LA CHATEAU DE COATQUELFEN Ce château qui surplombait la coulée de l Elorn a successivement appartenu aux familles de Coatquelfen, Jeffroy, Kergavat puis Morice. Aucune description de cette demeure n est parvenue jusqu à nous et à partir de 1684, même les papiers officiels de la commune n y font plus référence. Seule l agglomération dite de la croix de Coatquelfen rappelle l existence de cette noble demeure.
LA FORTERRESSE DE DAOUDOUR Une histoire mal connue. Sur le cadastre de 1830, il est aisé de retrouver l emplacement approximatif de la forteresse disparue, cette partie de la ville étant désignée sous le nom de parcelle du vieux château.( l ancienne rue du vieux château est aujourd hui la rue d Arvor.). Le territoire de cette demeure couvrait environ 5000 m 2 selon un aveu de 1628. Le cadastre de 1830, avec le contour de l ancienne forteresse. Malgré sa superficie conséquente, le château de Daoudour ne devait être que de seconde importance car il n est mentionné dans aucune chronique médiévale.
Quelques dates : -XIV ème siècle : construction par le vicomte Hervé de Léon châtelain de Daoudour. -1550 : devient propriété de François de Tournemine. -1696 : propriété des Rieux, mais déjà il n est plus qu une ruine. Un aveu de 1683 le décrit ainsi : «Le vieux château de Daoudour le dit château, à présent ruiné, situé près de la ville de Landiviziau, sur les fossés, les douves et issues duquel château a été bâti des logements et jardinages appartenant au seigneur.». A l heure actuelle, tout souvenir de la forteresse, à part la mention dans cet aveu, a disparu.
Le château de Daoudour-Coatmeur Il s agit du plus ancien château construit à Landivisiau. DESCRIPTION : A l origine ce château était construit sur une motte, c est à dire une butte artificielle tronconique de 10 mètres de haut et large de 30 mètres de diamètre à la base. Cette butte servait d assisse à un bâtiment ou à une tour construite dans un premier temps en bois puis en pierre. Un enclos ou basse cour était contiguë à ce tertre. La motte de par sa situation montrait à tout le voisinage la puissance d un seigneur et symbolisait la société seigneuriale féodale. En France, on construira des mottes jusqu au XIII ème siècle, les dernières constructions de ce type n ayant plus grand chose de commun avec les mottes primitives en bois.
Reconstitution de l ensemble d une motte féodale comme celle du bois de Coat Meur. DOCUMENTS ANCIENS : On ne conserve aucune description ancienne de ce château si ce n est qu il fût assiégé et détruit en 1593 par les troupes du Duc de Mercoeur durant les guerres de la Ligue. Seul, le cadastre de 1830 se fait encore l écho de son existence. En effet, La section B mentionne au lieu dit Maner Coat Meur, les parcelles de «An douves» et de «Plaç ar c hastel» qui évoquent l ancien château.
Cadastre de 1830, le tracé de l ancien château est entouré en rouge. DE NOS JOURS : Il ne reste pratiquement rien de ce château si ce n est le tertre où s élevait la motte. On peut encore en faire le tour en suivant la courbe des anciennes douves. Cette butte et les anciennes douves n ont jamais été fouillées. Ces vestiges sont situés à l orée du bois de Coat-Meur face à la maison du garde. UN PEU D HISTOIRE : - 1232: propriété de la famille de Coatmeur puis de Plusquellec - 1392 : passe par alliance dans la famille de La Marche puis Kérinel. - XVI ème siècle : propriété des Tournemine. - 1593 : destruction du château durant les guerres de la ligue. LA LEGENDE raconte qu un des seigneurs de Coatmeur avait une fille, Anastase. Devenue une jeune fille, belle comme le jour et vénérée comme une sainte, celle-ci venait souvent méditer près d une source située dans le bois entre Landivisiau et Lampaul. Son père avait en secret nourri des projets de mariage pour sa fille. Il entreprit de lui faire épouser le sieur de Penhoët un jeune seigneur des environs.
