MINISTERE DE L GRICULTURE PROGRAMME DE COMPETITIVITE ET DIVERSIFICATION AGRICOLES REPUBLIQUE DU MALI UN PEUPLE-UN BUT-UNE FOI COMPOSANTE DIFFUSION DE TECHNOLOGIES D IRRIGATION ET DE PRODUCTION (DTIP) VERSION DEFINITIVE ETUDE DE L INVENTAIRE DES TECHNIQUES ET TECHNOLOGIES DE PETITE IRRIGATION CONSULTANT : Boubacar TRAORE NOVEMBRE 2004 1
LISTE DES ABREVIATIONS AAILAD Association d Appui aux Initiatives Locales d Actions de Développement ACF Action Contre la Faim AFAR Action pour la Formation et l Auto-promotion Rurale AFVP Association Française des Volontaires du Progrès AMAPROF Association Malienne pour la Promotion de la Femme APROFA Agence pour la Promotion des Filières Agricoles ASADEC Action de Solidarité pour le Développement des Communautés BPAR Base de Perfectionnement des Artisans Ruraux CMDT Compagnie Malienne de Développement Textile CSLP Cadre Stratégique de Lutte conte la Pauvreté DMA Division du Machinisme Agricole DNAER Direction Nationale de l Aménagement et Equipement Rural DNGR Direction Nationale du Génie Rural DRAMR Direction Régionale de l Appui au Monde Rural DRHE Direction Régionale de l hydraulique et de l Energie EDM Energie du Mali FAO Organisation des nations Unies pour l Alimentation et l Agriculture FODESA Fonds de Développement en Zones Sahéliennes au Mali GIE Groupement d Intérêt Economique GIREDIN Gestion Intégrée des Ressources en Eau dans le Delta Intérieur du Niger GRDR Groupe de Recherche et de Réalisations pour le Développement Rural dans le Tiers Monde KARED Agence du Kaarta pour le Développement Kit GAG Kit goutte à goutte Mali 01/001 Missabougou OHVN Office de la Haute Vallée du Niger ON Office du Niger ONG Organisation Non Gouvernementale OP Organisation Paysanne ORDUK Organisation pour le Développement Intégré de Kolombiné ORM Office Riz Mopti ORS Office Riz Ségou PAPIV Projet d Aménagement des Périmètres Irrigués Villageois PCDA Programme de Compétitivité et de Diversification Agricole PDRIK Projet de Développement Rural Intégré de Kita PMB Projet Moyen Bani PNIR Programme National d Infrastructures Rurales PNUD Programme des Nations Unies pour le Développement PPIP Projet de Promotion de l Irrigation Privée PRODECA Projet de Développement du Cercle de Ansongo Projet Mali 00/001 LASSA Sassakawa Global 2000 SDDR Schéma Directeur du Secteur du Développement Rural SLACAER Service Local d Appui à l Aménagement et Equipement Rural UCAL Union Communale de Agriculteurs du Logo URCAK Union Régionale de Coopératives Agricoles de Kayes 2
VRES Winrock Projet de Valorisation des Ressources en Eau de Surface International 3
TABLE DES MATIERES I. CONTEXTE DE L ETUDE. 7 II. PROBLEMATIQUES ET JUSTIFICATION.. 7 2.1 le secteur agricole.7 2.2 le sous secteur de l irrigation.. 7 2.3 dans le domaine de la petite irrigation. 8 3 Objectifs de l étude 8 III. DEROULEMENT DE L ETUDE.. 8 IV. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS.. 9-17 V. EXPERIENCES PASSEES EN MATIERE DE TECHNIQUES ET TECHNOLOGIES DE PETITE IRRIGATION. 18-22 VI. ETUDE D INVENTAIRE 23 6.1 RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE 23-28 6.2 L ECHANTILLONNAGE.28-29 6.3 ANALYSE DES ECHANTILLONS...30 6.3.1 REGION DE KAYES. 30 6.3.1.1 Importance du secteur. 30 6.3.1.1.1Typologie des exploitations enquêtées 30 6.3.1.1.2 Répartition des exploitants (hommes, femmes) par type d exploitation 31 6.3.1.1.3 Les ressources en eau.. 31 6.3.1.1.4 Les terres 31-33 6.3.1.1.5 Les productions.. 33-34 6.3.1.2 Les techniques d irrigation. 34 6.3.1.2.1 Systèmes de transport et de distribution de l eau. 34-36 6.3.1.3 La technologie. 36 6.3.1.3.1 Le captage 36-37 6.3.1.3.2 Les moyens d exhaure 37-38 6.3.1.4 Clôture 38 6.3.1.5 Equipements d irrigation.39 6.3.1.5.1 Caractéristiques des moyens d exhaure..39-43 6.3.1.6 Fabrication locale. 44 6.3.1.7 Acteurs intervenant dans la petite irrigation 44 6.3.2 REGION DE KOULIKORO 45 6.3.2.1 Importance du secteur.45 6.3.2.1.1 Typologie des exploitations enquêtées 45 6.3.2.1.2 Répartition des exploitants (hommes, femmes) par type d exploitation 45-46 6.3.2.1.3 Les ressources en eau et terres.. 46-47 6.3.2.1.4 Les productions 47-48 6.3.2.2 Les techniques d irrigation..48 4
6.3.2.1.1 Systèmes de transport et de distribution de l eau 48-49 6.3.2.3 La technologie.49 6.3.2.3.1 Le captage 49-50 6.3.2.3.2 Les moyens d exhaure.. 50-51 6.3.2.4 Clôture.. 51-52 6.3.2.5 Equipements d irrigation.53 6.3.2.5.1 Caractéristiques des moyens d exhaure.53-56 6.3.2.6 Fabrication locale 56 6.3.2.7 Acteurs intervenant dans la petite irrigation...56 6.3.3 REGION DE SIKASSO 57 6.3.3.1 Importance du secteur.57 6.3.3.1.1 Typologie des exploitations enquêtées 57 6.3.3.1.2 Répartition des exploitants (hommes, femmes) par type d exploitation...57-58 6.3.3.1.3 Les ressources en eau et terres.. 58-59 6.3.3.1.4 Les productions. 59-61 6.3.3.2 Les techniques d irrigation..61 6.3.3.2.1 Systèmes de transport et de distribution de l eau...61-62 6.3.3.3 La technologie.62 6.3.3.3.1 Le captage..62-63 6.3.3.3.2 Les moyens d exhaure...63-64 6.3.3.4 Clôture 64 6.3.3.5 Equipements d irrigation 65 6.3.3.5.1 Caractéristiques des moyens d exhaure 65-67 6.3.3.6 Fabrication locale 67 6.3.3.7 Acteurs intervenant dans la petite irrigation 67 6.3.4 REGION DE SEGOU.. 68 6.3.4.1 Importance du secteur 68 6.3.4.1.1 Typologie des exploitations enquêtées 68 6.3.4.1.2 Répartition des exploitants (hommes, femmes) par type d exploitation. 68 6.3.4.1.3 Les ressources en eau et terres.. 69 6.3.4.1.4 Les productions. 70-71 6.3.4.2 Les techniques d irrigation..71 6.3.4.2.1 Systèmes de transport et de distribution de l eau 71-72 6.3.4.3 La technologie.72 6.3.4.3.1 Le captage 72-73 6.3.4.3.2 Les moyens d exhaure.. 74 6.3.4.4 Clôture. 74-75 6.3.4.5 Equipements d irrigation 76 6.3.4.5.1 Caractéristiques des moyens d exhaure.76-79 6.3.4.6 Fabrication locale 79 6.3.4.7 Acteurs intervenant dans la petite irrigation.. 79 6.3.5 REGION DE MOPTI.80 6.3.5.1 Importance du secteur. 80 6.3.5.1.1 Typologie des exploitations enquêtées.80 6.3.5.1.2 Répartition des exploitants (hommes, femmes) par type d exploitation 80-81 6.3.5.1.3 Les ressources en eau et terres 81-82 6.3.5.1.4 Les productions.82-83 5
6.3.5.2 Les techniques d irrigation.83 6.3.5.2.1Systèmes de transport et de distribution de l eau 83-84 6.3.5.3 La technologie.84 6.3.5.3.1Le captage. 84-85 6.3.5.3.2 Les moyens d exhaure.. 85-86 6.3.5.4 Clôture 86-87 6.3.5.5 Equipements d irrigation..88 6.3.5.5.1Caractéristiques des moyens d exhaure.88-90 6.3.5.6 Fabrication locale.90 6.3.5.7 Acteurs intervenant dans la petite irrigation 90 6.3.6 REGION DE GAO. 91 6.3.6.1 Importance du secteur..91 6.3.6.1.1 Typologie des exploitations enquêtées 91 6.3.6.1.2 Répartition des exploitants (hommes, femmes) par type d exploitation. 91 6.3.6.1.3 Les ressources en eau et terres 91-92 6.3.6.1.4 Les productions 92-93 6.3.6.2 Les techniques d irrigation...94 6.3.6.2.1Systèmes de transport et de distribution de l eau.. 94 6.3.6.3 La technologie..94 6.3.6.3.1Le captage 94-95 6.3.6.3.2Les moyens d exhaure 95-96 6.3.6.4 Clôture 96-97 6.3.6.5 Equipements d irrigation. 98 6.3.6.5.1Caractéristiques des moyens d exhaure 98-101 6.3.6.6 Fabrication locale 101 6.3.6.7 Acteurs intervenant dans la petite irrigation..101 ANNEXES :. 102 Annexe 1 : Liste des villages enquêtés 103-109 Annexe 2 : Liste des fournisseurs de matériels d irrigation. 110-111 Annexe 3 : Liste des mécaniciens de motopompes et pompes 112-113 Annexe 4 : Liste des artisans fabricants de matériels d irrigation.114 Annexe 5 : Liste des entreprises de forages 115 Annexe 6 : Liste des fournisseurs de service d appui 116-117 Annexe 7 : Fiche d enquête 118-123 Annexe 8 : Bibliographie 124-125 6
ETUDE D INVENTAIRE DES TECHNIQUES ET TECHNOLOGIES DE PETITE IRRIGATION RAPPORT DEFINITIF I. CONTEXTE Le gouvernement du Mali envisage le lancement d un programme pluri-annuel d investissements visant au renforcement de la compétitivité et à la diversification des secteurs agricoles et de l élevage. Le programme Compétitivité et Diversification Agricoles (PCDA) s inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Schéma directeur du secteur du développement rural (SDDR), qui comporte neuf programmes d actions prioritaires, euxmêmes intégrés au Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP). L objectif du nouveau programme est ainsi de contribuer à la lutte contre la pauvreté par l accroissement et la diversification des revenus monétaires des populations rurales et la croissance économique nationale, tout en protégeant l environnement, par l amélioration de la compétitivité, de la valorisation et des débouchés des filières agricoles et d élevage à fort potentiel commercial. Au cours de la phase de préparation de ce programme national, la réalisation d un certain nombre d études complémentaires est nécessaire pour en définir davantage le contenu, les modalités d intervention et la programmation des investissements. II. PROBLEMATIQUE ET JUSTIFICATION 2.1-Le secteur agricole du pays est un moteur de l'économie nationale. L'agriculture, l'élevage, la pêche et les exploitations forestières occupent près de 80% de la population active. Cependant, la production agricole n'est pas stable et est fortement tributaire des aléas climatiques et de l'application généralisée de techniques extensives de production. Les contraintes du secteur peuvent se résumer en: (a) la dégradation des ressources naturelles; (b) l'insuffisance des infrastructures rurales; (c) les techniques culturales extensives; et (d) les difficultés d'accès au crédit. 2.2- Le sous secteur de l'irrigation bénéficie d'une priorité en tant que moteur de l'intensification et de la sécurisation de la production agricole. Des ressources financières et humaines importantes ont ainsi été mobilisées en faveur des projets d'irrigation. Cependant, le développement de l'irrigation est encore loin d'atteindre les potentialités du pays. Les contraintes qui se posent sont : (a) la lenteur dans la mise au point /le transfert de nouvelles technologies; (b) le manque de crédit; (c) le manque de motivation des paysans à adopter les nouvelles technologies; (d) le manque de formation aux techniques d'irrigation; et (e) la faiblesse des investissements dans la petite irrigation privée. 7
2.3-Dans le domaine de la petite irrigation bien que de multiples initiatives aient été conduites dans le pays, les expériences restent mal connues faute de données et de statistiques fiables de référence. C est pourquoi il est retenu qu une étude portant sur l inventaire des techniques et technologies issues des diverses expériences et disponibles dans le pays soit réalisée avant le démarrage du PCDA 3- Objectifs de l étude La connaissance et la capitalisation des résultats des expériences passées en termes de types d équipements et de matériels, de leur répartition géographiques et leurs performances sont indispensables pour la mise en œuvre efficience du PCDA et constituent donc les objectifs majeurs de la présente étude Mandat du consultant et durée de l étude Il s agira essentiellement d une recherche documentaire et d entretiens avec les principaux acteurs impliqués dans les activités de développement de la petite irrigation. Il collectera et fournira les informations relatives à: (i) -l importance du secteur en superficies, en paysans concernés, zones géographiques, ressources exploitées, etc.; (ii) -les productions, rendements, destinations des productions, contribution à économie nationale, etc.; (iii) -les technologies (de mobilisation de l eau, d exhaure, de distribution de l eau et de drainage, d aménagement à la parcelle, de clôture) actuellement en usage par les paysans, et leur d exploitation ; (iv) les équipements d'irrigation, les matériels et provenance, importations, distributeurs, et leur mode d exploitation ; (v) -les fournisseurs de services, bureaux d'études, ONG, GIE appui conseils en irrigation, artisans, foreurs et puisatiers, installateurs de systèmes d'irrigation, réparateurs, etc.; (vi) -les institutions nationales ayant activité liée à la petite irrigation III. DEROULEMENT DE L ETUDE : L étude s est déroulée en plusieurs phases : - La première phase a concerné la prise de contact avec le PCDA suite à l élaboration de la méthodologie. Cette prise de contact a permis de mieux préciser avec le PCDA le contenu de l étude, de définir les dispositions pratiques pour la conduite des enquêtes et d élaborer un plan de travail. Ce plan de travail a été élaboré et soumis également à l approbation du PCDA. - La seconde phase a porté sur la recherche bibliographique auprès des structures techniques de l Etat, les projets et les ONG. - La troisième phase a porté sur l élaboration des fiches d enquêtes qui ont été également soumises à l approbation du PCDA. - La quatrième phase concerne la constitution des équipes de travail suite à l approbation des fiches d enquêtes par le PCDA. Quatre (4) équipes ont été mises en place pour la conduite des enquêtes de terrain dont la répartition est donnée ci-après : zone de Bamako-Kati, Koulikoro, Ségou et Sikasso ; zone de Mopti ; zone de kayes ; zone du Nord Mali, Gao, Tombouctou et Kidal. Chaque zone était dirigée par un ingénieur du Génie rural et la supervision des enquêtes a été assuré par le Consultant recruté à cet effet. 8
- La cinquième phase a porté sur le dépouillement des fiches d enquêtes et l élaboration du rapport provisoire qui sera soumis au PCDA pour observations et approbation. IV. CONCLUSION ET RECOMMANDATIONS: L étude s est déroulée dans un contexte particulier puisqu elle a coïncidé avec la période hivernale où la majorité des producteurs sont orientés sur les activités des cultures céréalières. Il faut noter également la presque indisponibilité des chambres d agriculture et les services techniques agricoles due à leur mobilisation pour la lutte contre les criquets migrateurs. Ces différentes raisons ci dessus évoquées en plus de l inaccessibilité de certains cercles à cause du mauvais état des pistes expliquent la petite taille des échantillons et également le choix des cercles enquêtés. Quatre (4) cercles ont été enquêtés par région à part Gao où le nombre enquêté est de trois. Ceci donne un taux de représentativité de 57% par région et de 75% pour la région de Gao. La base de l échantillonnage prévisionnelle est fixée à 50 exploitations par cercle pour la région Kayes, Koulikoro, Ségou et Sikasso. Pour la région de Mopti elle a été fixée à 30 exploitations par cercle et pour la région de Gao, elle a été ramenée à 20 exploitations par cercle considérant le niveau de développement de l arboriculture et du maraîchage dans ces deux régions. Cette prévision très généralement n a pas été atteinte à cause des raisons précédemment évoquées. L enquête débouche sur les conclusions suivantes : Sur 531 exploitations recensées dans la région de Kayes 298 exploitations disposent d un système de maîtrise totale de l eau dont 253 avec écoulement par gravité, 2 avec un système californien, 27 avec système de pompage. 233 exploitations recensées disposent d un système à maîtrise partielle de l eau. Sur 125 exploitations recensées du District de Bamako et la région de Koulikoro 35 exploitations disposent d un système de maîtrise totale de l eau dont 23 exploitations avec un système d irrigation à écoulement par gravité et une exploitation avec un système d irrigation localisée «goutte à goutte» et 11 exploitations avec système de pompage. 90 exploitations du District de Bamako et de Koulikoro disposent d un système de maîtrise partielle de l eau. Sur 135 exploitations recensées de la région de Sikasso, 21 exploitations disposent d un système de maîtrise totale de l eau dont une en système californien, 1 en aspersion, une en écoulement par gravité et 18 en système de pompage. 114 exploitations recensées de Sikasso sont en maîtrise partielle de l eau. Sur 102 exploitations recensées de la région de Ségou, 46 exploitations disposent d un système de maîtrise totale de l eau dont 2 en système californien, 1 en goutte à goutte, 1 en aspersion, 1 en micro-jet, 3 en écoulement par gravité et 38 en système de pompage. 56 exploitations recensées de Ségou sont en maîtrise partielle de l eau. Sur 65 exploitations recensées de la région de Mopti, 27 exploitations disposent d un système de maîtrise totale de l eau dont 5 en écoulement par gravité et 22 en pompage. 38 exploitations sont en maîtrise partielle de l eau. 9
Sur 26 exploitations de la région de Gao, 24 exploitations disposent d un système de maîtrise totale de l eau dont 21 avec écoulement par gravité et 3 en pompage. 2 sont en maîtrise partielle de l eau. Parmi les moyens d exhaure recensés les motopompes et les pompes à pédales sont les plus usuelles ; l enquête débouche sur les conclusions suivantes : 416 motopompes de marques diversifiées ont été recensées sur l ensemble des régions dont 296 à Kayes, 27 à Bamako-Koulikoro, 20 à Sikasso, 28 à Ségou, 17 à Mopti et 28 à Gao. 154 pompes à pédales ont été recensées dont 23 à Kayes, 5 à Bamako Koulikoro, 38 à Sikasso, 76 à Ségou et 12 à Mopti. Ce rapport est basé sur un travail d enquête de terrain et ne permet pas de faire une comparaison entre les résultats de l enquête et les statistiques nationales. Toutes les bibliographies consultées en la matière (cf. liste en annexe) font état d un inventaire typologique des systèmes de distribution de l eau, des équipements de mobilisations et des moyens d exhaure de l eau (modernes et traditionnels). Aucune de ces bibliographies fait état d un inventaire physique sur les équipements et moyens d exhaure de la petite irrigation. Seul le rapport d inventaire du GRDR de Kayes et le rapport bilan de la campagne 2002/2003 de la DRAMR de Gao donnent un inventaire exhaustif des moyens d exhaure de l eau. Celui de Kayes étant plus complet puisqu il donne la situation des systèmes de distribution de l eau. Les rapports bilan des autres régions offrent quelques informations sur les moyens d exhaure disponibles avec les Organisations Paysannes (OP). Les rapports FAO n 69/93 CP-MLI 40 et n 98/046-MLI sur la petite irrigation privée donnent des statistiques sur les superficies aménagées et exploitées mais qui sont aujourd hui dépassées (1986/1987) et méritent d être actualisées. Ces mêmes statistiques apparaissent dans le rapport sur la Stratégie Nationale de l Irrigation au Mali (1998). Malgré l absence de statistiques nationales ne permettant pas de dégager les taux de représentativité des échantillons par rapport à ces statistiques, cet inventaire offre des informations pouvant permettre de faire des suggestions et recommandations au PCDA pour une meilleure orientation de ses actions dans le cadre de la diffusion de technologies de petite irrigation. Ces recommandations sont faites en tenant compte des spécificités de chaque région et chaque cercle en terme de ressources en eau, des conditions géographiques et socioéconomiques de chaque milieu. Elles se trouvent dans ces grandes lignes résumer dans le tableau ci-après : 10
Désignation Région Région de Kayes Cercle de Kayes Cercle de Kita Systèmes de distribution de l eau Equipements de mobilisation de l eau Moyens d exhaure de l eau Les ressources en eau de surface sont abondantes ; le PCDA devra favoriser, inciter et soutenir les efforts de développement des exploitations aménagées et celles qui seront installées dans l avenir en bordure du fleuve Sénégal et ses affluents. Le système californien et le micro-jet peuvent être diffusés considérant que les exploitants du milieu ont déjà une certaine expérience dans la maîtrise totale de l eau ; le système californien sera appliqué aux cultures fruitières et le micro-jet plus particulièrement aux agrumes. le Kit GAG sera préalablement testé et diffusé selon les conclusions des tests. Le goutte à goutte sera testé. Dans tous les cas leurs applications seront limitées à de petites surfaces en maraîchage pour limiter le coût des investissement. Kita est un cercle où les plantations fruitières sont très nombreuses mais malheureusement qui n a aucune Aucune action du PCDA ne sera orientée vers les points d eau, l irrigation des nappes souterraines étant moins opportunes à Kayes avec l aménagement des périmètres en bordure immédiate des ressources pérennes en eau de surface. Afin de faciliter l exploitation des nappes souterraines proches des ressources en eau de surface, le PCDA pourrait testé et La motopompe ne sera plus diffusée comme telle étant donné sa croissance à Kayes mais la diffusion sera plus tôt orientée vers l harmonisation de certaines marques ayant justifiées leur choix en terme de rendement, durabilité, performance, etc. Il s agit des marques Honda, Robin et Lister Indien. Les caractéristiques de ces motopompes ainsi que les tailles des exploitations concernées sont mentionnées à la page 33/34. La marque chinoise sera introduite à Kayes à condition de bien organiser son circuit de commercialisation. Parmi les moyens d exhaure à motricité humaine la pompe à pédale et la pompe manuelle seront diffusées. Leurs caractéristiques et les tailles des exploitations concernées sont mentionnées à la page 33/34. Parmi les moyens d exhaure traditionnels la diffusion concernera l arrosoir utilisé très généralement par les exploitants sans en connaître les normes. La motopompe sera testée et diffusée. Les pompes à pédales et à main seront également testées et diffusées. La 11
Cercle de Kita Cercle de Nioro Cercle de Yélimané expérience en matière de petite irrigation. C est une zone qui se caractérise intégralement par l absence totale de système de distribution en maîtrise totale de l eau. Compte tenu de cet aspect le PCDA avant toute diffusion doit d abord procéder à des tests qui doivent servir de facteur incitatif des exploitants vers l adoption des systèmes d irrigation. Le système californien est celui qui sera retenu et testé pour être le moins cher et dont le coût pourrait être à la portée des exploitants de Kita. Il pourra être diffusé après évaluation des impacts des tests. Sa diffusion sera faite en direction des sites situés à proximité des cours d eau et rivières pérennes qui sont les plus propices à la petite irrigation dans ce milieu. Le système californien sera le seul système de distribution de l eau qui sera testé et diffusé. Ceci dans le but de limiter le coût des investissements considérant que la source d eau est la nappe souterraine dont l exploitation est très chère. Yélimané évolue dans les mêmes conditions que Nioro à la seule différence que certains des sites de Yélimané sont arrosés à partir des ouvrages de retenu diffusé des équipements de mobilisation de l eau à faibles coûts tels que les forages maraîchers et les points filtrants en vue de satisfaire les exploitants disposant de moyens d exhaure à motricité humaine. La gestion de la nappe souterraine est incontournable car elle est la seule disponible dans le cercle. L intervention du PCDA à ce niveau n est pas très opportune puisqu il lui faudrait trouver un mécanisme de financement de l investissement dont les conditions soient acceptables par les exploitants. Idem Nioro. diffusion des pompes à pédales concernera aussi les puits profonds. L arrosoir sera diffusé et le chadouf sera testé. La diffusion du Chadouf se fera sous réserve que le test soit satisfaisant (il est très adapté aux eaux de surface et aux faibles profondeurs d eau, moins de 5 m). La diffusion à ce niveau concernera surtout les pompes à pédales pour puits profonds, la pompe éolienne déjà connue dans le milieu. Comme moyen d exhaure traditionnel l arrosoir sera diffusé. Idem Nioro. 12
Région de Koulikoro Cercle de Kati Cercle de Koulikoro existants entre Kayes et Yélimané. L action du PCDA sera orienté vers cette zone qui semble la mieux propice à la petite irrigation. Le californien sera testé et diffusé sur ces sites. Au niveau de Kati y compris le District de Bamako, le système californien, le micro-jet, et le kit GAG pourront être testés et diffusés considérant l existence du fleuve Niger et les capacités d autofinancement et d accès au crédit de certains des exploitants de cette localité. Le goutte à goutte bien que les expériences ne sont pas si éloquentes au Mali, sera testé et sa diffusion dépendra du résultat du test. Le système californien et le kit GAG seront testés étant donné que la zone n a aucune expérience en matière de système de distribution de l eau. L irrigation dans cette zone étant axée sur les eaux de surface, il ne serait pas opportun pour le PCDA de mener des actions de mobilisation des nappes souterraines. Cependant pour les maraîchers installés à l intérieur de Bamako, les forages à faible coûts (forages maraîchers et points filtrants) pourront être testés et diffusés. La zone de Koulikoro comme telle n est pas propice à la promotion de la petite irrigation car les sites aménageables sont loin du fleuve Niger et il faut nécessairement irriguer à partir des nappes souterraines. L action du PCDA se limitera à des tests sur puits à grand diamètre et forage à équiper de pompes solaires, ou de pompe à pédale pour puits profonds. La motopompe sera diffusée dans les mêmes conditions qu à Kayes. La pompe à pédale sera diffusée ayant fait déjà l objet de test avec ATI Mali dans plusieurs localités du pays. La pompe manuelle sera testée et diffusée ; elle est aujourd hui peu utilisée dans la petite irrigation dans cette zone ce qui justifie son test avant diffusion. L arrosoir sera diffusé et le chadouf sera testé. La diffusion du chadouf se fera suite aux résultats du test ; elle pourra intéresser surtout les maraîchers à l intérieur de Bamako et Kati. La diffusion concernera les pompes à pédales et les pompes manuelles sous réserve de tests satisfaisants. L arrosoir sera diffusé comme moyen d exhaure traditionnel. Cercle de Zone non propice à la petite irrigation, le Zone non propice Le PCDA pourrait testé les pompes à 13
