulletin du 23 juillet. MAÏS Cicadelle bleue : Risque moyen à fort. A surveiller. Pucerons : A surveiller. Chrysomèle : Mise en place des pièges cette semaine. Action pilotée par le Ministère chargé de l'agriculture, avec l appui financier de l Office national de l'eau et des milieux aquatiques, par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto 2018. SOJA Acarien: Pas d'attaques observées. Risque modéré compte tenu des conditions climatiques chaudes. Surveillez vos parcelles en commençant par les bordures. Punaise verte : Risque faible sur les parcelles au stade «formation des gousses». Risque nul sur les parcelles en floraison. Observez vos parcelles dès la formation des gousses. Vanesse : Risque nul. Sclérotinia : Risque faible compte tenu des conditions sèches. Surveillez vos parcelles irriguées. TOURNESOL Orobanche cumana : soyez particulièrement vigilant sur chacune de vos parcelles. Tournesol sauvage : surveillez vos parcelles dès le début floraison. Voir information technique. Mildiou : note commune DGAL/SDQPV Terres Inovia INRA MAÏS Stades phénologiques et état des cultures Pour les parcelles les plus avancées, essentiellement en culture pluviale, le stade «brunissement des soies» est atteint. La majorité des parcelles présente des maïs entre le stade «panicule dans le cornet», et «floraison mâle». Directeur de publication : Jean-Louis CAZAUBON Président de la Chambre Régionale d'agriculture de Midi-Pyrénées BP 22107 31321 CASTANET TOLOSAN Cx Tel 05.61.75.26.00 Fax 05.61.73.16.66 Dépôt légal : à parution ISSN en cours BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL GRANDES CULTURES N 36 DU 09 JUILLET 2015 Page 1/8
Sésamie Sesamia nonagrioides Le vol de première génération est terminé. Des pieds de ponte peuvent être observés sporadiquement sur l'ensemble de Midi-Pyrénées. Leur présence reste plus marquée sur l'ouest de la région, et les plantes colonisées présentent des dégâts significatifs. A ce jour, en tenant compte du climat actuel et à venir, la modélisation positionne le pic de vol du 18 juillet pour les secteurs les plus chauds au 25 juillet pour les secteurs les plus froids de la région. Le stade baladeur devrait se situer du 26 juillet au 4 août, toujours des secteurs les plus chauds aux secteurs les plus froids de la région. Évaluation du risque : Les conditions climatiques actuelles, chaudes et sèches, sont moins favorables à la survie des larves, particulièrement dans les parcelles en conduite pluviale. Pyrale - Ostrinia nubilalis Dans les pièges, les captures sont sporadiques pour l'ensemble de la région. C'est la fin du vol de première génération. Les symptômes «en coup de fusil» peuvent être observés de manière diffuse sur l'ensemble de la région. Les plantes touchées ne représentent pas plus de 5% de l'effectif global. Le début significatif du vol de seconde génération devrait intervenir dès le 20 juillet pour les secteurs les plus chauds, le vol démarrant pour les autres secteurs au cours de la semaine 30. A ce jour, le pic de vol de deuxième génération est prévu du 27 juillet au 5 août, des secteurs les plus chauds aux plus froids de la région. Évaluation du risque : La pyrale représente le risque «ravageur aérien» majeur pour le maïs de la région, y compris en première génération. Le climat actuel, un temps sec prolongé, est très peu favorable à la survie des pontes et des larves les plus jeunes. Les larves aux derniers stades, déjà à l'intérieur des plantes, sont beaucoup moins sensibles aux conditions extérieures. Dans les parcelles irriguées, l'effet «micro-climat» dû aux apports d'eau tamponne quelque peu le stress climatique actuel. Cicadelle bleue - Zyginidia scutellaris Avec le temps chaud et sec présent depuis quelques semaines, l'activité de ce ravageur se renforce nettement. Des traces de piqûres sont souvent visibles sur la feuille de l'épi. Des parcelles en culture pluviale peuvent présenter des traces de piqûre également sur les feuilles au-dessus de l'épi. Période de risque : de l'apparition de la feuille de l'épi à la fin du vol. Seuil de nuisibilité :atteint quand la feuille de l'épi porte des traces blanches et que les feuilles immédiatement inférieures sont desséchées. C ic a d e lle b le u e - S o u r c e A R V A L IS Évaluation du risque : Risque moyen à fort. Pucerons - Rhopalosiphum padi Malgré des conditions sèches et la maturité avancée des céréales, l'activité des pucerons reste faible dans les parcelles de maïs. A surveiller régulièrement, du fait de la colonisation possible de panicules par Rhopalosiphum padi. Seuils de nuisibilité : Rhopalosiphum padi : une panicule sur deux colonisée (période floraison + 3 semaines après fécondation) Évaluation du risque : Le risque est faible à ce jour. A surveiller. BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL GRANDES CULTURES N 36 DU 09 JUILLET 2015 Page 2/8
