Nous passons en moyenne 22 heures sur 24 en espace clos ou semi-clos, que cela soit dans les logements, lieux de travail, écoles, espaces de loisirs, commerces, transports,... L'air qu'on y respire peut avoir des effets sur le confort et la santé, depuis la simple gêne - odeurs, somnolence, irritation des yeux et de la peau - jusqu'à l'aggravation ou le développement de pathologies comme par exemple les allergies respiratoires. Les effets de la pollution intérieure sur la santé ne sont que partiellement connus : en effet, les liens entre l'exposition aux polluants et le développement d'une maladie ou d'un symptôme n'ont pas encore été suffisamment étudiés. La contribution de la qualité de l'air intérieur à certaines maladies reste encore à identifier et à évaluer. Il existe deux types d'exposition : l'exposition des personnes à de fortes doses de polluants dans un environnement intérieur, l'exposition continue à de faibles doses de polluants sur de longues périodes (qui peut avoir des conséquences importantes à court ou long terme). La question de la qualité de l'air intérieur est ainsi une préoccupation majeure de santé publique, car l'ensemble de la population est concerné, et plus particulièrement les personnes sensibles et fragiles (enfants, personnes âgées ou immunodéprimées, malades pulmonaires chroniques). Tous les lieux de vie clos ou semi-clos sont concernés par la pollution intérieure. qualité de l'air en Poitou-Charentes
Sommaire La qualité de l'air en et 2007 2 La qualité de l air intérieur 3-4 Données chiffrées en et 2007 5 Brèves 6 Numéro 44 La qualité de l air intérieur Publication: décembre 2007 1 Bulletin d'information sur la qualité de l'air en Poitou-Charentes
Qualité de l'air Septembre 2007 Le mois de est un mois frais, très ensoleillé et fortement déficitaire en pluviométrie. En effet, avec moins de 5mm, 2007 est l un des 3 ou 4 mois de les moins arrosés depuis le début de la mesure, le troisième pour La Rochelle depuis plus de cinquante ans (après 1989 avec 4,4 mm de pluie et 1985 avec 4,6 mm). Si les températures maximales sont proches de la normale, les nuits sont particulièrement fraîches, entraînant un déficit de 0.5 et 1.5 C sur la température moyenne. On retiendra également un soleil bien présent au quotidien : l excédent est très important (jusqu à 80 heures). Avec ces conditions météorologiques douces et sèches, la qualité de l air reste bonne avec des indices qui restent majoritairement compris entre 1 et 4. indice ATMO Octobre 2007 Le mois d ctobre est, dans la continuité de, un mois ensoleillé, frais et très sec. Les indices de qualité de l air sont bons avec des valeurs comprises majoritairement entre 1 et 4. Mais on peut noter une dégradation de la qualité de l air avec des indices qui deviennent moyens à mauvais pendant 7 à 10 jours sur l ensemble de la région. Ces indices sont calculés au début de mois (pendant la première décade) et pendant les derniers jours du mois. Ils reflètent une hausse des niveaux de particules dans l air. Toutes les stations présentent une valeur maximale journalière supérieure à 50 µg/m 3 au cours de cette période. Rappelons que cette valeur de 50 µg/m 3 en moyenne journalière ne doit pas être dépassée plus de 35 fois dans l année. indice 8 à 10 (mauvais à très mauvais) indice 5 à 7 (moyen à médiocre) indice 1 à 4 (très bon à bon) Variant de 1 (très bon) à 10 (très mauvais), l'indice de la qualité de l'air qualifie la situation générale de la qualité de l air sur une zone urbanisée dont les niveaux de pollution sont homogènes. Il est construit à partir des mesures effectuées sur des sites représentatifs de la pollution de fond pour les quatre polluants (SO 2, NO 2, O 3, PM 10 ). Pour chaque polluant la concentration mesurée est traduite en sous-indice. L indice global de la qualité de l air correspond au plus élevé des quatre sous-indices. La Rochelle 4 jours 26 jours 8 jours 23jours Airvault Cognac 3 jours 27 jours 9 jours 22 jours Poitiers Angoulême 2 1 jour 29 jours 10 jours 21 jours 5 jours 25 jours 8 jours 23 jours 3 jours 27 jours 10 jours 21 jours Niort 4 jours 26 jours 7 jours 24 jours