Banamba Région Sikasso Cercle de Sikasso Cercle de Bougouni de PCDA difficilement aura des résultats escomptés à travers ses actions de diffusion puisque les investissements dans les conditions d irrigation des nappes souterraines reviendront très chers. Zone non propice idem banamba Idem Banamba Idem Banamba Le système californien sera le seul système de distribution de l eau qui sera testé et diffusé. Ceci dans le but de limiter le coût des investissements car la source d eau est la nappe souterraine dont l exploitation est très chère. Le kit GAG sera testé sur de petites surfaces de maraîchage. Sa diffusion pourrait se faire suite aux résultats du test. L intervention du PCDA se limitera aux périmètres situés en bordure immédiate du fleuve Baulé et les cours d eau pérennes qui sont les zones les plus favorables à la petite irrigation. Le californien, le micro-jet seront testés et diffusés. Le kit GAG et le goutte à goutte La gestion de la nappe souterraine est incontournable (puits profonds et forages) car elle est la seule disponible dans le cercle. L intervention du PCDA à ce niveau n est pas très opportune puisqu il lui faudrait trouver un mécanisme de financement de l investissement dont les conditions soient supportables par les exploitants. Toute fois les forages à faible coût comme le forage maraîcher et les points filtrants seront diffusés en direction des maraîchers situés dans les bas fonds. Pour les puits profonds et les forages des tests seront faits sur ceux ci équipés de pompes solaires. Aucune intervention du PCDA à ce niveau compte du coût élevé de l investissement. pédales pour puits profonds et les pompes manuelles à titre incitatif. L arrosoir sera diffusé. La motopompe sera testée et diffusée (cf. Kayes) en direction des maraîchers et planteurs installés en bordure de cours d eau, rivières pérennes et dans les bas fonds. Les zones hautes ne seront pas concernées car il serait difficile à la motopompe d évoluer sur ces points d eau qui sont très profonds. La diffusion à ce niveau concernera surtout les pompes à pédales pour puits à faible profondeur et puits profonds, la pompe à main. Comme moyen d exhaure traditionnel l arrosoir sera diffusé. La motopompe sera testée et diffusée (cf. Kayes). Parmi les moyens d exhaure à motricité humaine, la pompe à pédales et la pompe à main seront testées et diffusées. Parmi les moyens d exhaure traditionnels l arrosoir sera diffusé ; le chadouf sera 14
Cercle de Koutiala Cercle de Yanfolila Cercle de Kolondiéba Région de Ségou Cercle de Ségou Cercle de San Cercle de seront testés sur de petites surfaces de maraîchage. Koutiala est une zone peu favorable à la Idem Bougouni petite irrigation car elle est quasi assurée par les nappes souterraines dont l exploitation est très chère. Néanmoins le californien et le kit GAG appliqué à de petites surfaces de maraîchage seront testés à titre incitatif. L intervention du PCDA concernera les Idem Bougouni sites situés en bordure immédiate des affluents du fleuve Niger considérée comme la zone favorable à la petite irrigation. Le californien sera testé et diffusé. Le micro-jet et le kit GAG seront testés. Zone non propice à la petite irrigation Idem Bougouni néanmoins le californien pourrait être testé. L abondance des ressources en eau de surface favorise la diffusion de tous les systèmes de maîtrise totale de l eau mais compte tenu des expériences passées elle sera limitée au californien, le micro-jet et le kit GAG. Le PCDA ne mènera aucune action à ce niveau. testé. Parmi les moyens d exhaure à motricité humaine, la pompe à pédales et la pompe à main seront testées et diffusées. Parmi les moyens d exhaure traditionnels l arrosoir sera diffusé. Idem Bougouni Idem Koutiala La motopompe sera testée et diffusée (cf. Kayes) Parmi les moyens d exhaure à motricité humaine, la pompe à pédales et la pompe à main seront testées et diffusées. Parmi les moyens d exhaure traditionnels l arrosoir sera diffusé ; le chadouf sera testé. Idem Ségou Idem Ségou ; la diffusion se fera en Idem Ségou direction des sites situés le long du Bani. L action du PCDA se limitera à titre Les actions du PCDA seront orientées La motopompe ne sera pas diffusée car 15
Tominian incitatif au test sur le californien compte tenu des conditions particulières des ressources en eau disponibles et socioéconomiques du milieu. vers le test et la diffusion des forages à faibles coûts (forages maraîchers et points filtrants). Cercle de Bla Idem San Idem Ségou Idem Ségou Région de Mopti Cercle de Mopti Cercle de Youwarou Les actions du PCDA seront orientées vers le test et la diffusion du californien ; le micro-jet sera testé aux cultures fruitières. Le kit GAG et le goutte à goutte seront testés sur de petites superficies de maraîchage. Youwarou est une zone favorable à la petite irrigation mais ne dispose d aucune expérience en matière de système de maîtrise totale de l eau. Pour cette raison le californien sera le seul système à être testé et diffusé pour être relativement moins cher. Les autres composés de micro-jet, le Les actions seront orientées sur les tests des forages à faibles coûts (forages maraîchers et points filtrants) dans les bas fonds sur les périmètres maraîchers. Idem Mopti les puits étant peu profonds son utilisation peut occasionner le tarissement rapide des puits. Parmi les moyens d exhaure à motricité humaine, la pompe à pédales et la pompe à main seront testées et diffusées. Parmi les moyens d exhaure traditionnels l arrosoir sera diffusé ; le chadouf sera testé. La motopompe sera testée et diffusée (cf. Kayes). Parmi les moyens d exhaure à motricité humaine, la pompe à pédales et la pompe à main seront testées et diffusées. La pompe aqualienne étant présente dans certaines zones de Mopti mais utilisée dans l adduction d eau, elle sera testée dans le cadre de la petite irrigation. Parmi les moyens d exhaure traditionnels l arrosoir sera diffusé ; le chadouf sera testé. Idem Mopti 16
Cercle de Badiangara Cercle de Ténenkou Région de Gao Cercle de Gao Cercle de Bourem Cercle de Ansongo goutte à goutte et le kit GAG seront testés à titre incitatif. Des tests seront faits à titre incitatif sur le goutte à goutte et le kit GAG puisque Badiangara est une zone à forte production maraîchère. Des tests seront faits à titre incitatif sur le goutte à goutte, le kit GAG et le californien dans les zones situées en bordure du fleuve Niger et les cours d eau pérennes. Des tests seront faits à titre incitatif sur le goutte à goutte et le kit GaG sur les périmètres maraîchers situés en bordure du fleuve Niger. Le PCDA ne mènera aucune action à ce niveau. Idem Badiangara Le PCDA ne mènera aucune action à ce niveau. Idem Gao Idem Gao Idem Gao Idem Gao Idem Gao Idem Gao La motopompe sera testée et diffusée (cf. Kayes) dans les zones de barrages de retenu. Parmi les moyens d exhaure à motricité humaine, la pompe à pédales et la pompe à main seront testées et diffusées. Parmi les moyens d exhaure traditionnels l arrosoir sera diffusé. Le chadouf sera testé. Idem Badiangara La motopompe ne sera pas diffusée puisque les exploitants du milieu disposent déjà d une solide expérience en la matière avec les PIV. La pompe à pédale, la pompe à main et la pompe éolienne seront testées et diffusées. La pompe aqualienne sera testée. L arrosoir sera diffusé et le chadouf sera testé. 17
V. EXPERIENCES PASSEES EN MATIERE DE TECHNIQUE ET TECHNOLOGIE DE PETITE IRRIGATION AU MALI : Les résultats des expériences passées au Mali se trouvent confiner dans le tableau ci-après. Parmi elles certaines ont été abandonnées et d autres se poursuivent à présent. Tableau n 1 : Inventaire des expériences passées Techniques et technologies Etat actuel Systèmes de distribution de l eau 1. Irrigation par écoulement graviataire dans les canaux : - canaux en terre - canaux préfabriqués en béton non armé de 1 m de longueur, dit «tunisiens» (Bacheré, Gadelle, 1987). Leur avantage était d être fabriqué sur terrain par des artisans et de consommer peu de ciment puisqu ils avaient 4 cm d épaisseur seulement. En cours d utilisation dans le pays dans les exploitations fruitières. Ces canaux n ont pas donné satisfaction pour problème de raccordement entre canaux. Des canaux analogues existent en Tunisie mais sont fabriqués industriellement. - canaux en parpaings : il s agit de canaux simples constitués d une dalle en béton et deux cotés en agglomérés de ciment pleins ou creux. Ces canaux donnent satisfaction mais ils sont très coûteux. Technique courante au Mali Des tuiles d argile cuite fabriquées artisanalement ont été essayées en 1993 ; il s agissait de tuiles de grand modèle (20cmx20 cm) et petit modèle (15 cm de large et 10 cm de profondeur) ainsi que des tés servant d exutoires sur les planches d irrigation. Des conduites en tuyaux alu zinc avec raccords type Bauer sont les plus employés. Les conduites en PVC ou en plastiques souples sont utilisées parfois. 2. Irrigation par aspersion : Utilisée dans le temps sur les deux rives du fleuve Sénégal, à Ségou et Bougouni. Elle est propice à l irrigation des cultures fruitières, le maïs et les cultures fourragères. Economise de l eau mais peu favorable en milieu de climat très sec et de vent. 3. Irrigation localisée «Goutte à Goutte» Installée en 1989 dans la ferme de Soninkoura Cette technique n a pas fait succès à cause du manque d information sur la durabilité des tuiles qui revenaient assez peu chères. Ces solutions n ont pas été généralisées et on n a pas d information sur les expériences réalisées. Testé par différents Projets, elle n a pas donné les résultats escomptés à cause du coût élevé lié à l installation des équipements et la nécessité d une motopompe avec forte pression non disponible chez la majorité des exploitants. Deux systèmes ont été testés avec le bucklet (seau de 20 litres) qui a été finalement 18
à l Office du Niger sur 10 ha et testée en 2002 sur quelques parcelles par l APROFA. Le système est bien adapté aux conditions sahéliennes, en particuliers l irrigation des plantations à partir des forages. abandonné car ne répondant pas aux préoccupations des exploitants (surface traitée trop petite). L autre système concerne les Kits goutte à goutte très basse pression qui pourrait donner de meilleurs résultats avec l utilisation des matériaux locaux. Cette technique n est toutefois pas validée avec le problème de destruction des réservoirs plastiques par les UV, problème de retour de l investissement sur certaines spéculations. L échec de l expérience Office du Niger est dû à la mauvaise maîtrise du système d exploitation par le gestionnaire. 4. Arrosage manuel Il s agit de l irrigation utilisant l arrosoir ou un système dérivé pour transporter l eau sur les plantes. C est le mode le plus courant au Mali. L arrosoir cependant n est toujours pas connu et doit être promu (DIWI 1998). Equipement de mobilisation de l eau Deux techniques majeures se dégagent à savoir le fonçage des puits à petit, moyen et grand diamètre et les forages : 1. Les puits : Les puits à moyen et grand diamètre exécuté à l entreprise offre de bonnes garanties de durabilité à un coût moyen au mètre linéaire cuvelé (diamètre 1,80 m) de 400000 FCFA. Ces puits sont exploités par tous les moyens de pompage existants adaptés au débit de l ouvrage. Les puits traditionnels de 0,50 m de diamètre sont utilisés dans les bas fonds. Ils sont foncés par des artisans puisatiers pour un coût moyen de 50000 FCFA pour une profondeur moyenne de 30 m. Ils ont un débit voisin de 400 l/h et le pompage se fait traditionnellement au moyen d une corde et d une seau. 2. Les forages : Ils sont réalisés soit de façon manuelle (à la tarière) pour des profondeurs n excédant pas en général 10 m (fonction de la nature du sol) soit de façon mécanique (moto tarière) pour des profondeurs allant jusqu à 30 m. Réalisé en PVC basse pression, le rapport coût/ Technique courante au Mali. Technique courante au Mali Leur utilisation est problématique pour l irrigation à cause de leurs coûts trop élevés et leurs débits dans les terrains durs sont souvent faibles ; il faut donc envisager des méthodes pour les augmenter. Technique courante au Mali Les matériaux sont disponibles sur le marché national et ces techniques de captage sont aujourd hui bien maîtrisées par les artisans locaux dont certains sont équipés (moto tarière) et complètement opérationnels. 19
durabilité s avère performant. Equipements d exhaure de l eau Pompes à motricité humaine : 1. Pompe à Pédales : Parmi les systèmes manuels il existe la pompe à pédale dite également pompe bangladesh. Elle est introduite au Mali depuis moins d une décennie et a suscité beaucoup d engouement chez les exploitants (1000 vendus au Mali en 30 mois avec l appui de l ATI). D après des enquêtes de ATI (Hyman 1995) la pompe à pédale permet d irriguer 1/3 de surface en plus que les systèmes traditionnels, soit en moyenne 0,43 ha. Elle est adaptée à des profondeurs inférieures à 7 m et très peu onéreuse (40000 à 90000 FCFA). 2. Pompes manuelles : Elles sont de fonctionnement simples et actionnées par une ou deux personnes et ont un rendement faible, bien inférieur à celui des pompes à pédales. Elles ont donné un meilleur taux d adoption chez les exploitants. Ces pompes sont bien adaptées pour des petits débits de 1 à 2 m3/h. Les systèmes d exhaure utilisant l énergie animale : 1. Le délou : Il est traditionnel au nord du mali et est utilisé généralement dans l abreuvement du bétail. Son utilisation pour l irrigation est très peu fréquente. 2. Les manèges : Ce système d exhaure a connu des tentatives d introduction à Banamba et Djenné. Les systèmes d exhaure utilisant l énergie hydraulique : 1. La pompe aqualienne BORDA: Elle a été mise au point au Mali par l Université de Brême en liaison avec la Division du Machinisme Agricole et son principe consiste à interposer une hélice entraînée par la vitesse du courant d eau et qui actionne la pompe. Les systèmes d exhaure utilisant l énergie Usage courant au Mali, testé et diffusé par ATI. La demande paysanne s est ralentie à cause de sa pénibilité et son ergométrie qui ont toutefois contribuer à son utilisation difficile dans la durée (surtout les femmes et les personnes n étant pas dans la force de l âge) Usage courant au mali avec un meilleur taux d'adoption chez les exploitants. Offre l avantage de pomper l eau à des profondeurs plus grandes que les pompes à pédales. Utilisé uniquement au Nord du Mali en particulier à Kidal aucune expérience n est capitalisée à ce jour sur son adoption comme système d exhaure de l eau pour l irrigation. Tous les essais de promotion ou de vulgarisation se sont soldés par des échecs (exemple du PNUD et du PNUE à Banamba et Djenné). Fabriquée localement, 140 cas ont été installés dans le Nord Est du Mali le long du fleuve Niger (Tombouctou, Gao et Mopti). 20
éolienne : 1. La pompe éolienne : Quelques pompes éoliennes ont été installées par l ex ODIK à Nioro pour assurer l irrigation. 312 éoliennes ont été installées par la Base de perfectionnement des artisans ruraux de Ségou dans le Nord du pays (Kidal, Gao et Tombouctou), 4 à Kayes et 16 à Koutiala. Le coût est de 325000 FCFA et donne un débit de 416 l/h. Les systèmes d exhaure utilisant l énergie solaire : 1. La pompe solaire : Elle peut fonctionner à partir de deux façons soit par échange de chaleur avec couplage à des systèmes thermodynamiques complexes pour l adapter aux conditions locales (exemple de Diré, système abandonné depuis) et par panneaux de photopiles qui produisent un courant électrique continu appelés systèmes photovoltaïques. Seul ce système est utilisé dans la petite irrigation au Mali. Quelques périmètres villageois l utilisent à kayes, Ségou et Koulikoro. Systèmes d exhaure utilisant l énergie végétale : La source d énergie est dérivée de l énergie solaire qui fait croître les plantes grâce à la photosynthèse. Systèmes d exhaure utilisant l énergie électrique : 1. La pompe électrique : L électricité est obtenue du réseau EDM ou par un groupe électrogène. Ce système d exhaure est peu fréquent et se rencontre dans les exploitations péri-urbaines du District de Bamako et certains chefs lieux de région. Il coûte très cher et connaît un taux d adoption très faible chez les exploitants. Système d exhaure motorisé : 1. La motopompe : Plusieurs projets ont travaillé sur la caractérisation des petites motopompes (2 à 5 cv) pour classer leurs niveaux de performance. La demande paysanne est forte car ce système d exhaure motorisé permet de Elle n a pas répondu aux attentes des exploitants parce qu elle est tributaire du régime du vent qui est faible et irrégulier dans beaucoup de régions du Mali. En ce qui concerne le nord du mali elle commence à se faire rare pour manque de suivi et de maintenance. Usage peu fréquent ; très peu d expériences ont été menées sur les sources alternatives d énergie (solaire et éolienne) dans la petite irrigation. Les essais de pompage faits au Mali à base d énergie végétale n ont pas été pertinents (huile de pourghère, biogaz) Pas d information sur les expériences réalisées. Usage courant au Mali. La demande paysanne est très forte. Donne de bons rendements et coûte moins cher à moyen terme. Il existe néanmoins des problèmes dans leur exploitation : le mauvais dimensionnement, le manque de maintenance et d entretien sont à 21
quadrupler à sextupler sa surface (de 2500 m2 à 1,5 ou 2 ha). Assure une économie de temps considérable. Les systèmes de stockage de l eau 1. Réservoir de stockage d eau : Nombre des techniques préconisées, par exemple les pompes solaires, les pompes électriques, impliquent un stockage de l eau. Celui-ci peut aussi se révéler nécessaire lorsqu on veut utiliser un système d irrigation où l eau doit être mise en pression, au moyen d un réservoir surélevé. Divers matériaux peuvent être utilisés pour la construction des réservoirs (béton, bâche, PVC, citernes, etc) 2. Les bassins de stockage : Ils existent dans beaucoup de périmètres féminins construits en maçonnerie de faible hauteur reliés par des conduites souterraines au point d'eau et dans lesquels les femmes viennent puiser avec des arrosoirs. l origine des nombreuses pannes ou de l arrêt définitif de la motopompe. Usage peu courant, se rencontre généralement dans les exploitations péri-urbaines et aucune information disponible sur les expériences réalisées. Usage courant mais aucune information disponible sur les expériences réalisées. 22
VI. ETUDE D INVENTAIRE : Cette étude fait suite à l étude FAO (rapport n 04 MLI) de la Composante Diffusion de Technologies d Irrigation et de Production (DTIP). La méthodologie utilisée pour mener cette étude porte sur trois aspects fondamentaux, à savoir : - La recherche bibliographique - L échantillonnage - L analyse des échantillons 6.1 LA RECHERCHE BIBLIOGRAPHIQUE : Cette recherche vise à collecter le maximum d informations sur les exploitations pour faciliter le sondage sur terrain et permettre la détermination des taux de représentativité des échantillons enquêtés par rapport aux statistiques nationales. Cette recherche n a pas donné les résultats escomptés car les bibliographies consultées offrent très peu d informations sur les statistiques nationales. Le nombre des exploitations individuelles, le nombre de moyens d exhaure existants par cercle et par région ne sont généralement pas connus. Cependant quelques informations ont pu être collectées sur les superficies totales et exploitées par région et par cercle, le nombre de motopompes et pompes dans le cercle de Kayes et région de Gao, la production par région et par cercle, les réalisations en équipements de captage et moyens d exhaure de l eau dans certaines régions au titre de l exercice 2002/2003. Les informations recueillies sont obtenues de bibliographies collectées auprès de la Direction Nationale de l Aménagement et de l Equipement Rural (DNAER), de l Agence pour la Promotion des Filières Agricoles (APROFA), du Programme de Compétitivité et de Diversification Agricoles (PCDA), des Directions Régionales de l Appui au Monde Rural (DRAMR), le Groupe de Recherche et de Développement Rural à Kayes (GRDR) et les documents relatifs à l Atelier FAO/IPTRID sur le transfert de technologie en support à la sécurité alimentaire tenu au Burkina Faso en décembre 1998. Quelques unes des informations pouvant être utiles pour la suite de l étude sont données dans les tableaux qui suivent : Le rapport FAO n 69/93 CP-MLI 40 du 6 mai 1993 donne les superficies aménagées et exploitées par région des petits périmètres irrigués en 1989. Ces superficies aujourd hui sont largement dépassées et doivent être actualisées. Les résultats sont présentés dans le tableau ci-après : Région Petits périmètres irrigués Superficie aménagée Superficie exploitée Kayes 437 287 Koulikoro - - Sikasso 60 60 Ségou - - Mopti 200 200 Tombouctou - - Gao 730 730 Total 1427 1277 Source : DNHE, décembre 1989. 23
Les rapports bilans de campagne 2002/2003 des DRAMR donnent la situation ci-après concernant les superficies totales et exploitées par région dans les exploitations individuelles en maraîchage et arboriculture : Région Superficie totale Périmètres irrigués individuels Maraîchage Arboriculture Total Superficie Superficie Superficie Superficie exploitée totale exploitée totale Superficie totale exploitée Kayes Cercle de Kayes - 552 231,45 185,5-737,5 Cercle de Bafoulabé - 161 1203,25 560-721 Cercle de Yélimané - 16,8 0,75 0-16,8 Cercle de Kéniéba - 216,5 595,9 494,5-711 Cercle de Nioro - 57,95 23,3 16,65-74,6 Cercle de Diéma - 29,17 117,5 59-88,17 Cercle de Kita - 274,25 1937 1296-1570,25 Total Kayes - 1307,67 4109,15 2611,65-3919,32 District de Bamako - 645,77 504 470-1115,77 Total Bamako - 645,77 504 470-1115,77 Région de Koulikoro Cercle de Kati - 4131 2020 666-4797 Cercle de Koulikoro - 379,4 868,7 514-893,4 Cercle de Banamba - 454,55 261,27 130,5-585,05 Cercle de Kolokani - 3521,10 275,96 173-3694,10 Cercle de Kangaba - 33,88 784,5 365-398,88 Cercle de Nara - 306,25 80 21,45-327,7 Cercle de Dioila - 1954 425,24 139-2093 Total Koulikoro - 10780,18 4715,67 2008,95-12789,13 Région de Sikasso Cercle de Sikasso - 4343 10256 103-4446 Cercle de Kadiolo - 1683 3924 39-1722 Cercle de Bougouni - 962,75 9708 760-1722,75 Cercle de Kolondiéba - 368 1424 23,10-391,10 Cercle de Yanfolila - 432 7950 60,41-492,61 Cercle de Koutiala - 692,5 4110 120-812,5 Cercle de Yorosso - 277,67 1842 10,2-287,87 Total Sikasso - 8758 39214 1115,71-9874,83 Région de Ségou Cercle de Ségou - 1238,85 1101,2 754,4-1993,25 Cercle de Barouéli - 62,47 68,75 53,55-116,02 Cercle de Bla - 133,85 322,55 212,25-346,10 Cercle de Macina - 474,45 244,15 213,10-687,55 Cercle de Niono - 1078 656 446,75-1524,75 Cercle de San - 449,75 148,5 101,5-551,25 24
Cercle de Tominian - 1399,55 97,10 91,25-1490,8 Total Ségou - 4836,92 2638,25 1872,8-6709,72 Région de Mopti Cercle de Mopti - 131,85 407 260-391,85 Cercle de Bankass - 6,16 45,30 39,10-45,26 Cercle de Badiangara - 1886 307,25 210,50-2096,5 Cercle de Djenné - 671,40 66,25 65,77-737,17 Cercle de Douentza - 371 136,25 114,25-485,25 Cercle de Koro - 85,2 24,50 22-107,2 Cercle de Ténenkou - 54 28,25 11,45-65,45 Cercle de Youwarou - 202,80 61,25 57,30-260,10 Total Mopti - 3408,41 1076,05 780,37-4188,78 Région de Gao Cercle de Gao - 92,18 29,20 15,75-107,93 Cercle de Ansongo - 261 13,60 1,5-262,5 Cercle de Bourem - 163,50 3,52 0-163,5 Cercle de Ménaka - 11,04 2,80 2,05-13,09 Total Gao - 527,72 49,12 19,30-547,02 Le nombre réel des exploitations existantes par région ou par cercle ne ressort dans aucune des bibliographies consultées. Les rapports bilans des DRAMR (campagne 2002/2003) font ressortir les superficies totales et exploitées (voir tableau ci-dessus) sans faire allusion au nombre des exploitations. Le rapport sur l évaluation de la demande potentielle en service d appui et capacité de contribution des bénéficiaires aux coûts des appuis (PPIP 1999) fait ressortir le nombre des exploitations par région en fonction de leurs tailles. Il s agit là également d un inventaire sur la base d échantillonnage et ne donne donc pas la totalité des exploitations existantes dans les régions. Exploitations Moins de 0,5 à de 2 2 à - de 5 5 à de 10 10 ha et Total 0,5 ha ha ha ha plus Régions Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre Nombre Bamako 40 87 13 2 1 143 Koulikoro 89 165 68 9 2 333 Sikasso 125 67 15 2 4 213 Ségou 46 79 27 8 3 163 Mopti 80 67 38 10 5 200 Source : PPIP janvier 1999 Concernant la situation des moyens d exhaure, il ressort du recensement 2003 du GRDR de Kayes le nombre de groupe motopompes et pompes à pédales existant dans le cercle de Kayes. Le rapport bilan de la campagne 2002/2003 de la DRAMR de Gao fait état également du nombre de moyens d exhaure par cercle dans la région de Gao. Celui de Mopti donne le nombre de puits et forages existants dans la région de Mopti. 25