Héliothis - Helicoverpa armigera Malgré la captures de peu de papillons et l'absence d'observations récentes de larves, le climat reste très favorable à la prolifération de ce ravageur. A surveiller, en particulier dans les parcelles de maïs spéciaux telles que les productions de maïs semences. Chrysomèle du maïs - Diabrotica virgifera La chrysomèle du maïs n'étant plus classée dans la catégorie des insectes de quarantaine, elle fait désormais l'objet d'une surveillance dans le cadre du même réseau que la pyrale ou la sésamie par exemple. 90 pièges seront suivis en 2015 pour la région Midi-Pyrénées. La pose des pièges a lieu cette semaine pour un suivi hebdomadaire jusqu'au 31 août. SOJA - ÉDITION MIDI-PYRÉNÉES & AQUITAINE Dispositif A ce jour, la culture du soja ne dispose pas d'un réseau de parcelles fixes d'observations dans le cadre du dispositif d'épidémiosurveillance. Il n'existe pas non plus de protocole national harmonisé d'observation de ses bio-agresseurs. L'état sanitaire de la culture était abordé jusqu'à présent lors d'un bilan de fin de campagne. Pour améliorer le suivi de cette culture et l'accompagnement des producteurs, nous allons rédiger quelques messages, dans le cadre du Bulletin de Santé du Végétal, pour la campagne culturales 2015. L'état sanitaire de la culture s appuiera donc sur : des observations de parcelles dites «flottantes» réalisées en cours campagne par des techniciens de terrain, observateurs réguliers sur d'autres cultures ; 2 tournées parcellaires réalisées par l'animatrice filière de Terres Inovia : la première aux stades R1 (début floraison) R3 (début de formation des gousses) puis la seconde aux stades R5-R6 (formation des graines puis grossissement). La première tournée s'est déroulée en début de semaine et le présent message s'appuie, principalement, sur les observations réalisées dans ce cadre. La deuxième tournée sera réalisée début août et fera l'objet d'un second message. 1 tournée couvrant le bassin de production Sud-Ouest du soja réalisée par des spécialistes de la culture, afin d'établir un bilan sanitaire de fin de cycle des parcelles de soja. Stades phénologiques Les sojas les plus précoces atteignent le stade R3 (début formation des gousses) et les plus tardifs n'ont pas encore fleuri (stades V7-V8 : 7-8 étages de végétation). La majorité est à début floraison ou pleine floraison (R1-R2). Les sojas présentent un bon état végétatif et sanitaire général. BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL GRANDES CULTURES N 36 DU 09 JUILLET 2015 Page 3/8
Acariens/ Araignées jaunes(tetranychus urticae et Tetranychus turkestani) Zone jaunâtre à faible croissance (Photo : Terres Inovia) Face inférieure des feuilles de soja avec acariens (Photo : Terres Inovia) Grossissement face inférieure de feuilles de soja colonisées (Photo : Terres Inovia) Face inférieure des feuilles de soja avec acariens (Photo : Terres Inovia) Les adultes sont responsables des dégâts : par des piqûres alimentaires dans les feuilles qui provoquent des décolorations (jaunissement) qui évoluent en nécrose et chute prématurée des feuilles. Ils vivent à la surface inférieure des feuilles où ils tissent des toiles soyeuses qui assurent une protection des œufs contre le vent, la pluie, les prédateurs mais aussi les traitements acaricides. Les attaques débutent en juin à partir des bords de parcelle et ont pour origine la migration d'acariens depuis les bords des routes, les fossés, les haies ou les cultures voisines. Les premiers foyers apparaissent à la face inférieure des feuilles basales du soja puis migrent vers les étages supérieurs. Les populations d'acariens atteignent un pic dans les 3-4 semaines qui suivent les premières colonisations. Les facteurs de risques sont : le climat : les acariens se développent d'autant mieux que la température est élevée. La pluie limite les pullulation et donc les attaques ; les sols légers, filtrants et caillouteux ; l'historique d'infestation de la parcelle. La présence des acariens est limitée par : L'irrigation par aspersion ou les conditions pluvieuses (pas d'effet de l'irrigation par immersion) ; la présence de prédateurs acariphages. Aucun dégât d'acariens n'a pour l'instant été signalé ou observé en Midi-Pyrénées. Les départements frontaliers à l'est font cependant état de fortes attaques en lien avec les conditions caniculaires. BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL GRANDES CULTURES N 36 DU 09 JUILLET 2015 Page 4/8
