BRONZES DE LA CHINE IMPÉRIALE

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BRONZES DE LA CHINE IMPÉRIALE DOSSIER DE PRESSE SEPTEMBRE 2013 DU X e AU XIX e SIÈCLE MUSEE CERNUSCHI MUSEE DES ARTS DE L ASIE DE LA VILLE DE PARIS EXPOSITION 20 SEPTEMBRE 2013-19 JANVIER 2014 INFORMATION WWW.CERNUSCHI. PARIS.FR Vase en forme d oiseau céleste Dynastie des Quing, époque de Qianlong (1736-1796) MC 00557, legs Henri Cernuschi, 1896 Stéphane Piera /Musée- Cernuschi/Roger-Viollet

SOMMAIRE Introduction à l exposition page 2 L histoire d une collection page 3 L art du bronze des Song (960-1279) aux Qing (1644-1911) page 3 L empire des rites page 4 Les vases jue page 4 Les vases dou, bian, pu et deng page 5 Les vases zun page 5 Les récipients fu et gui page 5 La couleur de l Antique page 6 La patine brune page 6 La patine verte page 7 La patine noire page 7 Les décors d incrustation page 7 Animaux rares de la Chine antique page 7 Le passé pour l éternité page 8 Les «objets de lettrés» page 8 Les ustensiles pour l encens page 9 Les vases à fleur page 9 Les bassins pan page 9 Les vases à flèches page 10 Bestiaire fantastique page 10 Catalogue page 11 Visuels disponibles pour la presse page 12-15 Informations pratiques page 16-17 Contact presse : Maryvonne Deleau Tél : 01 53 96 21 73 maryvonne.deleau@paris.fr 1

INTRODUCTION A L EXPOSITION Le bronze a été, en Chine, un matériau de prédilection pour la confection d objets rituels depuis les premières dynasties. Au X e siècle, après plusieurs siècles de prédominance de la religion bouddhique, afin de renforcer l autorité impériale de la dynastie des Song (960-1279), les rites antiques liés aux Ancêtres impériaux, au Ciel et à la Terre, prennent une importance nouvelle. La collecte des vases rituels antiques, leur catalogage, le déchiffrement de leurs inscriptions deviennent une occupation de nombreux lettrés. Les bronzes comptent désormais, après les peintures et les calligraphies, parmi les objets les plus coûteux et les plus recherchés des collectionneurs. Recettes de restauration, d imitation et de contrefaçon fleurissent à partir de cette époque. La mode des motifs et des formes antiques s étend bientôt à de nombreux domaines et imprègne tout l art de la Chine : ustensiles d usage quotidien ou de décoration, objets de lettrés ou de culte, notamment. Pour la première fois en France, une exposition est consacrée à ce domaine encore peu étudié. Elle déclinera trois thèmes : L empire des rites (les rites et les vases rituels, la restauration des cultes et des vases dans leur forme originelle), La couleur de l antique (le rôle des lettrés et des livres archéologiques pour répertorier, classer, nommer, relever les imitations et contrefaçons des techniques antiques et des patines), Le passé pour l éternité (objets de lettrés, ustensiles pour l encens, vases à flèches, petite statuaire religieuse, bassins et plats d offrande). C est donc un ensemble très varié de bronzes chinois des collections du musée Cernuschi qui seront montrés, souvent pour la première fois. Riche de plus de mille œuvres, cette collection est l une des plus importantes au monde pour les bronzes de cette période. Commissaire de l exposition : Michel Maucuer, conservateur en chef 2

