PLAN ORSEC FDF (Feux De Forêt)

Documents pareils
Organisation de la gestion de crise à Mayotte. Préfecture de Mayotte- SIDPC Mise à jour août 2011

PLAN COMMUNAL DE SAUVEGARDE COMMUNE DE PUNAAUIA PARTIE 2: OPERATIONNELLE

Le niveau 3 - alerte canicule correspond à une vigilance météorologique orange pour le paramètre canicule.

Séquence 1 : La place du MSP et de l ISP

Planification d urgence et gestion de crise en Belgique

Planification d urgence et gestion de crise en Belgique

P.C.S. Plan Communal de Sauvegarde

3F4/2 Modalités de renfort en personnels dans les domaines non sanitaires

Les bases de données Les systèmes d informations

1 - Qu est-ce qu une mission, comment déterminer son contenu et qui va les accomplir?

PLAN ORSEC DE NOUVELLE - CALÉDONIE

TAURUS SECURITY AGENCY

Réf. Ifremer N 12/ Surveillance et gardiennage du Centre Ifremer de Bretagne. Cahier des Clauses Techniques Particulières (CCTP)

RETOUR D EXPERIENCE OPERATIONNEL

ASPECTS JURIDIQUES DE L ASSAINISSEMENT NON COLLECTIF

MINISTÈRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES, DE LA FAMILLE, DE LA SOLIDARITÉ ET DE LA VILLE MINISTÈRE DE LA SANTÉ ET DES SPORTS PROTECTION SOCIALE

Agent de prévention et de sécurité

Recours aux entreprises extérieures

DOSSIER DE PRESSE Contacts presse

Le Plan Communal de Sauvegarde (PCS)...3. La Cellule de Crise Municipale (CCM)...4. Le risque inondation...5

VIGIPIRATE DE VIGILANCE, DE PRÉVENTION ET DE PROTECTION FACE AUX MENACES D ACTIONS TERRORISTES. Partie publique du Plan gouvernemental

RETOUR D EXPERIENCE. Exercice Départemental DAREGAL 2012 Milly la forêt DESCRIPTION DE L EXERCICE

Débroussailler autour de sa maison : «une obligation»

Santé et sécurité des adjoints techniques territoriaux des établissements d enseignement (ATTEE)

Convention relative : - aux échanges de données d'exploitation et de sécurité routière - à la gestion des crises routières. pour le département de

Plan ORSEC. du département du Finistère

Les textes et règlements

Officiers de Garde Groupement (O.G.G.) Officiers de Garde Compagnie (O.G.C.)

PREFECTURE DE LA LOZERE

alarme incendie (feu non maîtrisable)

Commune de QUINT FONSEGRIVES 31130

D.I.C.R.I.M. DOCUMENT D INFORMATIONS COMMUNAL SUR LES RISQUES MAJEURS LES BONS REFLEXES EN CAS DE RISQUES MAJEURS

CONTRAT DE VILLE DE NOUVELLE GENERATION

CAHIER DES CLAUSES TECHNIQUES PARTICULIERES

CONVENTION DE PARTENARIAT ENTRE L AMF ET RTE

Guide de bonnes Pratiques EMAT

Quels sont les leviers efficaces pour réduire le risque d incendie, limiter ses conséquences et optimiser la tarification assurance?


Identification, évaluation et gestion des incidents

PARTIE 5 NOTICE HYGIENE ET SECURITE

REGLEMENT POUR LA FACTURATION DES PRESTATIONS DE SERVICE

1/4 N 13824*03. N de l autorisation. Le cas échéant, n de la déclaration préalable 1 effectuée au titre du code de l urbanisme :

Lutte contre l étalement urbain

Règlement communal. sur la protection contre l incendie et les éléments naturels du 28 septembre Avec les modifications du 30 avril 1997

PPMS. Ce recueil de tableaux vous guidera dans la conception et dans la présentation du PPMS de l établissement. Plan Particulier de Mise en Sureté

CONVENTION DE MISE A DISPOSITION SALLES COMMUNALES EMILE ROUSSEAU

politique de la France en matière de cybersécurité

Commune de Massongex REGLEMENT D EXECUTION DE LA LOI SUR LA PROTECTION CONTRE L INCENDIE ET LES ELEMENTS NATURELS DU

CONCASSAGE, CRIBLAGE DE MATERIAUX : ENREGISTREMENT ICPE, ARRETE DE PRESCRIPTIONS GENERALES ICPE L essentiel

Décret concernant la police du feu

RISQUES MAJEURS. Notice d information sur la prévention des risques majeurs À NIORT. Toutes les informations sur

S.a.r.l. «AZURA» au capital de R.C.S n Code APE : 8010Z Siège Social: Marina Business Center Port Marina Baie Des Anges 06270

BULLETIN OFFICIEL DU MINISTÈRE DE LA JUSTICE

Plans de secours NOMBREUSES VICTIMES

REPUBLIQUE FRANÇAISE. REGLEMENT DES SERVICES PERISCOLAIRES 2013/2014 (RESTAURANT SCOLAIRE et GARDERIE et CENTRE D ANIMATION)

Dossier de presse. Exercice cyclone : «ZANNO 2014» Les services de l État et leurs partenaires se préparent à la saison cyclonique

COMMUNE DE SALAISE SUR SANNE DEPARTEMENT DE L ISERE

Circulaire de la DACG n CRIM 08-01/G1 du 3 janvier 2008 relative au secret de la défense nationale NOR : JUSD C

Règlement relatif à la convention du service du feu des Communes de Bevaix, Boudry et Cortaillod (SFBBC)

A1 GESTION DE LA RELATION AVEC LA CLIENTELE

Formation initiale d agent des services de sécurité incendie et d assistance à personnes (SSIAP1)

LA SURVEILLANCE DES PHÉNOMÈNES MÉTÉOROLOGIQUES POUR PRODUIRE DE L ÉLECTRICITÉ EN TOUTE SÉCURITÉ

Les concours de l Assemblée nationale

REFORME DES SERVICES DE SECOURS ET DE LUTTE CONTRE L INCENDIE ANNEXE 12A PROJET DE PLAN NATIONAL D ORGANISATION DES SERVICES DE SECOURS

Organisme de recherche et d information sur la logistique et le transport LES TECHNIQUES DE SUIVI DES ARTICLES ET DES STOCKS

Le risque inondation : comment s en protéger?

RESUME NON TECHNIQUE DE L'ETUDE DES DANGERS

COMMISSIONS DE SECURITE ET D'ACCESSIBILITE DANS LES ETABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC

LOI N portant Code des Postes

Service Prévention des Risques Professionnels. 26, rue d Aubigny Lyon cedex 03 téléphone : télécopie :

TITRE DE LA PRÉSENTATION > TITRE DE LA PARTIE PROJET D ORGANISATION ADMINISTRATIVE ET TECHNIQUE CIBLE

Zone d Aménagement Concerté et Lotissement

POUR LE MONTAGE ET L'EXPLOITATION DE TENTES ET STRUCTURES PNEUMATIQUES PROVISOIRES

LE référentiel des métiers

Dossier de demande d autorisation temporaire d exploiter une centrale d enrobage à chaud SRTP le Petit Nazé ARGENTRE (53) Indice : 1.


RÉPUBLIQUE FRANÇAISE Ministère du logement et de l égalité des territoires

SITUATION GENERALE Description du phénomène

CAHIER DES CHARGES GARDIENNAGE

Règlement d INTERPOL sur le traitement des données

11 janvier DÉCRET-LOI n portant création et organisation de l Agence nationale de renseignements.

P.A.R.M. (Permanencier Auxiliaire de Régulation Médicale) Quelle est cette profession de santé Méconnue et non reconnue?

CONSEIL MUNICIPAL DU MARDI 13 SEPTEMBRE 2005 A 18h30 NOTE DE SYNTHESE

REMOCRA. Plate-Forme collaborative des Risques. Gpt Opérations et systèmes associés - Service cartographie. Flore-ange PASQUINI

DISPOSITIONS GENERALES ORSEC LIVRE 2 MODES D ACTION GENERAUX DU DISPOSITIF ORSEC PLAN ORSEC NOMBREUSES VICTIMES

RECOMMANDATIONS DÉPARTEMENTALES. Pour les Maisons d assistants maternels (MAM)

ANNEXE 3 ASSISTANCE MÉDICALE

LA FORMATION DES AGENTS DE LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE

Stratégie nationale en matière de cyber sécurité

CONTRAT DE LOCATION / MISE À DISPOSITION D UN ENDROIT DE CAMP OU DE WEEKEND EN BELGIQUE

LES CONDITIONS D EXERCICE DE LA POLICE DES ÉTABLISSEMENTS RECEVANT DU PUBLIC PREALABLE

Le ministre de l'intérieur, de la sécurité intérieure et des libertés locales

Information de l acquéreur ou du locataire. Obligations du vendeur ou du bailleur

BEPECASER EPREUVE DE CONTRÔLE DES CONNAISSANCES

DOSSIER DE PRESSE Plan de lutte contre les cambriolages et les vols à main armée

LES FEUX D HABITATION À PARIS

ACSI. Association Centre de santé Infirmier. 53 rue de la marine Penmarc h : : cdspen29@wanadoo.

Décision du Défenseur des droits MDE-MSP

Bureau du surintendant des institutions financières. Audit interne des Services intégrés : Services de la sécurité et de l administration

PLAN LOCAL DE GESTION DE CRISE

Transcription:

HAUT COMMISSARIAT de la REPUBLIQUE en NOUVELLE CALEDONIE --------- Cabinet --------- --------- Direction de la Sécurité Civile --------- Dispositions prises en application de l arrêté n 052 du 25 juillet 2011 relatif au dispositif ORSEC (organisation de la réponse de sécurité civile) et pris pour application de l article 8 de l ordonnance n 2006-172 du 15 février 2006, modifiée par l ordonnance n 2009-1336 du 29 octobre 2009, portant actualisation et adaptation du droit applicable en matière de sécurité civile en Nouvelle-Calédonie. PLAN ORSEC FDF (Feux De Forêt) PROTECTION DE LA BALISE ET DU GROUPE version n 1 du 12/08/2011 1

SOMMAIRE Textes de référence page 3 Arrête d approbation page 4 Présentation page 5 1/ Stratégie page 6 2/ Compétence page 7 3/ Objectifs page 7 Anticipation page 8 4/ Prévention page 8 5/ Prévision page 9 6/ Evaluation du risque page 11 7/ Retour d expérience page 14 Moyens opérationnels page 15 8/ Sapeurs-Pompiers (SP) page 15 9/ Hélicoptères Bombardiers d Eau (HBE) page 16 10/ Forces Armées de Nouvelle-Calédonie (FANC) page 18 11/ Gardes nature et agents des parcs provinciaux page 19 12/ Forces de l ordre page 19 13/ Autres acteurs page 19 Outils du commandement page 21 14/ Centre Opérationnel du Haut-commissariat (COHC) page 21 15/ Commandant des Opérations de Secours (COS) page 23 16/ Hélicoptère de commandement page 25 17/ Poste de Commandement Opérationnel (PCO) page 25 18/ Centre de Regroupement des Moyens (CRM) page 26 19/ Appui aérien (AERO) page 26 20/ Investigation page 26 21/ Sectorisation page 27 22/ Transmissions page 27 Mesures de sécurité page 28 Acronymes page 28 Sigles page 29 Annexe page 30 2

TEXTES DE REFERENCES - Loi organique n 99-209 du 19 mars 1999, relative à la Nouvelle-Calédonie, notamment son article 21 III-5ème alinéa ; - Loi n 99-210 du 19 mars 1999, relative à la Nouvelle Calédonie, notamment son article 1er ; - Ordonnance n 2006-172 du 15 février 2006, modifiée par l'ordonnance n 2009-1336 du 29 octobre 2009, portant actualisation et adaptation du droit applicable en matière de sécurité civile en Nouvelle-Calédonie ; - Code des communes de la Nouvelle-Calédonie, notamment les articles L.131-1, L.131-2, L.131-7, L.131-13, L.221-1, L.221-2 ; - Code pénal ; - Décret n 2005-1514 du 6 décembre 2005 relatif à l organisation outre-mer de l action de l Etat en mer ; - Décret n 2004-374 du 29 avril 2004, modifié par le décret n 2010-146 du 16 février 2010, relatif aux pouvoirs des préfets, à l organisation et à l action des services de l Etat dans les régions et départements ; - Décret du 7 octobre 2010 portant nomination de Monsieur Albert DUPUY, en qualité de Hautcommissaire de la République en Nouvelle-Calédonie ; - Arrêté n 052 du 25 juillet 2011 relatif au dispositif ORSEC (organisation de la réponse de sécurité civile) et pris pour application de l article 8 de l ordonnance n 2006-172 du 15 février 2006, modifiée par l ordonnance n 2009-1336 du 29 octobre 2009, portant actualisation et adaptation du droit applicable en matière de sécurité civile en Nouvelle-Calédonie. 3

