DOSSIER DE PRESSE
sommaire communiqué de presse page 2 parcours de l exposition pages 3 à 6 programme culturel et pédagogique page 7 visuels presse pages 8 à10 liste des prêteurs page 11 informations pratiques page 12 1
communiqué de presse Depuis près de trois siècles, les francs-maçons se réunissent pour réfléchir en commun à la construction d une société de progrès, de tolérance et de perfectionnement de la condition humaine. Le local dans lequel ils se réunissent est communément dénommé Temple, en grande partie par analogie au mythique Temple de Salomon, considéré comme la bâtisse idéale qui incarne, physiquement ou symboliquement, la construction parfaite qui doit être le but à atteindre. Le temple maçonnique en tant que construction apparaît dès le siècle des Lumières et les plus belles réalisations comme les plus simples sont édifiées selon des codes définitivement établis à partir des rituels institués entre la fin du XVIII e et le début du XIX e siècle, dans des styles cependant souvent distincts selon les périodes chronologiques successives. Présenter l institution supposée de l architecture maçonnique et son évolution depuis l apparition de l Ordre, il y a trois siècles, n avait jusqu à présent jamais été envisagé d un point de vue généraliste et synthétique. Le musée de Cahors Henri-Martin propose, du 25 février au 30 mai 2011, la remarquable exposition réalisée par le musée de la Grande Loge en 2010. Si la France et les pays limitrophes ont certes été privilégiés du point de vue des illustrations démonstratives, l étude globale du processus a été le fil conducteur de l équipe scientifique qui a œuvré pour cette exposition. A travers la présentation chronologique et stylistique de 300 objets de toutes formes et de tous supports, le grand public appréhendera la mise en place des cadres et règles de l architecture maçonnique et leur évolution, phénomène réel mais souvent peu évident à déceler au premier coup d œil. Seront aussi expliqués les usages des espaces du Temple qui ne prennent leur caractère sacré que grâce aux pratiques qui s y déroulent, initiations, réunions ou tenues funèbres. Nombre d institutions publiques, profanes et maçonniques, et de collectionneurs privés ont répondu favorablement aux sollicitations des organisateurs de l exposition parisienne du musée de la Grande Loge de France, puis à celles du musée de Cahors Henri-Martin. Certaines pièces présentées sont des découvertes ou des redécouvertes. Certaines n avaient jamais été confrontées et d autres jamais montrées. La déclinaison lotoise de cette manifestation évoquera les figures maçonniques locales que sont les membres de la famille Murat et Léon Gambetta. Cette exposition est donc véritablement un évènement, destinée tant au grand public qu aux initiés eux-mêmes. 2
parcours de l exposition Rez-de-chaussée : les grands thèmes architecturaux L architecture funéraire Larmes d argent, squelette, cercueil : l aspect funèbre de certains décors maçonniques a de tout temps fasciné et parfois aussi servi aux élucubrations antimaçonniques. La Mort fait partie de tout cheminement maçonnique puisque déjà l Initiation impose l achèvement de la vie profane (évoquée à travers le cabinet de réflexion, lieu de méditation autour de divers symboles) et que le grade de Maître évolue autour de l histoire du meurtre d Hiram, le légendaire constructeur du temple de Salomon. La mort est peut-être le dernier moment chargé de symbolisme dans une société contemporaine matérialiste et il n est pas étonnant que des monuments funéraires fassent survivre les idéaux maçonniques à la mort terrestre. Croix funéraires, vues de tombes maçonniques et une rare représentation de tenue funèbre voisineront ainsi dans cette première salle avec divers objets se rapportant à la mort de Léon Gambetta (1838-1882), l un des natifs cadurciens les plus célèbres de l histoire de France. De l opératif au spéculatif La franc-maçonnerie telle que nous la connaissons sous sa forme actuelle serait née selon une première hypothèse à Londres en 1717, par le regroupement de trois loges en Grande Loge, et selon une seconde hypothèse par la pratique d une action perpétuée en Ecosse au cours des XVI e et XVII e siècles de manière absolument continue. La référence ancienne à la loge des bâtisseurs de cathédrales apparaît ainsi aujourd hui comme essentiellement légendaire. L outillage des francs-maçons fait référence aux opératifs (ceux qui pratiquent réellement le métier), mais possède un sens spéculatif et est le support d une interprétation et