Les interactions de faible énergie Pierre-Alexis GAUCHARD

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Chapitre 5 : Les interactions de faible énergie Pierre-Alexis GAUCHARD UE1 : Chimie Chimie physique Agrégé de chimie, Docteur ès sciences Année universitaire 2011/2012 Université Joseph Fourier de Grenoble - Tous droits réservés.

Chapitre 5. Les interactions de faible énergie I. Interactions électrostatiques II. Interactions de Van der Waals III. Liaison hydrogène IV. Hydrophilie / hydrophobicité

Introduction Passage entre les différents états de la matière GAZ LIQUIDE SOLIDE Pas de volume propre Pas de forme propre Un volume propre Pas de forme propre Un volume propre Une forme propre refroidissement refroidissement chauffage chauffage Interactions intermoléculaires augmentent Si les molécules d un corps A forment entre elles des interactions plus fortes que celles que forment entre elles les molécules d un corps B, alors le corps A aura des températures de changement d état plus élevées que celles du corps B. Solubilité d un composé dans un solvant donné Plus les molécules d un soluté (composé à dissoudre) forment d interactions intermoléculaires avec celles d un solvant, plus ce soluté est soluble dans le solvant considéré.

I. Interactions électrostatiques I.1) Interaction entre 2 charges I.2) Interaction ion - dipôle

I.1) interaction entre deux charges q r q E q q' r f 1 r 2 Si q et q sont de même signe E > 0 interaction répulsive Si q et q sont de signe différent E < 0 interaction attractive

I.1) interaction ion - dipôle Une molécule polaire (qui possède un moment dipolaire) est un dipôle électrostatique. + + q q Conséquences : Les ions ont beaucoup d affinité avec l eau, solvant polaire. Dans les molécules de taille importante, les zones chargées sont hydrophiles.

II. Interactions de Van der Waals II.1) interaction dipôle-dipôle II.2) interaction liée à la création d un dipôle induit II.3) interaction dipôle instantanné dipôle instantanné II.4) Expression et comparaison des interactions de Van der Waals II.5) exemples de conséquences de l existence des interactions de Van der Waals

II.1) interaction dipôle-dipôle Interactions entre deux dipôles permanents i.e. entre deux molécules polaires ou «forces d orientation» ou interaction de Keesom Liaisons covalentes : fortes Cl I Cl µ µ I Les interactions dipôle-dipôle sont d autant plus fortes que les moments dipolaires sont élevés et que la température est basse. Interaction dipôle - dipôle : faible

II.2) Interaction liée à la création d un dipôle induit interaction entre une espèce polaire et une espèce apolaire Molécule polaire + atome Molécule polaire + molécule apolaire Espèces éloignées Espèces proches Interaction Rapprochement Polarisation Moment dipolaire induit Interaction ou «forces d induction» ou interaction de Debye

II.2) interaction liée à la création d un dipôle induit Les interactions entre une espèce polaire et une espèce apolaire sont d autant plus fortes que : le moment dipolaire de l espèce polaire est grand la polarisabilité de l espèce apolaire est grande. Rappel : la polarisabilité augmente avec la taille d un atome. En première approximation, la polarisabilité d une molécule augmente avec sa taille.

II.3) Interaction dipôle instantanné dipôle instantanné interaction entre deux espèces apolaires distribution moyenne µ µ µ Moments dipolaires instantanés

II.3) Interaction dipôle instantanné dipôle instantanné ou «forces de dispersion» ou interaction de London Les interactions entre deux espèces apolaires sont d autant plus fortes que les espèces considérées sont polalisables.

II.4) expression et comparaison des interactions de Van der Waals Interaction entre les deux mêmes espèces séparées d une distance d. E K K K d K D L vdw 6 Les interactions de London sont prépondérantes dans les espèces apolaires de tailles importantes; les interactions de Keesom sont prépondérantes dans les espèces polaires de petite taille. La force d attraction intramoléculaire qui dérive de ce potentiel d interaction, appelée force de Van der Waals, varie en 1/d 7. C est donc une force de très courte portée. (exemple : si d est multipliée par 2, la force est divisée par 2 7 soit 128).

