République Centrafricaine EVALUATION RRM Village de Bowara, Sous-préfecture de Nana-Bakassa, Préfecture de l Ouham. RCA Maison brûlée dans le village de Bowara 07 Mai 2015 Rapport d évaluation complet MSA ACTION CONTRE LA FAIM Quartier Sissongo, SICA 1 Bangui, RCA www.actioncontrelafaim.org
1. INTRODUCTION... 3 1.1. OBJECTIFS DE L EVALUATION... 3 1.2. DATES DE LA VISITE... 3 1.3. METHODOLOGIE... 3 1.4. COUVERTURE GEOGRAPHIQUE ET LOCALISATION DES ZONES D EVALUATION... 4 1.5. LIMITES DE L EVALUATION... 4 2. RÉSULTATS... 4 2.1. CONTEXTE... 4 2.2. LE CHOC ET SES CONSEQUENCES EN TERMES DE DEPLACEMENT DE POPULATION... 5 2.3. ABRIS ET BIENS NON-ALIMENTAIRES (NFI)... 5 2.4. EAU, ASSAINISSEMENT ET HYGIENE... 7 2.5. SANTE ET NUTRITION... 8 2.7. EDUCATION... 11 2.8. PROTECTION... 11 ANNEXE 1. MÉTHODOLOGIE D ÉVALUATION... 12 ANNEXE 2. DONNÉES POINTS D EAU... 13 ANNEXE 3. DONNÉES EDUCATION... 13 2
RECOMMANDATIONS Abris/NFI Distribution de kits NFI allégés (bâches, nattes, moustiquaires, savons, seaux) aux ménages retournés du village de Bowara. Action planifiée : ACF Appui à la reconstruction des maisons détruites des ménages retournés. Action planifiée : CRS Sécurité Alimentaire Distribution de semences accompagnée par une ration alimentaire de 15 jours; Distribution d outils agricoles et promotion d AGR. Action planifiée : Aucune WASH : Eau, Assainissement et Hygiène (EAH) Réhabilitation de 02 forages de type India Mark II; Promotion / plaidoyer pour la construction de latrines familiales ; Activités de promotion à l hygiène dans le village. Action planifiée : Aucune. SANTE / NUTRITION : Mise en place d une clinique mobile dans le village de Bowara ; Dépistage à base communautaire de la malnutrition aiguë dans le village. Action planifiée : Aucune. EDUCATION Construction d un espace d apprentissage dans le village Bowara ; Dotation des élèves et les enseignants en kits scolaires. Action planifiée : Aucune. PROTECTION Monitoring protection ; Evaluation approfondie en VBG dans le village de Bowara. Action planifiée : Aucune. 1. INTRODUCTION 1.1. OBJECTIFS DE L EVALUATION Mener une évaluation multisectorielle RRM dans le village Bowara, commune de Nan- Bakassa, sous-préfecture de Nana-Bakassa, préfecture de l Ouham. 1.2. DATES DE LA VISITE Les activités relatives à l évaluation multisectorielle se sont déroulées le 04 Mai 2015. 1.3. METHODOLOGIE L évaluation RRM s est basée sur la méthodologie standard d évaluation RRM en RCA. Elle est donc organisée autour de la collecte de données quantitatives et qualitatives. La collecte des données quantitatives a consisté à l administration d un questionnaire ménages auprès de 93 ménages retournés. Les données qualitatives ont été recueillies à travers des groupes de discussions, des entretiens avec les différents acteurs communautaires. 3
Les informations recueillies auprès des différentes sources ont été confirmées et validées par plusieurs acteurs communautaires de référence. (Voir annexe 1 pour plus d information sur la méthodologie) 1.4. COUVERTURE GEOGRAPHIQUE ET LOCALISATION DES ZONES D EVALUATION Cette évaluation RRM a couvert le village Bowara, sur l axe Kouki-Batangafo, dans la préfecture de l Ouham, sous-préfecture de Nana-Bakassa dont les coordonnées GPS de la localité sont : - Latitude : 07 10'11.14'' N - Longitude : 17 23'03.14''E Fig. 1. Carte de la couverture géographique de l évaluation RRM 1.5. LIMITES DE L EVALUATION L évaluation RRM est basée sur des outils multisectoriels standards. Les résultats de cette évaluation sont utilisés pour identifier des besoins humanitaires d urgence immédiats. Il est suggéré d effectuer des enquêtes plus approfondies afin de disposer d informations plus précises sur des secteurs particuliers tels que la santé, la nutrition et l état psychologique de ces populations. Avec l absence de structures de santé à Bowara, l équipe n a pas pu collecter des données sanitaires et nutritionnelles. 2. RÉSULTATS 2.1. CONTEXTE Le village de Bowara se situe à environ 9 Km de celui de Kouki et 100 Km de la ville de Batangafo. Le village ne dispose pas de centre de santé. Le centre de santé le plus proche est à Nana Bakassa à 31 Km de Bawara et la clinique mobil mis en place par MSF dans le 4