d une réflexion personnelles. Ces outils, virtuellement présents sur le tracé de loge, ont trouvé progressivement leur place dans les rituels, véritables liturgies spatiales où le corps en mouvement sacralise l espace du Temple. Equerre et compas, maillet et ciseau, perpendiculaire et niveau, règle et levier : chaque outil est ainsi à la fois l objet d une manipulation physique, à l occasion des Initiations aux différents degrés, et sujet d un exercice mental, voire spirituel, dans le cadre de la réflexion intime. Cette deuxième salle fait aussi une large place au textile grâce à l unique tapisserie des Flandres représentant Hiram, aux tabliers maçonniques et aux œuvres de Jacques Haramburu. Le Temple expliqué La troisième salle de l exposition proposera une évocation du Temple, et non une reconstitution à proprement parler. On retrouvera certains des symboles les plus importants : les parvis (espace précédant le temple) et le pavé mosaïque au sol, les colonnes, le tableau de loge portant les éléments la pierre brute et la pierre taillée, le delta rayonnant, le fil à plomb... Certaines idées fortes seront mises en avant : la notion de cheminement et de passage, le dévoilement, le perfectionnement personnel et la construction d un monde meilleur, la fraternité et l harmonie universelle 3
parcours de l exposition La famille Murat La franc-maçonnerie devient sous Napoléon un véritable appareil idéologique d Etat. En 1804 est constitué le Suprême Conseil de France et officiellement institué le Rite Ecossais Ancien et Accepté. L extension de la Maçonnerie est réelle, grâce notamment aux conquêtes napoléoniennes : le nombre de loges passe de 300 en 1804 à 1219 en 1814 (dans les limites de l Empire). Parmi les 25 maréchaux impériaux, 17 sont francs-maçons. Certains ne sont entrés en maçonnerie qu appelés par l Ordre, une fois devenus de grands personnages. Joachim Murat, lui, a été initié en 1801 à la loge L Heureuse rencontre à Milan et devient dignitaire du Grand Orient de France dès 1803. Il fonde en 1809 le Grand Orient d Italie. Sa femme, Caroline Bonaparte, sœur de Napoléon, devient Grande Maîtresse des loges d adoption dans le Royaume des Deux-Siciles. Leur fils Lucien Murat a, quant à lui, été Grand Maître du Grand Orient de France de 1857 à 1861. L architecture maçonnique en danger Les temples maçonniques ont pu depuis plus de deux siècles être détruits soit par accident «naturel», l incendie ou le tremblement de terre, soit par la négligence plus ou moins coupable des hommes, et parfois même par la cupidité de francs-maçons qui n ont pas hésité à se séparer de leurs locaux historiques pour céder aux sirènes d une soi-disant modernité. Les anti-maçons eux-mêmes ont parfois œuvré, souvent aux heures les plus sombres de l histoire contemporaine, dans le sens de la destruction. La prise de conscience de l intérêt historique, artistique et symbolique du patrimoine architectural maçonnique n est vraiment apparue que dans les deux dernières décennies du XX e siècle. Les classements au titre des «monuments historiques», les études universitaires et les restaurations fidèles se multiplient désormais en faveur d un réel patrimoine identitaire. Les étages : chronologie d une architecture spécifique Le XVIII e siècle, Prémices d une architecture maçonnique Le XVIII e siècle connaît la mise en place des structures institutionnelles et des pratiques rituelles de la franc-maçonnerie spéculative telle qu elle existe encore aujourd hui. Les premières années sont ainsi consacrées à la rédaction de constitutions, règlements et livrets de pratique. Les bâtiment utilisés pour les réunions des loges ne sont pas spécifiquement construits pour un usage maçonnique dans les premières années de gestation de l Ordre et ce sont les arrières salles des tavernes (Londres), ou des arrières boutiques (Paris), ou encore de simples pièces de résidences privées qui sont agencées temporairement à l occasion de chaque tenue. Les premiers locaux à usage strictement dédié à la franc-maçonnerie ne sont vraiment aménagés ou édifiés à de rares exceptions près que passées les années 1760, comme en attestent plusieurs inventaires, gravures, peintures et dessins de la fin du XVIIIe siècle. Seront ainsi présentées deux belles vues intérieures d un Temple des Hauts Grades et des tableaux de loge. 4
