MERCREDI 20 SEPTEMBRE 2006 PARIS - MERCREDI 20 SEPTEMBRE 2006 - ESPACE TAJAN



Documents pareils
Bureaux de Luxe : Bureaux de Direction

Un état descriptif de 1776 nous permet de mesurer la qualité de la conservation du bâtiment conçu par Mathurin Cherpitel.

Serrurier-Bovy Masterworks, d une collection

Médaillon rond à décor d une majolique italienne représentant une scène guerrière antique D.20

JEUDI 12 JUIN 2003 PARIS - JEUDI 12 JUIN FOUR SEASONS HOTEL, GEORGE V

VENTE DE PRESTIGE D ART DECO. 28 mai 2013

L'ENTREPRISE À L'ŒUVRE

Le château de Versailles Architecture et décors extérieurs

200 fleurettes Pds 5 g (NP 368/8) 4 47 Bague or jaune ornée d une topaze bleue Pds 3,48 g (NP

PARIS - MERCREDI 29 NOVEMBRE ESPACE TAJAN

RESTAURATION DU SALON D ANGLE APPARTEMENT DU PAPE DOSSIER DE MÉCÉNAT

SOMMAIRE. Des dallages de caractère pour des piscines très exclusives RUSTIQUE BULLÉE 04 ABBAYE 12 PIERRE DU LOT 10 COLLÉGIALE 16

9. Ornements pour cabinets

L EUROPE ART NOUVEAU

Succès de la collection du mobilier personnel de Peder Moos

Résultat de la vente du 08/02/2005 Paris Drouot salle 16

La vie de cour au château de Versailles avant la Révolution Française (1789)

800/ / / / / / / /800

TABLEAUX ANCIENS ET du XIX e SIECLE MOBILIER et OBJETS D ART TAPIS ET TAPISSERIE. Provenant d une propriété de Bretagne et à divers

Inventaire 2015 de la Cdec Centre-Nord

IMPORTANTE VENTE PUBLIQUE CATALOGUEE D ANTIQUITES ET D OBJETS D ART

LES ESCALIERS. Les mots de l escalier

Revue de presse MARS (14/03/14) NC. Meljac habille l hôtel Félicien. Lampe Opéra Ambre tissée - MELJAC

MIRABEAU-SALLE à MANGER- DE COENE FRERES-COURTRAI-RENGGER & GRUNFELDER-TOURNAI A VENDRE-RAPPORT-FRANCAIS

Bas-reliefs Statues, Torses & Bustes

Madame Elisabeth 27 avril > 21 juillet 2013 Domaine de Madame Elisabeth 73, avenue de Paris Versailles

ART NOUVEAU, ART DECO

LES MOSAIQUES DU CREDIT AGRICOLE

Extrait du catalogue

SAINT-LUC TOURNAI ÉBÉNISTERIE. Enseignement Secondaire Professionnel

line desk multi desk system desk

Tête féminine, dîte "Tête Warren". Marbre de Paros Museum of Fine Arts, Boston. Boston

réf En plastique argent.

Chambord. Séminaires & réceptions

Conseils déco express Comment éclairer une pièce, décorer vos murs, habiller vos fenêtres?

Chariots à livres Schulz. Chariots de transport Chariots dessertes Chariots de poste de travail Système pour retour de documents QUALITY IN DETAIL

Banques de prêt Exemples avec prix indicatifs 2012/04

un certain recouvrement Michaële Andrea Schatt Parc du palais de Compiègne

Technique de la peinture

FORMULAIRE DE REPONSE

[HDA HDA] La Statue de la Liberté au Musée des arts et métiers NOM : PRENOM : Source photo : wikipedia.org. Parcours élève CORRIGE

un chapeau claque en soie noire de Maison G. Benoist à Nantes présenté dans sa boîte d origine A 2 un sac à main en croco marron 40/50

Manuscrits du Moyen Age

ACCORD DES ADJECTIFS DE COULEUR Exercice d introduction

LES MENUISERIES INTÉRIEURES

Catalogue de location

wor w k or i k ng essen ss ti en al ti s al France 2014

Histoire du pinceau et de la brosse

Grilles de défense - Garde-corps - Balcons - Portails et clôtures Oeil de boeuf - Marquise - Barres d appui - Mains courantes - Etendoir - Grilles

Jeudi 6 décembre 2012

PROGRAMME CARÉA. Guide d utilisation : pages 4 et 5 Index technique (sur demande)

Travailler. Musée des Arts décoratifs - 39 rue Bouffard Bordeaux Tel : musad@mairie-bordeaux.fr - bordeaux.

6-11 escaliers & metal_4 2 21/10/11 9:35 Page 6

Liste des résultats de vente 15/02/2014

CLASSE : : : ; : : : : LA LIBERTE GUIDANT LE PEUPLE EUGENE DELACROIX

Assurance Habitation Grande Demeure

Des espaces prestigieux pour des instants magiques

Gamme de bureaux temptation four

DW.AD. Foundations. GLOBALContract

PA R I S - V E N D R E D I 1 9 O C T O B R E H Ô T E L D R O U O T

DIMANCHE 19 JUILLET A 15 H CATALOGUE

Musée des Arts décoratifs de Bordeaux

Le Château de Kerjean est classé monument historique

1750 : INAUGURATION DU MUSÉE DU LUXEMBOURG, PREMIER MUSÉE OUVERT AU PUBLIC

Nouvelle Vague. Design et direction artistique : Emmanuel Gallina

L Echelle Européenne. marque! Une gamme de produits complète pensée pour répondre aux exigences de l utilisateur et des normes européennes.

H O TE L DE BO U RG TH E RO U LD E RO U E N. C 1o m m i s s a i r e - P r i s e u r

ERIC FRECHON. La cuisine pour un vélo, cela semble bien surprenant. Et pourtant, c est bien pour cela qu Eric Frechon est arrivé aux fourneaux.

Un concentré de résistance...tout en beauté!

take off MOBILIER AUTOPORTANT

les Afin Louvre, qui en centre ou cartels. accueillir leurs l éclairage XIX d accrochage, sont

les escaliers La pose Guide d installation pour bricoleurs Préparation des outils Prêt à installer Moulé à votre style de vie

Peintre décorateur. Formation qualifiante de

Audience. 2. Le contenu de la gamme. Depuis Les plateaux La structure Le piétement Les meubles de complément

Maison, actuellement bureaux

AMENAGEMENT DE LABORATOIRE

art nouveau et art deco

El Tres de Mayo, GOYA

LIVRET DE VISITE. Autoportraits du musée d. musée des beaux-arts. place Stanislas

Huygens et le ressort spiral Fiche professeur

Tables. Tables individuelles réglables en hauteur manuellement

Parmi les produits haut de gamme de la Collection. Avenue, CLIO se distingue par ses lignes à la fois

VENTE AUX ENCHERES SILENCIEUSE DE OCTOBRE 2013 ou vente sur offres

Conçu pour plaire. à tout le monde... sauf aux cambrioleurs! BLOC-PORTE BLINDÉ FORGES G 372 CERTIFIÉ BP 2

Crédit photo : Troyes Expo Cube

Mairie de Calvisson Grand rue. & Vignerons Propriétaires Associés Route de la Cave

LA BANQUE NATIONALE DE SERBIE EXPRIME SES REMERCIEMENTS À LA BANQUE DE FRANCE POUR LES COPIES DE DOCUMENTS D ARCHIVES

Musée Jacquemart-André

EVOLUTION DE LA COCCINELLE

Venez tourner aux Gobelins

DRACULA (RESURRECTION)

art BELGE art deco Lundi 14 octobre 2013 Forum du Grand Sablon

AGORA 2014 Appel à idées Habiter les toits à Bordeaux Et pour compléter

COLLECTION D UN AMATEUR

Les Éditions du patrimoine présentent La tenture de l Apocalypse d Angers Collection «Sensitinéraires»

huile sur bois 67 x 49 cm Origine : Renaissance

du 24 janvier au 1er février 2015

Expositions publiques à l Hôtel Drouot mardi 9 octobre 2012 de 11H00 à 18H00 mercredi 10 octobre 2012 de 11H00 à 12H00

#46 DESIGN ARCHITECTURE UNE CULTURE //

Transcription:

MERCREDI 20 SEPTEMBRE 2006 175 PARIS - MERCREDI 20 SEPTEMBRE 2006 - ESPACE TAJAN E T

LA GLOIRE DES ARTS DÉCORATIFS DE LOUIS XIV À NOS JOURS

EXPERTS POUR LE XX e SIÈCLE JEAN-JACQUES WATTEL +33 1 53 30 30 58 wattel-jj@tajan.com POUR LE MOBILIER ET OBJETS D ART CABINET LE FUEL ET DE L ESPÉE ROLAND DE L ESPÉE MARIE DE LA CHEVARDIÈRE 14, RUE DROUOT 75009 PARIS +33 1 42 46 10 46 - +33 1 48 00 90 98 (FAX) lefueldelespee@wanadoo.fr LA GLOIRE DES ARTS DÉCORATIFS DE LOUIS XIV À NOS JOURS MERCREDI 20 SEPTEMBRE 2006 À 19 HEURES ESPACE TAJAN 37 RUE DES MATHURINS 75008 PARIS JACQUES SAINT BRIS 66, AVENUE HENRI MARTIN 75016 PARIS +33 1 45 04 40 24 - +33 1 45 04 24 25 (FAX) POUR LES TABLEAUX ANCIENS CABINET ÉRIC TURQUIN CHANTAL MAUDUIT - PIERRE ÉTIENNE 69, RUE SAINTE-ANNE 75002 PARIS +33 1 47 03 48 78 - +33 1 42 60 59 32 (FAX) eric.turquin@turquin.fr chantal.mauduit@turquin.fr pierre.etienne@turquin.fr www.turquin.fr EXPOSITIONS CONTACT ART DÉCO ESPACE TAJAN 37 RUE DES MATHURINS 75008 PARIS DU JEUDI 7 AU MARDI 19 SEPTEMBRE 2006 DE 10 À 18 HEURES OUVERT LE SAMEDI 16 ET DIMANCHE 17 SEPTEMBRE 2006 DE 11 À 18 HEURES FERMÉ LE SAMEDI 9 ET DIMANCHE 10 SEPTEMBRE 2006 LORRAINE AUBERT +33 1 53 30 30 86 aubert-l@tajan.com POUR LES CÉRAMIQUES GEORGES ET LOUIS LEFEBVRE 24, RUE DU BAC 75007 PARIS +33 1 42 61 18 40 - +33 1 42 86 91 58 (FAX) POUR LA HAUTE ÉPOQUE CHRISTIAN RAUD 19, RUE VICTOR MASSÉ 75009 PARIS +33 1 48 78 16 90 POUR L ORFÈVRERIE CHANTAL BEAUVOIS 85, BOULEVARD MALESHERBES 75008 PARIS +33 1 53 04 90 74 cbeauvois@baillebeauvois.com JEAN-JACQUES WATTEL a décrit les lots : 1 à 5, 7, 8, 12 à 14, 17, 18 à 31, 33 à 35, 37 à 39, 46 à 56, 59, 60, 62, 63, 65, 76 à 85, 87 à 91, 93 à 101, 103, 105 à 115, 117, 122 à 137, 139 à 157, 160 et 161. LE CABINET LE FUEL ET DE L ESPÉE a décrit les lots : 36, 41,42, 57, 61, 64, 67, 69, 71, 72, 73, 92, 102, 104. JACQUES SAINT BRIS a décrit les lots : 6, 9, 11, 16, 32, 40, 43, 44, 58, 66, 70, 74, 86, 118, 119, 138, 158, 159. LE CABINET ÉRIC TURQUIN a décrit les lots : 10,45, 75, 112, 116. GEORGES ET LOUIS LEFEBVRE ont décrit les lots : 120 et 121. CHRISTIAN RAUD a décrit le lot : 15. CHANTAL BEAUVOIS a décrit le lot : 68. Des renseignements détaillés concernant les lots décrits par M. Roland de L Espée et Mme Marie de la Chevardière sont à la disposition de ceux qui en font la demande pendant la durée de l exposition et de la vente. TAJAN 37 RUE DES MATHURINS F-75008 PARIS +33 1 53 30 30 30 +33 1 53 30 30 12 fax www.tajan.com MARIE-CÉCILE MICHEL +33 1 53 30 30 64 michel-mc@tajan.com CONTACT MOBILIER - OBJETS D ART WILFRID CAZO +33 1 53 30 30 21 cazo-w@tajan.com CONTACT CÉRAMIQUE ET HAUTE ÉPOQUE SANDRINE CROCHAT +33 1 53 30 30 84 crochat-s@tajan.com CONTACT TABLEAUX ANCIENS THADDÉE PRATE +33 1 53 30 30 47 prate-t@tajan.com COMMISSAIRE-PRISEUR HABILITÉ WILFRID CAZO TAJAN S.A. SOCIÉTÉ ANONYME AGRÉÉE EN DATE DU 7 NOVEMBRE 2001 SOUS LE N 2001-006. N RCS PARIS B 398 182 295

A cette date, le 20 Septembre 2006, en suivant d une semaine la réouverture du Musée des Arts Décoratifs à Paris, dans l aile droite du Louvre, il nous a paru important que la maison de ventes Tajan qui, grâce à ses spécificités, permet depuis de nombreuses années de contribuer au rayonnement des Arts Décoratifs, puisse présenter une vente de prestige ayant pour thème les Arts Décoratifs du XVII e siècle à nos jours. Cette vente, conçue dans un esprit de filiation entre les mobiliers du XVIII e siècle et ceux du XX e siècle, tout en évoquant les inspirations des écoles étrangères, met en évidence, à travers les quelques pièces présentées, la grande qualité du mobilier français, témoin impartial de l excellence de nos métiers d art. Ainsi mises en lumière, les complicités peuvent s affirmer, les créations d époques diverses peuvent alors cohabiter pour constituer un univers homogène et harmonieux voué à l expression de l élégance. La richesse de cette vente en mobilier néoclassique ou de style rocaille, réalisations principalement dues aux deux grands décorateurs André Arbus et Gilbert Poillerat, est très largement le fruit d une collection de haut niveau assemblée avec passion et rigueur. L apparente facilité d une telle réunion ainsi présentée, ne saurait occulter la qualité des choix ou la rareté des pièces proposées, parfois uniques, ce sont ces mêmes créations qui ont illustré en situation de fleurons, les monographies consacrées à ces artistes. Jean-Jacques Wattel Propos L œuvre d André Arbus, architecte décorateur, et celle de Gilbert Poillerat, ornemaniste dévolu à la ferronnerie, illustrent parfaitement et à un grand niveau d excellence, l une des tendances majeures de l art décoratif français, qu il est convenu d appeler aujourd hui le style 40. Les jeunes créateurs de cette époque entendent rompre avec «la froideur de la caisse à savon» des modernistes et retrouver la magie de l ébénisterie savante qui fait notre gloire depuis le XVII e siècle. Ce qui importe à leurs yeux, c est la beauté des proportions et des volumes, la noblesse des matériaux et bien sûr une qualité d exécution qui porte en elle-même la marque indéfectible de l homme. Puissantes et sensibles, les créations d Arbus et de Poillerat sont non seulement des grands moments de l art français mais aussi ceux d un humanisme qui tend à disparaître devant les assauts et les mirages de la société postindustrielle. Dans sa préface au livre sur Gilbert Poillerat, en 1992, Karl Lagerfeld écrit «Avec l œuvre de Gilbert Poillerat, on retrouve dans la première partie du XX e siècle une inspiration à la fois baroque et néo-classique Capter une chose aussi légère que l esprit d une époque dans une matière aussi rigide que le fer et le bronze est déjà une performance. J ai la chance de posséder quelques belles pièces importantes de Poillerat. Je les aime autant mes meubles XVIII e siècle Poillerat représente avec Brandt et Rateau un des maillons les plus influents de la chaîne prestigieuse de l art du fer forgé au XX e siècle.» Patrick Favardin Nous remercions, pour leur collaboration, Messieurs Didier Poillerat, Michel Caussimon, et Yves Gastou qui ont bien voulu nous confirmer l authenticité des œuvres de Gilbert Poillerat et André Arbus. 5

1 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Exceptionnelle double paire de grilles d entrée en fer battu. Chaque vantail en fer battu de large section abrite quatre montants évasés se terminant à la base par des pointes dorées et au sommet par des flammes dorées soulignées par des frises de lambrequins et des sphères dorées. CHAQUE DOUBLE VANTAIL. HAUT. 230 CM - LARG. 150 CM 30 000/40 000 Collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 239. 6 7

2 JEAN-CHARLES MOREUX (1889-1956) Console néo-classique, circa 1935, en chêne, piétement formé de quatre colonnes doriques s élevant d une structure en «H», le plateau principal est orné de quatre tableaux, deux rallonges permettent de former deux tableaux supplémentaires. HAUT. 75 CM - LONG. FERMÉE : 150 CM - OUVERTE : 239 CM - PROF. 64,5 CM 16 000/22 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. Susan Day, «Jean-Charles Moreux, architecte-décorateur-paysagiste», Norma Éditions, Paris, 1999, modèle reproduit p. 108. 3 JEAN-CHARLES MOREUX (1889-1956) Paire de fauteuils bas pliants de goût antique en fer battu à patine anthracite, piétement latéral en double arcature inversée. Rotule centrale agrémentée d un soleil. dossier formant rinceaux souples, assise formée de larges chaînes, dossier couronné par une palmette centrale de teinte verte. HAUT. 75 CM - LARG. 53 CM - PROF. 68 CM 10 000/13 000 PROVENANCE: Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. Bruno Foucart et Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Paris, Norma, 1998, modèle reproduit p. 146. Susan Day, «Jean-Charles Moreux, architecte décorateur-paysagiste», Paris, Norma, 1999, modèle reproduit p. 288. 8 9

4 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Paire de grandes torchères en fer battu, platine murale circulaire soulignée d une cordelière dorée, fût conique se terminant par des flammes. HAUT. 53 CM 5 000/7 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 190. 5 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Table néo-classique en fer battu brossé, patine anthracite, piétement gaine fuselé à la partie inférieure, sur sabots carrés, entretoise formant large «H» à insertion baguée en ressaut sur le piétement. Plateau bordé en pourtour d un large jonc en fer battu. Plateau en marbre blanc veiné de gris et de bordeaux. HAUT. 75 CM - LARG. 92,5 CM - LONG. 184,5 CM 15 000/20 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 10 11

6 ENCRIER De forme oblongue en bronze à patine brune et bronze ciselé et doré, de frises de godrons, mufles de lions ou griffes. La base rectangulaire en marbre rouge royal. XIX e siècle. (quelques manques, usures à la dorure et petits éclats au marbre). HAUT. 12,5 CM - LARG. 28,5 CM - PROF. 15 CM 4 000/5 000 7 JEAN-CHARLES MOREUX (1889-1956) Table basse néo-classique en fer battu. Piétement latéral formant double arcature. Sabots d équidés à la base et têtes de chevaux soutenant la ceinture. L entretoise, formée d une barre de fer de section carrée, maintient latéralement deux larges crochets plats. Plateau bordé d un jonc à ressaut formé d un marbre noir jaspé de gris. HAUT. 44,5 CM - LONG. 103,2 CM - PROF. 55 CM 5 000/7 000 Collection particulière. Sera vendue avec faculté de réunion avec le lot suivant. 12 13

8 JEAN-CHARLES MOREUX (1889-1956) Table basse néo-classique en fer battu. Piétement latéral formant double arcature. Sabots d équidés à la base et têtes de chevaux soutenant la ceinture. L entretoise en cordelière maintient latéralement deux larges crochets plats. Plateau bordé d un jonc à ressaut muni d une dalle de verre translucide. HAUT. 42 CM - LONG. 103,2 CM - PROF. 55 CM 5 000/7 000 Collection particulière. Sera vendue avec faculté de réunion avec le lot précédent. 9 GROUPE En bronze à patine brune représentant le Laocoon. XIX e siècle dans le style du XVII e siècle. (fêlure à un bras). HAUT. 69 CM - LARG. 53 CM - PROF. 19 CM 12 000/15 000 14 15

10 ÉCOLE FRANÇAISE VERS 1680, SUIVEUR DE NICOLAS DE LARGILLIÈRE PORTRAIT DE LA DUCHESSE DE BOURGOGNE PORTRAIT PRÉSUMÉ DU GRAND DAUPHIN Paire de toiles de forme ovale, le portrait présumé du Grand Dauphin est sur sa toile d origine 40 X 31 CM Cadres en chêne sculpté et doré d époque Louis XIV. la paire : 4 000/6 000 11 PAIRE DE STATUES En bronze à patine brune représentant des king Charles. Les montures en bronze ciselé et doré à fonds amatis. Elles sont ciselées de rosaces et tors de ruban à perles. Fin du XVIII e siècle. (quelques petits accidents et usures à la dorure). HAUT. 24 CM - LARG. 23,5 CM - PROF. 13,5 CM 20 000/25 000 16 17

12 E. CLAIR GUYOT & GIEN Très important vase balustre en faïence à décor de grandes orchidées encadrant le visage d une jeune femme à longue chevelure dans le goût symboliste. Émaux polychromes, fond vert, turquoise et bleu. Signature manuscrite émaillée «A ma fille chérie, E. Clair Guyot». (quelques petits éclats). HAUT. 98,5 CM 18 000/25 000 13 THÉODORE DECK (1823-1891) & ERNEST CARRIERE Importante paire de plats circulaires en faïence, sur talon, émaux polychromes sur fond turquoise. L un à décor d un coq, d une poule et de poussins, l autre à décor d une cane colvert, de trois cannetons et d un autre canard dans le lointain. Encadrement en bois découpé de style Louis XIII, rehauts dorés. Signatures d un cachet en creux «Th. Deck» et d un profil de l artiste «Théodore Deck céramiste». DIAM. 60 CM 20 000/30 000 Jean-Claude Renard, «Faïences de Gien : une technique, un art de vivre, une légende», A. Sutton, 2001, modèle reproduit p. 66. 18 19