village de Kouki. La population retournée du village est estimé à environ 1100 1 ménages provenant Bossangoa, Nana Bakassa, Bangui et de la brousse environnante dans le village de Bowara. La fuite des ménages de Bowara était liée aux multiples attaques de groupes armés dans ladite localité couvrant la période de juillet 2013 à Avril 2014. En effet, il est situé sur l axe Kouki Batangafo qui est un axe privilégié pour atteindre Paoua et le Tchad. Bowara a subi les affres de la guerre, des maisons ont été pillées, détruites et incendiées. Le dernier choc remonte d avril 2014. En termes d infrastructures hydraulique, un seul forage sur les trois existants est fonctionnel. Ce qui entraine une forte pression sur cet ouvrages avec pour conséquences une longue file d attente à ce point d eau et l approvisionnement auprès d une rivière par certains ménages à environ 2 Km du village. De même l accès à l assainissement est précaire. Seulement 1% des ménages ont accès à des latrines et plus grave, elles ne sont pas hygiéniques 2. Le taux de diarrhée au cours des 2 dernières semaines précédant l évaluation RRM est de 32 %, certes inférieur au taux d urgence de 45 % mais supérieur à la tendance observé en 2010 qui est de 21,8 % dans l Ouham à travers le MICS. Aucune couverture réseau à Bowara de même qu aucun poste avancé de la gendarmerie, la MINUSCA et la Sangaris. Ce sont les milices d auto-défense de la zone qui y assurent la sécurité. 2.2. LE CHOC ET SES CONSEQUENCES EN TERMES DE DEPLACEMENT DE POPULATION Le village Bowara situé à 89 kilomètres de Bossangoa, sur l'axe Kouki-Batangafo, a été la cible de plusieurs attaques de groupes armées depuis juillet 2013. Ces multiples attaques ont entrainé la fuite des populations dans la brousse et en direction d'autres villes et villages environnants. Plus d'une année après, les stigmates de la violence de ces attaques restent toujours visibles dans le village à travers les maisons incendiées, partiellement ou totalement détruites. Réfugiés dans la brousse, à Bossangoa, à Bangui, à Nana-Bakassa et à Kouki lors de la crise, les ménages de Bowara ont entrepris, il y a quelque mois, de revenir dans le village. Ces mouvements de retour de la population s expliquent par le rétablissement progressif de la sécurité dans la zone. A cela s ajoute des multiples actions de réconciliation entre les éleveurs armés et les natifs/autochtones de la localité. 2.3. ABRIS ET BIENS NON-ALIMENTAIRES (NFI) ABRIS Les constats en matière d abris de la population de Bowara sont alarmants et nécessite une intervention d urgence afin d améliorer leurs conditions d habitation. Répartition des ménages selon l'état des abris 20,43% 44,09% 35,48% Non endommagé Dégats lourds Desctruction totale Ainsi, plus de la moitié de la population (65 %), les ménages enquêtés habitent dans des maisons en mauvais état (détruites ou semidétruites). Les maisons ont été soit détruites par les hommes en armes lors de l attaque du village ou par le feu de brousse après l abandon du village par les habitants lors des attaques répétés. Les retournés sont en plein reconstruction de leurs maisons. Mais cette dynamique de construction est freinée par un manque de certains matériaux locaux comme la paille nécessaire à la confection de toiture des maisons. 1 Source d information : Les notables de Bowara 2 Présences de mouches, odeurs, cafards, matière fécales au sol, etc. 5
A cela s ajoutent d autres analyses relatives aux abris. La proportion des ménages hébergeant au moins un autre ménage est de 9%, le nombre moyen de personnes hébergées qui est de 3,5 et la répartition de ménages par nombre de mètre carré par personne habitant un même abri est de 3,4 m 2 inférieur au seuil de 3,5. Norme recommandée par les standards SPHERE. Cet indicateur inférieur aux standards s explique par le fait que la population retournée, par manque de matériels locaux, construit des abris de dimensions réduites par rapport à leurs maisons avant le choc (Cf. : figure 2). Fig.2 : Maison abritant 11 personnes détruite et une autre de 7,5 m 2 construite après leur retour à Bowara Statut d'occupation de l'abri 3,2% 1,1% 0,0% 0,0% 0,0% 0,0% 10,8% 84,9% Propriétaires Locataires En maison privée de prêt Site Collectif Camp Cabanne hors site Famille d'accueil Pas d'abri Les résultats de l évaluation multisectorielle (MSA) de la localité de Bowara révèlent qu en termes de statut