L Air Intérieur La pollution intérieure se caractérise par un ensemble de polluants physiques, chimiques ou biologiques de diverses origines. Les polluants mesurés dans l'air intérieur proviennent le plus souvent de plusieurs sources et chaque source peut être à l'origine de plusieurs pollutions. Les sources de pollution intérieure l'extérieur du bâtiment : le sol (radon) ou l'air extérieur (monoxyde de carbone, oxydes d'azote, particules et certains Composés Organiques Volatils (COV)) les produits de construction, d'ameublement, de décoration, d'entretien et de bricolage : la plupart des COV (y compris les aldéhydes) et les particules les appareils à combustion (chauffage, production d'eau chaude) : monoxyde de carbone, oxydes d'azote, particules, certains COV les plantes et les animaux : pollens, allergènes de chat, de chien et d'acariens la présence et l'activité humaine (tabagisme, activités de cuisine ou d'entretien, bureautique,...) : particules, monoxyde de carbone, COV et aldéhydes,... L'émission ou la présence de ces polluants dans l'air est liée à la présence des sources de pollution et au renouvellement de l'air des pièces du bâtiment. Dans un milieu clos, les pollutions intérieure et extérieure s'ajoutent, mais peuvent aussi interagir en créant d'autres polluants, certains composés organiques volatils ou de très fines particules. Création d un Observatoire pour caractériser la qualité de l air intérieur En France, le 10 juillet 2001, l Observatoire de la Qualité de l Air Intérieur (OQAI) a été créé par les ministères en charge de la Construction, de la Santé et de l Écologie, l ADEME (Agence De l Environnement et de la Maîtrise de l Énergie), le CSTB (Centre Scientifique et Technique du Bâtiment) et l ANAH (Agence Nationale de l Habitat). Son rôle est de mieux connaître la pollution intérieure, ses origines et ses dangers, (notamment grâce à des campagnes de mesures), et d'apporter des solutions adaptées à sa prévention et à son contrôle : sensibilisation des professionnels, information du grand public, évolution de la réglementation, etc. L OQAI oeuvre aujourd hui sur deux programmes Programme logements En novembre 2006, l OQAI a présenté les résultats de la première campagne nationale sur la qualité de l air dans les logements en France. Au total 567 logements tirés au sort (1612 individus enquêtés), représentatifs de la situation des 24 millions de résidences principales en France métropolitaine, ont été investigués sur la période 2003-2005. Première référence disponible sur la pollution dans le parc de logements français, cette photographie de la pollution est ciblée sur une trentaine de polluants chimiques, physiques et microbiologiques choisis en fonction de leur impact sur la qualité de l air ou sur le confort, de leur dangerosité et de leur fréquence d apparition : monoxyde de carbone, composés organiques volatils, particules, radon, allergènes de chien, de chat, d acariens, rayonnement gamma, dioxyde de carbone, température, humidité relative, débit d air Les premiers résultats, consultables sur le site www.air-interieur.org, témoignent qu il existe une pollution spécifique à l'intérieur des logements due à la présence de certains polluants qu'on ne retrouve pas à l'extérieur ou présents en concentration plus importante qu'au dehors. La majorité des polluants est observée dans l ensemble des logements du parc, reflétant la présence des multiples sources de pollution intérieures (matériaux, équipements, mobilier, produits ménagers, activité humaine, environnement extérieur, etc.) et des conditions de ventilation. La répartition de la pollution n est cependant pas homogène dans le parc. Seule une minorité de logement (10 % environ) présente des concentrations très élevées pour plusieurs polluants simultanément ; à l inverse 45 % des logements présentent des niveaux de concentrations très faibles pour l ensemble des polluants mesurés. Enfin l air des garages attenants et communicants aux logements est plus pollué que celui des logements. La majorité des polluants est observée dans l ensemble des logements du parc Les enfants Programme enfants sont plus sensibles et plus fragiles face Les enfants sont plus sensibles et plus à la pollution de fragiles face à la pollution de l'air l'air intérieur intérieur, c'est pourquoi l'observatoire de la Qualité de l'air Intérieur s'intéresse aux lieux qu ils fréquentent. Une première étude épidémiologique a été menée en 2004. Elle portait sur l'impact énergétique et sanitaire du renouvellement d'air dans les écoles primaires. A l'heure actuelle, plusieurs études portant sur divers lieux de vies fréquentés par les enfants (garderies, écoles, collèges, lycées, piscines, patinoires,...) sont en cours d'élaboration. >> En savoir + >> En savoir + >> En savoir >> Télécharger la plaquette élaborée par l'oqai : Conseils simples pour améliorer la qualité de l'air intérieur http://www.air-interieur.org/userdata/documentation/document_135.pdf 3