L HISTOIRE D UNE COLLECTION La totalité des œuvres ici exposées provient de la collection réunie par Henri Cernuschi (1821-1896) au cours de son séjour en Chine, au début de l année 1872, auprès d antiquaires de Shanghai, de Yangzhou et surtout de Pékin. Elle n aurait certainement pas pu être rassemblée sans l aide de marchands ou d experts rencontrés sur place. Cette collection demeure par la cohérence de ses thèmes et de ses formes, la diversité des styles et des époques représentés, l une des plus importantes dans le domaine des bronzes des époques Song à Qing. Délaissés par les chercheurs occidentaux du XX e siècle qui se passionnaient pour les pièces archaïques, les bronzes des X e au XIX e siècle ont souvent été qualifiés par ceux-là mêmes de «tardifs» ou d «archaïsants». Cependant, depuis environ une vingtaine d années, les historiens de l art et les chercheurs se sont à nouveau intéressés à ces objets, et grâce à de nouvelles sources archéologiques ont modifié le regard qui leur était porté. Ces nouvelles études ont permis de replacer les objets dans leurs contextes religieux, culturel et administratif depuis l époque des Song jusqu à l époque des Qing. L ART DU BRONZE DES SONG (960-1279) AUX QING (1644-1911) Une légende antique attribue l invention du bronze au souverain mythique Yu le Grand, fondateur de la dynastie des Xia (XXI e -XVII e s. avant J-C) qui aurait fait fondre neuf tripodes de bronze symbolisant les neuf provinces de son royaume. Même si ce récit demeure légendaire, il n en souligne pas moins l importance accordée, dès l aube de la civilisation chinoise, aux récipients de bronze, véritables symboles de l autorité royale. Particulièrement estimé, cet alliage était associé à deux domaines majeurs de la vie dans l Antiquité : les rituels et la guerre. Le bronze (en chinois : huangtong ou qingtong) est un alliage de cuivre et d étain, parfois additionné de plomb. Cependant, le laiton (en chinois : baitong), un alliage de cuivre et de zinc, peut également entrer dans la composition des récipients. À partir de la fin des Ming et sous la dynastie des Qing (XVII e -XIX e siècle), le laiton est présent dans les vases décorés d incrustations de métaux, tels que l or ou l argent. Le terme «alliage cuivreux» désigne dans la plupart des cas du bronze. Alors que les vases archaïques du XVIII e siècle au VI e siècle av. J.-C. étaient réalisés à partir de moules à plusieurs sections, presque tous les bronzes datant du XI e au XIX e siècle ont été exécutés à l aide de la technique de la fonte à la cire perdue. Afin d imiter le procédé antique, les jointures ou les décalages provoqués par l assemblage des pièces de moules ont parfois été reproduits artificiellement par les bronziers aux XIV e et XV e siècles. 3

L EMPIRE DES RITES La pratique de sacrifices et d offrandes est attestée en Chine depuis la Haute Antiquité. Ils étaient destinés aux ancêtres d un clan, au Ciel et à la Terre, aux esprits tutélaires du territoire et des moissons, ainsi qu aux dieux domestiques. La grande variété de récipients employés durant l Antiquité (vases destinés aux boissons fermentées, aux aliments solides, vases à eau) reflète la complexité de ces cérémonies. Cependant, on ne connaît aucune inscription qui décrit précisément le déroulement des cérémonies au cours des premières dynasties chinoises. Il faut attendre le début de la dynastie des Han (206 av.j.-c. - 220 apr.j.-c.) pour que trois ouvrages consacrés au cérémonial (li) et au protocole de la Chine ancienne y fassent référence: «les Rites des Zhou» (Zhouli), les «Livres des rites» (Liji) et les Rites protocolaires (Yi li). A l époque des Song (960-1279), la restauration des rites liés aux dogmes antiques constitua l un des principaux desseins de l empereur. Afin de réinventer les vases des rituels, il fut donc fait appel à l épigraphie, à la philologie et à l archéologie selon des démarches scientifiques mises au point sous les Song du Nord (960-1127). En effet, à la faveur des découvertes archéologiques faites sous le règne de l empereur Huizong (1101-1125), les récipients antiques étaient venus enrichir les collections impériales et privées. Ils avaient fait l objet de catalogues, dont le plus ancien est le Catalogue illustré pour étudier l Antiquité (Kao gu tu), composé par Lü Dalin et préfacé en 1092. Le Catalogue illustré des Antiquités (Bo gu tu) est, quant à lui, attribué à Wang Fu et daté de 1125. Ces ouvrages comportaient des dessins, des descriptions, des relevés d inscriptions, des essais d interprétation et des recherches sur la terminologie des vases. Leurs planches xylographiées, bien que parfois maladroites ou erronées, servirent à la reproduction de bronzes archaïques. Les vases jue 爵 Les vases jue appartiennent à la catégorie des vases à libations, réservés aux boissons fermentées. Ils sont décrits dans un ouvrage rédigé vers le II e siècle de notre ère, les Explications des idéogrammes (Shuowen Jiezi) comme des coupes en forme de «moineau». Au X e siècle, une xylographie du Traité illustré des Trois rituels (San li tu) figure encore un gobelet dont la partie centrale épouse la forme d un oiseau. Des gobelets en terre cuite récemment découverts à Xi an dans des sépultures de la dynastie des Tang (618-907) présentent cette même forme. Ce n est qu en 1092 que le Catalogue illustré pour étudier l Antiquité (Kao gu tu) accorde la dénomination jue à des gobelets à vin montés sur trois pieds et pourvus d un bec verseur et de deux tenons latéraux. Cette dénomination est toujours utilisée de nos jours pour qualifier ce type de récipient. 4

