CHAPITRE IV : L INVENTION DE L ÉCRITURE I LES CITÉS DE MÉSOPOTAMIE Activité sur la cité d'ur, pages 54-55 du livre Une cité-état : c'est un petit État, constitué d'une ville et de la campagne alentour, délimité par des frontières et dirigé par un gouvernement indépendant. Un bas-relief : c'est une sculpture, dans un mur, légèrement en relief. Un haut-relief est une sculpture nettement en relief (le sculpteur a creusé une épaisseur plus importante). Lorsque la sculpture est indépendante de la pierre (ou du mur), c'est une statue. Mésopotamie : c est la région d Orient située autour des fleuves Tigre et Euphrate (aujourd hui Irak). Religion polythéiste : croyance en l existence de plusieurs dieux, forces surnaturelles qui protègent ou punissent les hommes. Les ruines d'ur, dans le sud de la Mésopotamie, sont fouillées par les archéologues depuis le XIX ème siècle. Elles montrent l'organisation des premières villes de l'histoire, il y a 5000 ans. A l'intérieur des remparts, qui protègent les richesses de la ville contre les ennemis, on repère des constructions ayant chacune des fonctions précises : habitations, boutiques, ateliers, monuments politiques ou religieux. Les rois d Ur imposent également leur autorité sur les campagnes environnantes, afin de nourrir la population urbaine. Dans l Antiquité la Mésopotamie est composée de nombreuses cités États indépendantes. Chaque roi de chaque cité-état tente d agrandir son territoire aux dépens des voisins, souvent par la guerre. Les religions pratiquées en Mésopotamie étaient polythéistes. II L ÉGYPTE ET LE PHARAON Activité sur les pyramides de Gizeh, pages 58-59 du livre L Égypte est un désert, traversé par un grand fleuve, le Nil. Tous les ans, de juin à octobre, le Nil déborde et l eau inonde les berges : c est la crue. Pendant la crue, du limon (= engrais naturel) se dépose sur le sol. Le fleuve retrouve ensuite son cours normal : c est la décrue. Les Égyptiens cultivent les champs pour faire pousser du blé ou du papyrus. La plupart des Égyptiens sont donc des paysans sédentaires (par opposition aux éleveurs nomades) mais il y a aussi des artisans (forgerons, potiers, tisserands, ) qui fabriquent des objets et des outils, des commerçants et des fonctionnaires qui travaillent au service du Pharaon.
Le Pharaon gouverne l Égypte : il dit la loi, rend la justice, est responsable de la prospérité de son pays. Les Égyptiens pensent que le Pharaon est un dieu vivant, fils de Rê (dieu du soleil), et qu'il a des pouvoirs surnaturels symbolisés par des insignes. Les premiers Pharaons ont régné sur l Égypte vers 3000 avant J.-C. Le dernier Pharaon de l Égypte, Cléopâtre VII, s est suicidée en 30 avant J.-C. pour échapper aux Romains. Dans l Antiquité, les Égyptiens étaient polythéistes : ils croyaient en l existence de plusieurs dieux, chacun étant considéré comme «l esprit» d une chose ou d'une idée. Ils pensaient que les dieux avaient une apparence étrange, avec une tête d animal sur un corps d homme, comme le montrent les papyrus et les fresques peintes sur les murs des pyramides. Les mythes sont des histoires qui racontent la vie et les aventures des dieux. Les mythes expliquent l origine du monde et des choses, ainsi que les fonctions des dieux. Le mythe égyptien le mieux connu est le mythe d Osiris. Chaque dieu a des pouvoirs magiques, et peut protéger ou punir les hommes : il faut donc leur rendre un culte : c est un ensemble de cérémonies, de gestes, de prières que l on fait pour obéir et plaire à un dieu. Le culte s accompagne également d offrandes et d interdiction ; il est dirigé par un prêtre, spécialiste de la religion et des cultes, et se déroule dans un temple. III L'INVENTION DE L'ÉCRITURE Activité pages 60-61 sur les premières écritures et lecture du livre pages 62-63. Les pictogrammes : sont des dessins, représentant des objets, des idées ou des sons, inventés il y a environ 5000 ans (vers 3000 avant J.-C.), en Mésopotamie. Ils étaient parfois tracés sur des tablettes d argile molle, qui étaient ensuite cuites dans des fours, afin de les conserver longtemps. Les signes cunéiformes sont des pictogrammes schématisés. Ils peuvent s écrire plus vite. Les hiéroglyphes sont des pictogrammes, inventés en Egypte vers 3000 avant J.-C. souvent dessinés sur du papyrus ou sur des murs. Ces 3 écritures ont été beaucoup utilisées, mais présentaient un inconvénient majeur : pour les lire et les écrire, les scribes devaient connaître plusieurs milliers de dessins différents. Vers 1200 avant J.-C., en Phénicie, un système d écriture plus simple et plus rapide est inventé : l alphabet. L alphabet phénicien est composé de quelques dizaines de signes qui représentent uniquement un son. Il remplace peu à peu les autres écritures. Les supports de l'écriture évoluent plus lentement encore : pendant toute l'antiquité, on écrit sur des tablettes d argiles, du papyrus ou de la pierre. Plus tard, des hommes ont inventé le parchemin (peau de mouton) puis le papier (à base de bois). A partir de l alphabet phénicien, d autres alphabets ont été inventés : alphabets hébreu, grec, arabe, latin, cyrillique. Certains peuples n ont jamais adopté l alphabet (les Chinois et les Japonais écrivent en idéogrammes) Grâce à l écriture, les hommes peuvent combattre le temps et l'oubli, et laisser des traces innombrables de leur vie, de leurs croyances, de leurs richesses, de leurs lois, de leurs espoirs. C est pourquoi on dit que c est le début de l Histoire.