ARRETE D APPROBATION 4

PRESENTATION En réaction aux violents incendies de fin 2005, qui ont concerné plus de 17.000 hectares, ont menacé des personnes et des biens et ont emporté des effets irréversibles sur la qualité des milieux naturels et le maintien de la biodiversité originelle de la Nouvelle-Calédonie, l Etat, la Nouvelle-Calédonie, les Provinces et les Municipalités ont décidé de renforcer leur collaboration dans les actions de prévention et de lutte contre les feux de forêt. Ainsi, le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie a arrêté un Règlement de Mise en oeuvre Opérationnelle (RMO) pour structurer l ensemble des actions qui concourent à la lutte contre les feux de milieux naturels. Ce règlement a ensuite été décliné sous forme d ordres d opérations de périodicité annuelle. La refonte des plans de secours rendue opposable sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie par l arrêté n 052 du 25 juillet 2011 relatif au dispositif ORSEC (organisation de la réponse de sécurité civile) et pris pour application de l article 8 de l ordonnance n 2006-172 du 15 février 2006, modifiée par l ordonnance n 2009-1336 du 29 octobre 2009, portant actualisation et adaptation du droit applicable en matière de sécurité civile en Nouvelle-Calédonie, inscrit désormais les ordres d opérations dans le dispositif général de la planification de défense et de sécurité civiles. Le dispositif opérationnel ORSEC, qui constitue une organisation globale de gestion des événements, est adapté à la nature, à l ampleur et à l évolution de l événement par son caractère progressif et modulaire. Le plan ORSEC de Nouvelle-Calédonie est désormais composé de dispositions générales et de dispositions spécifiques devant être progressivement révisées ; il convenait dès lors de rédiger un plan ORSEC Feux de Forêt (FDF) définissant de manière pérenne l ensemble des moyens participant à la lutte, en organisant leur action et en structurant le commandement. Le présent plan répond à cette attente. Il s articule autour 1/ d un corps principal devant faire l objet d une révision au moins tous les cinq ans, portant sur l inventaire et l analyse des risques et des effets potentiels des menaces, le dispositif opérationnel et les retours d expérience, et 2/ d annexes opérationnelles, ayant vocation à être révisées annuellement et autant que de nécessité, par le Hautcommissariat de la République en Nouvelle-Calédonie, pour être diffusées aux acteurs de la place en amont de toute période à risque. A ce titre, il convenait également d arrêter une période administrative d application pleine et entière du présent dispositif, dénommée «saison feux de forêt». Cette période est définie comme courant du 15 septembre au 15 décembre. En dehors de la saison feux de forêt, la réponse opérationnelle est graduée en application des dispositions générales du dispositif ORSEC. Le principe fondamental du plan ORSEC FDF est de couvrir l ensemble des communes de la Nouvelle-calédonie par un moyen de lutte incendie. 5

1/ Stratégie En Nouvelle-Calédonie comme sur d autres territoires, la stratégie générale de défense de la forêt contre l incendie repose sur une complémentarité des actions de prévention, de prévision et de lutte, ainsi que sur le retour d expérience. Empêcher la survenance des feux est donc un objectif primordial qui nécessite la mobilisation de tous les partenaires et acteurs de la place. Cela consiste à identifier les causes pour mieux les traiter, à baser le développement des actions de sensibilisation sur la connaissance actualisée de la sociologie du feu, à informer et sensibiliser le public, à estimer et prévoir le risque, à réglementer l emploi du feu et à surveiller pour dissuader imprudents et malveillants. La maîtrise des éclosions au stade initial n est toutefois possible que par un aménagement cohérent du terrain : il s agit de rendre les espaces sensibles moins vulnérables à la propagation des mises à feu et de permettre aux moyens de secours d intervenir efficacement, au plus près (débroussaillement autour des constructions et voies de circulation, réalisation d ouvrages conçus pour faciliter l intervention des moyens de secours ). En terme de lutte, le principe de l anticipation est une règle absolue : il convient de chercher à éteindre le feu de forêt aussi tôt que possible, par une attaque massive, en anticipant sur les évènements à tout moment et en toute circonstance. Dès lors, l attaque des feux naissants devient l acte majeur de lutte contre le feu. Sa réussite repose sur la rapidité d intervention des moyens. Elle nécessite la mise en place anticipée de moyens appropriés dans le cadre d une mobilisation préventive. La lutte contre un feu développé est un échec de la stratégie générale. Toutefois, et comme le montre l expérience du passé (tableau n 1), lorsque les conditions météorologiques sont particulièrement défavorables, les incendies peuvent prendre de l extension et se transformer rapidement en feux de grande ampleur, voire catastrophiques, malgré la mise en place de moyens préventifs appropriés. Les suites du «combat» deviennent dès lors très aléatoires, nécessitant des moyens et des effectifs importants. Le Commandant des Opérations de Secours (COS) doit alors privilégier une stratégie plus agressive et plus mobile. Année Province Nombre de feux Surface brûlée (ha) Evolution / n-1 2008 Sud 138 488 Nord 69 630 Loyauté 1 0,1 Total 2008 208 1.118 ha 2009 Sud 314 4.683 Nord 186 6.044 Loyauté 2 115 Total 2009 502 10.832 ha + 960% 2010 Sud 90 2.765 Nord 172 2.750 Loyauté 0 0,1 Total 2010 262 5.515 ha - 45% Tableau n 1 : bilan des feux de forêts en Nouvelle-Calédonie sur la période 2008 / 2010 En ce qui concerne la sécurité des populations, l expérience montre que le confinement est la règle et l évacuation l exception. Cette disposition doit évidemment tenir compte de la qualité et de l état des bâtiments concernés. En tout état de cause, les décisions en matière d évacuation, lorsque celles-ci s avèrent nécessaires, relèvent du Directeur des Opérations de Secours (DOS), lequel doit être informé des situations qui pourraient justifier une telle mesure. Il arrête sa décision après avoir reçu l avis du Commandant des Opérations de Secours (COS), afin d assurer toute la cohérence des actions du dispositif de secours. 6

Le feu passé, la nature reprend avec plus ou moins de difficultés ses droits et sa configuration originelle, au détriment d espèces animales et végétales à forte valeur patrimoniale. Il convient donc d entreprendre une véritable réhabilitation visant à rendre l espace agressé moins vulnérable. 2/ Compétence En application du code des communes de la Nouvelle-Calédonie et de l ordonnance n 2006-172 du 15 février 2006, modifiée par l ordonnance n 2009-1336 du 29 octobre 2009, portant actualisation et adaptation du droit applicable en matière de sécurité civile en Nouvelle-Calédonie, la responsabilité de l organisation, de la préparation et de la mise en œuvre des moyens de secours sur le territoire communal incombe au maire. L Etat demeure toutefois garant de la cohérence de la sécurité civile en Nouvelle-Calédonie ; il en définit la doctrine et en coordonne les moyens. Ainsi, la règle générale prévaut que la direction des opérations de secours relève de l autorité de police municipale mais que, par exception, en cas de sinistre dont les conséquences peuvent dépasser les limites ou les capacités d une commune, le Haut-commissaire de la République mobilise les moyens nécessaires aux secours et assure leur direction. A ce titre, il coordonne l activité opérationnelle de l ensemble des moyens de secours et de lutte contre l incendie et désigne le COS, en priorité parmi les officiers de la place. Dans ce cas de figure, les personnels de la Direction de la Sécurité Civile conseillent le COS. Dans ce contexte relativement complexe, la coopération entre les acteurs est indispensable et des conventions ont été établies entre l Etat et les différentes collectivités de la Nouvelle-Calédonie afin d en définir les modalités. 3/ Objectifs Les objectifs retenus pour les acteurs investis d une mission de lutte contre les feux de forêts sont, par ordre de priorité : - la protection des personnes (sauvetages, mises en sécurité ), - la protection des biens (habitations, animaux, véhicules ), - la protection de l environnement (zones d intérêt écologique particulier, périmètres de protection des captages d eaux ). En référence aux Guides Nationaux de Référence (GNR) FDF et manœuvres FDF, mais surtout à l expérience des sapeurs-pompiers de la place, les actions opérationnelles permettant d appliquer la stratégie de lutte et d atteindre les objectifs fixés sont : - des manœuvres offensives, suivant l intensité du foyer (attaque de front, attaque de flanc, attaque par percée de flanc, extinction généralisée par noyage des lisières ) qui permettent d aller chercher le feu, - des manœuvres défensives (protection de points sensibles, établissement de lignes d appui statiques ou dynamiques ). Une politique globale de formation des sapeurs-pompiers de la place gagnera à être développée par l Ecole des Sapeurs-Pompiers de la Nouvelle-Calédonie afin que de telles manœuvres opérationnelles soient parfaitement maîtrisées. 7

ANTICIPATION En Nouvelle-Calédonie, la lutte contre les feux de forêts doit reposer sur la mobilisation préventive des moyens d intervention et sur une évaluation quotidienne et précise du risque. Effectivement, l'efficacité du dispositif de lutte dépend, en grande partie, de la détection précoce des incendies et de l'engagement rapide des moyens d'intervention sur les feux. La mobilisation préventive des moyens est donc d une extrême importance pour réduire le plus possible les délais d action : c'est en intervenant sur les feux dont la superficie est encore réduite, dans un délai court, que les secours sont les plus efficaces. Cet objectif doit devenir une priorité absolue lorsque le risque météorologique est élevé. Effectivement, bien que les causes des feux soient diverses et pas toujours identifiables, les conditions météorologiques emportent une grande influence sur la dynamique des feux de forêt. Le vent est, par exemple, un facteur important de propagation. La chaleur, l hygrométrie et la sécheresse des sols influent également sur les risques. Ce principe général s applique aux moyens locaux (sapeurs-pompiers) et territoriaux : Hélicoptères Bombardiers d Eau (HBE), unités de sécurité civile, unités militaires de renfort, etc. L anticipation s'appuie largement sur l'exploitation des données météorologiques (sécheresse et vent). Elle se fonde également sur l expérience des acteurs locaux et sur la connaissance de certains secteurs bien définis (mises à feu volontaires, vulnérabilité au feu de la végétation, etc.). Des efforts particuliers doivent néanmoins être encore réalisés, à terme, pour mieux intégrer ces paramètres dans l analyse des risques. Parallèlement aux moyens déployés pour lutter contre les feux de forêt, des efforts de prévention permettront également de réduire à la source la vulnérabilité des espaces forestiers. L anticipation comporte des actions relevant du domaine de la prévention, de la prévision et de l évaluation du risque. 4/ Prévention Les actions de prévention ont pour objet d empêcher la survenance des feux, notamment en situation prévisionnelle de fort risque ; elles comprennent notamment : - l information et la sensibilisation du public, des usagers et des gestionnaires du foncier, - la réglementation des différentes activités susceptibles de contribuer au risque. A ce titre, le Haut-commissaire de la République peut : - demander aux maires de réglementer par arrêté l accès des véhicules et piétons à certaines voies ou à certains espaces boisés (cette fermeture étant assurée par les communes), l emploi de flammes nues, etc. - demander aux gestionnaires concernés de diligenter des opérations de débroussaillage, de mettre à disposition des ressources en eau mobiles, d arrêter des dispositions spécifiques, etc. Toutefois, il est du ressort des services compétents, lors de périodes à risque, de fermer les réserves de faune et de flore ouvertes au public et ne bénéficiant pas de gardiennage permanent. De même, il incombe aux collectivités concernées d installer des panneaux d information «risque feu» avec un code couleur actualisé quotidiennement signalant le niveau de risque (vert / jaune / orange / rouge / 8