Les vases dou 豆, bian 笾, pu 铺 et deng 登 Le dou est un bol couvert monté sur un pied élevé; il était traditionnellement en bois. Son pendant, le bian, lui ressemblait, mais il était réalisé en vannerie. Ces deux récipients servaient dans l Antiquité aux offrandes de viande découpée et de divers mets. Ils eurent un rôle considérable dans les rituels des périodes Song à Qing. Leur forme, comme celle des tripodes ding également destinés aux aliments solides, s est maintenue sans grand changement au cours de l Histoire. Les pièces de fouilles et les diverses reproductions du Traité illustré des Trois rituels (San li tu, X e s.) ou du Catalogue illustré pour étudier l Antiquité (Kao gu tu, 1092) l attestent. Le pu, quant à lui, n est mentionné dans aucun ouvrage ancien. Sa forme étant celle d un dou à pied ajouré, il est possible qu il ait été inclus dans les ouvrages anciens sous la rubrique des dou. Les vases zun 尊 La typologie actuelle appelle zun un vase à col évasé, hu un vase à la panse renflée dans sa partie inférieure et lei un vase à la panse renflée dans sa partie supérieure. Ces récipients étaient destinés aux boissons fermentées. Ils revêtaient une importance majeure dans les rituels de l époque des Song, mais à la différence d autres formes de récipients, ils n y figuraient pas en grand nombre : seuls un exemplaire, ou parfois des paires, étaient utilisés. Il existait plusieurs formes de zun comme le montrent les gravures du Traité illustré des Trois rituels (San li tu, X e s.) : Il pouvait s agir de récipients en forme de grands bols ou de pots sans couvercle. Le xizun était orné d une représentation zoomorphe tels un bœuf ou un phénix ; le xiangzun présentait une panse ornée d un éléphant; le huzun était doté d un long col ; et le shanzun d un décor de montagnes et de nuages. Les récipients fu 簠 et gui 簋 Les récipients fu et gui étaient destinés à contenir des offrandes de nourriture. Le fu est un bassin quadrangulaire, dont le couvercle, muni de pieds et d anses, pouvait être retourné pour servir de récipient. C est dans le Catalogue illustré des antiquités (Bo gu tu) de 1125 que cet objet prit sa définition moderne. Auparavant, le Traité illustré des Trois rituels (San li tu) le décrivait comme un vase carré, muni d un orifice circulaire et d un couvercle. Il formait une paire avec le gui, récipient circulaire à large ouverture. Selon ce même ouvrage, ces vases étaient autrefois en céramique. 5

LA COULEUR DE L ANTIQUE Le goût pour la collection d antiques a culminé en Chine au cours de diverses périodes, en particulier sous le règne de l empereur Huizong (1101-1125) des Song, à la fin de la dynastie Ming (seconde moitié du XVI e siècle début du XVII e siècle) et sous le règne de l empereur Qianlong (1736-1795) des Qing. La constitution des grandes collections ne se limita toutefois pas à la cour impériale. Elle fut aussi le privilège de collectionneurs particuliers: différentes sépultures du XVII e siècle, récemment découvertes, ont livré des bronzes archaïques enterrés aux côtés des défunts. Ces collections suscitèrent des copies, les unes faites pour apprendre, d autres pour compléter une collection ou restaurer un ensemble, mais également des contrefaçons. Dès la période des Song, la couleur était un des éléments d appréciation des bronzes. Elle était non seulement un critère d authenticité, mais également de qualité. Elle permettait de situer le bronze au sein d une échelle de valeurs précises. Savoir reconnaître et apprécier la «couleur antique» (gu se) était essentiel. Les artisans du bronze, entre le X e et le XIX e siècle, mirent donc en œuvre plusieurs procédés afin de ressusciter cette «couleur antique» et donner une patine ancienne aux productions contemporaines. Ils utilisèrent la méthode dite «à froid» (hanfa) et la méthode dite «à chaud» (yunfa). La première permettait d obtenir des patines presque noires, en appliquant à froid un épais enduit, composé d un matériau corrodé noir recouvert d une couche semitranslucide brunâtre. La seconde était une patine incorporée au corps de l objet et donc difficile à détecter à l œil nu. Sans doute connue à l époque des Yuan (1260-1367), celle-ci fut utilisée à grande échelle à partir de la fin des Ming (1368-1644). La patine brune Cette teinte brune correspond probablement à la «couleur de marmite» (guo se) mentionnée dans les textes anciens. Elle était la plus appréciée des couleurs des bronzes, car elle était associée à un objet découvert «depuis plus de mille ans», transmis de collectionneur en collectionneur. Elle se distinguait de la patine, verte comme le jade, des bronzes exhumés de terre. À la fin de la dynastie Ming (1368-1644) et sous la dynastie Qing (1644-1911), les «couleur de marmite» (guo se) et «couleur de thé séché» (la cha se), allant des bruns moyens aux bruns foncés, étaient très prisées et imitées par de nombreux procédés. 6