Contribution des Associations Agréées de Surveillance de la Qualité de l Air Depuis 2000, les AASQA se sont tournées vers la mesure de la qualité de l air dans des environnements clos : crèches, écoles, collèges, gares ferroviaires, magasins et centres commerciaux, tunnels et parkings couverts Ainsi une centaine d études a été réalisée par les AASQA dans des domaines variés de l air intérieur. 25 20 15 10 5 0 2000 Les années 2002 et 2003 sont des années charnières : en effet en 2002 le Ministère de l Écologie et du Développement Durable (MEDD) a souhaité que des mesures de qualité de l air soient réalisées dans les lieux clos ouverts au public. Dans la lettre adressée aux AASQA en août 2002, le MEDD précisait les orientations pour les actions de surveillance de la qualité de l air en 2003 : «Celles-ci pourront porter sur l équipement de petites agglomérations, de départements ou de zones sensibles non équipées, à proximité de grandes infrastructures routières, voire de lieux clos publics.» Jusqu en 2005, la grande majorité des études menées concernait les lieux influencés par les transports (parkings, gares, aéroports, métro ) avec 42 % des études menées, 27 % pour les lieux de vie de l enfant. Mais l année 2006 marque un nouveau tournant avec une multiplication très forte des études menées dans les lieux de vie de l enfant (crèches, écoles ) avec 47 % des 34 études menées en 2006 et 2007 (bilan arrêté au 30 2007). travail habitat loisirs transports enfants Evolution annuelle du nombre d études 2001 2002 2003 2004 2005 Evolution des milieux étudiés 2006 2007 jusqu en 2005 évolution pour 2006-2007 Conclusions Les campagnes de mesures menées par les AASQA gagnent à s insérer dans des études plus globales de l exposition des populations afin d avoir une vision transversale, ce qui justifie les approches pluridisciplinaires et multipartenariales d ores et déjà initiées via des programmes de recherche auxquels les AASQA ont participé. + >> En savoir + >> En savoir + >> L ensemble des études menées par les associations est disponible sur les sites internet de chaque structure. Pour y avoir accès, visiter le site de la fédération ATMO http://wwww.atmofrance.org 4 Contribution d ATMO Poitou-Charentes L association a jusqu à présent réalisé essentiellement des études liées aux transports : études des parkings de Verdun à La Rochelle ou Carnot à Poitiers, campagnes de mesures menées conjointement dans les gares de Bordeaux Saint Jean et de Poitiers en collaboration avec AIRAQ (Aquitaine). En 2001, un projet de recherche développé par le LEPTAB de l université de La Rochelle et ATMO Poitou-Charentes a concerné la relation entre pollution extérieure locale et pollution à l'intérieur des écoles ; huit écoles de l'agglomération Rochelaise ont fait l'objet de mesures. Il visait à développer les connaissances sur ce thème dans le but de pouvoir évaluer l'exposition globale des enfants à la pollution atmosphérique et de proposer des moyens de protection contre la pollution extérieure par le contrôle des paramètres qui ont une influence certaine sur la relation étudiée (gestion de la ventilation et de l ouverture des fenêtres). Une étude spécifique a également été menée avec le lycée horticole de Niort et la Mutuelle Santé Agricole afin de mettre en évidence l importance du port des protections individuelles lors de l utilisation de pesticides dans une serre. En 2007, deux études en milieu scolaire ont été menées : l une pour répondre à une inquiétude, la seconde plus large pour faire un premier panorama de la qualité de l air sur une sélection de 6 écoles. Bilan des études liées aux transports Dans les parkings et concernant les concentrations en oxydes d azote ou particules, les évolutions observées sont très naturellement liées aux fréquentations automobiles avec un effet d accumulation plus ou moins marqué selon les parkings étudiés. Les valeurs recommandées ou réglementaires sont respectées (CO et NOx). La répartition spatiale du benzène selon les différents étages d un parking montre une certaine homogénéité des niveaux, probablement