Période de risque : mi-juin jusqu'à la sénescence du feuillage. Seuil de nuisibilité : dès l'apparition des acariens sur la face inférieure des feuilles basales des plantes de soja. Évaluation du risque : Le risque est modéré (Absence dans la région mais conditions climatiques favorables). Observez attentivement vos parcelles (bordures), en particulier celles conduites en sec. L'irrigation par aspersion est la meilleure parade à la propagation des acariens dans le couvert. Punaise verte (Nezara viridula) La punaise (larve et adulte) attaque tous les organes de la plante mais surtout les gousses et les graines en formation (piqûres d'alimentation). Les dégâts consécutifs aux piqûres de punaises varient selon la précocité de l'attaque : perte de rendement par malformation ou avortement des gousses et des graines, diminution du PMG, chute de la faculté germinative des graines, diminution de la qualité (huile), etc. L'importance des populations de punaises est variable suivant les années. Les années à forte infestation, les pertes de rendements sont élevées : 2 à 4 q/ha en moyenne régionale et localement 8 à 10 q/ha sur les parcelles très touchées. Aucune population de punaise verte n'a pour l'instant été signalée ou observée en MidiPyrénées. Période de risque : Début de formation des Punaises vertes adultes dans soja (Photo : Terres Inovia) gousses jusqu'à 15 jours avant la récolte Seuil de nuisibilité : 3 punaises sur la moitié des observations (observation de 6 à 8 points de quelques m² dans la parcelles et en bordure) Évaluation du risque : Le risque est faible sur les parcelles les plus avancées à nul sur les parcelles en floraison. Observez vos parcelles dès la formation des gousses une fois par semaine (de mi-juillet à mi-août), en bordure et à l'intérieur du champ. Les pullulations des punaises sont très variables d'une parcelle à l'autre : chaque parcelle est à gérer individuellement. Larve de punaise (derniers stades) - (Photo : Terres Inovia) BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL GRANDES CULTURES N 36 DU 09 JUILLET 2015 Page 5/8
Vanesse (Vanessa cardui) Le soja abrite de nombreuses chenilles défoliatrices, la vanesse de l'artichaut ou Belle Dame est la plus courante. Au cours de leur développement les chenilles dévorent les tissus foliaires. Bien que spectaculaires, les attaques de larves de vanesse sont le plus souvent sans incidence. Des attaques de chenilles défoliatrices (plutôt anciennes) ont été observées dans plus d'une parcelle sur deux (tournée sur 15 parcelles HauteGaronne et Gers). Période de risque : 1ère feuille trifoliée - Floraison Évaluation du risque : Le risque est nul. Perforation du limbe par la chenille de vanesse (Photo : Terres Inovia) Sclérotinia Le sclérotinia est la maladie la plus fréquente et répandue sur le soja dans nos régions. La pourriture blanche commence au niveau d'un nœud fleuri, gagne la tige, puis le haut de la plante se déssèche. Les pertes de rendement peuvent être importantes lors d attaques précoces se déroulant sous des conditions favorables au champignon (températures élevées, excès d'eau, forte hygrométrie). La présence de la maladie se décèle vers le milieu de la floraison lorsque les plantes atteintes commencent à se dessécher. Les facteurs de risque sont : cultures denses ou versées ; pluviométrie abondante ou irrigation fréquente. Aucun symptômes de sclérotinia n'a été observé ni signalé dans les parcelles de la région. Période de risque : début floraison des gousses jusqu'à récolte Mycélium sur tige de soja (Photo : Terres Inovia) Évaluation du risque : Étant donné les conditions chaudes et sèches actuelles, le risque sclérotinia est faible sauf dans les parcelles irriguées fréquemment. Pour minimiser le risque en cours de campagne : - bannissez toute fertilisation azotée, - espacez les irrigations et compensez en augmentant les quantités à chaque apport. Autres maladies Les sojas sont globalement sains à ce jour. Quelques petits foyers de rhizoctonia ont été observés dans les parcelles de soja ayant une mauvaise structure du sol (tassements). La maîtrise de cette maladie racinaire se fera par la rotation et le travail du sol. Enfin, quelques taches de mildiou non préjudiciables ont été localement observées. BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL GRANDES CULTURES N 36 DU 09 JUILLET 2015 Page 6/8