La patine verte Au cours des dynasties Song (960-1279) et Yuan (1260-1367), des procédés chimiques et physiques, notamment des applications de laque colorée (technique tufa), permirent de recréer la couleur due à l oxydation du cuivre, qui donnait aux pièces anciennes leur fameuse couleur vert-turquoise. Des pigments issus de l oxydation du bronze, tels que la malachite (verte), la cuprite (rouge) et l azurite (bleue), purent ainsi être appliqués sur le bronze, puis fixés à l aide de laque. Ce procédé imitait parfaitement les patines naturelles obtenues après un long séjour en terre. Une autre technique consistait en une application d un mélange de cire blanche teintée de pigments afin d obtenir une couleur verte. La patine noire L appréciation des bronzes en fonction de critères de couleurs est attestée dès le XIII e siècle dans le traité à l usage des collectionneurs de Zhao Xigu. Elle s est poursuivie sous les Ming (1368-1644). Ces couleurs sont hiérarchisées par Zhang Yingwen dans son Trésor secret de pureté (Qing bi cang, seconde moitié du XVI e siècle). Selon lui, la couleur noire est la plus estimée bien que la plus facile à contrefaire, puis vient la couleur du mercure, qui revêt probablement de nombreux bronzes de cette époque, et enfin le brun «couleur de marmite». Les décors d incrustation Vers 550 av.j.-c., les artisans réinventèrent la technique de l incrustation de métal (cuivre) qui avait connu un développement limité sous les Shang. Des copies de ces bronzes à décor incrusté furent réalisées dès la dynastie des Song (960-1279), ce dont témoigne Gao Lian qui, en 1591, affirmait dans ses Huit Discours sur l art de vivre (Zun sheng ba jian), que les dynasties Xia et Shang (II e millénaire avant notre ère) avaient utilisé des incrustations d or et d argent et qu elles avaient été facilement imitées. Animaux rares de la Chine antique Les vases en forme de quadrupèdes sont appelés xizun. Le mot xi signifie «victime d un sacrifice» et désigne habituellement un bœuf, mais parfois aussi un autre animal. Des exemples de vases à vin en forme de rhinocéros, datant de la dynastie des Shang (XIV e - XI e siècle av.j.-c.), sont connus dans diverses collections à travers le monde. Il est probable qu à cette époque, l animal était encore présent en Chine du Sud. La naïveté avec laquelle le 7