II.5) exemples de conséquences de l existence des interactions de Van der Waals i) Influence sur les températures de changement d état. Exemple 1. Implication sur les températures de changement d état des gaz nobles Gaz noble T ébullition ( C) T fusion ( C) He -269-270 Ne -246-249 Ar -186-189 Kr -153-157 Xe -108-112 Le rayon des atomes donc la polarisabilité augmente Effet des interactions de London uniquement

II.5) exemples de conséquences de l existence des interactions de Van der Waals i) Influence sur les températures de changement d état. Exemple 2: composés de volumes comparables Butane et acétone, composés de masse molaire 58 g.mol -1 butane T fusion = - 138 C T ébullition = - 0,5 C H 3 C H 2 C CH 2 Molécule apolaire pas d interaction de Keesom CH 3 acétone T fusion = - 95 C T ébullition = 56 C H 3 C C O µ CH 3 Molécule polaire interactions de Keesom

II.5) exemples de conséquences de l existence des interactions de Van der Waals ii) Influence sur la solubilité Cl I ICl, molécule polaire, soluble dans l eau (interactions de Keesom) I I I 2, molécule apolaire, est très peu soluble dans l eau. Mais solubilité est non nulle du fait d interactions de Debye Les gaz nobles sont très peu solubles dans l eau. Toutefois leur solubilité dans l eau augmente lorsque l on descend dans la colonne (augmentation de la polarisabilité des gaz nobles donc des interactions de Debye).

III. Liaison hydrogène III.1) définition III.2) exemple de liaison hydrogène III.3) exemples de conséquences de l existence de liaisons hydrogène III.4) liaisons hydrogènes intramoléculaires

III.1) Définition La «liaison hydrogène» résulte de l interaction électrostatique entre : un élément très électronégatif portant au moins un doublet non liant et un atome d hydrogène lié à un élément très électronégatif - + - A Liaison covalente fortement polarisée H B Liaison hydrogène Reste de la molécule

III.2) Exemple de liaison hydrogène Liaison hydrogène entre les molécules d eau H H O - + H - O H Cristal de glace

III.3) Exemples de conséquences de l existence de liaisons hydrogène Solubilité importante des composés comportant peu d atomes pouvant former avec l eau des liaisons hydrogènes (ammoniac NH 3 très soluble / PH 3 et CH 4 insolubles etc.) Reconnaissance des bases nucléiques (Adénine-Thymine / Guanine-Cytosine)

III.3) Exemples de conséquences de l existence de liaisons hydrogène Température d ébullition ( C sous 1 bar) Existence de liaison hydrogène Forces de dispersion Pour l eau, T ébullition = +100 C au lieu de - 80 C (si il n y avait que des interactions de Van der Waals). Idem T fusion = 0 C au lieu de -110 C période

III.4) liaisons hydrogènes intramoléculaires Acide fumarique Acide E-butanedioïque O H Acide maléique Acide Z-butanedioïque O H O C H C C H C O H H H C C C C O O Liaison hydrogène intramoléculaire H O T fusion = 286 C O T fusion = 130 C Moins d interactions intermoléculaires possibles du fait de la liaison hydrogène intramoléculaire

IV) Hydrophilie / hydrophobicité Solubilité des alcools dans l eau. Alcool Formule semidéveloppée Solubilité dans l eau (g/l) Méthanol HO CH 3 Totale Ethanol HO CH 2 CH 3 Totale Propan-1-ol HO (CH 2 ) 2 CH 3 Totale Butan-1-ol HO (CH 2 ) 3 CH 3 80 Pentan-1-ol HO (CH 2 ) 4 CH 3 22 Hexan-1-ol HO (CH 2 ) 5 CH 3 7 Heptan-1-ol HO (CH 2 ) 6 CH 3 2 Alcools supérieurs insolubles Prépondérance de l effet des liaisons hydrogènes Prépondérance de l augmentation de la chaîne carbonée, qui minimise les liaisons hydrogènes : effet hydrophobe.

IV) Hydrophilie / hydrophobicité Pour des molécules comportant beaucoup d atomes, il y a co-existence de parties hydrophiles (zone(s) chargée(s), zone(s) polaire(s) de la molécule, hydrogène(s) lié(s) à des atomes de fluor, d oxygène, d azote) et les parties hydrophobes (zone apolaires). Exemples des -aminos acides H 2 N R C H O COH Tous les acides aminés sont solubles dans l eau, mais plus ou moins selon si la chaîne latérale R est chargée ou non, polaire ou apolaire. O H 2 N CH C CH 2 C O NH 2 O H 2 N CH C CH 2 CH CH 3 CH 3 OH Aspargine OH Un des AA les plus solubles dans l eau Leucine Un des AA les moins solubles dans l eau

CQFR Connaître les 3 types d interactions de Van der Waals Connaître la liaison hydrogène Savoir discuter sur des différences de températures de changement d état entre différents composés Savoir discuter de la solubilité plus ou moins importante d un composé dans l eau.

