Rapport sur l offre de formation «master» des établissements de la ComUE Sud de France

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1 Section des Formations et des diplômes Rapport sur l offre de formation «master» des établissements de la ComUE Sud de France Vague E Campagne d évaluation

2 Description et typologie du site Le PRES Sud de France, créé en 2009, a été transformé par la loi du 22 juillet 2013 en Communauté d Universités et d Etablissements (ComUE). Il comprenait, comme membres fondateurs, les universités Montpellier 1, Montpellier 2 - Sciences et techniques, Paul-Valéry Montpellier 3, de Perpignan Via Domitia, de Nîmes et les Ecoles Nationale Supérieure de Chimie de Montpellier, des Mines d Alès, Nationale Supérieure d Architecture de Montpellier (ENSAM), Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes et le Groupe Sup de Co Montpellier Business School. Les universités Montpellier 1 (UM1) et Montpellier 2 (UM2) se sont engagées dans un processus de fusion qui aboutira à la création de la Nouvelle Université de Montpellier (NUM) en janvier

3 Synthèse de l évaluation pour l Université Montpellier 1 UM1 Préambule L Université Montpellier 1 trouve ses origines au Moyen-âge, la bulle pontificale «Quia sapientia» ayant officialisé en 1289 l organisation d un enseignement attesté à Montpellier dès le siècle précédent. Elle est structurée en une Faculté de Droit et de Science Politique et de deux Unités de Formation et de Recherche (UFR) : l UFR Médecine et l UFR Pharmacie. L Université Montpellier 1 propose 13 mentions de master, relevant de diverses disciplines : gestion, management, économie, administration économique et sociale, sciences juridiques, science politique. La mention Santé, humanités, autonomie complète cette offre. Les entretiens offre de formation (EOF), qui se sont déroulés lors de la visite sur site, ont permis de compléter ou d expliquer l évaluation réalisée sur dossiers et détaillée par domaine, dans les paragraphes suivants de ce rapport : - L université est très facultaire et l ensemble de sa politique est basée sur l identité forte des composantes et leur spécificité, ainsi que sur le respect de leur particularisme. L université revendique et capitalise sur cet état. En conséquence, la politique de formations n échappe pas à cette différence de culture disciplinaire. En particulier, en droit, le concept d équipe de formation n est pas apparu avec clarté. Néanmoins, le travail de deux ans sur la fusion, laisse penser que des évolutions pourront avoir lieu (par exemple sur la propagation de l appropriation de l autoévaluation, ou la participation des professionnels aux conseils de perfectionnement). - Il y a eu, jusqu à présent, peu de cadrage sur la construction de l offre de formation, même si de grands principes sont énoncés pour la construction de l offre de formations du nouveau contrat (comme l enseignement des langues vivantes), y compris en matière de modalités de contrôle des connaissances. Le traitement de la redondance entre formations semble peu d actualité dans le cadre de la fusion. - Les évaluations internes faites par les étudiants sur les formations sont traitées par la Direction des études et de la vie étudiante (DEVE) et la composante concernée. - Les examens et jurys sont identiques pour les formations délocalisées et leurs homologues dispensées en France. Le pilotage de ces formations, dans le pays, tout comme le suivi de l insertion professionnelle, ne sont pas garantis par l Université Montpellier 1. Le développement des relations internationales, en collaboration avec l Université Montpellier 2, a été amorcé, et fait partie des objectifs annoncés de la fusion. Actuellement les échanges Erasmus constituent la priorité de l établissement. Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS 1 1 Préambule Le comité SHS 1 a expertisé sept mentions : trois relèvent du domaine de la gestion et du management (Management, entrepreneuriat et stratégie Marketing et vente Audit, contrôle, finance) ; deux relèvent des sciences économiques (Analyse et politique économique - Economie de la firme et des marchés) ; et enfin une mention Administration économique et sociale (AES). Le comité a également expertisé la mention Santé, humanités, autonomie qui relève des domaines couplés SHS/STS. Les mentions expertisées regroupent 28 spécialités. 1 Dans la nomenclature des Sciences humaines et sociales, les différentes disciplines sont regroupées par domaines : Économie, Finance, management (SHS1) ; Droit, Science politique, Anthropologie et ethnologie, Sociologie, Démographie, Sciences de l information et communication (SHS2) ; Études environnementales, géographie physique, géographie sociale, géographie urbaine et régionale, aménagement du territoire (SHS3) ; Sciences cognitives, sciences du langage, psychologie, sciences de l'éducation, STAPS (SHS4) ; Langues, littérature, arts, philosophie, religion, histoire des idées (SHS5) ; Préhistoire, archéologie, histoire, histoire de l'art (SHS6). 4

4 La mention Management, entrepreneuriat et stratégie (MES) en comprend six, toutes à finalité professionnelle et recherche, car des perspectives de poursuite d études en doctorat sont ouvertes aux étudiants, compte tenu de l existence de modules de formation correspondant à la recherche dans le domaine. Ces six spécialités relèvent - du conseil en management, en organisation et en stratégie - du management de l hôtellerie et du tourisme du management des organisations et du développement responsable - du management international des Petites et Moyennes Entreprises (PME) - de l accompagnement entrepreneurial - de la transmission et du développement des Petites et Moyennes Entreprises (PME). Les trois premières spécialités sont rattachées à l ISEM (Institut des Sciences de l Entreprise et du Management), tandis que les trois spécialités relatives à l entrepreneuriat et à la PME sont rattachées à l UFR AES (Administration Economique et Sociale). La mention Marketing et vente (MV) à finalité professionnelle et recherche en compte cinq : Marketing et relation client Management, hôtellerie, tourisme Management des organisations et développement responsable Marketing sectoriel Commerce des vins. Les trois premières spécialités sont rattachées à l ISEM tandis que les deux suivantes se trouvent rattachées à l UFR AES. La mention Audit, contrôle, finance (ACF) se structure autour de quatre spécialités à finalité professionnelle et recherche : Comptabilité, contrôle, audit - Finance - Audit et contrôle interne des organisations publiques - Contrôle de gestion et nouveaux systèmes technologiques. La première a comme établissement partenaire l Ecole Supérieure de Commerce de Montpellier. La deuxième s inscrit dans une offre globale offerte par la faculté d économie, l ISEM, l Institut d Administration des Entreprises (IAE) et le groupe Sup de Co Montpellier. La dernière est rattachée également à la mention Management des technologies de l Université Montpellier 2. La mention Santé, humanités, autonomie (SHA) se trouve constituée par deux spécialités : une à finalité professionnelle en management, Gérontologie, gestion et encadrement des services et structures - une à finalité recherche à la croisée de la médecine et des sciences humaines, Maladies chroniques et sociétés. La mention Administration économique et sociale (AES) présente deux spécialités à finalité indifférenciée Gestion des littéraux et des mers et Management public qui, elle, a vocation à former les étudiants à la gestion d administrations publiques. Cette spécialité offre deux parcours : Intelligence économique territoriale, mis en sommeil en 2013/2014, et Management public qui vise à développer les compétences des étudiants en stratégie, finance, projets de développement, risques juridiques, dans le contexte public à dominante territoriale. La mention Analyse et politique économique (APE) se trouve composée par quatre spécialités reliées par un fil directeur : l instauration, la pertinence et l évaluation des politiques publiques : Choix publics, politique économique, réseaux à finalité recherche - Ingénierie des projets et des politiques publiques à finalité professionnelle co-habilitée avec l Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier - Agriculture, alimentation, développement rural durable à finalité recherche, co-habilitée avec l Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier et avec Montpellier SupAgro - Economie rurale et stratégies des entreprises agroalimentaires à finalité professionnelle co-habilitée avec Montpellier SupAgro. La mention Economie de la firme et des marchés (EFM) se structure autour de cinq spécialités à finalité professionnelle et recherche - Economie des technologies de l information et de la communication - Economie et droit de l énergie - Economie quantitative et management des transports - Finance de marché et analyse des risques - Systèmes d information économique pour l entreprise. Les trois premières spécialités sont de type sectoriel, les deux autres de type fonctionnel. L ensemble des mentions se trouve adossé à des laboratoires de recherche et principalement l Unité Montpellier Recherche en Management (MRM), qui recouvre les activités de la plupart des enseignants-chercheurs en Sciences de Gestion des Universités montpelliéraines, et les Unités Mixtes de Recherche (UMR) en Sciences Economiques du site montpelliérain, à savoir le Laboratoire Montpelliérain d Economie Théorique et Appliquée» (LAMETA), mais aussi l unité Acteurs, Ressources et Territoires dans le Développement (ART Dev), unité pluridisciplinaire en Economie et Géographie. 1 Offre de formation et modalités pédagogiques L offre de formation au sein des mentions qui relèvent du champ des sciences économiques et des sciences de gestion est globalement structurée autour d enseignements qui permettent aux étudiants d accéder à des connaissances et compétences relativement générales, voire pluridisciplinaires, en première année de master (M1) et qui visent à apporter une spécialisation professionnelle en deuxième année (M2). On peut noter, en management, que c est surtout en M2 que des professionnels viennent apporter leurs concours dans les enseignements et assez peu en M1. 5