noir ) dans les parcs gardiennés et de prendre toutes les mesures de prévention pour éviter les mises à feu. Enfin, si la situation l exige, le Haut-commissaire de la République peut demander le renforcement de la surveillance dissuasive des massifs forestiers et solliciter le concours des corps organisés présents sur le territoire : Forces Armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), gendarmerie, police municipale, gardes natures, éco volontaires pour assurer des rondes de terrain destinées à dissuader les actes malveillants et à informer la population des mesures propres à éviter les départs de feu. 5/ Prévision La prévision des feux de forêt comprend l ensemble des actions destinées à faciliter l intervention des secours et à maîtriser les éclosions au stade initial lorsque, malgré les actions préventives, le sinistre survient. Il s agit notamment de : - favoriser le maintien des acquis des sapeurs-pompiers, - établir et tenir à jour une cartographie opérationnelle (enjeux, ressources, aléas, risques), comprenant notamment les zones urbanisées, les milieux naturels sensibles, des couches d information «voieries», «points d eau», «topographie», etc. - assurer la surveillance normale des massifs avec un renforcement en période à risques très élevés ou extrêmes afin de détecter précocement les feux et transmettre l alerte dans les meilleurs délais, - mettre en pré alerte et, éventuellement, pré positionner des moyens de lutte. Maintien des acquis Afin de maintenir les acquis opérationnels, chaque chef de centre d incendie et de secours doit porter une attention particulière à retenir les feux de forêts et la conduite hors chemin comme thématiques des manœuvres de la garde, sur le terme de chaque saison FDF. Cartographie Existant Les feux de forêt constituent une menace directe sur l environnement. Soucieux des enjeux de développement durable, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, par l intermédiaire du service de la géomatique et de la télédétection, mène plusieurs actions pour améliorer la lutte contre les feux de forêt. Ces travaux, qui se font en collaboration avec la Direction de la Sécurité Civile ainsi qu avec les Provinces, ont abouti à une cartographie complète du territoire réalisée avec un carroyage de type DFCI (Défense de la Forêt contre l Incendie) ; un atlas de cartes au 1/25.000 a ainsi été diffusé à chaque Centre d Incendie et de Secours (CIS). Cette cartographie commune et facile d emploi doit être systématiquement utilisée pour le positionnement de l ensemble des feux de forêts sur le territoire. Perspectives communes Afin d améliorer l efficience du dispositif et plus particulièrement des moyens logistiques (lieux de stationnement, approvisionnement en eau et en carburant ), il convient de veiller à alimenter une base de données commune sur les feux de forêt. L ensemble des données collectées gagnera à être 9

utilisé par les acteurs de la place en charge de la gestion du domaine public et privé de la Nouvelle- Calédonie et du maintien de ses qualités environnementales actuelles. Dès lors, afin de bénéficier d une cartographie d aide à la décision évolutive, nécessaire pour l optimisation de l usage des HBE et la réduction de l incidence des incendies, chaque service susceptible de participer à l effort commun veille à rapporter à la Direction de la Sécurité Civile, à partir d une conjugaison d images satellite, de bases de données informatiques, sur étude des dépôts des permis de construire ou d informations cartographiques préexistantes, une cartographie des enjeux, des ressources et des aléas. Les enjeux concernent essentiellement : - la protection des personnes (habitats groupé et diffus, campings, parkings sur la base de la cartographie des bâtiments de plus de 20m²), - la protection des biens (bassins économiques, zones industrielles et artisanales, ICPE, ERP notamment hôtels et nuitées, infrastructures agricoles, troupeaux, forêts de production, dépôts à risques, ouvrages d intérêt public ), - la protection des réseaux (voies de communication, lignes électriques aériennes hautes et très hautes tensions, transformateurs, conduites de gaz et de fluides, ouvrages technologiques ), - la protection de l environnement (sites naturels remarquables et patrimoniaux, bassins versants des périmètres de captage d eau, etc.). En terme de ressources, il convient d obtenir une cartographie fine des équipements de prévention et de lutte existant en forêts (tours de guet, hydrants et points d eau divers accessibles aux HBE et aux engins terrestres de lutte, relais de transmission, accessibilité et délais depuis les centres d incendie et de secours à partir du réseau goudronné, etc.). Pour parler de l aléa, il convient de disposer à terme d une cartographie retraçant l historique des périmètres brûlés saison après saison (étude statistique générale de l historique des feux pour mieux connaître le phénomène sur le territoire, zones de départs préférentielles, zones d impact de la foudre ), en intégrant le fait que la végétation herbacée est très fortement inflammable à la sortie de la saison fraîche (les strates herbacées et les ligneux bas sont régulièrement sièges des départs de feux). Surveillance et détection précoce Les rondes menées sur le terrain pour prévenir la survenance de sinistres peuvent également concourir, le cas échéant, à signaler sans délai tout départ de feu. La coordination de la mise en œuvre de tout dispositif de surveillance et de détection précoce doit néanmoins être assurée conjointement par le Haut-commissaire de la République et par les maires, les patrouilles devant se signaler au centre d incendie et de secours de la commune concernée avant tout engagement. Les rondes de surveillance emportent pour missions : - d informer les sapeurs-pompiers de tout départ de feu (lieu précis, caractéristique du lieu, superficie concernée, risques de propagation ), - le cas échéant, de limiter l extension du feu, sans prendre aucun risque pour le personnel ; toutefois, même si l action de la patrouille a conduit à la maîtrise du feu, un engin de lutte sapeurs-pompiers est engagé pour parfaire le mouillage, - de guider les moyens de secours. Sauf ordre contraire, les patrouilles reprennent leur ronde dès l arrivée des moyens de lutte. 10

La détection précoce peut également être effectuée à partir des tours de guet qui maillent le territoire (annexe 1) et à partir du ciel, par l observation de toute fumée suspecte et l information rapide du Centre Opérationnel du Haut-commissariat (COHC). A cette fin, l aviation civile a rédigé un NOTAM (Notice To Air Men), demandant à l ensemble des usagers du ciel de signaler tout départ de feu en communiquant 4 informations élémentaires : - la localisation précise, - le cas échéant la proximité d habitations, - la superficie concernée, - le type de fumées (noire ou blanche). L observateur ou la tour de contrôle relaye l information à destination du Haut-commissaire de la République, soit directement au COHC pendant la saison FDF, soit sur le téléphone de l officier d astreinte en dehors de cette période. Pré alerte de moyens Durant les périodes à fort risque, les chefs des Centres d Incendie et de Secours (CIS) veillent, dans la mesure du possible, à renforcer leur dispositif opérationnel courant afin de pouvoir armer tout ou partie des engins de lutte contre l incendie dont ils disposent. Le personnel de renfort peut se trouver soit en caserne, soit être identifié et rapidement mobilisable. En fonction de l aggravation du risque incendie et du contexte opérationnel, le COHC peut rechercher, en liaison avec les CIS, le regroupement préventif à des carrefours stratégiques d engins de lutte, par mutualisation des moyens et des personnels de différentes communes, sous un commandement unique. Une telle procédure relève du pouvoir de réquisition du Haut-commissaire de la République, pour le compte de la commune bénéficiaire des secours. Cette disposition ne doit toutefois, en aucun cas, mettre en péril le dispositif opérationnel permanent. Un modèle de réquisition est présenté en annexe 2. 6/ Evaluation du risque En amont de la saison FDF Avant la période à risque, par convention, Météo France adresse au Haut-commissaire de la République un bulletin pluviométrique destiné à apporter une aide à la décision pour la préparation de la saison des feux de forêt. Un tel document est ensuite largement diffusé, auprès de l ensemble des acteurs concernés de la place. Pendant la saison FDF Par convention 1, pour le Haut-commissaire de la République, Météo France qualifie le risque feux de forêt en Nouvelle-Calédonie à l aide du logiciel «Prévifeu». Cette application permet la génération d une carte de prévision de risque feux de forêt. Chaque risque défini est déterminé par une couleur. Cette carte s accompagne d un tableau récapitulant, pour chaque commune, le niveau de risque et les paramètres météorologiques ayant servi au calcul de ce risque. 1 Convention n DIRNC 09/06, signée entre Météo France et le Haut-commissariat de la République le 17 septembre 2009. 11

Une tendance pour le lendemain complète ces données. L ensemble des prestations est diffusé quotidiennement, en début (vers 09h00) et en fin de journée (vers 16h30), sur l espace réservé du site de Météo France (www.meteo.nc) et par messagerie électronique, à la Direction de la Sécurité Civile. La carte de prévision des risques de feux de forêt est réalisée à partir de l IFM (Indice Feu Météo), calculé par la méthode canadienne (Canadian Forest Fire Dander Rating System), avec un degré de précision à l échelle communale. L IFM est fondé sur la teneur en humidité des trois classes de combustibles forestiers et l effet du vent sur le comportement du feu. Pour chaque station, la détermination du risque est basée sur la position de l IFM par rapport à la valeur moyenne propre à chaque station. Les paramètres utilisés pour le calcul de l IFM du jour J sont : - la température maximale prévue pour le jour J, - le vent maximum moyen prévu pour le jour J, - l humidité minimale prévue pour le jour J, - le cumul des pluies du jour J-1 au jour J. Ainsi, le territoire est découpé en 16 zones météorologiques qui correspondent chacune à l implantation d une station météorologique. A chaque zone est affecté un niveau de risque feux de forêt, correspondant en réalité à la difficulté d extinction d un éventuel incendie, selon le gradient suivant : - faible (couleur verte), - modéré (couleur jaune), - élevé (couleur orange), - très élevé (couleur rouge), - extrême (couleur marron). Cette évaluation du risque peut être utilisée toute l année car elle reste valable en dehors des périodes de sécheresse. 12

Stades d alerte En fonction de l expérience des sapeurs-pompiers et des niveaux de risque déterminés par Météo France sur les 16 zones du territoire, 3 stades d alerte sont définis : - le stade 1 : il s agit du stade normal de veille opérationnelle du dispositif ; la totalité des zones météorologiques est en «faible» ou «modéré», - le stade 2 : le passage à ce stade se fait dès l apparition d une zone en risque élevé ou extrême, - le stade 3 : le passage au stade 3 se fait dès l apparition simultanée d au moins une zone en risque élevé et une zone en risque extrême. Le changement de stade est déclenché par le Haut-commissaire de la République. Il est diffusé, la veille de sa mise en place ou, au plus tard, le matin même. Le passage au stade 3 doit aboutir non seulement à une mobilisation accrue des moyens de surveillance et d intervention sur la zone concernée, mais également à une véritable mobilisation des esprits de la population. Elle se traduit par l application de tout ou partie des mesures prévisionnelles abordées précédemment, sur une ou plusieurs zones météo, notamment : - l information des collectivités, administrations, directions et services, - le renforcement, dans les Centre d incendie et de Secours (CIS), de la garde normale afin de pouvoir armer les engins de lutte contre l incendie, 13

- une permanence téléphonique assurée dans les mairies, y compris les dimanches et jours fériés, par un responsable municipal ou une personne habilitée recensée dans le Plan Communal de Sauvegarde (PCS), - la fermeture matérielle de certaines pistes ou voies, - la mise en place, en des points stratégiques, de moyens opérationnels, - l activation de patrouilles de surveillance supplémentaires, - la mise en place par les mairies, en des points du territoire communal reconnus d avance, de vigies disposant des moyens nécessaires à la transmission rapide de l alerte, - l information du public, - le pré positionnement raisonné des Hélicoptères Bombardiers d Eau. 7/ Retour d expérience Origine des incendies Les acteurs de terrain de la lutte contre les feux de forêt sont tenus, le cas échéant, de faire connaître à l Etat et aux collectivités de la Nouvelle-Calédonie, par écrit, les causes et origines connues des incendies qui font l objet d une intervention de moyens terrestres et de prestations aériennes, afin de permettre, si nécessaire, aux services compétents d engager des poursuites judiciaires à l encontre des auteurs présumés des incendies. Retour d expérience Le Haut-commissaire de la République adresse à la Nouvelle-Calédonie, aux provinces et aux municipalités un bilan annuel de la saison FDF, assorti d un retour d expérience, au plus tard le 31 mars de l année n+1. Mutualisation Les acteurs de la place investis d une mission de lutte contre les feux de forêt veillent à se communiquer mutuellement toute publication ou communication relative aux prestations et observations réalisées dans le cadre des saisons FDF. En outre, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, les provinces et les communes tiennent à jour un répertoire complet des matériels et personnes susceptibles de participer aux actions de prévention et de lutte contre les feux de forêt en appui des sapeurs pompiers communaux. Un recensement est effectué dans chaque commune et remis à jour annuellement ; les documents sont transmis au Hautcommissaire de la République, lequel peut solliciter leur mobilisation auprès des administrations concernées, dès lors que la situation opérationnelle le nécessite. 14