14 JEAN-MAURICE ROTHSCHILD (1902-1998) Importante table basse hexagonale à piétement fuselé orné d enroulements formant chapiteaux ; sabots et entretoise en bronze doré, cabochon central. Plateau réalisé en marqueterie d acajou, palissandre, ébène et bois exotique à décor central d une importante rose des vents. HAUT. 50 CM - PLATEAU. 101 X 101 CM 12 000/15 000 15 CABINET FRANÇAIS DU XVII E SIÈCLE. Ce meuble très architecturé se compose d un cabinet reposant sur un piétement à sept pieds en colonnes torses surmontés d un long tiroir sculpté. Le cabinet s ouvre en façade par douze tiroirs entourant deux portes qui, ouvertes, découvrent un très beau «théâtre» à effet d optique grâce à des miroirs sur tous les cotés. L extérieur du meuble est plaqué de ronce et de loupe de noyer alors que les tiroirs sont encadrés de moulures en bois noirci. Chacun des tiroirs porte en son centre une entrée de serrure rapportée en bronze verni et celui du centre en partie supérieure deux amours portant des palmes. Les deux montants sont surmontés de chutes de fruits et de fleurs en bronze également. Les deux portes ouvrent sur un monde différent accentué par l intérieur des portes décorées de perspective et la forme se rétrécissant vers le fond du théâtre. Sur trois cotés neuf tiroirs sont ornés de motifs géométriques. Le panneau du fond, orné d un arbre peut coulisser sur la droite et découvrir trois tiroirs secrets. Les bois utilisés pour ces décors marquetés sont du palissandre, du noyer, du poirier, et du citronnier. Les cotés du cabinet portent le même effet d architecture en plein cintre, en noyer teinté de différentes couleurs. Le piétement en noyer est constitué d éléments anciens. Les miroirs du théâtre sont fêlés et il manque les serrures de certains tiroirs. Quelques accidents et réparations. Les fonçures sont en noyer. Ile de France ou Dauphiné, première partie du XVII e siècle. CABINET. HAUT. 92 CM - LARG. 136 CM - PROF. 46 CM PIÉTEMENT. HAUT. 86 CM - LARG. 140 CM - PROF. 59 CM 18 000/25 000 20 21

16 ÉCRAN DE FOYER De forme mouvementée en bois naturel sculpté à décor ajouré de coquilles, rocailles, feuilles d acanthe et enroulements. Il repose sur quatre patins. Époque Régence. (quelques accidents et restaurations). La feuille en tapisserie au point et au point de Saint-Cyr à décor d arbuste fleuri sur un contrefond de rinceaux feuillagés et feuilles d acanthe. XVIII e et XIX e siècle (usures et restaurations). HAUT. 118 CM - LARG. 92 CM - PROF. 47 CM 3 500/5 000 17 JACQUES ADNET (1900-1984) Paire de chenets en bronze patiné, métal, chrome et fer forgé. Porte-bûches amovible. Circa 1935. HAUT. 25,5 CM - LONG. 54 CM 10 000/12 000 22 23

18 GASTON SUISSE (1896-1988) Grande table basse rectangulaire, 1928, en laque de Chine noire. Pieds massifs à large découpe triangulaire. Plateau orné d une composition géométrique rythmée formée de carrés, filets, rectangles et courbes. Incrustation de coquille d œufs, laque d or arrachée, laque sang-de-bœuf, damier de feuilles d or usées sur gouttes de laque rapportée. Signée en laque rouge «G. Suisse» sous le plateau à l intérieur de la ceinture. Pièce unique. HAUT. 37,2 CM - LONG. 100 CM - LARG. 65 CM 70 000/90 000 Conservée dans la famille depuis son acquisition par le grand-père de l actuel propriétaire. EXPOSITION : Galerie Armand Drouant, Paris VI e 11 janvier 1929., meubles et objets laqués de Gaston Suisse, du 15 décembre 1928 au 24 25

19 PAUL DUPRÉ-LAFON (1900-1971) Table basse à système, en placage d ébène verni, la structure latérale légèrement tronconique repose sur des cylindres formant roulettes, chromées aux extrémités, chaque panneau montant est décaissé de larges joncs en ressaut et présente quatre disques chromés. l intérieur est formé de deux séries de deux cylindres chromés accueillant deux plateaux superposés mobiles. Une paire de tasseaux mobiles permet de relier les deux plateaux afin de former un large plateau supérieur. HAUT. 57,5 CM - LONG. 104 CM - LARG. 50 CM 90 000/100 000 Collection particulière, France. Thierry Couvrat - Desvergnes. «Paul Dupré-Lafon, décorateur des millionnaires», Éditions de l Amateur, Paris 1990, modèle reproduit pp. 62 et 90. 26 27

21 JEAN-MICHEL FRANK (1895-1941) Table basse circulaire, circa 1932, épais plateau formant disque, l'ensemble gainé de marqueterie de paille formant motif radiant sur le plateau, reposant sur quatre pieds de section carrée. Numérotée 5014 sous le plateau. HAUT. 40,5 CM - DIAM. 60 CM 35 000/40 000 Léopold Diego Sanchez, «Jean-Michel Frank», Editions du regard, Paris, 1997, variantes reproduites pp. 204-254. 20 PAUL DUPRÉ-LAFON (1900-1971) Guéridon néo-classique en merisier, circa 1940. Le plateau circulaire en marbre beige repose sur une ceinture inférieure circulaire, trois pieds de section carrée, couronnés d'un chapiteau en bronze doré réunis par une entretoise croisée, surmontée d'une sphère centrale en merisier, soutenue par un élément en bronze doré formé d'une hampe s'élevant d'un disque. HAUT. 48 CM - DIAM. 80 CM 15 000/20 000 Collection particulière, France. Thierry Couvrat-Desvergnes «Paul Dupré-Lafon, décorateurs des millionnaires», Editions de l'amateur, 1990, variante en métal reproduite p. 191. 28 29

22 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Paire de lampadaires en fer battu, piétement quadripode à ressaut reposant sur de larges pastilles dorées, hampe principale torsadée, baguée à la base d un motif circulaire cannelé et d un cylindre découpé, deux corolles inversées au sommet soulignées par une sphère ajourée et torsadée, patine noire rougeâtre et rehauts ors. HAUT. 153,5 CM 12 000/18 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 23 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Paire de guéridons en fer battu, piétement tripode formé de flèches entrecroisées, les pointes et les plumes sont en métal doublé, trois sphères soutiennent le plateau, triple bague centrale, rehauts dorés, le plateau circulaire est bordé d une galerie formant une succession d arcatures, plateaux en miroirs. HAUT. 53,5 CM - DIAM. 37,5 CM 18 000/25 000 Collection particulière. Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Paris, Norma, 2003, modèle reproduit pp. 234 et 235. 30 31

25 LUCIEN ROLLIN (1906-1993) & GILBERT POILLERAT (1902-1988) Paire de fauteuils néo-classiques, circa 1948, en merisier à piétement galbé se terminant par une légère crosse vers l arrière, piétement avant gaine. sabots en bronze doré quadrillés et chapiteaux sous la ceinture. Assise trapézoïdale. Dauphins en bois doré formant supports d accotoirs, accotoirs mouvementés souples. Recouverts d un Whipcord beige. HAUT. 105 CM - LARG. 61 CM - PROF. 64 CM 25 000/35 000 24 LUCIEN ROLLIN (1906-1993) & GILBERT POILLERAT (1902-1988) Suite de quatre chaises néo-classiques, circa 1928, en merisier à piétement galbé se terminant par une légère crosse vers l arrière, piétement avant gaine. sabots en bronze doré quadrillés et chapiteaux sous la ceinture. Assise trapézoïdale. Recouvertes d un Whipcord beige. HAUT. 101 CM - LARG. 46 CM - PROF. 46 CM 10 000/15 000 Ancienne collection Lucien Rollin. Sera vendue avec faculté de réunion avec le lot suivant. Ancienne collection Lucien Rollin. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan Éditeur, Paris 1992, modèle similaire reproduit p. 168. Bruno Foucart et Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Paris, Norma, 1998, modèle similaire reproduit p. 250. Sera vendue avec faculté de réunion avec le lot précédent. 32 33

26 BAGUÈS Paire de girandoles, structure en métal doré et cristal présentant chacune un vase stylisé, deux lumières latérales, à bras ornés se terminant par des pampilles. Obélisque central cannelé supportant une résille maintenant une chute de cercles ornés de pampilles. HAUT 64,5 CM - LARG. 33 CM 4 000/6 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 27 JEAN MAYODON (1893-1967) & RAYMOND SUBES (1893-1970) Vase cratère en porcelaine sur piédouche, bague en bronze cannelée maintenant la base. Décor antique de bacchanales, émail or sur fond blanc. Signature manuscrite émaillée «M Sèvres». HAUT. 33 CM - DIAM. 28,5 CM 12 000/15 000 PROVENANCE: Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 34 35

28 GILBERT POILLERAT (1902-1988) & MAX INGRAND Paire d appliques en fer battu, patine dorée, à quatre lumières, soutenues par des bras à stylisation végétale, motif floral à la base soutenant un grand cabochon ovale orné de cordelières et passementerie au sommet, miroir sorcière en verre églomisé à décor étoilé rayonnant souligné de flammes au centre. HAUT. 64 CM - LARG. 57 CM - PROF. 29 CM 25 000/35 000 Collection particulière Ancienne collection Roederer. Célèbre maison de champagne fondée en 1776 à Reims (France). François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 173. Sera vendue avec faculté de réunion avec les deux lots suivants. 36 37

29 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Importante console, circa 1946, à deux pieds formant volutes, ornés de motifs de feuilles d eau, s élevant à la base de deux lames mouvementées reposant à la base sur deux larges pastilles ovales, au centre grand motif d entrelacs d où s élancent deux grandes volutes et feuilles d eau latérales reliées par des cordelières présentant des motifs de passementerie sur les côtés. Plateau en marbre Portor. HAUT. 88 CM - LONG. 203 CM - PROF. 45 CM 50 000/70 000 Ancienne collection Roederer. Célèbre maison de champagne fondée en 1776 à Reims (France). François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit pp. 122 et 123. Bruno Foucart et Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Paris, Norma, 1998, modèle reproduit p. 200. Sera vendue avec faculté de réunion avec le lot précédent et le lot suivant. 38 39

30 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Guéridon circulaire en fer battu, piétement quadripode formé de larges volutes doublées de feuilles d eau soutenant la ceinture basse, entretoise formée de quatre volutes maintenues par des cordelières, avec au centre un haut bouton floral. Plateau en marbre Portor festonné en pourtour. HAUT. 57 CM 25 000/35 000 On y joint le dessin préparatoire. Collection particlulière. Ancienne collection Roederer. Célèbre maison de champagne fondée en 1776 à Reims (France). François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit pp. 121 et 122. Sera vendue avec faculté de réunion avec les deux lots précédents. 40 41

32 BUREAU PLAT De forme mouvementée en placage de bois de rose et marqueterie de branchages fleuris en sycomore et bois teinté vert dans des encadrements de bois de violette, filets d amarante et filets de buis. Il ouvre à trois tiroirs, l un d entre eux formant écritoire et présente deux petits tiroirs sur les côtés. Estampillé JB TUART. Époque Louis XV. (quelques accidents, manques et restaurations). Ornements de bronze ciselé à rocailles et feuillages. HAUT. 85 CM - LARG. 131 CM - PROF. 77 CM 35 000/40 000 Jean Baptiste TUART, ébéniste à Paris, reçu Maître le 1 er Février 1741. 31 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Paire de candélabres en fer battu, base à quatre rinceaux, hampe centrale supérieure ornée de motifs floraux stylisés, lumière entourée d une cage et surmontée d une flamme supérieure en ronde-bosse. HAUT. 57,5 CM 10 000/12 000 Collection particulière. Bruno Foucart et Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Norma Éditions, Paris, 1998, modèle reproduit p. 209. 43 42

33 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Grande banquette en chêne néo-classique à six pieds gaines. Ceinture bandeau bordée de larges ressauts. Recouverte d une toile grège en coton et soie. HAUT. 45 CM - LONG. 152 CM - PROF. 72 CM 6 000/8 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 34 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Élégant guéridon tripode en citronnier, circa 1936. Les pieds galbés forment crosses au niveau de l entablement, ces crosses sont munies d anneaux ovales en ivoire, tablette d entretoise bordée de découpes en arc de cercle et rehaussée d un jonc en ressaut en pourtour, plateau circulaire à un tiroir en ceinture, prise sphérique en ivoire, placage radiant au centre du plateau, bordé en pourtour d un jonc en ressaut. HAUT. 58 CM - DIAM. 52 CM 12 000/16 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. Yvonne Bruhnammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Norma Éditions, Paris 2003, modèle reproduit p. 107. 44 45

35 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Grand bureau plat néo-classique en poirier à huit pieds gaines s élevant de sabots en bronze doré sur tableaux en ressaut. Chapiteaux en bois formant ressauts à la base de la ceinture. Ceinture animée de pilastres en ressauts ornés au centre de plaques de bronze doré. Ouvre à deux tiroirs latéraux. Plateau ceinturé d un large bandeau en bronze à deux ressauts, recouvert de cuir beige frappé d une frise géométrique en pourtour. On y joint son fauteuil néo-classique en merisier à piétement avant gaine s élevant d un plateau en bronze doré, supports d accotoirs formés d un motif bobine surmonté d un obélisque, l arrière des accotoirs rejoint le dossier en formant double volute sculptée. BUREAU. HAUT. 74,8 CM - LONG. 200 CM - PROF. 80 CM. FAUTEUIL. HAUT. 87 CM - LARG. 69 CM - PROF. 54 CM 45 000/65 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Norma Éditions, Paris, 1996, modèle reproduit p. 315. Bruno Foucart, Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Norma Éditions, Paris, 1998, modèle reproduit p. 86. 46 47

36 MEUBLE À HAUTEUR D APPUI De forme rectangulaire légèrement cintré en façade, en placage d amarante satiné et bois teinté marqueté de filets. Il ouvre à un tiroir en ceinture formant écritoire comportant un encrier et deux godets en bronze doré. Il présente deux rideaux coulissants démasquant quatre tiroirs et deux casiers. Les montants à pans coupés reposent sur des pieds cambrés. Riche décoration de bronzes ciselés et redorés tels que : chutes à guirlandes de laurier, frises d asperges, frises de postes. Dessus de marbre brèche d Alep. Estampillé L. PERIDIEZ. Époque Transition Louis XV - Louis XVI. (quelques restaurations) HAUT. 80 CM - LARG. 65 CM - PROF. 37,5 CM 250 000/350 000 Louis Péridiez, né en 1731, est le fils de Brice et le frère de Gérard, tous deux ébénistes. Il débute comme compagnon chez Nocard près de la rue de Charenton et épouse Michèle Joubert, fille de l ébéniste du Roi Pierre Joubert. Reçu maître en 1764, il s établit rue du Faubourg Saint-Antoine. Parallèlement, il s engage dans les Gardes- Françaises, corps de soldats d élite destiné à la protection du Roi. Vers 1733, il cesse brutalement son activité et disparaît pour échapper à ses créanciers. Il est à nouveau mentionné, quelques années plus tard, possédant un atelier à Choisy-le-Roi, où réside sa belle-sœur Marie-Catherine Joubert, veuve de l ébéniste Jean Schneidre, ancien employé de la couronne. Sans doute grâce à l influence de sa belle famille, Péridiez obtient du Garde-Meuble d occasionnelles commandes pour le château de Choisy. On retrouve une marqueterie de losanges ornés de rosaces en bronze doré et une frise de postes en ceinture similaires sur une paire d encoignures estampillées L. PERIDIEZ (1). (1) Vente Collection de Mrs Gaby Salomon, Londres 17 avril 1964, n 122. Vente Londres, 25 juin 1982, n 139 48 49

37 LUCIEN ROLLIN (1906-1993) ET GILBERT POILLERAT (1902-1988) Exceptionnel fauteuil d apparat en acajou clair d inspiration néo-classique, pieds avant gaines bordés de joncs en ressaut reposant sur des sabots en bronze, pieds arrière sabre, assise trapézoïdale élargie vers l avant. Assise et dossier ornés de joncs en ressaut, les accotoirs présentant une large découpe à l avant sont soutenus par des armures en bronze à patine médaille. Recouvert d un cuir grené noir. HAUT. 100 CM - LARG. 61 CM - PROF. 66 CM 35 000/45 000 HISTORIQUE : Modèle commandé par le Mobilier national pour le bureau du maréchal de Lattre de Tassigny aux Invalides. Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 147. Bruno Foucart et Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Paris, Norma, 1998, modèle reproduit p. 249. 50 51

38 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Paire de guéridons d apparat. Modèle créé pour le château de Rambouillet. Piétement quadripode en fer battu formant arcs souples se terminant en volutes reposant sur des pastilles ovales dorées à la base. Anneaux ovales suspendus sous la ceinture. La ceinture en fer battu et une bague médiane sont plaquées d un treillis métallique doré formant résille, formé de fils de bronze tressés. Plateau en marqueterie de marbre rose et gris formant large motif de rose des vents. HAUT. 64,2 CM - DIAM. 42 CM 45 000/65 000 HISTORIQUE : Modèle créé pour le Château de Rambouillet. Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit pp. 86-132. Bruno Foucart, Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Éditions Norma, Paris, 1998, modèle reproduit p. 206. Vue d un salon du Château de Rambouillet 52 53

39 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) & VADIM ANDROUSOV (SCULPTEUR) (1895-1975) Paire de fauteuils d apparat, circa 1949, en acajou à piétement avant formant gaine reposant sur des patins débordants en bronze doré. Soutiens d accotoirs formés de têtes de femmes en bronze doré. Motifs de doubles volutes au niveau de l insertion de l accotoir au milieu du dossier. Piétement arrière sabre. Recouverts d un cuir cognac bordé d un passepoil. HAUT. 84,5 CM - LARG. 67,5 CM - PROF. 56 CM 60 000/70 000 HISTORIQUE : Les sculptures représentent le portrait de Rosette Poillerat, née Rothschild, première épouse de Gilbert Poillerat. Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Norma Éditions, Paris, 1996, modèle reproduit pp. 311 et 314. Bruno Foucart, Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Norma Éditions, Paris, 1998, modèle reproduit p. 85. 54 55

41 CONSOLE De forme galbée à ressauts en bois redoré mouluré et sculpté de frises d'entrelacs, de piastres et de rais-de-cœur; fleurons et guirlandes de laurier. Elle repose sur des pieds arqués à feuilles d'acanthe réunis par une entretoise surmontée d'un vase aux anses en forme de grecque et décoré de guirlandes de feuilles de laurier. Dessus de marbre rouge Languedoc mouluré (égrenures). Epoque Louis XVI (restaurations, petits accidents et reprises en ceinture) HAUT. 96 CM - LARG. 183 CM - PROF. 45,5 CM 60 000/80 000 HISTORIQUE : Cette console est inspirée des dessins de Jean-Louis Prieur ou Victor Louis pour le Palais Royal de Varsovie (1). Des consoles de modèle similaire sont passées en vente à Paris le 13 octobre 1998 n 109 et n 100. (1) «Early Neo-classicism in France» par Svend Eriksen, Faber & Faber Ltd Londres 1974, ill. n 408 et 409. 40 PENDULE En marbre vert antique et bronze ciselé et doré de rosaces, étoiles et frise de palmettes. Le cadran de Are HEFSEN est supporté par un siège curule. La base rectangulaire est agrémentée de quatre patins. Epoque Empire. (quelques éclats à l'émail du cadran, petites égrenures au marbre et manque la lunette). HAUT. 40 CM - LARG. 36 CM - PROF. 17 CM 6 000/7 500 Une pendule comparable est reproduite p. 387 de l'ouvrage : «La pendule française de Louis XVI à nos jours», par Tardy. Console par J.L. Prieur ou V. Louis Console attribuée à J.L. Prieur 1766 56 57

