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Transcription:

N 26 7 Août 2015 Ce qu'il faut retenir Prairie Quelques chenilles présentes. Soja ANIMATEURS FILIERE Céréales à paille DESIRE Sylvie / FDGDON 64 s.desire@pa.chambagri.fr Suppléance : ARVALIS a.carrera@arvalisinstitutduvegetal.fr Maïs MOUQUOT Philippe / CDA 33 p.mouquot@gironde.chambagri.fr Suppléance : FDGDON 64 / ARVALIS s.desire@pa.chambagri.fr a.peyhorgue@arvalisinstitutduvegetal.fr Oléagineux MARTIN-MONJARET Claire / Terres Inovia c.monjaret@terresinovia.fr Prairies MAHIEU Patrice / CDA 64 p.mahieu@pa.chambagri.fr Chenilles défoliatrices : risque faible à ce jour. Risque modéré à élevé à venir. Maintenir une surveillance concernant Heliothis armigera. Acarien : pas d'attaques observées. Risque modéré compte tenu des conditions climatiques chaudes. Surveillez vos parcelles en commençant par les bordures. Punaise verte : risque faible. Observez vos parcelles. Sclerotinia : risque faible compte tenu des conditions sèches. Midiou : risque nul. Directeur de publication : Dominique Graciet, Président de la Chambre régionale d'agriculture d'aquitaine Cité mondiale 6, Parvis des Chartrons 33075 Bordeaux cedex Tél. 05 56 01 33 33 Fax 05 57 85 40 40 http://www.aquitainagri.org/ Supervision : DRAAF / Service Régional de l'alimentation Aquitaine 51, rue Kièser 33077 Bordeaux cedex Tél. 05 56 00 42 03 http://draaf.aquitaine.agriculture.gouv.fr/ Bulletin de Santé du Végétal Aquitaine - Grandes cultures N 26 7 Août 2015 1 / 5

Prairie Le réseau d'observation La tournée d'observation et de relevé des pièges a eu lieu lundi 3 août. Deux papillons ont été piégés : l'un à Cambo les bains, l'autre à Juxue. Des chenilles ont été observées sur plusieurs parcelles en herbe : St Pée sur Nivelle, des chenilles de 3 à 20 mm à presque 10 chenilles/m² sur une parcelle de dactyle, exposée Sud. La parcelle était en cours de fauche pour limiter les dégâts. Juxue : des chenilles de 5 mm à 10 mm, 1 chenille/m². Arette : des chenilles de 5 à 10 mm, 1 chenille/m². Même si les attaques de deuxième génération sont en général moins fortes et moins destructrices, la surveillance est recommandée. La chaleur et la pluviométrie des derniers jours offrent des conditions favorables au développement des cirphis. les seuils limites de nuisibilité - 10 larves / m 2 si la croissance végétale est faible - 20 larves / m 2 pour une croissance végétale plus soutenue Dès que ces seuils sont atteints, des méthodes de lutte peuvent être mises en place pour sauvegarder les espèces fourragères de la prairie. Les chenilles sont les plus voraces entre 15 et 30 mm. Prévenir Les observations réalisées les années précédentes permettent de donner quelques pistes pour limiter les attaques de chenilles : Le système de culture : Les larves consomment essentiellement les graminées (graminées cultivées dont fourrages, maïs et céréales, graminées adventices des cultures, graminées sauvages). Maintenir une rotation avec d autres cultures (dont dicotylédones : luzerne ). Maîtriser le désherbage des cultures de maïs. Entretenir les jachères, les abords de parcelles. L exploitation de l herbe : Les chenilles fuient les parcelles rases car elles n ont plus d abri contre le soleil ni contre certains prédateurs, pour se réfugier sur les parcelles adjacentes. Faucher et/ou faire pâturer les parcelles les plus sensibles au risque. Le maintien de la biodiversité : Les parcelles et leur environnement abritent des prédateurs potentiels se nourrissant des œufs, larves et chrysalides : insectes (fourmis, scarabées, araignées, mouches, micro hyménoptères), crapauds et grenouilles, oiseaux (étourneaux, corbeaux), volailles domestiques... Toutes les pratiques qui maintiennent ces populations (haies, limitation des traitements chimiques) doivent être développées. Bulletin de Santé du Végétal Aquitaine - Grandes cultures N 26 7 Août 2015 2 / 5