MOYENS OPERATIONNELS Les moyens opérationnels ont pour objet de limiter les développements catastrophiques des feux de forêts. Sur le terrain, pour que la lutte soit efficace, l'ensemble de ces moyens doit être coordonné sous l'autorité d'un commandement unique. Le tableau des moyens terrestres disponibles sur le territoire est présenté en annexe 3. 8/ Sapeurs-Pompiers (SP) Dispositif courant La commune est le niveau d organisation de proximité en matière de lutte contre les feux de forêt. Le maire est chargé de la prévention, de la prévision et de la direction des opérations de secours dans la mesure où l événement ne dépasse pas le territoire de sa commune ou les capacités d intervention de sa commune. Les Centres d Incendie et de Secours (CIS) qui maillent le territoire de la Nouvelle-Calédonie et présentés en annexe 4 doivent être en relation permanente avec le Centre Opérationnel du Hautcommissariat (COHC), dont ils sont les organes déconcentrés du recueil de l information et de l exécution du commandement. A ce titre, les chefs de corps prennent toutes les mesures pour répondre aux alertes qui leur parviennent directement. Ils rendent compte en permanence au COHC de l engagement et des indisponibilités de leurs moyens opérationnels et emportent les missions suivantes : - engager a priori les moyens d intervention adaptés sur tout départ de feu, - alerter les autorités municipales et la police ou la gendarmerie, sur le territoire communal, - rendre compte au COHC, dès les premiers instants, de tout départ de feu (lieu avec coordonnées DFCI, caractéristiques, risques de propagation ), des moyens engagés et de l évolution du sinistre, - formuler, en respect des procédures établies, les demandes de renforts, - engager a posteriori des moyens complémentaires, sur demande du COHC. Regroupement préventif d engins En emploi tactique normal, le regroupement préventif d engins constitue une unité indivisible, mis à disposition d un COS. Du départ au retour, ses éléments doivent rester sous le commandement de leur autorité, et agir dans le cadre d une mission commune. Le rassemblement des éléments se fait : - soit a priori en caserne, - soit à partir d un point de rassemblement intermédiaire, - soit au point de transit, - soit sur le feu lui-même pour les engins partis dans les premiers instants de la lutte. La notion d unité indivisible n exclut pas la répartition des engins sur un chantier, mais sans qu aucun véhicule ne puisse se trouver isolé dans une zone dangereuse. 15

9/ Hélicoptères Bombardiers d Eau (HBE) L usage des Hélicoptères Bombardiers d Eau (HBE) est au cœur de la stratégie de lutte contre les feux de forêt en Nouvelle-Calédonie. Types Au cours de la saison FDF, des vecteurs aériens peuvent être mobilisés ; ils sont détaillés en annexe 5. En cas de nécessité avérée, les moyens aériens des Forces Armées de la Nouvelle-Calédonie (FANC), peuvent également être sollicités par le Haut-commissaire de la République, auprès du général commandant des forces armées de Nouvelle-Calédonie. Il en est de même des moyens des Forces Aériennes de la Gendarmerie (FAG), lesquels peuvent être sollicités auprès du commandant de la gendarmerie pour la Nouvelle-Calédonie dans le cadre de missions de secours et d intervention en milieu spécialisé, selon le principe de subsidiarité avec les moyens aériens de la sécurité civile. Bases tactiques Trois bases tactiques permettent le positionnement d HBE ; elles sont implantées, du Nord au Sud, à Koné, Nandaï (base militaire située près de Bourail) et Nouméa (aérodrome de Magenta). Le cas échant, afin de réduire les délais de transit, sur ordre explicite du Haut-commissaire de la République et en fonction des besoins identifiés, d autres aires de stationnement peuvent être arrêtées ; le pré positionnement des HBE ne doit toutefois pas être la règle mais l exception. Missions Les HBE ont pour missions, par priorité, de : - évacuer d urgence des riverains et personnels menacés, - attaquer les feux naissants inaccessibles aux secours terrestres dans un délai compatible avec l urgence ou dont le traitement dépasse le dispositif opérationnel courant, - intervenir en renfort sur les feux établis, - transporter des personnels, des autorités ou des matériels, - renseigner le COS et le COHC. Les hélicoptères militaires et de la gendarmerie sont réservés à des missions de commandement, d investigation, d'hélitransport d'équipes d'intervention, de sauvetage et de transport de matériels. Engagement Le Haut-commissaire de la République apprécie l opportunité d engager les moyens aériens mis à sa disposition, en fonction des autres moyens disponibles, des quotas d heures de vol imposés et au vu des caractéristiques des incendies. En terme de procédure, si l urgence le commande, la demande de concours de moyens aériens émanant des Centres d Incendie et de Secours ou de la gendarmerie est orale. Elle peut alors émaner directement du COS ou transiter via le stationnaire. Néanmoins, toute demande orale doit être régularisée par écrit, dans les 12 heures. Si l urgence le permet, la demande de moyens aériens est 16

écrite. Un formulaire type, présenté en annexe 6, doit être faxé à la Direction de la Sécurité Civile aux coordonnées suivantes : - en saison FDF : télécopie 26 63 46 / téléphone 26 63 44, - en dehors de la saison FDF : télécopie 26 63 18 / téléphone 77 79 66 ou 79 88 75. Avitaillement En Nouvelle-Calédonie, en dehors des périmètres d efficacité des points de ravitaillement de Magenta, Tontouta et Koné, la lutte contre les feux de forêt par le concours des HBE s avère très inefficace voire impossible, et les risques de survenance de feux majeurs sont accrus. Cette situation conjoncturelle est de nature à diminuer l efficacité de ce moyen de lutte, dès lors que le pilote quitte les lieux du sinistre trop longtemps pour aller avitailler en carburant. Pour remédier à cette situation conjoncturelle, un «plan carburant» doit être développé, pour favoriser l usage de conteneurs mobiles (annexe 7), d une capacité individuelle de 6 fûts de kérosène de 200 litres chacun, fabriqués localement et répondant aux normes ICPE. Les conteneurs 6 fûts (C6F), financés par la Nouvelle-Calédonie, sont légués par convention à l Ecole des Sapeurs- Pompiers de la Nouvelle-Calédonie, qui les met à disposition des sociétés prestataires de services, lesquelles sont tenues contractuellement de privilégier leur usage. Par ailleurs, il existe une procédure de priorité au ravitaillement des HBE mise en place avec la Société des Services Pétroliers (SSP) de Nouvelle-Calédonie. La priorité est ainsi donnée au ravitaillement des HBE lorsqu ils sont engagés sur des missions de lutte contre les feux de forêt, à la condition que tout ravitaillement en cours d un autre aéronef soit achevé, que le pilote signale qu il est engagé pour un incendie («feu en cours») et qu il annonce l heure approximative de son arrivée. En outre, dans des circonstances exceptionnelles, selon le lieu de l intervention et afin de réduire les délais de vol et donc d optimiser la présence d un HBE sur site, un camion de transport de kérosène en fûts ou en citerne (pétrolier civil ou service des essences des armées) peut être activé par le hautcommissaire de la République. Ravitaillement Le Commandant des Opérations de Secours emporte pour mission de désigner à ses personnels et aux pilotes des HBE les points d eau à utiliser. Par leur expérience et leur connaissance du secteur d intervention, les pilotes participent grandement à l identification des sites de ravitaillement les plus opportuns. Néanmoins, l inventaire des hydrants et réservoirs d eau existants, naturels et artificiels, accessibles aux engins terrestres et aéronautiques, est réalisé par les personnels de la commune concernée. Les zones dépourvues de ressources ou non suffisamment pourvues sont identifiées par défaut, ce qui permet le cas échéant de prioriser les attaques massives en cas de signalements simultanés de départs de feux de forêt. Aspects opérationnels Les HBE lourds sont les aéronefs les plus adaptés au traitement de feux sur les zones boisées de la Chaîne car d une part, ces zones sont par définition dépourvues en voie d accès et d autre part, ils sont les seuls à pouvoir frapper efficacement un feu sous canopée. La stratégie de déploiement des 17

moyens aériens doit donc être conjointe à l inventaire des voies d accès terrestres (pour la synergie des frappes Air/Terre) et des points d eau (pour raccourcir le temps de rotation entre 2 largages et donc optimiser l efficacité de la frappe aérienne). Par ailleurs, l attaque terrestre est toujours associée, autant que faire se peut, à l attaque aérienne. 10/ Les Forces Armées de Nouvelle-Calédonie (FANC) Il existe un protocole incendie 2 signé entre le Haut-commissaire de la République et les FANC, ayant pour objet la mise à disposition par le commandant supérieur des forces armées de la Nouvelle- Calédonie (COMSUP), au cours de la saison FDF, de moyens militaires au profit de l administration publique normalement compétente, sur demande de concours. Les Forces Armées de la Nouvelle- Calédonie sont ainsi susceptibles de mettre à disposition d une ou plusieurs collectivités des moyens militaires exceptionnels pour la lutte contre les feux de forêts, sur demande écrite du Hautcommissaire de la République. Conformément à l article 17 de l ordonnance 2006-172 du 15 février 2006 modifiée et aux articles L131-13 et L131-13-1 du Code des communes de Nouvelle-Calédonie, chaque intervention des FANC donne néanmoins lieu à un remboursement de la part de la collectivité publique désignée par le Haut-commissaire de la République comme bénéficiaire de la prestation. Selon le stade d alerte et la situation opérationnelle sur le territoire, l autorité militaire est également susceptible de mettre à disposition de la sécurité civile des renforts en personnels et en matériels préalablement définis armées pour participer au dispositif de lutte contre les feux de forêt : il s agit des Modules Adaptés de Surveillance (MAS) et des Sections Militaires de Renfort (SMR). Les demandes de concours, présentées en annexe 8, sont signées par le Directeur de Cabinet. Les Modules Adaptés de Surveillance (MAS) et les Sections Militaires de Renfort (SMR) ne peuvent être employés au-dessous du niveau de la section ou du module et conservent, quoi qu il arrive, leur hiérarchie propre. En saison FDF, ces unités devront être disponibles et opérationnelles. Les Modules Adaptés de Surveillance (MAS) Les MAS assurent des missions autonomes de surveillance de zone. Ils sont accompagnés d'un sapeur-pompier, conseiller technique du chef de MAS, équipé d une liaison radio permettant un contact permanent avec le centre d incendie et de secours du secteur ou le COHC pour signaler tout départ de feu et tout fait anormal. Les MAS exercent des tâches de surveillance préventive ou de surveillance des foyers maîtrisés, proscrivant toute attaque de feu. La structure d un MAS sera proportionnelle à la mission demandée. Le volume des effectifs est validé par l Etat Major (EMA) et le Centre Opérationnel des FANC (CPCOHC) ; il ne peut dépasser celui d'une SMR, conformément au protocole. L état-major des FANC, sur demande du Hautcommissaire de la République, définit la mission donnée aux MAS et suit son exécution. Il assure sa fonction de «contrôle tactique» soit à partir de son poste de commandement soit en détachant un officier de liaison au COHC. Les MAS peuvent être engagés du lever au coucher du soleil, avec un repos de 12 heures consécutives, sauf ordre particulier du COMSUP en réponse à une situation exceptionnelle. 2 Protocole incendie signé le 31 juillet 2008 entre le HCR et les FANC. 18