bronzier a réalisé le vase du musée Cernuschi montre qu il n a pas disposé d un modèle antique original. Des vases en forme de tapir, ornés d incrustations de métaux précieux, étaient utilisés à l époque des Royaumes Combattants (481-221 av.j.-c.). Le Catalogue illustré des Antiquités (Bo gu tu) fait état pour la première fois au XII e siècle de l existence de ce genre de figurations. Elles donnèrent rapidement lieu à des reproductions. LE PASSÉ POUR L ÉTERNITÉ L influence que la culture matérielle de l Antiquité a exercée sur l ensemble de la production artistique de la Chine est essentielle et les transpositions de modèles anciens dans divers matériaux, tels que la céramique, le jade ou l ivoire en témoignent. La référence au passé apparaît tout au long de l Histoire chinoise comme une nécessité impérieuse. Le bronze en est l un des exemples les plus notables. Il devint en quelque sorte une allégorie de la période antique, symbole de durabilité, de pérennité et d éternité. Cette vénération pour l Antique n eut pas seulement pour conséquence de transmettre une technique et un savoir-faire de génération en génération. Ils permirent de perpétuer des formes et des décors, tout en détournant les pièces de leur fonction originale. La répétition d un même motif ne fut pas constante dans le temps, mais apparut sporadiquement, selon les modes et le goût du moment. L intérêt que suscitèrent les vestiges du passé eut pour conséquence une innovation dans le domaine des arts décoratifs. Une «esthétique du fragment» apparut : des fragments d objet pouvaient suffire à évoquer un objet dans son intégralité, ou l assemblage de fragments d objets anciens pouvait servir à composer une œuvre nouvelle. Ce concept esthétique de lettrés, qui privilégiait l étrange ou le bizarre, «le rejeté», fut également transposé dans l art du métal. Les «objets de lettrés» wenfang yonggu 文 房 用 具 L expression «objets de lettrés» regroupe des ustensiles destinés à évoquer les activités intellectuelles auxquelles la classe des lettrés s adonnait, en particulier la calligraphie et la peinture. Parmi les objets présents dans le cabinet de travail figurent traditionnellement les «quatre trésors du lettré» : le pinceau, l encre, le papier et la pierre à encre. D autres objets complètent cet ensemble de base, comme les sceaux, la boîte pour les sceaux et le pot à eau, ou burette, qui sert de compte-gouttes pour diluer l encre. Ce sont également les posepinceaux auxquels est parfois donné le nom de bishan, «montagnes pour pinceaux», en raison d une de leurs formes les plus répandues. 8

Les ustensiles pour l encens xiangju 香 具 Les encens chinois sont constitués de pâte aromatique à laquelle est mêlée de la sciure de bois odoriférants et de plantes. Dans la Chine des Tang (618-907), les plus employés étaient l aloès d Annam, le Boswellia carterii de Somalie, d Inde ou d Arabie, le giroflier des îles Moluques, le patchouli de Malaisie, l élémi du sud de la Chine et l aliboufier (benjoin) d Indochine. Trois ustensiles principaux servent à leur préparation: le brûle-parfum, la boîte à encens et le pot contenant les baguettes pour les braises et la spatule pour les cendres. Les brûle-parfums revêtent souvent la forme de vases comme les tripodes ding. Les pots à ustensiles ont, quant à eux, l apparence d une bouteille ou d un vase zun. Plusieurs ustensiles pour l encens appartenant à la collection Cernuschi portent la marque de Hu Wenming. Elle apparaît soit sur des objets de lettrés soit sur des ustensiles pour l encens. On sait que Hu Wenming vivait à Huating, une bourgade cossue de la région de l actuelle Shanghai réputée pour sa richesse née du commerce maritime. Des objets revêtus de cette marque portent également des dates comprises entre les années 1572 et 1613. Les vases à fleurs huaping 花 瓶 La coutume d arranger des fleurs coupées dans des vases remonte sans doute à la fin de l époque des Royaumes Combattants (481-221 av.j.-c.). Mais c est à l époque des Song (960-1279) que de très nombreux ouvrages furent consacrés aux fleurs ou à l arrangement floral. On utilisait à cet effet des vases modernes ou parfois antiques. Le Traité des vases et des fleurs (Ping hua pu) de Zhang Qiande (1577-1643), paru en 1595, stipule que «les bronzes qui peuvent servir à l arrangement des fleurs sont le zun, le lei, le gu, le hu. Les ustensiles dans lesquels les Anciens mettaient le vin paraissent encore aujourd hui les plus propres à l arrangement des fleurs. Les vieux pots de bronze qui sont restés enfouis dans la terre durant de longues années sont tout imprégnés des souffles chtoniens». Et d ajouter: «Si l on prise l Antiquité, rien ne vaut le bronze». En effet, il remarque que, dans l Antiquité, «on ignorait les vases de porcelaine, et, pour tout, on se servait de bronze». Les bassins pan 盘 L appellation ancienne la plus courante pour désigner les bassins était pen. À l instar du mot pan employé de nos jours, les pen désignaient des ustensiles destinés à contenir de l eau ou de la nourriture. Lorsqu ils étaient employés pour la toilette, ils étaient posés sur des tréteaux, auxquels était suspendu un miroir. Si certains bassins de la collection Cernuschi présentent des motifs aquatiques, évoquant leur utilisation pour la toilette, la plupart des pièces exposées ici ont dû servir à disposer des offrandes de nourriture ou de fleurs sur des autels bouddhiques. Les motifs floraux en relief à l intérieur des pièces suggèrent une fonction plus rituelle qu utilitaire. 9