5 A l intérieur de chaque mention, des mutualisations en M1 se trouvent proposées, mais globalement la spécialisation s effectue fondamentalement en M2. C est toutefois moins vrai pour la mention Audit, contrôle, finance, pour laquelle il est concevable que la spécialisation débute plus tôt, notamment pour la spécialité Comptabilité, contrôle, audit (CCA) dont l objectif est de permettre l accès, en poursuite d études, au diplôme d expertise-comptable, en raison des dispenses d épreuves du Diplôme Supérieur de Comptabilité et Gestion (DSCG) qu elle octroie. Le DSCG est un diplôme national, de grade master au sein du cursus préparatoire à l expertisecomptable. Ces dispenses d épreuves constituent un atout notable pour la spécialité CCA qui de ce fait doit couvrir, au-delà de ses propres spécificités, et souvent sur deux années de master, une part importante du programme national du DSCG afin de pouvoir prétendre à l obtention de ces dispenses. De manière générale, ces mutualisations deviennent plus difficiles à concilier pour certaines spécialités qui se divisent en parcours (telles la spécialité Management international des PME, la mention Management, entrepreneuriat et stratégie ou encore au sein de la spécialité Finance de la mention Audit, contrôle, finance où l on distingue trois parcours). Toujours dans cette mention Audit, contrôle, finance, le contenu des formations proposées dans la spécialité Audit et contrôle interne des organisations publiques semble reprendre le référentiel d une autre spécialité Contrôle de gestion et nouveaux systèmes technologiques ; de ce fait, la spécificité et la justification de cette spécialité apparaissent faibles. Une certaine multiplicité des matières nuit à la lecture de l architecture des mentions Analyse et politique économique et Economie de la firme et des marchés. La hiérarchie de ces matières et leur articulation apparaissent peu lisibles principalement pour la première année de master (M1). Même si certains rapprochements thématiques ont légitimement lieu en première année et donnent lieu à quelques mutualisations, la spécialisation relève donc des enseignements en M2, ce qui serait concevable si certains taux d échec constatés ne posaient la question, pour plusieurs spécialités (Choix publics, politique économique, réseaux Economie rurale et stratégies des entreprises agroalimentaires), d un ajustement de l offre de formation avec les débouchés professionnels, autrement dit de l insertion professionnelle. Ces formations se caractérisent par un élitisme marqué et la question du suivi et du soutien des étudiants qui ne réussissent pas, se pose. L architecture de formation propose aux étudiants des formations assez largement mutualisées, non seulement entre les quatre spécialités de la mention Analyse et politique économique, mais également avec les cinq spécialités de la mention Economie de la firme et des marchés. La spécialité Economie des technologies de l information et de la communication dans la mention Economie de la firme et des marchés semble avoir trouvé un bon équilibre entre un contenu académique et les enseignements de portée opérationnelle, notamment avec le soutien de l Institut de l Audiovisuel et des Télécommunications en Europe. Les formations par la voie de l alternance sont fort peu envisagées à l exception semble-t-il de trois spécialités : Finance de marché et analyse des risques de la mention Economie de la firme et des marchés - Marketing et relation client de la mention Marketing et vente - Gestion de patrimoine, parcours de la spécialité Finance de la mention Audit, contrôle, finance. L acquisition des compétences additionnelles et transversales est très variable d une mention à l autre, notamment en termes de dispositifs de certification en langues. Lorsqu elle se concrétise, c est le plus souvent sous la forme de modules d enseignement assurés en langue anglaise en master 2 ème année, notamment lorsque la formation présente une dimension internationale. Il est à noter que des projets tuteurés font quelquefois partie des modalités d enseignement, ce qui vise à favoriser l immersion professionnelle ; c est notamment le cas dans la spécialité Management public de la mention Administration économique et sociale (AES), où des projets se trouvent commandés par des collectivités. 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique En management, les mentions proposées et leur articulation en spécialités couvrent différents spectres de formation et de professionnalisation autant en adéquation avec des besoins locaux et régionaux que dans une dimension plus étendue en marketing, finance, comptabilité, pour exemples non limitatifs. Les divers champs de formation en gestion et management sont ainsi proposés et leur positionnement apparaît clairement. En outre, des mutualisations de cours permettent d assurer des proximités et des transversalités entre différentes spécialisations. Les formations sont proposées au sein de composantes différentes de l Université et bénéficient de cohabilitations, sources de partenariats, avec des établissements ou des écoles reconnues dans l environnement régional pour quelques spécialisations. Par exemple, des co-habilitations avec l Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier et Montpellier SupAgro sont réalisées en sciences économiques, ou encore avec le groupe Sup de Co Montpellier en sciences de gestion pour la mention Audit, contrôle, finance. 6

6 En termes de masters reliant les systèmes d information et le contrôle de gestion proposés par d autres universités en France, la spécialité Contrôle de gestion et nouveaux systèmes technologiques qui se trouve cohabilitée par l Institut des Sciences de l Entreprise et du Management (ISEM) de l Université Montpellier 1 et l Institut des Administration des Entreprises (IAE) de l Université Montpellier 2, se distingue en étant l une des seules formations du Sud de la France à avoir opté pour une orientation forte sur les systèmes et technologies de l information pour le contrôle de gestion. On relève une forte orientation régionale pour certaines spécialités, telles que Marketing et relation clients, Commerce des vins ou encore Commerce, vente dans les industries alimentaires. Pour cette dernière, on note des partenariats avec l Institut de Formation Régional des Industries Alimentaire (IFRIA) ou Montpellier Sup agro et une prise d appui sur un réseau développé d entreprises et de structures support à la formation, ce qui renforce l attractivité de la formation. Les mentions en sciences économiques se situent elles aussi avec pertinence dans leur environnement scientifique et socio-économique. C est le cas de la mention Economie de la firme et des marchés dont l objectif est de former les étudiants à des compétences de haut niveau en économie dans des univers professionnels qui semblent s y prêter. C est le cas aussi de la mention Analyse et politique économique (qui présente deux spécialités à finalité recherche) même si la composition de celle-ci et l articulation de ses spécialités apparaît plus difficilement lisible en raison vraisemblablement d une adéquation entre la pédagogie et l offre de formation qui demeure à affiner. Ces deux mentions, composées de plusieurs spécialités, se structurent autour d un M1 qui dispose d un tronc commun et de cours mutualisés (mention Analyse et politique économique et mention Economie de la firme et des marchés), ce qui fondamentalement renvoie ici aussi la spécialisation sur la seconde année. Globalement, les objectifs des formations sont identifiables et identifiés et trouvent leur place dans l environnement socio-économique régional et au-delà. Toutefois, la diversité des spécialités apporte de la complexité à la lecture de l architecture de chaque formation. Quant à la mention Administration économique et sociale qui se trouve porteuse d objectifs et d enseignements spécifiques et originaux, avec des préoccupations locales, elle relève d un dossier qui apporte trop peu d informations pour assurer une évaluation et des commentaires pertinents. Si dans l ensemble les spécialités visent des finalités, soit professionnelles, soit indifférenciées (professionnelle et recherche, incluant donc des modules de formation à la recherche), trois spécialités déclarent poursuivre une finalité recherche seule : les spécialités - Choix publics, politique économique, réseaux et Agriculture, alimentation, développement rural durable pour la mention Analyse et politique économique - Maladies chroniques et société de la mention Santé, humanités, autonomie. Ces finalités recherche poursuivent l objectif de formations d excellent niveau permettant de s insérer dans les secteurs privés et publics et bien sûr de poursuivre en doctorat. Toutefois, sur ce dernier point, l effectif demeure limité compte tenu des possibilités de financement des thèses et surtout de la question de la reconnaissance des diplômes de doctorat par les milieux professionnels. Cette dernière question qui demeure posée, témoigne de la difficulté d une insertion professionnelle au sein des entreprises, que les titulaires d un doctorat connaissent. L adossement à la recherche repose dans l ensemble sur des laboratoires montpelliérains reconnus, autant en sciences économiques qu en sciences de gestion. Les mentions Analyse et politique économique et Economie de la firme et des marchés s adossent particulièrement aux activités de recherche du Laboratoire Montpelliérain d Economie Théorique et Appliquée (LAMETA) et deux spécialités, Choix publics, politique économique, réseaux à finalité recherche et Ingénierie des projets et des politiques publiques à finalité professionnelle de la mention Analyse et politique économique (APE) se trouvent co-habilitées avec l Institut Agronomique Méditerranéen de Montpellier (CIHEAM-IAMM), ce qui leur confère une référence nationale voire internationale. Le laboratoire Montpellier Recherche en Management (MRM), qui recouvre les activités de la plupart des enseignants-chercheurs de la région, structuré en divers groupes de recherche travaillant sur des thèmes différents et complémentaires à la fois, permet l adossement à la recherche des différentes mentions des masters à vocation indifférenciée, au sein desquelles des modules d initiation à la recherche se trouvent proposés dans différentes spécialités. Les relations internationales sont très inégales en fonction des mentions, absentes pour certaines spécialités, potentielles et en développement pour d autres, même si certaines formations témoignent d un développement ou de partenariats à l international. Tel est le cas par exemple des spécialités Comptabilité, contrôle, audit de la mention Audit, contrôle, finance qui noue des partenariats avec le Québec (HEC Montréal, Université du Québec à Trois Rivières, Université de Sherbrooke) et qui est délocalisée à l école des Hautes Etudes Economiques et Commerciales (HEEC) de Marrakech comme la spécialité Marketing, relation client de la mention Marketing et vente, elle aussi 7

