SOL LEWITT COLLECTIONNEUR UN ARTISTE ET SES ARTISTES

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Transcription:

SOL LEWITT COLLECTIONNEUR DOSSIER DE PRESSE 18.04 > 18.08.13 centrepompidou-metz.fr

SOMMAIRE 1. PRÉSENTATION GÉNÉRALE DE L EXPOSITION... 02 2. PRÉSENTATION D'UNE SÉLECTION D ŒUVRES... 04 3. TÉMOIGNAGES... 06 4. LISTE DES ARTISTES EXPOSÉS... 09 5. PROGRAMMATION ASSOCIÉE... 10 6. GÉNÉRIQUE... 12 7. VISUELS DISPONIBLES POUR LA PRESSE... 14 8. PARTENAIRES... 16 1

1. PRÉSENTATION GÉNÉRALE SOL LEWITT COLLECTIONNEUR. Du 18 avril au 18 août 2013 GALERIE 3 L'exposition Sol LeWitt collectionneur. Un artiste et ses artistes présente une centaine d'œuvres issues de la collection de l'artiste américain Sol LeWitt (1928-2007). Auteur de textes fondateurs de l'art conceptuel, de structures sérielles en trois dimensions et de plus de mille deux cents dessins muraux créés entre 1968 et 2007, cet artiste était également un collectionneur, dont la pratique eut parfois une influence sur son travail artistique. Sol LeWitt a constitué une collection remarquable, riche de plus de 4000 œuvres, s'inscrivant ainsi dans la lignée d'artistes-collectionneurs tels que Arman, Robert Rauschenberg, Alfred Stieglitz ou Giorgio Vasari. Dans leur majorité, les œuvres de la Collection LeWitt sont issues d'échanges, notamment avec de jeunes créateurs qu il s'efforçait ainsi de soutenir. L'exposition se concentre sur un ensemble d'œuvres minimales et conceptuelles sur papier, principalement des années 1960 et 1970. Elle rend compte de la diversité de la Collection LeWitt, incluant des estampes japonaises du milieu du xix e siècle ainsi que de la peinture aborigène, mais également des partitions musicales et des enregistrements d œuvres de Johann Sebastian Bach et Steve Reich. La présentation de la Collection LeWitt au Centre Pompidou-Metz s'accompagne également de la diffusion d'une dizaine de pièces sonores composées par Sébastien Roux, directement inspirées des dessins muraux de Sol LeWitt exposés en Galerie 2, ainsi que de la contribution de l artiste Marcelline Delbecq, qui a rédigé la signalétique. 2

SOL LEWITT : REPÈRES CHRONOLOGIQUES 1928 Naissance de Sol LeWitt à Hartford, dans le Connecticut (États-Unis) ; enfant, il collectionne des timbres. 1951 Sol LeWitt est mobilisé pendant la Guerre de Corée et séjourne au Japon où il achète ses premières estampes datant du xix e siècle. 1953 Emménagement à New York. 1956 Rencontre avec Eva Hesse : une amitié artistique commence, qui sera jalonnée de nombreux échanges d'oeuvres. 1960-64 Sol LeWitt travaille à la réception et à la bibliothèque du MoMA de New York, où il fait la connaissance des artistes Dan Flavin, Robert Mangold et Robert Ryman, employés comme gardiens au musée ; premiers échanges d œuvres. 1968-69 Premières expositions de ses œuvres en Europe (Allemagne, puis France et Italie) ; la collection devient internationale au fil des rencontres. 1976 La collection, qui compte alors 600 œuvres, est confiée en prêt à long terme au Wadsworth Atheneum Museum of Art situé à Hartford, dans le Connecticut ; les œuvres sont visibles lors d'expositions temporaires (une vingtaine), puis, à partir de 1982 dans une galerie consacrée de manière permanente à la collection. 1977 Première visite en Australie ; début de l'intérêt de Sol LeWitt pour la peinture aborigène. 1978 Rencontre avec Carol Androccio ; ils se marient en 1982 et collectionnent ensemble. 1980 Emménagement de Sol et Carol LeWitt à Spoleto, Ombrie (Italie). 1981 Première exposition consacrée à la Collection LeWitt à Middletown, Connecticut. 1984-86 Le Wadsworth Atheneum Museum of Art organise une importante exposition itinérante de la Collection LeWitt. 1988 Retour des LeWitt aux États-Unis, emménagement à Chester, Connecticut. 1998 Achat d'un entrepôt à Chester, Connecticut, pour y conserver la Collection LeWitt. 2001 Une quinzaine d'œuvres de la Collection LeWitt est montrée en Europe pour la première fois dans une exposition collective intitulée Collections d'artistes à la Collection Lambert, à Avignon. 2007 Décès de l artiste. La Collection LeWitt compte près de 4000 œuvres de 750 artistes. 3