Aucun autre document consulté donne une situation quelconque du nombre de moyens d exhaure et des infrastructures existantes. Selon le Responsable de la Division du Machinisme et de la Technologie de la DNAER tous les inventaires réalisés à ce jour se réfèrent aux types d aménagement et types de moyens d exhaure. L inventaire physique reste à faire et doit faire l objet d une étude plus approfondie. Sa faisabilité pourrait être envisagée dans le cadre d un projet comme le PASAOP. Répartition du nombre de groupe motopompes et pompes ciwara dans le cercle de Kayes selon les résultats issus de l analyse préliminaire des données du recensement 2003 des périmètres irrigués (source : rapport GRDR 2003). Localités Moyens d exhaure Motopom pes Pompe à pédales ciwara Diamou Logo RD Logo RG Medine Kayes Samé Gadiaga Guidimakan Total nbre nbre nbre nbre nbre nbre nbre nbre nbre 16 84 68 21 59 16 13 10 287 2 4 4 2 4 2 1 1 20 Répartition des moyens d exhaure par cercle dans la région de Gao selon le rapport bilan de campagne 2002/2003 de la DRAMR de Gao. Cercles Gao Ansongo Bourem Menaka Total Région Moyens d exhaure nombre nombre nombre nombre nombre Motopompes 297 408 261 10 976 Pompe 9-12 - 21 aqualienne Pompe éolienne 29 - - - 29 Pompe à main 30 - - 1 31 Pompe ciwara 7 - - 2 9 La situation des productions en maraîchage et arboriculture par région et par cercle est indiquée dans le tableau ci-dessous : Production Maraîchage (t) Arboriculture (t) Total par cercle Régions Région de Kayes Cercle de Kayes 8082 1386,6 9468,6 Cercle de Bafoulabé 3705 1138 4843 Cercle de Kéniéba 1527,5 1446 2973,5 Cercle de Nioro 1055,48 25,2 1080,68 26
Cercle de Diéma 478,85 36,35 515,2 Cercle de Yélimané 332,11 0 332,11 Cercle de Kita 4630,75 13475 18105,75 Total région 19811,69 17507,15 37318,84 District de Bamako District de Bamako 7673,20 20526,50 28199,70 Région de Koulikoro Cercle de Koulikoro 83309 4696,10 88005,10 Cercle de Banamba 3654,3 857,35 4511,65 Cercle de Kolokani 65314 1392 66706 Cercle de Nara 5300,57 35,66 5336,23 Cercle de Kangaba 150,4 7448,2 7598,6 Cercle de Kati 83309 11379,60 94688,6 Cercle de Dioila 42499 2590 45089 Total Koulikoro 283536,27 28398,91 311935,18 Région de Sikasso Cercle de Sikasso 104379,10 131707 236086,10 Cercle de Kadiolo 24138,90 77727 101865,90 Cercle de Bougouni 4962 126338 131300 Cercle de Kolondiéba 1283 8893 10176 Cercle de Yanfolila 2629,35 76217 78846,35 Cercle de Koutiala 58748,38 45797 104545,38 Cercle de Yorosso 125064,50 3555 128619,5 Total Sikasso 321205,23 470234 791439,23 Région de Ségou Cercle de Ségou 17335 11320 28655 Cercle de Barouéli 610,95 690 1300,95 Cercle de Bla 1643,34 1194 2837,34 Cercle de Macina 6042,39 3578 9620,39 Cercle de Niono 20926 17771 38697 Cercle de San 4631,25 1434 6065,25 Cercle de Tominian 9704,08 738,8 10442,88 Total Ségou 60893,01 36725,80 97618,81 Région de Mopti Cercle de Mopti 2413,5 920 3333,5 Cercle de Bankass 120,33 163,80 284,13 Cercle de Badiangara 48675,10 858 49533,10 Cercle de Djenné 13853,62 929,10 14782,72 Cercle de Douentza 2559 847,8 3406,80 Cercle de Koro 1428,54 90,52 1519,06 Cercle de Ténenkou 956,22 108,9 1065,12 Cercle de Youwarou 3120,60 365 3485,6 Total Mopti 73126,91 4283,12 77410,03 27
Région de Gao Cercle de Gao 1235,4 9 1244,4 Cercle de Ansongo 4605 0 4605 Cercle de Bourem 1509,25 0 1509,25 Cercle de Ménaka 158,95 0 158,95 Total Gao 7508,60 9 7517,60 6.2 L ECHANTILLONNAGE : L inventaire a fixé comme base de l échantillonnage une taille de 50 exploitations par cercle qui en principe devrait donner une photographie assez exhaustive des techniques et technologies existantes dans la région. Cette base a été ramenée à 30 exploitations par cercle pour la région de Mopti et 20 exploitations par cercle pour la région de Gao compte tenu du faible niveau de développement de la petite irrigation dans ces régions malgré le potentiel en ressources en eau pérenne dont elles disposent. Très généralement la base de l échantillonnage fixée n a pas été atteinte compte tenu de plusieurs facteurs parmi lesquels on peut retenir : - La période hivernale qui fut un handicap car les producteurs sont plus tôt orientés vers les cultures céréalières par conséquent sont moins motivés pour des enquêtes concernant la petite irrigation ; - L indisponibilité des Chambres d agriculture et des services techniques de l état absorbés par les problèmes afférents à la lutte anti-acridienne ; - Les difficultés d accès aux périmètres compte tenu du mauvais état des pistes ; - Le facteur temps. Compte tenu des facteurs précédemment cités l échantillonnage porte sur quatre cercles par région soit un taux de représentativité de 57% des cercles par région. Concernant la région de Sikasso l échantillonnage a porté sur cinq cercles soit un taux de représentativité de 71,43% des cercles de cette région. A Gao il a porté sur trois cercles soit un taux de représentativité de 75% des cercles de la région puisque Gao ne dispose que de quatre cercles. La situation des échantillons est donnée dans le tableau qui suit : Désignation Base de l échantillonnage Nombre d exploitations Régions Région de Kayes Cercle de Kayes 50 437 Cercle de Kita 50 62 Cercle de Nioro 50 15 Cercle de Yélimané 50 17 Total Kayes 200 531 Région de Koulikoro Cercle de Kati y compris Bko 50 60 Cercle de Koulikoro 50 40 Cercle de Banamba 50 15 Echantillons enquêtés Nombre d exploitations 28
Cercle de Kolokani 50 10 Total Koulikoro 200 125 Région de Sikasso Cercle de Sikasso 50 39 Cercle de Bougouni 50 31 Cercle de Koutiala 50 20 Cercle de Yanfolila 50 35 Cercle de Kolondiéba 50 10 Total Sikasso 200 135 Région de Ségou Cercle de Ségou 50 51 Cercle de San 50 20 Cercle de Tominian 50 16 Cercle de Bla 50 15 Total Ségou 200 102 Région de Mopti Cercle de Mopti 30 20 Cercle de Youwarou 30 20 Cercle de Badiangara 30 15 Cercle de Ténenkou 30 10 Total Mopti 120 65 Région de Gao Cercle de Gao 20 14 Cercle de Ansongo 20 8 Cercle de Bourem 20 4 Total Gao 60 26 Total Général 980 984 L analyse des échantillons a été faite à partir des échantillons enquêtés et non sur la base de l échantillonnage simplement dans le but d offrir le maximum d informations possibles sur les cercles où la taille des exploitations enquêtées s est avérée nettement supérieure à celle de la base de l échantillonnage. C est ainsi que dans le cercle de Kayes l analyse a été faite sur les 437 exploitations au lieu des 50 exploitations prévus par la base de l échantillonnage. A Kita elle a porté sur 62 exploitations, à Kati (y compris Bamako) sur 60 exploitations et à Ségou sur 51 exploitations. L échantillon de Kayes n a pas été enquêté sinon qu il est obtenu du rapport d inventaire 1999 actualisé en 2003 du GRDR (Groupe de Recherche et de Réalisations pour le Développement Rural dans le Tiers Monde) dont le siège social se trouve à Montreuil en France. Il n a pas été possible de dégager le taux de représentativité de ces échantillons par rapport au nombre total des exploitations par cercle ou par région car ces statistiques ne sont pas disponibles. Cette représentativité pourrait être déterminée en terme de superficie car les données nationales de l année 2003 sont disponibles. 29
6.3 ANALYSE DES ECHANTILLONS : 6.3.1 REGION DE KAYES : Le diagnostic réalisé par le consultant repose essentiellement sur les informations collectées au cours d enquêtes de terrain sur les sites choisis avec l aide des Chambres d Agriculture, notamment durant des interviews avec les exploitants et autre intervenants (services étatiques, les projets, les opérateurs économiques et les prestataires de services). Ces sites ont été choisis en tenant compte de leur position géographique, du type de ressources en eau et du système d exploitation afin de pouvoir ressortir les différents types d aménagement dans la petite irrigation en fonction des techniques et technologies utilisées. Les informations recueillies sont obtenues à partir des exploitations des cercles de Kayes, Kita, Nioro et Yélimané. Sur conseils de la Chambre Régionale d Agriculture les cercles de Bafoulabé, Kéniéba ont été éliminés de l enquête considérant l état des routes pratiquement impraticables en saison des pluies. 6.3.1.1 Importance du secteur 6.3.1.1.1 Typologie des exploitations enquêtées : Les 531exploitations enquêtées dans les 4 cercles de la région de Kayes (Kayes, Kita, Nioro et Yélimané), ont été regroupées en fonction de leurs tailles en cinq (5) types d exploitations composés comme suit : Type 1 : taille des exploitations comprise entre 0 et 0,25 ha ; Type 2 : taille des exploitations comprises entre 0, 25 ha et 2 ha ; Type 3 : taille des exploitations comprises entre 2 ha et 5 ha ; Type 4 : taille des exploitations comprises entre 5 ha et 10 ha ; Type 5 : taille des exploitations de 10 ha et supérieure à 10 ha. Taille (ha) Nombre d exploitation 0-0,25 0,25-2 2-5 5-10 10 + Nbre total des exploitations Région Kayes 78 184 126 37 12 437 Kita 1 28 25 4 4 62 Nioro 4 11 - - - 15 Yélimané 4 9 3 1-17 Totaux par type 87 232 154 44 14 531 % du total 16,38% 43,69% 29,00% 8,28% 2,63% 100% Il ressort de l analyse des données du tableau une prédominance des exploitations de type 1 (0 à 0,25), type 2 (0,25 à 2 ha) et type 3 (2 ha à 5 ha) qui capitalisent respectivement 16,38%, 43,69%, 29,00%. Les exploitations de la région de Kayes sont donc pratiquement de petites et moyennes exploitations qui se traduisent par une forte tendance du développement de l horticulture par rapport aux cultures fruitières. Les superficies de type 1 (0 à 0,25 ha) correspondent aux jardins familiaux ; Les types 2 (0,25 2), 3 (2 à 5 ha) correspondent aux petites exploitations ; Les types 4 (5 à 10 ha) correspondent aux exploitations moyennes ; Les types 5 (10 ha et plus) correspondent aux grandes exploitations. 30
6.3.1.1.2 Répartition des exploitants (hommes, femmes) par type d exploitation : Type d équipement d exhaure 0 0,25 ha 0,25 2 ha 2 5 ha 5 10 ha 10 ha et + H F T H F T H F T H F T H F T Région de Kayes Kayes 28 50 78 120 64 184 106 20 126 37-37 12-12 Kita - 1 1 24 4 28 25-25 4-4 4-4 Nioro 2 2 4 10 1 11 - - - - - - - - - Yélimané - 4 4 7 2 9 3-3 - - - - - - Totaux 30 57 87 161 71 232 134 20 154 41 0 41 16 0 16 L analyse du tableau démontre que les hommes sont fortement majoritaires dans les exploitations de type 3 (2 à 5 ha), type 4 (5 à 10 ha) et type 5 (10 ha et plus). Les femmes sont quasi inexistantes dans ces exploitations qui sont surtout spécialisées dans les productions fruitières. Cette analyse ramène à la conclusion que les femmes de la région de Kayes interviennent très peu dans les activités arboricoles. Par contre il est très remarquable la forte présence des femmes à Kayes au niveau des exploitations de type 1 (0 à 0,25 ha) où elles représentent 64,10% des bras valides et type 2 (0,25 à 2 ha) où elles représentent 34, 78% des bras valides. Ces exploitations en majorité produisent des légumes. Au niveau du type 1 (0 à 0,25 ha) correspondant aux jardins familiaux on note une prédominance des femmes. A Kayes les femmes interviennent dans la petite irrigation à travers l exploitation de périmètre collectif. Celles qui ont initié des périmètres à leur propre compte manquent de moyens d exhaure mécanique et continue d arroser au moyens de calebasses et d arrosoirs. Dans le cadre de la promotion de l irrigation privée les femmes évoluant dans les exploitations de type 1 et 2 doivent être mieux appuyées puisqu elles constituent la couche la plus démunie et la moins équipée. Des projets mixtes regroupant hommes et femmes pourraient être envisagés pour certaines exploitations de type 3 (2 à 5 ha). Pour les exploitations de type 4 et 5 l appui devra être orienté vers les hommes. 6.3.1.1.3 Les ressources en eau : Les ressources en eau disponibles dans la région sont les eaux de surface composées du fleuve Sénégal constitué principalement du Bafing et de ses affluents principaux, le Bakoyé et le Baulé sur la rive droite et la falémé sur la rive gauche, le Logo rive droite et gauche, les ouvrages de retenu d eau situés entre kayes et Yélimané), les rivières, cours d eaux et marigots. Il existe également les eaux souterraines surtout exploitées dans les cercles de Nioro, Kita et Yélimané. Elles sont moins exploitées dans le cercle de Kayes. 6.3.1.1.4 Les terres : Les terres sont fonction des zones géographiques et leurs caractéristiques sont données dans le tableau ci-dessous qui illustre à la fois la situation des ressources en eau, des terres et des zones géographiques au niveau des cercles enquêtées dans la région. La région des Kayes peut être répartie en 3 zones géographiques bien distinctes : - la zone Ouest correspondant au cercle de Kayes arrosé par le fleuve Sénégal et ses affluents ; 31
- la zone Nord correspondant aux cercles de Nioro et Yélimané où prédomine l irrigation à partir des nappes ; - la zone Sud-Est correspondant au cercle de Kita où existe à la fois l irrigation à partir des cours d eau pérennes et à partir des nappes souterraines. Région de Kayes Ressources en eau Zones géographiques Terres Eaux de surface : les fleuves : le Sénégal, le Bafing, le Bakoyé, le Baulé, la Falémé, le Logo Les ouvrages de retenu d eau Eaux souterraines : captage des nappes souterraines. Elles 5 zones géographiques ont été définies en fonction des ressources en eau, des systèmes de production et des habitudes socio culturelles : la commune sont difficilement mobilisables de Diamou, le logo rive pour les exploitations situées très loin des eaux de surfaces. gauche, le logo rive droite, la zone de Kayes, Cercle de Kayes Samé et la zone du Gadiaga Guidimaga. Cercle de Kita Cercle de Nioro Cercle de Yélimané Eaux de surface : il s agit des cours d eaux, des marigots. Ils sont généralement non pérennes. Eaux souterraines : captage des nappes souterraines. Elles sont facilement mobilisables puisque la profondeur moyenne n excède pas les 17 m et sont pas pérennes. Eaux de surface : composées de cours d eaux et mares et ne sont pas pérennes. Eaux souterraines :captage de nappes souterraines. Elles ne sont pas pérennes et ne sont pas facilement mobilisables. La profondeur moyenne peut être située entre 60 et 70 m. Eaux de surface : composées des retenus d eau. Elles sont pérennes et se rencontrent Zone propice à la petite irrigation. Appartenance à la zone Sud-Est avec la possibilité d irrigation à partir des cours d eau et rivières pérennes et des nappes souterraines qui sont prédominantes Zone partiellement propice à la petite irrigation : existence de superficies aménageables le long des cours d eau et marigots pérennes. Appartenance à la zone nord qui se caractérise par l irrigation à partir des nappes souterraines. Zone non propice à la petite irrigation : exploitation coûteuse des eaux souterraines. Appartenance à la zone Nord avec possibilité d irrigation à partir des Elles s étendent sur les superficies comprises entre les deux rives du fleuve Sénégal, sur la rive droite de son affluent la falémé entre la commune de Diamou (60 km de Kayes ville et le village de Diboli situé en aval de Kayes vers la frontière sénégalaise). Les superficies irriguées par les retenus d eau. Les terres sont généralement sablolimoneuses, argileuses et gravillonnaires. Elles sont sablonneuses, argileuses et latéritiques. Elles sont limoneuses, sablonneuses et sablolimoneuses. Il faut noter également la présence de dunes à l extrême nord. Les sols sont sablonneux, lomonosableux et limoneuses. 32
généralement entre Kayes et Yélimané. Eaux souterraines : captage de nappes souterraines. Elles ne sont pas pérennes. La mobilisation n est pas aussi facile car la profondeur moyenne se situe entre 25 et 30 m. ouvrages de retenus d eau et l irrigation à partir des nappes souterraines qui est quasi la prédominante. Zone partiellement propice à la petite irrigation : aménagement possible des terres situées entre Kayes et Yélimané (Kolimbiné) à partir des ouvrages de retenu d eau. 6.3.1.1.5 Les productions : Le tableau ci-dessous donne la situation des productions maraîchères et arboricoles pour la campagne 2002/2003 obtenue de la DRAMR de Kayes. Les superficies, les rendements et les productions sont les informations traitées dans ce rapport bilan. Il est regrettable que le nombre des exploitations concernées ne soit pas disponible ce qui aurait permis de déterminer le taux de représentativité des échantillons enquêtés. D autre part les paysans ignorent la valeur de leur production et il n est donc pas possible non plus de faire une comparaison entre la valeur obtenue des échantillons et la valeur annuelle. La valeur annuelle de la production régionale pour l arboriculture fruitière est de 17507,15 t et de 19811,69 t pour le maraîchage pour une superficie totale exploitée de 3919,32 ha dont 1307,67 ha en maraîchage et 2611,65 ha en arboriculture fruitière. Les rendements sont fonction des types de cultures. Aspects de la production Production Rendements Techniques de production Commercialisation Région de Kayes Cercle de Kayes La production pour le maraîchage est de 8082 t et la production pour l arboriculture est de 1386,6 t. Ces productions ont un impact sur les marchés locaux et celui de Kayes. - Les techniques appliquées sont le traitement phytosanitaire, la mise en place des pépinières, la taille, les techniques de compostage, le calendrier cultural, etc. Les producteurs reçoivent l appui du GRDR, de l AAILAD,de l UCAL et de Elle se fait bord champ et dans les communes pour les produits maraîchers. Concernant les produits fruitiers ils sont vendus dans les communes et sur le marché de Kayes. Difficulté d écoulement des stocks surtout en période de surproduction; accès difficile au marché de Bamako. 33
Cercle de Kita Cercle de Nioro Cercle de Yélimané La production pour le maraîchage est de 4630,75 t et la production pour l arboriculture est de 13475. La production a un impact sur le marché de Kita et à l intérieur du cercle La production pour le maraîchage est de 1055,48 t La production pour l arboriculture est de 25,2 t L impact de la production se limite au marché de Nioro. La production pour le maraîchage est de 332,11t ; La production est nulle pour l arboriculture L impact de la production est peu considérable sur le marché de Yélimané. l URCAK. - Seul le traitement phytosanitaire est appliqué sur l initiative des producteurs. - Traitement phytosanitaire. - Traitement phytosanitaire Elle se fait bord champs et sur le marché de Kita. Difficulté d écoulement des produits surtout la mangue suffisamment produite dans le cercle. Pas de difficulté de commercialisation ; Pas de problèmes de débouchés ; Difficultés d approvisionnement en semence et intrants. Pas de difficulté de commercialisation ; Ecoulement rapide puisque la production est faible et ne couvre même pas les besoins de Yélimané. Difficulté d approvisionnement en semences et intrants. 6.3.1.2 Techniques d irrigation : 6.3.1.2.1 Systèmes de transport et de distribution de l eau : Pour les exploitations de type 1 (0 à 0,25 ha) et type 2 (0,25 à 2 ha) qui sont généralement des périmètres maraîchers la distribution de l eau est assurée manuellement à l aide d arrosoir. Pour celles qui disposent d un moyen d exhaure motorisé ou à motricité humaine la distribution se fait soit manuellement à partir du bassin de stockage ou à partir de raccords flexibles. Dans les exploitations de type 3 (2 à 5ha), 4 (5 à 10 ha) et 5 (10 ha et +) le transport de l eau se fait à partir des raccords flexibles jusqu au bassin de dissipation et la distribution est assurée gravitairement par les canaux en terre ou en parpaings. Parmi les systèmes d irrigation à maîtrise totale de l eau, l irrigation avec écoulement par gravité reste la technique la plus répandue dans le cercle de Kayes contrairement aux autres cercles où prédomine l arrosage manuel (arrosage par puisage ou à partir des bassins de 34
stockage). Cette situation s explique par l appui financier que bon nombre des producteurs de Kayes reçoivent des parents résidents à l extérieur et le retour de certains immigrés de France. L irrigation localisée «goutte à goutte» est en phase d introduction avec la présence d un installateur actuellement à Kayes à la recherche d un partenaire pour diffuser la technologie. Les résultats ci-dessous indiqués dans le tableau qui illustrent cette situation sont obtenus à partir des échantillons de producteurs enquêtés dont la taille est de 437 exploitations pour Kayes, 62 exploitations pour Kita, 15 exploitations pour Nioro, 17 exploitations pour Yélimané. L échantillon de Kayes n a pas été enquêté sinon qu il est obtenu du rapport d inventaire 1999 actualisé en 2003 du GRDR (Groupe de Recherche et de Réalisations pour le Développement Rural dans le Tiers Monde) dont le siège social se trouve à Montreuil en France. Systèmes d irrigation Maîtrise totale de l eau Maîtrise Goutte à partielle de Région de Kayes Californien Aspersion Gravitaire Pompage goutte l eau Kayes 2 - - 253 27 155 Kita - - - - 11 51 Nioro - - - 2 13 Yélimané - - - - 3 14 Total 2 0 0 253 43 233 La maîtrise totale de l eau est présente dans 255 exploitations soit 48% du total des exploitations enquêtées dans la région. Le pompage avec maîtrise totale de l eau est appliqué dans 43 exploitations enquêtées soit 8% du total des exploitations enquêtées dans la région. La maîtrise partielle est appliquée dans 233 exploitations enquêtées soit 43,87% des exploitations enquêtées dans la région. Il n est pas possible de dégager leurs taux de représentativité par rapport à la région le nombre d exploitations existantes à ce niveau n étant pas connu. 253 exploitations soit 47,64% des exploitations enquêtées dans le cercle de Kayes utilisent le système gravitaire avec maîtrise totale de l eau. Les réseaux présents dans ces exploitations sont les canaux en terre (45,84%), en parpaings (33,99%) et dans certains cas des canaux mixtes (20,15%). Le coût d investissement de ce système est estimé environ 1,4 millions de FCFA à l hectare (source GRDR). Il existe des défaillances au niveau de la majorité des canaux d irrigation dues généralement au faible niveau de qualification des maçons utilisés. Le cercle de Kayes parmi les cercles enquêtés est celui qui se prête mieux à la promotion de la petite irrigation vue ses énormes potentialités en ressources en eaux de surface. Les exploitations étant généralement situées en bordure immédiate des fleuves leur mise en valeur demande des investissements peu coûteux contrairement aux autres cercles où il faut garantir d abord des équipements de captage souterrain (forages, puits à grand diamètre, etc) qui sont des investissements coûteux et pas d accès facile aux producteurs. Dans le cadre de la diffusion des techniques et technologies de petite irrigation, le système californien et le microjet peuvent être diffusés. Ils coûtent 176000 FCFA et 350000 FCFA et reviennent par conséquent moins chers à l hectare que le système gravitaire. Le Kit GAG 35
pourrait être introduit à condition qu il soit testé au préalable et que sa diffusion se limite à de petites surfaces pour des raisons de coût. Le goutte à goutte sera testé. L irrigation à écoulement par gravité sera abandonnée progressivement avec l introduction de ces nouvelles techniques ; elle est moins efficiente et revient très chère à l exploitant. La situation exacte de chaque cercle sera donnée dans les recommandations. 6.3.1.3 la technologie : 6.3.1.3.1 Le captage : Il se fait à partir des fleuves (fleuve Sénégal, la rive droite de la falémé, le Logo rive droite et gauche, les ouvrages de retenu d eau situés entre kayes et yélimané). Le captage à partir des puits et forages se rencontre généralement dans la zone de Kolombiné et dans les autres cercles de la Région. Ce genre de captage est peu nombreux dans le cercle de Kayes. Le tableau ci-dessous illustre la situation des équipements de captage et d exhaure au niveau de la région. Les résultats obtenus sont ceux des échantillons enquêtés au niveau des différents cercles. Région Kayes Equipements de mobilisation et équipements d exhaure de l eau : de Equipements de mobilisation / captage de l eau pérenne Eaux de Puits surface pérennes (barrage s, fleuves, lac) Nbre pérennes Puits Forages calebass es Equipements d exhaure de l eau arrosoirs motopo mpes Pompes à pédales Kayes 3-50 7-552 287 20 7 Kita 6 49 138 5-186 5 1 6 Nioro - 4 30 2-63 - - 2 Yélimané 1 6 25 - - 76 4 4 - Totaux 10 59 243 14 0 877 294 23 15 91,53% des exploitations enquêtées de Kayes sont irriguées à partir des eaux de surface contre 9,67% à Kita et 5% à Yélimané. 6,86% des exploitations de Kayes sont irriguées à partir des puits contre 80,64% à Kita ; 100% à Nioro et 95% à Yélimané. 1,6% des exploitations de Kayes sont irriguées à partir de forages contre 9,67% à Kita et 13,33% à Nioro. (NB : tous les pourcentages se réfèrent à l enquête et aux échantillons). Les forages existent surtout dans les exploitations collectives féminines et sont généralement réalisés par les projets et ONG. A Nioro 28% des équipements de captage sont des puits à grand diamètre dont un en briques concaves. Le nombre total de puits et de forages au niveau régional n est pas connu mais le rapport bilan de la DRAMR de Kayes donne la réalisation de 50 nouveaux forages et la réhabilitation de autres 36