TOURNESOL-ÉDITION MIDI-PYRÉNÉES & AQUITAINE Orobanche cumana L Orobanche cumana, parasite spécifique du tournesol, a été observée pour la première fois en 2009 dans le Sud-Ouest, dans quelques parcelles de tournesol. Ce parasite fait l objet d un plan de prophylaxie pour éviter son extension compte tenu du très fort potentiel grainier de l Orobanche et de ses importantes possibilités de dissémination (vent, animaux, outils de travail du sol et de récolte ). Sa nuisibilité est très forte puisqu'elle va jusqu'à détruire totalement la plante de tournesol. En cas de présence d'orobanche cumana sur votre parcelle, contactez Terres Inovia. Pour plus d'information, consultez le lien suivant : http://www.terresinovia.fr/tournesol/cultiver-du-tournesol/orobanchecumana/ Tournesol sauvage Orobanche cumana sur tournesol : Photo Terres Inovia Cette adventice est très fréquemment présente dans de nombreuses parcelles de la région. Les pertes de rendements sont non négligeables en cas de fortes infestations. Sa progression est très rapide dans la rotation et nécessite un contrôle (arrachage) dès les premières plantes observées (cf. information technique ci-dessous). C est le moment de repérer d éventuels pieds de tournesols sauvages. A partir du début de la floraison du tournesol, ils sont facilement repérables car ils dépassent le tournesol cultivé et ont un port buissonnant. BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL GRANDES CULTURES N 36 DU 09 JUILLET 2015 Page 7/8
Mildiou - (Plasmopara halstedii) Ce printemps a été une fois encore assez favorable au mildiou. Les prélèvements d'échantillons réalisés nous permettront de connaître les races concernées. Soyez très attentifs aux pratiques agronomiques mises en œuvre au cours des campagnes à venir, notamment dans les parcelles touchées par le mildiou cette année mais aussi lors des deux précédentes campagnes. Pour plus d'information, consultez la note commune DGAL/SDQPV Terres Inovia INRA de Juillet 2015 sur le mildiou du tournesol (Plasmopara halstedii). Le document est téléchargeable à partir des liens suivants : - http://www.draaf.midi-pyrenees.agriculture.gouv.fr/ - http://www.terresinovia.fr/tournesol/cultiver-du-tournesol/maladies/mildiou/nouvelles-races-reglementation/ - http://ddaf33.agriculture.gouv.fr/note-nationale-sur-la-gestion-du REPRODUCTION DU BULLETIN AUTORISÉ SEULEMENT DANS SON INTÉGRALITÉ (REPRODUCTION PARTIELLE INTERDITE) Ce bulletin de santé du végétal a été préparé : pour la partie maïs par l animateur filière maïs d ARVALIS-Institut du végétal et élaboré sur la base des observations réalisées par Arterris, Arterris Semences, Caussade semences, Chambres d agriculture de la Haute Garonne, des Hautes -Pyrénées, du Tarn et Garonne, Agrod'oc, Euralis Semences, Fredon, Pioneer Semences, Qualisol, Ragt, Ragt Semences, Val de Gascogne, Vivadour, les agriculteurs piégeurs, ARVALIS-Institut du végétal. pour la partie soja par l animatrice filière protéagineux de Terres Inovia. pour la partie tournesol par l'animateur filière colza de Terres Inovia et élaboré sur la base des observations réalisées par AgriAgen, Antedis, Areal, Arterris, CAPEL, CASCAP, Terres Inovia, Chambres d'agriculture de l'ariège, de la HauteGaronne, des Hautes-Pyrénées, du Lot, du Tarn et du Tarn-et-Garonne, Conseiller privé, Epi de Gascogne, Epi Salvagnacois, Ets Ladevèze, Euralis, Gersycoop, Novasol, Qualisol, RAGT, Sica Rouquet, Silos Vicois, Val de Gascogne, Vivadour et les agriculteurs observateurs. Pour la région Aquitaine, les observateurs sont précisés dans le BSV «Grandes cultures» d' Aquitaine Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles. S'il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut pas être transposée telle quelle à la parcelle. La CRA Midi-Pyrénées dégage donc toute responsabilité quant aux décisions prises par les agriculteurs pour la protection de leurs cultures et les invite à prendre ces décisions sur la base des observations qu'ils auront réalisées et en s'appuyant sur les préconisations issues de bulletins techniques. BULLETIN DE SANTÉ DU VÉGÉTAL GRANDES CULTURES N 36 DU 09 JUILLET 2015 Page 8/8