Correction des activités sur la Mésopotamie et l 'Égypte dans l'antiquité Activité pages 54-55 sur la cité d Ur 1 Selon les croyances de Mésopotamie, le roi d Ur tient son pouvoir du dieu Nanna, puisque c est lui qui remet au roi les insignes du pouvoir. 2 D après les fouilles archéologiques, le culte et les hommages rendus au dieu Nanna dans la cité d Ur consistaient à lui faire des offrandes (par exemple d un liquide précieux) et à construire pour lui des bâtiments (temple, cour, résidence de la prêtresse) ou se déroulaient probablement des cérémonies religieuses. 3 Le roi d Ur est l auteur et le garant des lois de la cité. Les lois retrouvées dans ce recueil semblent un peu rigides et expéditives, puisque la peine de mort (exécution des coupables) semble fréquente. 4 Les remparts sont une protection contre des envahisseurs ou des ennemis qui voudraient détruire ou piller les richesses de la ville. Les ports permettent de décharger les marchandises qui arrivent par bateau, sur l Euphrate. Les ports sont à l intérieur des remparts, afin de décharger les marchandises sans crainte. 5 Ces objets appartenaient à des personnages importants, probablement le roi ou la famille royale. Ils sont faits d or, de diamants et de pierres précieuses. Activité pages 58-59 sur les pyramides de Gizeh 1 a/ Le site de Gizeh se situe en Égypte, près du Nil et de la capitale (autrefois Memphis, aujourd hui Le Caire), à la limite du désert, non loin du lieu où le fleuve se divise en plusieurs bras qui forment un delta. b/ 1 = temple funéraire bas ; 2 = chaussée ; 3 = temple funéraire haut ; 4 = Sphinx ; 5 = Mastabas. c/ La Pyramide de Khéphren est une pyramide à 4 faces sur base carrée. La longueur d un côté de la base est de 215 m et la hauteur totale de la pyramide est de 144 m! Le corps du pharaon était déposé dans un sarcophage, puis dans une chambre funéraire, à la base de la pyramide, à la verticale du sommet. d/ Dans les temples funéraires, les prêtres devaient pratiquer les gestes, rites et prières nécessaires pour que le défunt atteignent l au-delà. Dans le temple bas, les prêtres préparaient le corps à ce voyage surnaturel ; dans le temple haut, ils apportaient des offrandes pour plaire aux dieux qui devaient accueillir Khéphren. Le Sphinx surveille l entrée du site et les passages sur la chaussée, la tête et le regard tournés vers le soleil levant. 2 Le corps du pharaon était placé dans une pyramide à la fois pour être protégé d éventuels profanateurs, pour être distingué sans peine des tombes des simples mortels, mais surtout pour monter plus facilement vers le soleil, car la pyramide était considérée comme un «escalier du ciel». 3 Cette statue de Khéphren a été retrouvée dans le temple bas du site de Gizeh. Le faucon, la barbe postiche et le testament assimilent le pharaon à un dieu vivant.
Correction de l activité sur les premières écritures Activité pages 60-61 sur les premières écritures 1 L écriture en pictogramme est la première écriture, apparue en Mésopotamie vers 3300 avant J.-C. 2 Il s agit de l écriture cunéiforme, dérivée des pictogrammes, tracée sur tablettes d argile et utilisée en Mésopotamie vers 2360 avant J.-C. 3 Les signes cunéiformes sont des pictogrammes stylisés : ils sont plus proches d un schéma que d un dessin. 4 L écriture sur tablette servait surtout à faire des listes de choses (des inventaires). 5 Il s agit d une écriture en hiéroglyphes, tracée sur une stèle (grande pierre) vers 2550 avant J.-C. 6 On peut deviner que cette écriture se lit de droite à gauche parce que les figures animales sont ainsi orientées. 7 Il arrive qu'un mot soit représenté par un seul hiéroglyphe : mais il arrive aussi qu'un mot soit représenté par plusieurs hiéroglyphes à la suite, qui, dans ce cas, représentent chacun un son. 8 Cette écriture est utilisée dans un contexte religieux (après la mort d'une princesse) mais dans un but descriptif (une liste d'offrandes). 9 L'écriture hiératique, dérivée des hiéroglyphes, est écrite sur du papyrus. Elle est plus facile et plus rapide à écrire car il s'agit de hiéroglyphes simplifiés. 10 Dans les deux cas, il s'agit d'une liste, il y a des cadres et l'écriture dérive de dessins plus ou moins figuratif (il n'y a pas de lettres). Parmi les différences, on peut noter : les supports (argile / pierre) ; le contexte (religieux / économique) ; les couleurs (hiéroglyphes colorés / signes cunéiformes monochrome) ; le sens d'écriture et de lecture ; la qualité esthétique (dessins très précis pour les hiéroglyphes) REVISIONS POUR LE CONTRÔLE : Lire les leçons du chapitre dans le cahier Lire le livre pages 52 à 66 Faire oralement les exercices pages 67
Documents complémentaires