Les vases à flèches touhu 投 壶 Ce type de vase était employé dans un jeu de flèches dont l origine remonte au moins au début de la dynastie des Zhou (XII e s.av.j.-c.). Divertissement des banquets et des festins, il consistait à lancer avec un petit arc, et plus tard à la main, des baguettes lestées à une extrémité et à les introduire dans les orifices du vase. Ce vase était posé à deux ou trois mètres des participants. Haut d une trentaine de centimètres seulement à l époque des Tang et des Song, le vase était muni initialement d une embouchure et de deux anses latérales, où devaient être logées les flèches. Ce jeu était en vogue dans les milieux lettrés et sans doute fut-il très apprécié à la fin des Ming (début du XVII e siècle), car un certain nombre de vases touhu datent de cette époque En 1609 l Encyclopédie illustrée des Trois Mondes (San cai tu hui) indique qu il était aussi pratiqué comme une sorte de cérémonial. Sima Guang (1019-1086), homme d État et poète, lui consacra un traité, le Tou hu xin ge (Nouvel Examen du jeu de flèches). Bestiaire fantastique (à toucher) Deux œuvres, qui peuvent être touchées, illustrent la place des animaux fantastiques dans l art du bronze en Chine. Ce bestiaire trouve sa source dans la mythologie de la Chine antique. Deux catégories sont à distinguer au sein de ces créatures imaginaires : les êtres uniques et les animaux pouvant être rassemblés en espèces. Les êtres uniques sont des animaux composites ou chimères se reconnaissant à des caractéristiques qui leurs sont propres: ainsi, Suanni, par exemple, est un lion unicorne. D autres, telles les bêtes rassemblées sous le terme de dragon, constituent des espèces partageant pourtant des traits communs : il existe des dragons d eau, de montagne ou des airs, ailés ou non, avec ou sans cornes. Dans la Chine antique, le thème des dragons enlacés panchi constituait un décor très répandu des bronzes. 10

Le catalogue de l exposition Bronzes de la Chine impériale des Song aux Qing Format : 21 x 27 cm Pagination : 184 pages Façonnage : Broché, grands rabats Signes : 300 000 Illustrations : 190 Prix TTC : 39 ISSBN 978-2-7596-0182-0 SOMMAIRE - Les rites antiques dans l État impérial à l époque des Song (960-1279) : un nouvel intérêt pour les bronzes antiques (vases rituels) - La couleur de l antique : lettrés, collectionneurs et faussaires - Le passé pour l éternité : l influence de l Antiquité sur la production de bronzes chinois à travers les siècles (objets d écriture, plats et bassins, ustensiles pour encens ) AUTEUR Michel Maucuer, conservateur en chef, musée Cernuschi LES ÉDITIONS PARIS MUSÉES Paris Musées est un éditeur de livres d art qui publie chaque année une trentaine d ouvrages - catalogues d expositions, guides des collections, petits journaux -, autant de beaux livres à la mesure des richesses des musées de la Ville de Paris et de la diversité des expositions temporaires. Au-delà de la prolongation de moments privilégiés vécus par le visiteur, ce sont des ouvrages de référence, à conserver précieusement dans sa bibliothèque! Perfectionnistes sur la forme, les éditions Paris Musées font appel aux meilleurs graphistes qui allient savoir-faire, créativité et haute technologie. Dans la tradition du bel ouvrage, la sélection des papiers, le choix des typographies, la qualité du façonnage concourent au niveau d excellence atteint par ces publications. Exigeantes sur le fond, les éditions Paris Musées réunissent pour chaque ouvrage une équipe éditoriale garante du meilleur niveau scientifique et soucieuse d une large diffusion des savoirs : nourris des recherches les plus récentes, les textes ouvrent au plus grand nombre une meilleure compréhension des œuvres, des artistes, des époques et civilisations La qualité de l iconographie participe au caractère précieux de ces beaux livres. Plaisir des yeux et du toucher, bonheur de découvrir ou d approfondir : les éditions Paris Musées offrent l une des plus belles signatures dans l univers du livre d art français. www.parismusees.paris.fr 11