236 anciens forages par le PDRIK (Projet de Développement Rural Intégré de Kita) dans le cercle de Kita. La même source confirme la réalisation de 14 puits durant la campagne 2002/2003 dans le cercle de Nioro par l agence KARED (Agence du Kaarta pour le Développement). Parmi les équipements d exhaure de l eau les arrosoirs restent les plus nombreux et représentent 72,53% du total des équipements. Ils sont suivis des motopompes avec 24,31%. Les pompes à pédales représentent 1,9% et les autres composés de pompes électriques, solaires, éolienne et pompes à main représentent 1,2%. 6.3.1.3.2 Les moyens d exhaure : Les groupes motopompes et les pompes à pédales «Ciwara» sont les moyens d exhaures les plus couramment utilisés dans la région pour la pratique de l irrigation individuelle au niveau des plantations et des périmètres maraîchers. Equipements et superficies couvertes : Type d équipement d exhaure Calebasses Arrosoirs Chadouf Pompes à motricité humaine Nbre Super ficie Nbre Super ficie Nbre Super ficie Nbre Super ficie Motopompes Nbre Super ficie Autres Nbre Super ficie Région de Kayes Kayes - - 552 316,7 - - 20 42,13 287 379,1 7 21,06 Kita - - 186 66,61 - - 2 1,50 5 11 6 8,07 Nioro - - 63 10,86 - - 1 1,5 - - 1 2 Yélimané - - 76 19,02 - - 4 3,5 4 3,5 - - Totaux 0 0 877 413,1 0 0 27 48,63 296 393,6 14 31,13 Les arrosoirs irriguent 413,10 ha soit 46,60% de la superficie totale des exploitations enquêtées tandis que les équipements de pompage irriguent 473,36 ha soit 53,40% de la superficie totale des exploitations enquêtées. Ceci démontre la croissance des moyens d exhaure motorisés et mécaniques par rapport aux moyens d exhaure traditionnels plus particulièrement dans le cercle de Kayes. La superficie recensée à partir des 531 exploitations enquêtées dans la région de Kayes est de 886,46 ha correspondant à 22,62% de la superficie totale exploitée (3919,32 ha) de la région en maraîchage et arboriculture. Les groupes motopompes sont utilisés dans 255 exploitations de Kayes, 5 de Kita et 4 de Yélimané selon les échantillons enquêtés. 25 exploitations utilisent des motopompes secours. Les autres sont composés de 7 pompes électriques à Kayes, 4 pompes électriques et 2 solaires à Kita et 1 pompe éàlienne à Nioro. La pompe à motricité humaine de Nioro est une pompe manuelle. Les 4 pompes à motricité humaine de Yélimané se composent 3 pompes manuelles et une pompe à pédales ciwara. Les pompes à motricité humaine de Kayes et Kita sont des pompes à pédales ciwara. 37
A Yélimané l échantillon n a pas touché les forages équipés de pompes électriques qui sont pourtant en croissance dans cette zone selon les informations recueillies auprès du GRDR. Cette structure est entrain d envisager le remplacement de l énergie électrique utilisée par ces pompes par l énergie solaire. La pompe éolienne de Yélimané est en panne. 6.3.1.4 Clôtures : Les types de clôture que l on rencontre sont : - Le grillage - Le barbelé - La haie vive - La haie morte - Clôture mixte La situation des clôtures est donnée dans le tableau ci-après : Clôture Nombre d exploitations Grillage Barbelé Haie vive Haie morte Mixte Néant Région de Kayes Kayes 52 14 30 44 37 76 Kita 4-25 15 2 46 Nioro 5 - - 8-2 Yélimané 8-1 4 2 2 Total 69 14 56 71 41 126 13% des exploitations enquêtées sont clôturées de grillages ; 2,6% en barbelés ; 10,54% en haie vive ; 13,40% en haie morte ; 7,7% en clôture mixte. 23,73% des exploitations enquêtées ne sont pas clôturées. Les clôtures en grillages et barbelés sont surtout présentent dans les exploitations de Kayes dont les producteurs avaient des facilités d accès au crédit pour l achat des matériaux de clôture. Les types de clôture fréquente sont les haies, les haies mortes (dont l efficacité est contestée par les exploitants ) et les haies mixtes (combinaison de haie vive et morte). 38
6.3.1.5 Equipements d irrigation : 6.3.1.5.1 Caractéristiques des moyens d exhaure : Désignation Caractéristiques Nombre Débit HMT Puissance Diamètre Surface Consomm ation Source d énergie Coûts Etat de fonctionnement Durée vie Provenance Motopompe l/mn m cv mm ha l/h FCFA année Honda 83 930 26 5 80 0,5 1 1 Essence 425000 2 mauvais, 5 en 5 Japon panne Lister indien 102 1100 30 5 à 8 80 à 100 0,5-2 1,5 Diesel 600000 3 mauvais, 7 en 5 Inde panne Robin 56 930 26 5 80 0,5-1 1 Essence 425000 5 en panne 5 Japon Pompe Pédale 23 12 7-6 - 50 0,1 0,25 - - 45000 à 80000 Bon 5 locale Les marques Honda (28%), Lister indien (35%) et Robin (19%) sont celles qui prédominent. Il existe d autres marques comme Hatz, Deutz, Russe, Fiat, Bernard, Lombardini, qui sont entrain de disparaître à cause de l acquisition très difficile des pièces de rechange ou de leurs coûts d achat élevés. D autres marques sont vieillissantes telles que les Lister Petters. Elles ne sont pas mentionnées dans le tableau puisque leurs caractéristiques ne sont pas disponibles au niveau du GRDR. Ces marques se composent de : 14 Hatz, 12 Deutz, 9 Russe, 5 Fiat, 3 Bernard, 9 Lombardini et 3 Listers Petters. Par rapport à leur état de fonctionnement 4 Hatz, 1 Lister Petters, 2 Lombardini, 5 Russes et 3 Deutz sont en panne. La croissance du nombre des marques Honda s explique par la promotion en cours par l AAILAD (Association d Appui aux Initiatives Locales d Actions de Développement). L un des objectifs de l AAILAD est d harmoniser l utilisation des groupes motopompes Honda de 5cv. Les pompes à pédales connaissent un début de croissance et représentent actuellement 13% des moyens d exhaure mécanique. La maintenance des groupes motopompes est assurée par des mécaniciens de Kayes formés à cet effet par des structures techniques notamment le GRDR et la CMDT. Dans certaines localités elle pose assez de problèmes aux exploitants car les mécaniciens ne sont pas motivés pour faire le déplacement compte tenu du nombre réduit de motopompes. 40
Parmi la gamme de motopompes en cours d exploitation, les marques de motopompes indiquées dans le tableau sont celles qui ont été déclarées les plus performantes au niveau du GRDR compte tenu de leur endurance, de leur consommation, de leur hauteur manométrique et de leur rendement. Elles ont donné entière satisfaction aux exploitants. Le GRDR s apprête à harmoniser l utilisation de ces marques dans les années à venir. Le coût des motopompes varie de 425 000 à 600000 FCFA pour les marques sélectionnées et peut descendre à 200000 FCFA pour les petites motopompes de 2,5 à 3 cv. Le coût des raccords varie environ à Kayes entre 1500 fcfa à 13000 FCFA ; les PVC coûtent 4500 FCFA. 41
Dans le cadre du PCDA, les marques de motopompes suivantes et leurs caractéristiques peuvent être retenues pour l irrigation des superficies de petites (2 à 5 ha) et moyennes exploitations (5 à 10 ha). Compte tenu de l engouement et du taux d adoption élevé des exploitants pour ce moyen d exhaure, l intervention du PCDA certes peut donner de meilleurs résultats. Les avantages de ce moyen d exhaure sur les techniques traditionnelles sont nombreux, on peut retenir entre autres : - La facilité de déplacement - Le gain du temps - Le rendement : une motopompe permet l augmentation de la surface exploitée 4 à 6 fois (de 0,25 ha à 1,5 ou 2 ha). - Favorise l intensification des cultures. - Le retour de l investissement se fait à moyen terme, moins de 2 ans particulièrement avec les agrumes dans l arboriculture. Les marques chinoises et indiennes seront prioritaires par rapport aux marques japonaises pour être plus économiques grâce à la source d énergie diesel mais à condition de développer un circuit de commercialisation adéquat. Désignation Caractéristiques Débit HMT Puis Diam Surface Consom Source coûts Durée Marques de sance ètre mation d énergie vie Motopompe l/mn m cv mm ha l/h FCFA année Honda, 930 26 5 80 2 à 5 1 à 1,5 Essence Robin, Lister et 5 à 10 ou Diesel indien, Chine Provenan ce 425000 5 Japon, Inde ou Chine Pour les jardins familiaux (0 à 0,25 ha) et les petites exploitations (0,25 à 2 ha) les motopompes de 2,5 cv à 4,5 cv peuvent être retenues avec les caractéristiques indiquées dans le tableau ci-après : Il s agit pratiquement de l irrigation péri-urbaine. La pompe manuelle peut être également diffusée surtout pour les exploitations féminines où les femmes sont plus aptes à son utilisation que la pompe à pédales. Désignation Caractéristiques débit HMT puiss diam surface Consom Source coûts Durée Marques de ance ètre mation d énergie vie Motopompe l/mn m cv mm ha l/h FCFA année Honda, 400 15 2,5-80 0-0,25 1 Essence Robin, Lister 4,5 0,25-2 ou Diesel indien, Chine Provenan ce 425000 5 Japon, Inde ou Chine La pompe à pédale type «ciwara» doit être diffusée ; elle connaît déjà un début de croissance dans la zone de Kayes. Elle constitue une étape transitoire entre l arrosoir et la motopompe. Son introduction se justifie surtout par la proximité des exploitations aux eaux de surface. Sa diffusion mérite d être soutenue car elle coûte moins chère et son coût de fonctionnement et d entretien est extrêmement faible. Son unique contrainte est qu elle soit dimensionnée pour des petites surfaces qui ne demandent pas un grand débit. Elle permet d irriguer un tiers de surface en plus que les systèmes traditionnels, soit en moyenne 0,43 ha. 42
Désignation Caractéristiques débit HMT puiss diam surface Consom Source coûts Durée Provenan Marques de ance ètre mation d énergie vie ce Pompe l/mn m cv mm ha l/h FCFA année 5 Mali Pédale 12 7-6 - 50 0,1-0, 50 - Humaine 45000 à 80000 Pour les grandes exploitations (10 ha et plus) la motopompe suivante pourrait être retenue : Désignation débit HMT Puiss diam surface Consom Source coût Durée provenan Marques de ance ètre mation d énergie de vie ce Motopompe l/mn m cv mm ha l/h fcfa année Année Honda, Robin, Lister indien, Chine 1200 30 8 80 à 100 10 et + 1,5 Essence ou Diesel 800000 5 Japon, Inde ou Chine 43
6.3.1.6 Fabrication locale : Elle concerne les arrosoirs et les moyens d exhaure à motricité humaine : les pompes à pédales et les pompes manuelles (cf. tableau des équipements et superficies couvertes). Ils sont moins chers, de bonne qualité, assez performants et donnent satisfaction aux producteurs. 6.3.1.7 Les acteurs intervenants dans la petite irrigation : REGION de KAYES ACTEURS Cercle de Kayes Cercle de Kita Cercle de Nioro Cercle de Yélimané Fournisseurs de matériels d irrigation 2 1 - - Mécaniciens de motopompes et pompes 5 1 2 - Installateurs de matériels d irrigation 2 4 - - Puisatiers plusieurs plusieurs 15 plusieurs Entreprises de forages 2 3 1 - Artisans fabricants de matériels d irrigation 1 2 1 - Fournisseurs de services d appui 7 2 3 3 Dans la région il existe très peu de fournisseurs de matériels d irrigation (cf liste des acteurs en annexe). La majorité des producteurs s approvisionne soit à Kayes ou à Bamako. Les Honda, Listers indien, Robin, Deutz et Hatz sont généralement les marques de motopompes les plus vendues. Les fournisseurs ne disposent pas de fiches techniques mais possèdent plus tôt les catalogues des équipements. Les pompes sont rares sur le marché puisque l écoulement est très lent. Les forages étant exécutés pour des besoins collectifs, les pompes sont généralement fournies par les entreprises de forages qui s approvisionnent à Bamako. Les marques courantes sont japonaises, allemandes et italiennes. Concernant la pompe à pédales «ciwara» il existe un atelier de fabrication qui procède à la fois à la fourniture, l installation et la maintenance. Il dispose de représentants dans les autres cercles. Les coûts sont connus des exploitants mais ils ne disposent d aucune information sur le régime fiscal et douanier de leurs équipements. Les fournisseurs de services d appui sont surtout les ONG et les projets Le nombre de mécaniciens indiqué dans le tableau se réfère aux mécaniciens ayant été formés par des projets, ONG ou services techniques. 44
6.3.2 REGION DE BAMAKO - KOULIKORO : 6.3.2.1 Importance du secteur 6.3.2.1.1 Typologie des exploitations enquêtées : Elle est faite sur les 125 exploitations que totalise l inventaire sur la région de Koulikoro et le District de Bamako. Le résultat est illustré dans le tableau ci-dessous. Taille (ha) Nombre d exploitation 0-0,25 0,25-2 2-5 5-10 10 + Nbre total des exploitations Région de Koulikoro Kati 10 27 13 6 4 60 Koulikoro 12 16 5 7-40 Banamba - 7 3 1 4 15 Kolokani - 4-3 3 10 Totaux par type 22 54 21 17 11 125 % du total 17,60% 43,20% 16,80% 13,60% 8,80% 100% Les exploitations de type 1 (0 à 0,25 ha) qui sont généralement des jardins familiaux occupent 17,60% des exploitations enquêtées ; Les petites exploitations type 2 (0,25 à 2 ha) et type 3 (2 à 5 ha) occupent respectivement 43,20% et 16,80% des exploitations enquêtées; Les exploitations moyennes type 4 (5 à 10 ha) occupent 13,60% des exploitations enquêtées ; Les grandes exploitations type 5 (10 ha et plus) occupent 8,80% des exploitations enquêtées. Il ressort de l analyse des données du tableau une prédominance des petites exploitations de type 2 (0,25 à 2 ha) constituées fondamentalement de périmètres maraîchers. Cette situation explique donc la croissance actuelle de l horticulture dans la région de Koulikoro due notamment au développement de cette activité à Kati, Koulikoro et dans le District de Bamako. 6.3.2.1.2 Répartition des exploitants (hommes, femmes) par type d exploitation : Type d équipement d exhaure 0 25 ha 0,25 2 ha 2 5 ha 5 10 ha 10 ha et + H F T H F T H F T H F T H F T Région de Koulikoro Kati 3 7 10 22 5 27 12 1 13 6-6 4-4 Koulikoro 8 4 12 13 3 16 5-5 7-7 - - - Banamba - - - 7-7 3-3 1-1 3-3 Kolokani - - - 4-4 - - - 3-3 3-3 Totaux 11 11 22 46 8 54 20 1 21 17-17 7-7 L analyse du tableau démontre que les hommes sont fortement majoritaires dans toutes les catégories d exploitations sauf le type 1 (0 à 0,25 ha) où le nombre de femmes est en équilibre avec celui des hommes. Le maraîchage et l arboriculture fruitière sont donc dominés dans la région de Koulikoro par les hommes. L arboriculture est réservée exclusivement aux hommes. 45
La prédominance des hommes dans les périmètres maraîchers s explique surtout par l émergence de ceux-ci à l intérieur du District de Bamako et aux périphéries de la ville de Kati. Dans le cadre de l intervention du PCDA l appui sera destiné fondamentalement aux hommes pour toutes les catégories d exploitation. Les femmes évoluant dans les exploitations de type 1 (0 à 0,25 ha) seront appuyées. Cet appui peut servir de facteur incitatif à l adhésion d un plus grand nombre de femmes à la culture maraîchère. 6.3.2.1.3 Les ressources en eau, les terres et zones géographiques : La situation des ressources en eau et des terres en fonction des zones géographiques est mentionnée dans le tableau ci-après : Désignation Ressources en eau Zones géographiques Terres Région Cercle de Kati Eaux de surface : fleuve Niger, les vallées et les cours d eau. Le fleuve Niger est la seule ressource en eau pérenne. Eaux souterraines : captage des nappes souterraines. Plus on s éloigne des eaux de surface plus la mobilisation de ces eaux devient difficile, les points d eau devenant de plus en plus profondes. Appartenance à la zone Sud composée de Kati, le District de Bamako, Koulikoro et Kangaba,arrosée par le fleuve Niger. Zone propice à la petite irrigation. Les sols sont de type gravillonnaire, rocheux ou cuirasse couvrant plus de 50%. Cercle de Koulikoro Eaux de surface : fleuve Niger, la seule ressource en eau pérenne. Eaux souterraines : prédominance du captage des nappes souterraines profondes. Appartenance à la zone Sud arrosée par le fleuve Niger. Zone propice à la petite irrigation Les sols sont de type gravillonnaire, rocheux ou cuirasse couvrant plus de 50%. Cercle de Banamba Eaux de surface : Cours d eau non pérennes. Eaux souterraines : prédominance du captage des nappes souterraines profondes. Appartenance à la zone Nord composée des cercles de Banamba, Kolokani et Nara et arrosée à partir des eaux souterraines. Zone peu propice à la petite irrigation : difficultés de localisation des aquifères, coûts des Les sols sont sablonneux, limoneux, sablo-limoneux, argileux et rocheux couvrant plus de 50%. 46
Cercle de Kolokani Eaux de surface : Cours d eau non pérennes. Eaux souterraines : prédominance du captage des nappes souterraines profondes. moyens d exhaure élevé et exploitation coûteuse des nappes souterraines. Appartenance à la zone Nord et arrosée par les eaux souterraines Zone peu propice à la petite irrigation : difficultés de localisation des aquifères, coûts des moyens d exhaure élevés et exploitation coûteuse des nappes souterraines. Les sols sont sablonneux, limoneux, sablo-limoneux, argileux et rocheux couvrant plus de 50%. 6.3.2.1.4 Les productions : Le tableau ci-dessous donne la situation des productions maraîchères et arboricoles pour la campagne 2001/2002 obtenue de la DRAMR de Koulikoro. Les superficies, les rendements et les productions sont les informations traitées dans ce rapport bilan. Il est regrettable que le nombre des exploitations concernées ne soit pas disponible ce qui aurait permis de déterminer le taux de représentativité des échantillons enquêtés. D autre part les paysans ignorent la valeur de leur production et il n est donc pas possible de faire une comparaison entre la valeur obtenue des échantillons et la valeur annuelle. La valeur annuelle de la production régionale pour l arboriculture fruitière est de 48925,41 t et de 303347,96 t pour le maraîchage pour une superficie totale exploitée de 13904,9 ha dont 11425,95 ha en maraîchage et 2478,95 ha en arboriculture fruitière. Les rendements sont fonction des types de cultures. Aspects de la production Production Rendement Techniques de production Commercialisation Région de Kkro Cercle de Kati y compris le District de Bamako. La valeur de la production est de 90982,14 t pour le maraîchage et de 31905,5 t pour l arboriculture Impact de la production sur l économie nationale, les marchés de Bamako et Kati. - Application de toutes les techniques de production : traitement phytosanitaire, taille des arbres fruitiers, la mise en place des pépinières, les techniques de compostage et le Les produits sont destinés aux marchés de Kati et Bamako. La mangue est surtout destinée au nord de la région : Banamba, Kolokani et Nara et à l extérieur du pays. Pas de problèmes de débouchés puisque les clients arrivent 47
calendrier cultural même de l intérieur du pays. Il faut des débouchés pour la mangue vers l extérieur (Europe). Cercle de Koulikoro Cercle de Banamba Cercle de Kolokani La valeur de la production est de 83309 t pour le maraîchage et de 4696,10 t pour l arboriculture. Impact de la production sur les marchés de Koulikoro, Nara et Banamba. La valeur de la production est de 3654,3 t pour le maraîchage et de 857,35 t pour l arboriculture. Impact de la production uniquement sur le marché de Banamba. La valeur de la production est de 65314 t pour le maraîchage et de 1392 t pour l arboriculture. Impact de la production sur les marchés de Kolokani et dans les zones Nord de la région.. - Traitement phytosanitaire, mise en place des pépinières et technique de compostage. - Traitement phytosanitaire et technique de compostage. - Pas d application de techniques de production. Difficultés d écoulement des fruits surtout liées au transport ; il faut aller vers le nord puisque les marchés de Kati et Bamako sont maîtrisés par le producteurs de ces localités. Pas de difficultés de commercialisation la demande est supérieure à l offre puisque les productions sont faibles. Difficultés d approvisionnement en intrants et semence Pas de difficultés de commercialisation la demande est très supérieure à l offre. 6.3.2.2 Techniques d irrigation : 6.3.2.2.1 Systèmes de transport et de distribution de l eau : La plupart des exploitants individuels de cette région ont recours à présent à l arrosage manuel. La majorité des maraîchers possédant une superficie comprise entre 0,05 ha et 0,50 ha utilisent des techniques rudimentaires qui consistent à puiser l eau au moyen de seaux à partir de puits peu profonds, dans les cours d eau ou les mares. La même technique est généralement utilisée pour irriguer les cultures fruitières sur des superficies allant de 1,5 ha à 5 ha. 48
La technique d irrigation la plus courante que l on rencontre dans les exploitations du District de Bamako et le cercle de Kati est l irrigation à écoulement par gravité avec bassin de dissipation ou de stockage. Il existe également quelques cas de réseaux mixtes c est à dire la combinaison de réseaux en parpaings et en terre. L irrigation localisée (goutte à goutte) a été installée en test d équipement par le PIPP sur un périmètre maraîcher de Kati. Les résultats de l enquête sont indiqués dans le tableau ci-après : Systèmes d irrigation Californien Goutte à goutte Maîtrise totale de l eau Aspersion Gravitaire Pompage Maîtrise partielle de l eau Région de Koulikoro Kati - 1-23 9 27 Koulikoro - - - - - 40 Banamba - - - 2 13 Kolokani - - - - - 10 Total 0 1 0 23 11 90 28% des exploitations enquêtées utilisent la maîtrise totale de l eau contre 72% en maîtrise partielle de l eau. Dans le cercle de kati et le District de Bamako prédominent le système d irrigation à écoulement par gravité. Les canaux de distribution sont en parpaings exécutés avec des bassins de stockage, de dissipation ou la combinaison des deux bassins. Ces investissements sont très coûteux et avoisinent 900000 FCFA à l hectare. Dans les trois autres cercles enquêtés il n existe aucun système de maîtrise total de l eau. La distribution de l eau est assurée manuellement et existe environ dans 72% des exploitations enquêtées. A Banamba existent deux cas de maîtrise totale de l eau par pompage où le transport de l eau est assuré à partir de raccords flexibles connectés à des bassins de dissipation. Les statistiques relatives au nombre des infrastructures et exploitations existantes dans la région et par cercle n étant pas disponibles il ne serait donc pas possible de les comparer aux résultats issus des échantillons. Dans le cadre de l intervention du PCDA, le système californien, le microjet, le goutte à goutte et le Kit GAG doivent être diffusés à Kati et le District de Bamako où la ressource en eau de surface est pérenne. Le système californien coûte en moyenne à l hectare 176000 FCFA, le microjet 350000 FCFA l ha et le kit GAG 400000 FCFA qui sont tous des coûts inférieurs à 900000 FCFA l ha correspondant au système gravitaire en canaux à parpaings. Dans les autres cercles où l irrigation est assurée à partir des nappes souterraines, la diffusion concernera le système californien et le kit GAG réalisé sur de petites superficies et en matériaux locaux. 6.3.2.3 la technologie : 6.3.2.3.1 Le captage : 49
Le captage se fait à partir des eaux de surface (barrages, fleuves, lac etc) soit à partir des eaux de surface constituées du fleuve Niger qui est l unique ressource pérenne, les mares, les vallées et les cours d eau qui tarissent en période sèche. Le captage à partir des nappes souterraines pose des difficultés aux irriguants à cause de la profondeur de la nappe et la présence de roches en profondeur. Le tableau ci-dessous illustre la situation des équipements de captage et d exhaure au niveau des cercles enquêtés de la région. Equipements de mobilisation et équipements d exhaure de l eau : Région de Bamako - Koulikoro Equipements de mobilisation / captage de l eau pérenne Eaux de Puits surface pérennes (barrage s, fleuves, lac) Nbre pérennes Puits Forages calebass es Equipements d exhaure de l eau arrosoirs motopo mpes Pompes à pédales Kati 2 9 37 9 12 139 27 3 14 Koulikoro - - 40 - - 90-2 - Banamba - - 24 - - 36 - - 4 Kolokani - - 10 - - 4 - - - Totaux 2 9 111 9 12 269 27 5 18 16,6% des exploitations enquêtées de Kati irriguent à partir des eaux de surface. Partout ailleurs dans la région le captage est assuré à partir des eaux souterraines. 84,8% des exploitations enquêtées de la région font du captage souterrain à partir des puits. Les forages existent surtout dans les exploitations de Kati notamment celles du District de Bamako ; ils occupent 7,2% des exploitations. La majorité des exploitations enquêtées ont une superficie irriguée moyenne de 1,5 à 2 ha pour les plantations et de 0,05 ha à 0,50 ha pour le maraîchage. Les statistiques régionales relatives au nombre des équipements de captage et de moyens d exhaure n étant pas disponibles il devient difficile de les comparer aux résultats des échantillons. Toute fois il ressort du rapport bilan de campagne 2002/2003 de la DRAMR de Koulikoro la réalisation de 24 puits exécutés par le GRAD-PISA, 7 contre puits par SAHEL 21, 5 forages par STOP SAHEL-PRODESO. Concernant les équipements de moyens d exhaure 8 pompes solaires ont été fournies dont 7 à Banamba et 1 à Kolokani. Une motopompe a été fournie également à Banamba. La prévision en moyen d exhaure motorisé pour Kati était de 50 motopompes sur laquelle il n y a eu aucune réalisation. 6.3.2.3.2 Les moyens d exhaure : Equipements et superficies couvertes : autres 50
Type d équipement d exhaure Calebasses Arrosoirs Chadouf Pompes à motricité humaine Nbre Super ficie Nbre Super ficie Nbre Super ficie Nbre Super ficie Motopompes Nbre Super ficie Autres Nbre Super ficie Région de Koulikoro Kati 12 1,50 139 76,5 - - 8 15 27 76,10 9 22,5 Koulikoro - - 90 52 - - 2 2 - - - - Banamba - - 36 22 - - 2 4 - - 2 7 Kolokani - - 4 0,50 - - - - - - - - Totaux 12 1,50 269 151 - - 12 21 27 76,10 11 29,5 Les motopompes et pompes n ont pas encore fait succès dans cette région à cause de la profondeur de la nappe. Ces moyens d exhaure se rencontrent surtout dans les périmètres péri-urbains de Bamako et le cercle de Kati. Le moyen d exhaure le plus fréquent et d usage courant dans la région reste à présent les seaux et les arrosoirs. Les arrosoirs constituent 95,72% des moyens d exhaure traditionnels. La superficie recensée à partir des 125 exploitations enquêtées dans la région de Koulikoro y compris le District de Bamako est de 279,10 ha correspondant à 20% de la superficie exploitée (13904,9 ha) dans la région. 38,33% des exploitations enquêtées du cercle de Kati y compris le District de Bamako utilisent des groupes motopompes selon les échantillons enquêtés. Les autres cercles en sont dépourvus. Les pompes secours sont rares seulement 4 exploitants du District de Bamako détiennent des pompes secours. 9 exploitations du cercle de Kati y compris le District de Bamako soit 15% des exploitations enquêtées de ce cercle utilisent des pompes immergées actionnées par des groupes électrogènes. Les cas des cercles de Koulikoro et Kolokani sont les plus inquiétants où l on note l absence quasi totale de moyens d exhaure. Les autres moyens d exhaure se composent de 11 pompes électriques dont 9 à Kati et 2 à Banamba. 6.3.2.4 Clôtures : Les types de clôture que l on rencontre sont : - Le grillage - Le barbelé - La haie vive - La haie morte - Clôture mixte - Le parpaing La situation des clôtures est donnée dans le tableau ci-après : 51