7 délocalisée à l HEEC de Marrakech. Le dossier apporte peu d informations sur les modalités de pilotage et de suivi de ces formations sur le site de délocalisation. Dans l ensemble les relations internationales apparaissent ponctuelles et modérées. Des accords d échanges internationaux se trouvent mis en place pour les étudiants de la mention Audit, contrôle, finance, notamment pour la spécialité Comptabilité, contrôle, audit, en nombre réduit en valeur relative toutefois, au regard de l ensemble des effectifs. 3 Insertion professionnelle et poursuite d études L attractivité des formations est très variable selon les mentions, voire selon les spécialités à l intérieur d une même mention. La question de l attractivité des formations en économie semble concerner la majorité des spécialités, du fait sans doute de faibles taux de réussite, notamment au niveau M1 ; le nombre d étudiants «externes» entrant en M2 est conséquent, ce qui conforte l attractivité des M2, mais pose la question de l articulation M1/M2. Cette attractivité mériterait d être renforcée particulièrement pour la mention Analyse et politique économique ou encore dans la mention Audit, contrôle, finance avec la spécialité Finance qui semble présenter plus de difficultés en la matière. Les spécialités recherche sont de faible effectif, mais le taux de poursuite en thèse de doctorat est correct en économie. En management, des modules d initiation à la recherche se trouvent intégrés dans certaines spécialités à finalité professionnelle, ce qui ouvre ainsi la voie à des poursuites d études en doctorat pour les étudiants intéressés. Globalement les taux d insertion, lorsqu ils sont communiqués, montrent que pour les masters en gestion et management, l adéquation entre les contenus de formation et les besoins professionnels font l objet d attentions. Les données fournies en termes d insertion professionnelle laissent apparaître de grandes disparités autant dans leur présentation et dans les informations qu elles apportent que dans les faits. On possède peu d informations pour la spécialité Economie rurale et stratégies des entreprises agroalimentaires par exemple. Des écarts existent aussi, autant dans les taux de réussite selon les mentions (les taux d échec sont très élevés dans la spécialité Système d information économique pour l entreprise) que dans la prise en compte de l insertion des futurs diplômés. Cette insertion apparaît plus faible globalement dans la mention Analyse et politique économique, que dans les autres mentions examinées. Elle apparaît bonne globalement pour la mention Management, entrepreneuriat et stratégie ou encore pour la mention Audit, contrôle, finance avec une exception notable toutefois pour la spécialité Finance. 4 Pilotage des formations Deux mentions (Management, entrepreneuriat et stratégie Marketing et vente) se trouvent portées par deux composantes différentes de l Université. Il semblerait que l on se situe davantage dans une coexistence de formations qui apparaissent pilotées de manière indépendante que dans un véritable co-pilotage de ces mentions. Des modalités pédagogiques différentes apparaissent, laissant entrevoir un manque de cohérence globale au sein même de la mention. Pour la mention Marketing et vente, à finalité indifférenciée, cela se lit plus comme une présentation de deux mentions séparées coexistant sous un libellé unique que comme une présentation unifiée. Pour, la mention Management, entrepreneuriat et stratégie, la structure de la formation ne démontre pas l existence d un pilotage global cohérent malgré l affichage d une priorité soutenue à des modes de pilotage efficaces des spécialités. Des éléments constituant le pilotage de la mention, tels que l organisation administrative entre deux composantes de l Université, les modalités d évaluation des enseignements, mais aussi l accueil des étudiants, leur recrutement, les modalités d acquisition de compétences additionnelles, la gestion des relations avec d autres composantes et les partenaires, se trouvent fort peu explicités. Pour les mentions Analyse et politique économique et Economie de la firme et des marchés, malgré une autoévaluation en M1 porteuse d idées neuves et de perspectives encourageantes pour cette dernière mention, le pilotage apparaît très inégal d une spécialité à l autre. Cette inégalité dans les modes de pilotage des spécialités se ressent aussi tout particulièrement pour la mention Santé, humanités, autonomie qui se situe à l interface des sciences médicales, humaines et sociales et pour laquelle les rattachements aux différents domaines disciplinaires se trouvent peu explicités et peu justifiés. 8

8 Enfin, le dossier apporte trop peu d informations sur les modes de pilotage, sur la composition des équipes pédagogiques, sur les modalités d enseignement et de contrôle des connaissances pour les formations délocalisées à l école des Hautes Etudes Economiques et Commerciales de Marrakech. 5 Appréciation globale et recommandations Points forts : L intégration des formations dans l environnement socio-économique. Adossement de la plupart des formations à des unités de recherche, ce qui permet de répondre aux objectifs des spécialités. Une palette de formations couvrant les principaux champs professionnels et de recherche des sciences de gestion. Effort de formation prenant appui sur des spécificités régionales. Points faibles : Le manque de cohérence globale dans le pilotage de l offre de formation. Manque de lisibilité sur les coopérations, en termes de pilotage, de mentions rattachées à plusieurs composantes de l établissement. Manque de visibilité sur le pilotage des formations délocalisées. Taux de réussite trop faibles notamment pour certains M1. Attractivité faible pour certaines mentions. Forte sélectivité dans les formations en sciences économiques. Dimension internationale peu développée pour la plupart des formations. Recommandations : Il conviendrait de conduire une réflexion globale des modes de gouvernance des mentions afin d assurer une harmonisation des modalités de pilotage, la mise en place généralisée de conseils de perfectionnement et la recherche de plus de mutualisation selon les parcours et les spécialités. Il conviendrait de conforter les coopérations en termes de pilotage de mentions rattachées à plusieurs composantes de l établissement afin d harmoniser autant les modalités pédagogiques que les processus de pilotage. Il n est fait que très rarement référence d une préparation à une certification en langues, par exemple au Test Of English for International Communication (TOEIC), ou au Certificat de Compétences en Langues de l Enseignement Supérieur (CLES). De ce point de vue, il conviendrait de définir une politique propre à chaque mention, notamment lorsqu une dimension internationale est mise en exergue. Une analyse des causes d échecs élevés dans certains M1 pourrait permettre de mener une politique d intégration des étudiants permettant d améliorer les flux d un point de vue quantitatif et même qualitatif entre les niveaux M1 et M2 au sein d une même mention. Il conviendrait de conduire une réflexion globale sur la mobilité internationale en cours de cursus des étudiants de l Etablissement. Enfin, une analyse de la hiérarchie puis de l articulation des matières enseignées au sein d une mention, notamment quand elles correspondent à de nombreux intitulés ou à des séquences morcelées, s avérerait nécessaire. Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS 2 Préambule L Université Montpellier 1 offre sept mentions de master destinées à former des juristes et des spécialistes de la science politique. Cinq d entre-elles sont purement juridiques : Droit de l entreprise, Droit public, Droit privé, sciences criminelles et carrières judiciaires, Droit et gestion de la santé, Histoire du droit et des institutions ; une mention rattachée au domaine juridique est ouverte à des dimensions extra-juridiques : la mention Management 9