42 BUREAU PLAT De forme rectangulaire en placage d écaille brune, laiton, ébène, marqueté de feuilles d acanthe et rinceaux feuillagés. Il ouvre à trois tiroirs en ceinture et repose sur des pieds légèrement cambrés. Riche décoration de bronzes ciselés et redorés tels que : chutes à feuilles d acanthe et palmettes, frises à asperges, têtes de Bacchus, mascarons de femmes, et poignées de tirage. Attribué à André-Charles Boulle. Début du XVIII e siècle. (restaurations). HAUT. 81 CM - LARG. 161,5 CM - PROF. 85,5 CM 700 000/1 200 000 Issu d une famille originaire de Hollande, l ébéniste André-Charles Boulle (1642-1732) commence à travailler dès 1664 aux abords de l abbaye Sainte Geneviève. Il accède à la maîtrise avant 1666. Colbert le recommande au roi comme «le plus habile de Paris dans son métier». Par privilège royal, il obtient en 1672 un logement aux galeries du Louvre, et reçoit le brevet signé de la reine «d ébéniste, ciseleur, doreur et sculpteur du roi». Il travaille surtout pour les services des Bâtiments du Roi mais compte aussi parmi ses prestigieux commanditaires des collectionneurs français et étrangers dont : Monsieur (frère de Roi), les ducs d Orléans et de Bourbon, le Prince de Condé, la duchesse de Berry, le cardinal de Rohan, le roi Philippe V d Espagne, l évêque de Cologne, et le prince Maximilien-Emmanuel de Bavière. Un certain nombre de meubles (bien que non estampillés) peuvent lui être attribués d après, des actes notariés (1), les inventaires après décès de certains de ses commanditaires (2), des dessins (3) ou les comptes des Bâtiments du Roi. C est le cas par exemple de la paire de commodes livrées en 1708 pour la chambre de Louis XIV au Grand Trianon, conservées aujourd hui au château de Versailles (4) identifiées avec certitude et recensées dans les comptes des bâtiments du roi comme «deux bureaux» (5), elles sont le «prototype» d un meuble qui va se développer au XVIII e siècle et bien au-delà, attestant l esprit novateur et inventif de cet ébéniste. Malgré son immense succès, Boulle connaît de nombreuses difficultés financières, poursuivi en justice par ses ouvriers (non payés) ou par des clients (pour des meubles payés mais non livrés) (6). Ceci est en partie dû au retard des paiements de la Couronne, mais aussi et surtout, à sa passion de collectionneur. Boulle dépense d importantes sommes pour acheter tableaux, dessins, estampes, objets d art et médailles. Malheureusement sa collection est en grande partie détruite lors d un incendie en 1720. Le roi l aide plusieurs fois face à ses créanciers. Boulle cède par «acte de délaissement» en 1715 la totalité de ses biens à ses quatre fils (7), eux aussi ébénistes. Deux d entre-eux ouvrent leurs propres ateliers, les deux autres succèdent à leur père au Louvre. Cependant malgré son âge, Boulle sera présent dans les ateliers jusqu à sa mort en 1732 à 90 ans. La personnalité de l ébéniste domine la production française de la fin du XVII e et du début du XVIII e siècle. Il laisse son nom à un type de marqueterie qu il n est pas le seul à utiliser mais qu il porte à sa perfection : La technique consiste à découper les motifs décoratifs identiques : volutes, rinceaux, personnages dans deux ou trois feuilles, de métal : laiton, étain et d écaille, superposées afin d obtenir ensuite un décor en laiton (et étain) sur un fond d écaille appelé «partie» et un décor d écaille sur un fond de laiton dit «contre-partie». La production de Boulle se caractérise aussi par une importance particulière accordée au décor de bronze doré, ce jusque-là inédit dans l histoire du mobilier et certainement à l origine de sa notoriété. En 1685, il achète un petit bâtiment place du Vieux-Louvre auquel il greffe un dépôt de bois, des ateliers, une fonderie et une presse à imprimer (8). Comme Domenico Cucci, Boulle est bronzier autant qu ébéniste et conserve cette double activité toute sa vie. Il enfreint ainsi les règles de corporation (interdisant la pratique simultanée des deux professions), mais ne connaît aucune poursuite grâce à son statut d ébéniste du Roi. 58

Il crée, dessine, modèle lui-même ses bronzes mais utilise aussi parfois des modèles en terre cuite ou en cire inventés par des sculpteurs tels : Michel-Ange (1475-1564), François Duquesnoy (1594-1643) ou qu ils les «avoit fait faire depuis qu il exerçoit sa profession» par des sculpteurs contemporains tels Girardon, Desjardins, Van Opstal et Coustou dont il est fait mention dans son inventaire après décès de 1732 (9). Dans les années 1680-1700, Boulle imagine des formes contrastant avec l architecture des meubles de l époque et annonçant le rocaille. Il affecte la ligne courbe non seulement à l ornementation en bronze du meuble mais aussi à sa forme. L acte de délaissement de 1715, par lequel Boulle cède la totalité de ses biens à ses fils (10) cite «trente-trois bureaux de différentes grandeurs depuis six pieds jusqu à quatre pieds». De plus, l inventaire après décès d un de ses clients Jean-Philippe Phélypeaux (11) le 11 décembre 1711, mentionne un «grand bureau de marqueterie avec ornement de cuivre doré, couvert de velours noir garni de trois tiroirs», mais aussi d autres bureaux sous les n os 87, 181, 201 et 207 (12). Ces deux éléments indiquent qu à cette époque Boulle semble avoir joué un rôle déterminant dans la création du type du bureau plat et ce, avant 1710. Deux modèles apparaissent dans la production de cet ébéniste : l un à ceinture concave à trois tiroirs avec un tiroir central saillant, et un autre modèle postérieur, présentant un tiroir central en retrait. La forme de ce dernier correspond au bureau plat que nous présentons et au type du bureau Régence. De nombreux éléments sur ce bureau permettent d en attribuer la paternité à André-Charles Boulle. En effet, il est à rapprocher d un projet à la plume, encre brune, lavis gris et brun, attribué à cet ébéniste, conservé au musée des Arts Décoratifs à Paris, et reproduit ci-dessous. Bureau plat, Musée du château de Chantilly La particularité du bureau plat que nous présentons est de posséder des appliques latérales asymétriques : d un côté Démocrite, le philosophe bon vivant et optimiste (habituellement opposé à Héraclite le mélancolique), et de l autre Apollon. Le bureau exécuté par Boulle en 1715 pour Louis Henry de Bourbon 7 e prince de Condé, et aujourd hui conservé au château de Versailles (18), est décoré d un masque de Démocrite similaire. On retrouve aussi les mêmes chutes à feuilles d acanthe terminées par des enroulements sur une commode provenant de la vente Julliot conservée à la Wallace Collection (19) à Londres et sur une commode autrefois dans la collection de Lady Baillie à Leeds Castle. D autre part, l inventaire après décès de Boulle, en 1732, cite un nombre important de «boëtes de modèles» en bronze ciselé et doré évoquant le décor de notre bureau et notamment sous le n 62 une «boëte de modèle de masques de satyres à différents visages», sous le n 69 «dix cadres de bureau de différentes grandeurs» et sous le n 21 «une boeste contenant les masques d Héraclite et de Démocrite de différentes grandeurs cizelés pesant ensemble dix-huit livres» (13). Les descriptions de ce type de bureaux dans les catalogues du XVIII e siècle sont trop peu précises pour permettre des identifications. On trouve des bureaux Boulle sur les portraits du peintre Alexandre Roslin d une façon un peu systématique et aussi sur le tableau représentant M. de Faventines attribué à Jean Valade (14). L exemplaire que nous présentons est identique à celui conservé au château de Chantilly, provenant de l ancienne collection du Prince de Condé dans son hôtel de Lassay (15). Structure, montage et décor de bronze identiques dans des proportions cependant plus petites (75 x 130 x 75 cm) et à l exception des appliques latérales. Ce dernier est reproduit sur une miniature de Sir William Charles Ross (16) représentant le Duc et la Duchesse d Aumale, le Prince de Condé et le Duc de Guise. Il est en «première partie» c est-à-dire fond d écaille et décor de rinceaux en laiton. Le pendant en «contrepartie» (fond de laiton et décor de rinceaux en écaille) se trouvait autrefois dans la collection de Madame Barbara Piasecka Johnson (17). (1) «A.C. Boulle et sa famille» par J.P. Samoyault, Genève 1979, pp. 61-179. Actes de «délaissement» (donation) à ses fils en 1715, inventaire après décès de 1732. (2) Samoyault, Opus cité. (3) Dessins d André-Charles Boulle publié après 1707 par Mariette dans son ouvrage «Nouveaux dessins de meubles et ouvrages de bronze et de marqueterie inventés et gravés par A. C. Boulle». (4) «Le mobilier de Versailles, XVII e et XVIII e siècle» par Daniel Meyer. Dijon 2002, Faton Éd., n 9 p. 54. (5) «Les Ébénistes Français de Louis XIV à la Révolution» par Alexandre Pradère, Édition du Chêne, 1989, p.100, «3 septembre 1708-18 avril 1709 : à lui (André-Charles Boulle) sur deux bureaux qu il fait pour le palais de Trianon 3.000L». (6) En 1697 Crozat lui fait un procès pour quatre piédestaux, deux armoires et un socle payés d avance et non livrés. (7) En 1677, Boulle épouse Anne-Marie Leroux, ils ont huit enfants dont quatre suivent la voie du père : Jean-Phillipe (1678-1744), Pierre-Benoit (1680-1741), André-Charles II : second prix de sculpture de Rome en 1709 et Charles- Joseph (1688-1754). Samoyault, Opus cité pp. 31-33. (8) Samoyault, Opus cité pp. 23-24 note 16. (9) Samoyault, Opus cité p. 13. (10) «André Charles Boulle et sa famille» par J.P. SAMOYAULT, Genève 1979, p. 86. (11) op.cit. (12) A.N.Minutier central étude XCVI 216. (13) Samoyault opus cité 143-144. (14) «Les Ébénistes Français de Louis XIV à la Révolution» par Alexandre Pradère, Paris 1989, Édition du Chêne. (15) n 157 de l inventaire du Palais Bourbon en 1833. (16) Exposée à la Royal Academy en 1858 sous le n 705 et vente à Londres, le 27 juin 1978, n 79. (17) Vente New York, 12 novembre 1999, n 314. (18) «Le Mobilier de Versailles, XVII e et XVIII e siècle. Tome 2» par Pierre Arizzoli-Clémente. Dijon 2002, Faton Éd, p. 43 n 6. (19) Vente du 20 novembre au 11 décembre 1777, sous le n 704, illustré dans «The Wallace Collection, catalogue of furniture II» par Peter Hugues. Londres 1996, Trustees of the Wallace Collection, p. 644, inv. F402. 43 SUITE DE QUATRE APPLIQUES En bronze ciselé et doré de rocailles, fleurettes, feuillages, feuilles d acanthe et enroulements. Elles sont ornées de fleurs en porcelaine polychrome de Saxe. Style Louis XV. (quelques accidents et usures à la dorure). HAUT. 66 CM - LARG. 45 CM 15 000/18 000 59 60 57

45 PAPIER PEINT DE LA MANUFACTURE ZUBER 44 CARTEL D APPLIQUE De forme mouvementée en bronze ciselé et doré à décor ajouré, de rocailles, feuilles d acanthe, treillis, fleurettes, feuillages et enroulements. Le cadran indique les heures et les minutes. Il est signé S t GERMAIN et présente deux fois la marque du «C» couronné. Époque Louis XV. (quelques pièces rapportées dans le mouvement notamment l échappement et le timbre). HAUT. 60 CM - LARG. 38 CM 20 000/25 000 Le poinçon du «C» couronné a été apposé de 1745 à 1749. RÉFÉRENCES : Un cartel d applique en bronze doré comparable estampillé Saint Germain, le mouvement cette fois d Étienne Lenoir est reproduit (Vente Maître Ader, 29 Mars 1966) à la page 192 de l ouvrage : «La pendule française, de l horloge gothique à la pendule Louis XV» par Tardy. Un autre cartel en bronze doré orné de rocailles et guirlandes fleuries, signé Saint Germain autour de 1745 (Vente Sotheby s Monaco du 12 Décembre 1979) est reproduit, planche 257 de l ouvrage : «Vergoldete Bronzen» par Hans Ottomeyer et Peter Pröschel. Enfin, un cartel d applique comparable en bronze doré signé du bronzier Saint Germain et portant le poinçon du «C» couronné, le cadran cette fois de Noël Balthazar est reproduit planche A, page 97, de l ouvrage : «Encyclopédie de la pendule française du Moyen Age au XX ème siècle» par Pierre Kjelberg. SCÈNE PANORAMIQUE : LA COURSE DE CHEVAUX. Marouflé sur toile. 234 X 332 CM Ensemble composé de sept lés. 10 000/12 000 D après une tradition familiale, ce papier peint était tendu depuis le XIX e siècle, dans un château de l Aude. Prospectus accompagnant le panoramique : «Les courses de chevaux commencent à se naturaliser en France ; nous avons pensé qu en réunissant dans un tableau les scènes les plus marquantes de ces fêtes, telles qu on les voit en Angleterre, en France et à Rome, nous produirions un décor plein d intérêt, et nous nous flattons que son succès égalera celui de nos précédentes productions en ce genre de tentures, convenables surtout pour les salons de campagne». Fondée en 1792, installée à Rixheim en 1797, la manufacture ZUBER est une des plus illustres et anciennes manufactures de papier peint. Elle s est notamment fortement impliquée dans la fabrication de panoramiques et cela dès les premières années du XIX e siècle. «Le panoramique» composé à partir de différents lés, représente un vaste paysage, inspiré de vues de Suisse ou d îles exotiques, donnant une vision très décorative voir idyllique du paysage. Ces papiers peints couronnés par l exposition des produits de l industrie de 1819 connaîtront un véritable succès pendant tout le XIX e siècle et orneront de nombreux salons et salles à manger des maisons patriciennes. 62 63

46 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Table de milieu néo-classique en placage de palissandre noirci, pieds gaines, sabots et chapiteaux en bronze. HAUT. 76 CM - LONG. 162 CM - LARG. 80 CM 35 000/40 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 64 65

47 JEAN-CHARLES MOREUX (1889-1956) Table de milieu, piétement en pierre blanche, formé de deux montants sculptés, ornement central formé de larges coquilles, bordées latéralement de feuilles d acanthe, plateau en marbre vert d Estours. HAUT. 72 CM - LARG. 89 CM - LONG. 198 CM 12 000/15 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 48 JEAN-CHARLES MOREUX (1889-1956) Paire de fauteuils en fer battu de goût antique à piétement formé de lames de métal élargies formant volutes, assise formée de lames se terminant par des volutes vers l avant, dossier formant motifs floraux stylisés. HAUT. 80 CM - LARG. 47 CM - PROF. 48 CM 12 000/15 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. Susan Day, «Jean-Charles Moreux, architecte décorateur-paysagiste», Paris, Norma, 1999, modèle reproduit pp. 286-287. 66 67

49 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Guéridon en fer battu patine dorée, piétement quadripode formé de grands rinceaux floraux terminés par de larges volutes. Une cordelière formant entretoise. Plateau en marbre griotte. HAUT. 71,5 CM - DIAM. 85 CM 12 000/15 000 50 MARC DU PLANTIER (1901-1975) Suite de quatre sièges de goût antique à structure en chêne, piétement zoomorphe à découpe latérale soulignant le dossier. Assise et dossier recouverts d un lin vert bronze capitonné. HAUT. 80 CM - LARG. 44 CM - PROF. 62 CM 25 000/35 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. Bruno Foucart et Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Paris, Norma, 1998, modèle reproduit pp. 181 et 183. 68 69

51 RAYMOND DELAMARRE (1890-1986) «EVE». Projet pour une sculpture monumentale. Sculpture néo-classique en plâtre à patine brun rouge présentant une femme nue à la pomme. HAUT. 88 CM 3 000/4 000 HISTORIQUE : Un des modèles préparatoires en plâtre ayant servi à la réalisation de la scuplture en bronze «Adam et Eve» pour le Palais du Trocadéro lors de l Exposition Universelle de 1937. Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. EXPOSITION : Galerie Yves Gastou, «Delamarre» mars - avril 1994 52 PARGAMIN & VADIM ANDROUSOV (1895-1975) Grand siège néo-classique en bois laqué beige à dossier incliné vers l arrière. Piétement gaine à l avant s élevant de hauts sabots couronnés en bronze doré. Sirènes cariatides en bronze doré à patine médaille formant supports d accotoirs. Recouvert de tissu beige. HAUT. 97 CM - LARG. 62 CM - PROF. 79 CM 25 000/30 000 PROVENANCE: Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 70 71

53 VADIM ANDROUSOV (1895-1975) Sculpture en terre cuite, 1945, présentant une femme nue agenouillée sur une terrasse tenant dans ses mains une petite cruche, coiffure néo-classique tressée. Signature manuscrite incisée «Androusov» datée 45. HAUT. 108 CM - LONG. 54 CM - LARG. 33 CM 22 000/28 000 PROVENANCE: Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 72 73

54 GILBERT POILLERAT (1902-1988) & VADIM ANDROUSOV (1895-1975) Spectaculaire paire d appliques à décor central d un buste de femme en bronze, patine noire, il est surmonté d un ornement floral et soutient, deux lumières latérales, à ornements floraux stylisés, de larges cabochons circulaires godronnés viennent magnifier l ensemble. HAUT. 72 CM - LARG. 49 CM - PROF. 25 CM 42 000/55 000 HISTORIQUE : Les sculptures représentent le portrait de Rosette Poillerat, née Rothschild, première épouse de Gilbert Poillerat. Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 195. 74 75

55 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Importante jardinière ovale, centre de table, en fer battu, piétement formant volutes se terminant par des anneaux à la partie supérieure. Ceinture ornée d oves et de cordelières. Tôle intérieure martelée et godronnée. HAUT. 25 CM - LONG. 42,5 CM - LARG. 31,5 CM 8 000/12 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 56 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Paire de photophores en fer battu, puissante stucture à quatre volutes formant piétement, corps formé d une large couronne à la base rehaussée de cabochons dorés et s élevant d une corolle godronnée, cylindre de verre surmonté d un disque en métal doré. HAUT. 48,2 CM 12 000/15 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 201. 76 77

57 RARE PAIRE DE COMMODES De forme galbée en laque de Chine et laque européenne à décor noir, or et polychrome de phoenix, chrysanthèmes, papillons, oiseaux, et échassier. Elles ouvrent à deux tiroirs sans traverse et reposent sur des pieds légèrement cambrés. Riche décoration de bronzes ciselés et dorés tels que : chutes asymétriques à feuilles d'acanthe, sabots ajourés, frises d'encadrement ajourées ornées de volutes, feuilles d'acanthe, fleurettes, et fruits. Estampillées D.F. Dessus de marbre brèche d'alep (l'un rapporté). Epoque Louis XV (fentes, restaurations) COMMODE A : HAUT. 87,5 CM - LARG. 146 CM - PROF. 67,5 CM COMMODE B : HAUT. 87 CM - LARG. 147 CM - PROF. 68,5 CM 800 000/1 200 000 Vraisemblablement Louis Phélypeaux, Comte de Saint-Florentin puis duc de la Vrillière. sa vente à Paris le 9 juin 1777 n 59, pour une des deux commodes Vraisemblablement Marquise Marie-Madelaine-Josèphe (dite Aglaé) de Cusac ou Cusacque, Marquise de Langeac, sa vente à Paris le 2 avril 1778 n 155, pour l autre commode Vente de la collection Daval, à Paris le 26 décembre 1821 n 40. Jean Deforge (1) est membre d une dynastie d ébénistes initiée par deux frères : Michel, dont la branche s installe dans le quartier Saint-Germain, et Denis, dont la descendance est établie Grande rue du faubourg Saint-Antoine. Il épouse Françoise Pottier, sœur du marchand-ébéniste Albert Pottier et devient ainsi le beau-frère de Guillaume Martin, peintre et vernisseur du roi, inventeur du célèbre vernis Martin. Il apparaît que les trois familles Deforge, Pottier et Martin ont collaboré comme des «entrepreneurs» avant la lettre : Jean, ébéniste, faisait travailler ses beaux-frères chargés de décorer ses productions et celles de ses confrères par leur laque et leurs bronzes. Le monogramme D.F est utilisé dans plusieurs papiers officiels comme paraphe par : Jean, son père Michel II, ainsi que par son grand-père Denis (apprenti chez l ébéniste Pierre Gole et employé du grand André-Charles Boulle). Cela démontre une tradition et laisse supposer que ces trois ébénistes utilisèrent les fers de l estampille D.F. Cependant, les meubles estampillés D.F connus aujourd hui correspondent aux dates de Jean et doivent donc lui être attribués (2) Les meubles estampillés D.F se caractérisent par l usage quasi systématique de panneaux de laque. Ce sont des meubles de qualité à la composition étudiée et au bâti soigné orné de bronzes parfaitement adaptés. Sa production se compose essentiellement de commodes à deux tiroirs et d encoignures. L étude de Calin Demetrescu (cf. : 2) démontre une évolution en quatre étapes de l œuvre de cet ébéniste. Les commodes vers 1735 sont ornées de panneaux de laque mais la structure est toujours plaquée de bois précieux. Les bronzes en chute sur les pieds et les moulures rectilignes délimitent de grandes surfaces en laque. Vers 1745, les encadrements s agrémentent de feuillages et agrafes, les chutes s ornent de motifs rocailles. 78