SOJA EDITION Midi-Pyrénées et Aquitaine Dispositif La rédaction de ce bulletin s'appuie sur : des observations de parcelles dites «flottantes» réalisées en cours campagne par des techniciens de terrain, observateurs réguliers sur d'autres cultures ; 1 seconde tournée parcellaire réalisée le 6 août 2015 par l'animatrice filière de Terres Inovia sur 11 parcelles du bassin soja Sud-Ouest réparties sur les 2 régions Midi-Pyrénées et Aquitaine. Stades phénologiques Les sojas les plus précoces atteignent le stade R6 (une gousse contient une graine verte qui remplit la cavité sur l'un des 4 nœuds les plus élevés de la tige principale) et les plus tardifs sont à R3 (une gousse a 5 mm de long sur l'un des 4 nœuds les plus élevés de la tige principale). Les sojas présentent un bon état sanitaire général et un bon état végétatif malgré les conditions climatiques. Toutefois dans les parcelles les plus séchantes et/ou non irriguées, les soja peuvent être très impactés par le sec (avortements de fleurs et gousses). On dénombre entre 5 à 11 étages de gousses selon les situations. Ravageurs Chenilles défoliatrices Le soja abrite de nombreuses chenilles défoliatrices. Quelques attaques de vanesse de l'artichaut ont été observées en début de campagne. La noctuelle de la tomate ou Heliothis armigera est particulièrement présente cette année sur toutes les cultures d été, à la faveur des températures caniculaires. 2 générations se sont déjà succédées et au moins 1 autre devrait suivre. Quelques parcelles ont subi des ravages conséquents mettant en péril la production, notamment en Aquitaine et dans le Sud-est. H. armigera s attaque aux feuilles mais bien davantage aux gousses en formation. L espèce est actuellement présente sur maïs, sorgho, pois chiche et légumes de plein champs et sa pression, bien qu élevée, reste diffuse. Heliothis armigera sur gousse de soja (Terres Inovia) Évaluation du risque : le risque est faible pour le moment. Il pourrait devenir modéré à élevé en avançant dans la saison. En effet, la prochaine génération d Heliothis pourrait entraîner des dégâts surtout dans les parcelles les plus tardives (jeunes gousses). Surveillez vos parcelles. Acariens/ Araignées jaunes (Tetranychus urticae et Tetranychus turkestani) Aucun dégât d'acariens n'a pour l'instant été signalé ou observé dans nos régions. Les départements frontaliers à l'est font cependant état de fortes attaques en lien avec les conditions caniculaires. Période de risque : mi-juin jusqu'à la sénescence du feuillage. Seuil de nuisibilité : dès l'apparition des acariens sur la face inférieure des feuilles basales des plantes de soja. Évaluation du risque : Le risque est modéré (Absence dans la région mais conditions climatiques favorables). Observez attentivement vos parcelles (bordures), en particulier celles conduites en sec. Face inférieure des feuilles de soja avec acariens (Photo : Terres Inovia) L'irrigation par aspersion est la meilleure parade à la propagation des acariens dans le couvert. Bulletin de Santé du Végétal Aquitaine - Grandes cultures N 26 7 Août 2015 3 / 5