SOL LEWITT COLLECTIONNEUR. 2. PRÉSENTATION D'UNE SÉLECTION D'ŒUVRES Clarence John Laughlin (Lake Charles, Louisiane, États-Unis, 1905 La NouvelleOrléans, Louisiane, États-Unis, 1985) Light on the Cylinders No. 5, [Lumière sur les cylindres n 5], 1939 Épreuve gélatino-argentique, 34,3 x 25,4 cm Eva Hesse (Hambourg, Allemagne, 1936 New York City, New York, États-Unis, 1970). Sans titre, 1967 Encre sur papier millimétré, 28 x 21,6 cm Amie proche et confidente de Sol LeWitt jusqu à sa disparition prématurée en 1970, Eva Hesse a développé une pratique singulière qui s'est nourrie de leurs échanges. Si la notion de sérialité est souvent présente dans ses sculptures et dessins ici, la répétition à main levée d un même motif au stylo produit une trame qui se détache de l orthogonalité parfaite du papier millimétré, son œuvre témoigne surtout d une approche intuitive et organique de la matière, à laquelle Sol LeWitt rend hommage avec ses lignes non droites. Photographe autodidacte, Clarence John Laughlin expérimenta ce medium à travers un grand nombre de sujets. Cette image appartient à une série débutée en 1936, intitulée «Group E: Metal Magic» [«Groupe E : magie du métal»], pour laquelle il photographia des sites industriels. La vue en contre-plongée, le cadrage resserré et la perfection du tirage donnent ici à voir à la fois la magnificence du métal et la menace industrielle. Le jeu de lumière sur les surfaces courbes des cylindres inspira à Sol LeWitt en 2004 sa dernière série de dessins muraux crayonnés au graphite (Scribbles). Robert Ryman (Nashville, Tennesse, États-Unis, 1930 vit et travaille à New York City, New York, États-Unis) Sans titre, 1964 Huile sur lin, 19,1 19,1 cm Bernd et Hilla Becher (Siegen, 1931 Rostock, Allemagne, 2007; Potsdam, Allemagne, 1934 vit à Düsseldorf) Sans titre (Huit vues d'une maison, Hauptstrasse 3, Birken/Siegen), 1971 Ensemble de huit épreuves gélatinoargentiques, 64,1 x 87,9 cm Cette œuvre de taille modeste est typique de l œuvre de Robert Ryman : la matérialité de la peinture et sa répartition inégale sur la toile en font une peinture sur la peinture, sans souci de représentation. Brièvement collègues en 1960 au Museum of Modern Art de New York, où Ryman était gardien et Sol LeWitt assistant-libraire, les deux artistes deviennent proches l année suivante, lorsqu ils s installent tous deux dans le même quartier, le Lower East Side. Cette peinture fut l une des premières œuvres de la Collection LeWitt échangées avec un autre artiste. Pendant près de cinquante ans, Bernd et Hilla Becher ont constitué un répertoire photographique objectif des formes architecturales de l ère industrielle occidentale. Rassemblées pour la plupart sous forme de typologies, les images sérielles obéissent à un processus invariable : le sujet, placé frontalement au centre de l image sur fond de ciel neutre, occupe le cadre entier. Un autre corpus propose une étude exhaustive de tous les angles d un même bâtiment, comme cette maison vue depuis huit perspectives différentes. 4

SOL LEWITT COLLECTIONNEUR. Robert Mangold (North Tonawanda, New York, États-Unis, 1937 vit et travaille à Washingtonville, New-York, ÉtatsUnis) Red/Green + Within + (Variant) [Rouge/ vert + À l intérieur + (Variante)], 1983 Acrylique et crayon sur bois, 61 64,8 cm Chuck Close (Monroe, Washington, ÉtatsUnis, 1940 vit et travaille à New York City et Long Island, New York, États-Unis) Self-Portrait [Autoportrait], 1995 Sérigraphie, édition de 50 et 10 épreuves d artiste (7/10), 163,8 138,4 cm Pace Editions, New York Fidèle ami de LeWitt, également collectionneur, Robert Mangold combine depuis le début de sa carrière les éléments classiques de composition forme, ligne et couleur pour unir dessin et peinture en de subtiles variations. Peintre minimal et abstrait, il repousse les limites du cadre, interrogeant la relation entre le support et la forme représentée. Sensible à la perception de son œuvre dans l espace, l artiste observe un strict respect de l échelle du corps humain, qu il s agisse d œuvres sur papier ou de toiles plus larges. Chuck Close peint depuis le début des années 1960 des portraits où le réalisme se joue de l abstraction et inversement. Cet autoportrait sérigraphié en est une parfaite incarnation : bien que le visage traité de manière frontale soit clairement identifiable, il est brouillé par la mosaïque de modules qui le composent. L artiste offre ainsi à la peinture le pouvoir d imiter et de confondre le photographique, en fondant la représentation de ses sujets sur de rigoureuses grilles de motifs géométriques. Alighiero e Boetti (Turin, Italie, 1940 Rome, Italie, 1994) Per Sol, Carol, Sofia, Eva LeWitt, oggi il nono giorno nono mese dell anno mille novecento ottantotto [Pour Sol, Carol, Sofia, Eva LeWitt, aujourd'hui le neuvième jour du neuvième mois de l'année mille neuf cent quatre-vingt huit], 1988 Broderie sur tissu, 144,8 x 139,7 cm Ningura Napurrula (Papunya Tula, Australie, 1938 vit et travaille à Kintores, Australie) Tali sandhills near Kiwirrkura, Kintore [Dunes «Tali» près de Kiwirrkura, Kintore], 2002 Acrylique sur toile, 169,2 x 123,1 cm Issue de la communauté aborigène de Papunya Tula (centre de l'australie), Ningura Napurrula développe une œuvre peinte dont la ligne constitue l élément central. Déclinée dans toutes ses aspérités, la ligne produit des motifs abstraits aux couleurs profondes, évocatrices des paysages de cette région désertique, indissociables de leurs fonctions rituelles et spirituelles. La présence de cette toile dans la Collection LeWitt témoigne de l intérêt porté par l'artiste depuis la fin des années 1970 à la peinture aborigène. Offerte à Sol et Carol LeWitt ainsi qu à leurs filles Sofia et Eva à l'occasion du soixantième anniversaire de l'artiste américain, cette oeuvre dédicacée en son centre présente une grille énigmatique de couleurs et de lettres variées. Entre ordre structurel et désordre chromatique, ce damier à la signification mystérieuse établit également un lien entre art et artisanat : conçue par Boetti, la réalisation de l oeuvre fut déléguée à des brodeuses et tapissières afghanes. 5