La plupart des commodes dites «à cartels» sont caractéristiques des années 1745-1750, mais l ébéniste continue de produire sporadiquement ce modèle jusque vers 1755. Le centre de la façade présente alors un cartouche en bronze qui s enroule pour former les poignées des tiroirs. Les commodes que nous présentons, réalisées vers 1755, s intègrent dans ce groupe. Elles sont à rapprocher d une commode en laque de Chine estampillée D.F (3), également à façade tripartite, qui présente des chutes dont la partie supérieure est identique aux nôtres. Ce motif torsadé terminé en feuilles d acanthe, accompagné de congélations et agrafes rocaille est plus naturaliste et annonce la transition avec l étape suivante. Les années 1750-1755 voient aussi l apogée de l art de Jean Deforge et son œuvre la plus aboutie. Les meubles aux formes mouvementées sont décorés de riches cadres de bronzes ponctués de résurgences rocailles. Les encadrements à volutes végétales sont rythmés par de grandes agrafes à enroulement ajourées et des agrafes à coquilles mettant en valeur les panneaux de laque comme des tableaux. Les bronzes utilisés par Deforge sont également présents sur les meubles de nombreux de ses confrères. Une commode estampillée I.F.Dubut provenant de la collection Polès (4) présente un décor de bronzes en façade et des chutes identiques à notre exemplaire. Une commode estampillée M.Criaerd autrefois dans la collection F.Coty (5) possède elle aussi des bronzes d encadrements et des chutes identiques. Une commode estampillée P.Roussel vendue à Paris en 1988 (6), ainsi qu une autre par Carel conservée à la Frick Collection à New-York (7), présentent toutes deux un culot et des encadrements identiques. Deux commodes estampillées Roussel sont aussi ornées des mêmes bronzes d encadrement agrémentés de feuillages et ajourés l une autrefois dans la collection Jaime Ortiz-Patino (8), l autre vendue à Versailles en 1987 (9). Ces éléments communs s expliquent par le fait que Jean Deforge partage le même ciseleur que Jean-Pierre Latz : c est-à-dire son neveu : Guillaume Deforge. C est vraisemblablement le marchand-mercier François Darnault qui passe commande et fournit des bronzes et des panneaux de laque, matériau coûteux, à ce groupe d ébénistes. L étiquette du magasin «Au Roi d Espagne», présente sur des meubles d Hansen, Carel et Latz (avec de grandes similitudes avec l œuvre de Deforge) l atteste. Ces ébénistes, grâce aux marchands-merciers, touchent une clientèle prestigieuse. Darnault joue probablement un rôle d intermédiaire entre Jean Deforge et le comte de Saint Florentin. Ces deux commodes ont très vraisemblablement été réalisées à la demande du comte de Saint Florentin, l une pour son hôtel parisien et l autre pour celui de sa maîtresse la marquise de Langeac. Cette identification est basée sur l inventaire après décès du comte de Saint Florentin et sur les catalogues de vente de ces deux collections. L inventaire après décès du Comte de Saint Florentin rédigé le 7 mars 1777 (10) nous précise que dans la chambre de parade du grand appartement du première étage se trouvait sous le n 664 «une commode à deux grands tiroirs de laque fonds noir à paysages chinois en or garnie de chutes pieds mains et entrées de serrure de bronze doré d or moulu dessus de marbre brèche d Alep de quatre pieds et demie de lon sur vingt quatre pouce en proffondeur prisé deux cens livres cy.. 200 [livres]». Le catalogue de la vente du mobilier de l hôtel de la Vrillière du 9 juin 1777, mentionne sous le n 59 : «Une autre commode à deux tiroirs, à la Régence, de vernis de la Chine, garnie de cartouches, chûtes, pieds & mains en bronze doré d or moulu, avec son dessus de marbre breche d Alep, de quatre pieds & demi de long, sur vingt-quatre pouces de profondeur». Cette description correspond à notre commode par son décor de laque de Chine et de bronze doré, son marbre en brèche d Alep et par ses dimensions (4,5 pieds = 145,8 cm et 24 pouces = 64,8 cm). Catalogue de vente de l Hôtel de la Vrillière, 9 juin 1777. Le catalogue de la vente provenant de la succession de feue la marquise de Langeac le 2 avril 1778 rue Saint-Honoré, faubourg du Roule décrit sous le n 155 : «Une autre [commode] d ancien laque, garnie de bronze doré et d un dessus de marbre griotte d Italie. Haut. 2 pieds 9 pouc. Larg. 4 pi. 6 po. Profondeur 2 pieds. 1 po.». Cette deuxième commode peut correspondre à notre exemplaire dont le marbre a été rapporté, par son décor et ses proportions (2 pieds 9 pouces = 89,1 ; 4 pieds 6 pouces = 145,8 cm et 2 pieds 1 pouces = 67,5 cm). Ces deux commodes ont pu être réunies lors de la vente après cessation de commerce de M. Daval le 26 décembre 1821 dont le lot n 40 décrit : «Deux commodes en laque et forme contournée, avec marbre, brèche et griotte». Louis Phélypeaux, comte de Saint-Florentin, duc de la Vrillière (1705-1777) est nommé secrétaire d Etat aux Affaires Générales de la Religion Réformée en survivance de son père en 1723 puis devient en 1761 ministre d Etat jusqu en 1775. Courtisan dévoué particulièrement apprécié par Louis XV, il reçoit le pouvoir de traiter les affaires courantes au nom du roi durant un voyage et les campagnes de celui-ci en Flandres. Phélypeaux est élu membre honoraire de l Académie des Sciences en 1740 et de l Académie des Belles- Lettres en 1757. Usant de son influence sur le roi, il obtient la disgrâce de Choiseul qu il remplace brièvement au poste de secrétaire d Etat aux Affaires Etrangères de décembre 1770 à juin 1771. Il démissionne à l avènement de Louis XVI. Epoux d Amélie Ernestine comtesse de Platen, il possède également la réputation d une vie dissipée et entretient une relation au grand jour avec sa maîtresse la marquise de Langeac Marie-Madelaine- Josèphe de Cusacque (1725-1778). Dans son testament du 3 septembre 1776 (11) il «donne le legue à Madame la Marquise de Langeac l usufruit et jouissance à vie durant, non cessible ni saisissable, des douze milles livres de rente ( ), ma vaisselle d argent non dorée ( ), mes diamants». Entre 1767 et 1769, Le comte de Saint-Florentin fait construire un hôtel par l architecte Jean- François-Thérèse Chalgrin (1739-1811) aux frais de la Mairie de Paris. Le terrain situé à l angle de la rue Saint-Florentin et de la rue de Rivoli, fait partie du projet de la place Louis XV (aujourd hui place de la Concorde) dessiné par l architecte Ange-Jacques Gabriel. Louis Phélipeaux par Louis-Michel Van Loo. (Château de Versailles). 79 80 77

«Élévation de la face qui sert d entrée aux Thuilleries...», J.F.T. Chalgrin. (B.N. Cabinet des estampes). Chalgrin doit donc respecter pour la façade de la rue de Rivoli la symétrie architecturale imposée par des lettres patentes. Le décor du plafond de l escalier d honneur représentant «la Force, la Prudence et la Renommée portant à l Immortalité le globe de la France» est réalisé par Jean-Simon Barthélemy. Ce peintre collabore souvent avec Chalgrin et exécute par ailleurs une scène représentant «Le lever du soleil» pour le plafond du grand salon de l Hôtel de Langeac (propriété de la marquise du même nom et maîtresse du comte de Saint-Florentin). La construction de l Hôtel de Langeac par Chalgrin rue Neuve de Berri au Roule débute en 1768 avant d être interrompue plusieurs années lorsque la marquise s exile de Paris à l avènement de Louis XVI en 1774. Cédé un moment au comte d Artois, l hôtel est restitué en 1780 au fils de la marquise qui achève les travaux. Par la suite l hôtel est loué à Thomas Jefferson alors ambassadeur des Etats-Unis à Paris, vendu en 1793 et enfin détruit en 1842. Quant à l hôtel de Saint- Florentin, il connaît après la mort du comte en 1777 plusieurs locataires parmi lesquels le duc de Fitz-James, le Tsar Alexandre I er et le Baron James de Rothschild avant de devenir aujourd hui la section consulaire de l ambassade des Etats-Unis dont le bâtiment principal, situé à l angle nord ouest de la place de la Concorde, a été construit en parfaite symétrie avec l hôtel de Saint-Florentin en 1930. (1) Suivant l orthographe du nom de famille d après les actes notariaux, il conviendrait d adopter dorénavant la forme Deforge plutôt que celle de Desforges. (2) L œuvre de Jean Deforge bénéficie de l étude précise et documentée réalisée par Calin Demetrescu «D.F. Un ébéniste identifié» L Estampille-L Objet d Art octobre 1992 n 262. (3) «Le meuble français en laque», T. Wolwesperges, Paris 1999, Édition de l Amateur, pp. 42-43. (4) Collection Polès, vente Paris Galerie Georges Petit, 22, 23 et 24 juin 1927, n 260. (5) Collection F. Coty, vente Paris Galerie Charpentier, 30 novemvre et 1 er décembre 1936, n 86. (6) Vente Paris hôtel Drouot, 11 mars 1988, n 149. (7) «The Frick collection», D. Dubon et T. Dell, New York, 1992, Édition Joseph Focarino, tome V, p. 280. (8) Vente New York, 5 novembre 1998, n 410. (9) Vente Versailles, 8 novembre 1987, n 173. (10) Arch. Nat., Min. Cent., XCVI, 485. Nous remercions Monsieur Fabrice Ouziel de nous avoir précisé ce point. (11) Arch. Nat., Min. Cent., XCVI 483. 58 PAIRE DE VASES BALUSTRES En porcelaine à décor de la Famille rose de médaillons de scènes à personnages dans le style «Mandarin» et décor en relief de fleurs et personnages. Chine Epoque Qian Long. (quelques éclats et manques). Les montures en bronze ciselé et doré sont ornées de coquilles, rocailles, feuilles d'acanthe et enroulements sur fond amati. Seconde moitié du XIX e siècle. HAUT. 30 CM - LARG. 15 CM - PROF. 14 CM 5 000/6 000 82 83

59 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Paire de spectaculaires consoles, puissant travail de fer battu, piétement formant quatre arcatures élargies soutenant des chapiteaux inversés sous la ceinture. Quatre grands dômes godronnés surmontent la base, entretoise formée de cordelières entrelacées à décor central de glands de passementerie. Plateau en marbre brèche de Sarrancolin. HAUT. 86,8 CM - LARG. 133 CM - PROF. 52 CM 130 000/160 000 Collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 114. 84 85

86 87

61 COMPAGNIE DES INDES Vase à double gorge en porcelaine blanche et décor polychrome de fleurs. XVIII e siècle. (manque le couvercle) HAUT. 72 CM 80 000/120 000 60 ÉMILE-AUGUSTE REIBER (1826-1893) & CHRISTOFLE Importante jardinière, circa 1873, en bronze doré de goût chinois. Piétement découpé et ajouré de lambrequins et rinceaux. Sommet orné d une galerie découpée. Le caisson quadrangulaire bombé est orné de grandes réserves de motifs végétaux réalisés en émaux cloisonnés polychromes, les motifs floraux se poursuivent d une face sur l autre, deux des faces sont animées de papillons. Bac intérieur muni de deux anneaux. Signature incisée «Christofle et C ie», numérotée 830578. HAUT. 32 CM - LARG. 25 X 25 CM 30 000/40 000 Au XVII e siècle, le grand attrait pour la porcelaine chinoise en Europe incite de nombreux pays à fonder des «Compagnies des Indes Orientales» basées à Canton à des fins d importation. Les compagnies anglaise, portugaise et hollandaise sont particulièrement actives. En France, la «Compagnie des Indes» est créée à l instigation de Colbert et se voit attribuer le port de l Orient (Lorient). Les artistes chinois reçoivent commandes de services ou de pièces de forme, dans un premier temps avec des formes européennes et des motifs chinois. Par la suite des dessins et gravures sont envoyés afin d être reproduits, souvent avec une incompréhension évidente! Les sujets représentés sont des armoiries, des épisodes religieux, des scènes galantes, La porcelaine chinoise particulièrement appréciée pour son décor exotique, sa résistance et sa légèreté est adoptée dans les cours européennes et importée dans des quantités considérables jusqu à la fin du XIX e siècle. 88 89

62 ÉMILE LENOBLE (1875-1940) Vase balustre en grès à décor coréen présentant de larges frises incisées. Émail ivoire finement piqueté de noir et rehauts noirs, fond ocre. Frise principale composée de motifs fleuris stylisés encadrée de motifs de lignes et deux larges frises à décor de colimaçons imbriqués. Signature d un cachet en creux «EL». (un léger fêle sur le corps de la pièce). HAUT. 37,5 CM 8 000/10 000 63 CHRISTOFLE Vase balustre quadrangulé en bronze d inspiration chinoise, 1875. Prises latérales formées de chimères crachant se terminant dans des feuilles d eau stylisées en lambrequins. Le piédouche est décoré d une frise ornée de masques de Taotie stylisés sur fond de grecques en bronze doré. Sur le col, décor d oiseaux d inspiration sud-américaine sur fond de grecques en bronze doré. La pièce est en bronze à patine noire, une partie des ornements est traitée façon bronze doré, et les décors sont réalisés en application de feuilles d argent. Signature manucrite incisée «Christofle & C ie» et numéroté 930693. HAUT. 27,5 CM 8 000/10 000 90 91

64 PAIRE DE VASES En porcelaine à décor bleu et blanc, et polychrome dans le goût du Japon orné d oiseaux, et de personnages. Le couvercle surmonté d un chien de Fô. Attribués à Samson. Fin du XIX e - Début du XX e siècle. (restaurations) HAUT. 86 CM 3 000/4 000 65 ÉMILE-AUGUSTE REIBER (1826-1893) & CHRISTOFLE Jardinière quadrangulée, circa 1878, en bronze doré et cuivre galvanique à décor partiellement doré, argenté et patiné en noir sur fond patiné en rouge. Elle repose sur quatre pieds formés de pommes de pins et aiguilles, l ensemble traité en ronde-bosse. Prises latérales au même modèle. Le corps de la pièce est orné de branchages de pommiers en fleurs. Pièce ayant fait l objet d un cadeau groupé portant la mention des destinataires, et les monogrammes des commanditaires. Signature d un cachet en creux C960643. HAUT. 13,2 CM - LARG. 33 CM 15 000/18 000 Musée d Orsay, «Catalogue sommaire illustré des arts décoratifs». Marc Bascou, Marie-Madeleine Massé et Philippe Thiébaut, Édition Réunion des musées nationaux, Paris 1988, modèle similaire reproduit et référencé sous le n OAO 1017, portant le numéro 960641. E. Bergerat, «Les Chefs-d œuvre d Art à l Exposition universelle 1878», Paris, 1878, t. II, modèle similaire à celui reproduit p. 35. 92 93

66 PAIRE DE CHENETS En bronze ciselé et doré de cornes fleuries, couronnes de laurier, rubans et enroulements. Ils sont surmontés de sphinges ailées. Fin de l époque Empire. (quelques usures à la dorure). HAUT. 28 CM - LARG. 22 CM - PROF. 13 CM 5 000/6 000 67 PAIRE DE TABOURETS De forme rectangulaire en bois relaqué crème mouluré et sculpté de cartouches, et feuilles d acanthe. La ceinture galbée repose sur des pieds cambrés. Début de l époque Louis XV (restaurations) HAUT. 49,5 CM - LARG. 53,5 CM - PROF. 40,5 CM 8 000/12 000 Ces tabourets sont à rapprocher d une paire vendue par Ader-Tajan le 25 octobre 1994 n 236. 94 95

68 PAIRE DE BURETTES Sur un plateau ovale en or jaune à décor de fleurons ciselés et fine course de perles. Chaque fiole, taillée dans du cristal de roche, est ornée d un décor gravé de feuilles d ajoncs. Le piédouche, la ceinture, le col et le couvercle en or ciselé de fleurs d argent, le cœur serti de diamants, la prise en feuillage, grappes et pampres. Première moitié du XIX e siècle. Poinçon tête de médecin grec. Poinçon de maître B.N. Dans leur écrin. 7 000/8 000 69 PAIRE DE CONSOLES De forme galbée en bois relaqué crème rechampi, la ceinture ajourée et sculptée de cartouches, feuilles d acanthe, et fleurettes. Elles reposent sur quatre pieds cambrés terminés par des enroulements. Travail Italien, probablement Piémont, milieu du XVIII e siècle. Dessus de marbre brèche d Alep. (restaurations) HAUT. 79 CM - LARG. 93 CM - PROF. 48 CM 20 000/25 000 Vente Paris Hôtel Drouot, 14 mars 1991 n 428. Une paire de consoles piémontaises de modèle similaire a figuré dans une vente à Londres, le 3 décembre 1997 n 125. 96 97

98 70 PAIRE DE FLAMBEAUX De forme balustre en bronze ciselé et doré de masques, chutes de feuilles d acanthe, frises d entrelacs et frises de grecques, canaux et asperges. La base de forme ronde est ornée d une frise de feuilles d acanthe. Époque Louis XVI. (quelques usures à la dorure). HAUT. 26 CM 10 000/12 000

Jean-François Œben (1721-1763), ébéniste d origine allemande, reçoit une formation diversifiée en ébénisterie, sculpture sur bois, serrurerie et mécanique. Arrivé à Paris, il travaille dans l atelier de Charles-Joseph Boulle au Louvre et pour le marchand-mercier Lazare Duvaux. En 1754, à la mort de Boulle, Œben devient «Menuisier- Ébéniste du Roi aux Gobelins» et partage l atelier avec son frère Simon. Ses meubles se caractérisent par une grande qualité d exécution, un décor abondant de marqueterie et de bronzes, et souvent par d ingénieux mécanismes. Il compte parmi ses prestigieux commanditaires le Garde-Meuble Royal et la marquise de Pompadour. Il s établit dans des locaux plus vastes à l Arsenal, lieu privilégié, et en 1759 reçoit un certificat de «Fournisseur des Maisons Royales», renouvelé deux ans plus tard. Il forme dans son atelier deux des plus grands ébénistes du XVIII e siècle : Jean-Henri Riesener et Jean-François Leleu dont les productions témoigneront de l influence de leur maître. A la mort d Œben en 1763, sa veuve conserve l atelier puis en confie la direction à Riesener qu elle épouse en 1767. La marqueterie de la commode que nous présentons est caractéristique de Jean-François Œben et illustre parfaitement sa volonté de structurer le décor de ses meubles : une façade tripartite avec un cartouche central trilobé et des champs latéraux en forme de rognon. Un meuble d entre-deux estampillé J.F. OEBEN (1) est orné de ce même cloisonnement et d un bouquet de fleurs nouées dans le médaillon central. Dès le début des années 1750, la marqueterie d Œben se distingue par un traitement naturaliste de fleurs et une composition en bouquet noué de ruban, ou dans des vases et paniers (contrairement aux branchages et rinceaux décoratifs en bois de bout réalisés par ses confrères). Œben exécute des panneaux très colorés composés de différentes essences de bois, éventuellement teintées, pour représenter une grande variété de fleurs : tulipes, roses, œillets, narcisses, pivoines, marguerites, pavots, lys, Les fleurs sont préparées à l avance comme en témoigne un inventaire des effets du magasin d Œben : «Un petit coffre-fort remply de fleurs en bois découpé et nué, propres à être employés en differens ouvrages ( ) lesquels il a été impossible de compter et décrire, entendu la quantité considérable» (2). On retrouve d ailleurs les mêmes modèles de fleurs sur plusieurs meubles. En effet, la tulipe éclose et les roses présentes dans le bouquet de notre exemplaire sont identiques à celles d une table à écrire de l ancienne collection Johnson (3), à une commode de la collection Bensimon (4) et à une commode attribuée à Œben provenant de la collection Riahi (5). Une autre caractéristique du répertoire décoratif de cet ébéniste, est l usage d un triple filet qui délimite la composition. Il est composé d un filet noir bordé de part et d autre de buis ou d érable. Ce procédé est visible sur un bureau à cylindre attribué à Œben conservé au musée Nissim de Camondo (6) ornés de bouquets de fleurs dans des réserves délimitées par de larges bandes. On ne conserve aucun dessin préparatoire des marqueteries d Œben. Sans doute parce que ces outils de travail n étaient pas conservés après usage. De plus, les panneaux de marqueterie parfaitement adaptés à leur cadre laissent penser qu ils étaient réalisés par Œben lui-même, au cas par cas, en agençant les différents modèles de fleurs déjà prêts à l emploi. Cependant, les bouquets de fleurs d Œben ont certainement été influencés par les dessins des peintres de fleurs Louis Tessier (1719-1781) et Maurice Jacques (vers 1712-1784). Ces deux artistes étaient eux aussi logés aux Gobelins et entretenaient des relations amicales avec les frères Œben puisque en 1765, Maurice Jacques devient parrain d une fille de Simon Œben. Dans son «livre de six bouquets» (7), et sur deux dessins conservés au Musée des Arts Décoratifs de Paris (8) Tessier reproduit des bouquets très proches des marqueteries de Jean-François Œben. Dans le «Nouveau livre de Roses d après Mr Jacques» (9), la planche 6 représente des branches dont aurait pu s inspirer Œben pour la partie gauche du médaillon central de la commode que nous présentons. 71 COMMODE De forme galbée en placage de bois de rose, amarante, loupe de thuya, sycomore et bois teinté marqueté au centre d un bouquet de fleurs dans des encadrements de filets et de volutes. Elle ouvre à deux tiroirs sans traverse et repose sur des pieds cambrés. Riche décoration de bronzes ciselés et dorés tels que : chutes asymétriques à feuilles d acanthe, rosaces, poignées, et feuillages. Dessus de marbre fleur de pêcher. Estampillée J.F. OEBEN. Époque Louis XV (restaurations). HAUT. 94 CM - LARG. 153,5 CM - PROF. 64,5 CM 300 000/400 000 (1) Vente New York, 12-19 octobre 1962, n 376. (2) «Jean-François Œben «par R. Stratmann-Döhler, Paris 2002, Éditions de l Amateur, p. 120. (3) Collection Mr and Mrs Deane Johnson, vente New York, 9 décembre 1972, n 97. (4) Collection Bensimon, vente Paris Hôtel Drouot, 19 novembre 1981, n 99. (5) Collection Riahi, vente New York, 2 novembre 2000, n 20. (6) «Le Musée Nissim de Camondo» par N. Gasc et G. Mabille. Paris 1991, Musées et Monuments de France, pp. 26-27. (7) BN, Cabinet des estampes, JD35b. (8) n d inventaire : CD431 et CD432 (9) BN, Cabinet des estampes, JD35b. «Nouveau livre de Roses d après Mr. Jacques», planche 6. 72 COFFRET À SENTEURS En bois laqué vert et décor polychrome en Arte Povera de scènes galantes et paysages dans des réserves ornées de volutes feuillagées dorées. L intérieur en tabis rose présente au revers du couvercle un miroir et comprend : quatre flacons et deux petits flacons en verre facetté et argent, une petite timbale, un entonnoir et une coupelle en argent par Louis Robin Orfèvre. Les éléments en argent portent le poinçon de décharge de Paris 1738-1744. Époque Louis XV. (usures, manques au décor). HAUT. 14 CM - LARG. 19 CM - PROF. 17 CM 2 500/3 000 99 100 97

73 CONSOLE De forme galbée en bois redoré mouluré, ajouré et sculpté de feuillages, et feuilles d acanthe. Elle présente au centre un couple de colombes surmonté d une couronne, et repose sur des pieds cambrés terminés par des enroulements. Dessus de marbre brèche marron. Milieu du XVIII e siècle (quelques restaurations) HAUT. 88,5 CM - LARG. 139 CM - PROF. 74,5 CM 30 000/40 000 Une console de modèle similaire a figuré dans la vente Tajan du 10 mai 1996, n 258. 102 103