due à la stabilité du polluant. Le dioxyde d azote présente, au contraire, des teneurs très directement liées aux fréquentations des étages. Ces études peuvent amener à diverses actions et, en particulier, à l abaissement des niveaux de détection du CO dans les lieux clos (parking souterrain ou à étages) pour permettre une meilleure ventilation des lieux et donc une amélioration générale de la qualité de l air, tous polluants confondus. Pour les gares ferroviaires et les aérogares, les niveaux de polluants sont également le plus souvent liés au trafic automobile à proximité immédiate, plus qu au trafic ferroviaire ou aérien. Les conditions intérieures favorisant l accumulation et le ré-envol des particules, leurs concentrations sont élevées, jusqu à deux fois plus importantes que sur les quais ou le parvis, avec une incertitude quant à leur nature chimique. Malgré les fortes concentrations relevées, les recommandations en enceintes ferroviaires semblent respectées. Ces études sont téléchargeables sur le site Internet http://wwww.atmo-poitou-charentes.org Des valeurs guides pour l air intérieur L AFSSET (Agence Française de Sécurité Sanitaire de l Environnement et du Travail) s est auto-saisie en 2004 pour l élaboration de valeurs guides de qualité de l air intérieur en France concernant le formaldéhyde. L AFSSET en collaboration avec le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) a mis en place en janvier 2005 un groupe de travail constitué de représentants d organismes et de chercheurs impliqués en santé environnementale et compétents dans le domaine de la problématique air intérieur. A l issue de ces travaux, en juillet 2007, l Agence propose une valeur guide de qualité de l air intérieur à court terme applicable sur 2 heures et une valeur guide de qualité de l air intérieur applicable pour une exposition à long terme. Ces deux valeurs sont fondées sur la prise en compte des irritations oculaires et nasales observées : la valeur de 50 µg/m 3 applicable sur 2 heures pour le formaldéhyde la valeur de 10 µg/m 3 applicable pour une exposition à long terme pour le formaldéhyde
Données chiffrées La Rochelle Verdun Vaugoin Aytré La grille Poitiers Place du Marché Chasseneuil Les Couronneries Angoulême Pablo Casals La Couronne L isle d Espagnac Niort J.Ferry J.Zay Cognac Airvault Chizé SO 2 (max horaire) PM 10 (max jour) NO 2 (max horaire) O 3 (max horaire) CO(max 8 heures) Septembre Octobre Septembre Octobre Septembre Octobre Septembre Octobre Septembre Octobre µg/m 3 µg/m 3 µg/m 3 µg/m 3 µg/m 3 µg/m 3 µg/m 3 µg/m 3 mg/m 3 mg/m 3 39 55 79 92 108 83 7 7 37 53 62 58 122 90 61 68 132 97 135 124 1,1 1,2 5 38 37 58 130 134 96 78 1,3 1,7 35 56 43 54 123 94 36 54 94 98 120 94 43 60 90 86 113 76 12 8 40 55 72 64 127 86 46 54 64 65 116 85 33 60 67 83 118 94 17 15 29 54 79 82 126 100 6 11 35 56 63 56 123 92 29 35 39 52 52 45 125 93 129 101 Dioxyde de soufre SO2 Pas de dépassement du seuil d'information de la population en cas de pic de pollution. Les valeurs horaires maximales de dioxyde de soufre sont faibles, inférieures à la valeur d information de la population en cas de pic de pollution fixée à 300 µg/m3. Poussières fines en suspension Les niveaux moyens de particules dans l air sont en hausse : le temps sec et la fraîcheur matinale PM10 sont autant de conditions pouvant expliquer ces concentrations de poussières dans l air. Au mois d 2007, toutes les stations permanentes de la région montrent une valeur journalière maximale supérieure à 50 µg/m3, valeur qui ne doit pas être dépassée plus de 35 fois dans une année. Pour la période du 1 er janvier au 31 2007, cette valeur journalière de 50 µg/m3 est dépassée sur tous les sites permanents, de 7 fois (site de Vaugoin à la Rochelle ou site de J. Zay à Niort) à 14 fois (site J. Ferry à Niort). Monoxyde de carbone CO Les niveaux en monoxyde de carbone relevés sur la Place du Marché à Poitiers et dans la Rue de la Grille à La Rochelle sont faibles. Aucune valeur ne dépasse la valeur objectif de qualité de l air (10 mg/m3 en moyenne sur 8 heures). 