3. TÉMOIGNAGES CAROL LEWITT ROBERT MANGOLD «Sol était un collectionneur né. Enfant, il collectionnait les timbres, et il possédait tous les blocs de quatre émis entre les années 1890 et 1940, tous sans exception. Alors qu'il faisait son service militaire pendant la Guerre de Corée, il était en poste au Japon et c est là qu il a commencé à acheter ses premières estampes. Il utilisait sa paie de la semaine pour acquérir des estampes. ( ) Sol faisait partie d'une génération d'artistes pour laquelle les idées nouvelles n'avaient rien d'effrayant. Une de ses phrases que j'affectionne le plus est : "Les idées ne peuvent être possédées. Elles appartiennent à quiconque les comprend." Sol s'était toujours senti inspiré par les jeunes artistes, qu'il soutenait également, ce qui était extrêmement rare pour quelqu'un de cette génération. Contrairement à nombre de ses contemporains, il collectionnait des œuvres de toutes les femmes artistes, comme Eva Hesse, Jo Baer, Pat Steir, Jackie Ferrara, Sylvia Plimack Mangold, Hanne Darboven, ou Lee Lozano. Sol traitait avec elles d'égal à égal, à une époque où d autres artistes hommes leur prêtaient à peine attention. Sol était un véritable ambassadeur pour le monde de l'art quand il habitait New York, dans les années 1960 et 1970. Il avait l'habitude de travailler le matin et de rendre visite aux artistes dans leurs ateliers l après-midi. Il allait voir Eva [Hesse] et Tom [Doyle], il allait voir Bob Ryman, puis les Mangold C'était sa tournée, il passait voir ce que chacun faisait. Puis il disait : "tu devrais vraiment aller voir tel atelier ou tu devrais exposer tel artiste." En ce sens, il avait une énorme influence sur Virginia Dwan. ( ) Plus tard, il répétait aux marchands d'art : "Que ferais-je avec de l'argent? Donnez-moi plutôt cette œuvre." Il ne s'intéressait pas à l'argent, vraiment pas. Seules les idées et les choses comptaient, ce qui était une manière fascinante de vivre sa vie.» «J'ai rencontré Sol au Musée d'art moderne de New York en 1962, et nous sommes vite devenus proches. Le MoMA formait comme un fil rouge entre les membres du groupe. Bob Ryman y travaillait, Flavin aussi. Beaucoup d'artistes, dont Sol, y travaillaient. ( ) En tant qu'artiste, on crée un ensemble d'œuvres totalement unique, propre à soi, et on y ajoute continuellement. Sol nous a appris que si on avait une idée, alors il fallait la réaliser sans se soucier de ce que le public pourrait attendre. Il fallait mener ses pensées et ses idées jusqu'au bout, et l idée de Sol était que son esprit soit libre. ( ) Sol avait un effet libérateur. Il était une source multiple d'inspiration, aussi parce qu'il collectionnait tant. Sa collection est véritablement encyclopédique parce que Sol collectionnait ce qui se faisait de façon très ouverte.» Source : Extrait d'entretien avec Béatrice Gross, 18 novembre 2011, résidence de Robert et Sylvia Plimack Mangold, Washingtonville, New York. Source : Extrait d'entretien avec Béatrice Gross, 25 avril 2011, résidence LeWitt, New York. 6

JOHN BALDESSARI «J'ai rencontré Sol à la fin des années 1960. Il m'avait invité dans son loft sur Chrystie Street à New York. Il m'a montré ce sur quoi il travaillait alors : les modèles en bois qui devaient devenir les Incomplete Cubes. J'ai toujours à l'esprit ce que j'ai vu. Ma réaction a été : Tu ne peux pas faire ça! Je pouvais alors soit rejeter ce que j'avais vu, soit changer d'avis sur ce que faire de l'art signifiait. J'ai changé d'avis et son art a ainsi eu beaucoup d'effet sur mon travail. ( ) Ce qui m'a le plus influencé est l'idée d'établir une stratégie ou des règles de base puis de les suivre. De cette manière on ne pense pas à créer quelque chose de beau. La beauté peut ou non être un résultat mais ce n'est pas la question. Pour moi, Sol continue d'être l'un des artistes à la pensée la plus claire que j'aie jamais rencontré.» Source : Extrait de Sol LeWitt: 100 Views, MassMoCA, édition de Susan M. Cross et Denise Markonish, Yale, 2008 CHUCK CLOSE «Sol LeWitt ne m'aurait jamais laissé faire son portrait. Il ne croyait pas au culte des artistes ; il voulait seulement que l'art se diffuse. Il ne voulait pas être photographié, ni qu'on sache à quoi il ressemblait. Mais derrière cette volonté d'auto-effacement il y a l'un des artistes les plus généreux que j'aie jamais rencontrés. Tout le monde sait la générosité dont il faisait preuve envers des artistes de toute sorte, émergents ou établis, ainsi qu'à l'égard de nombreuses causes caritatives. Mais il était avant tout généreux dans son art, mettant tout en œuvre pour que chacun puisse saisir les concepts sous-jacents, la rationalité cachée et le développement logique au sein d'une même œuvre, ou d'une œuvre à l'autre. Il partageait sa vision, sa passion de l'échange, et la conviction que suivre un procédé, où qu'il mène, produirait une œuvre que même l'inventeur de l'art conceptuel n'aurait pu prévoir à l'avance. Nous étions libres de voyager, de découverte en découverte, et de partager avec lui le plaisir évident qu'il trouvait dans la permutation et le changement.» DANIEL BUREN «Partout où Sol vécut, des milliers de cassettes couvraient les étagères, courant elles-mêmes sur les murs de ses ateliers. C était un fanatique de musique, surtout classique, dont il était un fin connaisseur. Cela fait aussi partie des choses qui ne sont pas très connues, mais qui prouvent qu il s agissait de quelqu un de très spécial, quelqu un, d une certaine manière, de vraiment complet, s'intéressant intensément à une foule de choses tout en restant d'une apparente timidité. Il était en tout cas toujours égal et discret. Il enregistrait tous les matins, en travaillant, une radio new-yorkaise consacrée exclusivement à la musique. Il enregistrait tout, même s il n avait, je pense, jamais le temps de les écouter toutes. Il accumulait. Accumulation qui se retrouve dans tous ses travaux. C'était, à n'en pas douter un collectionneur dans l âme. ( ) Sol était l un des très rares artistes américains capable de renvoyer l ascenseur pour le dire un peu vulgairement. Et il a certainement été l un des très rares parmi tous ces artistes qui voyageaient et travaillaient surtout en Europe, à parler des choses qu il voyait, à diffuser ce qu il avait vu lorsqu'il retournait chez lui. Dans la mesure du possible, il aidait ceux qui pouvaient en avoir besoin et ne se contentait pas d'indiquer comme nombre de ses compatriotes les bons restaurants ici ou là, mais parlait des travaux intéressants vus à droite et à gauche, des artistes rencontrés, des galeries, des expositions. Il aidait un nombre considérable de jeunes artistes et de moins jeunes, il achetait des œuvres sans, de surcroît, en faire une publicité quelconque. Il considérait qu'une partie de l'argent qu'il gagnait devait retourner dans le circuit de l'art et la diffusion des œuvres. Jamais, à ma connaissance, il n'a revendu donc jamais spéculé, sur les œuvres acquises.» Source : Extrait d'entretien avec Béatrice Gross, 3 février 2011, Baden-Baden, Allemagne. Source : Extrait de Sol LeWitt: 100 Views, MassMoCA, édition de Susan M. Cross et Denise Markonish, Yale, 2008 7