74 ENCRIER De forme mouvementée en laque aventurine, bronze ciselé et doré de rocailles, feuilles d acanthe et enroulements. Il présente un petit candélabre à deux bras de lumière en forme d arbuste fleuri. Il est agrémenté de deux coupes libatoires et d un lave-pinceau en porcelaine blanc de Chine d époque Qian-Long. (Manque au lave-pinceau). La monture en partie du XVIII e siècle. (usures à la dorure). HAUT. 16 CM - LONG. 38 CM - PROF. 22,5 CM 7 000/8 000 75 ATTRIBUÉ À NICOLAS HENRI JEAURAT DE BERTRY (1728 - Après 1796) NATURE MORTE AU VASE DE FLEURS ET LÉGUMES SUR UN ENTABLEMENT NATURE MORTE AU VASE DE FLEURS ET FRUITS SUR UN ENTABLEMENT Paire de toiles 92 X 125 CM (soulèvements). la paire : 15 000/20 000 75 104 105

76 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Commode d apparat néo-classique, circa 1937, en bois regainé de parchemin. Piétement avant sabre rehaussé de filets de bronze, piétement arrière gaine. Importants tableaux latéraux formant arcs de cercle prononcés. Plateau supérieur débordant. Elle ouvre à deux vantaux gainés d une large marqueterie d écaille de tortue blonde, sur un intérieur aménagé de deux étagères. HAUT. 91,7 CM - LONG. 178,5 CM - PROF. 47 CM 50 000/70 000 Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Norma Éditions, Paris, 2003, modèles à rapprocher de ceux reproduits pp.113 et 117. Bernard Champigneulle, «Quelques créations récentes d André Arbus» Mobilier et Décoration 1937, modèle à rapprocher de celui reproduit p. 113. 106 107

77 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Chaise néo-classique, circa 1937, en bois laqué ivoire. Large assise en écusson, piétement avant sabre. Dosseret supérieur à motifs de draperies, entrelacs à la base du dossier. Estampillée. HAUT. 97,5 CM - LARG. 46 CM - PROF. 48 CM 3 000/4 000 Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Norma Éditions, Paris, 2003, modèle à rapprocher de celui reproduit p.122. 78 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Élégant bureau de dame, circa 1938, en bois laqué ivoire clair. Piétement lyre sur base en double crosse. Disque central recevant une entretoise tronconique élancée munie au centre d une sphère en bronze doré et ornée aux extrémités de disques de bronze doré. Ceinture galbée, bordée d un large jonc, accueillant deux tiroirs, poignées en bronze, ceinture centrale. Plateau présentant un large sous-main en parchemin au centre du plateau. HAUT. 74,5 CM - LONG. 102 CM - PROF. 54,5 CM 15 000/20 000 Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Paris, Norma, 2003, modèle à rapprocher de celui reproduit en table de milieu p. 116. 108 109

79 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Paire de consoles en sycomore de goût néo-classique, plateau et tablette inférieure en demi-lune, piétement tripode en arc de cercle se terminant par des pattes de lion à la base. HAUT. 58,5 CM - LARG. 64 CM - PROF. 31,5 CM 12 000/18 000 PROVENANCE: Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 80 VADIM ANDROUSOV (1895-1975) «LES ADIEUX». Grand panneau sculpté en bas-relief, taille directe à décor d un éphèbe sur un cheval et d une jeune femme dévêtue drapée sur les hanches, pierre calcaire blanche, beige et grise, présentant de nombreuses inclusions et veines Signée «Androusov» en bas à droite et monogrammée «VA» en bas à gauche. 150 X 103 CM 12 000/15 000 PROVENANCE: Collection particulière, Paris. Commandé par la famille de l actuel propriétaire. Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte décorateur des années 40», Paris, Norma, 2003, modèle à rapprocher du panneau pour le fumoir de M me Petersen, 1938, p. 150. 110 111

81 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Élégante table lyre néo-classique à système en acajou. Pièce réalisée en 1946 pour le Salon des Arts de la Table. Le piétement est formé de deux tréteaux. Chacun comporte quatre pieds courbes munis de sabots en bronze formant pattes de lion d où s élève une haute lyre soulignée de filets de bois clair et rehaussée de baguettes torsadées en bronze, un ingénieux système coulissant à l intérieur de ces structures permet de régler la hauteur. Plateau rectangulaire en acajou accueillant au centre un plateau revêtu de cuir rouge guilloché en pourtour. Ce meuble fut longtemps un objet familier d André Arbus ; on le retrouve très souvent en documentation tantôt comme table de travail, tantôt comme table de milieu, tantôt comme table de salle à manger. HAUT. POSITION BASSE : 73,5 CM - HAUT. POSITION HAUTE : 86 CM - LONG. 190,5 CM - LARG. 84 CM 100 000/140 000 HISTORIQUE: Pièce réalisée en 1946 pour le Salon des Arts de la Table. Ancienne collection Madeleine Arbus. Ancienne collection André Arbus. Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Paris, Norma, 2003, projet de la table reproduit p. 226 et table reproduite pp. 227 et 263. 112 113

82 JEAN-MICHEL FRANK (1895-1941) & ADOLPHE CHANAUX (1887-1965) Miroir, circa 1936, à encadrement en chêne sablé à travers une résille de losanges. Relief patiné de blanc, fond bois naturel bordé de deux joncs bombés dorés. HAUT. 78 CM - LARG. 54 CM 15 000/18 000 Collection de Monsieur Deniaud, Paris, ancien collaborateur d Adolphe Chanaux. Pièce acquise à la fin de la collaboration Frank-Chanaux et demeurée depuis dans la famille. Jean-Michel Frank, Léopold Diego Sanchez, Éd. du Regard, Paris 1997, pp. 167, 172 (meubles avec décor identique, dont le meuble d entre-deux avec le même décor pour la famille Patenôtre). 83 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Paire de grandes chauffeuses de goût antique. Dossier gondole, piétement gaine vers l avant se terminant par des sabots dorés, piétement sabre vers l arrière. Recouvertes d un tissage blanc de coton et soie mélangés. HAUT. 73,2 CM - LARG. 65,5 CM - PROF. 67 CM 12 000/18 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 114 115

84 JEAN-MICHEL FRANK (1895-1941) & ADOLPHE CHANAUX (1887-1965) Armoire en chêne à piétement tronconique à pans coupés gainé de parchemin. Façade ceinturée d un bandeau à deux ressauts. Portes gainées intérieurement et extérieurement de parchemin. Intérieur aménagé de six étagères à hauteurs réglables. Estampilles «Chanaux et C ie», «Jean-Michel Frank», «19123». HAUT. 177 CM - LARG. 142,5 CM - PROF. 46,2 CM 200 000/220 000 Collection de Monsieur Deniaud, Paris, ancien collaborateur d Adolphe Chanaux. Pièce acquise à la fin de la collaboration Frank-Chanaux et demeurée depuis dans la famille. Jean-Michel Frank, Léopold Diego Sanchez, Éd. du Regard, Paris 1997, p. 197. 116

85 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Exceptionnelle paire de consoles néo-classiques, structure en merisier, piétement en «U» soutendu d un puissant arc de cercle s élevant d un large sabot frontal et se terminant sous la ceinture par un chapiteau en cabochon. Le montant arrière est luimême soutenu par un sabot en bronze, patine acier, entretoise cylindrique fixée par de grands anneaux en bronze, patine acier. HAUT. 74,5 CM - LONG. 210 CM - PROF. 69 CM 140 000/180 000 HISTORIQUE : Modèle créé en six exemplaires pour la salle du Conseil de la chambre syndicale de la sidérurgie française, Paris, 1954-1955. Nous présentons ici deux de ces six pièces. Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architectedécorateur des années 40», Norma Éditions, Paris, 2003, modèle reproduit p. 320 et référencé p. 321. 118 119

86 SECRÉTAIRE DE DAME En placage de citronnier et marqueterie de croisillons dans des encadrements de filets d amarante, filets de buis et bois de rose. Il ouvre à un abattant découvrant six petits tiroirs en placage de bois de rose et encadrements en citronnier, et des casiers. Il présente deux vantaux dans sa partie inférieure. Il repose sur des pieds gaines. Estampillé R. LACROIX. Époque Louis XVI. (quelques accidents de placage, fentes et manques à la galerie de bronze). Dessus de marbre blanc veiné. Ornements de bronze ciselé à encadrements, moulurés à perles, bagues, sabots et galerie ajourée. HAUT. 122 CM - LARG. 71 CM - PROF. 32 CM 50 000/55 000 Roger VANDERCRUSE dit LACROIX reçu Maître le 6 Février 1755. RÉFÉRENCES : Lacroix fils d un ébéniste ouvrier libre, né en 1728, appartient à la plus importante dynastie d ébénistes du XVIII e siècle. A l intérieur de sa corporation, RVLC occupait une place respectée. Il fût juré de sa communauté de 1768 à 1770 puis Syndic et Député en 1784. Vandercruse livrait des meubles pour le Marchand ébéniste, Pierre II Migeon, beaucoup de meubles légers, secrétaires, tables à écrire, tables à jeux Les placages employés étaient parfois disposés en motifs géométriques décrits comme : «points de Hongrie» et c est le cas du décor du secrétaire que nous présentons. En 1787 et 1788, RVLC livre au Garde Meuble royal, plusieurs beaux meubles et il s éteint le 19 Mai 1799. Enfin une table à écrire estampillée RVLC en marqueterie de motifs géométriques en citronnier et bois teinté vert, imitant la marqueterie de paille est reproduite, Planche 318, page 289 de l ouvrage : «Les Ébénistes français de Louis XIV à la Révolution», par Alexandre Pradère. Éditions Chêne. 120 121

87 JULES LELEU (1883-1961) Élégant meuble de rangement, circa 1950, à piétement fuselé en laiton doré s élevant de larges sabots supportant le corps du meuble plaqué de palissandre ouvrant à deux portes incrustées de nacre et d ébène, ouvrant sur un intérieur aménagé d étagères. Estampillé «CA 30025». HAUT. 128,5 CM - LARG. 32 CM - LONG. 80 CM 15 000/20 000 Ancienne collection particulière du Marquis de Dampierre, Miami, Floride. Viviane Jutheaud, «Jules et André Leleu», Éditions Vecteur, Paris 1989, modèle reproduit p. 149, à rapprocher de ce modèle pour le travail d encadrement de marqueterie d ivoire et de nacre. 88 JULES LELEU (1883-1961) Élégant secrétaire, circa 1950, à piétement fuselé en laiton doré s élevant de larges sabots supportant le corps du meuble plaqué de palissandre ouvrant à abattant au centre, intérieur en sycomore formant classeur et petit tiroir, abattant gainé de cuir gold, partie inférieure ouvrant par deux portes. Estampillé «CA 30024». HAUT. 128,5 CM - LARG. 32 CM - LONG. 80 CM 15 000/20 000 Ancienne collection particulière du Marquis de Dampierre, Miami, Floride. Viviane Jutheaud, «Jules et André Leleu», Éditions Vecteur, Paris 1989, modèle reproduit p. 149, à rapprocher de ce modèle pour le travail d encadrement de marqueterie d ivoire et de nacre. 122 123

89 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Grand tabouret en «X» à montants à pans coupés, structure en chêne. Assise garnie de cuir grené, piqué-sellier en bordure. HAUT. 47 CM - LARG. 55 CM - PROF. 42 CM 2 500/3 500 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 90 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Lampe bouillotte en bronze doré, base formée d un bassin à résille extérieure. Fût élancé cannelé. Prise supérieure formant anneau. Abat-jour métallique laqué vert bronze bordé de joncs dorés. HAUT. 59 CM 4 000/6 000 Collection particulière. Mobilier et Décoration, février 1948, n 2, «Raymond Subes, artiste du fer», modèle reproduit pp. 25 et 26. Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Norma Éditions, Paris 2003, modèle reproduit in situ dans le salon Médicis au Château de Rambouillet, p. 253. 124 125

91 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) ET ÉTIENNE SAIN & TAMBUTÉ Paire de consoles néo-classiques, piétement en bronze de section circulaire à l avant et carrée à l arrière, bagué de nombreux éléments géométriques en ressaut, entretoise formée d une lame rectiligne à l arrière à laquelle est reliée au centre une lame formant arche et maintenant les pieds avant. Les tablettes inférieures et supérieures sont formées de panneaux de bois recouverts d une superbe laque nuagée verte. HAUT. 86 CM - LONG. 99,5 CM - PROF. 34 CM 50 000/70 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Paris, Norma, 2003, modèle reproduit p. 319. 126 127

92 BUREAU À GRADINS De forme rectangulaire en acajou et placage d acajou à ramages. La partie supérieure présente deux rideaux coulissants démasquant huit casiers et deux tiroirs. La partie inférieure à caissons ouvre à quatre tiroirs, il repose sur des pieds fuselés et cannelés. Attribué à Canabas. Époque Louis XVI. (restaurations, manques). HAUT. 124 CM - LARG. 165 CM - PROF. 81,5 CM 15 000/20 000 Joseph Gregenbach dit Canabas (1712-1797) ébéniste d origine allemande. Il travaille longtemps comme ouvrier privilégié rue de Charonne à Paris dans les ateliers de Jean-François Œben ou Pierre Migeon. Après l obtention de ses lettres de maîtrise en 1766, il s installe rue du Faubourg Saint-Antoine. Sa production, essentiellement de style Louis XVI, se compose de petits meubles utilitaires en acajou au décor sobre de moulures, très rarement ornés de bronze. Il travaille pour une clientèle particulière mais aussi pour des marchands, comme Bonnemain le jeune et les frères Presles, jusqu à sa mort sous le Directoire. 93 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Paire de grands fauteuils d apparat néo-classiques en acajou clair. Piétement gaine à l avant reposant sur des sabots en bronze, et sabre à l arrière. Chutes d accotoirs en arc de cercle rehaussées d un chapiteau en bronze. Accotoir formant crosse à sa jonction avec le dossier. Recouverts d un drap de laine gris mauve passepoilé. HAUT. 105 CM - LARG. 65 CM - PROF. 74 CM 28 000/38 000 Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Paris, Norma, 2003, modèle reproduit p. 238. 128 129

94 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Petit guéridon circulaire néo-classique en sycomore à piétement gaine, entretoise à la base formant motif étoilé. Placage rayonnant sur le plateau, motif de rose des vents au centre en amarante et palissandre, jonc de palissandre entourant la ceinture. Chapiteaux en palissandre soulignant ceinture et entretoise. HAUT. 57,8 CM - DIAM. 52,5 CM 12 000/16 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 95 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Grande banquette néo-classique en merisier. Large assise étirée stylisant deux fauteuils aux extrêmités angulaires. Structure gaine reposant sur des toupies inversées. Hampes fuselées rehaussant les sièges aux extrêmités, et se terminant par des pommes de pin stylisées. Importante tablette dorsale sur toute la longueur du siège médian. Pièce unique. HAUT. 80 CM - LONG. 202 CM - PROF. MAX. 100 CM 25 000/35 000 HISTORIQUE : Banquette créée par André Arbus pour sa résidence de campagne à Letteguives en Normandie. Succession Arbus. Plaisir de France, juillet-août 1949, pièce reproduite p. 39. 130 131

96 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Suite de cinq chaises en merisier. Dossier évidé dans le goût des chaises Lorraine du XVII e siècle. Piétement avant formant balustre à la base, entretoise en «H». Assise recouverte d un coussin en reps vermillon. Pièce unique. HAUT. 88 CM - LARG. 44,5 CM - PROF. 41,5 CM HISTORIQUE : Chaises créées par André Arbus pour sa résidence de campagne à Letteguives en Normandie. Succession Arbus. Plaisir de France, juillet-août 1949, pièces reproduites p. 39. Mobilier et décoration, juillet 1949, pièces reproduites p. 6. 10 000/15 000 132 133

97 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Importante table de milieu en sycomore. Quatre pieds gaines reposent sur des sabots débordants en bronze doré, chapiteau soulignant la ceinture. Plateau formé d une marqueterie de bandes et décor d écoinçons. Deux rallonges au même décor. HAUT. 72,5 CM - LONG. 200 CM - LARG. 85 CM RALLONGES. LARG. 50 CM CHAQUE 20 000/25 000 Ensembles mobiliers 1957, volume 17, reproduit p. 38. 98 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Suite de six chaises ultra légères en bois laqué noir. Piétement gaine. Dossier écusson légèrement renversé vers l arrière. Assise formant large écusson, l ensemble canné. HAUT. 88,6 CM - LARG. 48 CM - PROF. 49 CM 8 000/12 000 Ensembles mobiliers 1957, volume 17, reproduit p. 38. 134 135

99 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Grand bureau plat de goût néo-classique en placage d ébène. Piétement gaine orné de sabots de bronze doré s élevant de tablettes en ressaut, chapiteaux en bronze doré. Ceinture présentant des panneaux soulignés de joncs en bronze doré et abritant deux grandes tablettes latérales coulissantes présentant au centre un cuir noir bordé d une grecque estampée. Deux tiroirs latéraux et un tiroir plat au centre. Plateau recouvert de cuir noir bordé d une grecque. On y joint son fauteuil néo-classique en placage d ébène et bois noirci, recouvert de cuir noir, clous tapissiers noirs en bordure. BUREAU. HAUT. 77 CM - LARG. 180,2 CM - PROF. 89,5 CM FAUTEUIL. HAUT. 95 CM - LARG. 59 CM - PROF. 54 CM 25 000/35 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 136 137

100 JEAN DUNAND (1877-1942) Table d appoint moderniste. Base carrée d où sélève un large montant sur lequel sont fixés en insertion des montants et tablettes géométriques, l ensemble laqué noir. Le plateau carré entièrement recouvert d une laque coquille d œuf. Estampillée au feu du cachet «Jean Dunand laqueur» sous le plateau. HAUT. 59,5 CM - PLATEAU. 30,5 X 30,5 CM 80 000/90 000 Collection de M me M. L., Paris. «Jean Dunand», Delorenzo Gallery, New York, 1995, pièce reproduite p. 58. 138 139

101 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Paire de consoles en fer battu. Piétement latéral formé de larges volutes reposant sur des hémisphères godronnés dorés. Important motif d entrelacs au centre. Motifs de cordelières et passementerie soutenus sous l entablement et reposant sur les volutes supérieures des rinceaux latéraux. Plateau en marbre vert de mer. HAUT. 93,5 CM - LONG. 100 CM - PROF. 40 CM 20 000/30 000 Collection particulière. Pierre Kjellberg, «Moblier du XX e siècle». Éditions de l Amateur, Paris 2000, modèle reproduit p. 494. 140 141

102 BUREAU PLAT De forme galbée en placage de bois de rose marqueté de filets. Il ouvre à trois tiroirs en façade et repose sur des pieds cambrés. Riche décoration de bronzes ciselés et redorés tels que : chutes feuillagées, entrées de serrures décorées de personnages, et sabots. Époque Louis XV. (restaurations) Porte une estampille de F.G. pour François Garnier. HAUT. 76,5 CM - LARG. 176 CM - PROF. 87,5 CM 80 000/100 000 Succession du comte de La Panouse. L estampille F.G est utilisée par l ébéniste François Garnier, père du célèbre ébéniste Pierre Garnier et établi rue du Faubourg Saint-Antoine durant le règne de Louis XV. Un bureau attribué à François Garnier de même forme et présentant des appliques de bronzes identiques autour du tiroir central a été vendu le 12 juin 1997 à Londres, n 110. 142 143

103 ERCOLE BAROVIER - BAROVIER & TOSO Important lampadaire «Rostrato». Fût bagué de cylindres de verre translucide hérissés de cercles de pointes. Base formée d un disque chromé. Sommet du fût bagué d un déflecteur chromé surmonté d une grande coupe tronconique hérissée de cercles de rostres en verre soufflé translucide. HAUT. 171,5 CM 6 000/8 000 104 PAIRE DE VASES COUVERTS En albâtre, de forme ovoïde, les anses décorées de feuilles d acanthe. Ils sont ornés de frises de postes, ils reposent sur une base à doucine, et un socle carré. Travail néo-classique du XIX e siècle. (restaurations) HAUT. 88 CM 30 000/35 000 144 145

105 PIERRE LARDIN Important miroir à parecloses formé d un encadrement extérieur en multiples éléments rapportés en verre églomisé à décor de rinceaux feu et or sur fond rosé. Partie centrale à décor de feux dans les mêmes tons. Partie médiane présentant un tain vert antique oxydé, miroir rectangulaire au centre. HAUT. 96 CM - LARG. 70 CM 6 000/8 000 106 RAMSAY Grand bureau, circa 1939, en arc de cercle, en chêne, à piétement latéral formant double arcature inversée et reposant sur des sabots en fer battu doré, chapiteaux et entretoise en fer battu doré. Large ceinture formée d un double plateau abritant trois tiroirs. HAUT. 75,5 CM - LARG. MAX. 159 CM - PROF. MAX. 76 CM 6 000/8 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. Bruno Foucart, Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Norma Éditions, Paris, 1998, modèle reproduit p. 33. 146 147

107 LUCIEN ROLLIN (1906-1993) Élégante psyché néo-classique, 1938, à base en palissandre massif accueillant un miroir rectangulaire en léger biais, lequel est bordé d une baguette de bronze doré et maintenu à l arrière par des panneaux de palissandre. Un grand montant courbe souple en bronze doré, cannelé à la base maintient le miroir. Signée sous le socle. Pièce unique. HAUT. 168 CM - LARG. 38,5 CM - PROF. 36 CM 15 000/20 000 On y joint son dessin préparatoire. Ancienne collection Lucien Rollin. Bruno Foucart, Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Norma Éditions, Paris, 1998, pièce reproduite p. 246. 148 149

108 VENINI Important lustre, circa 1930, en verre soufflé translucide et blanc présentant une double rangée de plumets. Structure en bronze. Éclairage à deux rangées de lumière distinctes. Ornements inférieurs et supérieurs et verre soufflé blanc. HAUT. 155 CM - DIAM. 60 CM 12 000/18 000 Venini, catalogue raisonné 1921/1986, Skira, Seuil, catalogue Blu vers 1930, modèle reproduit p. 136. 109 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Grande et élégante console en fer battu. Piétement formant double faisceau en arc de cercle, constitué de hauts rectangles abritant des ovales étirés, ovales latéraux formant entretoise. Patine noire et dorée pour les ornements. Plateau en marbre blanc festonné aux extrémités. HAUT. 90 CM - LONG. 200 CM - PROF. 40 CM 48 000/60 000 François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris 1992, modèle reproduit p. 243. 150 151