9 intégré : sécurité, environnement et qualité intègre des enseignements liés à la gestion, à l économie et à la technologie du risque ; la mention Science politique prépare des politistes intéressés par le journalisme, le conseil, l action publique et la coopération et développement. Ces mentions se déclinent en 33 spécialités : 10 en Droit de l entreprise, sept en Droit public, six en Droit privé, sciences criminelles et carrières judiciaires, quatre respectivement en Droit et gestion de la santé et en Science politique, une respectivement en Histoire du droit et des institutions et en Management intégré : sécurité, environnement et qualité. 1 Offre de formation et modalités pédagogiques Dans l ensemble, les masters en droit et science politique de l Université Montpellier 1 restent dans un grand classicisme. Ils sont articulés en deux années conduisant progressivement vers une excellente et complète spécialisation la deuxième année. Tous sont offerts en formation initiale. Si l ouverture de certaines spécialités à la formation continue, comme en Gestion des établissements de santé (mention Droit et gestion de la santé), en Droit des assurances (mention Droit de l entreprise), en Métiers des études et du conseil (mention Science politique), ou à l apprentissage, comme en Management intégré : sécurité, environnement et qualité est intéressante, elle n est pas suffisamment exploitée et mérite d être développée par exemple en Droit public et en Science politique. Ces masters se destinent à former des juristes et des politistes de haut niveau pour devenir avocats, magistrats, juristes d entreprise, managers, administrateurs, universitaires et le font remarquablement. Les mutualisations des enseignements sont privilégiées en première année de master afin d offrir aux étudiants les socles fondamentaux. La richesse de certains masters peut nuire à leur lisibilité : au sein de la mention Droit de l entreprise figurent des spécialités dont la place n y est pas évidente tel le droit des assurances ; l architecture globale du master Droit privé, sciences criminelles et carrières judiciaires est complexe. Ces masters offrent des volumes horaires importants en privilégiant les enseignements fondamentaux sans négliger une bonne formation aux compétences additionnelles et transversales comme les langues étrangères et l informatique. La politique d articulation entre les composantes et l IPAG (Institut de préparation à l administration générale) et entre les masters demeure floue et peu cohérente. Ces masters ouverts aux titulaires d un diplôme de licence font preuve d une forte attractivité dans l ensemble. En attirant à l extérieur 30 à 40 % d étudiants, ils sont dans une bonne dynamique, particulièrement en Droit privé et en Droit de l entreprise ; en revanche, le faible nombre d étudiants dans certaines formations comme l histoire du droit incite à une vigilance. 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique Globalement, les masters en droit et en science politique de l Université Montpellier 1 se caractérisent par un adossement à des équipes de recherche d excellent niveau et d excellente réputation. Cela se répercute positivement sur les exigences de qualité dans les masters. De façon inégale, ils bénéficient d une coopération et d une collaboration étroites et pertinentes avec les milieux socioprofessionnels des secteurs concernés comme les métiers de la justice (avocats, magistrats, notaires, huissiers), de la santé, de l immobilier, du risque sans oublier les collectivités territoriales. Dans un environnement concurrentiel, les masters en droit et science politique de l Université Montpellier 1 occupent une bonne place au niveau national. En recevant autour de 900 candidatures par an en moyenne, la mention Droit privé, sciences criminelles et carrières judiciaires est le témoignage de cet excellent positionnement. En revanche, les dossiers ne montrent pas une articulation entre les masters «droit» et «science politique». Ils ne donnent pas d informations sur l inutilité ou sur l opportunité d une telle articulation. Particulièrement intéressants sont les partenariats noués par le master Management intégré : sécurité, environnement et qualité avec des établissements de la région (Ecole nationale supérieure de chimie de Montpellier, Medica). Certains masters développent d excellents réseaux internationaux qui contribuent à une excellente ouverture à l international. A souligner notamment la double diplomation possible dans la spécialité recherche, bilingue, Politique et action publique comparée (mention Science politique) en relation avec The American University (Washington DC aux Etats-Unis d Amérique) et en relation avec l université de Sienne (Italie), les accords avec des universités du Maghreb et du Canada de la mention Droit de l entreprise. 10

10 Il est regrettable que tous les masters n institutionnalisent pas les rapports individuels et informels qu ils entretiennent avec d autres universités étrangères, européennes ou internationales. A ce titre, il est dommage également que l on ne dispose pas d informations précises concernant la mise en extinction de la spécialité Droit et politiques de l intégration européenne : droit constitutionnel européen (mention Droit public), formation véritablement internationale. 3 Insertion professionnelle et poursuite d études Les masters en droit et science politique de l Université Montpellier 1 offrent, dans l ensemble, de bonnes perspectives professionnelles aux étudiants, même si celles-ci méritent d être nuancées en fonction des secteurs. En moyenne supérieur à 75 %, le taux d insertion peut s avérer un peu limité dans certaines spécialités. Pour les masters qui privilégient le volet recherche, le droit public, l histoire du droit et le droit privé obtiennent de remarquables résultats en doctorat en conduisant de nombreux docteurs aux fonctions de professeur et de maître de conférences des universités, mais on peut regretter une insuffisante prise en compte de l insertion professionnelle des étudiants qui ne se dirigent pas vers la voie de l enseignement et de la recherche. L insuffisance de praticiens non académiques et non issus de la magistrature dans certains masters comme celui de Droit public témoigne de cet état de fait. Au vu des chiffres à disposition, sous réserve des formations qui accueillent des étudiants en formation continue, ces masters accueillent des étudiants titulaires de licence en master 1, les master 2 étant ouverts aux titulaires d un master 1 venant non seulement de Montpellier 1, mais aussi de nombreuses universités extérieures, avec une sélection rigoureuse compte tenu de l attractivité globale des diplômes concernés. Dans l ensemble, l absence d harmonie entre les mentions en matière de réussite et de politique de stage pose des questions relatives à la politique générale de l université sur ces points. Il apparaît, également, que les données récoltées ne sont pas exploitées à bon escient et le sont dans le désordre. Quel décalage en effet entre un très bon taux de réussite oscillant entre 75 % et 100 % (le taux de 100 % est atteint par certaines spécialités comme Droit privé de la mention Droit privé, sciences criminelles et carrières judiciaires, et trois des spécialités de la mention Droit de l entreprise) et le médiocre taux de réussite de 25 % de la spécialité Droit des contrats internationaux (mention Droit de l entreprise). Cela interroge sur la pertinence du positionnement et de l orientation de la formation. Dans le volet professionnel des masters, la politique de stage plus ou moins soutenue selon les spécialités garantit une bonne adéquation des compétences attendues à l issue des formations et les objectifs des formations. La politique de la mention Droit privé, sciences criminelles et carrières judiciaires est à cet égard remarquable alors que celle de la mention Droit de l entreprise est plus floue. On peut constater aussi une politique désordonnée de l exploitation de la formation continue. Dans l ensemble, la poursuite d études doctorales dans les masters professionnels demeure faible dans un cadre national de valorisation pratique du doctorat. 4 Pilotage des formations La situation des masters en droit et science politique de l Université Montpellier 1 sur ce point est contrastée, entre ceux qui se sont adaptés aux standards applicables, ceux qui ne le font qu à demi-mesure et ceux qui ne les ont pas adoptés. Dans l ensemble, ces formations sont dotées d une équipe pédagogique de grande qualité alliant un bon équilibre entre les universitaires et les professionnels issus des milieux socioprofessionnels concernés. A noter, cependant, la situation singulière de la mention Management intégré : sécurité, environnement et qualité avec un seul professeur d université et sans autre universitaire dans le pilotage. La présence d organes collégiaux, comme un conseil de perfectionnement en première année et en deuxième année de master, reste rare ; elle n est constatée que dans la mention Droit privé, sciences criminelles et carrières judiciaires. Le pilotage des mentions est, généralement, spécifique à chaque spécialité de master et n existe pas véritablement pour l ensemble d une mention. Le cas le plus extrême est celui de la mention Droit public pour lequel le pilotage de la mention est effectué en section de droit public. Dans cet ensemble, l évaluation de la formation par les étudiants n est pas encore généralisée. Il ressort des dossiers que l Université Montpellier 1 ne met pas en place une politique suffisamment volontariste pour permettre l appropriation et l exploitation des moyens administratifs et opérationnels nécessaires aux masters, notamment aux secondes années de master. 11

11 Dans l ensemble, les dossiers fournis sont de grande qualité : ils ont été rédigés avec soin et sérieux ; l autoévaluation a été rigoureusement menée. En revanche, les informations transmises sont d inégales précisions, concernant les statistiques des flux étudiants, des fiches RNCP (répertoire national des certifications professionnelles) ou des annexes descriptives aux diplômes (ADD). 5 Appréciation globale et recommandations Points forts : Une offre globale attractive. Une offre bien adossée à des équipes de recherches de qualité et aux milieux socioprofessionnels concernés. Points faibles : Pilotage insuffisamment ouvert aux milieux socioprofessionnels et souvent concentré au niveau des spécialités. Insuffisance de moyens administratifs. Lisibilité complexe de certaines mentions. Recommandations : Il conviendrait d affecter davantage de moyens administratifs aux formations, notamment au niveau de la deuxième année de master, ce qui permettrait d améliorer le suivi des diplômés et des diplômes. Cela contribuerait aussi à une nécessaire amélioration du pilotage qui pourrait être ouvert davantage aux milieux socioprofessionnels concernés et rationnalisé, notamment par l instauration d un organe collégial au niveau de la mention. Cette amélioration du pilotage permettrait à certaines mentions d être mieux rationnalisées et simplifiées pour davantage de visibilité et de perspectives. 12