LETTRE DE SOL LEWITT À EVA HESSE, 14 AVRIL 1965 Chère Eva, Cela va faire quasiment un mois que tu m as écrit, et peut-être as-tu oublié quel était ton état d esprit (quoique j en doute). Tu ne changes pas et, fidèle à toi-même, tu ne le supportes pas. Non! Apprends à dire au monde : «Va te faire foutre!» une fois de temps en temps. Tu en as le droit. Cesse un peu de penser, de t inquiéter, de te méfier, de douter, de t effrayer, de peiner, d espérer une issue facile, de lutter, de te cramponner, de t embrouiller, de gratter, de griffer, de marmonner, de bafouiller, de grogner, de te rabaisser, de broncher, de marmotter, de grommeler, de miser, de culbuter, d écumer, d escalader, de trébucher, de tramer, de rouspéter, de pleurnicher, de te lamenter, d affûter, de désosser, de déconner, de pinailler, de chicaner, de compisser, de trifouiller, de t emmerder, de te leurrer, de moucharder, de cafarder, de poireauter, de tâtonner, d abominer, de payer, de scruter, de percher, d entacher, de trimer, de trimer encore et encore. Arrête et contente-toi de FAIRE! D après ta description, et d après ce que je sais de ton travail antérieur et de ta capacité ; ton travail semble très bon «Dessin-propre-clair mais dingue comme des machines, en plus grand et en plus vigoureux véritable non-sens». Ça m a l air bien, formidable du véritable non-sens. Va plus loin. Encore plus de non-sens, encore plus de dinguerie, encore plus de machines, encore plus de seins, de pénis, de chattes, de ce que tu veux fais foisonner tout ça avec le non-sens. Essaie de titiller cette chose en toi, ton «humour bizarre». Tu appartiens à la part la plus secrète de toi-même. Ne te préoccupe pas de ce qui est cool, fais ce qui selon toi n est pas cool. Fabrique ce qui t est propre, ton propre monde. Si tu as peur, fais-le fonctionner pour toi dessine & peins ta peur et ton anxiété. Et cesse de te préoccuper de ces choses grandes et profondes telles qu «opter pour un but et une manière de vivre, l approche cohérente d une finalité même impossible ou d une finalité même imaginaire». Tu dois t entraîner à être stupide, muette, étourdie, vide. Alors tu seras capable de FAIRE! J ai grande confiance en toi et bien que tu te tourmentes, ton travail est très bon. Essaie un peu de faire du MAUVAIS travail le pire qui te vienne à l esprit et vois ce qui se passe mais surtout détends-toi et envoie tout au diable tu n es pas responsable du monde tu es seulement responsable de ton œuvre donc FAIS ÇA. Et ne pense pas que ton œuvre doive se conformer à une quelconque forme, idée ou saveur préconçue. Elle peut être tout ce que tu veux qu elle soit. Mais si la vie était plus facile pour toi en arrêtant de travailler eh bien arrête. Ne te punis pas. Je pense toutefois que c est si profondément enraciné en toi qu il devrait t être plus facile de FAIRE! Quelque part, malgré tout, il me semble que je comprends ton attitude, parce que je traverse parfois un processus similaire. Je suis pris dans une «Déchirante Réévaluation» de mon travail et je change tout autant que possible = je déteste tout ce que j ai fait, et j essaie de faire quelque chose d entièrement différent et meilleur. Peut-être ce genre de processus m est-il nécessaire, parce qu il me pousse à avancer. Le sentiment que je peux faire mieux que la merde que j ai faite. Peut-être as-tu besoin de ton déchirement pour accomplir ce que tu fais. Et peut-être que cela t incite à mieux faire. Mais c est très douloureux je le sais. Ça irait mieux si tu avais assez confiance pour faire le boulot sans même y penser. Ne peux-tu laisser le «monde» et l «ART» tranquilles et aussi cesser de flatter ton ego. Je sais que tu (comme n importe qui) ne peux travailler que jusqu à un certain point et que le reste du temps tu es livrée à tes pensées. Mais quand tu travailles ou avant de travailler tu dois vider ton esprit et te concentrer sur ce que tu fais. Après que tu as fait quelque chose, c est fait et c est comme ça. Au bout d un moment, tu peux voir que des choses sont meilleures que d autres mais tu peux voir aussi dans quelle direction tu vas. Je suis sûr que tu sais tout cela. Tu dois aussi savoir que tu n as pas à justifier ton travail pas même à tes propres yeux. Bon, tu sais que j admire grandement ton travail et que je ne comprends pas pourquoi il te tracasse autant. Mais tu peux voir ce qui va suivre et moi non. Tu dois aussi croire en ta capacité. Je crois que c est le cas. Alors tente les choses les plus outrageantes que tu peux choque-toi toi-même. Tu as en ton pouvoir la capacité de tout faire. J aimerais voir ton travail mais je me contenterai d attendre août ou septembre. J ai vu des photos de choses nouvelles de Tom chez Lucy. Elles sont impressionnantes surtout celles qui ont la forme la plus rigoureuse : les plus simples. Je suppose qu il en enverra d autres plus tard. Dis-moi comment se déroulent les expositions et ce genre de choses. Mon travail a changé depuis que tu es partie et il est bien meilleur. Je ferai une exposition du 4 au 9 mai à la Daniels Gallery, 17 East 64th Street (là où était Emmerich), j espère que tu pourras être là. Mon affection à tous les deux, Sol Source : Lettre de Sol LeWitt à Eva Hesse datée du 14 avril 1965, Sol LeWitt, cat. exp., éditions du Centre Pompidou-Metz, 2012. Première publication en anglais in Lucy R. Lippard, Eva Hesse, cat. exp., New York, New York University press, 1976. L original de la lettre est conservé dans la LeWitt Collection, Chester, Connecticut, États-Unis. Traduit de l anglais par Catherine Vasseur. 8