110 ALBERT CHEURET (1884-1966) Suite de deux lampes tulipes. Piétement végétal en bronze argenté et doré, formé de longues feuilles entrelacées. Trois hautes tiges se terminant par des tulipes d albâtre. Signatures manuscrites incisées «Albert Cheuret». HAUT. 38,5 CM 10 000/12 000 Collection particulière. 111 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Paire de fauteuils cabriolet, circa 1938, structure en sycomore, pieds avant gaines s élevant de sabots en bronze et ornés au sommet de chapiteaux en bronze doré, piétement arrière sabre, dossier gondole à large échancrure formant accotoirs, l ensemble de la structure supérieure est ornée d une rainure formant allège. HAUT. 89 CM - LARG. 70 CM - PROF. 74 CM 20 000/30 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. BIBLIOGRAPHIE: Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte, décorateur», Norma Éditions, Paris, 2003, modèle reproduit p. 39. 152 153

113 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Table de milieu en chêne, piétement en «X» reposant sur de larges pattes de lion, entretoise cylindrique en chêne, plateau creusé d une large gorge. HAUT. 70 CM - LARG. 89,5 CM - PROF. 189 CM 20 000/30 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Yvonne Brunhammer, «Le Mobilier Français 1930-1960», Éditions Massin, 1997, modèle reproduit p. 114. 112 ATTRIBUÉ À JEAN NOCRET (1615-1672) PORTRAIT DE LA GRANDE MADEMOISELLE EN FLORE Toile 135 X 103 CM 15 000/20 000 (restaurations anciennes). Ce tableau est à mettre en rapport stylistiquement avec le portrait de la famille du roi Louis XIV conservé au musée du Château de Versailles (toile, 298 x 419 cm, MV 2157). Anne Marie Louise d Orléans, duchesse de Montpensier, dite la Grande Mademoiselle (1627-1693) est la fille de Gaston d Orléans et de Marie de Bourbon. Elle prit part à la Fronde et fit tirer le canon de la Bastille sur les troupes royales pour défendre Condé lors de la bataille du faubourg Saint Antoine. Elle était une des plus riches héritières du royaume et fit de nombreux projets de mariage qui échouèrent tous. Elle épousa secrètement Lauzun en 1681 mais ils se séparèrent rapidement. 154 155

114 ALBERT CHEURET (1884-1966) Lustre en bronze argenté à structure végétale exotique stylisée. Fût et cache-bélière pentagonaux. Le sommet du fût est orné de plaques d albâtre. Les cinq lames triangulées inférieures accueillent des plaques d albâtre. HAUT. 67 CM - DIAM. 66 CM 15 000/20 000 Collection particulière. 115 JACQUES QUINET (1918-1992) Paire de grands fauteuils bas en sycomore de goût néo-classique, pieds gaines à l avant s élèvant de sabots en bronze doré sur tableau débordant. Piétement sabre à l arrière. Recouverts d un reps beige. HAUT. 82 CM - LARG. 74,5 CM - PROF. 82,5 CM 18 000/25 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 156 157

117 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) «ACTÉON» 1959. Sculpture en bronze patiné et doré à la feuille, sur un socle en bois naturel. Signée «Arbus» et numérotée «Épreuve d artiste II/IV», cachet de fondeur Coubertin. HAUT. 246 CM AVEC SOCLE, 226 CM SANS SOCLE. 20 000/30 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte et décorateur», Norma Éditions, Paris 2003, modèle reproduit p. 341. 116 ATTRIBUÉ À ANDRÉ BOUYS (1656-1740) PORTRAIT DE GENTILHOMME PORTANT UNE LAVALLIÈRE DE DENTELLE Toile, de forme ovale 73 X 61 CM Cadre en bois sculpté et doré, travail français du XVII e siècle. 2 000/3 000 158 159

119 TABLE DE SALON De forme mouvementée en placage de bois de rose. Elle ouvre à un tiroir sur le côté et repose sur des pieds cambrés. Estampillée J.F OEBEN. Époque Louis XV. (quelques accidents). Dessus de marbre brèche d Alep. (restaurations). Ornements de bronze ciselé à encadrements et sabots agrémentés de roulettes rapportées. (quelques usures à la dorure). HAUT. 71 CM - LARG. 67 CM - PROF. 40 CM 30 000/35 000 118 STATUETTE En porcelaine blanche représentant un poussah en porcelaine émaillée blanc dans le style de la Chine. (fêlures). La monture en bronze doré à décor ajouré de rocailles, feuilles d acanthe, enroulements et arbustes fleuris. En partie d époque Louis XV. HAUT. 25 CM - LONG. 30 CM 10 000/12 000 RÉFÉRENCES : Les tables sont aussi la grande spécialité de Jean François Œben, «tables à écrire», «tables à deux fins», «tables en pupîtres», «tables à coulisses», «tables de lit», «tables cabaret» Il s agit presque toujours de bois de rose seul, parfois associé à l amarante et plus rarement de bois satiné. Les bâtis de ces meubles sont presque toujours en chêne. Les sabots de bronze sont souvent dits en «chaussons». L inventaire de 1763 donne également la liste des clients d Œben. Il s agit de la grande Aristocratie et de la Cour. Outre le Garde-Meuble royal, le Duc d Aumont, la Duchesse de Gramont, sœur du Duc de Choiseul, Grimod de la Reynière, Fermier Général, les Ministres Choiseul et d Argenson et Madame de Pompadour fut bien sûr aussi une de ses grandes clientes. Alexandre Pradère «Les Ébénistes français de Louis XIV à la Révolution». Éditions du Chêne, 1989, pp. 253 à 263. 160 161

120 LOCRÉ - PARIS (PORCELAINE) Partie de service à décor polychrome de bouquets de fleurs avec rehauts de dorure et bordure polylobée comprenant : trente-cinq assiettes (diam : 23,5 cm), trois compotiers moulurés. (diam : 22,5 cm), quatre raviers ovales (L : 24 cm) et quatre raviers triangulaires (23 x 25 cm). Marqués, fin du XVIII e siècle. (petits accidents et usures, un ravier ovale cassé). 1 200/1 800 121 SÈVRES (PORCELAINE DURE) Belle et rare assiette d un service royal à marli orné de palmettes alternées en dorure sur fond gros bleu, au centre, une vue traitée en polychromie représentant une large allée bordée d arbres et animée de personnages se dirigeant vers un jet d eau avec une inscription dans la dorure «Grand jet des cascades, à S t -Cloud». Époque Louis-Philippe DIAM. 24,3 CM 4 500/6 000 Au revers, différentes marques : Marque de résidence en rouge : Château de Fontainebleau (1). Marque en bleu : Sèvres LP couronnés 1846 (2). Marque en vert LP opposés couronnés et flanqués des lettres SV et de la date 46 (3). Marque en vert 14.9 bre.45. NOTES : (1) (2) (3) Références dans l ouvrage «Porcelaines et terres de France», catalogue du Musée national du Château de Compiègne, p 442 : pour la note (2), la marque correspond à la marque n 13 et pour la note (3) la marque correspond à la marque n 12 présente entre 1845 et 1848. Référence p. 444 pour la note (1). Cette assiette pourrait faire partie du «service à vues diverses» commencé sous Napoléon I er et poursuivi jusque sous Louis-Philippe, les «assiettes plates ordinaires» agrémentées de marlis tous différents. 162 163

122 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Paire de grandes torchères d applique. Haut fût orné de ressauts dorés à la base, motif godronné au sommet soulignant une haute lanterne couronnée d un chapiteau à bord festonné, lui-même surmonté d une hampe florale. Le corps de la lanterne est formé par des dalles de verre doublées de dalles de verre dépoli. HAUT. 218 CM 10 000/14 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 193. 123 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Importante paire de chenets en fer battu présentant deux volutes à l avant soutenant un flambeau torsadé surmonté d une haute couronne en fer découpé, d où s élève une haute flamme en fer battu à patine dorée. Barre arrière de foyer se terminant en volutes. HAUT. 59 CM - LARG. 20,5 CM - LONG. 61 CM 15 000/20 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 226. Bruno Foucart et Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Paris, Norma, 1998, modèle reproduit p. 209. 164 165

124 GILBERT POILLERAT (1902-1988) & ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Table basse circulaire, circa 1945, en fer battu réalisée pour un décor d André Arbus, les pieds sont formés de faisceaux élargis à quatre éléments, quatre cordelières dorées remontent sous le centre du plateau. la ceinture est formée de deux larges joncs abritant des motifs étoilés au dessus des pieds et d un motif de draperies en pourtour soulignant le plateau en travertin. Pièce unique. HAUT. 50 CM - DIAM. 93 CM. On y joint le dessin préparatoire. 45 000/60 000 Galerie Yves Gastou. Ancienne collection particulière, Toulouse. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 145. Bruno Foucart et Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Paris, Norma, 1998, modèle reproduit p. 206. Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Paris, Norma, 2003, modèle reproduit p. 192. Sera vendue avec faculté de réunion avec le lot suivant. 166 167

125 GILBERT POILLERAT (1902-1988) & ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Importante console, circa 1945, en fer battu réalisée pour un décor d André Arbus, piétement composé de grands faisceaux, large ornement floral doré à la base, double ceinture accueillant un motif de draperies rehaussées d or, angles formés de cubes abritant des étoiles, plateau en travertin. Pièce unique. HAUT. 93,5 CM - LONG. 235 CM - PROF. 43 CM On y joint le dessin préparatoire. 60 000/80 000 Galerie Yves Gastou. Ancienne collection particulière, Toulouse. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 145. Bruno Foucart et Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Paris, Norma, 1998, modèle reproduit p. 206. Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Paris, Norma, 2003, modèle reproduit p. 191. Sera vendue avec faculté de réunion avec le lot précédent. 168 169

127 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) & GILBERT POILLERAT (1902-1988) Bureau plat à structure en fer battu. Piétement gaine élancé reposant sur de larges cabochons, double arcature latérale se rejoignant pour former une double entretoise centrale. Caisson allongé en placage de frêne accueillant deux tiroirs en ceinture, prises formées, ainsi que pour les tablettes latérales, par de larges anneaux en fer battu doré. Tableau central orné d un masque de jeune femme en dinanderie de métal doré, probablement par Androusov. HAUT. 76 CM - LONG. 135 CM - LONG. MAX. 189 CM - PROF. 76 CM 40 000/60 000 Collection particulière, France. 126 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) & GILBERT POILLERAT (1902-1988) Lustre en fer battu à quatre lumières, circa 1947. Sphère centrale soulignée d une flèche, quatre cornets découpés à motifs de lambrequins forment les lumières latérales. HAUT. 90 CM - DIAM. 79 CM 12 000/16 000 Collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris 1992, modèle reproduit p. 213. 170 171

128 LOUIS SÜE (1875-1968) Élégante vitrine lumineuse en fer battu, patine canon de fusil, rehauts dorés. Piétement toupie, montants formant élégants pilastres. Partie inférieure ouvrant à deux tiroirs en placage de noyer à motifs de chevrons. Portes coulissantes en verre. Miroir à tain légèrement piqueté formant fond de vitrine. Fronton supérieur abritant des miroirs à tain piqueté, masquant la partie lumineuse de la vitrine. HAUT. 169,5 CM - LONG. 103,5 CM - PROF. 28,5 CM 10 000/14 000 129 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Paire de lampes de salon, circa 1949, en bronze doré, disque inférieur à bord guilloché d où s élève de façon asymétrique un haut fût maintenant deux lumières formant cornes d abondance, large anneau supérieur. Abat-jour frontal. HAUT. 75,5 CM 12 000/15 000 Ancienne collection Gilbert Poillerat. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, pièce reproduite pp. 211 et 233. 172 173

131 JANSEN Importante table de milieu, structure en chêne, piétement formant double arcature inversée en cylindres d acier reposant sur une terrasse en chêne. Les arcatures sont formées de larges disques et l arcature inférieure s arc-boute sur un montant en chêne. HAUT. 71,5 CM - LONG. 274 CM - PROF. 101 CM 15 000/20 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 130 BAGUÈS Lampadaire, piétement tripode, architecture d arcs de cercle reposant sur des pattes de lion, structure en fer battu patine dorée, fût triangulaire élancé orné, de trois parements latéraux en miroir orné d étoiles incisés. Surmonté d une grande corbeille métallique en ferronnerie ouvragée, rehaussée de pampilles de verre taillé. HAUT. 161 CM - DIAM. 46 CM 6 000/8 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 174 175

132 LUCIEN ROLLIN (1906-1993) Paire de fauteuils néo-classiques, circa 1940, en bois exotique, piétement gaine bordé de joncs en ressaut en pourtour, sabots en acier, supports d accotoirs gaine bordés d un jonc en ressaut en pourtour. Partie avant de l accotoir incrustée d une étoile métallique, dossiers inclinés surmontés de deux crosses largement rainurées. Recouverts d un tissu d ottoman rose. HAUT. 100 CM - LARG. 59,5 CM - PROF. 68 CM 20 000/30 000 133 MATTIA BONETTI (NÉ EN1952) Grande table devenant console, prototype, pièce unique. Piétement tubulaire en laiton nickelé, sabots en acrylique bleu, roulettes mobiles, un pied pivotant sur chaque côté permettant de maintenir la structure dépliée. Plateau ondulant de forme irrégulière asymétrique en acrylique teinté bleu, divisé en deux parties se recouvrant asymétriquement, accentuant l effet dynamique de l ensemble. Estampillée du logo de l artiste, 2005. HAUT. 74,5 CM - LONG. 218 CM - PROF. FERMÉE : 61 CM 20 000/25 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection Lucien Rollin. Bruno Foucart, Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Norma Éditions, Paris, 1998, modèle similaire reproduit p. 244. 176 177

134 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Grande applique en fer battu à deux lumières, branchages, feuillages et motifs floraux stylisés maintenus par des cordelières. HAUT. 39 CM - LARG. 41 CM - PROF. 31 CM 3 000/4 500 Collection particulière. 135 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Très importante lanterne en fer battu à patine dorée. Hampe centrale soulignée à la base d une sphère et d une flèche, abritant trois lumières au sein de la lanterne. Base et sommet formés de disques en métal doré maintenant trois plaques de verre translucide bombées. HAUT. 86 CM - DIAM. 52 CM 12 000/15 000 PROVENANCE: Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 178 179

136 MICHEL BOYER (NÉ EN 1935) Table basse en plexiglas de forme carrée ornée d un casier supérieur et de deux casiers latéraux en altuglas rouge carmin. HAUT. 38,5 CM - PLATEAU. 100 X 100 CM 7 000/9 000 137 PAUL DUPRE-LAFON (1900-1971) Exceptionnelle paire de lampes de salon. Structure présentant une large terrasse parallélépipédique en comblanchien beige et ocre, fût carré orné de larges rainures reposant sur une base débordante en marbre griotte, chapiteau débordant en marbre griotte. Un cylindre enserré de deux larges disques en bronze doré maintient le déflecteur en opaline blanche. Grand abat-jour en parchemin bordé de cuir rouge bordeaux piqué-sellier, le bord inférieur est tressé d'une bande de cuir blanc. HAUT. 82 CM 80 000/120 000 Thierry Couvrat-Desvergnes, «Paul Dupré-Lafon, décorateur des millionnaires», Éditions de l Amateur, Paris, 1990, modèle similaire reproduit p. 153. 180 181

138 GROUPE En bronze à patine brune et bronze à patine médaille représentant Andromède. Elle est représentée enchaînée et portant un diadème. Il porte sur la terrasse une signature N. COUSTOU. (Nicolas COUSTOU - Lyon 1658 - Paris 1733). XVIII e siècle. HAUT. 60,5 CM - LARG. 29 CM 9 000/12 000 139 PAUL DUPRÉ-LAFON (1900-1971) & HERMÈS Valet de nuit en acajou à plateau mobile gainé de cuir rouge, base rectangulaire formant reposechaussures, d où s élèvent trois baguettes constituant le corps principal du valet soutenant le porte-veste gainé de cuir rouge. A la partie supérieure, porte-pantalon soutenu par trois cylindres en cuivre. Porte-cravates et axe de blocage de la tablette également en laiton. Estampillé «Hermès Paris». HAUT. 137,5 CM 15 000/18 000 Thierry Couvrat-Desvergnes, «Paul Dupré-Lafon, décorateur des millionnaires», Éditions de l Amateur, Paris, 1990, p. 204. Bruno Foucart et Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Norma, Paris, 1999, p. 121. 182 183

141 JACQUES ADNET (1900-1984) & GILBERT POILLERAT (1902-1988) Enfilade en bois laqué vert émeraude nuagé. Elle ouvre à trois portes sur un intérieur en chêne aménagé de tiroirs en bandeau supérieur et d'étagères ensuite. Piétement quadripode en fer battu redoré à la feuille en «V» évasé sur larges sabots rectangulaires. HAUT. 94,5 CM - LONG. 250 CM - PROF. 52,5 CM 25 000/35 000 140 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Lampadaire en fer battu, large disque à la base, orné d un lambrequin en pourtour et découpé d étoiles, reposant sur quatre pieds formant crosse, le fût s élève d un large hémisphère godronné, il est cannelé à patine vert antique, un drapé doré orne le sommet, hémisphère godronné à la base de la lumière. HAUT. 180 CM 12 000/16 000 Collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 210. 184 185

143 RAYMOND SUBES (1893-1970) Importante console en fer battu, patine vert antique, piétement lyre se terminant en volutes sous l entablement, entrelacs à la base et trois lames soulignant le piétement doré. Plateau formant arcature souple en marbre gris veiné de beige. Miroir supérieur rectangulaire bordé de rinceaux, deux larges pastilles dorées à mi-hauteur et motif floral stylisé au sommet. 142 RAYMOND SUBES (1893-1970) Paire de grilles rectangulaires en fer battu à patine verte, motifs de rinceaux et d entrelacs rehaussés de larges disques et d étoiles en métal, patine dorée. HAUT. 179 CM - LARG. 40 CM 10 000/15 000 PROVENANCE: Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 75. Sera vendue avec faculté de réunion avec le lot suivant. CONSOLE : HAUT. 81 CM - LONG. 100 CM - PROF. 25 CM MIROIR : HAUT. 172,5 CM - LARG. 66 CM 15 000/20 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 75. Sera vendue avec faculté de réunion avec le lot précédent. 186 187

144 GILBERT POILLERAT (1902-1988) POUR LA COMPAGNIE DES ARTS FRANÇAIS Suite de quatre chaises «Ananas», circa 1946, en fer battu à piétement s élevant de pastilles en métal doré. Entretoise formée d une double cordelière se rejoignant en «X», patine dorée. Assise doublée d un lambrequin. Dossier orné de larges volutes, ornements floraux stylisés et motif central d un ananas, patine dorée. HAUT. 69 CM - LARG. 48,5 CM - PROF. 45 CM 35 000/45 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris, 1992, modèle reproduit p. 101. 188 189

146 RAYMOND SUBES (1893-1970) Table de milieu en fer battu, patines acier et doré. Piétement latéral formé de terrasses à gradins alternativement en métal poli ou fer martelé. Montant formant architecture Art Déco en fer battu martelé et fer rainuré. Important plateau en marbre vert de mer entouré d une ceinture de fer godronné et martelé. HAUT. 77,5 CM - LONG. 202,5 CM - LARG. 112 CM 15 000/20 000 Collection particulière. 145 MARCEL DERNY & SÈVRES (MANUFACTURE NATIONALE DE) Vase ovoïde en porcelaine, 1947, à décor en bas-relief d animaux d Afrique dans une jungle stylisée. Émaux vert amande, patines ocre et brune. Signature d un cachet imprimé sigle de la manufacture, 1947. HAUT. 38,5 CM 6 000/8 000 190 191

147 JACQUES ADNET (1900-1984) & LA COMPAGNIE DES ARTS FRANÇAIS Paire de grandes appliques torchères en fonte d aluminium. Large coupe circulaire formant déflecteur au sommet. Patine dorée. HAUT. 43 CM - DIAM. 34 CM 6 000/8 000 148 JACQUES ADNET (1900-1984) ET GILBERT POILLERAT (1902-1988) Suite de huit grandes chaises néo-classiques de salle à manger, circa 1945, structure en chêne recouverte de tapisserie d Aubusson à décor d un rectangle gris bordé d un large filet crème, fond vert Nil. Le piétement gaine repose sur des sabots en bronze et est orné, en soutien de l assise, de chapiteaux en bronze. HAUT. 109,5 CM - LARG. 48 CM - PROF. 50 CM 22 000/28 000 PROVENANCE: Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. BIBLIOGRAPHIE: François Baudot, «Gilbert Poillerat, maître ferronnier», Hazan, Paris1992, modèle reproduit p. 161. 192 193

149 VADIM ANDROUSOV (1895-1975) Applique en forme de conque à décor de trois chasseresses en terre cuite, patine blanche. Signature manuscrite incisée «Androusov» et datée 40. HAUT. 23 CM - LARG. 35 CM - PROF. 22 CM 4 000/6 000 150 JACQUES ADNET (1900-1984) Bureau de dame en bois laqué noir. Pieds gaines sur sabots en bronze doré, jonc en ressaut bordant la partie inférieure de la structure. Un tiroir central et quatre tiroirs latéraux. Les trois tiroirs en ceinture sont munis de boutons circulaires ornés d une fine cordelière en pourtour. Prises des tiroirs inférieurs à décor de cordelières ornées de passementerie aux extrémités. Dessus du plateau en opaline noire. HAUT. 71,5 CM - LONG. 141 CM - PROF. 54 CM 15 000/20 000 194 195