Les Sections Militaires de Renfort (SMR) Les SMR sont des sections instruites pour participer à la lutte contre les feux de forêt non violents. Les FANC peuvent mettre sur pied une SMR, basée au camp militaire de Koumac. Conseillée par un cadre issu des Unités d Instruction et d Intervention de la Sécurité Civile (UIISC), de la Direction de la Sécurité Civile (DSC) ou de l Ecole des Sapeurs-Pompiers de la Nouvelle-Calédonie (ESPNC) dont les compétences sont avérées, une SMR peut recevoir les missions suivantes : - surveiller un secteur avec une patrouille, un Détachement Avancé (DA) ou un Détachement d'intervention (DIP), - traiter des lisières (sur des feux maîtrisés et circonscrits), - réaliser des coupe-feux de circonstance. La structure type d une SMR est de 30 personnes, 1 véhicule tout terrain, 3 poids lourds et 1 véhicule sanitaire, permettant de composer 3 groupes opérationnels (2 en alerte et 1 au repos) et 1 groupe de commandement. Les SMR sont équipées de moyens de protection individuelle et de matériels spécifiques de lutte contre l incendie, fournis par le Haut-commissariat de la République (dépôt FRANZ). 11/ Gardes nature et agents des parcs provinciaux Les agents provinciaux, notamment au parc de la Rivière Bleue, sont équipés de moyens de lutte contre les incendies. Les équipes des gardes nature sont également équipées. Leur action durant la saison FDF consiste en une participation à la surveillance fixe et mobile. En présence d un départ de feu, ces agents peuvent être engagés à la demande du COHC, sous couvert de leur autorité de tutelle. Il devra se faire en toute sécurité (personnel formé et équipé) en assurant une bonne coordination de la lutte entre les agents provinciaux et les sapeurs-pompiers. 12/ Forces de l ordre Les missions des services de police et/ou de gendarmerie sont : - le maintien de l ordre, - la police de la circulation routière avec en particulier la mise en place de fermeture d axes ou de déviation suivant les décisions du Commandant des Opérations de Secours (COS), - la protection des personnes et des biens, notamment en participant à l évacuation de populations menacées sur demande du COS après avoir reçu les directives du DOS, - l enquête judiciaire suivant les directives du Parquet. 13/ Autres acteurs La problématique des feux de forêt concerne de nombreux acteurs, aux échelons central et local : administrations, directions, établissements publics (Apican), services de l Etat, du gouvernement, des provinces et des communes mais également des associations et partenaires privés. Interviennent principalement, avec une incidence directe sur les aspects opérationnels : - les institutions locales (gouvernement, provinces et communes) et les acteurs techniques qui leurs sont associés (sociétés HBE, gardes natures, services exécutifs, sapeurs-pompiers, service météorologique, SAMU, etc.), 19

- les acteurs déconcentrés (procureur de la République, aviation civile ) - les associations (association des maires, union des sapeurs-pompiers de Nouvelle-Calédonie, école des sapeurs-pompiers de Nouvelle-Calédonie, ONG, ATRASEC, associations agréées de sécurité civile, etc.), - les structures privées (sapeurs-pompiers des ICPE, etc.), - les citoyens au sens large (associations de sports de plein air, marcheurs, etc.), - les organes de Presse (Association des Journalistes de Nouvelle-Calédonie) L ensemble des coordonnées des personnes et services ressources est accessible dans l annuaire ORSEC. 20

OUTILS DU COMMANDEMENT 14/ Centre Opérationnel du Haut-commissariat (COHC) Emploi Dans le cadre de la saison FDF, le COHC est un outil de commandement placé pour emploi sous la direction du Haut-commissaire de la République ; il s agit d un outil de centralisation de l information, d aide à la décision et de commandement, autour duquel s articulent les dispositifs préventifs, prévisionnels et opérationnels de lutte contre les incendies. Activé en permanence en heures ouvrées et autant que de nécessité en heures non ouvrées, pendant toute la saison administrative des feux de forêt, il est informé en permanence par les acteurs du terrain de toutes les opérations en cours, et ce jusqu à leur terme. Armement Le COHC est armé par une «cellule feux de forêts» (annexe 9), composée des personnels de la Direction de la Sécurité Civile, de sapeurs-pompiers de Nouvelle-Calédonie mis à disposition par leur collectivité d origine ainsi que, lorsque ces moyens sont disponibles, de personnels extérieurs. La cellule FDF est placée sous l autorité du directeur de la sécurité civile ou de son adjoint. En cas de sinistre dont les conséquences peuvent dépasser les limites ou les capacités d une commune, ou à l occasion d un événement particulier nécessitant le déclenchement d un plan de secours, le COHC monte en puissance selon les modalités arrêtées dans le cadre du dispositif ORSEC de Nouvelle-Calédonie. Fonction «action» / chef COHC Au COHC, l officier responsable de la fonction «action» est le chef du dispositif. Il assure la coordination et la synthèse des fonctions connexes afin d avoir une vision transverse des interventions et de coordonner au mieux le dispositif de lutte. Il emporte notamment pour missions de: - s informer des alertes et de l évolution de tous les feux, - proposer à l autorité administrative un raisonnement tactique, des choix opérationnels et toute mesure du domaine de l organisation préventive, - coordonner, répartir et faire engager les moyens terrestres, - formuler les ordres de décollage aux sociétés HBE, - informer en direct les autorités concernées des choix arrêtés, - rendre compte à l autorité administrative de l évolution de la situation, - chaque fois que nécessaire, organiser une réunion inter services en vue de proposer au Hautcommissaire de la République des mesures de mobilisation préventives et/ou des changements de stade d alerte, - préparer à un rythme mensuel, le premier lundi du mois, les réunions de suivi prévues par la convention de partenariat entre l Etat et la Nouvelle-Calédonie. Autant que nécessaire, le chef COHC assume également la fonction «anticipation». A ce titre, en situation de crise et à partir de la synthèse des informations recueillies, il dégage les situations envisageables et, par anticipation, demande l activation des moyens correspondants. 21

Fonction «moyens» Le gradé responsable de la fonction «moyens» veille à informer l officier «action», en temps réel, de la capacité opérationnelle des moyens de secours et de lutte sur le territoire. Il lui revient également de prendre en compte l ensemble des aspects liés aux communications et aux transmissions. A ce titre, il lui revient de : 1. tenir à jour le tableau des moyens humains et matériels de sécurité civile, disponibles en bases et engagés, 2. connaître les capacités de montée en puissance, 3. anticiper sur la mobilisation de moyens exceptionnels préventifs et curatifs (forces armées, forces de l ordre, associations agréées de sécurité civile, éco volontaires ) 4. proposer au chef COHC les renforts nécessaires pour compléter les moyens engagés, 5. tenir à jour les Ordres Complémentaires des Transmissions (OCT), 6. attribuer les fréquences tactiques nécessaires au bon déroulé des opérations, 7. veiller à la bonne utilisation des réseaux de transmission, 8. prendre en compte les aspects logistiques pour les personnels engagés sur une durée supérieure à 24h00 et à distance de leur base (relèves, nourriture, hébergement ). Fonction «renseignement» Sous l autorité du chef COHC, le gradé responsable de la fonction «renseignement» emporte notamment comme missions de : 1. tenir à jour la situation tactique (SITAC), 2. collecter et faire la synthèse des informations en provenance de Météo France, du terrain, des centres de secours, des HBE, des mairies, des services de police et de gendarmerie ainsi que des différentes composantes du guet et de l alerte, 3. préparer les ordres initiaux, les ordres complémentaires, les comptes rendus et les points de situation pour le chef COHC, 4. tenir à jour le tableau des messages, 5. lors d opérations importantes, en liaison avec le service communication du Haut-commissariat, mettre en place un point presse ; cet organe de communication, conviant l ensemble des médias, peut se situer sur les lieux du sinistre (cas d un seul incendie) ou au COHC (cas de grands feux simultanés). Fonction administration Le personnel en charge de la fonction «administration» emporte un rôle essentiel au bon déroulement de la saison feux de forêt. Il représente l interface entre le COHC, les opérateurs de la place, les bailleurs de fonds et l administration de tutelle. Il est notamment chargé de : Gestion opérationnelle 1. traiter et rediffuser les cartes du risque incendie diffusées deux fois par jour par Météo France : la cartographie du risque incendie, assortie de mesures de prévention, de prévision et de surveillance à mettre en place si nécessaire, portée à la signature du HCR, doit effectivement être transmise tous les soirs vers 17h30 au Gouvernement (directeur de Cabinet), aux Provinces (Secrétaire 22

Général), aux Mairies, aux CIS (S/C des maires), aux sociétés d HBE, aux subdivisions du Hautcommissariat de la République, à l état-major des FANC, à l état-major de la gendarmerie, aux associations de protection de l environnement dès lors qu elles sont impliquées dans le dispositif, à l aviation, aux aéro-club, aux gardes natures, etc. Une cartographie est transmise le matin dans les mêmes conditions si les prévisions données par Météo France à 09h00 modifient de façon significative la carte des risques établie la veille au soir, 2. en application du protocole incendie, diffuser par mail aux FANC, la veille de sa mise en place ou au plus tard le matin même, tout changement de stade d alerte, 3. rédiger et porter à la signature de l autorité administrative les actes de réquisition, les demandes de concours conventionnées et exceptionnelles, les notes particulières à destination des élus des collectivités locales, les désignations écrites du COS, etc. Gestion des HBE 1. archiver les formulaires de demande de concours d HBE envoyés par les CIS, 2. suivre les installations d approvisionnement en carburant : pour ces installations, un relevé hebdomadaire des stocks de carburant présents sur les différentes aires de stationnement, dont un modèle est joint en annexe 10, est demandé à chaque «société HBE» par le conducteur d opérations ; il fait état du nombre de pleins effectués par les HBE durant la semaine, des ravitaillements effectués et du stock résiduel en carburant des installations, en fin de semaine, 3. confirmer les ordres de décollage des HBE par fax ou mail aux sièges des sociétés HBE au moyen du formulaire spécifique joint en annexe 11, 4. veiller à demander aux sociétés HBE un relevé quotidien des heures de vols effectuées dans la journée, selon le modèle joint en annexe 12, 5. veiller à établir et envoyer une attestation mensuelle récapitulative, selon le modèle joint en annexe 13, pour service fait, détaillant les interventions de chacune des sociétés HBE. Gestion des Bulletins de Renseignements Quotidiens (BRQ) 1. veiller à ce que chaque CIS adresse quotidiennement au COHC avant 17h00, le BRQ des activités opérationnelles conformément au modèle joint en annexe 14. Les moyens opérationnels indisponibles sont indiqués sur ce BRQ, avec la durée d indisponibilité prévue. 2. adresser chaque soir avant 18h30 au Centre Opérationnel de Gestion Interministériel des Crises (COGIC), un BRQ de synthèse des BRQ des CIS. 15/ Commandant des Opérations de Secours (COS) Sous l autorité du Directeur des Opérations de secours (DOS), ce «chef d'orchestre» commande l'ensemble du dispositif. Pour chaque secteur du feu (pointe, flancs gauche et droit), il fixe les objectifs prioritaires et décide de la tactique de lutte à adopter. Lorsque le sinistre ne dépasse pas les limites communales, le COS est le chef du CIS engagé en premier départ, ou son représentant. Il prend pour indicatif «COS + nom de la commune lieu du sinistre». Lorsque le sinistre dépasse les limites communales, le COS est d office le plus gradé des personnels engagés et présents sur site, quel que soit son corps d appartenance. Lorsque l intervention prend une ampleur particulière, le commandement des opérations de secours peut être pris par un personnel désigné par le Haut-commissaire de la République. Dès son arrivée sur zone, le COS doit veiller à faire utiliser les fréquences attribuées par le COHC pour l opération et notamment la fréquence aéronautique et les fréquences tactiques. Le COS doit 23

également transmettre un premier message dans les plus brefs délais, ainsi que des messages de renseignements permettant au COHC de suivre l évolution du sinistre : - je suis (commune, tribu, coordonnées DFCI, distance et orientation par rapport à un point remarquable vu du ciel, lieu dit, etc.), - je vois (type de feu, phase ascendante ou non, développement rapide ou lent, direction de propagation, surface, largeur du front de flamme, couleur des fumées, nature du terrain, menaces et risques sur flancs gauche et droite etc.), - je fais (protection de point sensible, attaque, reconnaissance, noria d alimentation, mise en sécurité, etc.), - je demande (renforts aériens et terrestres, logistique, soutien sanitaire, etc.), - je prévois (évolution possible du sinistre en situation défavorable), - je prends le commandement des opérations de secours, mon adjoint est (XXX), je me trouve à (XXX), je suis joignable sur (XXX). Dans la mesure du possible et afin de faciliter la localisation du sinistre, le COS précise la tribu concernée par l incendie : 24