4. LISTE DES ARTISTES EXPOSÉS William Anastasi Hamish Fulton Robert Mangold Else Thalemann Carl Andre Sylvia Plimack Mangold Eleanor Antin Mario Giacomelli Agnes Martin Georges Vantongerloo Gilbert & George Bernar Venet Jo Baer Philip Glass Ningura Napurrula Ruth Vollmer John Baldessari Dan Graham Robert Barry Giulio Paolini Lawrence Weiner Lothar Baumgarten Hans Haacke Franz West Bernd et Hilla Becher Eva Hesse Steve Reich Gene Beery Douglas Huebler Robert Ryman Utagawa Yoshiiku Karl Blossfeldt Mel Bochner On Kawara Salvo Heimo Zobernig Alighiero e Boetti Jannis Kounellis (Salvatore Mangione) Daniel Buren Barbara Kruger Joel Shapiro Robert Smithson Lucinda Childs Clarence John Laughlin Pat Steir Chuck Close Sol LeWitt Alex Stöcker Tony Cragg Glenn Ligon Thomas Struth Richard Long Hiroshi Sugimoto Hanne Darboven Jan Dibbets 9

5. PROGRAMMATION ASSOCIÉE Dans le prolongement de ses expositions, le Centre Pompidou-Metz propose une programmation artistique pluridisciplinaire régulière dans différents espaces : Auditorium Wendel, Studio, Forum et espaces extérieurs. Le décloisonnement des espaces et des contenus permet ainsi une forme inédite d échange entre les expositions et le spectacle vivant. Fonctionnant selon un principe de saison, les rendez-vous sont pensés autour des expositions afin d en développer le thème à travers d autres champs de la création : spectacle vivant, musique, conférences, cinéma Terrain de jeu et d expériences, le Centre Pompidou- Metz offre ainsi une lecture vivante et inédite de l art moderne et contemporain en faisant dialoguer entre elles des disciplines artistiques et en favorisant l échange entre les artistes et le public. Divers événements, dont des créations inédites, jalonnent l'exposition. En amont de celle-ci, le Centre Pompidou- Metz a proposé une écoute des compositions musicales de Sébastien Roux dans le Studio. D'autres spectacles et conférences sont présentés pendant la durée de l'exposition. 10

WILD IS A POINT. SERGE RICCI DANSE (CRÉATION) 27.04.13 + 28.04.13 A partir de 11:00 Galerie 2 En résidence au Vent des Forêts, Espace rural d art contemporain en Meuse, Serge Ricci et sa compagnie Mi-Octobre ont imaginé une création performative dans l espace même de l exposition Sol LeWitt. Chacun des danseurs investit l espace de sa propre partition, en fonction des dessins muraux et de leurs tracés. En suggérant des volumes à partir des aplats, leur déplacement se présente comme un tissage englobant un autre tissage, évoquant des perspectives inattendues de l œuvre de LeWitt, tout en laissant place à la libre interprétation des spectateurs. En partenariat avec le Vent des forêts, et avec le soutien du Conseil régional de Lorraine dans le cadre du dispositif Résidences artistiques et culturelles. ÉCRIRE ET DESSINER SONT IDENTIQUES EN LEUR FOND DIDIER SEMIN INITIATION À L HISTOIRE DU DESSIN 22.05.13 19:30 Auditorium Wendel Durée : 90 minutes «[...] Quand j'écris le mot vin avec de l'encre, celle-ci ne tient pas le rôle principal, mais permet la fixation durable de l'idée de vin. L'encre contribue ainsi à nous assurer du vin en permanence. Écrire et dessiner sont identiques en leur fond.» Cette formule de Paul Klee résume une des ambitions de l'art du XX e siècle : revenir sur le divorce qui, dans notre écriture alphabétique, a séparé irrémédiablement mots et images. On verra comment Michaux, et les acteurs du mouvement Cobra, passionnés par les calligraphies d'orient et d'extrême-orient, ont tenté de rétablir le lien perdu entre dessin et écriture. CARTOGRAPHIES AFFECTIVES, SOL LEWITT PAR SOUSTRACTION CLAIRE LAHUERTA UN DIMANCHE, UNE ŒUVRE 07.07.13 10:30 + 11:45 Galerie 1 Durée : 45 minutes Sol LeWitt créé une série réalisée à partir de photographies aériennes ou de plans, sur lesquels il a tracé des formes géométriques qui sont le fruit de repères affectifs (adresse d un ami, d un musée, d un café régulièrement fréquenté) matérialisés par des points d ancrage sur la carte, reliés entre eux, et soustraits par prélèvement à l image d origine. Cette pratique de la découpe, très confidentielle dans son travail, est à l image d une certaine réserve de l artiste, plus connu pour ses œuvres abstraites et monumentales (sculptures et dessins muraux), mais qui dévoile ici une dimension intime de son œuvre. EXPOSITION «ÉCHOS» GALERIE OCTAVE COWBELL HORS LES MURS DU 27.06.13 AU 29.07.13 La galerie Octave Cowbell rend hommage à l'artiste conceptuel américain Sol LeWitt (1928-2007). Du 27.06.13 au 29.07.13, elle accueille les artistes ayant participé à la réalisation des dessins muraux de l exposition Sol LeWitt. Dessins muraux de 1968 à 2007. Ceux-ci ont pris le parti de prolonger leur rencontre avec l'œuvre de Sol LeWitt en se réunissant autour d'un nouveau projet lié à l'artiste. Il s agit cette fois pour ces jeunes créateurs de faire partager leur expérience de la réalisation des dessins muraux à travers leur propre production artistique. Qu ils soient peintres, sculpteurs, photographes, vidéastes, dessinateurs ou graphistes, leurs travaux constituent autant d «échos» aux dessins muraux de Sol LeWitt. Avec le soutien de la DRAC Lorraine, du Conseil régional de Lorraine, du Conseil général de la Moselle, de la Ville de Metz et de la Plume culturelle. 11