parcours de l exposition Les XIX e et XX e siècles, une architecture instituée L instauration officielle des rites pratiqués par les francs-maçons à la fin du XVIII e et au début du XIX e siècle permet l institution d une architecture établie dont les fondamentaux varient peu par la suite. L extérieur des bâtiments reste toujours discret quant aux signes distinctifs de la franc-maçonnerie, voire totalement anonyme. Les intérieurs des temples en revanche sont parfaitement codifiés, tant pour la disposition architecturale que pour les mobiliers. L influence de l Egypte se fait prépondérante dès l Empire à la suite du retour des campagnes bonapartistes au Moyen Orient et également en raison de la forte connotation ésotérique de la civilisation antique égyptienne. Les décors peints et les meubles sont directement copiés à partir des recueils réalisés lors des campagnes militaires. Une seconde mode égyptisante connaît par la suite un réel engouement après les années 1860 et dure jusqu au début du XX e siècle. Plusieurs temples sont bâtis ex nihilo à travers l ensemble de l Europe ; certains atteignent des dimensions et une abondance de décoration jusque-là inégalées. Les sièges des obédiences La Grande Loge de France a acquis un ancien couvent franciscain au début des années 1910, mais l ensemble des locaux n est pas utilisé avant la fin des années 1920. Les projets de rénovation n aboutissent qu à la fin des années 1940 lorsque le volume de la chapelle est divisé en trois espaces : le Grand Temple, le Temple Franklin et la bibliothèque. Le bâtiment abrite en outre aujourd hui une vingtaine de temples, un musée, une salle de restauration et des bureaux. Le Grand Orient de France, installé depuis 1852 dans le bâtiment actuel, possède une façade sur rue néoclassique. La réhabilitation des années 1920 permet au Temple Johannis Corneloup d être l un des plus aboutis dans le style Art Déco. Le bâtiment abrite aujourd hui de nombreux temples historiques, une bibliothèque, un musée, un restaurant Les objets de prestige La verrerie, la céramique et la porcelaine ont été des techniques régulièrement employées pour produire un grand nombre d objets comportant des symboles maçonniques et une iconographie développée, malgré la faible surface décorative. Le Temple est évoqué par les outils, le delta rayonnant, et, au XIX e siècle, des vues plus évocatrices apparaissent sur certaines assiettes grâce à la technique du décor imprimé. L architecture maçonnique dans le monde - diaporama Les buts de la maçonnerie sont les mêmes partout où des femmes et des hommes se réunissent pour travailler en Loge et ce, quelle que soit la langue du pays. Des disparités existent en fonction des rites pratiqués et des différentes histoires nationales, mais un aperçu de l architecture maçonnique dans le monde montre la grande permanence des symboles utilisés. La francmaçonnerie est ainsi universelle puisque, selon l une de ses définitions, elle rassemble ce qui est épars. Un diaporama, réalisé grâce à une exceptionnelle collection de cartes postales anciennes, donnera un large aperçu des temples maçonniques sur les cinq continents. 5
parcours de l exposition Les agapes La Tenue, c est-à-dire la réunion de la Loge, est prolongée par un repas pris en commun : l Agape (du grec agapè qui signifie à l'origine affection, amour fraternel), moment de partage durant lequel, après avoir travaillé rituellement, les Frères échangent et dialoguent dans une atmosphère amicale, mais sérieuse. Il est ainsi coutume de commencer en portant des santés, la première étant aujourd'hui pour le Président de la République (le Roi ou l'empereur dans le passé) et la dernière étant celle, très émouvante, pour les Frères malades ou qui vont nous quitter, "qui vont connaître l'ultime Initiation que le profane appelle la mort". Cette habitude du repas en commun devait très rapidement conduire les Loges à commander, pour répondre à leurs besoins, des services de table, de la verrerie, voire des couverts, à leur nom ou porteurs de symboles maçonniques. Les collections de la G.L.N.F. et du G.O.D.F. sont particulièrement riches de témoignages de cette sociabilité des francs-maçons. 6
programme culturel et pédagogique Programme culturel Deux conférences sont organisées par l Association des Amis du musée de Cahors (18h 30, Maison des Associations, place Bessières) : Lundi 21 mars : De l idéal au réel, l architecture maçonnique du XVIII e siècle à nos jours, par Stéphane Ceccaldi, Conservateur du musée de la Grande Loge de France, co-commissaire de l exposition. Lundi 23 mai : La peau l or et la soie, les décors textiles identitaires maçonniques, par Stéphane Ceccaldi. Programme éducatif Des visites guidées et des ateliers d arts plastiques, animés par Evelyne Cassan et Karine Veyres, plasticiennes, sont proposés gratuitement aux écoles, collèges et lycées de l Inspection Académique du Lot. Un dossier pédagogique est remis aux enseignants pour préparer leur visite et la prolonger en classe. 7