12 Synthèse de l évaluation pour l Université Montpellier 2 Sciences et techniques UM2 Préambule L Université Montpellier 2 Sciences et techniques (UM2) est une université ancienne dont les activités couvrent des champs scientifiques et technologiques étendus : biologie pour la santé et l agronomie ; biodiversité et écologie ; évolution et environnement ; chimie, terre et eau ; sciences de l ingénieur ; physique ; mathématiques et informatique ; gestion et sciences de l éducation. Son offre master est composée de 16 mentions recouvrant largement ces différents champs. Les entretiens offre de formation (EOF), réalisés lors de la visite sur site, ont permis d apporter quelques compléments à l évaluation sur dossiers, détaillée, par domaine, dans les paragraphes suivants de ce rapport : - Le changement de présidence, en 2012, s est traduit, entre autres, par la mise en place de structures intermédiaires pluridisciplinaires (Comités thématiques d établissement, CTE) dont les missions portent sur la mise en dialogue entre disciplines et entre laboratoires et composantes d enseignement. Cette organisation, saluée par les interlocuteurs rencontrés, génère, cependant, un surcroît de niveau de discussion où chacun cherche encore sa place. Ce qui peut expliquer, en partie, les contours fluctuant de l offre master, perçue dans l évaluation sur dossiers. La perspective de la fusion, bien perçue par tous les acteurs, ne facilite pas la mise en œuvre immédiate de certaines décisions. - Un bureau du système d information dédié aux formations (Service système d information des études, SSIE), a récemment été créé, afin de mettre en place les données nécessaires et fiabilisées, d accompagner le changement en facilitant le dialogue entre la direction et les composantes, de fournir des données partagées sur les formations, et répondre aux enquêtes institutionnelles. Les composantes sont responsables des autres chiffres avancés, notamment des enquêtes six mois, même si la méthodologie peut être construite avec l aide des services centraux. Cette organisation semble porter progressivement ses fruits. - L ouverture internationale est devenue depuis 2012 un élément, fort, de politique de l établissement. Pour la première fois un Vice-président aux relations internationales a été désigné. Des partenariats sont portés au niveau de l établissement (pays et universités «phare», en concertation avec les collectivités territoriales et UM1). Des rencontres ont été réalisées dans les pays conventionnés, pour vérifier la teneur des partenariats. Le pilotage de proximité des formations délocalisées n est pas complètement maîtrisé. Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS 1 Préambule L Université Montpellier 2 propose deux mentions de master en SHS 1 : Administration des entreprises et Management des technologies. Ces deux mentions regroupent huit spécialités qui sont proposées par l Institut d Administration des Entreprises (IAE). La mention Administration des entreprises, M2 (deuxième année de master) spécifique au réseau des IAE, s adresse à des étudiants, en principe déjà titulaires d un master d un domaine hors gestion, et vise à leur apporter une formation en management selon l un des deux rythmes suivants : en un an (groupe dit «full time»), ou en deux ans (groupe «part time»). Cette mention ne comprend plus qu une seule spécialité : Manager (la spécialité Executive semble avoir été mise en sommeil et n a pu être expertisée). La spécialité Manager est découpée en trois parcours - Chef produit / direction Marketing - Chef projet / contrôle de gestion - Entrepreneuriat / direction d entreprise. La mention Management des technologies offre sept spécialités : Chargé d affaires internationales - Contrôle de gestion et nouveaux systèmes technologiques Création de jeune entreprise innovante et management de projet innovant - Management des technologies de l information - Banque et assurances - Management des universités et technologies de l information - Gestion stratégique des ressources humaines. La première est ouverte en formation initiale et continue, les autres le sont aussi à l apprentissage. 13

13 1 Offre de formation et modalités pédagogiques Les mentions destinent leurs étudiants au monde de l entreprise tant publique que privée, autant vers de grands groupes multinationaux que vers des petites entreprises. Il convient de spécifier que le Master Administration des entreprises (MAE) se trouve dispensé sur une structure de type M2 seulement, compte tenu de ses spécificités. Il offre une formation en management à des étudiants d origine scientifique le plus souvent. Deux spécialités à finalité professionnelle étaient prévues être évaluées : Manager et Executive, mais le dossier ne comporte qu une seule d entre elles Manager. Hormis ce M2, l offre de formation est conçue pour dispenser des connaissances et faire acquérir des compétences relativement générales, voire pluridisciplinaires, en première année de master (M1) et de ce fait, pour la mention Management des technologies, la spécialisation professionnelle est essentiellement apportée en deuxième année (M2). Cette dernière mention propose deux spécialités à finalité professionnelle : Management des universités et technologies de l information - Banque et assurances. Elle propose aussi cinq spécialités à finalité indifférenciée (professionnelle et recherche) : - Chargé d affaires internationales - Contrôle de gestion et nouveaux systèmes technologiques Création de jeune entreprise innovante et management de projet innovant - Management des technologies de l information Gestion stratégique des ressources humaines. Les objectifs relèvent de la formation de spécialistes du management des technologies de l information avec une forte adéquation avec les besoins des entreprises utilisant des technologies de l information et ceux des sociétés de services en ingénierie informatique. La formation vise aussi à former des chefs de projet informatique, des chefs de département informatique, des ingénieurs d affaires en informatique, des chefs de projet multimédia et des consultants marketing (e-marketing). Cette mention offre enfin une voie vers la préparation d un doctorat en sciences de gestion. La formation à la recherche occupe une place importante dans certaines spécialités (Contrôle de gestion et nouveaux systèmes technologiques, Création de jeune entreprise innovante et management de projet innovant, Management des technologies et de l information). Cette mention Management des technologies recouvre donc un périmètre de formation très large couvrant plusieurs champs du management, ce qui nuit quelque peu à sa cohérence en raison même de cette large circonférence. Le rythme des parcours permet une présence des étudiants en entreprise pour une part importante de leur temps. Il est donc compatible avec la formation initiale, la formation continue et l alternance. Toutefois, les modalités pédagogiques sont bien pensées et structurées dans l ensemble. En M1, le semestre 1 (S1) est commun à l ensemble des étudiants (sauf pour le parcours Management des unités de production et de commercialisation et la spécialité Management des universités et technologies de l information) ;le semestre 2 (S2) comprend quatre UE en commun et deux en option en fonction des spécialités choisies en master (sauf pour le parcours Management des unités de production et de commercialisation et les spécialités Management des universités et technologies de l information, Banque et assurances et Chargé d affaires internationales). L objectif de formation à une double compétence est cohérent pour la mention Administration des entreprises et principalement pour les spécialités Management des technologies de l information, Contrôle de gestion et nouveaux systèmes technologiques, Création de jeune entreprise innovante et management de projet innovant, dans la mention Management des technologies. La cohérence de cet objectif de double compétence apparaît moins nettement pour les autres formations, sans pour autant nuire à leur qualité. La mention est ouverte aux étudiants de formation continue et aux modalités de validation des acquis de l expérience, de validation des acquis professionnels (VAE, VAP). L acquisition des compétences additionnelles concerne de fait la mention Management des technologies. La mention prépare les étudiants à un contexte professionnel international, en dispensant de nombreux cours en anglais. Par ailleurs, la mobilité des étudiants dans des universités partenaires est favorisée. Des cours d anglais optionnels sont aussi proposés en première année de la mention (486 heures d anglais pour l IAE dans sa globalité en ). Néanmoins, le dossier ne nous renseigne pas sur des préparations à des certifications en langues ni sur des compétences additionnelles en technologies de l information et de la communication au regard notamment des formations liées à la spécialité Management des technologies de l information. Un module transversal de méthodologies de la recherche (30 heures) est proposé à l ensemble des étudiants de M2 de l IAE et de l ISEM (composante de l Université Montpellier 1) qui souhaitent s orienter vers une thèse de doctorat (trois inscrits en doctorat en 2012). 14