6. GÉNÉRIQUE Sol LeWitt collectionneur. Un artiste et ses artistes Du 18 avril au 18 août 2013. GALERIE 3 Exposition réalisée en collaboration avec la Collection LeWitt, Chester, Connecticut (États-Unis) et en partenariat avec M.A.D.RE. Museo d Arte Contemporanea DonnaREgina, Naples (Italie) Commissaire Béatrice Gross Chef de projet Jennifer Gies Recherches Morgan Labar Éliane de Larminat Anaïs Lellouche Rédaction des notices Marcelline Delbecq Chronologie Morgan Labar Régisseur d espace Alexandre Chevalier Chargé d exploitation Stéphane Leroy Menuiserie, électricité, éclairage, serrurerie Sébastien Bertaux, Vivien Cassar, Pierre Hequet Audiovisuel Jean-Pierre Del Vecchio, Christine Hall, Christian Heschung Peinture Jean-David Puttini Encadrement des œuvres Enrico Raffaele Accrochage des œuvres Bovis Transport et emballage des œuvres Barbarini et Foglia SRL Crown Fine Arts Assurance des œuvres General Broker service Blackwall Green : Robert Graham et Camilla Stephens Restauratrices Valéria Duplat, Caroline Legois Conception graphique Wijntje van Rooijen & Pierre Péronnet Coordination de la signalétique Claire Bonnevie, Dominique Oukkal Exécution graphique LeRalph Com : Ralph Lemasson Traduction de la signalétique Ulrike Lowis, Sandra Petch Sûreté et sécurité André Martinez et SGP Lorraine Sécurité incendie Service départemental d Incendie et de Secours de la Moselle Médiation en salles Phone Régie Supports de médiation Anne-Marine Guiberteau, Dominique Oukkal Stagiaire Maureen Gontier, Rebecca Samanci CENTRE POMPIDOU-METZ L exposition Sol LeWitt collectionneur. Un artiste et ses artistes est une production du Centre Pompidou-Metz, première décentralisation d un établissement public culturel national, le Centre Pompidou, réalisée en partenariat avec une collectivité territoriale, la Communauté d agglomération de Metz Métropole. La maîtrise d ouvrage a été assurée par Metz Métropole, principal financeur de l équipement, associé à la Ville de Metz (mandataire) et au Centre Pompidou. La construction du Centre Pompidou- Metz a également bénéficié du soutien financier du Conseil général de la Moselle, du Conseil régional de Lorraine, de l État et de l Union européenne (Fonds européen de développement régional, Feder). Le Centre Pompidou-Metz est un Établissement Public de Coopération Culturelle, dont les membres fondateurs sont l État, le Centre Pompidou, la Région Lorraine, la Communauté d agglomération de Metz Métropole et la Ville de Metz. CONSEIL D ADMINISTRATION Alain Seban Président Jean-Marie Rausch Président d honneur Jean-Luc Bohl Vice-président Représentants du Centre Pompidou Alain Seban Président Agnès Saal Directrice générale Jean-Marc Auvray Directeur juridique et financier Bernard Blistène Directeur du département du Développement culturel Donald Jenkins Directeur des Publics Frank Madlener Directeur de l Institut de Recherche et Coordination Acoustique / Musique Alfred Pacquement Directeur du Musée national d art moderne. Représentant de l État Nacer Meddah Préfet de la Région Lorraine, Préfet de la Zone de Défense et de Sécurité Est, Préfet de la Moselle 12 Représentants de Metz Métropole Jean-Luc Bohl Président Antoine Fonte Vice-président Pierre Gandar Conseiller communautaire Patrick Grivel Conseiller communautaire Thierry Hory Vice-président Pierre Muel Conseiller délégué William Schuman Conseiller communautaire Représentants du Conseil régional de Lorraine Josiane Madelaine Vice-présidente Jean-Pierre Moinaux Vice-président Rachel Thomas Vice-présidente Roger Tirlicien Conseiller régional Nathalie Colin-Oesterlé Conseillère régionale Représentants de la Ville de Metz Dominique Gros Maire de Metz, ville siège de l établissement Thierry Jean Adjoint au Maire Personnalités qualifiées Frédéric Lemoine Président du directoire de Wendel Patrick Weiten Président du Conseil général de la Moselle Représentants du personnel Philippe Hubert Directeur technique Benjamin Milazzo Chargé du développement des publics et de la fidélisation ÉQUIPE DU CENTRE POMPIDOU-METZ Direction Laurent Le Bon Directeur Claire Garnier Chargée de mission auprès du Directeur Secrétariat général Emmanuel Martinez Secrétaire général Pascal Keller Secrétaire général adjoint Hélène De Bisschop Responsable juridique Émilie Engler Assistante de direction Pôle administration et finances Jean-Eudes Bour Responsable de pôle agent comptable Jérémy Fleur Chef comptable Mathieu Grenouillet Assistant de gestion comptabilité Audrey Jeanront Assistante de gestion ressources humaines Ludivine Morat Assistante de gestion administration générale Alexandra Morizet Responsable des marchés publics Véronique Muller Assistante de gestion en comptabilité