16/ Hélicoptère de commandement Lorsque la situation l exige et en fonction des disponibilités, un hélicoptère pourra ponctuellement être mis à la disposition du COS pour : - le commandement des opérations, - l observation et la reconnaissance, - le guidage des moyens terrestres en situation particulière, - le guidage des HBE, - la mise en sécurité des personnes. Les priorités sont fixées par le COS. L hélicoptère de commandement peut être à tout moment requis par le COHC pour assurer une mission de secours ou être dirigé vers un autre sinistre. 17/ Poste de Commandement Opérationnel (PCO) Chaque intervention est dirigée à partir d un PCO, qui peut être le véhicule du premier chef de détachement parvenant sur les lieux ou un véhicule équipé de moyens de transmissions spécialement dédiés à cette fonction. Il constitue l organe de commandement de l opération en cours. L emplacement du PCO est arrêté par le COS qui en informe le COHC. Un PC «ordre public» (police ou gendarmerie) peut lui être annexé en fonction de la situation. Le PCO prend pour indicatif «PC + nom de la commune lieu du sinistre». Sur les opérations importantes, le (les) maire (s) concerné (s) ou un représentant accrédité sera (seront) présent (s) en permanence dans le PC. Le responsable désigné «chef du PC» est chargé de 25

réaliser la mise en place de l organigramme des transmissions spécifique à l opération, conformément aux directives du COS et aux fréquences attribuées par le COHC. 18/ Centre de Regroupement des Moyens (CRM) Sur les opérations importantes nécessitant des renforts extra communaux, un Centre de Regroupement des Moyens (CRM) est mis en place par le CIS ou les services municipaux de la commune lieu du sinistre. Il doit être facilement identifiable et accessible. Le cadre responsable du PRM emporte pour missions : - l accueil et le recensement des moyens arrivant sur la zone d intervention, - l information permanente du COS et du PCO des moyens disponibles, - l acheminement, si besoin par un guide, des moyens sur les secteurs désignés par le COS en leur précisant l autorité aux ordres de laquelle ils se placeront et les moyens de liaison dont ils disposent. 19/ Appui aérien (AERO) Dès la demande de moyens HBE sur un site d intervention, le COS désigne un cadre d appui aérien (AERO) chargé, sous l autorité du COS, de leur prise en compte. La tâche principale de la fonction AERO est d assurer la veille permanente de la fréquence aéronautique depuis l arrivée du premier appareil sur l opération jusqu au départ du dernier appareil. Cette fonction doit permettre à tout appareil engagé sur un feu de trouver un interlocuteur susceptible d organiser pour le compte du COS l action des moyens aériens selon ses directives : - répartition des missions par machine, - choix des objectifs, - respect des mesures de sécurité du personnel au sol (dégagement de la zone de largage). Il prend pour indicatif «AERO + nom de la commune lieu du sinistre». Pour assurer ses fonctions, sur ordre du COS, le cadre AERO peut être amené à utiliser l hélicoptère de commandement. En cas de carence en commandement, le COS assume également la fonction AERO. 20/ Investigation Lorsque plusieurs incendies se développent simultanément, un officier investigation peut être désigné par le Haut-commissaire de la République. Il est chargé d observer et d évaluer les différents sinistres afin de permettre au COHC de hiérarchiser les priorités en cas de demandes de renfort multiples. Il prend pour indicatif «INVESTIGATION». Se déplaçant à bord d un vecteur terrestre ou d un vecteur aérien, l officier investigation peut également être engagé sur un feu unique afin de juger de l opportunité de l engagement des renforts aériens et/ou terrestres. L officier investigation renseigne le COHC sur : - la localisation du sinistre, - l importance du sinistre (superficie, relief, végétation, violence, cinétique), - les potentialités (propagation, points sensibles, massifs menacés ), - l opportunité d engagement de renforts en précisant leur nombre et le type, - les données opérationnelles du feu (moyens au contact, moyens à venir, moyens aériens, utilisation des fréquences radio, obstacles ). 26

Il complète l information dont le COS dispose sur les données opérationnelles du feu et favorise l anticipation notamment en lui communiquant les données sur la situation opérationnelle du territoire (et la disponibilité des HBE) dont il a connaissance grâce à ses liaisons permanentes avec le COHC. 21/ Sectorisation Pour structurer son commandement au plus près des actions de lutte, le COS divise la zone d intervention en secteurs géographiques ou fonctionnels. Chaque secteur est confié à un chef de secteur désigné par le COS. Il a pour mission de faire exécuter, par l ensemble des moyens mis à sa disposition, l idée de manœuvre retenue. Il informe en permanence le PCO. 22/ Transmissions Un réseau de transmissions est mis en place en Nouvelle-Calédonie pour permettre les liaisons radio, notamment dans le cadre du dispositif préventif et de lutte contre les feux de forêt. Ce réseau doit permettre l application et la mise en œuvre, en complément des fréquences attribuées aux centres de secours, des fréquences de commandement et tactiques (niveau ½ et ¾). Neuf relais sont utilisés : - Mont Ravel : commandement vers Nouméa, Mont Dore, Païta, Dumbéa, - Hôtel de police Nouméa : commandement vers Mont Do, - Le Mont Do : commandement vers Bourail, la Foa et commandement vers Thio mines, Aoupinié, Kedeigne, - Kedeigne Lifou : commandement vers Wé, - Mont Aoupinié, commandement vers Poindimié, Koné et Commandement vers Gauet, Kaféaté - Gauet : commandement vers Hienghène, - Kaféaté : commandement vers Voh et Commandement vers Tiébaghi, - Tiébaghi : commandement vers Koumac. Le plan de fréquences de la sécurité civile concernant les Emetteurs Récepteurs Fixes (ERF), les Emetteurs Récepteurs Mobiles (ERM) et les Emetteurs Récepteurs Portatifs (ERP) est présenté en annexe 15. 27

MESURE DE SÉCURITÉ Le strict respect des consignes de sécurité pour chacun au cours des opérations de lutte contre les feux de forêt reste le meilleur rempart pour protéger l intégrité physique des sapeurs-pompiers tout en menant à bien les missions qui leur sont dévolues. La sécurité des personnels engagés dans la lutte contre les feux de forêt est du ressort de tous les intervenants et à tous les niveaux de la hiérarchie. La sécurité de chacun dépendant étroitement du travail et du comportement des autres, chacun s attachera à porter une grande attention à ses coéquipiers. Un grand soin doit être apporté à son propre Equipement de Protection Individuelle (EPI) ainsi qu aux véhicules et matériels que chacun est amené à utiliser. Le port de la tenue individuelle de protection réglementaire, adaptée au risque du moment, est obligatoire. Le COS doit rappeler les règles de sécurité dès qu il prend le commandement. ACRONYMES ARAMIS DELTA CHARLY DELTA GARETH HERACLES HIPPOCRATE LANCELOT MERLIN PAPA FOX PORTHOS HCR, Haut-commissaire de la République DCD - décédé (victime) chef de groupement, par extension chef de colone médecin chef du SAMU médecin chef du service de santé et de secours médicalisés DSC, Direction de la Sécurité Civile chef de CIS pompes funèbres CDR, Commissaire Délégué de la République 28

SIGLES BRQ C6F CDR CIS COGIC CRM COHC COS DA DFCI DIP DOS EPI ERF ERM ERP ESPNC FAG FANC FDF GH GNR HBE HCR ICPE IFM MAS NOTAM OCT ORSEC PCO PCS RETEX RMO SITAC SMR SP SSP UIISC ZI Bulletin de Renseignements Quotidien Conteneur 6 fûts Commissaire Délégué de la République Centre d Incendie et de Secours Centre Opérationnel de Gestion Interministérielle de la Crise Centre de Rassemblement des Moyens Centre Opérationnel du Haut-commissariat Commandant des Opérations de Secours Détachement Avancé Défense de la Forêt contre l Incendie Détachement d Intervention Directeur des Opérations de Secours Equipement de Protection Individuelle Emetteur Récepteur Fixe Emetteur Récepteur Mobile Emetteur Récepteur Portatif Ecole des Sapeurs-Pompiers de la Nouvelle-Calédonie Forces Aériennes de la Gendarmerie Forces Armées en Nouvelle-Calédonie Feux de Forêt Groupe Horaire Guide National de Référence Hélicoptère Bombardier d Eau Haut-commissaire de la République Installation Classée au titre de la Protection de l Environnement Indice Feu Météo Module Adapté de Surveillance Notice to Air Men Ordre Complémentaire des Transmissions Organisation de la Réponse de Sécurité Civile Poste de Commandement Opérationnel Plan Communal de Sauvegarde Retour d Expérience règlement de Mise en oeuvre Opérationnel Situation Tactique Section Militaire de Renfort Sapeurs-pompiers Société des Services Pétroliers Unité d Instruction et d Intervention de la Sécurité Civile Zone d Intervention 29

ANNEXES 2011 Annexe 1 armement des tours de guet (2011) page 31 Annexe 2 modèle de réquisition (2011) page 33 Annexe 3 tableau des moyens terrestres (2011) page 34 Annexe 4 localisation et coordonnées des CIS (2011) page 35 Annexe 5 moyens aériens (2011) page 36 Annexe 6 demande de concours d un HBE (2011) page 38 Annexe 7 C6F (2011) page 39 Annexe 8 demande de concours FANC (2011) page 40 Annexe 9 cellule FDF ; composition et prise en compte (2011) page 41 Annexe 10 relevé hebdomadaire des C6F (2011) page 43 Annexe 11 ordres de décollage (2011) page 44 Annexe 12 relevé quotidien des heures de vol HBE (2011) page 46 Annexe 13 attestation mensuelle des heures de vol HBE (2011) page 49 Annexe 14 BRQ (2011) page 50 Annexe 15 plan de fréquences sécurité civile (2011) page 51 30

Annexe 1 / armement des tours de guet (2011) Province Commune Tour de guet Armement 2011 Nord Kaala-Gomen Ancien dépotoir 2 JSD Hienghène Relais TDF 0 Touho Relais TDF Maïna 2 JSD Voh Centre technique municipal 2 JSD Poindimié Tyé 2 JSD Sud Bourail Bassin 3 JSD Thio Terrain SLN 4 JSD SIVM Sud Moindou 2 JSD Farino 3 JSD Païta Gadji 3 JSD Païta Port Laguerre 0 Dumbéa Mont Koghi 2 JSD Yaté Touaourou 3 JSD Le Mont Dore Col du crève coeur Mont-Dore 9 JSD Col des deux tétons Totaux : 14 37 JSD JSD : Jeunes Stagiaires du Développement (les opérations "Jeunes stagiaires du développement" ont été créées en Nouvelle-Calédonie dans le même esprit que les contrats emploi-solidarité, ou CES, en métropole et dans les départements d'outre-mer). 31

Répartition des tours de guet sur le territoire de Nouvelle-Calédonie Non armée Armée 32