151 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Lampe bouillotte en bronze doré. Piétement constitué d un disque formant bassin. Hampe centrale formée d un faisceau de cylindres. Abat-jour tronconique dont le sommet est ajouré d un motif triangulé découpé. Pomme de pin stylisée au sommet. HAUT. 45 CM 5 000/7 000 152 JEAN PASCAUD (1903-1996) Paire de fauteuils en merisier. Piétement sabre, avant rehaussé de sabots à crosse en bronze doré. Supports d accotoirs en arc de cercle rejoignant l accotoir formant crosse vers l avant. Garniture en daim couleur chocolat. HAUT. 105 CM - LARG. 54,5 CM - PROF. 60 CM 10 000/12 000 Yvonne Brunhammer, «André Arbus, architecte-décorateur des années 40», Paris, Norma, 2003, modèle similaire reproduit in situ p. 257. 196 197

153 ANDRÉ ARBUS (1903-1969) Très élégante table carrée en sycomore, piétement sabre à ressaut monté sur un «X» pouvant se replier, plateau mobile carré gainé de parchemin, bordure soulignée d un filet doré. HAUT. 71,5 CM - LARG. 89,5 CM 8 000/10 000 Ancienne collection André Arbus. 154 RAYMOND SUBES (1893-1970) Élégante console. Piétement en marbre Campan rubané formé d un parallépipède creusé d une bordure en retrait. Structure formée de trois lames de métal s élançant d une base rectangulaire évidée soutenant l entablement par un jeu de sphères chromées. HAUT. 89 CM - LONG. 171 CM - PROF. 30,5 CM 12 000/18 000 Collection particulière. 198 199

155 JEAN MAYODON (1893-1967) Coupe creuse circulaire, 1943 en terre chamottée sur talon à décor de tritons et dieux antiques. Émaux verts, beiges et noirs, fond marbré or sur fond vert jaspé de noir. Signature manuscrite émaillée «sigle de l artiste, 1943». DIAM. 25,4 CM 2 000/3 000 156 JEAN-CHARLES MOREUX (1889-1956) Table d appoint en fer battu à piétement formé d une triple volute formant enroulements et rinceaux sous la ceinture. Plateau en marbre brèche gris et beige rosé. HAUT. 72,5 CM - LARG. 80 CM - PROF. 56 CM 7 000/10 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. BIBLIOGRAPHIE: Susan Day, «Jean-Charles Moreux, architecte-décorateur-paysagiste», Norma Éditions, Paris, 1999, modèle reproduit p. 187. 200 201

157 RENÉ PROU (1889-1947) Bureau en fer battu, circa 1937, Piétement formé de doubles fûts élancés s élançant d un petit hémisphère et rejoignant la ceinture doublement ondée. Plateau en bois plaqué de chêne cérusé blanc. Chaise à structure au modèle. Assise légèrement tronconique, dossier élancé se terminant par un fronton. Recouvert d une cotonnade de Paule Marrot. BUREAU. HAUT. 70 CM - LONG. 127 CM - PROF. 68 CM CHAISE. HAUT. 100 CM - LARG. 50 CM - PROF. 57 CM 8 000/12 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. 158 RAFRAÎCHISSOIR En porcelaine blanche à décor en camaïeu bleu de lotus, pruniers en fleurs et rochers. Chine, époque Kangxi. La monture en bronze ciselé et redoré à frise de godrons, rocailles, feuilles d acanthe, masques de jeunes femmes portant des panaches et enroulements. Époque Régence. HAUT. 22 CM - LARG. 27 CM 15 000/18 000 Bruno Foucart, Jean-Louis Gaillemin, «Les décorateurs des années 40», Norma Éditions, Paris, 1998, modèle reproduit p. 215. 202 203

159 PORTE-PINCEAUX En porcelaine émaillée bleu turquoise sur le biscuit en forme de troncs de bambou accolés. Chine, époque Kangxi. (fêlures et quelques égrenures). La monture lobée en bronze ciselé et doré est ornée de rocailles et de frise de godrons. XVIII e siècle. (quelques usures à la dorure). HAUT. 13,5 CM - LONG. 20 CM - PROF. 11,5 CM 4 000/5 000 160 RENÉ PROU (1889-1947) Enfilade, circa 1937, à structure en fer battu. Piétement formé de double fûts élancés s élançant d un petit hémisphère et rejoignant la ceinture doublement ondée. Caisson en chêne cérusé blanc ouvrant par deux portes latérales ornées en leur centre de têtes de femmes en métal doré, au centre trois tiroirs ornés de trois larges anneaux. HAUT. 94 CM - LONG. 182 CM - PROF. 55 CM 6 000/8 000 Galerie Yves Gastou, Paris. Ancienne collection particulière. Bruno Foucart, Jean-Louis Gaillemin, «Les Décorateurs des années 40», Norma Éditions, Paris, 1998, modèle reproduit p. 214. 204 205

INDEX ADNET JACQUES 17, 147, 150 ADNET JACQUES & POILLERAT GILBERT 141, 148 ANDROUSOV VADIM 53, 80, 149 ARBUS ANDRÉ 5, 23, 33 À 35, 46, 76 A 79, 81, 83, 85, 89, 90, 93 A 99, 111, 113, 117, 135, 151, 153 ARBUS ANDRÉ & ANDROUSOV VADIM 39 ARBUS ANDRÉ & POILLERAT GILBERT 127 ARBUS ANDRÉ ET SAIN ÉTIENNE & TAMBUTÉ 91 BAGUÈS 26, 130 BAROVIER 103 BONETTI MATTIA 133 BOUYS ANDRÉ (ATTR. À) 116 BOYER MICHEL 136 CHEURET ALBERT 110, 114 CHRISTOFLE 63 CLAIR-GUYOT E. & GIEN 12 DECK THÉODORE & CARRIERE ERNEST 13 DELAMARRE RAYMOND 51 DERNY MARCEL & SÈVRES 145 DU PLANTIER MARC 50 DUNAND JEAN 100 DUPRÉ-LAFON PAUL 19, 20, 137 DUPRÉ-LAFON PAUL & HERMÈS 139 LELEU JULES 87, 88 LENOBLE ÉMILE 62 MAYODON JEAN 155 MAYODON JEAN & SUBES RAYMOND 27 MOREUX JEAN-CHARLES 2, 3, 7, 8, 47, 48, 156 NOCRET JEAN (ATTR. À) 112 PARGAMIN & ANDROUSOV VADIM 52 PASCAUD JEAN 152 POILLERAT GILBERT 1, 4, 22, 29 À 31, 38, 49, 55, 56, 59, 101, 109, 122, 123, 129, 134, 140, 144, 161 POILLERAT GILBERT & ANDROUSOV VADIM 54 POILLERAT GILBERT & ARBUS ANDRÉ 124 À 126 POILLERAT GILBERT & INGRAND MAX 28 PROU RENÉ 157, 160 QUINET JACQUES 115 RAMSAY 106 REIBER ÉMILE-AUGUSTE & CHRISTOFLE 60, 65 ROLLIN LUCIEN 107, 132 ROLLIN LUCIEN & POILLERAT GILBERT 24, 25, 37 ROTHSCHILD JEAN-MAURICE 14 FRANK JEAN-MICHEL 21 FRANK JEAN-MICHEL & CHANAUX ADOLPHE 82, 84 JANSEN 131 JEAURAT DE BERTRY NICOLAS HENRI (ATTR. À) 75 SUBES RAYMOND 142, 143, 146, 154 SÜE LOUIS 128 SUISSE GASTON 18 VENINI 108 LARDIN PIERRE 105 161 GILBERT POILLERAT (1902-1988) Grilles d intérieur en fer battu à deux vantaux à décor de grands motifs de goût orientaliste, reliés entre eux par des bagues patinées dorées. HAUT. 191,5 CM - LARG. 150 CM 10 000/12 000 206 207

CONDITIONS GÉNÉRALES DE VENTE Tajan est une société de ventes volontaires de meubles aux enchères publiques régie par la loi n 2000-642 du 10 juillet 2000. Tajan agit comme mandataire du vendeur. Le Commissaire-priseur n est pas partie au contrat de vente qui unit exclusivement le vendeur et l adjudicataire. GÉNÉRALITÉS Les présentes conditions générales de vente, la vente et tout ce qui s y rapporte sont régies par le droit français ; Les vendeurs, les acheteurs ainsi que les mandataires de ceux-ci acceptent que toute action judiciaire relève de la compétence exclusive des tribunaux du ressort de Paris (France). Les dispositions des présentes conditions générales sont indépendantes les unes des autres. La vente est faite au comptant et les prix s expriment en euros ( ). GARANTIES Le vendeur garantit à Tajan et à l acheteur qu il est le propriétaire non contesté, ou qu il est dûment mandaté par le propriétaire non contesté, des biens mis en vente, lesquels ne subissent aucune réclamation, contestation ou saisie, ni aucune réserve ou nantissement et qu il peut transférer la propriété desdits biens valablement. Les indications figurant au catalogue sont établies par Tajan et l Expert, qui l assiste le cas échéant, avec toute la diligence requise par une SVV de meubles aux enchères publiques, sous réserve des notifications, déclarations, rectifications, annoncées au moment de la présentation de l objet et portées au procès-verbal de la vente. Ces informations, y compris les indications de dimension figurant dans le catalogue sont fournies pour faciliter l inspection de l acquéreur potentiel et restent soumises à son appréciation personnelle. L absence d indication d une restauration d usage, d accidents, retouches ou de tout autre incident dans le catalogue, sur des rapports de condition ou des étiquettes, ou encore lors d annonce verbale n implique nullement qu un bien soit exempt de défaut. Aucune réclamation ne sera admise une fois l adjudication prononcée, une exposition préalable ayant permis aux acquéreurs l examen des œuvres présentées. Pour les objets dont le montant de l estimation basse dépasse 1 000 figurant dans le catalogue de vente, un rapport de condition sur l état de conservation des lots pourra être communiqué sur demande. Les informations y figurant sont fournies gracieusement et à titre indicatif uniquement. Celles-ci ne sauraient engager en aucune manière la responsabilité de Tajan. En cas de contestations notamment sur l authenticité ou l origine des objets vendus, Tajan est tenu par une obligation de moyens ; Sa responsabilité éventuelle ne peut être engagée qu à la condition expresse qu une faute personnelle et prouvée soit démontrée à son encontre. Rappel de définitions Attribué à : signifie que l œuvre a été exécutée pendant la période de production de l artiste mentionné et que des présomptions désignent celui-ci comme l auteur vraisemblable ou possible sans certitude. Entourage de : le tableau est l œuvre d un artiste contemporain du peintre mentionné qui s est montré très influencé par l œuvre du Maître. Atelier de : sorti de l atelier de l artiste, mais réalisé par des élèves sous sa direction. Dans le goût de : l œuvre n est plus d époque ESTIMATIONS ET PRIX DE RÉSERVE Le prix de vente estimé figure à côté de chaque lot dans le catalogue, il ne comprend ni les frais à la charge de l acheteur, ni la TVA. Le prix de réserve ne peut être supérieur à l estimation basse figurant dans le catalogue, ou annoncée publiquement par le commissaire-priseur habilité et consignée au procès-verbal. Dans le cas où un bien ne comporterait pas de prix de réserve, la responsabilité de Tajan ne serait pas engagée vis-à-vis du vendeur en cas de vente du bien concerné à un prix inférieur à l estimation basse publiée dans le catalogue de vente ORDRES D ACHAT ET ENCHÈRES PAR TÉLÉPHONE Les ordres d achat se font par écrit à l aide du formulaire prévu à cet effet en fin de catalogue. Ce formulaire doit être adressé à Tajan au plus tard 2 jours ouvrés avant la vente, accompagné d un RIB bancaire précisant les coordonnées de l établissement bancaire et d une copie de pièce d identité de l enchérisseur. Pour les achats importants, il pourra être demandé une lettre accréditive de la Banque. Dans le cas de plusieurs ordres d achat identiques, le premier arrivé aura la préférence. Les enchères par téléphone sont admises pour les clients qui ne peuvent se déplacer. A cet effet, le client retournera à Tajan le formulaire susvisé dans les mêmes conditions. Les enchères par téléphone ne sont recevables que pour les lots dont l estimation basse est supérieure à 200. Le nombre de lignes téléphoniques étant limité, il est nécessaire de prendre des dispositions 2 jours ouvrés au moins avant la vente. Dans les deux cas, il s agit d un service gracieux rendu au client. Tajan, ses agents ou ses préposés ne porteront aucune responsabilité en cas d erreur ou omission dans l exécution des ordres reçus, comme en cas de non exécution de ceux-ci. ENCHÈRES Pour une bonne organisation des ventes, les enchérisseurs sont invités à se faire connaître auprès de Tajan avant la vente, afin de permettre l enregistrement de leurs données personnelles. Les acquéreurs potentiels devront justifier de leur identité et de leurs références bancaires. Toute personne s étant fait enregistrer auprès de Tajan dispose d un droit d accès et de rectification aux données nominatives fournies à Tajan dans les conditions de la loi informatique et Liberté du 6 janvier 1978 modifiée par la loi du 6 août 2004. Les enchères suivent l ordre des numéros au catalogue. Tajan est libre de fixer l ordre de progression des enchères et les enchérisseurs sont tenus de s y conformer. Le plus offrant et dernier enchérisseur sera l adjudicataire. En cas de contestation au moment des adjudications, c est-à-dire s il est établi que deux ou plusieurs enchérisseurs ont simultanément porté une enchère équivalente, soit à haute voix, soit par signe, et réclament en même temps cet objet après le prononcé du mot «adjugé», le dit objet sera immédiatement remis en vente au prix proposé par les enchérisseurs et tous les amateurs présents pourront concourir à cette deuxième mise en adjudication Toute personne qui enchérit durant la vente est réputée le faire à titre personnel et agir en son nom propre ; il en assume la pleine responsabilité, à moins d avoir préalablement fait enregistrer par Tajan un mandat régulier précisant que l enchère est réalisée au profit d un tiers identifié. Dans l hypothèse où un prix de réserve aurait été stipulé par le vendeur, Tajan se réserve le droit de porter des enchères pour le compte du vendeur jusqu à ce que le prix de réserve soit atteint. CONVERSION DE DEVISES La vente a lieu en euros. Un panneau convertisseur de devises est mis en place lors de certaines ventes à la disposition des enchérisseurs. Les informations y figurant sont fournies à titre indicatif seulement. Des erreurs peuvent survenir dans l utilisation de ce système et Tajan ne pourra en aucun cas être tenu responsable pour des erreurs de conversion de devises. Seules les informations fournies par le commissaire priseur habilité en euros font foi. FRAIS À LA CHARGE DE L ACHETEUR L acheteur paiera au profit de Tajan, en sus du prix d adjudication «prix marteau», une commission d achat de 19,5 % HT du prix d adjudication sur une première tranche jusqu à 150 000 et de 12 % HT sur la tranche supérieure à 150 000, la TVA au taux de 19,6 % (5,5 % pour les livres) étant en sus. Les biens en admission temporaire en provenance d un pays tiers à l Union Européenne seront signalés par le symbole ƒ et. ƒ : Le prix d adjudication et la commission d achat seront majorés de la TVA au taux de 5,5 % soit 6,578 % TTC : Le prix d adjudication et la commission d achat seront majorés de la TVA au taux de 19,6 %, soit 23,44 % TTC, à la charge de l acheteur. Dans certains cas, ces frais additionnels peuvent faire l objet d un remboursement à l acheteur. Pour plus amples renseignements, nous vous remercions de bien vouloir contacter notre service Caisse au +33 1 53 30 30 33. PAIEMENT Le paiement doit être effectué immédiatement après la vente. Dans l hypothèse où l adjudicataire ne se sera pas fait enregistrer avant la vente, il devra justifier précisément de son identité ainsi que de ses références bancaires. L adjudicataire pourra s acquitter par les moyens suivants : - Par prélèvement bancaire après avoir rempli un formulaire d autorisation de prélèvement figurant en fin de catalogue - Par virement bancaire en - Par carte bancaire Visa ou MasterCard - En espèces en pour les particuliers jusqu à un montant égal ou inférieur à 3 000 frais et taxes compris par vente, - en espèces en pour les commerçants jusqu à un montant égal ou inférieur à 750 frais et taxes compris par vente. - Par chèque bancaire certifié en avec présentation obligatoire d une pièce d identité en cours de validité. Les chèques tirés sur une banque étrangère ne seront autorisés qu après l accord préalable de Tajan. Il est conseillé aux acheteurs de fournir une lettre accréditive de leur banque pour une valeur avoisinant leur intention d achat. Les chèques et virements bancaires seront libellés en euros à l ordre de Tajan SA ; BANQUE NEUFLIZE OBC 3, AVENUE HOCHE, 75008 PARIS, FRANCE COMPTE 01140950001 39 CODE BANQUE 14978 CODE GUICHET 00100 CODE SWIFT NSMEFRPPXXX IBAN FR76 14978001000114095000139 La caisse de la Société Tajan est ouverte aux jours ouvrables de 9 h à 12 h 30 et de 14 h à 17 h 30. +33 1 53 30 30 33 L acheteur ne devient propriétaire du bien adjugé qu à compter du règlement intégral et effectif à Tajan du prix, des commissions et des frais afférents. Dès l adjudication prononcée, les objets adjugés sont placés sous l entière responsabilité de l acquéreur. Il lui appartiendra de faire assurer les lots dès l adjudication. DÉFAUT DE PAIEMENT Conformément à l article 14 de la loi n 2000-642 du 10 juillet 2000, à défaut de paiement par l adjudicataire, après mise en demeure restée infructueuse, le bien est remis en vente à la demande du vendeur sur folle enchère de l adjudicataire défaillant ; si le vendeur ne formule pas cette demande dans un délai d un mois à compter de l adjudication, la vente est résolue de plein droit, sans préjudice de dommages et intérêts dus par l adjudicataire défaillant. Tajan se réserve de réclamer à l adjudicataire défaillant : - des intérêts aux taux légal, - le remboursement des coûts supplémentaires engagés par sa défaillance, - le paiement du prix d adjudication ou : - la différence entre ce prix et le prix d adjudication en cas de revente s il est inférieur, ainsi que les coûts générés par les nouvelles enchères. - la différence entre ce prix et le prix d adjudication sur folle enchère s il est inférieur, ainsi que les coûts générés par les nouvelles enchères. Tajan se réserve également le droit de procéder à toute compensation avec les sommes dues par l adjudicataire défaillant. Tajan se réserve la possibilité d exclure de ses ventes futures tout adjudicataire qui n aurait pas respecté les présentes conditions générales de vente et d achat de Tajan. DROIT DE PRÉEMPTION DE L ÉTAT FRANÇAIS L Etat français dispose d un droit de préemption sur certaines œuvres d art mises en vente publique. L exercice de ce droit au cours de la vente est confirmé dans un délai de quinze jours à compter de la vente. Dans ce cas, l Etat se substitue au dernier enchérisseur. EXPORTATION ET IMPORTATION L exportation de tout bien de France, et l importation dans un autre pays, peuvent être sujettes à autorisations (certificats d exportation, autorisations douanières). Il est de la responsabilité de l acheteur de vérifier les autorisations requises. ENLÈVEMENT DES ACHATS Aucun lot ne sera délivré à l acquéreur avant acquittement de l intégralité des sommes dues. Les meubles, tableaux et objets volumineux adjugés qui n auront pas été retirés à l issue de la vente, seront entreposés dans les locaux des Transports Monin où ils pourront y être retirés dès le surlendemain de la vente. Des frais de stockage seront facturés à l acheteur à compter du 15 e jour calendaire suivant le jour de la vente. Les biens non retirés dans ces délais seront entreposés aux frais, risques et périls de l acheteur. Tous les frais dus à la société de gardiennage devront être payés avant de prendre livraison des biens. En cas de paiement par chèque ou par virement, la délivrance des objets pourra être différée jusqu à l encaissement. Les frais de dépôt sont, en ce cas, à la charge de l adjudicataire. Le dépôt n entraîne pas la responsabilité de Tajan, de quelque manière que ce soit. ENLÈVEMENT DES OBJETS NON VENDUS Les lots non vendus doivent être retirés dans les meilleurs délais par le vendeur, au plus tard dans les 14 jours suivant la vente publique. A défaut, les frais de dépôt des objets invendus seront supportés par le vendeur, au tarif habituel en pareille matière. Tajan ne sera tenue d aucune garantie à l égard du vendeur concernant ce dépôt. Le prix de réserve est le prix minimum confidentiel arrêté avec le vendeur au-dessous duquel le bien ne sera pas vendu.