1. Vue intérieure vers l Orient du Temple Franklin Roosevelt De l idéal au réel visuels presse 2. Vue intérieure vers l Occident du Temple Franklin Roosevelt 3. Vue intérieure, R.L. l Accord Parfait O. de Rochefort La construction de ce Temple remonte à 1842 et les décors peints sont dus au peintre rochefortais Moreau. L essentiel des décors et du mobilier est conservé depuis cette époque. 4. Vue extérieure, siège parisien de la fédération française du Droit Humain Le siège obédientiel du Droit Humain est probablement le bâtiment le plus original et le plus atypique édifié à Paris dans le cadre d une activité maçonnique. L architecte Charles Nizet s est peut-être inspiré du Palais de l Egypte édifié pour l exposition universelle de 1900. Le bâtiment fut terminé en 1912 et n a connu aucune modification extérieure depuis. 8
5. La crypte de la Grande Loge de France utilisée en Temple Photo de presse antimaçonnique, vers 1940 (collection privée) De l idéal au réel visuels presse 6. Tablier de Maître Peau imprimée et peinte, fin du XVIII e siècle (M.A.B. GLDF inv. TT.989.176) Ce modèle de tablier du XVIII e siècle est décoré de motifs dont l un représente un temple directement inspiré des architectures créées entre autres par Nicolas Ledoux et Charles de Wailly sous le règne de Louis XVI et telles qu on peut encore en voir dans le parc Monceau à Paris. Les motifs sont imprimés et peints tels que les maisons Guérin et Brun les ont réalisé jusque dans les années 1820. 7. Le Second Surveillant fait le signe de Maître et va chercher le récipiendaire Assemblée de francs-maçons pour la réception des Apprentis Gravure dite de Gabanon, France milieu du XVIII e siècle. (M.A.B. GLDF inv. PLi.002.1250) 8. Maquette de temple Bois et carton, France fin XIX e début XX e siècle. (M.A.B. GLDF inv. OM.002.1201) 9
visuels presse 9. Vue intérieure du Temple Osiris de la rue du Persil (détruit dans cet état) Photo (tirage moderne) par SAMYN architecte, datée 1883 (Bruxelles, Conseil des propriétaires de la rue du Persil) 10. Modèle de Temple Ivoire, Angleterre vers 1830 (Collection Galerie Le Curieux) 10
liste des prêteurs Allemagne : Bayreuth, Musée allemand de la franc-maçonnerie, Berlin, Bibliothèque Nationale. Autriche : Rosenau, Musée autrichien de la franc-maçonnerie. Belgique : Bruxelles, Archives d Architecture Moderne, Bruxelles, Conseil des Loges de la rue du Persil, Bruxelles, Musée belge de la franc-maçonnerie. France : Cahors, Musée de Cahors Henri-Martin, Douai, Bibliothèque municipale, Labastide-Murat, Musée Murat, Lyon, Musée des Beaux Arts, Lyon, Musée Gadagne, Montauban, collection de la municipalité (hôtel de ville), Montauban, Musée Ingres, La Rochelle, Archives départementales de la Charente Maritime, Paris, Bibliothèque et Archives du Grand Orient de France, Paris, Musée de la francmaçonnerie Grand Orient de France, Paris, Musée Archives Bibliothèque de la Grande Loge de France, Paris, Musée de la Grande Loge Nationale de France, Perpignan, R.L. n 162 Saint Jean des Arts de la Régularité (G.L.D.F.), Rouen, Bibliothèque municipale, Valenciennes, Archives municipales. Pays-Bas : La Haye, Centre culturel maçonnique Prince Frederic. Royaume-Uni : Londres, National English Heritage Fund. Collections privées : Patrick-André Chene, Raymond Meyer, Jean-Luc Potherat, Galerie Le Curieux. Et l ensemble des collectionneurs privés ayant souhaité conserver l anonymat. 11
informations pratiques De l idéal au réel, l architecture maçonnique du XVIII e siècle à nos jours 25 février 30 mai 2011 Commissaires d exposition : Stéphane CECCALDI, Conservateur du musée de la Grande Loge de France, Jacques HARAMBURU, plasticien Musée de cahors henri-martin 792, rue Émile- Zola 46000 Cahors tél accueil : 05 65 20 88 66 tél conservation : 05 65 20 88 70 courriel conservation : musee@mairie-cahors.fr tél service éducatif et culturel : 05 65 20 88 68 courriel service éducatif et culturel : smaggiani@mairie-cahors.fr ouvert tous les jours (sauf mardi) de 11h à 18h, dimanches et jours fériés de 14h à 18h, fermé le 1 er mai Catalogue scientifique illustré en couleur de 152 pages (20 ) contacts presse Direction de la Communication Céline Julien Tél. 05 65 20 87 07 Emmanuelle Labruyère Tél. 05 65 20 87 12 Fax. 05 65 20 87 09 courriel : communication@mairie-cahors.fr 12