Pôle bâtiment et exploitation Philippe Hubert Directeur technique Christian Bertaux Responsable bâtiment Sébastien Bertaux Agent technique électricien Vivien Cassar Agent technique bâtiment Jean-Philippe Currivant Agent technique éclairage Jean-Pierre Del Vecchio Administrateur systèmes et réseaux Christine Hall Technicienne informatique et audiovisuelle Pierre Hequet Technicien bâtiment Christian Heschung Responsable des systèmes d information Stéphane Leroy Chargé d exploitation André Martinez Responsable sécurité Jean-David Puttini Agent technique peintre Pôle communication et développement Annabelle Türkis Responsable de pôle Charline Burger Chargée de communication et d événementiel Noémie Gotti Chargée de communication et presse Marie-Christine Haas Chargée de communication multimédia Amélie Watiez Chargée de communication et d événementiel Pôle production Anne-Sophie Royer Responsable de pôle Charline Becker Chef de projet Alexandre Chevalier Régisseur d'espace Olivia Davidson Chef de projet Jennifer Gies Chef de projet Thibault Leblanc Régisseur spectacle vivant Éléonore Mialonier Chef de projet Fanny Moinel Chef de projet Marie Pessiot Chargée de production pour le spectacle vivant Irene Pomar Chef de projet Jeanne Simoni Chef de projet Julie Schweitzer Régisseur d œuvres Pôle programmation Hélène Guenin Responsable de pôle Claire Bonnevie Éditrice Géraldine Celli Chargée de programmation Auditorium Wendel et Studio Hélène Meisel Chargée de recherches et d expositions Alexandra Müller Chargée de recherches et d expositions Dominique Oukkal Fabricant Alexandre Quoi Chargé de recherches et d exposition Élodie Stroecken Chargée de coordination du pôle Pôle publics Aurélie Dablanc Responsable de pôle Fedoua Bayoudh, Chargée du développement des publics et du tourisme Djamila Clary Chargée des publics et du développement des ventes Jules Coly Chargé de l accueil et de l information Anne-Marine Guiberteau Chargée de la programmation jeunes publics et des actions de médiation Benjamin Milazzo Chargé du développement des publics et de la fidélisation Anne Oster Chargée des relations avec les établissements de l enseignement Stagiaires Flaurette Gautier, Maureen Gontier, Anne Horvath, Lucille Louvencourt, Laurent Muller, Rebecca Samanci, Élodie Vitrano SOL LEWITT COLLECTIONNEUR. LES AMIS DU CENTRE POMPIDOU-METZ La vocation des Amis du Centre Pompidou-Metz, association sans but lucratif, est d accompagner le Centre dans ses projets culturels, de fédérer autour de lui le monde de l entreprise ainsi que les particuliers désireux de le soutenir. Jean-Jacques Aillagon Ancien ministre, Président Ernest-Antoine Seillière, Vice-président Philippe Bard Président de Demathieu & Bard, Trésorier Lotus Mahé Historienne d art, Secrétaire générale Tristan Garcia Assistant de la Secrétaire générale LE CENTRE POMPIDOU-METZ Le Centre Pompidou-Metz est un Établissement Public de Coopération Culturelle associé au Centre national d art et de culture Georges Pompidou, établissement public national à caractère culturel placé sous la tutelle du ministère de la Culture et de la Communication (loi n 75-1 du 3 janvier 1975). Alain Seban Président Agnès Saal Directrice générale Jack Lang Président de l Association pour le développement du Centre Pompidou Jacques Boissonnas Président de la Société des Amis du Musée national d art moderne MUSÉE NATIONAL D ART MODERNE CENTRE DE CRÉATION INDUSTRIELLE Alfred Pacquement Directeur Brigitte Leal Directrice adjointe chargée des collections Frédéric Migayrou Directeur adjoint chargé de la création industrielle Didier Ottinger Directeur adjoint chargé de la programmation culturelle Catherine Grenier Directrice adjointe chargée de la recherche et de la mondialisation Catherine Perdrial Administratrice Olga Makhroff Chargée des prêts et dépôts Service des collections historiques Jean-Paul Ameline Chef de service Service des collections contemporaines Sophie Duplaix Chef de service Service de la création contemporaine et prospective Christine Macel Chef de service Cabinet d art graphique Jonas Storsve Chef de service Cabinet de la photographie Clément Chéroux Chef de service par intérim Service du cinéma expérimental Philippe-Alain Michaud Chef de service Service des nouveaux médias Christine Van Assche Chef de service Service de la restauration Véronique Sorano-Stedman Chef de service Service des collections Ariane Coulondre Chef de service Création industrielle Service architecture Olivier Cinqualbre Chef de service Service prospective industrielle Valérie Guillaume Chef de service Bibliothèque Kandinsky Didier Schulmann Chef de service Direction de la production Stéphane Guerreiro Directeur Anne Poperen Directrice adjointe chef du service administratif et financier 13 Service de la régie des œuvres Marjolaine Beuzard, Chef de service par intérim Service audiovisuel Laurie Szulc Chef de service Service des manifestations Yvon Figueras Chef de service Service des ateliers et moyens techniques Gilles Carle Chef de service Département du développement culturel Bernard Blistène Directeur Roger Rotmann Directeur adjoint Direction de la communication et des partenariats Françoise Pams Directrice Marc-Antoine Chaumien, Stéphanie Hussonnois-Bouhayati Directeurs adjoints Alexandre Colliex Délégué aux relations internationales Direction des éditions Nicolas Roche Directeur Jean-Christophe Claude Directeur adjoint Direction des publics Donald Jenkins Directeur Patrice Chazotte, Cléa Richon Directeurs adjoints REMERCIEMENTS Nos remerciements les plus chaleureux s adressent à tous ceux qui figurent au générique et à tous ceux qui ont permis la réalisation de cette exposition, notamment, le Centre Pompidou, Metz Métropole, la Ville de Metz, le Conseil Régional de Lorraine, le Conseil Général de la Moselle, la Préfecture de la Région Lorraine et de la Moselle, leurs services respectifs. Nos remerciements vont également aux artistes et à leurs ayants droit. Nos remerciements vont également à : la Collection LeWitt, Chester, Connecticut et plus particulièrement à Carol LeWitt, Sofia LeWitt ; Janet Passehl et John Lavertu ; The Pace Gallery, New York, Marc Glimcher et Cay Rose ; la Fondation Donnaregina et plus particulièrement Pierpaolo Forte, Laura Cherubini ; le Musée M.A.D.RE. et plus particulièrement Eduardo Cicelyn, Andrea Viliani, Gianni Limone, Adachiara Zevi, Silvia Salvati, Anna Civale. Scabec SpA et plus particulièrement Enrico Cisnetto, Ugo d Antonio et Luigi Panaro ; Peter Downsbrough et Kaatje Cusse ; John Baldessari, Daniel Buren, Chuck Close, Robert Mangold et Sylvia Plimack Mangold ; Sébastien Roux ; Vanessa Declaux, Cécile Degos, Ellie Ga, Christophe Gallois, Noëlle Grimbert, Delphine Huisinga, Morgan Labar, Éliane de Larminat, Nora Lawrence, Anaïs Lellouche, Alexandre Quoi, Veronica Roberts, Alexandra Schwartz et Eva Wittocx. Le Centre Pompidou-Metz remercie l ensemble de ses prestataires ainsi que leurs équipes : Lustral Clean Alliance, Cofely GDF Suez, Librairie Flammarion, Phone Régie, Restaurant La Voile Blanche, SGP Lorraine. MÉCÈNE Mécène fondateur Wendel Président du directoire Frédéric Lemoine