14 Chaque spécialité de la mention a vu ses effectifs progresser depuis 2008, ce qui dénote une attractivité significative. Ainsi, la mention est passée de 296 étudiants inscrits au sein de la mention en 2008 à 465 en Cette progression peut également s expliquer par la création des nouvelles formations : Management des universités et technologies de l information, Banque et assurances. Une exception toutefois à cette progression concerne les spécialités Gestion stratégique des ressources humaines et Management des universités et technologies de l information. Les deux mentions, et particulièrement la mention Management des technologies qui possède des spécialités à finalité indifférenciée s adossent aux travaux de recherche conduits au sein du laboratoire de recherche Montpellier Recherche en Management. La spécialité Gestion stratégique des ressources humaines est co-habilitée avec l Université Paul-Valéry Montpellier 3, mais le dossier apporte de manière insuffisante des informations sur les modes de pilotage conjoint, laissant entrevoir des difficultés de coordination. 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique Ces mentions trouvent toute leur place dans l offre de formation de l établissement et couvrent des territoires de compétences certes complémentaires, mais bien distincts. La mention Administration des entreprises (MAE), mention spécifique au réseau des Instituts d Administration des Entreprises (réseau IAE), vise à apporter aux étudiants une double compétence «scientifique» et management de ses diplômés. La mention est adossée au laboratoire Montpellier Recherche en Management (MRM). La mention est en relation avec l environnement socio-économique d une part en raison de la présence au sein de l équipe pédagogique, et pour moitié environ, de professionnels intervenant dans le cadre de cours, séminaires et conférences et assurant la moitié des heures d enseignement en présentiel ; d autre part, les stages d une durée de trois à six mois favorisent l insertion en entreprises des étudiants du programme dit «full time», ceux du programme dit «part time» étant déjà insérés professionnellement. La mention Management des technologies se trouve bien positionnée au sein de l Université Montpellier 2, car elle propose une formation de type double compétence recherchée et qui apparaît bien reconnue dans l offre de formation. En termes de masters reliant les systèmes d information et le contrôle de gestion proposés par d autres universités en France, celui de l Institut des Administration des Entreprises de l Université Montpellier 2 est cohabilité avec l Institut des Sciences de l Entreprise et du Management (ISEM) de l Université Montpellier 1 (spécialité Contrôle de gestion et nouveaux systèmes technologiques) et se distingue en étant l une des seules formations du Sud de la France à avoir opté pour une orientation forte sur les systèmes et technologies de l information pour le contrôle de gestion. Les formations se trouvent adossées au laboratoire Montpellier Recherche en Management (MRM). L adossement concerne aussi le LabEx Entreprendre. L IAE, support de ces formations, s inscrit dans une université qui présente la spécificité d être à la fois scientifique et technologique. Il est l une des sept composantes de l Université Montpellier 2 et a fait le choix de développer une offre de formation fondée sur la «double compétence» à la fois managériale, technologique et scientifique. C est ce qui explique que l IAE ait développé plusieurs collaborations avec d autres composantes scientifiques de l UM2, notamment par le double diplôme avec l école d ingénieur Polytech (à compter de 2013) et le parcours commun en master 2 avec la filière MASS (Mathématiques Appliquées aux Sciences Sociales) de l UFR Sciences. En plus de co-habilitations avec les universités de Montpellier et de Perpignan, l IAE s adosse au laboratoire de recherche Montpellier Recherche en Management, avec des enseignants-chercheurs en sciences de gestion des universités Montpelliéraines et de Sup de Co Montpellier. Avec cette dernière, l IAE a mis en place un partenariat et le second semestre du master pour l ensemble des parcours peut s effectuer, en partie, dans les spécialisations de Sup de Co Montpellier. Des partenariats à l international se trouvent cités dans le dossier ; ils témoignent de la volonté d ouverture à l international de l Institut d Administration des Entreprises, support de ces formations. Néanmoins, les spécificités de ces partenariats pour les mentions et les spécialités, à l exception de la spécialité Chargé d affaires internationales, ne se trouvent pas suffisamment documentées. 15

15 3 Insertion professionnelle et poursuite d études C est essentiellement la mention Management des technologies qui ouvre des possibilités vers la poursuite d études en doctorat en sciences de gestion. La formation à la recherche occupe une place importante dans certaines spécialités (Contrôle de gestion et nouveaux systèmes technologiques, Création de jeune entreprise innovante et management de projet innovant, Management des technologies et de l information). Au sein du master Administration des entreprises, les étudiants sont généralement de formation «scientifique» et issus, le plus souvent, de la région. Si la formation dispensée en un an «full time» présente un flux d entrée relativement constant et de bon niveau, il en va différemment sur le plan des effectifs pour celle dispensée en «part time» sur deux ans, notamment du fait de la difficulté de monter les financements. Cette dernière, dans sa structure actuelle, pourrait mieux prendre en compte les difficultés que rencontrent les étudiants de formation continue qui doivent concilier formation et vie professionnelle, pour éviter que cela n engendre des taux d abandon et d échec importants. Si dans l ensemble les formations sont attractives et si les taux de réussite apparaissent généralement bons (aux environs de 80 % en moyenne), les informations apportées par le dossier ne permettent pas réellement d apprécier l insertion professionnelle des étudiants, notamment en termes qualitatifs. 4 Pilotage des formations La formation s inscrit dans une logique de double compétence scientifique/gestionnaire traduisant le positionnement de la composante (Institut d Administration des Entreprises - IAE) qui organise la mention relevant du champ des sciences du management, au sein d une université à dominante scientifique. La mention Administration des entreprises (MAE) s inscrit particulièrement bien dans ce cadre. Pour cette mention, l équipe pédagogique et administrative est dense, équilibrée entre enseignants-chercheurs et intervenants professionnels. En Management des technologies, le pilotage apparaît plus complexe, le nombre de responsables de parcours étant important au regard des spécificités de ces parcours et des effectifs accueillis. Enfin, le dossier apporte trop peu d informations sur la délocalisation de la spécialité Chargé d affaires internationales co-habilitée avec Burapha University, Chon Buri Campus, en Thaïlande. 5 Appréciation globale et recommandations Points forts : Formations visant une double compétence et bon positionnement au sein de l Université Montpellier 2. Professionnalisation des formations, bon positionnement. Formations adossées à la recherche. Appartenance de la composante au réseau des IAE. Points faibles : Périmètre de la mention Management des technologies assez dilué. Faible intégration de personnalités extérieures dans les conseils de perfectionnement. Absence d informations sur les préparations à des certifications en langue, si elles existent, et sur le niveau d exigence en la matière des différentes mentions, à l exception de la spécialité Chargé d affaires internationales. Informations trop parcellaires en termes d insertion professionnelle des diplômés. Difficultés à percevoir les implications des partenariats, au-delà de ce qui est déclaré dans le dossier. Recommandations : Il conviendrait de revoir la cohérence interne du contenu de la mention Management des technologies en s interrogeant sur l utilité de rattacher des spécialités telles que : Chargé d affaires internationales, Banque et assurances, Gestion stratégique des ressources humaines à cette mention qui vise un objectif de double compétence qui apparaît plus difficile à obtenir compte tenu de leur spécificité et de leur contenu qui ne mettent pas suffisamment en évidence cette double compétence, c est-à-dire le rattachement aux technologies. 16

16 Il conviendrait aussi de mettre en place rapidement des moyens de mesure efficaces de la satisfaction des étudiants puis d élargir l étude du devenir (quantitatif et qualitatif) des étudiants de master à toutes les spécialités. L intégration des différents profils d étudiants qui vont composer l effectif des formations mériterait d être prise en compte lors de la construction de ces formations. Une politique globale propre à la mention Management des technologies quant à l acquisition de compétences additionnelles, en insistant plus particulièrement sur les dispositifs de certification en langues et éventuellement sur les formations en termes de technologies de l information, mériterait d être définie. Les partenariats entre la composante et les divers partenaires du monde socio-économique devraient être mieux clarifiés et formalisés. Des informations sur la délocalisation de la spécialité Chargé d affaires internationales avec l Université Burapha en Thaïlande devraient être apportées. Synthèse de l évaluation pour le domaine Sciences technologies, santé (STS) Préambule L offre master de l Université Montpellier 2 (UM2) compte 14 mentions dans le secteur STS. La globalité de cette offre est proposé en fort partenariat avec les autres acteurs du site académique de Montpellier, notamment les universités de Montpellier 1 et de Montpellier 3, l Université de Perpignan Via Domitia (UPVD), l Université de Nîmes (UNîmes) et l Ecole Nationale de Chimie de Montpellier (ENSCM). Plus spécifiquement, les établissements UM1 et UM2 se sont engagés dans un processus de fusion qui conduira pour le volet enseignement à une offre de formation commune. La présente évaluation des mentions du domaine STS portées par l UM2 se référera donc parfois à cet avenir unifié dans le cadre d une volonté de cohérence de site. Pour le secteur STS, 14 mentions de master, correspondant à 56 spécialités, sont donc concernées : Biologie- Santé (six spécialités), Biologie des plantes et des microorganismes, biotechnologies, bioprocédés (trois spécialités), Ecologie, biodiversité (quatre spécialités, dont une consacrée aux métiers de l enseignement non concernée par l évaluation), Mécanique (une seule spécialité), Energie (deux spécialités), Géosciences (deux spécialités), Physique (une seule spécialité), Sciences et techniques de l information et de la communication (STIC) pour l écologie et l environnement (deux spécialités), Sciences et techniques de l information et de la communication santé (STIC- Santé, trois spécialités), Chimie (sept spécialités dont une, Chimie théorique, portée par l Université de Toulouse 3), Mathématiques, Bio-statistique (quatre spécialités dont deux consacrées aux métiers de l enseignement et nonconcernées par l évaluation), Eau (cinq spécialités), Electronique, électrotechnique, automatique (EEA) (sept spécialités, dont une consacrée aux métiers de l enseignement non concernée par l évaluation) et Informatique (sept spécialités, dont deux ne sont pas concernées par l évaluation : Géomatique portée par l Université de Toulouse 3 et Systèmes d information de gestion dont le dossier est absent). On notera que de nombreuses mentions et/ou spécialités comprennent des parcours identifiés répondant plus ou moins à des spécificités de formations. C est particulièrement le cas pour les mentions à spécialité unique. On notera aussi que toutes les mentions du secteur STS sont gérées par la Faculté des Sciences de l UM2 qui assure (voir ci-dessous) une partie importante du pilotage et de l appui logistique des formations. 1 Offre de formation et modalités pédagogiques L offre master du domaine STS de l UM2 correspond à une réorganisation récente (à deux ans) de l offre initiale. Elle correspond à une volonté de proposer une offre unifiée, orientée et simplifiée dans le cadre de la création de la future Nouvelle Université de Montpellier (NUM). En outre, elle résulte de choix souvent pertinents pour une mise en cohérence avec les axes stratégiques de l établissement dans les domaines des Sciences du Vivant, de l Environnement ou de l Ecologie. Plusieurs mentions ne sont pas encore stabilisées en termes de périmètre et des redéfinitions de contours sont annoncées dans quelques dossiers. On notera donc que la double réorganisation de 17