Exercices Question 1. Le dioxyde de soufre SO 2 a des températures de changement d état beaucoup plus importantes que le dioxyde de carbone CO 2, pourtant de taille comparable. De plus, SO 2 est 10 fois plus soluble que CO 2 dans l eau. Quelle est l origine de ces différences? Question 2. Dans la colonne des halogènes, à température ambiante, F 2 et Cl 2 sont gazeux, Br 2 est liquide et I 2 solide. Que peut-on invoquer pour expliquer ces différences? Question 3. Parmi les couples de molécules (A, B) suivants, quels sont ceux qui présentent des interactions de type liaison hydrogène entre la molécule A et la molécule B : (NH 3, H 2 O) (NH 3, CH 4 ) (NH 3, HF) (NH 3, CF 4 )

Exercices Question 4. On s intéresse aux hydrures XH 2 des éléments X de la colonne 16 (oxygène 8 O, soufre 16 S, sélénium 34 Se, tellure 52 Te). Sous pression atmosphérique, la température d ébullition est de +100 C pour H 2 O, 60 C pour H 2 S, 41 C pour H 2 Se et 2 C pour H 2 Te. On précise les électronégativités des éléments H(~2), O(~3,5), S(~2,5), Se (~2) et Te (~2). Parmi les propositions suivantes, indiquer celle(s) qui est (sont) juste(s) : A- L évolution normale des températures d ébullition lorsque l on passe de H 2 S à H 2 Se puis à H 2 Te s explique par l augmentation de la polarisabilité de ces molécules lorsque l on passe de H 2 S à H 2 Se puis à H 2 Te. B- L évolution normale des températures d ébullition lorsque l on passe de H 2 S à H 2 Se puis à H 2 Te s explique par l augmentation de la taille de ces molécules lorsque l on passe de H 2 S à H 2 Se puis à H 2 Te. C- L évolution normale des températures d ébullition lorsque l on passe de H 2 S à H 2 Se puis à H 2 Te s explique par l augmentation des moments dipolaires de ces molécules lorsque l on passe de H 2 S à H 2 Se puis à H 2 Te. D- La valeur anormalement élevée de la température d ébullition de H 2 O n a pas encore été à ce jour expliquée.

Exercices Question 1. SO 2 est polaire, CO 2 est apolaire. C est l origine des différences observées. Des interactions dipôles-dipôles (soit entre plusieurs molécules de SO 2, soit entre des molécules de SO 2 et d eau, polaire) expliquent les propriétés de SO 2. Question 2. D après les états physiques : T ambiante < T fusion (I 2 ) T fusion (Br 2 ) < T ambiante < T ébullition (Br 2 ) T ébullition (Cl 2 ) < T ambiante et T ébullition (F 2 ) < T ambiante F 2, Cl 2, Br 2 et I 2 sont des molécules apolaires. Mais (cf. évolution des rayons atomiques dans la classification périodique) : ρ(f) < ρ(cl) < ρ(br) < ρ(i) donc taille(f 2 ) < taille (Cl 2 ) < taille (Br 2 ) < taille (I 2 ), donc polarisabilité de I 2 > celle de Br 2 > celle de Cl 2 > celle de F 2, donc les forces intermoléculaires (de type dipôle instantané dipôle instantané) sont plus fortes dans I 2 que dans Br 2, plus fortes dans Br 2 que dans Cl 2,etplus fortes dans Cl 2 que dans F 2. On peut en conclure que les températures de changement d état (fusion et ébullition) sont plus élevées pour I 2, puis Br 2, puis Cl 2 et enfin F 2, ce qui est en accord avec les états physiques.

Question 3. (NH 3, H 2 O), (NH 3, HF) et (NH 3, CF 4 ) Question 4. A et B Exercices les hydrures XH 2 considérés sont de type AX 2 E 2 (géométries coudées). Les valeurs d électronégativité permettent de conclure que H 2 O est polaire, H 2 S légèrement polaire, H 2 Se et H 2 Te apolaires. Les interactions dipôle-dipôle sont en contradiction avec l évolution donnée et ne sont donc pas les interactions prépondérantes ici. d après l évolution des rayons atomiques, on peut classer les différents hydrures par ordre de taille (et donc par ordre de polarisabilité): taille (H 2 O) < taille (H 2 S) < taille (H 2 Se)< taille (H 2 Te). Les interactions dipôle instantané-dipôle instantané expliquent l évolution observée pour H 2 Te, H 2 Se et H 2 S (on retrouve les explications données diapositive 21). ce sont les liaisons hydrogènes qui expliquent la valeur anormalement élevée de la température d ébullition de H 2 O.

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