EXPOSITION AUX FUMÉES: L IMPACT SANTÉ Richard Amnotte, directeur adjoint aux opérations Service de la sécurité incendie de la Ville de Lévis (Québec) CANADA 1 er Congrès de la zone de Nage Wépion (Namur), Belgique, le 22 février 2018
NEWS.WGCU.ORG Firefighters Fight for Recognition of Cancer KPIXNEWS.COM 63% of all firefighters will get cancer NBCNEWS.COM Cancer Rates are Rising among Firefighters KMOV.COM Study: Firefighters twice as likely to be diagnosed with cancer NEWS.HARVARD.EDU Harvard Researchers Examine Firehouse Cancer Threat CIMT.TELEINTERRIVES.COM Un pompier sur deux aura le cancer SANFRANSISCO.CBSLOCAL.COM High Cancer Risk A Fatal Job Hazard For Firefighters. JOURNALEXPRESS.CA Cancer: les pompiers initiés à la décontamination ABC22NOW.COM Skin cancer hits firefighters at an alarming rate LAPRESSE.CA Le cancer, ce danger invisible qui guette les pompiers KTVL.COM Fireghters learn to fight cancer JOURNALDEQUEBEC.COM 25 cas de cancer chez les pompiers de Québec SOLIDAIRE.COM Les pompiers face à un nouvel ennemi: le cancer LEDEVOIR.COM De dangereuses toxines trouvées dans le corps des pompiers ABC.NET.AU Firefighters face higher risk of melanoma, prostate cancer, reseach shows WWW.NATURALNEWS.COM A deadly profession: 68 percent of firefighters fall victim to cancer LAPROVENCE.COM Exclusif Cancer des pompiers le rapport incendiaire SCIENCEETAVENIR.FR Les sapeurs-pompiers ont un risque plus élevé de développement de cancer LIBERATION.FR Un rapport pointe la surmortalité par cancer chez les pompiers WWW.FIREAPPARATUSMAGAZINE.COM Cancer Prevention Programs Stress Clean Firefighter Equipment ICI.RADIO-CANADA.CA Des mesures pour diminuer les risques de cancer chez les pompiers FRANCETVINFO.FR Pompiers: une profession mise en danger par la toxicité des fumées BOSTON.CBSLOCAL.COM Boston Fire Department Making Firefighters Aware of Cancer Risks WNCN.COM Firefighters and cancer: Who will save them?
NE CHERCHONS PAS DE COUPABLES: CONFRONTONS LA SITUATION ENSEMBLE
SITUATION ALARMANTE CHEZ LES POMPIERS Le cancer est la menace la plus sévère à la santé des pompiers. 9 % plus de risques d un diagnostic de cancer que la population en général. 14% plus de chance de mourir d un cancer que la population en général. 61% des causes de décès professionnels des pompiers sont liées au cancer entre 2002 et 2016, selon IAFF. En Ontario (Canada), l âge moyen de vie d un pompier professionnel est de 64 ans.
TAUX COMPARATIFS DES CAUSES DE DÉCÈS DES POMPIERS AMÉRICAINS Sans tenir en compte des cancers Tenant en compte de l incidence des cancers Brûlures; 3% Autres causes; 5% Asphyxie; 14% Causes des décès Brûlures; 1% Traumas internes; 8,60% Asphysie; 5,40% Causes des décès Autres causes; 1,80% Traumas internes; 22% Crises cardiaques; 56% Crises cardiaques; 22,20% Cancers; 61% Crises cardiaques Traumas internes Brûlures Asphyxie Autres causes Cancers Crises cardiaques Traumas internes Brûlures Asphysie Autres causes
COMPOSANTES CANCÉROGÈNES ET TOXIQUES DES FUMÉES D INCENDIE Benzène Acétone Formaldéhyde Toluène Acide chloridrique Ammoniaque Méthanol Trichloroéthylène Chlore Cyanure d hydrogène Etc, etc, etc.