5 Dioxyde d azote NO 2 Pas de dépassement du seuil d'information de la population en cas de pic de pollution. Les valeurs de dioxyde d azote sont basses, mais en augmentation après les mois estivaux. Aucune information à la population en cas de pic de pollution n a été enregistrée : les concentrations maximales horaires relevées au cours des mois de et 2007 restent inférieures à la valeur d information fixée à 200 µg/m3 en moyenne horaire. Ozone O 3 Pas de dépassement du seuil d'information de la population en cas de pic de pollution. Les niveaux moyens d ozone sont bas au cours des mois de et 2007 : le rayonnement ultraviolet du soleil n est pas assez puissant pour permettre une formation importante d ozone. Les valeurs horaires restent inférieures à 180 µg/m3, seuil d information de la population, la valeur maximale étant relevée en sur le site d Aytré sur l agglomération de La Rochelle avec 132 µg/m3. En on notera la forte baisse des valeurs maximales, signe de l arrivée de l automne. S
Publication à télécharger 2006 - Suivi de la pollution en métaux lourds autour de la SAFT de Nersac. Vous pouvez télécharger le rapport sur le site Internet : http://www.atmo-poitou-charentes.org/etudes/fiche_publications.lasso?id=139 Cette étude a été réalisée à la demande de la SAFT de Nersac, elle s'inscrit dans la continuité des campagnes réalisées depuis 2002 et consiste à poursuivre le suivi des concentrations dans l'air ambiant de l'arsenic, nickel, cadmium et plomb. De la même manière que pour la campagne de 2003, plusieurs sites ont fait l objet de mesures. Ainsi en 2006, trois sites ont accueilli le dispositif de mesures d ATMO Poitou-Charentes. 2007 - Etude de l'impact de l entreprise AMCOR à Barbezieux sur la qualité de l air ambiant. Vous pouvez télécharger le rapport sur le site Internet : http://www.atmo-poitou-charentes.org/etudes/fiche_publications.lasso?id=140 La société AMCOR s est équipée au mois de mai 2007 d un système de traitement des rejets visant à réduire les émissions de composés organiques dans l air ambiant. L étude présentée dans ce rapport s appuie sur des mesures réalisées avant la mise en place du système de traitement. Son objectif était de faire un bilan de l impact d AMCOR sur les concentrations de plusieurs polluants (hydrocarbures non-méthaniques, composés organiques volatils, dioxyde de soufre, poussières et oxydes d azote). La campagne de mesures sera réitérée en 2008 afin de déterminer l influence de la mise en route du système de traitement des effluents gazeux sur les concentrations des polluants précédemment étudiés et en particulier des composés organiques volatils. Revue de presse Monde Mexico s attaque à la pollution des transports. Source : http://www.journaldelenvironnement.net La capitale du Mexique est l une des villes les plus polluées au monde, et le gouvernement de la ville estime que 35.000 personnes meurent prématurément chaque année à cause de la pollution de l air. D après l agence de presse Inter Press Service, il a donc décidé de prendre le taureau par les cornes et a annoncé une série de mesures pour limiter les émissions liées aux transports. Celles-ci contribuent à la formation du smog qui règne dans la ville. Brèves Parmi les actions retenues figurent le renouvellement total des flottes de bus et de taxis, la création de zones piétonnes et l extension au samedi des alternances de circulation en fonction de la plaque d immatriculation des véhicules. Elles seront obligatoires, et mises en place progressivement jusqu en 2009. Selon l Inter Press Service, le nombre de véhicules circulant à Mexico augmente de plus de 300.000 par an, alors que 30.000 seulement sont retirés. Les véhicules transportant des marchandises seront pour la première fois soumis à des inspections de contrôle et ne pourront circuler qu à certaines heures. Les associations de camionnage et des élus de la ville ont critiqué la viabilité du plan et l impact potentiel de certaines mesures. Ils ont notamment menacé d entreprendre une action légale. Europe Quelle qualité de l air dans les Villes Européennes? Comparer la qualité de l air d Amsterdam avec celle de Rome devient désormais possible. Un projet d information des Européens sur la qualité de l air des villes de l UE a été mis en place à l initiative de grandes agglomérations européennes ; il porte le nom de Citeair (Common information to european air). L objectif du projet est de faciliter la comparaison des pays européens en matière de pollution ambiante et de pollution à proximité du trafic, grâce à la mise en œuvre de deux indices inspirés surtout de l indice Atmo français et du Pollumètre de Bruxelles. Calculés en tenant compte des réglementations européennes pour les