Clôture Nombre d exploitation Grillage Barbelé Haie vive Haie morte Mixte Parpaing Néant Région de Kkro Kati 5-20 6 3 10 16 Koulikoro - - 18 4 - - 18 Banamba - - 8 3 1-3 Kolokani - - 2-1 - 7 Total 5-48 13 5 10 44 4% des exploitations enquêtées sont clôturées de grillages ; 38,40% en haie vive ; 10,40% en haie morte ; 4% en clôture mixte et 8% en parpaings. 35,20% des exploitations enquêtées ne sont pas clôturées. Les clôtures en grillages et en parpaings se rencontrent uniquement dans les exploitations de du District de Bamako dont certains des producteurs disposent de grands moyens d investissements. Les types de clôture les plus fréquents sont les haies vives qui coûtent moins chères et plus efficace que les haies mortes. 52
6.3.2.5 Equipements d irrigation : 6.3.2.5.1 Caractéristiques des moyens d exhaure : Désignation Caractéristiques Nom bre Débit HMT Puissance Diamètr e Surface Consomm ation Source d énergie Coût Etat de fonctionnement Durée vie provenance Motopompe l/mn m cv mm ha l/h fcfa année Honda 5 930 26 5 80 3-5 1,5 Essence 425000 Bon 5 Japon Honda 2 60 20 2,5 50 0,5-1 1 Essence 200000 Bon 5 Japon Hatz 6 650 22 3 80 1,5-2 1,5 Diesel 275000 (2) mauvais 5 Allemagne Lister indien 1 60 20 2,5 80 0,5-1 1 Diesel 200000 Bon 5 Inde Deutz 1 1000 32 4,9 80 1,5 1,5 Diesel 400000 En panne 13 Allemagne Bernard 1 230 26 3,4 80 0,10 1,5 Diesel 375000 Mauvais 10 français Lombardini 1 60 20 2,5 50 0,5-1 1 Diesel 200000 Passable 5 Italie Robin 10 930 26 5 80 3-5 1,5 Essence 425000 Bon 5 Japon Pompe Hatz 4 233,3 80 5,5 80 5 1,5 Electrique 750000 Bon 5 Allemagne Deutz 5 133,3 45 3 60 2 1,5 Electrique 600000 Bon 5 Allemagne Tire 2 166,6 50 5 80 3 1,5 Electrique 750000 Bon 5 Japon Pompe à main 7 33,33-40 0,5 à 1 - Humaine 62000 Bon 10 Mali Pédale 5 12 7-12 50 0,5 à 1 - Humaine 45000 à 80000 Bon Mali Les marques Honda (7), Hatz (6) et Robin (10) sont celles qui prédominent parmi les motopompes. Il existe d autres marques comme Deutz (1), Bernard (1) et Lombardini (2) qui sont minoritaires par rapport à ceux précédemment cités. Les Lombardini et Bernard sont entrain de disparaître à cause de l acquisition difficile des pièces de rechange. L utilisation des pompes à main et à pédales est encore très timide. Quelques maraîchers l utilisent en bordure de fleuve et cours d eau et dans les puits peu profonds (puisettes). 30% des exploitants utilisent la marque Honda ; 26% la marque Hatz et 44% la marque Robin. 54
On note un surdimensionnement de la plus part des motopompes par rapport aux superficies irriguées prouvant qu elles ont été payées exclusivement sur les initiatives propres des utilisateurs et non sur la base d une étude préalable. Les coûts des motopompes varient de 175000 FCFA à 950000 FCFA et celles des pompes électriques de 750000 à 9500000 FCFA. Les coûts des accessoires sont de 1000 FCFA/ ml à 10000 FCFA/ml selon le diamètre des raccords et leur qualité ; les PVC coûtent 4000 FCFA/6 ml. L approvisionnement se fait soit dans les cercles ou à Bamako. Les exploitants maîtrisent les coûts des équipements mais ignorent tout du régime fiscal et douanier de leurs matériels. Les matériels sont dans tous les cas taxés de TVA et frais de douanes. La durée de vie dépend en grande partie de l entretien. Le coût de l entretien varie de 10000 FCFA à 50000 FCFA y compris les pièces de rechange. Les pièces sont relativement moins chères avec une durée de vie moyenne de 3 ans. L entretien est assuré par des réparateurs de moto et la maintenance par des mécaniciens auto. 55
Dans le cadre de l intervention du PCDA la motopompe sera diffusée au niveau du cercle de Kati y compris le District de Bamako. Seront concernées par cette diffusion les marques les marques Honda, Robin, Lister indien et chinoises. Les marques Hatz et Deutz qui sont également des marques performantes pourront être diffusées à raison de s assurer de la garantie du service après vente. Les caractéristiques seront les mêmes que celles indiquées pour Kayes et avec les mêmes tailles des exploitations. Les pompes à pédales (cf Kayes) et les pompes manuelles seront diffusées. Parmi les moyens d exhaure traditionnels, la diffusion portera sur l arrosoir. Par rapport aux équipements de mobilisation de l eau à Kati et le District de Bamako les forages maraîchers et les points filtrants qui sont des techniques courantes au Niger et au Nigéria pourront être diffusés en direction des maraîchers. Pour les autre cercles (Koulikoro, Banamba et Kolokani) où prédomine l irrigation à partir des nappes souterraines profondes, le PCDA orientera ses actions sur l appui à la réalisation des équipements de mobilisation de l eau à travers l exécution de puits à moyens et grands diamètre et de forages qui seront exécutés soit manuellement (à la tarière), soit mécaniquement (moto-tarière). Ces équipements seront équipés de pompes solaires qui sont relativement moins chères que les pompes électriques. Dans tous les cas l appui sera moins incitatif qu à Kati et le District de Bamako à cause du coût élevé du moyen d exhaure et de l exploitation coûteuse des eaux souterraines. 6.3.2.6 Fabrication locale : Elle concerne les arrosoirs et les moyens d exhaure à motricité humaine : les pompes à pédales et les pompes manuelles (cf. tableau des équipements et superficies couvertes). Ils sont moins chers, de bonne qualité, assez performants et donnent satisfaction aux producteurs. 6.3.2.7 Les acteurs intervenants dans la petite irrigation : REGION de KOULIKORO ACTEURS Cercle de Kati Cercle de Koulikoro Cercle de Banamba Cercle de kolokani Fournisseurs de matériels d irrigation 24 - - - Mécaniciens de motopompes et pompes 26 2 1 - Installateurs de matériels d irrigation 32 - - - Puisatiers plusieurs plusieurs plusieurs plusieurs Entreprises de forages 3 - - - Artisans fabricants de matériels d irrigation 1 - - - Fournisseurs de services d appui 7 4 - - De l analyse du tableau il ressort nettement que la région est très pauvre en acteurs intervenant dans la petite irrigation. Seul le District de Bamako en dispose. Cette situation s explique par les difficultés d exécution de points d eau pérennes qui nécessitent des moyens souvent onéreux pour la majorité des producteurs. Le nombre de puisatiers n est pas défini puisqu il s agit pour la plus part de puits à petits ou moyens diamètres exécutés par les producteurs eux mêmes ou par les puisatiers qui sont très nombreux. 56
6.3.3 REGION DE SIKASSO : 6.3.3.1 Importance du secteur 6.3.3.1.1 Typologie des exploitations enquêtées : Elle est faite sur les 135 exploitations que totalise l inventaire sur la région de Sikasso. Le résultat est illustré dans le tableau ci-dessous. Taille (ha) Nombre d exploitation 0-0,25 0,25-2 2-5 5-10 10 + Nbre total des exploitations Région Sikasso 6 4 8 8 13 39 Bougouni 1 17 10 3-31 Koutiala 2 12 3 1 2 20 Yanfolila 3 5 7 5 15 35 Kolondiéba 4-3 1 2 10 Totaux par type 16 38 31 18 32 % du total 11,85% 28,14% 22,96% 13,33% 23,70% Il ressort de l analyse des données du tableau une prédominance des petites exploitations de type 2 (0,25 à 2 ha) constituées fondamentalement de périmètres maraîchers. Cette situation explique donc la forte croissance du nombre de périmètres maraîchers par rapport aux cultures fruitières dans la région de Sikasso puisqu elle totalise une superficie exploitée de 8758 ha ha contre 1115,71 ha pour l arboriculture soit un taux de 88,69% par rapport au total des superficies exploitées dans la région courant campagne 2002/2003. Les exploitations de type 1 (0 à 0,25 ha) correspondent aux jardins familiaux où prédominent les cultures maraîchères. Les pourcentages indiqués pour les moyennes et grandes exploitations démontrent qu elles sont les plus nombreuses car la région de Sikasso se caractérise par une forte production de l arboriculture fruitière notamment la mangue et les agrumes. 6.3.3.1.2 Répartition des exploitants (hommes, femmes) par type d exploitation : Type d équipement d exhaure 0 25 ha 0,25 2 ha 2 5 ha 5 10 ha 10 ha et + H F T H F T H F T H F T H F T Région de Sikasso Sikasso 5 1 6 4-4 8-8 8-8 13-13 Bougouni - 1 1 13 4 17 10-10 3-3 - - - Koutiala 2-2 12-12 1 2 3 1-1 2-2 Yanfolila - 3 3 2 3 5 7-7 4-4 15-15 Kolondiéba 4-4 - - - 3-3 1-1 2-2 Totaux 11 5 16 31 7 38 29 2 31 17-17 32-32 L analyse du tableau démontre que les hommes sont fortement majoritaires dans toutes les catégories d exploitations. Le maraîchage et l arboriculture fruitière sont donc dominés dans 57
la région de Sikasso par les hommes. Les femmes sont plus tôt présentes dans les exploitations collectives. L arboriculture est réservée exclusivement aux hommes. Dans le cadre de l intervention du PCDA l appui sera destiné fondamentalement aux hommes. Les femmes ou groupement de femmes dans les exploitations de type 1 (0 0,25 ha) et type 2 (0,25 2 ha) seront appuyés et ceci pourrait être un facteur incitatif pour l adhésion d un plus grand nombre de femmes à l activité maraîchère. 6.3.3.1.3 Les ressources en eau, les terres et zones géographiques : Sikasso est une région arrosée par les affluents du Bani à savoir le Baoulé,le Bagoé et le Banifing. Ces ressources en eau pérennes sont très rarement utilisées dans l irrigation à part les petits périmètres maraîchers installés le long du Baoulé à Bougouni. Outres ces ressources Sikasso se caractérise par une utilisation des plaines en bas fonds pour la production maraîchère. L arboriculture fruitière se pratique généralement sur les zones hautes à proximité des cours d eau et rivières pérennes ou non pérennes et dans les zones exondées totalement privées de ressources en eau de surface. Sikasso se situe globalement dans la zone soudanienne au Mali. La répartition des ressources en eau permet de faire le zonage suivant : Une zone de bas fonds concentrée dans les cercles de Sikasso, Kadiolo et Bougouni Une zone Ouest comprenant Bougouni et kolondiéba arrosée par des resources en eau pérennes le Baoulé et bras du Bagoé. Une zone préguinéenne comprenant Yanfolila arrosée par des cours d eau et des affluents du fleuve Niger. Une zone Nord dont Koutiala caractérisée par une rareté des ressources en eau. La situation des ressources en eau et des terres en fonction des zones géographiques est mentionnée dans le tableau ci-après : Désignation Ressources en eau Zones géographiques Terres Région de Sikasso Cercle de Sikasso Eaux de surface : cours d eau, rivières et bas fonds. Existence de très peu de ressources en eau pérennes. Eaux souterraines : captage des nappes souterraines. Elles sont peu profondes dans les bas fonds et profondes dans les zones hautes. Se caractérise par une irrigation de bas fonds et par une forte exploitation des nappes souterraines. Zone de bas fonds où prédomine l irrigation du riz et des cultures maraîchères. Zone propice à la petite irrigation. Zone haute où prédominent les cultures fruitières : peu propice à la petite irrigation. Les sols sont de type limono-sablonneux, argileux et latéritiques. Cercle de Bougouni Eaux de surface : le Baoulé, la seule ressource en eau pérenne. Eaux souterraines : Appartenance à la zone Ouest arrosée par le Baoulé et bras du Bagoé. Les sols sont de type limono-sableux et argileux. 58
Cercle de Koutiala Cercle de Yanfolila Cercle de Kolondiéba prédominance du captage des nappes souterraines de profondeurs moyennes. Eaux de surface : Cours d eau non pérennes. Eaux souterraines : prédominance du captage des nappes souterraines de profondeurs moyennes. Eaux de surface : Affluents du fleuve Niger et cours d eaux pérennes et non pérennes. Eaux souterraines : Prédominance du captage des nappes souterraines de profondeurs moyennes. Eaux de surface : affluent du Bagoé (ressource en eau pérenne) Eaux souterraines : prédominance du captage des nappes souterraines de profondeurs moyennes. Zone propice à la petite irrigation Zone Nord caractérisée par une rareté des cours d eau pérennes Zone peu propice à la petite irrigation : Demande des investissements coûteux pour la réalisation des points d eau pérennes. Zone préguinéenne arrosée par les affluents du fleuve Niger. Zone peu propice à la petite irrigation investissement coûteux pour la réalisation de points d eau pérennes et la majorité des exploitations fruitières sont situées loin des affluents du Niger Appartenance à la zone Ouest arrosée par un affluent du Bagoé. Zone peu propice à la petite irrigation : l arboriculture est présente sur des sites éloignés de l affluent du Bagoé. Les sols sont limonosableux, latéritiques et gravillonnaires. Les sols sont argileux, lomono-sableux et limoneux. Les sols sont limoneux, limono-sableux et gravillonnaires. 6.3.3.1.4 Les productions : Le tableau ci-dessous donne la situation des productions maraîchères et arboricoles pour la campagne 2002/2003 obtenue de la DRAMR de Sikasso. Les superficies, les rendements et les productions sont les informations traitées dans ce rapport bilan. Il est regrettable que le nombre des exploitations concernées ne soit pas disponible ce qui aurait permis de déterminer le taux de représentativité des échantillons enquêtés. D autre part les paysans ignorent la 59
valeur de leur production et il n est donc pas possible de faire une comparaison entre la valeur obtenue des échantillons et la valeur annuelle. La valeur annuelle de la production régionale pour l arboriculture fruitière est de 470234 t et de 321205,23 t pour le maraîchage pour une superficie totale exploitée de 9874,83 ha dont 8758 ha pour le maraîchage et 1115,71 ha pour l arboriculture fruitière. Les rendements sont fonction des types de culture. Aspects de la production Production Rendement Techniques de production Commercialisation Région de Sikasso Sikasso Bougouni Koutiala Yanfolila La valeur de la production en arboriculture est de 131707 t et de 104379,1 t pour le maraîchage La production a un impact sur le marché de Sikasso et sur l économie nationale La valeur de la production en arboriculture est de 126338 t et de 4962 t pour le maraîchage. La production certes a un impact sur le marché de Bougouni mais pas au niveau national. La valeur de la production en arboriculture est de 45797 t et de 58748,38 t pour le maraîchage Impact de la production sur le marché de Koutiala et sur l économie nationale La valeur de la production en - Application de toutes les techniques de production : traitement phytosanitaire, taille des arbres fruitiers, la mise en place des pépinières, les techniques de compostage et les techniques culturales et conduite des cultures - Traitement phytosanitaire, mise en place des pépinières et technique de compostage. - Traitement phytosanitaire et mise en place des pépinières et techniques de compostage. - Traitement phytosanitaire, Les produits sont destinés aux marchés de Sikasso, Bamako et à l extérieur du pays. Difficultés de débouchés pour l écoulement des produits. Difficultés d accès aux périmètres. Difficultés de débouchés pour l écoulement des produits. Difficultés de commercialisation en période de surproduction ; il n est pas possible de vendre à Bamako ni à Sikasso ; il faut des débouchés vers l extérieur. Difficultés d écoulement des 60
Kolondiéba arboriculture est de 76217 t et de 2629,35 t pour le maraîchage Impact de la production sur les marchés de Yanfolila et de Bougouni La valeur de la production en arboriculture est de 8893 t et 1283 t pour le maraîchage Impact de la production sur les marchés de Kolondiéba et Bougouni élagage des arbres fruitiers et mise en place des pépinières. - Traitement phytosanitaire, mise en place des pépinières, technique de compostage produits notamment la mangue ; il est nécessaire de trouver des débouchés vers l extérieur. Difficultés d accès aux périmètres. Pas de difficultés de commercialisation ; les produits se vendent à l intérieur du cercle et à Bougouni. 6.3.3.2 Techniques d irrigation : 6.3.3.2.1 Systèmes de transport et distribution de l eau : La région de Sikasso se caractérise par une bonne pluviométrie qui s étend sur 7 mois d avril à octobre. Toute cette quantité d eau qui descend se perd dans la nature car la région est presque dépourvue d ouvrages de retenu d eau. Les cours d eau pérennes sont également peu nombreux et l eau souterraine est très profonde et son captage demande des investissements très coûteux. Ces différents facteurs expliquent l absence des techniques d irrigation à Sikasso. Les exploitants préfèrent planter à présent et laisser l irrigation des périmètres à la seule action de la pluie. Le résultat des enquêtes nous donne la situation ci-après : Systèmes d irrigation Maîtrise totale de l eau Maîtrise partielle de l eau Californien Goutte à Aspersion Gravitaire Pompage Région de Sikasso goutte Sikasso - - - - 5 34 Bougouni - - 1 1 2 27 Koutiala 1 - - 3 16 Yanfolila - - - - 6 29 Kolondiéba - - - - 2 8 Total 1 0 1 1 18 114 Les échantillons enquêtés donnent les conclusions suivantes : L arrosage manuel est pratiqué dans 118 exploitations recensées soit 87,40% des exploitations enquêtées au niveau de la région Le système de distribution par aspersion est présent dans une seule exploitation de Bougouni et est en panne. 61
La maîtrise totale est présente dans 16% des exploitations enquêtées de la région contre 84% en maîtrise partielle de l eau. Le système à écoulement par gravité avec des canaux en parpaings est présent dans une seule exploitation de Bougouni. Le système californien est présent dans une seule exploitation de Koutiala. 18 exploitations enquêtées soit 13,33% des exploitations enquêtées de la région utilisent le pompage en maîtrise totale de l eau soit en déversant l eau dans un bassin de stockage ou en arrosant directement les parcelles à partir de raccords flexibles. Le niveau des investissements peut être estimé à 2,5 millions de FCFA à l hectatre. Le coût à l hectare du système californien est de 176000 FCFA ; celui du micro-jet est de 350000 FCFA/ l ha. Les statistiques régionales relatives au nombre des infrastructures et exploitations existantes dans la région et par cercle n étant pas disponibles il ne serait donc pas possible de les comparer aux résultats issus des échantillons. La superficie moyenne irriguée est de 0,80 ha pour le maraîchage et de 2,6 ha pour l arboriculture fruitière. L intervention du PCDA en maîtrise totale de l eau se limitera à la diffusion du système californien afin de réduire le coût de l investissement qui sera supporté en grande partie par la réalisation de points d eau pérennes. 6.3.3.3 la technologie : 6.3.3.3.1 Le captage : Dans la région le captage se fait à partir des eaux de surface composées du fleuve Baoulé pour le cercle de Bougouni et de cours d eau, mares, rivières et bas fonds pour les autres cercles. Le captage souterrain est le plus fréquent et très coûteux. Les puits généralement ne sont pas pérennes et la nécessité d exécuter des forages s impose. Le tableau ci-dessous illustre la situation du captage au niveau de la région. Les résultats obtenus sont ceux des échantillons précédemment cités. Equipements de mobilisation et d exhaure de l eau : Région Sikasso de Equipements de mobilisation / captage de l eau pérenne Eaux de Puits Nombre Forages surface pérennes total de (barrage Puits s, fleuves, lac) Nbre pérennes calebass es Equipements d exhaure de l eau arrosoirs motopo mpes Pompes à pédales Sikasso 6 6 120 1 52 118 5 30 1 Bougouni 8 3 62 1 6 127 2 3 1 Koutiala 1 2 102 1-93 6 2 1 Yanfolila 4 4 81 - - 162 6 2 - autres 62
Kolondiéba 1-14 - 8 26 1 1 2 Totaux 2 15 379 3 64 526 20 38 5 15,38% des exploitations enquêtées de Sikasso irriguent à partir des eaux de surface pérennes notamment les cours d eau, les marigots et les rivières. 25,80% des exploitations enquêtées de Bougouni irriguent à partir des eaux de surfaces pérenne notamment le fleuve Baoulé. Elles se composent en grande partie des périmètres maraîchers qui longent le Baoulé. 11,42% des exploitations enquêtées de Yanfolila irriguent à partir des eaux de surface pérennes. 3,95% des puits enquêtées dans la région sont pérennes. Les arrosoirs restent le moyen d exhaure le plus usuel avec une proportion de 80,55% sur le total des moyens d exhaure enquêtés. Il se dégage un abandon progressif des calebasses dans les exploitations qui ne couvrent que 9,8% du total des moyens d exhaure enquêté. On dénote un faible taux d utilisation des motopompes (3% du total des moyens d exhaure enquêtés) qui s explique par la rareté des ressources en eau pérennes. Par contre les pompes à pédale connaissent un début de croissance et totalisent 5,8% du total des moyens d exhaure enquêtés. Les statistiques régionales relatives au nombre des équipements de captage et de moyens d exhaure n étant pas disponibles il devient difficile de les comparer aux résultats des échantillons. Toute fois il ressort du rapport bilan de campagne 2002/2003 de la DRAMR de Sikasso la réalisation de 58 puits citernes dont 14 à Sikasso, 11 à Koutiala, 21 à Bougouni, 4 à Yanfolila, 6 à Kadiolo et 2 à Kolondiéba. 60 forages équipés de pompes ont été exécutés dans les cercles de Sikasso et Kadiolo. 6.3.3.3.2 Les moyens d exhaure : Pour les exploitations qui disposent de moyens d exhaure il est remarquable surtout l usage des motopompes. Le moyen d exhaure le plus fréquent et d usage courant dans la région reste à présent les seaux et les arrosoirs. Equipements et superficies couvertes : Type d équipement d exhaure Calebasses Arrosoirs Chadouf Pompes à motricité humaine Nbre Super ficie Nbre Super ficie Nbre Super ficie Nbre Super ficie Motopompes Nbre Super ficie Autres Nbre Super ficie Région de Sikasso Sikasso 52 23 118 130,7 - - 30 45 5 35 1 20 Bougouni 6 0,50 127 49,5 - - 3 3,5 3 6,6 1 3 Koutiala - - 93 17,46 - - 2 1,75 6 4 1 1,09 Yanfolila - - 162 165 - - 2 1,50 6 16,5 - - Kolondiéba 8 1 26 5,50 - - 2 3,60 1 8 - - Totaux 64 24,50 526 368,1 0 0 39 55,35 20 70,1 3 24,09 Suite à l analyse des échantillons, les conclusions suivantes se dégagent : 63
Le moyen d exhaure le plus fréquent et d usage courant dans la région reste à présent les arrosoirs. Ils constituent 89,15% des moyens d exhaure traditionnels et 80,67% du total des moyens d exhaure recensés dans la région. La superficie recensée à partir des 135 exploitations enquêtées dans la région de Sikasso est de 542,14 ha correspondant à 5,5% de la superficie exploitée (9874,83 ha) dans la région. 12,82% des exploitations enquêtées du cercle de Sikasso utilisent des groupes motopompes ; 9,6% des exploitations enquêtées de Bougouni utilisent des groupes motopompes ; 30% des exploitations enquêtées de Koutiala utilisent des groupes motopompes ; 17,14% des exploitations enquêtées de Yanfolila utilisent des groupes motopompes Les autres indiqués dans le tableau regroupent les pompes immergées actionnées par des groupes électrogènes et se trouvent dans 2,2% des exploitations enquêtées dans la région. Les pompes à motricité humaine sont utilisées dans 28,80% des exploitations enquêtées dans la région 6.3.3.4 Clôtures : Les types de clôture que l on rencontre sont : - Le grillage - Le barbelé - La haie vive - La haie morte - Clôture mixte - Le parpaing La situation des clôtures est donnée dans le tableau ci-après : Clôture Nombre d exploitation Grillage Barbelé Haie vive Haie morte Mixte Parpaing Néant Région de Skso Sikasso - 2 25 6 3-3 Bougouni - 1 17-2 - 11 Koutiala - - 13 - - 1 6 Yanfolila - - 30 5 - - - Kolondiéba - - 2-1 - 7 Total - - 87 11 5 1 27 64,44% des exploitations enquêtées sont clôturées en haie vive ; 8,14% en haie morte ; 4% en clôture mixte. 20% des exploitations enquêtées ne sont pas clôturées. Le type de clôture le plus fréquent est la haie vive. 64
6.3.3.5 Equipement d irrigation : 6.3.3.5.1 Caractéristiques des moyens d exhaure : Désignation Caractéristiques Nombre Débit HMT Puissance Diamètre consom mation Source d énergie Coût Fonctionne ment Surface Durée vie Provenance Motopompe l/mn m cv mm ha année Chine 1 250 25 2,5 60 1 Diesel 200000 Bon 1 3 Chine Chine 1 500 26 3,5 80 1,5 Diesel 300000 Bon 1 3 Chine Honda 2 1000 30 9 100 2 Essence 600000 Bon 22 4 Japon Honda 1 166,6 20 2,5 60 1 Essence 200000 Bon 2 6 Japon Lister indien 1 400 22 8 100 2 Diesel 550000 Bon 3 3 Inde Hatz 1 2666,6 95 15 150 2,5 Diesel 1100000 En panne 3 7 Belgique Hatz 1 - - 5 60 1,5 Diesel 400000 Bon 2 5 Allemagne Lombardini 2 - - 2 60 1 Diesel 175000 1 en panne 2 5 Italie Deutz 1 - - 5 60 1,5 Diesel 425000 Bon 2 5 Allemagne Russe 1 - - 2 50 1 Essence - Bon 2 5 Russe Anyl 3 1000 30 8 80 2 Diesel 500000 1 en panne 5-8 5-10 Inde Anyl 1 500 20 5 150 1,5 Diesel 350000 Bon 1,5 10 Inde Honda 1 1000 30 5 60 1,5 Essence 425000 Bon 9 10 Japon Russe 1-25 6 60 1,5 Essence - Mauvais 0,5 18 Russe Anglaise 1-20 3,3 50 1,5 Diesel - Pannes 2 8 Angleterre fréquentes Honda 1 900 26 5 80 1,5 Essence 400000 Bon 10 3 Japon Pompe Lombardini 1 166,6 76 3,5 50 - Electrique 750000 Bon 20 2 Italie Deutz 2 266,66 50 5 50 - Electrique 950000 Bon 3 11 Allemagne 65