Mais Anastase se refusait avec obstination à ce mariage. Un jour que la jeune fille était en prière près de sa source son père survint et tenta une dernière fois de la soumettre à ses projets. Fou de colère devant un ultime refus il saisit une hache qu il tenait toujours à sa ceinture et trancha la tête de sa fille. La source, où l on érigea une fontaine pris le nom de la sainte jeune fille et devint vite un lieu de pèlerinage. Ainsi, ce lieu situé sur la commune de Lampaul voyait des rassemblements qui pouvaient atteindre les 500 personnes en 1800. La fontaine Sainte Anastase au début du XX ème siècle.
LE CHATEAU DU MUR «Dans l ancienne rue du mur actuellement rue Albert de Mun, une vielle battisse rongée par la lèpre des temps, vient nous rappeler qu autrefois se dressait là le château du Mur avec ses épaisses murailles, son colombier et son étang aux eaux dormantes.» Thomas, (G-M) ; Chroniques du vieux Landivisiau, 1971 Quelques dates : - 1542 : propriété de François de Tournemine. -1681 : passage dans la famille des Rieux. - Période révolutionnaire : occupé par un maréchal des logis de gendarmerie. - 1813/38 : transformé en caserne puis en prison. - 1839/1945 : sur les ruines de l ancien château sont construits des magasins. - A l heure actuelle : seul un mur courant sur la totalité des jardins des immeubles de la rue se fait encore l écho de ce qui fut une résidence seigneuriale.
LE MANOIR DE PENANRU Ce manoir apparaît dans l histoire landivisienne vers 1715. Il est alors propriété du sieur Allain, seigneur de Penanru et de Kervoanec. Après être passé entre les mains de plusieurs propriétaires successifs, le sieur Guillou en fait sa demeure en 1856. Voici comment un inventaire de 1837 nous le décrit : «C est un petit manoir couvert d ardoises, comprenant le corps de logis, une vaste cour, un jardin muré, des écuries et des dépendances qui se trouvent compris entre la rue de Gourin, la route de Ploudiry et la place aux Peaux Le jardin comprenait 40 poiriers en quenouilles, 25 pommiers en quenouille, 4 pruniers, 2 cerisiers en haute tige, 1 abricotier en espalier, 4 pieds de vignes» A l heure actuelle, il ne reste plus rien de ce bâtiment.
LE MANOIR DE KREAC H KELENN Des actes datant de 1443, attestent de l existence de ce manoir. Il est alors la propriété du sieur Prigent. Puis, par ventes et par alliances ce sont les Rieux, les Tournemine, les Grall et les Kermarrec qui l occupent. Au XVIII ème siècle, ce manoir a pour propriétaire le plus connu des landivisiens: Guy Le Guen De Kérangal. Dans son livre Landivisiau fille du Léon, G-M Thomas livre une description des lieux : «Le vieux château comme l appelaient les landivisiens dressait encore, ceinturée de hêtres moussus et centenaires, sa haute muraille percée de fenêtres à meneaux, son escalier extérieur abrité par un toit à double pente Deux portes, dont l une était surmontée de l écusson des Tournemine, donnaient sur une vaste cour ornée en son milieu d un vieux puit.» A la fin du XIX ème siècle, son nouveau propriétaire, Monsieur Tréanton, fait abattre les ruines de l ancienne demeure pour en reconstruire une nouvelle. Celle-ci n est autre que l espace culturel actuel devenu propriété communale.
LE MANOIR DE KERVOANEC Actuellement situé sur la commune de Plougourvest, ce manoir est considéré comme faisant partie de Landivisiau en 1503, quand des textes le mentionnent pour la première fois. Comme la plupart des autres demeures nobles de la commune, il passe par ventes ou alliances aux mains de plusieurs familles successives. La ville de Landivisiau l achète en 1933 et le transforme en maison de retraite, il est actuellement sous administration départementale. Le bâtiment actuel date du XIXème siècle et ne ressemble guère au manoir primitif.