DANGER IMMÉDIAT POUR LA VIE ET LA SANTÉ (DIVS)
CERTAINS CONTAMINANTS ET LEURS EFFETS TOXIQUES
RECONNAISSANCE CANCÉROGÈNES DE CERTAINS CONTAMINANTS DES FUMÉES
LA SUIE: DOUBLE TOXICITÉ Produit de la combustion incomplète Riche en HAP (benzène et autres) Adsorption d autres contaminants Permet l agglomération en grande quantité de molécules Désorption à retardement prolongeant l exposition aux contaminants post-intervention
CERTAINS EFFETS NEUROTOXIQUES Cyanure d hydrogène (HCN) Décomposition des matières synthétiques Quantité appréciable produite sous l effet de la chaleur Affecte le fonction neurologique à très faible dose (2 ppm) En combinaison avec l oxyde de carbone (CO): effet chronique spontané
UNE MENACE INQUIÉTANTE ET MÉCONNUE Les nanoparticules Particules dont la dimension est inférieure à 1 micron. Peu de moyen d en bloquer le passage. Présentes en grande quantité dans la fumée d incendie
Études épidémiologiques Recherches scientifiques Évaluation des risques CONSTATS DE RECHERCHES
PLUSIEURS ÉTUDES ÉPIDÉMIOLOGIQUES LeMasters, JOEM, 2006 Analyse de 32 études sur 20 types de cancer Daniels, OEM, 2015 Analyse en fonction du poste occupé, la durée d exposition et utilisation des ÉPI Pukkala, OEM, 2014 Analyse d une cohorte de 16 422 pompiers de pays nordiques: 1961 à 2005 Toutes les conclusions sont similaires: les risques de cancer sont prépondérants chez les pompiers, et les chances varient selon la fonction, l usage des ÉPI, la durée et le nombre d expositions.
L ÉTUDE LA PLUS VASTE D'AMÉRIQUE DANIELS, KUBALE, YIIN ET AL, OCTOBRE 2013 NIOSH - Étude depuis 2010 30000 pompiers (Philadelphie, Chicago et San Francisco) ayant travaillé entre 1950 et 2009 Résultats comparés aux taux de cancer de la populations en général: Les pompiers ont été en plus grand nombre à combattre un cancer Les types des principaux cancers répertoriés sont: digestifs, oraux, respiratoires et urinaires. Un taux deux fois plus élevé de mésothéliome maligne: un cancer normalement associé à l amiante Un nombre plus important de cancer chez les jeunes pompiers. Un taux de cancer de la vessie et de la prostate plus important chez les pompiers de moins de 65 ans Le temps passé en intervention augmente les chances de développer un cancer des poumons Plus un pompier court d interventions, plus il a de chance de développer une leucémie mortelle
PRÉVALENCE DES CANCERS CHEZ LES POMPIERS D'AMÉRIQUE DU NORD Taux Type de cancer 102% Testiculaire 53% Myélome multiples 51% Lymphome non-hodgkinien 39% Peau 31% Mélanome malin 31% Cerveau 28% Prostate 21% Colon 14% Leucémie