résidentiel, les indicateurs sont les suivants : 1% des ménages enquêtés sont hébergés par une famille d accueil, 3% habitent les cabanes hors site, 11% habitent dans des maisons privées de prêt et 86% résident dans leurs propres maisons. BIEN NON-ALIMENTAIRES (NFI) L étude de la vulnérabilité des déplacés dans le village de Bowara se base notamment sur l évaluation de la disponibilité de certains biens-non alimentaires via l utilisation du score NFI comme indicateur. En effet, suite aux multiples crises qu a connues la population de ladite localité, la situation des ménages retournés de Bowara en NFI (articles non-alimentaires) est déplorable avec un score de 4,4. Le scores des articles non-alimentaires tels que ; les Couvertures (4,8), les Moustiquaires (4,9), les éléments de couchage (3,6), les Casseroles (4,4), les Bidons (4,1), les Seaux (4,9) et les Habits des enfants (4,2) sont tous largement au-dessus du seuil d urgence qui est de 3,5. L accès difficile au marché et un manque de moyen financier expliquent pourquoi jusqu à aujourd hui les ménages n ont pas encore acquis d autres articles non-alimentaires en remplacement de ceux dont ils ont perdu lors des attaques. 6
Score NFI de la population de Bowara Habit enfant - complet 3,8 Couverture et Drap Moustiquaire 4,8 4,9 Couchage (natte, matelat) 3,6 Seau 4,9 Casserole Bidon Score Total 4,1 4,4 4,4 0,0 1,0 2,0 3,0 4,0 5,0 6,0 Score (5=plus inquietant) Les observations soulignées, relatives aux conditions d habitations, par l équipe d évaluation de RRM/ACF laissent voir un état de dénuement avancé avec très peu d articles de couchage (nattes ; couvertures, draps, moustiquaires ). Certains ménages dorment à même le sol ou sur des couchages fabriqués à base de feuille de la forêt. Cette situation expose les ménages et surtout les enfants aux diverses maladies telles que les Infections Respiratoires Aigües (IRA), le paludisme et autres. 2.4. EAU, ASSAINISSEMENT ET HYGIENE EAU % ménages par source Principale d eau potable Forage Rivière/fleuve/marigot/ruisseau 78% 22% Ils se posent un problème majeur d accès à l eau potable au village Bowara. D après les résultats de l enquête, seulement 22% des ménages ont accès à une source d eau à boire améliorée qui provient de l unique forage fonctionnel du village sur les trois existants. Sur les deux forages non opérationnels, l un est en pan depuis 1993 et il y a 3 mois. De plus, il y a que 17 % des ménages enquêtés qui déclarent avoir un accès facile en distance (<500m) et en temps (<15mn) à une source d eau protégée. Les longues files d attentes et la pression auprès du forage fonctionnel oblige la plus parts des ménages à s approvisionner en eau dans la rivière située à presque 2 kilomètres du village. 78 % des ménages enquêtés consomment l eau de la rivière «Nana». Le nombre moyen de litres d'eau potable utilisés par les ménages par jour s élève à 94,6 litres, ce qui représente 18,92 litres par personne et par jour. Ce score est largement supérieur à la norme sphère de 15 litres par personne par jour (version SPHERE 2011). 94, 6 7
ASSAINISSEMENT Les conditions au plan d assainissement est problématique dans le village Bowara. La défécation à l air libre est pratiquée par 99% des ménages de ladite zone. Seulement 1% des ménages ont l accès aux latrines et aucune des latrines n est hygiénique. On constate l absence des trous ou points à ordure dans le village. Par ailleurs la mission d évaluation note la présence de quelques latrines abandonnées dans la zone d évaluation. HYGIENE Le niveau de connaissance sur les pratiques d hygiène est quasi nul. Aucun des ménages enquêtés n a pu citer les trois moments clés de lavage des mains et pourtant la grande majorité déclare se laver les mains avant le repas. De même, aucun ménage n a déclaré se laver les mains avec les cendres ou du savon et pourtant 12% des ménages disposent du savon. Ces résultats mettent en évidence le manque de notions des bonnes pratiques d hygiène. L accès difficile au marché, la rareté des produits manufacturés et le faible moyen financier sont des facteurs déterminants qui expliquent la rareté du savon dans les ménages. 