17 l offre master STS (il y a deux ans et future) donne une certaine impression de «visibilité/lisibilité variable» et questionne quelque peu sur sa stabilité et sa pérennité. A côté de mentions disciplinaires ou «traditionnelles» pour une grande université (Chimie, Physique, Biologiesanté, Géosciences, Mécanique, Mathématiques-bostatistique, Informatique, EEA), l UM2 propose des mentions plus jeunes telles qu Ecologie, biodiversité ou Eau et des mentions pluridisciplinaires (souvent jeunes également) comme Energie, STIC pour l écologie et l environnement, STIC-santé. Les mentions Chimie et Mathématiques-biostatistique doivent aussi être considérées comme pluridisciplinaires si on considère l organisation pédagogique et les différenciations en seconde année. De nombreuses mentions ou spécialités présentent un positionnement thématique original ou très spécifique (par exemple, les mentions Energie ou Ecologie, biodiversité, ou les spécialités DECOL et IMAGINA de la mention Informatique). Quelques formations sont, quant à elles, particulièrement innovantes d un point de vue pédagogique. On citera notamment la spécialité Ingénierie de la santé (mention Biologie-santé), lauréate IDEFI (Initiatives d excellence en formations innovantes), la spécialité Dynamique terrestre et risques naturels (DTRN) de la mention Géosciences qui allie une approche couplée terrain/modélisation ou encore le parcours Audiologie (de la mention Biologie-santé) qui est unique en France. La mention Ecologie, biodiversité présente, elle aussi, des spécialités thématiquement originales et bien positionnées. La mise en place du «Projet innovant avec application industrielle» dans la mention Mécanique est une initiative pédagogique intéressante. En résumé, à côté des mentions disciplinaires classiquement positionnées, l offre master STS de l UM2 contient quelques propositions originales et intéressantes en cohérence avec les spécificités de l établissement et du site. Cette offre master STS de l UM2 se caractérise par une diversification généralement pertinente des parcours ou spécialités. Toutes les mentions bénéficient d un adossement de très bonne qualité au niveau recherche et socioéconomique (voir ci-dessous). En effet, l UM2 a su construire les partenariats appropriés pour soutenir ses formations que ce soit au niveau pédagogique ou sur le plan de l attractivité et ce bien que certains parcours peinent à trouver leur public (i.e. STIC pour l écologie et l environnement). La mise en place systématique de conseils de perfectionnement (CP) n est sans doute pas étrangère à cette situation satisfaisante. L initiative d un Président externe à l université dans le CP de la mention Energie est originale et particulièrement intéressante. On notera enfin que deux spécialités (Optoélectronique, hyperfréquences et Capteurs et systèmes associés de la mention EEA, un parcours de la mention Mécanique et deux parcours de la mention Physique ont un label CMI (Cursus de Master en Ingénierie). Toutes les mentions de master STS présentent une structure classique avec une progressivité généralement bonne au cours des deux années. Des mentions telles que Biologie des plantes, Ecologie, biodiversité, Informatique ou Eau, se caractérisent néanmoins par un caractère tubulaire marqué dès la première année (M1), attribuable à des attendus thématiques spécifiques. On remarquera de plus que les passerelles et la possibilité de réorientation en cours de cursus sont difficilement identifiables au sein du domaine STS pour un public non averti. La majorité des mentions (Chimie, Informatique, STIC, Biologie-santé, Biologie des plantes, Eau ) affichent des unités d enseignement de pré-professionnalisation ou transverses en bonne adéquation avec les objectifs pédagogiques revendiqués. Pour quelques mentions, le cadre semble cependant moins contraint (Mécanique, EEA, par exemple) ou moins homogène, notamment pour les formations à finalité recherche telles que Physique. Suivant les recommandations de l établissement, chaque année de master comprend un stage soit en milieu industriel soit en milieu académique en fonction des objectifs pédagogiques. Le stage de M1 est d une durée comprise entre cinq semaines et deux mois, alors que celui de seconde année est d une durée en général de cinq à six mois. Les stages sont cadrés par la charte des stages de la Faculté des Sciences et encadrés par un Bureau d Aide à l Insertion Professionnelle (BAIP) qui assure un accompagnement des étudiants dans leur démarche de prospection de stages et d emplois. Dans ce contexte de stages, plusieurs formations sont ouvertes à l international soit de façon formelle (Chimie, Biologie-santé, Ecologie, biodiversité) ou soit de façon informelle (voir ci-dessous). Enfin, il convient de noter que quelques formations (Biologie-santé, Biologie des plantes, Eau, STIC-santé, Chimie) sont d ores et déjà ouvertes (mais généralement pas en totalité) à la VAE/VAP (validation des acquis d expérience/professionnels), la FC (formation continue) ou à l apprentissage. Cependant, d une façon assez générale, l offre master STS ne semble pas encore pleinement rentrée dans le processus de professionnalisation des formations affirmé de façon volontariste par l établissement. Les actions en lien avec le CFA de l UM2 ou le service CREUFOP (service dédié à l orientation professionnelle et à la promotion des diplômes) devraient permettre aux masters du domaine STS, notamment ceux à visée professionnelle, de profiter de la tendance positive observée au niveau de l établissement pour cette professionnalisation. Les actions visant la professionnalisation étant récentes en termes de mise en place, un examen à cinq ans permettra probablement, dans le futur, un bilan plus positif. En résumé, bien que quelques points particuliers puissent faire l objet d améliorations, l offre master du domaine STS de l UM2 doit être considérée comme d un très bon niveau avec des spécificités quelques fois remarquables. 18

18 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique Comme mentionné ci-dessus, l offre de formation master dans le domaine STS tient compte des axes stratégiques de l établissement visant a minima une bonne visibilité régionale ou inter-régionale. Elle s inscrit dans une politique efficace de partenariats via de nombreuses co-habilitations (et/ou co-diplomations) en premier lieu avec le partenaire privilégié Montpellier 1, ou avec des établissements tels que Montpellier 3, l Université de Perpignan Via Domitia, l ENSCM, Montpellier SupAgro, l INSTN, l Ecole des Mines d Alès, l Université de Nîmes ou encore Toulouse 3 et Poitiers. Globalement, l offre master STS de l UM2 est bien positionnée avec un positionnement recherche d excellente qualité et prend en compte positivement les évolutions futures qui présideront à la création de la Nouvelle Université de Montpellier (NUM). L UM2 affiche, par ailleurs, une politique volontariste pour assurer un positionnement pertinent et pluridisciplinaire de son offre de formation. La mention Mathématiques-biostatistique est un exemple particulier d originalité régionale. Toutes les mentions de master bénéficient en outre d un adossement recherche de haute qualité, et il est à noter un souci constant de lier les objectifs des mentions et spécialités aux contraintes et nécessités du monde socio-économique. La mention Eau s appuie, par exemple, sur un pôle de compétences dans le domaine de l eau alors que la mention Energie est en forte interaction avec le Pôle de Compétitivité DERBI. Suite à la rupture organisationnelle récente (en cours de contrat) des mentions telles que Informatique ou Ecologie, biodiversité affichent encore une structure interne parfois confuse qu il conviendrait de réexaminer. D un point de vue macroscopique, les formations sont attractives tant pour les spécialités recherche que pour les formations professionnalisantes. A titre d exemple, on peut citer des mentions comme Energie, Biologie-santé ou Ecologie, biodiversité qui bénéficient d une attractivité excellente nécessitant parfois une sélection forte à l entrée (i.e. Energie). Quelques mentions présentent cependant des flux entrants moyens ou faibles (par exemple, parcours et/ou spécialités dans les mentions Mécanique, STIC pour l écologie et l environnement, Informatique, Physique), alors que d autres souffrent soit de taux de réussite un peu faibles (Mécanique, Physique, par exemple), soit d une évaporation étudiante entre M1 et M2 (Ecologie, par exemple). Autant de problèmes qu il conviendrait de surveiller via les outils de pilotage mis en place, notamment pour les formations jeunes comme STIC pour l écologie et l environnement, ou STIC-santé qui doivent faire rapidement leurs preuves pour atteindre la visibilité affichée. On peut penser que, compte tenu du contexte économique et démographique actuel, les processus de formation en apprentissage, FC ou VAE qui sont en cours de développement au sein de l UM2 (voir ci-dessus) pourraient probablement permettre de conforter l attractivité de certaines formations et surtout de certains parcours/spécialités à faibles effectifs (en Physique par exemple). Enfin, l introduction de cours professionnalisants de façon systématiques ne semble pour l instant pas assez encouragée ou pas assez formalisée au niveau des masters du domaine STS. Enfin, l UM2 souhaite positionner son offre master au niveau international. Cette ouverture à l international est présente dans beaucoup de formations, mais reste globalement en devenir. Si quelques mentions (Biologie-santé, Chimie, Ecologie, biodiversité) affichent des parcours internationaux, parfois labellisés Erasmus Mundus, ou une codiplomation (avec le Canada pour la spécialité Mathématiques, Statistique et applications de la mention Mathématiques-biostatistique), la majorité des formations ne font état que de relations non formalisées avec divers pays (Angola, Brésil, Cameroun, Canada, Québec, Tunisie, Vietnam ). Il semble par ailleurs surprenant que l UM2 ne profite pas pleinement de sa position privilégiée au sein du bassin méditerranéen pour valoriser ses atouts dans le domaine de la formation en Sciences et Technologie. Enfin, en dehors de la mention Chimie, on ne note pas, dans les dossiers présentés, de volonté clairement affichée pour valoriser les enseignements en anglais ou les certifications qui pourraient accroître la visibilité internationale (entrante et sortante) de nombre de masters. Le document de politique générale et d autoévaluation de l UM2 fait pourtant état d une politique dans le domaine. En résumé, sur ce volet international, avec une volonté clairement affichée de l établissement, le bilan apparaît finalement mitigé et largement améliorable. 3 Insertion professionnelle et poursuite d études Selon les recommandations nationales, l Observatoire de la Vie Etudiante (OVE) de l UM2 via son service CASSIOPEE assure un suivi des étudiants à 30 mois. Parallèlement, le SEPIF (service des relations avec les entreprises plutôt dépendant de la Faculté des Sciences que de l UM2 elle-même) réalise une étude d insertion professionnelle (IP) à six mois. La cohérence des chiffres donnés dans les différents dossiers est parfois incertaine. De plus et d une façon générale, il n est que très rarement fait mention de la nature des métiers occupés, ce qui ne permet pas de juger de l adéquation formation/métier pour le domaine STS. Au global et au regard de certaines divergences et imprécisions ou de l absence d indicateurs consolidés, il ne semble pas y avoir de relations fortes entre les équipes 19

