MUSEE D ART ET D HISTOIRE DE MELUN
Célestin BLANC (1817-1883) Portrait de la famille Berton 1849 Huile sur toile Don Berton 1921 Restauré grâce au mécénat des Amis du musée 2010 Musée de Melun, inv. 553 Célestin Blanc est né en 1817 à Clelles en Isère. Elève des peintres Delaroche et de Gleyre, il concourt pour le prix de Rome entre 1844 et 1847. De 1844 à sa mort, en 1883, il présente presque chaque année ses oeuvres au Salon. Ses peintures, d après les titres indicatifs des livrets de Salon représentent des scènes de la vie quotidienne à Rome, dans la campagne napolitaine, ainsi que de nombreux portraits de ses contemporains, sans doute des commandes comme celui de la famille Berton. Le portrait de la famille Berton a été donné à la ville de Melun en 1921 par les enfants Berton. Louis Berton (le père) était secrétaire de mairie en 1849, Albert (l aîné des deux garçons, né le 24 août 1845) a fait carrière en qualité d ingénieur pour la compagnie de chemin de fer Paris-Lyon-Méditerranée. Camille est sur les genoux de sa mère, Zoé Betbedat de Keramingant. Il est né le 19 juillet 1847. Madame Berton, enceinte sur le tableau, donna naissance à une fille le 3 octobre 1849 (Berthe mourut le 7 octobre 1850), puis à un garçon, Paul, le 23 décembre 1852.
Ernest-Ange DUEZ (1843-1896) La vieille pêcheuse de moules Huile sur toile, Salon de 1886 Dépôt du Fonds national d art contemporain, inv. 924 N de dépôt D. 120 musée de Melun Duez semble avoir séjourné à partir de 1880 à Villerville en Normandie où il peint des paysages animés et des portraits. Dans ses paysages de bords de mer évoluent les moulières et les pêcheurs, mais également des élégantes. Ses portraits peints représentent les habitants de Villerville, pêcheurs et vieilles femmes, dans le même esprit que ses amis peintres Ulysse Louis- Auguste Butin et Joseph Edouard Dantan. Ils feront de la Normandie leur terre d élection, quinze ans après la naissance d Eugène Boudin probablement le plus célèbre des peintres ayant célébré la Normandie. On était aux
Henri CHAPU (1833-1891) Madeleine Sédille, fille de Paul Sédille, architecte Buste, bronze, 1869 Barbedienne, fondeur Don Germaine Jammes, petite-fille de Paul Sédille, 1984 MHC 984.2.1 musée Henri Chapu, Le Méesur-Seine Une relation privilégiée liait le sculpteur à l'architecte Paul Sédille (1836-1900), pour lequel il travailla pour le nouveau magasin du Printemps, pour le socle de la statue d Eugène Schneider au Creusot. Paul Sédille fit également souvent appel à Chapu pour la décoration raffinée des hôtels qu'il construisait. C était aussi un ami fidèle comme en témoigne une correspondance affectueusement sincère. Aux portraits de Jules, le père de Paul Sédille et de Paul en 1863, succèdent les portraits de l'épouse et de la fille de l'architecte, Louise et Madeleine, réalisés en 1869.
Jean Baptiste MAUZAISSE (1784-1844) Monsieur Jean Baptiste Mauzaisse, père de l artiste Huile sur toile, 1827 Dépôt de l Etat 1872 D86 musée de Melun Jean Baptiste Mauzaisse est né à Corbeil en 1784. S il est aujourd hui méconnu, il a pourtant en son temps été un peintre d histoire renommé, en participant notamment à de grandes réalisations picturales pour le musée du Louvre, le musée d Histoire de France à Versailles. Il entre à 19 ans à l Ecole des beaux-arts dans l atelier de François André Vincent, rival de Jean-Louis David. Dès 1808 il expose au «Salon» qui permettait aux artistes de présenter au public leurs œuvres et d obtenir des commandes privées ou publiques. Il sera plusieurs fois récompensé par le jury composé d artistes officiels, dont la plupart viennent de l Académie. Les œuvres étaient donc acceptées et récompensées selon les critères de l Académie. Mauzaisse peint aussi de nombreux portraits de personnes illustres mais aussi d intimes. Il présente les portraits de ses parents (décédés la même année) au Salon de 1827. Son père Jean-Baptiste était bourrelier et organiste du chapitre royal de l'église Saint Spire de Corbeil. Madame Jean-Baptiste Mauzaisse, mère de l artiste, Mauzaisse Jean-Baptiste (1784-1844) INV 6582 Paris, musée du Louvre RMN/ Hervé Levandowski