Liste des visuels disponibles pour la presse Les visuels transmis sont soumis aux dispositions du Code de Propriété intellectuelle. La transmission d images ne constitue d aucune façon une cession des droits d exploitation. L éditeur du contenu est seul responsable de l utilisation faite par lui desdits visuels et de l appréciation des nouvelles dispositions introduites par la loi du 1 er août 2006 modifiant l article L 122-5/9 du CPI, qui stipule notamment que «la reproduction ou la représentation, intégrale ou partielle, d une œuvre d art graphique, plastique ou architecturale, par voie de presse écrite, audiovisuelle ou en ligne, dans un but exclusif d information immédiate ou en relation directe avec cette dernière, sous réserve d indiquer clairement le nom de l auteur» ne peut être interdite par son auteur, lorsque son œuvre a été divulguée. Bassin avec poissons en relief Dynastie des Song (960-1279) D. 49,5cm x H.9,5 cm MC 02223, legs Henri Cernuschi, 1896 Stéphane Piera/Musée Cernuschi/Roger- Viollet Vase en forme d oiseau céleste Dynastie des Qing, époque de Qianlong (1735-1796) Alliage brun sombre en surface avec des tâches d or. Anse formant une chaîne H (anse relevée) 38 cm x L. 31,5 cm MC 00557, legs Henri Cernuschi, 1896 Stéphane Piera/Musée Cernuschi/Roger-Viollet 12

Brûle-parfum (xianglu) Dynastie des Ming, fin du XVI e ou début du XVIII e siècle H. 7,9 cm x L. 17cm MC 00173, legs Henri Cernuschi, 1896 Alliage cuivreux brun en surface. Décor repoussé de 8 trigrammes divinatoires et d objets précieux. Dorure Stéphane Piera/Musée Cernuschi/Roger-Viollet Statuette de fonctionnaire céleste portant un tripode jue Dynastie des Ming (1368-1644) H. 18 cm x L. 8 cm MC 00646, legs Henri Cernuschi, 1896 Alliage cuivreux. Surface brune, partiellement dorée. Stéphane Piera/Musée Cernuschi/Roger-Viollet Vase lei à décor d oiseaux fantastiques Dynastie des Qing, époque de Qianlong (1735-1796) H. 26,5 cm x L. 17cm MC 00655, legs Henri Cernuschi, 1896 Stéphane Piera/Musée Cernuschi/Roger-Viollet 13

Vase fanghu Dynastie des Qing, époque de Qianlong (1735-1796) H. 33,5 cm x L. (côté) 29cm MC 00687, legs Henri Cernuschi, 1896 Alliage cuivreux jaune, brun sombre en surface. Dorure Stéphane Piera/Musée Cernuschi/Roger-Viollet Vase en forme de zun Dynastie des Ming, XV e ou début du XVI e siècle H. 11,3cm x D 12,5 cm MC01018, legs Henri Cernuschi, 1896 Stéphane Piera/Musée Cernuschi/Roger-Viollet Lave-pinceaux (bixi) en forme de gobelet jue XVIII e siècle H. 11 cm x L. 11 cm MC 00170, legs Henri Cernuschi, 1896 Alliage cuivreux entièrement doré. Décor en rondebosse et incisé. Incrustations d alliage d or et de cuivre, ou «cuivre rouge», de couleur noire. Alliage composé en général de 3 à 4% d or et de 96% de cuivre. Technique plus connue sous le terme japonais shakudō Stéphane Piera/Musée Cernuschi/Roger-Viollet 14