2.5. SANTE ET NUTRITION MORTALITE Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans est de 0,4% et le taux brut de mortalité est de 0,08%, tous en-dessous de seuil d alerte respectivement 2 et 1. Il a été signalé à l équipe d évaluation plusieurs cas de morts violente pendant les différents attaques, ceux-ci n ont pas eu lieu durant la période de rappel de cette évaluation, ces trois derniers mois. MORBIDITE Selon les ménages enquêtés, les pathologies les plus fréquentes à Bowara chez les enfants de moins de 5 ans dans les 15 jours précédant l enquête sont : la diarrhée (37%) dont 2% de diarrhée sanglante, le paludisme (46%), la toux ou les infections respiratoire aiguë (11%). Le village de Bowara ne dispose pas de structure de santé. La mission n a donc pas eu accès à des données de morbidité provenant d une structure sanitaire. Avec le début de la saison pluvieuse et les conditions précaires en termes d hygiène et assainissement, il risque d avoir une augmentation des pathologies d origine hydrique, fécale et du paludisme. 8
Proportion d'enfants malades et ceux pris en charge 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% 28% 32% 22% 46% 11% 11% 0% 2% Diarrhées Paludisme Toux Diarrhées sanglantes Dont ceux pris en charge durant les 15 jours Pourcentage d'enfants malades durant les 15 jours NUTRITION Le village de Bowara ne dispose pas de structure de prise en charge nutritionnelle. Le centre de plus proche est l unité nutritionnelle de MSF à Kouki (9 km du village) qui reçoit chaque deux semaines des enfants pour la prise en charge des enfants malnutries modérés. Selon les habitants du village, il y aurait 20 enfants qui seraient pris en charge dans ladite structure. Cependant, sur les 43 enfants dépistés pour la malnutrition par la prise de périmètre brachiale et la recherche des œdèmes, aucun cas de la malnutrition aigüe n a été identifié. Avec l approche de la période de soudure dans la zone, la situation nutritionnelle nécessite une surveillance. 2.6. SECURITE ALIMENTAIRE ET MOYENS D EXISTENCES DISPONIBILITE ET ACCESSIBILITE ALIMENTAIRE 100% 90% 80% 70% 60% 50% 40% 30% 20% 10% 0% Proportion (%) de ménages ayant des ressources (stock de vivres, champ de produits vivriers ou de l argent) pour assurer la nourriture du ménage pendant une période donnée 85% 1 semaine et moins 3% 4% 6% 1 semaine et moins 2 semaines 3 semaines 4 semaines Plus de 4 semaines 1% 2 semaines 3 semaines 4 semaines Plus de 4 semaines Après l analyse de la disponibilité alimentaire auprès des ménages, 85% ont déclaré avoir une réserve alimentaire que pour une semaine et moins. Par ailleurs, seulement 6% de ménages enquêtés déclarent avoir des stocks pour au moins un mois (4 semaines). DRC a réalisé une distribution de semence en Mai 2014. Malheureusement, les habitants ont déjà consommé une bonne partie de leurs semences. En effet, les attaques et les représailles répétées dans la zone provoquant des mouvements de population à impacter le calendrier agricole 2013-2014 en termes de la productivité. 9
ACCES AUX MOYENS DE SUBSISTANCE Les résultats de cette évaluation multisectorielle RRM montrent que 39% des ménages enquêtés déclarent dépendre du marché pour se nourrir, 40% vivent de leur propre production, essentiellement du manioc produit dans les champs qui n ont pas été détruit par les troupeaux des éleveurs. Les habitants déplorent une chute de prix des produits agricoles dans les marchés locaux. Ainsi, la cuvette (ngawi) de manioc qui coutait 1000 FCFA avant la crise, est aujourd hui vendue à 400 FCFA, également 1 litre du miel de 500 FCA avant la crise est vendu à 150 FCFA aujourd hui. Cette baisse de prix des produits agricole est un facteur limitant d accès aux produits manufacturés de première nécessité. Ainsi, 73 % des ménages déclarent avoir comme principale source de revenu la vente des produits agricoles, 11 % dans des travaux journaliers et 5% font la pêche et la cueillette. En ce période de préparation des parcelles, 94% des ménages affirment avoir une terre cultivable. Cette dynamique de reprise d activité agricole dans la zone est freinée par l absences des outils agricole et semence de qualité. CONSOMMATION ALIMENTAIRE DES MENAGES Le score composite basé sur la diversité de la diète et la fréquence de consommation d'aliments montre que moins de la moitié de la population à un score de consommation alimentaire(sca) acceptable (36,6%). La désagrégation du score de consommation alimentaire, au niveau