Pédale 30 12 7-12 - 50 - Humaine 45000 à 80000 3 en panne 0,10-1 5 Mali L analyse des échantillons et du parc inventorié conduit aux résultats ci-après : Les marques Honda (25%) et indiennes (25%) sont celles qui prédominent parmi les motopompes. 4% des exploitants utilisent la marque Honda et 3% la marque Anyl. L analyse des échantillons et du parc inventorié conduit aux résultats ci-après : Les marques Honda et indiennes occupent 25% du parc inventorié ; elles sont celles qui prédominent parmi les motopompes. Les coûts des motopompes varient de 175000 FCFA à 950000 FCFA et celles des pompes électriques de 750000 à 9500000 FCFA. Les coûts des accessoires sont de 1000 FCFA/ ml à 10000 FCFA/ml selon le diamètre des raccords et leur qualité ; les PVC coûtent 4000 CFA/ml. L approvisionnement se fait soit dans les cercles ou à Bamako. Les exploitants maîtrisent les coûts des équipements mais ignorent tout du régime fiscal et douanier de leurs matériels. La durée de vie dépend en grande partie de l entretien. Le coût de l entretien varie de 20000 FCFA à 50000 FCFA y compris les pièces de rechange. Les pièces sont relativement moins chères avec une durée de vie moyenne de 3 ans. L entretien est assuré par des réparateurs de moto et la maintenance par des mécaniciens auto. Les fiches techniques sont très peu exploitées et rares sont les exploitants qui comprennent ces fiches et en font bon usage. Les matériels sont dans tous les cas taxés de TVA et frais de douanes. On note un surdimensionnement des motopompes par rapport aux superficies irriguées ce qui dénote l achat des équipements sur l initiative propre des exploitants. 66
Dans le cadre de l intervention du PCDA la motopompe sera diffusée dans tous les cercles sauf Koutiala et Kolondiéba. Seront concernées par cette diffusion les marques Honda, Robin Lister indien et chinoises. Les caractéristiques seront les mêmes que celles indiquées pour Kayes et avec les mêmes tailles des exploitations. En ce qui concerne les cercles de Sikasso, Koutiala, kolodiéba et Yanfolila où il a été constaté une rareté des cours d eau pérennes et où prédomine l irrigation à partir des nappes souterraines, le PCDA orientera ses actions vers la diffusion des équipements de mobilisation de l eau à faible coût (forages maraîchers, points filtrants, etc) qui seront équipés de moyens d exhaure à motricité humaine (pompes à pédales, pompes manuelles et le chadouf bien adapté aux nappes peu profondes et aux eaux de surface dans l irrigation de petites superficies). Les puits à moyen et grand diamètre et les forages de nappes profondes seront testés avec des pompes immergées alimentées par l énergie solaire. Compte tenu du coût élevé de ces investissements il est important de limiter la diffusion des systèmes de maîtrise totale de l eau au californien. Les autres pourront être introduits progressivement. 6.3.3.6 Fabrication locale : Elle concerne les arrosoirs, et les moyens d exhaure à motricité humaine : les pompes à pédales et les pompes manuelles (cf. tableau des équipements et superficies couvertes). Ils sont moins chers, de bonne qualité, assez performants et donnent satisfaction aux producteurs. 6.3.3.7 Les acteurs intervenants dans la petite irrigation : ACTEURS Cercle de Sikasso Cercle de Bougouni Cercle de Koutiala Cerle de Yanfolila Cercle Kolondiéba Fournisseurs de matériels d irrigation 3 2 - - 1 Mécaniciens de motopompes et pompes 5-1 1 1 Installateurs de matériels d irrigation 2 2 - - 7 Puisatiers plusieurs plusieurs plusieurs plusieurs plusieurs Entreprises de forages 2 - - - 1 Artisans fabricants de matériels d irrigation 1 1 - - - Fournisseurs de services d appui 5 2 2 3 3 Les fournisseurs de matériels d irrigation sont surtout présents à Sikasso. Les mécaniciens se rencontrent généralement à Sikasso. Concernant la pompe à pédales «ciwara» il existe un atelier de fabrication à Sikasso avec des représentations de vente à Bougouni et Koutiala. Ces représentations en assurent également l installation et la maintenance. Les fournisseurs de service d appui se rencontrent un peu partout dans la région. 67
6.3.4 REGION DE SEGOU : 6.3.4.1 Importance du secteur 6.3.4.1.1 Typologie des exploitations enquêtées : Elle est faite sur les 102 exploitations que totalise l inventaire sur la région de Ségou. Le résultat est illustré dans le tableau ci-dessous. Taille (ha) Nombre d exploitation 0-0,25 0,25-2 2-5 5-10 10 + Nbre total des exploitations Région Ségou 12 15 8 10 6 51 San 5 13 1 1-20 Tominian 8 8 - - - 16 Bla 3 8 2 2-15 Totaux par type 28 44 11 13 6 102 % du total 27,45% 43,14% 10,78% 12,74% 5,89% 100% Il ressort de l analyse des données du tableau une prédominance des petites exploitations de type 2 (0,25 à 2 ha) constituées fondamentalement de périmètres maraîchers. Cette situation explique donc la forte croissance des périmètres maraîchers par rapport aux cultures fruitières dans la région de Ségou puisqu elle totalise une superficie exploitée de 4836,92 ha contre 1872,8 pour l arboriculture soit un taux de 72% par rapport au total des superficies exploitées dans la région courant campagne 2002/2003. Le maraîchage prédomine également dans les exploitations de type 1 (0 à 0,25 ha) correspondant aux jardins familiaux. 6.3.4.1.2 Répartition des exploitants (hommes, femmes) par type d exploitation : Type d équipement d exhaure 0 25 ha 0,25 2 ha 2 5 ha 5 10 ha 10 ha et + H F T H F T H F T H F T H F T Région de Ségou Ségou 8 4 12 13 2 15 6 2 8 10-10 6-6 San 5-5 13-13 1-1 1-1 - - - Tominian 8-8 7 1 8 - - - - - - - - - Bla 2 1 3 5 3 8 2-2 2-2 - - - Totaux 23 5 28 38 6 44 9 2 11 13-13 6-6 L analyse du tableau démontre que les hommes sont fortement majoritaires dans toutes les catégories d exploitations. Le maraîchage et l arboriculture fruitière sont donc dominés dans la région de Ségou par les hommes. Les femmes sont plus tôt présentes dans les exploitations collectives. L arboriculture est réservée exclusivement aux hommes ; on remarque néanmoins la présence de 2 femmes dans les exploitations de type 3 (2 5 ha) qui pratiquent l arboriculture fruitière. Dans le cadre de l intervention du PCDA l appui sera destiné fondamentalement aux hommes pour toutes les catégories d exploitation. 68
6.3.4.1.3 Les ressources en eau, les terres et zones géographiques : La situation des ressources en eau et des terres en fonction des zones géographiques est mentionnée dans le tableau ci-après : Désignation Ressources en eau Zones géographiques Terres Région Cercle de Ségou Eaux de surface : fleuve Niger, le Bani (ressources pérennes), les cours d eau et les mares. Eaux souterraines : captage des nappes souterraines. Elles sont très profondes dans la zone nord ouest de Ségou et de profondeurs moyennes de 20 à 25 m dans les parties sud et est. Ségou appartient à la zone centre arrosée par le fleuve Niger et le Bani. Zone propice à la petite irrigation. Les sols sont de type limono-sablonneux, limoneux, sableux et argileux. Cercle de San Cercle de Tominian Cercle de Bla Eaux de surface : fleuve Niger, la seule ressource en eau pérenne. Eaux souterraines : prédominance du captage des nappes souterraines de profondeurs moyennes. Eaux de surface : Cours d eau non pérennes. Eaux souterraines : prédominance du captage des nappes souterraines de profondeurs moyennes. Eaux de surface : fleuve Bani (ressource en eau pérenne) Eaux souterraines : prédominance du captage des nappes souterraines profondes. Appartenance à la zone est arrosée par le Bani. Zone propice à la petite irrigation Appartenance à la zone Est arrosée par des cours d eau non pérennes. Zone peu propice à la petite irrigation : Demande des investissements coûteux pour la réalisation des points d eau. Appartenance à la zone sud et arrosée par le Bani Zone propice à la petite irrigation : pour les périmètres situés en bordure immédiate du fleuve Bani. Les sols sont de type limono-sableux et argileux. Les sols sont limonosableux et gravillonnaires. Les sols sont sablonneux, limoneux, argileux et limono-sableux. 69
6.3.4.1.4 Les productions : Le tableau ci-dessous donne la situation des productions maraîchères et arboricoles pour la campagne 2002/2003 obtenue de la DRAMR de Ségou. Les superficies, les rendements et les productions sont les informations traitées dans ce rapport bilan. Il est regrettable que le nombre des exploitations concernées ne soit pas disponible ce qui aurait permis de déterminer le taux de représentativité des échantillons enquêtés. D autre part les paysans ignorent la valeur de leur production et il n est donc pas possible de faire une comparaison entre la valeur obtenue des échantillons et la valeur annuelle. La valeur annuelle de la production régionale pour l arboriculture fruitière est de 36725,8 t et de 60893,01 t pour le maraîchage pour une superficie totale exploitée de 6709,72 ha dont 4836,92 ha pour le maraîchage et 1872,8 ha pour l arboriculture fruitière. Les rendements sont fonction des types de culture. Aspects de la production Production Rendement Techniques de production Commercialisation Région de Ségou Ségou San Tominian La valeur de la production est de 17,335 tonnes pour le maraîchage et de 11320 tonnes pour l arboriculture. La production a un impact sur le marché de Ségou et sur l économie nationale La valeur de la production est de 19 tonnes pour le maraîchage et de 1434 tonnes pour l arboriculture. La production certes a un impact sur le marché de San mais pas au niveau national. La valeur de la production est de 9704,08 tonnes pour le - Application de toutes les techniques de production : traitement phytosanitaire, taille des arbres fruitiers, la mise en place des pépinières, les techniques de compostage et les techniques culturales et conduite des cultures - Traitement phytosanitaire, mise en place des pépinières et technique de compostage. - Traitement phytosanitaire et mise en place des Les produits sont destinés aux marchés de Ségou. Difficultés d écoulement des produits en période de surproduction. Pas de problème de commercialisation ; les produits sont vendus à San et sur le marché de Ségou, Bla et souvent même à Mopti. Pas de difficultés de commercialisation mais il existe souvent 70
maraîchage et de 738,8 tonnes pour l arboriculture fruitière pépinières. des difficultés d approvisionnement en intrants et semence Bla Impact de la production sur les marchés de Tominian et San La valeur de la production est de 1643,34 tonnes pour le maraîchage et de 1194 tonnes pour l arboriculture fruitière - Traitement phytosanitaire, mise en place des pépinières, technique de compostage Pas de difficultés de commercialisation sauf les périodes de surproduction. Impact de la production sur les marchés de Bla, San et Ségou 6.3.4.2 Techniques d irrigation : 6.3.4.2.1 Systèmes de transport et de distribution de l eau : La majorité des maraîchers possédant une superficie comprise entre 0,05 ha et 0,50 ha et généralement installés le long du fleuve Niger utilisent à présent l arrosage manuel qui reste la technique la plus courante dans l ensemble de la région. Quelques maraîchers en nombre réduit pratiquent du pompage. Sont présents dans les exploitations péri-urbaines de Ségou, parmi les systèmes de maîtrise totale de l eau, le système de distribution par gravité, le système de distribution par micro-jet et par aspersion. Ils sont généralement appliquées aux cultures fruitières composées des agrumes, papayers et bananiers et sur des superficies comprises entre 2 ha à 10 ha. Le système du goutte à goutte a été installée sur une exploitation bananière dans le cadre du test d équipement du PPIP. Partout ailleurs dans la région c est l arrosage manuel ou le pompage avec des conduites en PVC, en raccords ou en tuyaux galvanisés qui déversent l eau dans un bassin de stockage. Cette situation est illustrée dans le tableau ci-après : Systèmes d irrigation Maîtrise totale de l eau Californien Goutte à goutte Micro-jet Aspersion Gravitaire Pompage Maîtrise partielle de l eau Région de Ségou Ségou 2 1 1 1 2 19 25 San - - - - 10 10 Tominian - - - 6 10 Bla - - - 1 3 11 Total 2 1 1 1 3 38 56 Les échantillons enquêtés donnent les conclusions suivantes : 71
L arrosage manuel est pratiqué dans 86 exploitations enquêtées soit 84,3% des exploitations enquêtées de la région Le système de distribution par aspersion est présent dans une seule exploitation et est en panne. Le micro-jet est fonctionnel sur une surface de 0,50 ha en bananes. La maîtrise totale de l eau est présente dans 46 exploitations enquêtées correspondant à 45% des exploitations enquêtées dans la région. La maîtrise partielle est présente dans 56 exploitations enquêtées correspondant à 55% des exploitations enquêtées au niveau de la région. Les statistiques régionales relatives au nombre des infrastructures et exploitations existantes dans la région et par cercle n étant pas disponibles il ne serait donc pas possible de les comparer aux résultats issus des échantillons. La superficie moyenne irriguée est de 0,17 ha pour le maraîchage et de 0,56 ha pour l arboriculture fruitière. Le niveau des investissements est estimé à 2,2 millions de FCFA (rapport d évaluation PPIP 1997). Le coût à l hectare du système californien est de 176000 FCFA ; celui du micro-jet est de 350000 FCFA. Dans les trois autres cercles enquêtés il n existe aucun système de maîtrise total de l eau. La distribution de l eau est assurée manuellement et existe environ dans 80% des exploitations enquêtées. Dans le cadre de l intervention du PCDA, le système californien, le micro-jet, et le Kit GAG doivent être diffusés à Ségou, San et Bla où la ressource en eau de surface est pérenne et qu en plus les exploitants disposent déjà de plusieurs années d expériences dans le pompage. Un accent particulier sera mis sur la diffusion du californien qui en plus d offrir une économie d eau et de temps revient très moins cher par rapport aux autres systèmes. En ce qui concerne le kit goutte à goutte sa diffusion sera limitée aux petites superficies ne dépassant pas 500 m2 avec utilisation des matériaux locaux. L aspersion ne sera pas diffusé compte tenu des mauvaises expériences passées et le coût assez élevé du pompage qui demande une grande pression. Ségou n est pas non plus une région où les conditions climatiques favoriseraient son exploitation (vitesse du vent). La diffusion du goutte à goutte ne sera pas conseillée considérant que les exploitants rencontrent des difficultés dans son exploitation. Il peut faire l affaire de la couche nantie de la population qui reste encore peu nombreuse. A Tominian compte tenu de la rareté des sources pérennes et l utilisation courante des nappes souterraines dans l irrigation, la diffusion concernera surtout les moyens de mobilisation de l eau et les moyens d exhaure de l eau. 6.3.4.3 la technologie : 6.3.4.3.1 Le captage : Dans la région le captage se fait à partir des eaux de surface composées du fleuve du Niger, du Bani et des cours d eau. Le captage souterrain se fait surtout à partir des puits dont l exécution demande moins de moyens que les forages. Ces puits généralement ne sont pas pérennes et tarissent à partir du mois de février. 72
Le tableau ci-dessous illustre la situation du captage au niveau de la région. Les résultats obtenus sont ceux des échantillons précédemment cités. Equipements de mobilisation et d exhaure de l eau : Equipement Région Equipements de mobilisation / captage de l eau pérenne Eaux de Puits Nombre Forages surface pérennes total de (barrage Puits s, fleuves, lac) Nbre pérennes calebass es Equipements d exhaure de l eau arrosoirs motopo mpes Pompes à pédales Ségou 1 10 55 7 12 129 14 40 32 San - 3 34 7-60 12 15 4 Tominian 1 5 26-8 61-6 1 Bla 1 3 20 2 16 126 4 15 7 Totaux 3 15 135 3 36 376 20 76 44 25,5% des exploitations enquêtées de Ségou irriguent à partir des eaux de surface. San, Tominian et Bla irriguent à partir des eaux souterraines. Le captage des nappes souterraines se fait sur 83,33% des exploitations enquêtées au niveau de la région Les forages se rencontrent dans 16,66% des exploitations enquêtées de la région et sont concentrés à Ségou et San. Les arrosoirs restent le moyen d exhaure le plus usuel avec une proportion de 79,15% sur le total des moyens d exhaure enquêté et de 91,26% des moyens d exhaure traditionnels. Il se dégage un abandon progressif des calebasses dans les exploitations qui ne couvrent que 7,6% du total des moyens d exhaure enquêté. On dénote un faible taux d utilisation des motopompes (4,2% du total des moyens d exhaure enquêtés) malgré l abondance des ressources en eau. Par contre les pompes à pédale sont en croissance et totalisent 8% du total des moyens d exhaure enquêtés. Les statistiques régionales relatives au nombre des équipements de captage et de moyens d exhaure n étant pas disponibles il devient difficile de les comparer aux résultats des échantillons. Toute fois il ressort du rapport bilan de campagne 2002/2003 de la DRAMR de Ségou les réalisations ci-après : Points d eau : 21 puits à grand diamètre 7 forages Moyens d exhaure de l eau : 9 motopompes 20 pompes à pédales «ciwara» 50 pompes manuelles 10 pompes solaires 200 arrosoirs autres 73
6.3.4.3.2 Les moyens d exhaure : L usage des motopompes et pompes reste encore très timide dans cette région et connaît un début de croissance à Ségou et San. Le moyen d exhaure le plus fréquent et d usage courant dans la région reste à présent les arrosoirs. Equipements et superficies couvertes : Type d équipement d exhaure Calebasses Arrosoirs Chadouf Pompes à motricité humaine Motopompes Autres Région de Ségou Nbre Super ficie Nbre Super ficie Nbre Super ficie Nbre Super ficie Nbre Super ficie Nbre Super ficie Ségou 12 0,20 129 89,8 - - 55 13,75 14 7,60 17 29,5 San - - 60 10,23 - - 15 3,75 12 13,48 4 16,5 Tominian 8 2 61 8,94 - - 7 3,50 - - - - Bla 16 1,75 126 11,65 - - 22 17,47 4 9 - - Totaux 36 3,95 376 20,59 0 0 99 38,47 30 30,08 21 46 Suite à l analyse des échantillons, les conclusions suivantes se dégagent : 25,5% des exploitations enquêtées du cercle de Ségou utilisent des groupes motopompes ; 60% des exploitations enquêtées de San utilisent des groupes motopompes ; 26% des exploitations enquêtées de Bla utilisent des groupes motopompes ; Une motopompe secours est utilisée dans une seule exploitation de Ségou. Les autres indiqués dans le tableau regroupent 10 pompes électriques, 1 pompe solaire, et 10 pompes éoliennes. Les pompes électriques qui sont actionnées soit par l énergie électrique ou par des groupes électrogènes sont utilisées dans 6% des exploitations enquêtées à Ségou. Concernant les pompes à motricité humaine et éoliennes leurs nombres sont obtenus à partir des informations fournies par la base de perfectionnement de Ségou et l atélier de fabrication de pompes à pédales «ciwara». Les pompes à motricité humaine comprennent 76 pompes à pédales et 23 pompes manuelles. La superficie recensée à partir des 102 exploitations enquêtées dans la région de Ségou est de 139,09 ha correspondant à 2,07% de la superficie exploitée (6709,72 ha) dans la région. 6.3.4.4 Clôtures : Les types de clôture que l on rencontre sont : - Le grillage - Le barbelé - La haie vive - La haie morte - Clôture mixte - Le parpaing La situation des clôtures est donnée dans le tableau ci-après : 74
Clôture Nombre d exploitation Grillage Barbelé Haie vive Haie morte Mixte Parpaing Néant Région de Ségou Ségou 8-23 10-2 8 San 2-18 - - - - Tominian - - 10 3 - - 3 Bla 1-4 - - - 10 Total 11-55 13-2 21 10,78% des exploitations enquêtées sont clôturées de grillages ; 53,92% en haie vive ; 12,74% en haie morte ; 0% en clôture mixte et 1,9% en parpaings. 20,58% des exploitations enquêtées ne sont pas clôturées. Les clôtures en haie vive prédominent dans les exploitations. 75
6.3.4.5 Equipement d irrigation : 6.3.4.5.1 Caractéristiques des moyens d exhaure : Désignation nombr e débit HMT puissance diamètre surface consomma tion source d énergie coût état de fonctionnement durée vie provenance Motopompe l/mn m cv mm ha l/h fcfa - année - Russe 1 1166 60 10 80 0,05 2 essence Pas connu Bon 10 Russie Chèque 1 2350 95 65 150-120 7,5 - Diesel 900000 Mauvais 18 Chécoslovaquie Hrishi 2 930 26 8 80 3,037 2 Diesel 400000 Mauvais 4 Inde Lister indien 1 500 22 5 50 0,05 1,5 Diesel 200000 Bon 5 Inde Lister indien 1 100 17 3 50 0,05 1,5 Diesel 200000 Bon 5 Inde Honda 1 600 26 5 80 0,10 1,5 Essence 250000 Bon 8 Japon Honda 2 60 20 2,5 50 0,5 1 Essence 200000 Bon 5 Japon Honda 1 230 26 3,5 80 0,10 1,5 Essence 250000 Bon 10 Japon Honda 1 1000 32 8,5 80 0,26 - Essence 450000 Bon 14 Japon Honda 1 970 30 3,5 80 0,125 1,5 Essence 250000 Bon 5 Japon Honda 5 930 26 5 80 0,5-2 1,5 Essence 400000 1 en panne 2-3 Japon Honda 2 750 22 3,5 50 0,3 1,5 Essence 250000 Bon 4-5 Japon Robin 5 60 20 2,5 50 0,05-1 1 Essence 200000 Bon 5-7 Japon Lombardini 1 60 20 2,5 50 1 1 Diesel 200000 Bon 4 Itali Autruche 3 1600 60 30 150 7,5 3 Diesel 1375000 Mauvais 2 Autruche Robin 2 930 26 5 80 0,20-1,5 1,5 essence 400000 Bon 5 Japon Pompe Grundfos 1 133,3 76 3,5 20 5 - Electrique 1090000 Bon 5 Allemagne Grundfos 2 333,3 76 5,5 63-110 2,5-5 - Electrique 2500000 1 mauvais 5 Allemagne Deutz 2 416,6 36 5,5 90-110 2-9 - Electrique 750000 1 mauvais 10 Allemagne Deutz 2 250 416,6 24-36 4,5-5,5 80 2 - Electrique 550000 Bon 6 Allemagne 77
Falcon 3 100 56 5 80 7,5 - Electrique 1100000 Bon 15 - Lombardini 1 133,3 60 3,5 20 1,5 - Solaire 495000 en panne 6 Itali Pompe à main 17 20 7-50 0,10-0,25 - Humaine 62000 bon 5 Mali Pompe 10 6,95 7-50 0,10-0,25 - éolienne 325000 4 en mauvais 5 Mali éolienne état Pédale 76 12 7-12 - 50 0,10-0,25 - Humaine 45000 à 80000 Bon 5 Mali L analyse des échantillons et du parc inventorié conduit aux résultats ci-après : Les marques Honda qui occupent 43% du parc inventorié, suivi de Robin 23% et Lister indien 7% sont celles qui prédominent parmi les motopompes. Les marques allemandes 63%, sont celles qui prédominent parmi les pompes immergées. L utilisation des pompes à main, à pédales et éoliennes est en croissance. La marque Honda est utilisée dans 12,7% des exploitations enquêtées; la marque Robin dans 7% et la marque Lister indien dans 2%. Les coûts des motopompes varient de 200000 FCFA à 900000 FCFA et celles des pompes électriques de 550000 à 2500000 FCFA. Les coûts des accessoires sont de 1000 FCFA/ ml à 12000 FCFA/ml selon le diamètre des raccords et leur qualité ; les PVC coûtent 3500 CFA/ml. Les exploitants maîtrisent les coûts des équipements mais ignorent tout du régime fiscal et douanier de leurs matériels. La durée de vie dépend en grande partie de l entretien. Les fiches techniques sont très peu exploitées et rares sont les exploitants qui comprennent ces fiches et en font bon usage. On note un surdimensionnement des motopompes par rapport aux superficies irriguées ce qui dénote l achat des équipements sur l initiative propre des exploitants. 78
Dans le cadre de l intervention du PCDA la motopompe sera diffusée au niveau des cercles de Ségou, San et Bla. Seront concernées par cette diffusion les marques Honda, Robin, Lister indien et chinoises. Les caractéristiques seront les mêmes que celles indiquées pour Kayes et avec les mêmes tailles des exploitations. Les pompes à pédales (cf Kayes) et les pompes manuelles seront diffusées. Parmi les moyens d exhaure traditionnels, la diffusion portera sur l arrosoir. En ce qui concerne Tominian où il a été constaté une rareté des cours d eau pérennes et où prédomine l irrigation à partir des nappes souterraines peu profondes, le PCDA orientera ses actions vers la diffusion des équipements de mobilisation de l eau à faibles coûts (forages maraîchers, points filtrants, etc) qui seront équipés de moyens d exhaure à motricité humaine (pompes à pédales, pompes manuelles et le chadouf bien adapté aux nappes peu profondes et aux eaux de surface dans l irrigation de petites superficies). 6.3.4.6 Fabrication locale : Elle concerne les arrosoirs et les moyens d exhaure à motricité humaine : les pompes à pédales et les pompes manuelles (cf. tableau des équipements et superficies couvertes). Ils sont moins chers, de bonne qualité, assez performants et donnent satisfaction aux producteurs. 6.3.4.7 Les acteurs intervenants dans la petite irrigation : REGION de SEGOU ACTEURS Cercle de Ségou Cercle de San Cercle de Tominian Cercle de Bla Fournisseurs de matériels d irrigation 2 3-1 Mécaniciens de motopompes et pompes 3 3 1 2 Installateurs de matériels d irrigation 2 - - 1 Puisatiers plusieurs plusieurs plusieurs plusieurs Entreprises de forages 2 1 - - Artisans fabricants de matériels d irrigation 2 2 - - Fournisseurs de services d appui 8 3 2 3 Dans la région il existe très peu de fournisseurs de matériels d irrigation. Ceci démontre la lenteur de l écoulement des produits qui n incite pas les fournisseurs à faire des stocks importants. Les pompes immergées sont rares sur le marché et sont généralement achetées par les producteurs à Bamako. Concernant la pompe à pédales «ciwara» il existe un atelier de fabrication à Ségou qui procède à la fois à la fourniture, l installation et la maintenance. La base de perfectionnement des Artisans Ruraux (BPAR) de Ségou est une structure très compétente dans la fabrication des pompes éoliennes et manuelles. Elle a déjà fournie plus de 300 pompes éoliennes à travers tout le Mali. Elle assure la formation des producteurs sur l apprentissage et le montage des pompes éoliennes. Elle est aujourd hui bien outillée pour procéder à l installation du système d irrigation goutte à goutte mais la clientèle pour le moment fait défaut. De l analyse du tableau il ressort que les cercles de Tominian et Bla sont très démunis en acteurs intervenant dans la petite irrigation. 79