ÉTUDE SCIENTIFIQUE SUR LES PORTS D ENTRÉE DES CONTAMINANTS - OTTAWA (CANADA) KEIR, AKHTAR, MATSCHKE, KIRKHAM, CHAN, AYOTTE, WHITE, BLAIS, OCTOBRE 2017 Période de recherche: Janvier 2015 à avril 2016 27 pompiers et 16 employés administratifs Analyse urinaire et cutanée: avant et après un combat d incendie. Constat: Présence de 3 à 5 fois plus de contaminants (HAP) dans l urine qu avant un combat d incendie, pour les pompiers. Usage d ÉPI complet, incluant ARI Absence de contaminant dans les poumons Port d entrée suspecté: Absorption cutanée Principales régions visées: le cou et la mâchoire
AUTRES SOURCES QUE LA FUMÉE D INCENDIE Il y a plusieurs autres sources d émanation de contaminants toxiques et cancérogènes à considérer dans l environnement de travail des pompiers: Émanations d échappement des moteurs au gazole (diésel) Agents retardateurs de flammes Produits chimiques industriels Substances radioactives
SONDAGE RÉCENT SUR LE PORT DE L ARI LORS DE LA PHASE «DÉBLAIEMENT» Est-ce que je porte un ARI lors du déblaiement post-incendie? Est-ce que j utilise un ARI lors de la phase de déblaiement? OFFICIER D ÉQUIPE 115 RÉPONDANTS 55 OUI 60 NON 52% ne sont toujours pas convaincus des risques NON OUI POMPIERS NON OUI Source:http://community.fireengineering.com/m/blogpost?id=1219672%3ABlogPost%3A644646
CAS DE CANCER CHEZ LES POMPIERS QUÉBÉCOIS Ville de Québec: 400 pompiers 25 cas répertoriés Ville de Montréal: 2400 pompiers Plus de 70 cas répertoriés
RECONNAISSANT DE CERTAINS CANCERS CHEZ LES POMPIERS - PROVINCE DE QUÉBEC Type Conditions 1 Rein 20 ans 2 Vessie 20 ans 3 Larynx 15 ans et non fumeur depuis 10 ans 4 Poumon 15 ans et non fumeur depuis 10 ans 5 Mésothéliome Aucune durée d exposition minimale 6 Myélome multiple 15 ans 7 Lymphome non-hodgkinien 20 ans
RECONNAISSANCE DE CERTAINS CANCERS CHEZ LES POMPIERS - PROVINCE DE L ONTARIO Type Conditions 1 Cerveau 10 ans 2 Colorectal 10 ans, âgé moins de 61 ans 3 Vessie 15 ans 4 Leucémie myéloïde aigue 15 ans 5 Uretère 15 ans 6 Rein 20 ans 7 Lymphome non hodgkinien 20 ans 8 Œsophage 25 ans 9 Sein 10 ans 10 Myélome multiple 15 ans 11 Testicule 10 ans 12 Prostate 15 ans 13 Poumon 15 ans, non-fumeur depuis 10 ans 14 Peau 15 ans
LA RÉDUCTION DES RISQUES Comment réduire l incidence des cancers? Comment réduire son propre facteur de risque? Comment réduire l exposition aux suies et contaminants?
UN GRAMME DE PRÉVENTION VAUT UN KILO EN SOINS DE SANTÉ Le respect d une hygiène de vie saine, incluant une alimentation équilibrée et maintien d une condition physique active, favorise une réduction des risques de développement d un cancer. Chaque mesure portée pour réduire l exposition aux contaminants, dans sa durée et sa fréquence diminue significativement les risques de développement d un cancer. Un examen médical complet, au moins annuellement, assure une prise en charge hâtive de toute apparition d un cancer et augmente les chances d une guérison sans séquelle importante.