SOL LEWITT COLLECTIONNEUR. 7. VISUELS PRESSE Une sélection de visuels d'œuvres de l exposition est téléchargeable à l adresse suivante : centrepompidou-metz.fr/phototheque Nom d utilisateur : presse Mot de passe : Pomp1d57 Vous trouverez ci-dessous quelques exemples de visuels disponibles. Bernd & Hilla Becher, Sans titre (Huit vues d'une maison, Hauptstrasse 3, Birken/Siegen), 1971 Ensemble de huit épreuves gélatino-argentiques, 64,1 x 87,9 cm Droits réservés Alighiero e Boetti, Per Sol, Carol, Sofia, Eva LeWitt, oggi il nono giorno nono mese dell anno mille novecento ottantotto [Pour Sol, Carol, Sofia, Eva LeWitt, aujourd'hui le neuvième jour du neuvième mois de l'année mille neuf cent quatre-vingt huit], 1988 Broderie sur tissu, 144,8 139,7 cm Adagp, Paris 2013 Hamish Fulton, East, South, West, North [Est, Sud, Ouest, Nord], 1988 Lithographie offset sur papier vélin, 38,1 74,6 cm Édition 82/100 Graeme Murray Gallery, Édimbourg Hamish Fulton. Courtesy TORRI, Paris 14 Chuck Close, Self-Portrait [Autoportrait], 1995 Sérigraphie, édition de 50 et 10 épreuves d artiste (7/10), 163,8 138,4 cm Pace Editions, New York Chuck Close Courtesy Pace Prints Eva Hesse, Sans titre, 1967 Encre sur papier millimétré, 28 21,6 cm Adagp, Paris 2013

Barbara Kruger, We are the Failure of Ritual Cleansing [Nous sommes l'échec de la purification rituelle], 1983 Photostat, cadre en bois peint 185 124 cm Barbara Kruger Courtesy Mary Boone Gallery, New York Clarence John Laughlin, Light on the Cylinders No. 5 [Lumière sur les cylindres n 5], 1939 Épreuve gélatino-argentique, 34,3 25,4 cm Adagp, Paris 2013 Robert Mangold, Red/Green + Within + (Variant) [Rouge/vert + À l intérieur + (Variante)], 1983 Acrylique et crayon sur bois, 61 64,8 cm Adagp, Paris 2013 Ningura Napurrula, Tali Sandhills near Kiwirrkura, Kintore [Dunes «Tali» près de Kiwirrkura, Kintore], 2002 Acrylique sur toile, 169,2 123,2 cm Adagp, Paris 2013 Robert Ryman, Untitled [Sans titre], 1964 Huile sur toile de lin, 19,1 19,1 cm Adagp, Paris 2013 15

8. PARTENAIRES Le Centre Pompidou-Metz est un établissement public de coopération culturelle, dont les membres fondateurs sont l État, le Centre Pompidou, la Région Lorraine, la Communauté d Agglomération de Metz Métropole et la Ville de Metz. Il bénéficie du soutien de Wendel, mécène fondateur. L exposition Sol LeWitt collectionneur. Un artiste et ses artistes est réalisée en collaboration avec la Collection LeWitt, Chester, Connecticut (États-Unis), et en partenariat avec M.A.D.RE. - Museo d Arte contemporanea Donnaregina, Naples (Italie). 16

Alighiero Boetti, Per Sol, Carol, Sofia, Eva LeWitt, oggi il nono giorno nono mese dell anno mille novecento ottantotto [Pour Sol, Carol, Sofia, Eva LeWitt, aujourd'hui le neuvième jour du neuvième mois de l'année mille neuf cent quatre-vingt huit], 1988 Broderie sur tissu, 144.8 x 139.7 cm - - Adagp, Paris 2013 - Contacts C o n ta c t s p presse resse Centre C entre P Pompidou-Metz ompidou-metz Noémie Gotti Noé ém mie G otti +33 +33 (0)3 (0)3 87 87 15 15 39 39 63 63 noemie.gotti@centrepompidou-metz.fr noemie.gotti@centrepompidou-metz. z.fr Claudine Colin Colin Communication Communicca ation Claudine Diane Diane Junqua Junqu ua a +33 +33 (0)1 (0)1 42 42 72 72 60 60 01 01 centrepompidoumetz@claudinecolin.com ce en ntrepompidoumetz@claudinecolin.com