6.3.5 REGION DE MOPTI : 6.3.5.1 Importance du secteur 6.3.5.1.1 Typologie des exploitations enquêtées : Elle est faite sur les 65 exploitations que totalise l inventaire sur la région de Mopti. Le résultat est illustré dans le tableau ci-dessous. Taille (ha) Nombre d exploitation 0-0,25 0,25-2 2-5 5-10 10 + Nbre total des exploitations Région de Mopti Mopti - 10 7 3-20 Youwarou - 12 6 2-20 Badiangara 5 7 2 1-15 Ténenkou 3 3 3-1 10 Totaux par type 8 32 18 6 1 65 % du total 12,30% 49,23% 27,69% 9,24% 1,54% 100% Il ressort de l analyse des données du tableau une prédominance des petites exploitations de type 2 (0,25 à 2 ha) et type 3 (2 à 5 ha) constituées fondamentalement de périmètres maraîchers. Cette situation explique donc par la forte tendance du développement de l horticulture par rapport aux cultures fruitières dans la région de Mopti puisqu elle totalise une superficie exploitée de 3408 ha contre 780,37 ha pour l arboriculture soit un taux de 81,37% par rapport au total des superficies exploitées dans la région courant campagne 2002/2003. Le maraîchage prédomine également dans les exploitations de type 1 (0 à 0,25 ha) correspondant aux jardins familiaux. 6.3.5.1.2 Répartition des exploitants (hommes, femmes) par type d exploitation : Type d équipement d exhaure 0 25 ha 0,25 2 ha 2 5 ha 5 10 ha 10 ha et + H F T H F T H F T H F T H F T Région de Mopti Mopti - - - 8 2 10 7-7 3-3 - - - Youwarou - - - 5 7 12 6-6 2-2 - - - Badiangara 2 3 5 5 2 7 2-2 1-1 - - - Ténenkou - 3 3 3-3 3-3 - - - 1-1 Totaux 2 6 8 21 11 32 18-18 6-6 1-1 L analyse du tableau démontre que les hommes sont fortement majoritaires dans toutes les catégories d exploitations sauf dans les exploitations de type 1 (0 à 0,25 ha) correspondant aux jardins familiaux. Le femmes représentent 75% des bras valides dans les exploitations de type 1 et 52% des bras valides dans les exploitations de type 2. Globalement le maraîchage est dominé par les femmes et l arboriculture fruitière par les hommes. 80
Dans le cadre de l intervention du PCDA l appui sera destiné aux femmes évoluant dans les exploitations de type 1 et 2 car elles constituent la couche la plus démunie, la moins équipée et mérite d être soutenue. Les hommes seront appuyés dans les exploitations de type 3,4 et 5. 6.3.5.1.3 Les ressources en eau, les terres et zones géographiques : La région de Mopti se caractérise par la présence des eaux de surface dont le fleuve Niger et le Bani et de plusieurs barrages de retenu d eau. Cependant elle reste l une des régions du Mali où les exploitations fruitières sont les moins développées. Les systèmes irrigués collectifs en riziculture et en maraîchage sont les plus fréquents. Mopti se situe globalement dans la zone sahélienne au Mali. La répartition des ressources en eau permet de faire le zonage suivant : La zone de Mopti arrosée par le fleuve Niger et le Bani ; La zone Est arrosée par les barrages de retenu ; La zone Nord arrosée par des lacs ; La zone Ouest arrosée par le fleuve Niger et les cours d eau. La situation des ressources en eau et des terres en fonction des zones géographiques est mentionnée dans le tableau ci-après : Désignation Ressources en eau Zones géographiques Terres Région de Mopti Cercle de Mopti Eaux de surface : fleuve Niger, le Bani (ressources pérennes) Eaux souterraines : captage des nappes souterraines de profondeurs moyennes de 11 m Appartient à la zone de Mopti au centre arrosée par le fleuve Niger et le Bani. Zone propice à la petite irrigation. Les sols sont de type limono-sablonneux, limoneux, sableux et argileux. Cercle de Youwarou Cercle de Badiangara Eaux de surface : fleuve Niger, bras du fleuve Niger (Issa Ber). Eaux souterraines : captage des nappes souterraines de profondeurs moyennes de 12 m. Eaux de surface : Barrages de retenu d eau. Eaux souterraines : captage des nappes souterraines de profondeurs moyennes de 12 m. Appartient à la zone Nord arrosée par le fleuve Niger et bras du fleuve Niger (Issa Ber). Zone propice à la petite irrigation Appartient à la zone Est arrosée par des retenus d eau Zone partiellement propice à la petite irrigation. Les sols sont de type sableux, limono-sableux Les sols sont limonosableux, rocheux et gravillonnaires. Cercle de Ténenkou Eaux de surface : fleuve Niger et les cours d eau (ressource en eau pérenne) Appartient à la zone Ouest arrosée par le Niger et cours d eau Les sols sont limoneux, argileux et limono-sableux. 81
Eaux souterraines : prédominance du captage des nappes souterraines de profondeurs moyennes de 14 m. Zone propice à la petite irrigation 6.3.5.1.4 Les productions : Le tableau ci-dessous donne la situation des productions maraîchères et arboricoles pour la campagne 2002/2003 obtenue de la DRAMR de Mopti. Les superficies, les rendements et les productions sont les informations traitées dans ce rapport bilan. Il est regrettable que le nombre des exploitations concernées ne soit pas disponible ce qui aurait permis de déterminer le taux de représentativité des échantillons enquêtés. D autre part les paysans ignorent la valeur de leur production ce qui empêche toute possibilité de comparaison entre la valeur obtenue des échantillons et la valeur annuelle. La valeur annuelle de la production régionale pour l arboriculture fruitière est de 4283,12 t et de 73126,91 t pour le maraîchage pour une superficie totale exploitée de 4188,78 ha dont 3408,41 ha pour le maraîchage et 780,37 ha pour l arboriculture fruitière. Aspects de la production Production Rendement Techniques de production Commercialisation Région de Mopti Cercle de Mopti Cercle de Youwarou La valeur de la production est de 2413,5 t pour le maraîchage et de 920 t pour l arboriculture. La production a un impact sur les marché de Mopti et Sévaré. La valeur de la production est de 3120,6 t pour le maraîchage et de 365 t pour l arboriculture. La production a un impact sur le marché de - Application de toutes les techniques de production : traitement phytosanitaire, taille des arbres fruitiers, la mise en place des pépinières, les techniques de compostage et les techniques culturales et conduite des cultures - Traitement phytosanitaire, mise en place des pépinières et technique de compostage. Les produits sont destinés aux marchés de Mopti et Sévaré. Pas de difficultés d écoulement des produits puisque les productions ne sont pas aussi importantes. Pas de difficultés de commercialisation ; les produits sont vendus à Youwarou et à l intérieur du cercle. 82
Cercle de Badiangara Cercle de Ténenkou Youwarou La valeur de la production est de 48675,1 t pour le maraîchage et de 858 t pour l arboriculture fruitière Impact de la production sur les marchés de Badiangara et Mopti La valeur de la production est de 956,22 t pour le maraîchage et de 108,9 t pour l arboriculture fruitière Impact de la production exclusivement sur le marché de Ténenkou - Traitement phytosanitaire et mise en place des pépinières. - Traitement phytosanitaire, mise en place des pépinières, technique de compostage Pas de difficultés de commercialisation, les produits sont destinés aux marchés de Badiangara et de Mopti. Il existe souvent des difficultés de transport et d approvisionnement en intrants et semence Pas de difficultés de commercialisation mais des difficultés de transport et d approvisionnement en intrants et semences. 6.3.5.2 Techniques d irrigation : 6.3.5.2.1 Système de transport et distribution de l eau : Parmi les systèmes d irrigation à maîtrise totale de l eau, l irrigation à écoulement par gravité est la seule présente dans la petite irrigation à Mopti ; elle se rencontre surtout dans les périmètres individuels ou collectifs qui pratiquent la riziculture. L arboriculture et le maraîchage sont irrigués à partir du pompage avec des conduites en PVC ou en raccords desservant l eau dans des bassins de stockage. Le résultat des enquêtes nous donne la situation ci-après : Systèmes d irrigation Maîtrise totale de l eau Maîtrise partielle de l eau Californien Goutte à Aspersion Gravitaire Pompage Région de Mopti goutte Mopti - - - 2 5 13 Youwarou - - - 3 8 9 Badiangara - - - 6 9 Ténenkou - - - - 3 7 Total 0 0 0 5 22 38 La maîtrise totale de l eau est présente dans 27 exploitations enquêtées correspondant à 41,54% du total des exploitations enquêtées dans la région. La maîtrise partielle de l eau est présente dans 38 exploitations enquêtées correspondant à 58,46% du total des exploitations enquêtées dans la région. 83
Les statistiques régionales relatives au nombre des infrastructures et exploitations existantes dans la région et par cercle n étant pas disponibles il ne serait donc pas possible de les comparer aux résultats issus des échantillons. Le niveau des investissements est estimé à 0,4 millions de FCFA à l hectare (source rapport d évaluation PPIP 1997). Le coût à l hectare du système californien est de 176000 FCFA ; celui du micro-jet est de 350000 FCFA. Les cercles de Badiangara et Ténenkou disposent d un système de pompage à maîtrise totale de l eau. La distribution de l eau est assurée manuellement et existe environ dans 75,38% des exploitations enquêtées. La superficie moyenne irriguée est de 1,10 ha pour le maraîchage et de 2 ha pour l arboriculture fruitière. Mopti étant une zone où le maraîchage est en pleine expansion par rapport à l arboriculture l intervention du PCDA s articulera sur la diffusion des systèmes de distribution par microjet, le kit goutte à goutte sur des petites exploitations de type 1(0 à 0,25 ha) et pour les exploitations de type 3, 4 et 5 qui sont des exploitations fruitières la diffusion sera axée principalement sur le californien. Ce système appliqué à de grandes superficies revient moins cher que les autres systèmes à maîtrise totale de l eau. Le micro-jet sera testé.cette disposition est valable pour tous les autres cercles. Le système goutte à goutte pourrait être testé sur des superficies de maraîchage de type 1 (0 à 0,25 ha) et sa diffusion sera liée au résultat du test. 6.3.5.3 la technologie : 6.3.5.3.1 Le captage : Dans la région le captage se fait à partir des eaux de surface notamment le fleuve Niger, le Bani, leurs affluents et les ouvrages de retenue d eau. Malgré l abondance des eaux de surface, le captage souterrain reste le plus fréquent. Le tableau ci-dessous illustre la situation du captage au niveau de la région. Les résultats obtenus sont ceux des échantillons précédemment cités. Equipements de mobilisation et d exhaure de l eau : Equipements de mobilisation / captage Equipements d exhaure de l eau de l eau pérenne Région de Eaux de Puits Nombre Forages calebass arrosoirs motopo Pompes autres Mopti surface pérennes total de es mpes à (barrage s, fleuves, lac) puits pédales Nbre pérennes Mopti 1 20 27 4-78 5 7 1 Youwarou 1 15 15 1 10 63 8 2 1 Badiangara 1 18 18 2 8 35 4-2 84
Ténenkou - 10 14 - - 30-3 2 Totaux 3 63 74 7 18 206 17 12 6 L irrigation à partir des eaux de surface pérennes notamment le fleuve Niger et bras du fleuve Niger est présente dans 50% des exploitations enquêtées de Youwarou. A Mopti l irrigation à partir des nappes souterraines prédominent et est présente dans18 exploitations soit 90% des exploitations enquêtées. 50 exploitations enquêtées de la région correspondant à 77% des exploitations de l échantillon irriguent à partir des nappes souterraines. Les puits recensés constituent 91,35% des points d eau et les forages 8,6%. Il existe à Mopti 3344 puits selon le rapport bilan de la DRAMR. L échantillon donne 74 puits soit un taux de représentativité de 2,21% par rapport au nombre total de puits de la région. En ce qui concerne les forages ils sont au nombre de 1072 dans la région ; l échantillon donne 7 forages d où un taux de représentativité de 0,6% par rapport au nombre total de forages dans la région. La répartition du nombre de puits et de forages par cercle est la suivante : Equipement de mobilisation / captage de l eau Puits Forages Région de Mopti Cercle de Bankass 251 143 Cercle de Koro 696 283 Cercle de Mopti 482 45 Cercle de Djenné 419 160 Cercle de Badiangara 224 260 Cercle de Douentza 336 149 Cercle de Ténenkou 650 30 Cercle de Youwarou 286 2 Total 3344 1072 L arrosoir reste le moyen d exhaure le plus usuel avec une proportion de 80,15% sur le total des moyens d exhaure enquêtés. Il se dégage un abandon progressif des calebasses dans les exploitations qui ne couvrent que 7% du total des moyens d exhaure enquêté. On dénote un faible taux d utilisation des motopompes (6,6% du total des moyens d exhaure enquêtés ) malgré l abondance des ressources en eau. Par contre les pompes à pédale connaissent un début de croissance et totalisent 4,6% du total des moyens d exhaure enquêtés. 6.3.5.3.2 Les moyens d exhaure : Les motopompes et les pompes à pédales sont les plus usuelles parmi les moyens d exhaure utilisés. Le moyen d exhaure le plus fréquent et d usage courant dans la région reste à présent les seaux et les arrosoirs. Equipements et superficies couvertes : 85
Type d équipement d exhaure Calebasses Arrosoirs Chadouf Pompes à motricité humaine Motopompes Autres Nbre Super nbre Super Nbre Super Nbre Super Nbre Super Nbre Super Région ficie ficie ficie ficie ficie ficie de Mopti Mopti - - 78 31,25 - - 7 3,5 5 17 1 2 Youwarou 10 3 63 16,5 - - 2 2 8 22 1 1 Badiangara 8 0,50 35 18 - - - - 4 5 2 4 Ténenkou - - 30 15,25 - - 5 1,25 - - - - Totaux 18 3,5 206 81 0 0 14 6,75 17 44 4 7 Suite à l analyse des échantillons, les conclusions suivantes se dégagent : 5 exploitants de Mopti, 8 de youwarou et 4 de Badiangara utilisent des groupes motopompes. Les motopompes constituent environ 48,57% du parc de moyens d exhaure utilisés par les exploitants. Les autres moyens d exhaure au nombre de 4 se composent de 3 pompes électriques et 1 pompe éolienne.l usage des pompes immergées est encore très timide et constitue seulement 8,5% des moyens d exhaure. Les pompes à pédales sont en croissance et constituent 34,28% des moyens d exhaure mécaniques et motorisés.. Bien que les statistiques régionales sur les moyens d exhaures ne soient pas disponibles le rapport bilan de la DRAMR permet de connaître le nombre de moyens d exhaures offert par les projets ou achetés sur fonds propres par les producteurs au titre de la campagne 2002/2003. Ils sont au nombre de : 48 pompes manuelles 5 pompes solaires 13 motopompes 40 pompes à pédales 100 arrosoirs Le nombre de moyens d exhaure enquêtés correspond à 35,71% des moyens d exhaure placés par la DRAMR. Le nombre d arrosoirs enquêtés est deux fois supérieur au nombre d arrosoirs placés par la DRAMR au titre de la campagne 2002/2003. La superficie recensée à partir des 65 exploitations enquêtées dans la région de Mopti est de 142,25 ha correspondant à 3,4% de la superficie exploitée (4188,78 ha) dans la région. 6.3.5.4 Clôtures : Les types de clôture que l on rencontre sont : - Le grillage - Le barbelé - La haie vive - La haie morte - Clôture mixte - Le parpaing La situation des clôtures est donnée dans le tableau ci-après : 86
Clôture Nombre d exploitation Grillage Barbelé Haie vive Haie morte Mixte Parpaing Néant Région de Mopti Mopti 3-12 3 - - 2 Youwarou - - 11 5 1-3 Badiangara 2-9 - - - 4 Ténenkou - - 3 7 - - - Total 5-35 15 1-9 7,7% des exploitations enquêtées sont clôturées de grillages ; 53,84% en haie vive ; 23,07% en haie morte ; 1,5% en clôture mixte et 0% en parpaings. 13,84% des exploitations enquêtées ne sont pas clôturées. Les clôtures en haie vive prédominent dans les exploitations. 87
6.3.5.5 Equipement d irrigation : 6.3.5.5.1 Caractéristiques des moyens d exhaure : Désignation Caractéristiques Nombre Débit HMT Puissance Diamètr e Consomma tion Source d énergie Coût Fonctionne ment Surface Durée vie Provenance Motopompe l/mn m cv mm l/h fcfa - ha année Supra 3 433,3 5 8 100 2 Diesel 450000 Bon 3-4 6 Hatz 2 433,3 5 8 100 2 Diesel 450000 1 en panne 2-4 6 Allemagne ZingZing 4 1783,3 4 11 100 2,5 Diesel 650000 1 mauvais 1 4 Chinoise Hatz 1 1783,3 6 12 100 2,5 Diesel 650000 Bon 6 8 Allemagne Hatz 1 833,3 5 11 100 2,5 Diesel 600000 Bon 4 6 Allemagne ZingZing 1 1783,3 6 11 100 2,5 Diesel 650000 Bon 1 4 Chinoise Hatz 1 833,3 5 8 100 2 Diesel 450000 En panne 4 6 Allemagne Honda 2 166,6 15 5 80 1,5 Essence 225000 Bon 1 5 Japon Hatz 1 250 20 8 80 2 Diesel 400000 Bon 3 3 Allemagne Lister indien 1 166,6 6 2,5 50 1 Diesel 200000 Bon 0,5 5 Inde Pompe Lombardini 1 166,6 76 3,5 50 - Electrique - Bon 20 2 Italie Américaine 2 166,6 - - 20 - Electrique - Bon 2 6 USA Manuelle 2 20 7 50 Humaine Bon 0,10 à 0,25 Eolienne 1 6,95 7-50 - Eolienne En panne 0,10 à 0,25 Pédale 12 12 7-12 - 20 - Humaine 45000 à 80000 Bon 0,25-1 8 Mali L analyse des échantillons et du parc inventorié conduit aux résultats ci-après : Les marques chinoises ZingZing (29,4%) et allemandes Hatz (35,29%) sont celles qui prédominent parmi les motopompes suivi de Supra (17,64%) et Honda (11,76%). Les pompe immergées sont constituées de la marque américaine 50%, et italienne (Lombardini) 50%. L utilisation des pompes à main, à pédales et éoliennes est en croissance. 88
Les coûts des motopompes varient de 200000 FCFA à 650000 FCFA et ceux des pompes électriques ne sont pas connus par leurs utilisateurs. Les coûts des accessoires varie de 1000 FCFA/ ml à 13000 FCFA/ml selon le diamètre des raccords et leur qualité ; les PVC coûtent 4000 FCFA/ml. L approvisionnement en équipements et en pièces de rechange se fait auprès des fournisseurs de Mopti ou à Bamako. Les exploitants maîtrisent les coûts des équipements mais ignorent tout du régime fiscal et douanier de leurs matériels. La durée de vie dépend en grande partie de l entretien. Les fiches techniques sont très peu exploitées et rares sont les exploitants qui comprennent ces fiches et en font bon usage. On note un surdimensionnement de la majorité des motopompes par rapport aux superficies irriguées ce qui dénote l achat des équipements sur l initiative propre des exploitants et non sur la base d une étude préalable. 89
Dans le cadre de l intervention du PCDA la diffusion de la motopompe se fera dans tous les cercles. Seront concernées par cette diffusion les marques Honda, Robin et Lister indien. Les caractéristiques seront les mêmes que celles précédemment indiquées et avec les mêmes tailles des exploitations (cf. Kayes). Les caractéristiques des motopompes fabriquées en Chine et en Inde ont été examinées par la Fondation Hippo (Van t Hof 1998). Certains des modèles semblent très bien adaptés aux faibles hauteurs de pompage caractéristiques des plaines d inondation le long des fleuves au Mali. Ces motopompes pourront être diffusées à condition d organiser le circuit commercial. Les pompes à pédales (cf Kayes) et les pompes manuelles seront diffusées. Parmi les moyens d exhaure traditionnels, la diffusion portera sur l arrosoir. Le chadouf sera testé. 6.3.5.6 Fabrication locale : Elle concerne les arrosoirs et les moyens d exhaure à motricité humaine : les pompes à pédales et les pompes manuelles (cf. tableau des équipements et superficies couvertes). Ils sont moins chers, de bonne qualité, assez performants et donnent satisfaction aux producteurs. 6.3.5.7 Les acteurs intervenants dans la petite irrigation : ACTEURS Cercle de Mopti Cercle de Youwarou Cercle de Badiangara Cercle Ténenkou Fournisseurs de matériels d irrigation 5 1 1 1 Mécaniciens de motopompes et pompes 6 1 1 1 Installateurs de matériels d irrigation 2 1 1 1 Puisatiers Plusieurs Plusieurs Plusieurs Plusieurs Entreprises de forages 1 - - - Artisans fabricants de matériels d irrigation 1 - - - Fournisseurs de services d appui 7 3 3 2 Les fournisseurs de matériels d irrigation sont surtout présents à Mopti. Les mécaniciens se rencontrent généralement à Mopti. Concernant la pompe à pédales «ciwara» il existe un atelier de fabrication à Mopti avec des représentations de vente à Youwarou, Badiangara et Ténenkou. Ces représentations en assurent également l installation et la maintenance. Les fournisseurs de service d appui sont présents dans tous les cercles. 90
6.3.6 REGION DE GAO : 6.3.6.1 Importance du secteur 6.3.6.1.1 Typologie des exploitations enquêtées Taille (ha) Nombre d exploitation 0-0,25 0,25-2 2-5 5-10 10 + Nbre total des exploitations Région Gao 2 3 1 8-14 Bourem - - 1-7 8 Ansongo 1 - - - 3 4 Totaux par type 3 3 2 8 10 26 % du total 11,54% 11,54% 7,69% 30,77% 38,46% 100% Il ressort de l analyse des données du tableau une prédominance des exploitations moyennes de type 4 (5 à 10 ha) et type 5 (10 ha et plus) constituées de périmètres rizicoles à titre individuel ou collectif. Cette situation explique donc la forte tendance du développement de la riziculture par rapport aux cultures fruitières et maraîchères dans la région de Gao. Le maraîchage est pratiqué dans les exploitations de type 1 (0 à 0,25 ha) et type 2 (0,25 à 2 ha). 6.3.6.1.2 Répartition des exploitants (hommes, femmes) par type d exploitation : Type d équipement d exhaure 0 25 ha 0,25 2 ha 2 5 ha 5 10 ha 10 ha et + H F T H F T H F T H F T H F T Région de Gao Gao 2-2 3-3 1-1 8-8 - - - Bourem - - - - - - 1-1 - - - 7-7 Ansongo 1-1 - - - - - - - - - 3-3 Totaux 3-3 3-3 2-2 8-8 10-10 Les résultats du tableau démontrent que toutes les activités agricoles sont réalisées à 100% par les hommes. 6.3.6.1.3 Les ressources en eau, les terres et zones géographiques : La région de Gao est arrosée par le fleuve Niger qui constitue l unique ressource en eau pérenne dans la région. Gao est situé globalement dans la zone sahélienne au Mali. La répartition des ressources en eau permet de faire le zonage suivant : La zone de Gao arrosée par le fleuve Niger ; La zone de Bourem au Nord arrosée le fleuve NIger ; La zone de Ansongo au Sud arrosée par le fleuve Niger ; La situation des ressources en eau et des terres en fonction des zones géographiques est mentionnée dans le tableau ci-après : 91
Désignation Ressources en eau Zones géographiques Terres Région de Gao Cercle de Gao Cercle de Bourem Cercle de Ansongo Eaux de surface : fleuve Niger (ressource pérenne) Eaux souterraines : captage des nappes souterraines très peu fréquent dans la petite irrigation Eaux de surface : fleuve Niger (ressource pérenne). Eaux souterraines : captage des nappes souterraines très rare dans la petite irrigation. Eaux de surface : fleuve Niger (ressource pérenne) Eaux souterraines : captage des nappes souterraines très rare dans la petite irrigation La zone de Gao arrosée par le fleuve Niger. Zone propice à la petite irrigation tout au long du fleuve Niger La zone nord arrosée par le fleuve Niger Zone propice à la petite irrigation tout au long du fleuve Niger Zone sud arrosée par le fleuve Niger Zone propice à la petite irrigation tout au long du fleuve Niger Les sols sont de type sableux, limonosablonneux et argilosablonneux. Les sols sont de type sableux, limonosablonneux et argilosablonneux Les sols sont de type sableux, limonosablonneux et argilosablonneux 6.3.6.1.4 Les productions : Le tableau ci-dessous donne la situation des productions rizicoles, maraîchères et arboricoles pour la campagne 2002/2003 obtenue de la DRAMR de Gao. Les superficies, les rendements et les productions sont les informations traitées dans ce rapport bilan. Il est regrettable que le nombre des exploitations concernées ne soit pas disponible ce qui aurait permis de déterminer le taux de représentativité des échantillons enquêtés. D autre part les paysans ignorent la valeur de leur production en arboriculture et maraîchage et il n est donc pas possible de faire une comparaison entre la valeur obtenue des échantillons et la valeur annuelle. La valeur annuelle de la production régionale pour l arboriculture fruitière est de 9 t et de 7508,60 t pour le maraîchage et 31116,7 t de riz pour une superficie totale exploitée de 30665,55 ha dont 527,72 ha pour le maraîchage et 19,3 ha pour l arboriculture fruitière et 30127,93 ha pour le riz. La production rizicole enquêtée à Gao est de 596,7 tonnes correspondant à un taux de 3,4% de la production de la campagne (15416 t). La production rizicole enquêtée à Bourem est de 507 tonnes correspondant à un taux de 8,7% de la production de la campagne (5835,7 t). La production rizicole enquêtée à Ansongo est de 247,84 tonnes correspondant à un taux de 2,5% de la production de la campagne (9802 t). Les valeurs de la production enquêtées en arboriculture et maraîchage ne sont pas connues puisqu elles sont ignorées par les producteurs qui ne tiennent aucune comptabilité. 92
Les rendements pour le maraîchage et l arboriculture dépendent des types de cultures. Aspects de la production Production Rendement Techniques de production Commercialisation Région de Gao Cercle de Gao La valeur de la production rizicole est de 15416 t La valeur de la production en arboriculture est de 9 t et de 1235,4 t en maraîchage Le rendement moyen est de 3,9 t/ha Application de toutes les techniques de production pour la culture du riz Les produits sont destinés exclusivement au marché de Gao. Pas de difficultés de commercialisation puisque la demande est nettement supérieure à l offre Cercle de Bourem Cercle de Ansongo La production n a pas d impact sur le marché de Gao La valeur de la production rizicole est de 5835,7 t La valeur de la production de l arboriculture est nulle. La valeur de la production du maraîchage est de 1509,25 t La production n a pas d impact sur le marché de Bourem La valeur de la production rizicole est de 9802 t La valeur de la production de l arboriculture est nulle La valeur de la production du maraîchage est de 4605 t La production a un impact sur le marché d Ansongo Le rendement moyen est de 3,9 t/ha. Le rendement moyen est de 3,9 t/ha. Le rendement du maraîchage est de 189 t/ha. Application de toutes les techniques de production pour la culture du riz Application de toutes les techniques de production pour la culture du riz Les produits sont destinés exclusivement au marché de Bourem. Pas de difficultés de commercialisation puisque la demande est nettement supérieure à l offre Les produits sont destinés exclusivement au marché de Bourem. Pas de difficultés de commercialisation puisque la demande est nettement supérieure à l offre 93