Annexe 2 / modèle de réquisition (2011) ORDRE DE REQUISITION D USAGE DES MOYENS DE LUTTE CONTRE L'INCENDIE LE HAUT-COMMISSAIRE DE LA REPUBLIQUE EN NOUVELLE-CALEDONIE CHEVALIER DE LA LEGION D HONNEUR CHEVALIER DE L ORDRE NATIONAL DU MERITE - VU la loi organique n 99-20 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle-Calédonie et notamment l article 21, - VU l ordonnance n 2006-172 du 15 février 2006, modifiée par l ordonnance n 2009-1336 du 29 octobre 2009, - VU l ordonnance n 59-63 du 6 janvier 1959 relative aux réquisitions de biens et services et son décret d application n 62-367 du 26 mars 1962, textes étendus et adaptés aux territoires d outremer par décret n 80-156 du 18 février 1980 paru au JONC du 24 mars 1980, - VU le code des communes de la Nouvelle-Calédonie et notamment les articles L 131-1, L 131-2, L131-3 et L 131-13, - VU l article R 642-1 du code pénal, - VU le décret du 7 octobre 2010 portant nomination de Monsieur Albert DUPUY, Hautcommissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, - VU l arrêté n 052 du 25 juillet 2011 relatif au dispositif ORSEC (organisation de la réponse de sécurité civile), 1. Considérant un feu de forêt (XXX) qui s est déclaré le (XXX) à (XXX) à (XXX) sur la commune de (XXX) et que les moyens engagés ne suffisent pas à faire cesser l incendie, 2. Considérant l urgence à intervenir, NOUS, Albert DUPUY, Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie, requérons : (XXX) De mettre à la disposition du maire de la commune de (XXX) dès réception du présent ordre, les moyens humains et matériels de son centre de secours nécessaires pour intervenir sur cet incendie. La levée de la réquisition interviendra sur ordre ultérieur. Les dépenses directement engagées imputables aux opérations engagées en application de cet ordre de réquisition seront remboursées par la commune qui a bénéficié des secours. Le présent ordre de réquisition sera notifié aux maires des deux communes intéressées ou à leur représentant. Fait à Nouméa, le 33

Annexe 3 / tableau des moyens terrestres (2011) Structure Personnels Personnels Moyens permanents volontaires Centres d Incendie et de Secours CIS Bourail 3 25 CCF 4.000 l, CCF 600 l, FPT 1.200 l, MPF 250 l/mn CIS Dumbéa 17 35 CCF 2.600 l, CCF 600l, FPT/SR 3.000 l, FPT 2.600 l CIS Hienghène 0 11 CCF 4.000 l, CCF 600 l, CCR 4.000 l CIS Houïalou 1 20 CCF 2.600 l, Pick-up 600 l CIS Koné 2 12 CCF 600 l x 2 CIS Le Mont-Dore 17 36 CCF 600 l x 2, CCR 6.000 l, MP 250 l/mn x 2 CIS Lifou 1 18 CCGC 10.000 l, CCF 600 l, MP 450 l/mn, MPF 250 l/mn CIS Nouméa 71 30 CCF 1.700 l x 2, CCF 600 l, FPT 3.000 l, FPT 2.000 l, CCI 8.000 l, MPR 2.000 l/mn x 2 CIS Ouvéa (mairie) 0 2 CCGC 15.000 l x 2, Pick-up 400 l x 2 CIS Païta 8 70 CCF 3.500 l, CCF 600 l, CCI 8.000 l, FPT/SR 2.500 l CIS Poindimié 2 13 CCF 500 l, CCF 600 l, CCF 4.000 l CIS Thio 2 20 CCF 600 l x 2, CCR 6.000 l CIS Touho 0 9 CCF 600 l, CCR 2.700 l CIS Voh 1 4 CCF 4.000 l, CCF 600 l CIS Yaté 2 18 CCF 600 l x 2, CCGC 12.000 l Syndicats Intercommunaux à Vocation Multiple SIVM Nord Koumac 1 12 CCF 4.000 l, CCGC 12.000 l SIVM Nord Kaala-Gomen 0 7 CCF 4.000 l, CCF 600 l SIVM Nord Poum 0 0 CCF 600 l SIVM Sud Boulouparis 2 5 CCF 600 l SIVM Sud La Foa 1 24 CCF 600 l x 5, CCI 10.000 l, CCR 3.500 l, FPT 3.500 l Brigades d Intervention BI de KNS Vavouto? 0? BI de Valé 33 0 CCF 4.000 l Pompiers d aéroports SSIS Tontouta 39 0 1 VIM110P25, 1 VIM90P45, 1 VIM90P25, 2 VIM90 SSIS Magenta 12 0 1 VIM60, 1 Véhicule d'intervention, 1 Land Rover SSIS Lifou 7 0 1 VIM60, 1 VIMP2,4 Brigade des Marins-Pompiers BMP du COMAR 8 0 1 VPI, 2 VTU, 3 MP 90m3, 2 MP 30 m3 Ecole Ecole des SP de NC 0 0 A titre exceptionnel, tous les moyens de l'école Brigades Nature BN Province Sud 2 gardes pick-up 500L BN Province Nord Koumac Touho Houaïlou 3 gardes 4 gardes 3 gardes VIDHR x 4 BN Rivière Bleue 5 gardes pick-up 600L Moyens communaux Pouébo 0 0 CCI (HS) Pouembout 0 0 CCG 12.000 l Poum 0 0 pick-up 600 l Poya 0 0 CCI 15.000 l FANC Nouméa (base de Chaleix) 0 0 CCF 600 l Tontouta (BAN) 0 0 CCF 600 l Total : 230 SPP et 374 SPV, soit 604 SP CIS en projet : Normandie (grand Nouméa), Pouembout, Maré, Ponérihouen et Canala 34

Annexe 4 / localisation et coordonnées des Centres d Incendie et de Secours (2011) CIS chef de corps fixe mobile télécopie mail CIS Bourail Adj Philippe BELLPADRONE 44 76 00 76 95 57 43 09 34 p.belpadrone@mairie-bourail.nc CIS Dumbéa A/C Bruno CHITUSSI 41 00 10 78 47 43 41 00 14 pompier@mairie-dumbea.nc CIS Hienghène Cne Franck LALLEMAND 42 59 18 84 44 66 42 81 52 alexel@lagoon.nc CIS Houïalou A/C Jocelyn CORROMPT 47 34 73 73 42 09 aucun cshouailou@mairie-houailou.nc CIS Koné Cne Sylvio LOQUET 47 38 28 78 29 54 47 38 90 pompierskone@canl.nc CIS Le Mont-Dore Mj Petelo TAGISIA 43 23 71 77 70 08 43 70 40 petelo.tagisia@ville-montdore.nc CIS Lifou S/C Yannick LAVIGNE 45 40 02 79 26 08 45 40 01 cislifou@lagoon.nc CIS Nouméa Cne Eric MAZENS 24 38 18 78 23 18 26 36 69 eric.mazens@ville-noumea.nc CIS Ouvéa (mairie) Samuel WAMO 45 71 11 86 25 21 45 70 24 mairie-ouvea@canl.nc CIS Païta Ltn Danilo GUEPY 41 14 03 78 50 18 43 40 40 danilo.guepy@pompiers-paita.nc CIS Poindimié Adj Baptiste NEMIA 42 89 00 79 94 99 42 89 89 cdsecour@mairie-poindimie.nc CIS Thio Mj Richard QENEGEI 44 55 02 76 61 55 44 55 05 pompiersthio@lagoon.nc CIS Touho SP Noël TYDADA 42 87 67 77 79 07 42 87 67 mairie-touho@canl.nc CIS Voh S/C Stéphane WEDE 42 56 18 76 63 13 42 56 18 resppompier@mairie-voh.nc CIS Yaté Ad Eugène LOQA 46 48 08 75 74 61 46 48 08 csyate@canl.nc SIVM Nord S/C Eric BLUM 42 37 71 78 29 34 42 37 71 kaalagomen@lagoon.nc Koumac SIVM Nord S/C Eric BLUM 42 37 71 78 29 34 42 37 71 kaalagomen@lagoon.nc Kaala-Gomen SIVM Nord S/C Eric BLUM 42 37 71 78 29 34 42 37 71 kaalagomen@lagoon.nc Poum SIVM Sud S/C Sandy OEDIN 35 48 15 78 31 24 43 48 15 sivm.sud@sivmsudlafoa.nc Boulouparis SIVM Sud La Foa S/C Sandy OEDIN 35 48 15 78 31 24 43 48 15 sivm.sud@sivmsudlafoa.nc 35

Annexe 5 / moyens aériens (2011) Dans la continuité des actions engagées depuis 2005, en matière de guet et de lutte aérienne, la Nouvelle-Calédonie 3 a décidé de financer de nouveau par convention 4, pour la saison des feux de forêt 2011, dans le cadre d un marché public, les prestations de deux Hélicoptères Bombardiers d Eau (HBE) avec équipages, et de les mettre à disposition de l Etat. Les Provinces Nord et Sud se sont engagées dans une démarche similaire. A ce jour, et au titre de la saison administrative FDF 2011, les moyens aériens suivants devraient être disponibles : - un Dauphin d une capacité de 700 litres, financé par la Province Nord et qui, sauf situation exceptionnelle, ne peut être engagé que sur l emprise géographique de cette collectivité, - un Ecureuil B2 d une capacité de 500 litres, financé par la Province Sud et qui, sauf situation exceptionnelle, ne peut être engagé que sur l emprise géographique de cette collectivité ; - un petit porteur d une capacité de 1.000 litres et un hélicoptère lourd d une capacité de 2.500 litres, financés par la Nouvelle-Calédonie, et qui peuvent être engagés en priorité pour la protection des domaines privé et public de la Nouvelle Calédonie et essentiellement sur la grande terre. L Etat, compétent à ce jour en matière d organisation et de coordination de la sécurité civile, exerce la mission de conducteur d opérations prévue aux dits marchés, en mettant en œuvre les moyens nécessaires au sein de la Direction de la Sécurité Civile (DSC), à qui est confiée cette mission. Ainsi, toutes les interventions se font sur commandement direct et sous la responsabilité de la DSC, en tant que conducteur d opérations, le prestataire technique ayant à suivre les consignes données par celuici. Toutes missions annexes de type reconnaissance aérienne des feux, commandement, guidage des moyens terrestres en vue de leur engagement, transport de sapeurs-pompiers ou de matériel de lutte en cas d inaccessibilité par d autres moyens, et mises en sécurité de personnes en détresse (secours primaires) sont limitées au strict minimum et sont explicitées par le conducteur d opérations lors des réunions de suivi. 3 Dans le cadre de la protection du domaine public et privé de la Nouvelle-Calédonie, la DAVAR, direction technique de la Nouvelle-Calédonie, intervient en tant que personne responsable de ce marché et en assure le suivi administratif et financier. 4 Convention de partenariat entre l Etat et la Nouvelle-Calédonie pour la saison des «feux de forêts» 2011-2012. 36

HBE de la Nouvelle-Calédonie Le conducteur d'opérations émet et notifie aux prestataires les ordres de décollage, dans la limite du nombre d heures prévu au marché pour chacune des périodes, tel que figurant ci-dessous : Lot Tranches Période 1 Période 2 Total des périodes HBE petit porteur ferme 75 heures 15 heures 90 heures complémentaire 20 heures 10 heures 30 heures HBE gros porteur ferme 75 heures 15 heures 90 heures complémentaire 20 heures 10 heures 30 heures Période 1 : du 01/09/11 au 31/12/11 Période 2 : du 01/01/12 au 15/02/12 Au-delà de ces limites, les interventions HBE sont effectuées sur réquisition de l Etat. Ces interventions ne sont imputables ni audit marché, ni au budget de la Nouvelle-Calédonie. HBE de la Province Nord Le conducteur d'opérations émet et notifie aux prestataires les ordres de décollage, dans la limite du nombre d heures prévu au marché pour chacune des périodes, tel que figurant ci-dessous : Lot Tranche Période 1 Période 2 Total des périodes HBE petit porteur ferme // 160 heures 160 heures complémentaire 52,5 heures // 52,5 heures Période 1 : du 01/08/11 au 30/09/11 et du 01/02/2012 au 31/12/2012 Période 2 : du 01/10/11 au 31/01/12 HBE de la Province Sud Le conducteur d'opérations émet et notifie aux prestataires les ordres de décollage à la demande. 37

Annexe 6 /demande de concours d un HBE (2011) DATE : GROUPE HORAIRE : Origine de la demande Bourail (CIS) 44 76 00 Dumbéa (CIS) 41 00 10 Hienghène (CIS) 84 44 66 Houaïlou (CIS) 47 34 73 Koné (CIS) 47 38 28 Koumac / Kaala-Gomen (SIVM nord) 78 29 34 La Foa (SIVM sud) 35 48 15 Mont Dore (CIS) 43 23 71 Nouméa (CIS) 24 38 18 Païta (CIS) 41 14 03 Poindimié (CIS) 42 89 00 Thio (CIS) 44 55 05 Touho (CIS) 42 87 67 Yaté (CIS) 45 17 02 Voh (CIS) 42 56 18 Lifou (CIS) 45 40 00 Mairie de : Gendarmerie de : Autre service : Localisation du feu Lieu dit Point de référence le plus proche (mairie, école, cimetière, stade, mer, route, col ) Orientation et distance par rapport au point de référence Autre (GPS, DFCI ) Menaces Personnes Biens Site naturel protégé Ressources et transmissions Personnels engagés Engins engagés Point d eau HBE le plus proche Présence / absence d une liaison air/sol (ERP, ERM, téléphone mobile ) Feu Fumées blanches Fumées noires Végétation basse Végétation haute Longueur du front de flammes (m) Surface brûlée (ha) 38