FACTEURS AGGRAVANTS CONNUS FACTEURS PERSONNELS Génétique de l individu Âge Tabagisme ou son contact secondaire Embonpoint/mauvaise alimentation Haut taux de cholestérol Diabète Abus d alcool Pollution et pesticides Surexposition au soleil FACTEURS LIÉS AU TRAVAIL Années de service Voie d absorption Qualité de la protection Fréquence des expositions Durée des expositions Nature des contaminants Concentration des contaminants Interactions de contaminants
COMMENT SE PRÉMUNIR? DANS MA VIE PERSONNELLE Avoir une saine hygiène de vie Faire un examen de santé complet (au moins une fois par an) DANS MA VIE PROFESSIONNELLE Implanter et appliquer des normes, méthodes et procédés de travail sécuritaire Utiliser adéquatement les équipements de sécurité et de protection Limiter les expositions aux substances à risque
PORTS D ENTRÉES DES CONTAMINANTS CANCÉRIGÈNES ET TOXIQUES Inhalation Absorption cutanée Ingestion DES MESURES DE PROTECTION ET D HYGIÈNE S IMPOSENT
DOMAINES D ACTION PRÉVENTIVE EN MILIEU DE TRAVAIL Facteurs de risque Méthodes et procédés Matériels et équipements Hygiène de vie
A LA RECHERCHE DE MOYENS PRAGMATIQUES À LA VILLE DE LÉVIS 11 membres du Service de sécurité incendie de la Ville de Lévis. En retraite fermée une semaine: 440 heures de réflexion Travaux en formule Kaizen Mandat: Réduire de 50% l écart entre les méthodes en vigueur au SSI de la Ville de Lévis par rapport aux bonnes pratiques mondialement reconnues et applicable dans notre climat.
LES ÉTAPES FRANCHIES 1. Compréhension de la nature du risque 2. Identification des sources de contamination 3. Cartographie de l intervention type et des expositions potentielles 4. Mesures subjectives de la dangerosité 5. Identification des étapes à risques dans le cycle d intervention 6. Recherche de solutions pragmatiques pour la réduction de l exposition aux contaminants. 7. Implantation des mesures: 8 semaines de travaux intensifs et 4 semaines d audit 8. Processus de veille en continu / mise à jour des procédures
LA RECHERCHE DE SOLUTIONS IMPACTS IMPACTS
- IMPACT + L OPTIMISATION DES SOLUTIONS PLUS d impact MOINS d effort PLUS d impact PLUS d effort MOINS d impact MOINS d effort MOINS d impact PLUS d effort - EFFORT +
LES 13 ÉTAPES DE L INTERVENTION 1. Appel d intervention 2. Mobilisation et habillement 3. Départ et déplacement 4. Arrivée sur les lieux de l intervention 5. Analyse de l incident et affectation 13. Nettoyage personnel Analyse subjectives des risques d exposition 6. Combat d incendie 7. Relève et RÉHAB 12. Remise en service et nettoyage 11. Retour en caserne 10. Récupération du matériel 9. Recherche des causes et circonstances 8. Finalisation & Déblai
LES ÉTAPES JUGÉES CRITIQUES: LES RISQUES PLUS ÉLEVÉS 1. Appel d intervention 2. Mobilisation et habillement 3. Départ et déplacement 4. Arrivée sur les lieux de l intervention 5. Analyse de l incident et affectation 13. Nettoyage personnel Perception par les pompiers des étapes à risque 6. Combat d incendie 7. Relève et soutien sanitaire 12. Remise en service et nettoyage 11. Retour en caserne 10. Récupération du matériel 9. Recherche des causes et circonstances 8. Finalisation & Déblai
LES SOLUTIONS AVANCÉES AYANT LE PLUS D IMPACT AVEC LE MOINS D EFFORT 1. Procédures claires basées sur de bonnes pratiques applicables 2. Formation obligatoire: enjeux, comportement, normes et procédures 3. Port de l EPI adapté à la situation de travail 4. Réduction des expositions inutiles 5. Préparation du lieu d enquête (ventilation et temps de refroidissement) 6. Création d une réserve fonctionnelle de tenues d intervention 7. Nettoyage systématique des tenues souillés: lavage, inspection, entreposage 8. Liste de vérification post-intervention: contrôle des actions critiques 9. Tableau de bord et indicateurs de performance périodiques
Recherches et innovation EN CONCLUSION Intervention personnelle sur les facteurs de risques Réduction des expositions aux suies et aux contaminants
PLUSIEURS MOYENS PROPOSÉS, PEU DE MÉTHODES ÉPROUVÉES L efficacité des méthodes de nettoyage et de décontamination des tenues de feu et autres ÉPI; La contamination croisée des pompiers lors d un incendie ; La contamination (peau vs inhalation) et l efficacité des méthodes de décontamination des pompiers (peau) ; La protection individuelle «suffisante» après l incendie (respiratoire et cutanée) ; L effet des tactiques sur les risques de contamination des pompiers (méthode d attaque d incendie).