épisodes de pollution et des valeurs limites à ne pas dépasser, les indices se focalisent sur les polluants les plus problématiques dont le dioxyde d azote NO 2, l ozone O 3 et les particules. L information en ligne permettra de savoir quelles sont les villes respectant les réglementations en vigueur dans l UE, selon le polluant. Tous les jours, voire toutes les heures, sont comparés les indices de qualité de l air de 21 villes européennes. Aller sur le site européen : http://www.airqualitynow.eu/ France Evaluation de l impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine - Agglomérations de Cannes et de Nice ; Agglomération de Dijon - Etude menée par l InVS. L évaluation de l impact sanitaire de la pollution atmosphérique sur les agglomérations de Nice, Cannes et Dijon s inscrit dans la continuité des orientations des plans régionaux pour la qualité de l air des régions, respectivement, Provence-Alpes-Côte d Azur et Bourgogne. L impact sanitaire à court et long terme de la pollution atmosphérique est estimé en termes de morbidité (admissions hospitalières) et de mortalité anticipée. Télécharger les rapports de l InVS http://www.invs.sante.fr/publications/2007/eis_pollution_cannes/eis_pollution_cannes.pdf http://www.invs.sante.fr/publications/2007/eis_pollution_dijon/eis_dijon.pdf Ces études avaient également été menées en Poitou-Charentes En 2004 sur l agglomération de La Rochelle En 2005 sur les agglomérations de Poitiers, Angoulême et Niort http://www.invs.sante.fr/publications/2005/pollution_atmospherique/index.htm Association Régionale pour la mesure de la Qualité de l'air en Poitou-Charentes Rue Fresnel Z.I. Périgny/La Rochelle 17 184 PERIGNY Cedex Tél 05 46 44 83 88 - Fax 05 46 41 22 71 - E-Mail contact@atmo-poitou-charentes.org Directeur de publication : Alain Gazeau - Rédacteur en chef : Edwige Révélat Conception et illustrations : "sans légende" Tél 05 46 01 24 58 Impression sur papier recyclé et avec des encres végétales L'imprimerie Rochelaise, Le Nouvel R N ISSN 1632-3564 6 ATMO Poitou-Charentes se dégage de toute responsabilité quant à l'exploitation ultérieure de ses données par un tiers. Elle rappelle que toute utilisation partielle ou totale de ses données doit faire mention de la source, à savoir : ATMO Poitou-Charentes.
SO2 2 PM10 PM2.5 NO 2 O3 CO C6H6 µg/m 3 mg/m 3 SO2 Polluant Lexique dioxyde de soufre particules fines diamètre <10 µm particules fines diamètre<2.5 µm dioxyde d'azote ozone monoxyde de carbone benzène Origine Installations de combustion Véhicules diesel Combustion Incinération des déchets Véhicules Installations de combustion Formation à partir de réactions photochimiques dans l'air entre les NOx et les COV Combustion incomplète des matières organiques (bois, charbon, fioul, carburants...). Trafic automobile Véhicules, industries chimiques et utilisatrices de solvants microgramme par mètre cube (0,000001gramme par mètre cube) 10-6 g/m3 milligramme par mètre cube (0,001gramme par mètre cube) 10-3 g/m3 Normes Effets Aggravation des maladies respiratoires et cardio-vasculaires. Gêne respiratoire. Plus les particules sont fines, plus elles pénètrent profondément dans les voies respiratoires. Pénétration dans les voies respiratoires jusqu'aux alvéoles entraînant une altération de la fonction respiratoire Gène respiratoire. Irritation des muqueuses Fixation sur l'hémoglobine du sang à la place de l'oxygène : manque d'oxygénation des organes vitaux. En milieux clos, les premiers symptômes sont des maux de têtes et des vertiges. Atteinte du système nerveux central. Irritation des voies respiratoires. Développement de cancers. PM10 valeur limite : Percentile 90.4 journalier : 50 µg/m 3 objectif de qualité : moyenne annuelle : 30 µg / m 3 NO2 O3 CO valeur limite : Percentile 98 horaire : 200 µg/m 3 seuil d'information : 200 µg/m 3 sur 1 heure seuil d'alerte : 400 µg/m 3 sur 1 heure objectif de qualité : moyenne annuelle : 40 µg /m 3 C6H6 objectif de qualité : 120 µg/m 3 en moyenne sur 8 heures 200 µg/m 3 sur une heure ou 65 µg/m 3 sur 24 heures (protection de la végétation) seuil d'information : 180 µg/m 3 sur 1 heure seuil d'alerte : 240 µg/m 3 sur 1 heure valeur limite : moyenne sur 8 heures : 10 mg /m 3 objectif de qualité : moyenne annuelle : 2 µg /m 3 valeur limite : moyenne annuelle : 5 µg / m 3 auf précision, les valeurs indiquées sont fournies pour la protection de la santé humaine