6.3.6.2 Techniques d irrigation : 6.3.6.2.1 Systèmes de transport et de distribution de l eau : Le système d irrigation à écoulement par gravité est le seul système en maîtrise totale de l eau qui prédomine dans les PPIV avec la présence du fleuve Niger. Les quelques périmètres maraîchers et arboricoles sont arrosés soit manuellement ou par pompage direct. Le résultat des enquêtes nous donne la situation ci-après : Systèmes d irrigation Maîtrise totale de l eau Maîtrise partielle de l eau Californien Goutte à Aspersion Gravitaire Pompage Région de Gao goutte Gao - - - 10 2 2 Bourem - - - 8 - - Ansongo - - - 3 1 - Total 0 0 0 21 3 2 Les échantillons enquêtés donnent les conclusions suivantes : La maîtrise totale avec écoulement par gravité est présente dans 80,76% des exploitations enquêtées dans la région. La maîtrise partielle est présente dans 7,6% des exploitations enquêtées dans la région. Le pompage avec maîtrise totale de l eau est présente dans 11,54% des exploitations enquêtées de la région. L arrosage manuel est pratiqué dans 4 exploitations enquêtées soit 15,38% des exploitations enquêtées dans la région. Les statistiques régionales relatives au nombre des infrastructures et exploitations existantes dans la région et par cercle n étant pas disponibles il ne serait donc pas possible de les comparer aux résultats issus des échantillons. Le coût d aménagement à l hectare est environ de 4 millions de FCFA/ ha. Ce coût très élevé s explique par l aménagement des berges. L arboriculture fruitière et le maraîchage n étant pas encore en expansion dans la région, l action du PCDA pourrait se limiter dans un premier temps à des tests sur le californien et le goutte à goutte pouvant être un facteur incitatif pour l adhésion d un plus grand nombre de producteurs au maraîchage et à l arboriculture fruitière. 6.3.6.3 la technologie : 6.3.6.3.1 Le captage : Dans la région le captage se fait à partir du fleuve Niger. Le tableau ci-dessous illustre la situation du captage au niveau des cercles de Gao, Bourem et Ansongo. Les résultats obtenus sont ceux des échantillons précédemment cités. Equipements de mobilisation et d exhaure de l eau : 94
Région Gao Equipements de mobilisation / captage de l eau pérenne de Eaux de Puits Nombre Forage surface pérennes total de (barrage puits s, fleuves, lac) Nbre pérennes Calebas ses Equipements d exhaure de l eau Arrosoir s Motopom pes Pompes à pédales Gao 1 2 2 - - 15 16 1 0 Bourem 1 - - - - - 8 - - Ansongo 1 - - - - 3 4 - - Totaux 3 2 2 0 0 18 28 1 0 L irrigation à partir des eaux de surface pérennes notamment le fleuve Niger est présente dans 100% des exploitations enquêtées de la région. L irrigation à partir des nappes souterraines est présente dans 2 exploitations recensées à Gao soit 7,7% du total des exploitations enquêtées dans la région. Les arrosoirs représentent 38,29% sur le total des moyens d exhaure enquêtés et les motopompes représentent 59,57% du même total. Les statistiques régionales relatives au nombre des équipements de captage n étant pas disponibles il devient difficile de les comparer aux résultats des échantillons. Toute fois il ressort du rapport bilan de campagne 2002/2003 de la DRAMR de Gao les réalisations suivantes : autres Equipements de captage Forages Puits Région de Gao Gao 3 18 Ansongo 0 1 Bourem 0 12 Ménaka 0 6 Total 3 37 6.3.6.3.2 Les moyens d exhaure : Les motopompes constituent les moyens d exhaure les plus usuels dans la région à cause des aménagements de PIV. Equipements et superficies couvertes : 95
Type d équipement d exhaure Calebasses Arrosoirs Chadouf Pompes à motricité humaine Motopompes Autres Région de Gao Nbre Super ficie Nbre Super ficie Nbre Super ficie Nbre Super ficie Nbre Super ficie Gao - - 15 2,45 - - 1 0,50 16 153 - - Bourem - - - - - - - - 8 130 - - Nbre Super ficie Ansongo - - 3 0,25 - - - - 4 63,55 - - Totaux 0 0 18 2,70 0 0 1 0,50 28 346,5 0 0 L analyse des échantillons, nous conduit aux conclusions suivantes : L irrigation par pompage avec groupe motopompe est celle qui prédomine dans les systèmes irrigués collectifs (100%). Environ 15% des maraîchers utilisent des moyens d exhaure et sont concernés par les périmètres collectifs. La superficie recensée sur 5 exploitations enquêtées de la région en maraîchage et arboriculture est de 3,7 ha correspondant à 0,7% de la superficie totale (547 ha) de la région en maraîchage et arboriculture. La situation des moyens d exhaure existants dans la région selon le rapport bilan de la DRAMR de Gao est donnée dans le tableau ci-dessous : Cercles Equipements - Pompe aqualienne - Pompe éolienne - Pompe à main - Pompe à pédale «ciwara» - Motopompe Gao Ansongo Bourem Menaka Total Région 9 29 30 7 297 - - - - 408 12 - - - - 1-2 261 10 21 29 31 9 976 28 motopompes ont été recensées durant l enquête correspondant à un taux de 2,8% du total de motopompes existantes dans la région. Aucune pompe aqualienne n a été recensée durant l enquête. Aucune pompe manuelle n a été recensée durant l enquête. 1 pompe à pédales «ciwara» a été recensée durant l enquête correspondant à un taux de 11,11% du total de pompes à pédales existantes dans la région. Gao détient 34,89% des moyens d exhaure mécaniques et motorisés de la région contre 38,27% pour Ansongo ; 25,60% pour Bourem et 1,2% pour Menaka. 6.3.6.4 Clôtures : Les types de clôture que l on rencontre sont : - Le grillage - Le barbelé - La haie vive - La haie morte 96
- Clôture mixte - Le parpaing La situation des clôtures est donnée dans le tableau ci-après : Clôture Nombre d exploitation Grillage Barbelé Haie vive Haie morte Mixte Parpaing Néant Région de Gao Gao - - - 2 - - 12 Bourem - - - - - - 8 Ansongo - - - 1 - - 3 Total - - - 3 - - 23 11,53 des exploitations enquêtées sont clôturées de haies mortes. 88,46% des exploitations enquêtées ne sont pas clôturées. Les sans clôtures sont des périmètres rizicoles placés dans la vallée du Niger. 97
6.3.6.5 Equipement d irrigation : 6.3.6.5.1 Caractéristiques des moyens d exhaure : Désignation Caractéristiques Nombre Débit HMT Puissance Diamètre Consom mation Source d énergie Coût Etat de fonctionnement Surface Durée vie Provenance Motopompe l/mn m cv mm l/h fcfa - ha année Hatz 2 4800 8 17 150 2 Diesel 3500000 Bon 22 10 Allemagne Robin 1 3600 9 11 200 2 Diesel 1000000 Bon 2 6 Japon Hatz 3 3600 10-11 9-16 200 2 Diesel 2500000 Bon 12-29 10 Allemagne Robin 4 - - 5 100 1,5 Essence 550000 Bon 1,5 5 Japon Lombardini 1 3333,3 10-200 2 Diesel 1275000 Mauvais 15 8 Italie Lombardini 2 3600 9 10-11 200 2 Diesel 1 250 000 Bon 13-24 6 Italie Lister 4 3333,3 8 TR2 200 2 Diesel 2000000 Bon 13-20 10 Angleterre Lister 4 3333,3 11 TR2 200 2 Diesel 2000000 Bon 4-15 10 Angleterre Lister 3 3333,3 12 TR2 200 2 Diesel 2000000 Bon 10-15 10 Angleterre Lister 1 3333,3 10 TR2 200 2 Diesel 2000000 Bon 15 10 Angleterre Lister 1 3333,3 9 TR2 200 2 Diesel 2000000 Bon 5 10 Angleterre Lister 2 5000 10 TR3 200 2 Diesel 3000000 Bon 30 10 Angleterre Lister 1 3666,6 11,67 TR2 200 2 Diesel 2000000 Bon 27,3 10 Angleterre Hatz 1 833,3 9 8 150 2 Diesel 950000 Bon 0,25 7 Allemagne Pompe Pédale 1 12 7-50 - Huma ine 45000 à 80000 Bon 0,50 5 Mali L analyse des échantillons et du parc inventorié conduit aux résultats ci-après : Les marques prédominantes sont le Lister anglais (50%), Hatz (21,42%) suivi de Robin (17,85%). La pompe à pédale se fait rare avec les exploitants et la pompe éolienne bien qu elle soit la mieux indiquée pour le Nord est entrain de disparaître pour des raisons d entretien et de maintenance. La base de perfectionnement des artisans ruraux de Ségou (BPAR) confirme la fourniture de 62 pompes éoliennes à Gao. 99
Les coûts des motopompes varient de 550000 FCFA à 3500000 FCFA et ceux des pompes électriques ne sont pas connus par leurs utilisateurs. Les coûts des accessoires varie de 1500 FCFA/ ml à 13000 FCFA/ml selon le diamètre des raccords et leur qualité ; les PVC coûtent 4500 FCFA/ml/ 6 ml L approvisionnement en équipements et en pièces de rechange se fait auprès des fournisseurs de Gao ou à Bamako. Les exploitants maîtrisent les coûts des équipements mais ignorent tout du régime fiscal et douanier de leurs matériels. La durée de vie dépend en grande partie de l entretien. Les fiches techniques sont très peu exploitées et rares sont les exploitants qui comprennent ces fiches et en font bon usage. On note un surdimensionnement de la majorité des motopompes par rapport aux superficies irriguées ce qui dénote l achat des équipements sur l initiative propre des exploitants et non sur la base d une étude préalable. 100
L intervention du PCDA pourra se limiter au test et à la diffusion des moyens d exhaure mécaniques : la pompe à pédale, la pompe à main et la pompe éolienne. Parmi les moyens d exhaure traditionnels l arrosoir sera diffusé ; la diffusion du chadouf se fera sous réserve de tests au préalable. Toute cette diffusion se fera dans un cadre purement incitatif des producteurs vers l arboriculture et le maraîchage. La motopompe ne sera pas diffusée compte tenu de toute l expérience accumulée chez les producteurs dans le pompage des PIV. 6.3.6.6 Fabrication locale : Elle concerne les arrosoirs et les moyens d exhaure à motricité humaine : les pompes à pédales et les pompes manuelles (cf. tableau des équipements et superficies couvertes). Ils sont moins chers, de bonne qualité, assez performants et donnent satisfaction aux producteurs. 6..3.6.7 Les acteurs intervenants dans la petite irrigation : ACTEURS Cercle de Gao Cercle de Bourem Cercle Ansongo Fournisseurs de matériels d irrigation 2 - - Mécaniciens de motopompes et pompes 5 3 3 Installateurs de matériels d irrigation 3 1 3 Puisatiers Plusieurs - - Entreprises de forages 1-1 Artisans fabricants de matériels d irrigation 3 - - Fournisseurs de services d appui 7 4 4 Les fournisseurs de matériels d irrigation sont présents uniquement à Gao. Les mécaniciens de motopompes et pompes sont les plus nombreux également à Gao. L atelier de fabrication de pompes à pédales de Gao est celui qui fourni tous les autres cercles. Les fournisseurs de service d appui sont présents dans tous les cercles. 101
ANNEXES 102
ANNEXE 1 : LISTE DES VILLAGES ENQUETES PAR REGION Cercle de Kayes : Diamou Logo RD Logo RG Medine Kayes Samé Gadiaga Guidimakan Cercle de Kita : Niafala Massala Talako Kita Kofêba Bangassi Bamfarala Kofêba Kalla Makadji Lingonkoto Kongosâba Koflabé Samala Bandioukoula Farabaguiba Bendougouni Cercle de Nioro : Malicounda Syllacounda Diaouélicounda Diaka Techitt Cercle de Yélimané : Yélimané Niongomera Dougoubara Yélimané cébé REGION DE KAYES : 103
REGION DE KOULIKORO/ Cercle de Kati : Kati Sébénikoro Siracoro Dialakorobougou Baguineda Digato Sirakoro-Niaré Sotuba Sikoroni Lassa Yirimadio Missabougou Diago Komitan Diago Tomo Konobougou Cercle de Koulikoro : Koulikoro Kenenkou Dialakorobougou Kayo Dina Marka Cercle de Banamba : Banamba Kouna Fadiola Falébougou Samakélé Diouladiassa Cercle de Kolokani : kolokani Kindo Somo Niamabougou Séribougou 104
REGION DE SIKASSO : Cercle de Sikasso : Sikasso Mandela Zinkorodougou Togotan Diassan Ifola Diassadiè Bougoula ville Diakorola Diassa Zamblara Somokossoni Dalé Zonikodougou Diomatènè Zigoredougou Cercle de Bougouni : Bougouni Dougounina Niébala Médine Dialanikoro Yèrèmakono Faraba Cercle de Koutiala : Koutiala M Pessoba Zangasso Ouentina Sinzini Sokalapala Sinzina Kagenso Sirakélé Koumbri Nizinso Bélésso Bimbougou Kanoko Cercle de Yanfolila : Yanfolila Wrouwrou Marakola Diarafara Diassola Badoko Manikéla Bounouko Borokoro 105
Kébila Cercle de Kolondiéba : Kolondiéba Tiédaga N Tomina N Golobala Zimpiala Sokolondié 106
REGION DE SEGOU : Cercle de Ségou : Ségou Siébougou Banankoro Banankoroni Diakoro Soumadougou Dioro Konodimini Massala Cinzana Saminè Cercle de San : San Dabani Tibibambara Zébougou Cercle de Tominian : Tominian Benena Wara Poronè Diora Waramata Yasso Gnimi Hanekoui Daga Bouassoni Cercle de Bla : Bla Dogolo Golokouna Sangoué Nitia Samassa 107
REGION DE MOPTI : Cercle de Mopti : Mopti Nantaga Somadougou Djondjori Cercle de Youwarou : Awa Modroko Ambiri Babagoungou Bia Diogui Doukou Séby Akka Cercle de Badiangara : Dounda Goundaka Diombolo Korimaoudé Cercle de Tenenkou : Tenenkou Maya Také Saré Barké 108
REGION DE GAO : Cercle de Gao : Adinia Thirisoro Boya Gourma Faricondé Todjel Gabéro Gouthine Gorom Gorom Tacharane Tassiga Konnsoum Cercle de Bourem : Bourem Foghas Hâ Eguedech Baria Tondibi Temera Kermachoué Konkoro Cercle de Ansongo : Ouatagouna Djeflani Monzonga 109
ANNEXE 2 : LISTE DES FOURNISSEURS DE MATERIELS D IRRIGATION REGION DE KAYES Cercle de Kayes : Toutouba DIALLO - Consortium Monsieur SIMPARA : représentant marque Honda REGION DE KOULIKORO : Cercle de Kati (y compris Bamako) : Quincaillerie et divers (Sory Doucouré) Quincaillerie Adama DIARRA Quincaillerie et divers Sékouba SAMAKE Ets Sory SIMPARA rue Titi Niaré Quincaillerie et divers Boubacar DOUCOURE Immeuble Diawara (Grand Marché) Quincaillerie la Lumière Abdoulaye KONE Immeuble Mamou kontao rue 337 ( Grand marché) Quincaillerie Amadou KANTE Grand Marché Quincaillerie et Divers Almamy CISSE - Immeuble Ouakari TOURE (marché Dibida) Ets Sidi CISSE Avenue de la Nation Quincaillerie Sansanding Mamadou CISSE Avenue de la Nation Ets Moussa TRAORE - rue lyauteg (Grand Marché) Ets Modibo DOUCOURE Immeuble Aboubacar BOCOUM Quincaillerie Madou TOMOTA marché Dibida Machinerie et Equipement Baba SANGARE marché Dibida Haidara Représentation Commerciale (HRC) marché Dibida Bernard Moteur Avenue Modibo KEITA Quincaillerie Nouvelle Komogaba DOUMBIA marché Dibida SMECMA SA Zone Industrielle route de Sotuba Société Mahamane TRAORE Bozola Ets Moustapha CISSE Bozola Ets Bayon YALTA Bozola Quincaillerie Divers DIA marché Dibida Quincaillerie Issa DIARRA Bamako Coura Quincaillerie Nouvelle Bamako-Coura REGION DE SIKASSO : Cercle de Sikasso : Datong Trading Entreprise Co, Ltd (DTE) Quincaillerie DANEYA BP 132/ Tél.2 62 04 26 Sikasso Quincaillerie Abdoulaye DRAME BP 206/ tél. 2 62 08 48 Sikasso Cercle de Bougouni : DTE (matériel agricole coopération chinoise) 110
Quincaillerie Yacouba DIARRA (Togouna) REGION DE SEGOU : Cercle de Ségou : Quincaillerie la Maison quartier commercial Quincaillerie Moulin quartier Darsalam REGION DE MOPTI : Cercle de Mopti : Ets Ibrahim KEMESSO Marché Central Mopti GMS Sévaré LIONEL Sévaré IBODEL Sévaré Ets Marafa TOURE - Mopti REGION DE GAO : Cercle de Gao : ONG AFAR Projet PAPIV 111
ANNEXE 3 : LISTE DES MECANICIENS DE MOTOPOMPES ET POMPES REGION DE KAYES : Cercle de Kayes : Issa COULIBALY Kayes Ismael GASSAMA Gadiaga Mamadou DIABATE URKAK Mathias COULIBALY Kakoulou Oumar TERETA DRAMR REGION DE SIKASSO : Cercle de Sikasso : Abdoulaye KONATE Sanoubougou II Centre Jean BOSCO route de Mamassoni Fousseyni CISSE CMDT Djimè TRAORE Kaboila 1 Issa BALLO wayerma II REGION DE SEGOU : Cercle de Ségou : Mamadou DIARRA Soninkoura Diadié TOLO - Darsalam Mamadou Diabaté Darsalam REGION DE MOPTI : Cercle de Mopti : Garage Moderne Sévaré Balla DIARRA Sévaré Garage IBODEL Sévaré LIONEL Sévaré Abdoulaye MAIGA Sévaré Alhousseyni TRAORE Sévaré Cercle de Youwarou : Moustaph BERTHE REGION DE GAO Cercle de Gao : Oumar MAIGA 112
Kadio DIARRA Alousseyni ABOUBACRIN Alousseyni YATTARA Mahamadou GOUTO 113
ANNEXE 4 : ARTISANS FABRICANS DE MATERIELS D IRRIGATION REGION DE KAYES : Cercle de Kayes : Atelier Moderne de Forge DJIRE, avec représentation à Diéma, Nioro, kéniéba et Yélimané. REGION DE KOULIKORO : Cercle de Kati : Projet ATI Mali Bamako REGION DE SIKASSO : Cercle de Sikasso : Entreprise Kénéforge Kaboila I avec représentation à Lofigué, Misseli, Farakala et Waraso. Cercle de Bougouni : Atelier Badialon tél. 2 65 10 25 REGION DE SEGOU : Cercle de Ségou : Atelier Mohamed TRAORE Sokalakono Base de Perfectionnement des Artisans Ruraux (BPAR) Mission Catholique. REGION DE MOPTI : Cercle de Mopti : Atelier Balla DIARRA - Sévaré 114
ANNEXE 5 : LISTE DES ENTREPRISES DE FORAGES - ORDUK Organisation pour le Développement Intégré de Kolombiné - Kayes - Association Guidimakan Djiké Kayes - Entreprise chinoise de Forages Ségou - Base de Perfectionnement des Artisans Ruraux (BPAR) Ségou - Aqua Viva San - Entreprise Walé Sikasso - Entreprise HA-Consult Sikasso 115
ANNEXE 6 : LISTE DES FOURNISSEURS DE SERVICES D APPUI Région de Kayes : - GRDR (Groupe de Recherche et de Réalisations pour le Développement Rural dans le Tiers Monde - DRAMR : Direction Régionale de l Appui au Monde Rural - SLACAER : Service Local d Appui à l Aménagement et l Equipement Rural - Projet PRODESO - AAILAD : Association d appui aux Initiatives Locales d Action de Développement - UCAL : Union Communale des Agriculteurs du Logo - URCAK : Union Régionale des Coopératives de Kayes District de Bamako : - DRAMR : Direction Régionale de l Appui au Monde Rural - SLACAER : Service Local d Appui à l Aménagement et l Equipement Rural - ASADEC (Action de Solidarité pour le Développement des Communautés) - AMAPROF (Association Malienne pour la Promotion de la Femme) - Sassakawa Global 2000 - Winrock International - Projet Mali 00/001 LASSA - APROFA (Agence pour la Promotion des Filières Agricoles) - Mali 01/001 Missabougou Région de Koulikoro : - DRAMR : Direction Régionale de l Appui au Monde Rural - SLACAER : Service Local d Appui à l Aménagement et l Equipement Rural - OHVN : Office de la Haute vallée du Niger - FODESA : Fonds de Développement en Zones Sahéliennes Région de Sikasso : - DRAMR : Direction Régionale de l Appui au Monde Rural - SLACAER : Service Local d Appui à l Aménagement et l Equipement Rural - DRHE : Direction Régionale de l Hydraulique et de l Energie - CMDT : Compagnie Malienne de Développement Textile - ONG Région de Ségou : - DRAMR : Direction Régionale de l Appui au Monde Rural - SLACAER : Service Local d Appui à l Aménagement et l Equipement Rural - FODESA : Fonds de Développement en Zones Sahéliennes - World Vision - PMB : Projet Moyen Bani - PDR/CMDT - ON : Office du Niger - ORS : Office Riz Ségou Région de Mopti : - DRAMR : Direction Régionale de l Appui au Monde Rural - SLACAER : Service Local d Appui à l Aménagement et l Equipement Rural 116
- ORM : Office Riz Mopti - PNIR : Programme National d Infrastructures Rurales - ONG AFAR : Action pour la Formation et l Auto-promotion Rurale - VRES : Valorisation des Ressources en Eau de surface - GIREDIN : Gestion Intégrée des Ressources en Eau dans le Delta Intérieur du Niger Région de Gao : - DRAMR : Direction Régionale de l Appui au Monde Rural - SLACAER : Service Local d Appui à l Aménagement et l Equipement Rural - ONG AFAR : Action pour la Formation et l Auto-promotion Rurale - PAPIV : Projet d Aménagement des Périmètres Irrigués Villagoeois - AFVP : Association Française des Volontaires pour le Progrès - PRODECA : Projet de Développement du cercle de Ansongo - ACF : Action contre la Faim 117
ANNEXE 7 : ETUDE D INVENTAIRE DES TECHNIQUES ET TECHNOLOGIES DE PETITE IRRIGATION FICHE D ENQUETES I. Présentation du Promoteur: Raison sociale :. Siège ou adresse :. Expérience liée à la petite irrigation :.. Age : Type d exploitation agricole :.. Superficie :.. Activité principale actuelle : Autres activités :.. II. Importance du secteur : Ressources en eau : - Type de ressources en eau disponible dans la Région? - Les zones géographiques en fonction des ressources en eau?.. - Accessibilité?.. - Renseignements hydrologiques et ou hydrogéologiques?.. - Type de ressources en eau exploitées par la petite irrigation)?.. 118
Terres : - Nature des sols?.. - Géomorphologie?. - aptitude des sols à l irrigation : - Aptitude des sols aux cultures?... - Superficie couverte par la petite irrigation dans la région?.. - Taille exploitée en moyenne par exploitant agricole?.. - Zones géographiques aptes à la PIP)?...... Techniques d irrigation : Système manuel?. - Superficie irriguée?.. Système gravitaire?... - Superficie? Système californien?... - Superficie?. Système goutte à goutte? - Superficie? Système par aspersion? - Superficie? - Pluviométrie?... - Durée de la période sèche :. - Type de culture irriguée en plantation et en maraîchage?.. III. Les productions : Rendement : - Le rendement par type de culture irriguée?.... - Le rendement en fonction de la taille de l exploitation?... - La destination des productions?.... - Le pourcentage de la production destiné à la vente?. - Le pourcentage de la production destiné à l autoconsommation?... - L impact de la production à l économie nationale?. 119
Techniques de production : - Application des techniques de production, si oui lesquelles? - Si non, pourquoi?. IV. Technologies : Mobilisation de l eau : - Type de captage?.. Eaux de surface?... Puits? Forages? Désignation Débit Profondeur Nombre Surface Pérennité Durée de vie Puits Forages Transport de l eau : - Manuel? - Canalisations?.. En terre?.... En raccords?... En PVC? En tuyaux galvanisés? Distribution de l eau : - Manuelle?. - Canalisations?.. En terre?.... En raccords?... En PVC? En tuyaux galvanisés? Moyens d exhaure : - Motopompes?. - Pompes? manuelle?. électrique? pédales? éolienne?.. solaire?. 120
Clôture : - Type? - Clôture Région Cercle Nombre d exploitation Grillage Barbelé Haie vive Haie morte Mixte Parpaing Néant - Est-elle fréquente dans les exploitations? - Si non, pourquoi?. V. Equipements d irrigation Désignation Nbre Débit HMT Puissance Diamètre Surface Durée vie Marque Motopompe Pompe Arrosoir Calebasse Provenance Etat de fonctionnement? Consommation?.. Fiches techniques? - Sont elles disponibles? lesquelles?.. - Comment sont elles comprises?.... Service après vente : - Est il assuré?.. - Si non, pourquoi?...... Coût des équipements Coût du puits? Coût du forage?.. Coût de la motopompe?. Coût de la pompe?. Valeur totale des investissements?. VI. Fabrication locale : Type de matériel fabriqué? Qualité?. Coût? Niveau d adoption des exploitants?.. 121
VII. Circuits de commercialisation : Importations?. Frais de douanes et exonération?... Services après vente?. Situation du marché?. Niveau de la concurrence?. Niveau de mobilisation des stocks?... VIII. Coûts, taxes et frais de douanes : Coûts des équipements?.. IX. Types de taxes?. Frais de douanes?.. Entretien et maintenance : Acteurs : - Mécaniciens, réparateurs : - Artisans :.. Coûts de l entretien :.. Pièces de rechange : - Circuit d approvisionnement?.. - Coûts?.. - Durée de vie?... - Mouvement de stock?.. X. Acteurs intervenant dans la petite irrigation : Nombre de fournisseurs de matériels d irrigation?.. Nombre de mécaniciens de motopompes et pompes?. Nombre d installateurs de matériels d irrigation?.. Nombre de puisatiers? Nombre d entreprise de forages?... Nombre d artisans fabricants de matériel d irrigation?. 122
Nombre de fournisseurs de service d appui?... Contraintes : Irrigation?.. Production? Commercialisation? Approvisionnement?.. Technologie? Financement?.. Assistance technique?. 123
ANNEXE 8 : BIBLIOGRAPHIE - DIAGNOSTIQUE DE LA MECANISATION AU MALI DNAER / FAO 12/2002 - CASTELLANETC (1992) L irrigation villageoise, gérer les petits périmètres irrigués au Sahel Editions du GRET, Ministère de la Coopération, Paris. - CISSOKO S ET AP (1/1993) Etude des moyens d exhaure au Mali DNGR Bamako. - COOPERATION MALI/RFA (12/1992) Séminaire national de réflexion sur la pompe aqualienne type Issa Ber DNGR/DMA Bamako - DIALLO Zj (9/1995) Enquête maraîchage péri-urbain, District de Bamako MDRE, CPS Bamako - MATERIEL POUR L AGRICULTURE (12/1993) Références pour l équipement des petites et moyennes exploitations, GRET/CTA - RECENSEMENT 1999 DES PERIM7TRES IRRIGUES SITUES LE LONG DU FLEUVE SENEGAL ET SUR LA RIVE DROITE DE LA FALEME (2000) GRDR- Kayes - LE RAPPORT D EVALAUTION DU PPIP N 16256 MLI (04/1997) - RAPPORT DE PREPARATION FINALE N 69/93 CP-MLI 40 (05/1993) - ELEMENTS POUR UNE STRATEGIE DE DEVELOPPEMENT DE L IRRIGATION A PETITE ET MOYENNE ECHELLE RAPPORT N 98/046 MLI (06/1998) - COMPOSANTE DIFFUSION DE TECHNOLOGIES D IRRIGATION ET DE PRODUCTION (DTIP) RAPPORT FAO N 04 MLI - DOCUMENTS RELATIFS AU TRANSFERT DE TECHNOLOGIES EN SUPPORT A LA SECURITE ALIMENTAIRE (atelier FAO/IPTRID) : Tendances, problèmes et opportunités des technologies de petite irrigation en Afrique de l Ouest Potentiel de transfert et d adoption des techniques d irrigation 124
Systèmes de location de groupes motopompes dans la vallée du fleuve Niger dans la région de Tombouctou au Nord du Mali Optimisation des équipements pour la petite irrigation en Afrique de l Ouest (inventaire des expériences existantes) Expériences en technologie de petite irrigation au Niger - RAPPORT SUR L ATELIER DE VALIDATION DE LA STRATEGIE NATIONALE DE L IRRIGATION AU MALI - RAPPORT BILAN DE LA CAMPAGNE AGRICOLE DE LA DRAMR DE KAYES (2002/2003) - RAPPORT BILAN DE LA CAMPAGNE AGRICOLE DE LA DRAMR DE KOULIKORO (2001/2002) - RAPPORT BILAN DE LA CAMPAGNE AGRICOLE DE LA DRAMR DE SIKASSO (2002/2003) - RAPPORT BILAN DE LA CAMPAGNE AGRICOLE DE LA DRAMR DE SEGOU (2002/2003) - RAPPORT BILAN DE LA CAMPAGNE AGRICOLE DE LA DRAMR DE MOPTI (2002/2003) - RAPPORT BILAN DE LA CAMPAGNE AGRICOLE DE LA DRAMR DE GAO (2002/2003) - EVALUATION DE LA DEMANDE POTENTIELLE EN SERVICE D APPUI ET CAPACITE DE CONTRIBUTION DES BENEFICIAIRES AUX COUTS DES APPUIS (Z. CAMARA 1999) 125