Punaise verte (Nezara viridula) De nombreuses familles de punaises sont présentes dans le soja. Cependant la plus fréquente est Nezara viridula (punaise verte), qui peut occasionner de sévères dégâts. Elle attaque tous les organes de la plante mais surtout les gousses et les graines en formation (piqûres d'alimentation). Des colonies de punaises vertes ont été observées dans la moitié des parcelles visitées dans le bassin Sud-Ouest, à des faibles pressions. Période de risque : début de formation des gousses jusqu'à 15 jours avant la récolte. Seuil de nuisibilité : 3 punaises sur la moitié des observations (observation de 6 à 8 points de quelques m² dans la parcelles et en bordure). Évaluation du risque : le risque est faible. Observez vos parcelles, en bordure et à l'intérieur du champ. Les pullulations des punaises sont très variables d'une parcelle à l'autre : chaque parcelle est à gérer individuellement. Punaises vertes au stade larvaire L4 (Photo terres Inovia) Œufs de punaises groupés (photo Terres Inovia) Maladies Sclérotinia (Sclerotinia sclerotiorum) Le sclérotinia est la maladie la plus fréquente et répandue sur le soja dans nos régions. Les facteurs de risque sont : cultures denses ou versées ; pluviométrie abondante ou irrigation fréquente. Aucun symptôme de sclérotinia n'a été observé ni signalé dans les parcelles du bassin de production. Période de risque : début floraison des gousses jusqu'à récolte Évaluation du risque : étant donné les conditions chaudes et sèches actuelles, le risque sclérotinia est faible sauf dans les parcelles irriguées fréquemment. Pour minimiser le risque en cours de campagne : bannissez toute fertilisation azotée, espacez les irrigations et compensez en augmentant les quantités à chaque apport. Mycélium sur tige de soja (Photo : Terres Inovia) Mildiou du soja (Peronospora manshurica) Des symptômes de mildiou du soja ont été observés dans 3 parcelles sur 11 (tournée du 6 août 2015). Il s'agit à chaque fois de contaminations secondaires (par dissémination des sporanges). Les symptômes les plus visibles sont des taches nombreuses, jaune canari, de taille et forme indéfinies, se formant sur tout le limbe. Ces taches brunissent et se nécrosent et restent cernées d'un halo jaune. A la face inférieure, sur les taches, on observe un duvet grisâtre constitué par les fructifications du champignon, qui disparaît en conditions sèches. Les gousses ne portent pas de symptôme mais les graines peuvent être totalement encroûtées par les œufs du champignon (oospores). Le développement du champignon est favorisé par les fortes humidités (conditions irriguées, fond de vallée) et les températures comprises entre 20 et 22 C. Ce pathogène n entraîne pas de perte de rendement importante en France même si il est fréquent désormais. Symptômes de contamination secondaire de mildiou sur soja (Terres Inovia) Bulletin de Santé du Végétal Aquitaine - Grandes cultures N 26 7 Août 2015 4 / 5

Pour lutter contre le champignon, l'enfouissement des résidus de culture pouvant héberger les spores, l'éviction du soja dans la rotation pendant quelques années et l'utilisation de semences saines paraissent souhaitable. Évaluation du risque : risque nul (attaques secondaires non nuisibles). Fructification du champignon formant un duvet grisâtre à la face inférieure des feuilles (Terres Inovia) Les structures partenaires dans la réalisation des observations nécessaires à l'élaboration du Bulletin de santé du végétal d'aquitaine Grandes cultures sont les suivantes : Act'Agro, ARVALIS Institut du Végétal, ASTRIA64, CDA 24, CDA 33, CDA 40, CDA 47, CDA 64, Terres Inovia, Terres conseils, Ets Sansan, Euralis, FDGDON 64, FREDON Aquitaine, GRCETA SFA, Groupe Maïsadour, La Périgourdine, Lur Berri, SCAR, Sodepac, Groupe Terres du Sud, Viti Vista Ce bulletin est produit à partir d'observations ponctuelles. S'il donne une tendance de la situation sanitaire régionale, celle-ci ne peut-être transposée telle quelle à la parcelle. La Chambre régionale d'agriculture d'aquitaine dégage donc toute responsabilité quant aux décisions prises par les agriculteurs pour la protection de leurs cultures et les invite à prendre ces décisions sur la base des observations qu'ils auront réalisées sur leurs parcelles et/ou en s'appuyant sur les préconisations issues de bulletins techniques (la traçabilité des observations est nécessaire). " Action pilotée par le Ministère chargé de l'agriculture, avec l appui financier de l Office national de l'eau et des milieux aquatiques, par les crédits issus de la redevance pour pollutions diffuses attribués au financement du plan Ecophyto ". Bulletin de Santé du Végétal Aquitaine - Grandes cultures N 26 7 Août 2015 5 / 5