ménage, donne le tableau ci-dessous : Groupe de Consommation Alimentaire Proportions (%) Faible (0-24,5) 19,4 Limite (24,5-38,5) 43,0 Acceptable (> 38,5) 36,6 En cette période de soudure, on craint une dégradation du score de consommation des ménages, donc une augmentation de la proportion des ménages ayant un score alimentaire faible. La proportion des ménages prenant en moyen 1 repas par jour pour les adultes et enfants est respectivement de 94% et 86%. La variation moyenne du nombre de repas pris par les ménages avant et après le choc et de 1,7 pour les enfants et adulte. PERSPECTIVES AGRICOLES ET COMMERCIALES La campagne agricole 2014-2015 s annonce biens pour les habitants du village Bowara à majorité agriculteur. Ils sont en pleine préparation de leurs parcelles pour le semis. Malheureusement l absence de semence et d outils agricoles pourraient jouer sur ladite campagne. La baisse de prix des produits agricoles dans le marché hebdomadaire de Kouki (9km) et Bowara a des conséquences négatives sur les moyens d existence des ménages. 10
Depuis le choc, on constate un faible taux d échange commercial avec les commerçants provenant de Bangui, Bossangoa et Nana Bakassa par crainte de l insécurité dans la localité. 2.7. EDUCATION Bien que l école de Bowara a été complétement détruite, les élevés étudient dans une Eglise avec l appui des maitres parents. Il y a des enseignants et des élèves bien motivés mais ils leurs manque des kits scolaires et les salles de classe. La proportion d enseignants qui encadrent plus de 55 élèves est de 67%. Les enseignants affectés en fonction par l état sont absent parce qu ils craignent pour leurs sécurité dans la zone. 2.8. PROTECTION Pas de cas de violence sexuelle rapportée à l'équipe d'évaluation. Par contre, il y a des soupçons de violence basée sur le genre (GBV). Selon les autorités locales et le représentant de DRC de Nana Bakassa, les cas de GBV sont courants dans la zone. Il a été confirmé par les chefs des villages, à l équipe d évaluation, la présence des enfants non accompagnée (ENA) dans les familles élargies et les sympathisantes suite à la crise. 11
ANNEXE 1. MÉTHODOLOGIE D ÉVALUATION L évaluation multisectorielle RRM est basée sur une étude des vulnérabilités des populations touchées par un choc. Différents modules permettent de collectées les données nécessaires la compréhension des dynamiques locales, à l identification des populations en situation de vulnérabilité aigüe et à la préparation à des réponses d urgence. Données de base : Des groupes de discussion et des entretiens individuels sont effectués avec les autorités administratives, sanitaires, éducatives et autre informateurs préférentiels. L équipe effectue un débriefing pour confirmer certaines assertions et approfondir l analyse globale du contexte de la zone. Structure de santé : Des données sont recueillies pour chaque aire de santé qui dessert la zone enquêtée à partir de la formation sanitaire de référence. Malheureusement aucune donnée n est disponible pendant le passage de l équipe d évaluation. Ecole : les écoles de la zone évaluées sont visitées et des entretiens individuels ont lieu avec des informateurs clés pour recueillir des données sur le nombre d enfants inscrits et sur les conditions d enseignements. EAH : Tous les points d eau de la zone évaluée sont répertoriés ainsi que les caractéristiques techniques de chacun. Enquête ménage : 93 questionnaires sont administrés auprès des ménages déplacés pour collecter des données quantitatives sur des indicateurs EAH, Abri et NFI et Sécurité alimentaire et moyens d existence. 12
ANNEXE 2. DONNÉES POINTS D EAU Tableau. Données EAH Localisation forage du Etat du point d eau Type point d eau de Pop. utilisant le forage Estimation débit (L/min) Coordonnées GPS Bowara / Gounvah Non fonctionnel Forage IM 2 350 NA 07 10'13.12'' N 017 23 '1.37''E Bowara / Bouansala Fonctionnel Forage IM 2 400 ND 07 10'13.34'' N 017 23'8.87'' E Bowara / Boyimbo Non fonctionnel Forage IM 2 300 NA 07 10'9.37'' N 017 23'19.28'' E Lat. Long. ANNEXE 3. DONNÉES EDUCATION Tableau. Données Education Localisation de la structure Nom de la structure Type de structure Nombre de salle de classe Nombre de salle de classe endommagée Structure occupée par des hommes en armes Bowara Ecole mixte de Bowara Public 1 3 NON 13