ENCORE BEAUCOUP DE PLACE POUR LA RECHERCHE ET L INNOVATION Changement de comportement chez les pompiers Aménagement sécuritaire des centres de secours Conception révisée des véhicules d intervention Protection efficace contre les nanoparticules AVANT L INCENDIE Produits neutralisant les substances toxiques et cancérogènes Détection et mesure de l efficacité du nettoyage Aire de déshabillage et d entretien du matériel Procédés de nettoyage et décontamination Registre informatisé des expositions et de l entretien APRÈS L INCENDIE PENDANT L INCENDIE Procédés de décontamination simple, rapide et efficace Dispositif de décontamination rapide sur intervention Alimentation et hydratation efficace et sécuritaire Aire de soutien sanitaire adaptée sur intervention Détection et mesure des expositions en intervention
Laver ma tenue de feu? Mais alors, les marques cancérigènes de mon courage et de mon expérience comme sapeur-pompier disparaîtront! LA MENACE DES CANCERS EST BIEN RÉELLE Le nombre de diagnostic est en croissance. L environnement de travail des pompiers est propice au contact avec des substances cancérigènes et toxiques. Certaines méthodes de travail nous permettent de réduire l exposition aux contaminants. La culture en santé au travail doit évoluer chez les pompiers. La science doit poursuivre ses recherches pour identifier des solutions efficaces de prévention et de protection.
SORTONS NOTRE TÊTE DU SABLE: AGISSONS ENSEMBLE DÈS MAINTENANT
QUOI FAIRE EN MILIEU DE TRAVAIL? 1. Engager votre personnel dans un changement de culture/comportement. 2. Être leader exemplaire: tous les niveaux hiérarchiques impliqués. 3. Réviser vos normes, méthodes et procédures: Nettoyage, entretien et décontamination des équipements; Soutien sanitaire en intervention. 4. Instruire votre personnel des risques et des moyens de prévention des cancers. 5. Appliquer avec rigueur les mesures de santé et sécurité au travail. 6. Investir dans le matériel là où il y a une plus-value significative: Mesurer l impact escompté par rapport à l investissement requis. 7. Limiter les présences et la durée d exposition dans la zone à risque.
QUOI FAIRE PERSONNELLEMENT? Je prends conscience des risques et je les accepte; J adopte une hygiène de vie réduisant les risques; Je respecte les mesures de prévention et de sécurité; Je consulte annuellement des professionnels de la santé pour obtenir un bilan complet; J œuvre à convaincre mes collègues des risques de cancer et je les incite à faire comme moi.
LA PROBLÉMATIQUE DES CANCERS CHEZ LES POMPIERS AGISSONS TOUS ENSEMBLE DÈS MAINTENANT
SOYEZ TOUJOURS PRUDENT!
MERCI DE VOTRE ATTENTION Richard Amnotte, directeur adjoint aux opérations Service de la sécurité incendie Ville de Lévis (Québec) CANADA Courriel: ramnotte@hotmail.com Téléphone: +1 418-808-0870
SOURCES PRINCIPALES 1. Josianne Roy, Campus Notre-Dame-de-Foy 2. Ville de Lévis, démarche Kaizen à réduction de l exposition 3. www.cnesst.gouv.qc.ca 4. www.apsam.com 5. www.wsib.on.ca 6. www.cdc.gov/niosh/index.htm 7. www.firefightercancersupport.org 8. https://science.uottawa.ca/biology/news/firefighters-absorb-harmfulchemicals-through-skin-study-finds 9. www.iaff.org