GENERAL TERMS AND CONDITIONS OF SALE Tajan is an auction house specialised in moveable property governed by French Act no. 2000-642 of July 10th 2000. Tajan acts as the seller s agent. The auctioneer is not a party to the sale agreement, which is solely binding on the seller and the successful bidder. GENERAL TERMS These general terms and conditions of sale, the sale and all matters relating thereto are governed by French law; the sellers, buyers and their agents accept that the courts of Paris (France) alone shall have jurisdiction over any legal action. These general terms and conditions are independent. Purchases must be made in cash and prices are stated in euros ( ). WARRANTIES The seller warrants to Tajan and to the buyer that he/she is the undisputed owner of the items offered for sale or that he/she has been authorised by the undisputed owner, that the said items are not encumbered by any claim, dispute, attachment, reservation or pledge and that he/she can legally transfer ownership of these items. The information included in the catalogue is prepared by Tajan with the assistance of the Expert, if necessary, with the care required for public auctions, subject to the notices, declarations and amendments announced upon presentation of the item and noted in the record of sale. This information, including the dimensions set out in the catalogue, is provided to help the potential buyer inspect items and must be assessed personally by him/her. If no information on restoration, an accident, retouching or any other incident is provided in the catalogue, the condition reports or labels or during a verbal announcement, this does not mean that the item is void of defects. Inasmuch as buyers are given the opportunity to examine works displayed prior to the sale, no claim may be made after the sale is complete. Buyers may obtain a condition report on items included in the catalogue that are estimated at more than 1 000 upon request. The information contained in such reports is provided free of charge and solely to serve as an indication. It shall by no means incur the liability of Tajan. In the event of a dispute concerning inter alia the authenticity or origin of items sold, Tajan is bound by a best endeavours obligation; its liability may only be incurred if evidence is provided that it committed a wrongdoing. Summary of definitions Attributed to: means that the work mentioned was created during the artist s period of production and that it is highly likely or possible (though not certain) that he/she is the artist. Influenced by: the work is the painting of a contemporary artist of the artist mentioned who was highly influenced by the master s work. Artist s studio: the work was produced in the artist s studio, but by students under his/her supervision. In the style of: the work is no longer a period work. ESTIMATES AND RESERVE PRICES The estimated sale price appears beside each lot included in the catalogue. It does not include the buyer s premium or VAT. The reserve price is the minimum confidential price agreed with the seller. If the reserve price is not met, the item will not be sold. The reserve price may not exceed the lowest estimate set out in the catalogue or announced publicly by the accredited auctioneer and noted in the auction house s files. If no reserve price is set, Tajan shall not incur any liability vis-à-vis the seller if the item concerned is sold at a price lower than the lowest estimate published in the sale catalogue. ABSENTEE BID FORMS AND TELEPHONE BIDS Absentee bid forms may be submitted using the special form provided at the end of the catalogue. This form must be sent to Tajan no later than two working days before the sale, together with a bank account identification slip ( RIB ) and a copy of the bidder s proof of identity. For significant purchases, a buyer may be asked to provide a bank letter of credit. If several absentee bid forms are submitted for the same item, the first order received will take priority. Telephone bids may be placed by clients who cannot attend the auction. To this end, the client must return the above-mentioned form to Tajan under the same conditions. Telephone bidding can only be arranged for lots with sale estimates over 200. As there are only a limited number of telephone lines, the necessary arrangements must be made at least two working days before the auction. In both cases, this is a service graciously provided free of charge to the client. Tajan, its employees, agents and representatives shall not incur any liability in the event of an error or omission in the execution of orders received or the non execution of orders. BIDS For the sake of the smooth conduct of auctions, bidders are asked to present themselves to Tajan prior to the sale in order to register their personal data. Potential buyers must provide proof of their identity and bank references. All individuals who register with Tajan shall have the right to access and rectify the personal data they provide to Tajan in accordance with the French Data Protection Act of 6 January 1978, as amended by the Act of 6 August 2004. Auctions will be carried out following the order of the lot numbers as they appear in the catalogue. Tajan is free to set the increment of each bid and all bidders must adhere to this process. The highest and last bidder will be the successful bidder. In the event of a dispute during the bidding process, that is, if two or more bidders simultaneously place the same bid, either orally or by a signal, and each claim the item concerned when the auctioneer has declared the item sold, the said item will be re-auctioned immediately at the price offered by the bidders and all those present may take part in this second auction. Any individual who makes a bid during the sale shall be deemed to be doing so in his/her own name; he/she shall assume full responsibility for his/her bid, unless he/she registered him/herself as an agent with Tajan and stipulated that the bid was being made for a designated third party. In the event the seller sets a reserve price, Tajan reserves the right to propose bids on the seller s behalf until such time as the reserve is met. CURRENCY CONVERSION Sales are carried out in euros. A currency conversion panel will be displayed at certain auctions. The currency rates shown are provided for information purposes only. Tajan shall under no circumstances be held liable for any errors that occur in the conversion of currencies. Information provided in euros by the accredited auctioneer alone shall be valid. AMOUNTS PAYABLE BY THE BUYER The buyer must pay Tajan, in addition to the hammer price, commission of 19.5% excl. tax of the sale price for the portion up to 150 000 and 12% excl. tax for the portion above 150 000. In addition, VAT shall be charged at the rate of 19.6% (5.5% for books). Items originating from a country outside the European Union shall be marked with the symbol ƒ and. ƒ: VAT shall be charged on the sale price and commission at the rate of 5.5% i.e., 6.578% incl. tax. : VAT shall be charged on the sale price and commission at the rate of 19.6%, i.e., 23.44% incl. tax. This VAT shall be payable by the buyer. These additional costs may, in certain cases, be reimbursed to the buyer. For more information, please contact our payment department on +33 1 53 30 30 33. PAYMENT Payment must be made immediately after the sale. If the successful bidder did not register before the sale, he/she must provide proof of identity and bank references. Payments may be made by one of the following methods: - Direct debit after having filled in the payment instructions at the end of the catalogue, - Bank transfer in euros, - Visa card or Master Card, - Individuals may pay up to 3 000 inclusive of costs and taxes per sale in cash, - Trade clients may pay up to 750 inclusive of costs and taxes per sale in cash, - Certified banker s draft in euros subject to the presentation of valid proof of identity. Cheques drawn on a foreign bank will only be authorised subject to Tajan s prior consent. Buyers are advised to provide a letter of credit from their bank for an amount equivalent to the price they intend to pay. Cheques and bank transfers must be denominated in euros and made out to the order of Tajan SA; BANQUE NEUFLIZE OBC 3, AVENUE HOCHE, 75008 PARIS, FRANCE ACCOUNT 01140950001 39 BANK CODE 14978 SORT CODE 00100 SWIFT CODE NSMEFRPPXXX IBAN FR76 14978001000114095000139 Tajan s payment department is open every working day from 9.00 a.m. to 12.30 p.m. and from 2.00 p.m. to 5.30 p.m. Tel. +33 1 53 30 30 33 Buyers may only take possession of items sold after Tajan has received full payment of the sale price and the related commission and costs. As soon as an item is pronounced sold, it shall be placed under the sole responsibility of the buyer. It shall be the buyer s responsibility to insure the item purchased immediately. NON-PAYMENT In accordance with Article 14 of French Act no. 2000-642 of July 10th 2000, if the successful bidder fails to pay for an item after the issuance of a formal demand that remains without effect, the item shall be re-auctioned at the seller s request. If the price of the new bid is lower than the original false bidder s price, the false bidder shall pay the difference. If the seller does not make such a request within one month of the auction, the sale shall be cancelled by operation of law, without prejudice to the damages payable by the false bidder. Tajan reserves the right to claim the following from the false bidder: - interest at the statutory rate, - the reimbursement of the additional costs incurred by reason of his/her default, - payment of the sale price or: - the difference between this price and the resale price if the latter is lower, as well as the costs incurred in relation with the re-auction. - the difference between this price and the original false bidder s price if the latter is lower, as well as the costs incurred by the re-auction. Tajan also reserves the right to offset any amounts which the false bidder owes to it. Tajan reserves the right to ban any bidder who fails to comply with its general terms and conditions of sale from attending any future auction. FRENCH STATE S RIGHT OF PRE-EMPTION The French State has a right of pre-emption in respect of certain works of art offered at auction. If the State wishes to exercise this right in respect of a sale, it must express its intention to do so within 15 days of the sale. In this case, the State shall be substituted for the last highest bidder. IMPORT AND EXPORT The import and export of goods may be subject to authorisation (export certificates, customs authorisations). It is the buyer s responsibility to check which authorisations are required. COLLECTION OF ITEMS PURCHASED The buyer may not take receipt of any lot until such time as he/she has paid all amounts due in full. Furniture, paintings and large items sold that are not collected at the end of the sale shall be stored at the premises of Transports Monin where they may be collected two days after the sale. Storage costs shall be invoiced to the buyer starting on the 15th calendar day from the date of the sale. Items which are not collected within this time limit shall be stored at the risk and expense of the buyer. All costs owed to the security firm must be paid prior to taking delivery of the goods. In the event of a payment by cheque or bank transfer, delivery of the goods may be deferred until such time as the payment has cleared. In this case, storage costs shall be borne by the buyer and Tajan shall incur no liability whatsoever in this respect. COLLECTION OF UNSOLD ITEMS The seller must collect any unsold items as soon as possible and in any case within 14 days of the auction. If the unsold items are not collected, the cost of storage shall be paid by the seller at the usual rate applicable in such matters. Tajan shall not be bound by any warranty vis-à-vis the seller in respect of such storage.

MODALITÉS DE STOCKAGE ET D ENLÈVEMENT / STORAGE Pour améliorer leurs conditions de stockage, les meubles, tableaux et objets volumineux adjugés qui n auront pas été retirés à l issue de la vente, seront entreposés dans les locaux gardiennés des Transports Monin. In order to improve our storage conditions, sold furniture and encumbering objects that have not been claimed post sale, will be stocked in our guarded premises at Transports Monin. POUR TOUTE INFORMATION / FOR FURTHER INFORMATION PLEASE CONTACT Monsieur Victor Jaques Tajan +33 1 53 26 68 48 Caisse / Cashier +33 1 53 30 30 33 +33 1 53 26 68 04 fax Magasin / Storage +33 1 53 30 30 04 v.jaques@globalartmanagement.com Vous pourrez y retirer vos achats du lundi au vendredi de 9H à 17H, dès le surlendemain de la vente (48 heures ouvrées après la vente), sur présentation du bordereau d adjudication acquitté. You may claim your objects Monday Friday from 9am to 5pm, one day after the sale (48 working hours after the sale), upon presentation of your released Purchase Auction Invoice. ORDRE D ACHAT / ABSENTEE BID FORM * ENCHÈRES PAR TÉLÉPHONE / TELEPHONE BID FORM * TÉLÉPHONE PENDANT LA VENTE / TELEPHONE DURING THE AUCTION VENTE ESPACE LIEU - JOUR TAJAN MOIS ANNÉE - MERCREDI À HEURES 20 SEPTEMBRE 2006 À 19 HEURES INFORMATIONS CLIENT / CUSTOMER DETAILS N CLIENT TAJAN / TAJAN CUSTOMER NUMBER NOM ET PRÉNOM / NAME AND FIRST NAME ADRESSE / ADDRESS ADRESSE DE FACTURATION / ADDRESS FOR INVOICING L assurance transport et le stockage sont couverts gracieusement par Tajan pendant 14 jours suivant la vente. Passé ce délai et à partir du 15 E jour, l assurance, les frais de stockage et des frais fixes vous seront facturés directement par les Transports Monin, aux conditions suivantes : Transport insurance and storage are covered by Tajan for up to 14 days. Beyond this delay, starting on the 15th day, insurance, storage fees and a standard fee will be billed directly to you by Transports Monin, in accordance with the guidelines below.: TÉL / PHONE E-MAIL PORTABLE / MOBILE FAX NOUS SERIONS HEUREUX DE VOUS INFORMER DE NOS VENTES FUTURES, ACCEPTERIEZ VOUS DE RECEVOIR DES INFORMATIONS PAR E-MAIL? OUI NON ENCHÈRES / BIDS PAR LOT ET PAR JOUR CALENDAIRE / BY LOT AND BY CALENDAR DAY Frais de Stockage / Storage fee 3,80 HT (hors prime d assurance stockage au taux de 0,6 % de la valeur du lot / insurance premium of 0.6% of the value) LOT N O DESCRIPTION DU LOT / LOT DESCRIPTION LIMITE EN / TOP LIMIT OF BID IN ** PAR LOT / BY LOT Frais fixes de transfert / Fixed Transport Fee : 50 HT (dans la limite de / limited to 150 HT) Frais fixes de manutention / Fixed Handling fee :15 HT Sur simple demande de votre part, les Transports Monin peuvent vous établir des devis pour l expédition de vos lots. Les frais de stockage seront arrêtés à compter du jour où le devis est accepté par vos soins. Transports Monin will be happy to provide you with expedition estimates for your purchased lots upon simple request. Storage fees will cease the day that the estimate is accepted. LES ENCHÈRES PAR TÉLÉPHONE NE SONT RECEVABLES QUE POUR LES LOTS DONT L ESTIMATION BASSE EST SUPÉRIEURE À 200. MERCI DE JOINDRE AU FORMULAIRE D ORDRE D ACHAT : UN RELEVÉ D IDENTITÉ BANCAIRE, ET COPIE D UNE PIÈCE D IDENTITÉ (CARTE D IDENTITÉ, PASSEPORT...) OU UN EXTRAIT D IMMATRICULATION AU R.C.S. APRÈS AVOIR PRIS CONNAISSANCE DES CONDITIONS DE VENTE, JE DÉCLARE LES ACCEPTER ET VOUS PRIE D ENREGISTRER À MON NOM LES ORDRES D ACHAT CI-DESSUS AUX LIMITES INDIQUÉES EN. CES ORDRES D ACHAT SERONT EXÉCUTÉS AU MIEUX DE MES INTÉRÊTS EN FONCTION DES ENCHÈRES PORTÉES LORS DE LA VENTE. TELEPHONE BIDDING CAN ONLY BE ARRANGED FOR LOTS WITH SALE ESTIMATES OF OVER 200. PLEASE SIGN AND ATTACH THIS FORM TO A DOCUMENT INDICATING THE BIDDER S BANK DETAILS (IBAN NUMBER OR SWIFT ACCOUNT NUMBER) AND A PHOTOCOPY OF THE BIDDER S GOVERNMENT ISSUED IDENTITY CARD. (COMPANIES MAY SEND A PHOTOCOPY OF THEIR REGISTRATION NUMBER.) I HAVE READ THE TERMS OF SALE, AND GRANT YOU PERMISSION TO PURCHASE ON MY BEHALF THE FOLLOWING ITEMS WITHIN THE LIMITS INDICATED IN. FORMULAIRE À NOUS FAIRE PARVENIR AU PLUS TARD DEUX JOURS AVANT LA VENTE. THIS ABSENTEE BID FORM SHOULD BE RECEIVED BY US NO LATER THAN TWO DAYS BEFORE THE SALE. DATE SIGNATURE OBLIGATOIRE / REQUIRED SIGNATURE * CHAMPS REQUIS / MANDATORY FIELDS ** LES LIMITES NE COMPRENANT PAS LES FRAIS LÉGAUX / THESE LIMITS DO NOT INCLUDE FEES AND TAXES FAXER À / PLEASE FAX TO +33 1 53 30 30 31

ARCHÉOLOGIE JEUDI 14 NOVEMBRE 2006 - ESPACE TAJAN ART CONTEMPORAIN VENDREDI 23 NOVEMBRE 2006 - ESPACE TAJAN JEAN-PAUL RIOPELLE (1923-2002) SANS TITRE, 1954 HUILE SUR TOILE SIGNÉE EN BAS À DROITE 96 X 124 CM POUR TOUTE INFORMATION VEUILLEZ CONTACTER ANNE MASSE +33 1 53 30 30 56 - masse-a@tajan.com POUR TOUTE INFORMATION VEUILLEZ CONTACTER JULIE RALLI + 33 1 53 30 30 55 - ralli-j@tajan.com TOUS LES JEUDIS À L ESPACE TAJAN : ESTIMATIONS GRATUITES ET CONFIDENTIELLES SANS RENDEZ-VOUS TOUS LES JEUDIS À L ESPACE TAJAN : ESTIMATIONS GRATUITES ET CONFIDENTIELLES SANS RENDEZ-VOUS

ARTS D ASIE VENDREDI 15 DÉCEMBRE 2006 - ESPACE TAJAN ESTIMATIONS GRATUITES ET CONFIDENTIELLES À P A R IS TOUS LES JEUDIS, SANS RENDEZ-VOUS, À L ESPACE TAJAN TAJAN EFFECTUE ÉGALEMENT DES INVENTAIRES À DOMICILE EN VUE D ASSURANCE, DE SUCCESSION, DE PARTAGE, DE DATION ET DE VENTE ART CONTEMPORAIN TABLEAUX MODERNES TABLEAUX ANCIENS DESSINS LIVRES E N P R O V I N C E ARTS DÉCORATIFS BRETAGNE EST GRÉGOIRE COURTOIS FRÉDÉRIC GASSER 2 BOULEVARD SÉBASTOPOL 6 RUE DE THAL F-35000 RENNES F-67200 STRASBOURG Tél. 02 23 42 04 78 Tél. 03 88 30 53 77 ARCHÉOLOGIE DESIGN RHÔNE ALPES FRANÇOIS DAVID Tél. 06 63 49 28 09 david-f@tajan.com ARTS D ASIE BIJOUX AQUITAINE MONACO ALEXIS MARÉCHAL ART MONACO S.A. GALERIE «L AMI DES LETTRES» «LE VALLESPIR» 5 RUE JEAN-JACQUES BEL 25 BOULEVARD DU LARVOTTO F-33000 BORDEAUX MC-98000 MONACO Tél. 05 56 79 15 34 MURIELLE CORBIÈRES Tél. 01 53 30 30 16 ARTS D ORIENT JARRE «GUAN» EN PORCELAINE BLANCHE DÉCORÉE EN BLEU SOUS COUVERTE DE DEUX DRAGONS CHASSANT LA PERLE SACRÉE CHINE, PÉRIODE YUAN, XIV E SIÈCLE HAUT. 27 CM MONTRES RENSEIGNEMENTS : ELSA KOZLOWSKI +33 1 53 30 30 39 OU MURIELLE CORBIÈRES +33 1 53 30 30 16 ART RUSSE POUR TOUTE INFORMATION VEUILLEZ CONTACTER DÉBORAH TEBOUL +33 1 53 30 30 57 - teboul-d@tajan.com TOUS LES JEUDIS À L ESPACE TAJAN : ESTIMATIONS GRATUITES ET CONFIDENTIELLES SANS RENDEZ-VOUS MOBILIER ET OBJETS D ART CÉRAMIQUES ORFÈVRERIE ARMES VINS

RECEVOIR NOS ACTUALITÉS PAR E-MAIL VOUS SOUHAITEZ RECEVOIR UNE INFORMATION ACTUALISÉE SUR NOS VENTES, NOS ÉVÉNEMENTS, LA PARUTION OU LA MISE EN LIGNE DE NOS CATALOGUES? IL VOUS SUFFIT DE REMPLIR CE FORMULAIRE. POUR UNE INFORMATION PERSONNALISÉE, INDIQUEZ VOS CENTRES D INTÉRÊT. WE ARE PROUD TO SUPPORT PARIS OF THE ARTS TO BE PUT ON OUR DATABASE FOR FURTHER AND PERSONALIZED INFORMATION, SIMPLY FILL OUT FORM BELOW. 1 ENREGISTREMENT / REGISTRATION E-MAIL TITRE / TITLE PRÉNOM / SURNAME ADRESSE / ADDRESS TÉL / PHONE NOM / FIRST NAME FAX SOCIÉTÉ / COMPANY TAREK ABDEL-MEGUID ANDREW BEDNAR * DIETRICH BECKER JULIO GARCIA Chief Financial Officer BERNARD GAULT 2 VOS CENTRES D INTÉRÊT / YOUR INTERESTS WILLIAM KOURAKOS ARCHÉOLOGIE, ARTS PREMIERS - ARCHAEOLOGY, PRIMITIVE ARTS ARMES ET SOUVENIRS HISTORIQUES - WEAPONS AND HISTORICAL SOUVENIRS ART CONTEMPORAIN - CONTEMPORARY ART ARTS DÉCORATIFS DU 20 E SIÈCLE, DESIGN - 20 TH CENTURY DECORATIVE ARTS, DESIGN ARTS D ASIE - ASIAN ART ARTS D ORIENT, TABLEAUX ORIENTALISTES - ISLAMIC ART, ORIENTALIST PAINTINGS ART RUSSE - RUSSIAN ART BANDES DESSINÉES - COMIC BOOKS BIJOUX - JEWELLERY DESSINS 1500-1900 - 16 TH TO 19 TH CENTURY DRAWINGS ESTAMPES, AFFICHES - OLD AND MODERN PRINTS, POSTERS HAUTE ÉPOQUE - MEDIEVAL AND RENAISSANCE ART JOUETS, LINGE ET DENTELLES - TOYS, TEXTILES AND LACE JUDAÏCA - JUDAICA LIVRES ANCIENS ET MODERNES, MANUSCRITS ET AUTOGRAPHES - BOOKS, MANUSCRIPTS AND AUTOGRAPHS MEUBLES ET OBJETS D ART DES 18 E ET 19 E SIÈCLES, CADRES - 18 TH AND 19 TH CENTURY DECORATIVE ARTS, FRAMES MONTRES - WATCHES ORFÈVRERIE, MINIATURES, OBJETS DE VITRINE ET DE CURIOSITÉ - SILVER, PORTRAITS MINIATURES PHOTOGRAPHIE - PHOTOGRAPHS PORCELAINES, CÉRAMIQUES EUROPÉENNES - CERAMICS TABLEAUX ANCIENS - OLD MASTER PAINTINGS TABLEAUX ET SCULPTURES DES 19 E ET 20 E SIÈCLES - 19 TH AND 20 TH CENTURY PAINTINGS AND SCULPTURES VINS ET SPIRITUEUX - WINES AND SPIRITS TOUTES LES SPÉCILATITÉS - ALL CATEGORIES PERELLA WEINBERG PARTNERS LP 767 FIFTH AVENUE NEW YORK, NY 10153 212 287 3200 MEMBER SIPC TITUS LEUNG AMR NOSSEIR RALPH PELLECCHIO General Counsel PAULO PEREIRA JOSEPH PERELLA LYNN PERKINS Chief Administrative Officer PETER WEINBERG PHILIP YATES PARTNERS HAVE LIMITED LIABILITY STATUS. PERELLA WEINBERG PARTNERS UK LLP 20 GRAFTON STREET LONDON, W1S 4DZ +44 (0) 20 7785 2299 PERELLA WEINBERG PARTNERS UK LLP HAS APPLIED FOR AUTHORIZATION FROM THE U.K. FINANCIAL SERVICES AUTHORITY 3 PRÉCISIONS (OBJETS, ARTISTES) / PRECISIONS (ITEMS, ARTISTS) *EFFECTIVE NOVEMBER 2006 www.pwpartners.com LES CONDITIONS D UTILISATION DES DONNÉES ENREGISTRÉES SONT À VOTRE DISPOSITION SUR / TERMS AND CONDITIONS ARE AVAILABLE ON www.tajan.com

Photographes : Christian Baraja Louis-Michel Lauprete SCEI, Ivry-sur-Seine 01 45 15 25 90