Annexe 7 / C6F (2011) Au titre de la saison FDF 2011, l Apican financera la construction de 36 conteneurs de stockage de fûts de carburant pour HBE, directement (12) ou par le biais d une subvention à la province Nord (24) : - 7 seront déposés sur Koumac, - 7 seront déposés sur Koné, - 5 seront déposés sur Touho, - 7 seront déposés sur Nandaï, - 10 seront déposés chez un pétrolier sur Ducos, comme stock tampon. Les sociétés d HBE sont tenues d utiliser prioritairement les conteneurs de stockage pour le ravitaillement de leur HBE ; leur gestion est à leur charge, en faisant appel éventuellement à un pétrolier. Au terme de la saison, les C6F seront légué pour stockage à titre gracieux à l Ecole des Sapeurs- Pompiers de la Nouvelle-Calédonie dans un cadre conventionné, moyennant un quota d heures pédagogiques d HBE prises sur le quota de la DSC. 39

Annexe 8 / demande de concours FANC (2011) DEMANDE DE CONCOURS à Monsieur le Général Commandant supérieur des forces armées de al Nouvelle-Calédonie Télécopie : 29.22.57 Téléphone : 29.22.33 Au titre du protocole incendie établi entre le Haut-commissariat de la République et les FANC Collectivité(s) bénéficiaire(s) : Nature de l intervention (formulée en termes d effets à obtenir) : Point(s) de contact(s) : (Cocher les cases correspondantes ou indiquer les informations nécessaires) TYPE DE MODULE DEMANDE ACTION A MENER MAS Surveiller un secteur à risque Surveiller des foyers maîtrisés Réaliser des coupe-feux de circonstance SMR Surveiller un secteur non encore touché par l incendie Traiter des lisières (feux maîtrisés et circonscrits) La présente demande de concours, implique l acceptation des termes du protocole incendie établi entre le Haut-commissariat de la R2publique et les FANC. Nouméa le : VISA OBLIGATOIRE DU CABINET DU HAUSSAIRE (Télécopie : 26.63.18) 40

Annexe 9 / cellule FDF ; composition et prise en compte (2011) Direction de la Sécurité Civile (DSC) - Directeur : lieutenant-colonel VIDOT - Directeur adjoint : capitaine MASSEMIN - Personnels Administratifs et Techniques (PAT) : Mlle SERY - Personnels Administratifs et Techniques (PAT) : M. FUNEL Sapeurs-pompiers des Centres d Incendie et de Secours (CIS) - En cours Mission d Assistance en Situation de Crise (MASC) Présence sur le territoire du 15 septembre au 15 décembre MASC 1 du 15 septembre au 2 novembre 2011 - Chef de MASC : commandant MICHELIS - SDIS 06 - Adjoint : capitaine LE MAROLLEC - UIISC 1 - CdG 1 : major GASTAUD - SDIS 06 - CdG 2 : adjudant chef MACHLER- SDIS 13 MASC 2 du 30 octobre au 15 décembre 2011 - Chef de MASC : lieutenant-colonel VIAL - SDIS 84 - Adjoint : capitaine BAROUX - UIISC 7 - CdG 1 : major BAUMANN - SDIS 06 - CdG 2 : sergent chef BODIN - SDIS 13 Les CDG de la MASC ont été sélectionnés en raison de leur compétence HBE. Toutes les dates de mouvements sont susceptibles d'être modifiées en raison de contraintes logistiques. Formations militaires de la sécurité civile (FORMIS) Présence sur le territoire du 15 septembre au 15 décembre - Adjudant DOURLENS - UIISC 1 - Adjudant GUILLAUME - UIISC 7 - Caporal chef LEYDET - UIISC 5 41

Au titre de la saison FDF 2011, les modalités de prise en compte suivantes sont retenues : MASC - location d un véhicule type 206 banalisé mis à disposition H24, - Carburant et carte savpass pour le péage (km limité), - logement pris en compte (villa «subdivision» / Nouméa), - repas pris en compte exclusivement sur réservation du HCR, - mise à disposition de 20 rations de survie pour les interventions de longue durée, - mise à disposition de deux téléphones portables, - ouverture d une adresse de messagerie générique, - dotation "petit-déjeuner». FORMISC - location d un véhicule type 206 banalisé mis à disposition H24, - frais de carburant pris en compte à hauteur de deux pleins, - logement pris en compte (appartement du HCR / Baie des Citrons, «La Caravelle»), - repas et prestations diverses prisent en compte par le GSMA, - frais de péage pris en compte à hauteur de deux passages, - mise à disposition d un téléphone portable, - dotation «petit-déjeuner» hebdomadaire. Les logements de passage qui seront dévolus seront mis à disposition en bon état de propreté. Lors du départ des personnels, les logements devront être rendus dans le même état. 42

Annexe 10/ relevé hebdomadaire des C6F (2011) Semaine écoulée n INSTALLATIONS Nandaï Koumac Nombre de conteneurs présents en début (*) de semaine écoulée Nombre de fûts pleins en début (*) de semaine écoulée Nombre de fûts consommés dans la semaine écoulée Ravitaillement en fûts pendant la semaine écoulée : - date - nombre de fûts - date - nombre de - - date - nombre de fûts - - date - nombre de fûts - - date - nombre de fûts Visa HC (*) lundi matin Nota : relevé à remplir par les sociétés HBE - NC chaque lundi de la semaine n+1, avant 10h, et à transmettre à la direction de la sécurité civile par fax : 26 63 18 ou par mail : david.massemin@nouvelle-caledonie.gouv.fr 43

Annexe 11 / ordres de décollage (2011) Les ordres de décollage sont formulés directement par le conducteur d opérations par téléphone aux sociétés HBE. Ils sont confirmés par fax ou mail aux sièges des sociétés HBE au moyen du formulaire spécifique ci-dessous, afin de disposer d un accusé de réception, avec envoi simultané d une copie à la DAVAR (fax : 25 51 29 ou email : seser.davar@gouv.nc) et aux communes concernées. 44

ORDRE de DECOLLAGE N... (Pour tous HBE : à faxer par DSC aux sociétés HBE, mairies concernées et DAVAR) DEMANDEUR (conducteur d opérations) Haut-commissariat de la République Direction de la sécurité civile date : heure : Signature HBE demandé -> Gros porteur NC Société Petit porteur NC Société Prov. Sud Société Prov Nord Société Intervention demandée le à h pour Objectif opérationnel de la mission : extinction précoce renfort moyens aériens existants sauvetage commandement transport d intervenants transport de matériel pré positionnement LOCALISATION DU FEU FEU n FEU NAISSANT FEU ETABLI Commune : Lieu dit : Coordonnées : Signalé au COD le à h par SP de : pompier communal de : tour de guet de : tour de contrôle aérien de : autre : n de contre appel : Point de référence le plus proche : Orientation -distance / point de référence : ENGAGEMENT Informations sur le feu fumée blanche fumée noire végétation basse végétation haute 1 ère intervention ème intervention Longueur front de flamme : Surface touchée : Surface menacée : Observations sur les enjeux connus (personnes, biens, environnement ) : Moyens terrestres engagés matériels : humains : Localisation point d eau le plus proche : Liaison au sol : Interlocuteur HBE TPH GSM ERP aucune Nota : l ordre de décollage est confirmé par la DSC en adressant à la société HBE le présent document, par télécopie ou messagerie électronique, avec accusé de réception 45

Annexe 12 / relevé quotidien des heures de vol HBE (2011) Un relevé quotidien des heures de vols effectuées dans la journée est demandé à la (aux) société(s) HBE par le conducteur d opérations, selon le modèle joint ci-dessous ; ces relevés doivent être intégralement renseignés et ils sont visés par le conducteur d opérations avant d être transmis chaque début de semaine n+1 à la DAVAR (avant lundi 10h00). 46

(à renseigner par la société HBE et à transmettre à la DSC chaque jour avant 10 heures) fax : 26 63 18 Société HBE Date de la journée écoulée : Lieu de stationnement en début de journée écoulée : Lieu de stationnement en fin de journée écoulée : N ordre de décollage N N N N N Heure de réception des ordres de décollage : Heure départ base : Heure retour base : Nombre de largages d eau : Temps global de vol sur site: Temps global pour ravitaillement en eau : Temps global pour ravitaillement en carburant : Conditions particulières : Points et types de ravitaillement en carburant : Points ravitaillement eau (coordonnées GPS) épuisable inépuisable naturel artificiel épuisable inépuisable naturel artificiel épuisable inépuisable naturel artificiel épuisable inépuisable naturel artificiel épuisable inépuisable naturel artificiel Date : Signature société HBE 47

Annexe 13 / attestation mensuelle récapitulative des heures de vol HBE (2011) Période du... au...2011 Société HBE :... Gros porteur NC Petit porteur NC HBE P. Nord HBE P. Sud semaine n semaine n semaine n semaine n semaine n N ordre de décollage Interventions sur feux n Nombre heures vol total sur site Nombre heures vol ravitaillement eau Nombre heures vol ravitaillement carburant Indisponibilités constatées (n ordre décollage non acquittés) Remarques : Date : Visa HC pour service fait : Nota : attestation mensuelle à remplir par la DSC et à transmettre en début de mois + 1 à la DAVAR Objectifs dans le cadre de la gestion du domaine public et privé de la NC : - Suivi des interventions HBE financées par Davar : o Finalité et traçabilité des heures de vols HBE o Recherche d amélioration de l efficience via les moyens logistiques (lieux de stationnement, approvisionnement en eau et en carburant ) - Alimentation d une base de données sur les feux de végétation 48

Annexe 14 / BRQ (2011) Direction de la Sécurité Civile, Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie Nouvelle-Calédonie Date : Heure : Désignation du sinistre Conséquences Moyens humains Moyens aériens Commune N feu Etat Date début Heure début Heure fin Superficie Matérielles Humaines SP GSMA Autre Total HBEN HBES HBEG1 HBEG2 total Totaux : Etat : EC / en cours Personnels : SP / sapeurs-pompiers Moyens aériens : HBEN / HBE Province Nord MT / maîtrisé GSMA / militaires HBES / HBE Province Sud ET / éteint HBEG1 / HBE Gouvernement petit porteur HBE G2 / HBE Gouvernement gros porteur 49

Annexe 15 / plan de fréquences sécurité civile (2011) Canal TX RX attribution 01 83.0125 86.0125 Païta, Voh, Pouembout, Poya, Ouvéa 02 83.0250 86.0250 Dumbéa, Bourail, Bélep, Lifou 03 83.0375 86.0375 Nouméa, Poindimié, Touho, Ponérihouen, Koné 04 83.0500 86.0500 Le Mont-Dore, Koumac, Kaala-Gomen, Houaïlou, Maré, Ouegoa, Kouaoua 05 83.0750 86.0750 La Foa, Moindou, Farino, Sarraméa, Poum, Yaté, Boulouparis 06 83.2375 86.2375 Thio, Canala, Pouébo, Hienghène, Ile des Pins 07 83.5500 86.5500 SSU 08 85.600 85.600 Sécurité accueil 09 83.0875 86.0875 Commandement 10 85.500 85.500 ORSEC 11 83.0625 86.0625 Opérationnelle 12 85.5250 85.5250 Tactique ½ - plan NOVI 13 85.6500 85.6500 Tactique ½ 14 85.5375 85.5375 Tactique ¾ - plan NOVI 15 85.6375 85.6375 Tactique ¾ - plan NOVI 16 85.7375 85.7375 Tactique ¾ - FDF / transit du secteur GSMA (MAS et SMR) 17 85.5875 85.5875 Air / Sol 18 85.6750 85.6750 Air / Sol 50