Brûle-parfum (xianglu) en forme de vase ding Daté du règne de Chenghua (1465-1487) H. 9,5 cm x L. 14 cm MC 01263, legs Henri Cernuschi, 1896 Cuivre ou alliage cuivreux. Surface brun rouge. Anses fondues séparément puis fixées Stéphane Piera/Musée Cernuschi/Roger-Viollet Vase à multiples embouchures en forme de barbare dansant devant un lion XIII e -XV e siècle H. 56,5 cm x H.31 cm MC 00532, legs Henri Cernuschi, 1896 Alliage jaune brillant. Patine brun foncé et dorure appliquée partiellement. Ensemble en 2 parties : socle et lion, personnage. S.Piera/Musée Cernuschi/Roger-Viollet Brûle-parfum (xianglu)à anses en forme d oiseaux fantastiques Dynastie des Ming, probablement XVI e siècle H. 17,5cm x L. 16,5 cm MC 00177, legs Henri Cernuschi, 1896 Alliage cuivreux foncé. Patine brune avec concrétions noires. Dorure. Couvercle en bois. Bouton en jade Stéphane Piera/Musée Cernuschi/Roger-Viollet Vase en forme de bélier (yangzun) Dynastie des Qing, fin du XVIIe ou XVIIIe siècle H. 32 cm x L. 42 cm MC 00622, legs Henri Cernuschi, 1896 Alliage cuivreux orange. Patine sombre, presque noire et vert foncé à l extérieur. Stéphane Piera/Musée Cernuschi/Roger-Viollet 15

Bronzes de la Chine impériale du X e au XIX e siècle 20 septembre 2013 19 janvier 2014 Musée Cernuschi 7 avenue Vélasquez 75008 Paris Tél : 01 53 96 21 50 www.cernuschi.paris.fr Ouverture du mardi au dimanche inclus, de 10h à 18h Fermeture le lundi et les jours fériés Métro Monceau ou Villiers Bus 30, 84, 94 Tarifs de l exposition : 6 (plein tarif), 5 (tarif réduit), 3,50 (demi-tarif), gratuit (-de 14 ans) Catalogue Editions Paris Musées 239 pages 39 Visites commentées de l exposition mardi, mercredi et jeudi à 14h30 samedi à 15h tarif : 4,50 (plein tarif), 3,80 (tarif réduit) + entrée de l exposition Visites en lecture labiale durée : 1h30 sans réservation samedi 19 octobre, 23 novembre, 14 décembre 2013 à 11h Visites-conférences multi-sensorielles (personnes non-voyantes et malvoyantes) Durée : 1h30 sur réservation 5 et 15 octobre à 11h ; 5, 12, 16, 19 et 26 novembre à 11h ; 7 et 17 décembre à 11h Introduction à l exposition sans réservation gratuit avec le billet d entrée mardi, mercredi, jeudi et vendredi à 12h30 Conférences de 13h Conférences d 1h par une conférencière du musée dans l auditorium 4,50 (plein tarif), 3,80 (tarif réduit) Possibilité de cycle incluant la conférence et la visite commentée de 14h30 Bronzes de la Chine antique et découvertes archéologiques par Sylvie Ahmadian mardi 24 septembre, 15 octobre, 5 et 26 novembre, 17 décembre Fascination à la cour impériale pour l antiquité par Anne-Colombe Chauhan Launois mardi 1 er et 22 octobre, 12 novembre, 3 décembre Les Fils du Ciel : les grands empereurs des Song aux Qing par Charlotte de Percin-Sermet mardi 8 et 29 octobre, 19 novembre, 10 décembre L Université au musée Cycle de conférences les jeudis à 16h Durée : 1h15 environ entrée gratuite dans la mesure des places disponibles Bronzes archaïsants du Musée d art de Saint-Louis (USA) par Philip K. Hu, conservateur du département d art asiatique du Musée d Art de Saint Louis jeudi 24 octobre à 16h (conférence en français) 16

L approche de la restauration de la collection de bronzes : l inspiration sans contrefaçon de l antique par Fabienne dall Ava, restauratrice du Patrimoine jeudi 7 novembre à 16h Objets ensorcelés et leurs maîtres humains : promenade à travers la mythologie des métaux et des pierres de la Chine des Song aux Qing par Vincent Durand-Dastès, professeur à l Institut national des langues et civilisations orientales jeudi 21 novembre à 16h Découvrir, collectionner, reproduire les bronzes archaïques en Chine par Alain Thôte, correspondant de l Institut, directeur d Etudes à l Ecole Pratique des Hautes Etudes jeudi 12 décembre à 16h Le culte du passé. Construire et mettre en images l histoire dans la Chine des Han aux Song par Michel Maucuer, commissaire de l exposition, conservateur en chef au musée Cernuschi jeudi 19 décembre à 16h Animations Enfants et familles Visites-animations pour les enfants, le mercredi à 14h30 Visites -animations en famille, le samedi à 15h Spectacle musical d ombres chinoises L Enfant magique et le roi dragon, par la Compagnie du petit Miroir 26, 27, 29, 30 et 31 octobre à 15h 17