19 pédagogiques et ces services centraux. Certaines mentions critiquent même le système mis en place au niveau central, ce qui les a conduites à créer des instruments propres pour réaliser ce suivi. L exemple le plus frappant est la création d une association étudiante spécifique qui gère de façon indépendante le suivi des anciens. La réorganisation récente de certaines formations (i.e. Ecologie) ou la relative «jeunesse» de certaines formations (STIC, Energie, Biologie des plantes, par exemple) permet de comprendre la difficulté rencontrée par l établissement et ses services centraux. Il n en reste pas moins que ce point concernant le suivi des cohortes méritera d être amélioré pour assurer la meilleure visibilité aux formations dans le domaine STS, mais probablement aussi dans d autres domaines. Concernant les résultats d insertion professionnelle (IP), les mentions Géologie, Chimie, Mathématiquesbiostatistique ou Informatique présentent des statistiques satisfaisantes voire très satisfaisantes (Chimie, par exemple). Les taux de poursuite en doctorat (partie intégrante de l IP) sont également bons ou très bons pour ces formations. Comme indiqué ci-dessus, l analyse est plus difficile pour les mentions STIC, Ecologie, biodiversité, Biologie des plantes, Energie en raison d un manque de recul ou de chiffres consolidés. Par contre, on observe une situation difficile et/ou préoccupante pour d autres mentions Physique (hors poursuite en doctorat), EEA, Mécanique, Eau et Biologie-santé. Comme déjà indiqué, les processus de réorientation ne sont pas toujours suffisamment explicités, ce qui ne permet pas de façon immédiate de résoudre le problème rencontré. La difficulté de suivi de certaines cohortes spécifiques, notamment dans le domaine de la biologie, peut aussi être un facteur explicatif. Ces situations particulières devraient néanmoins conduire l établissement à revoir les objectifs de ces mentions (plus précisément de certaines spécialités) pour trouver une meilleure adéquation avec le bassin d emploi ou en terme de formation/métier visé. En résumé, au sein du domaine STS, l insertion professionnelle est globalement satisfaisante pour la majorité des formations, en cohérence avec la qualité des laboratoires d appui et avec le positionnement de l établissement au niveau régional (et dans une moindre mesure national), au niveau socio-économique. Quelques recentrages formation/métier et l amélioration des outils de suivi pourraient résoudre les difficultés rencontrées pour une minorité d entre-elles. L établissement affiche sa volonté d accroître l action du Bureau d Aide à l Insertion Professionnelle (BAIP) pour l accompagnement des étudiants dans le cadre de leur projet professionnel, ce qui semble dans le contexte une initiative à encourager. 4 Pilotage des formations L UM2 a mis en place plusieurs structures de pilotage dont une Direction des Etudes et des Moyens Communs de la Formation (DEMCFo) et fait état d une volonté d optimiser le système d information des études afin d accroître les services aux usagers et aux gestionnaires. En 2013, le pilotage de l offre de formation a été assuré par la création d une cellule «habilitation» composée de tous les services communs et centraux ayant une activité liée à la formation. La présence des directeurs de composantes de formation au sein des conseils est aussi un élément important pour le pilotage de l offre de formation et pour ses évolutions récentes et futures. Les masters du domaine STS bénéficient aujourd hui de ce nouveau dispositif. Malgré la pertinence de l approche exposée, il semble cependant à la lecture de plusieurs dossiers que des difficultés relationnelles subsistent encore parfois, sur ce sujet, entre la direction de l université et certaines de ses composantes. Antérieurement à la réorganisation de l offre, le pilotage des masters du domaine STS semblait plutôt assuré par les mentions elles-mêmes sans élément particulier ou spécifique pour les spécialités et les parcours constituant ces mentions. En dehors de cette remarque, le pilotage de l ensemble des mentions est de très bon niveau. Les équipes pédagogiques sont de bonne qualité et sont issues de laboratoires de haut niveau. La qualité et la diversité des intervenants du monde socio-économique est également avérée. On notera cependant que certaines équipes pédagogiques sont quelque peu pléthoriques (EEA, Physique, Biologie des plantes, par exemple). Un cadrage par l établissement pourrait être proposé pour une composition optimale des équipes pédagogiques. De façon générale, le pilotage des mentions concernées par ce rapport assure un fonctionnement efficace de chacune d elles et ce bien que le manque d indicateurs stables et homogènes rende difficile l évaluation. On notera enfin que plusieurs mentions (Energie, Géosciences, notamment) ne bénéficient pas de support administratif effectif pour la gestion quotidienne des formations et l accueil des étudiants. Ce point mériterait d être corrigé rapidement. Au niveau de l établissement et des mentions, un point très positif à noter est la mise en place récente, mais systématique des conseils de perfectionnement qui fonctionnent apparemment très bien. Ce pilotage efficace des formations a permis une évolution pertinente de l offre et certainement un renforcement de la visibilité de bon nombre de mentions. Les efforts entrepris par les équipes pédagogiques donneront très certainement des résultats tangibles pour résoudre les quelques problèmes évoqués plus haut en termes de flux, de suivi et d insertion pour des mentions/spécialités ou parcours spécifiques. 20

20 Au niveau de l évaluation des enseignements, il apparaît que la procédure mise en place par l établissement ne soit pas complétement aboutie ou homogène (par exemple en Chimie, Mathématiques-biostatistique ou Mécanique). La procédure centrale informatisée n est en effet pas utilisée de façon systématique. Dans la mention Biologie des plantes, l évaluation des enseignements par des délégués étudiants apparaît assez surprenante. Enfin, l autoévaluation décrite dans les dossiers ne semble pas cohérente avec celle mentionnée par l établissement. En conclusion, le pilotage de l offre master du domaine STS est satisfaisant et doit beaucoup à l investissement remarquable des porteurs de mentions et de spécialités. On note en effet quelques défaillances au niveau de l établissement. Les mesures prises récemment conduiront probablement à corriger les quelques problèmes identifiés. On peut en effet signaler des efforts réels pour recueillir des données fiabilisées, pour mettre en place une véritable politique de communication, de suivi ou d insertion en direction soit des personnels enseignants soit des étudiants. A ce titre, les liens entre direction de l établissement et composantes devront être renforcés pour que le domaine STS puisse tirer profit de cette nouvelle politique. 5 Appréciation globale et recommandations Points forts : Offre de formation master STS recentrée et réorganisée sur les axes stratégiques de l établissement. Visibilité au niveau régional de l offre dans son ensemble. Nouvelles formations attractives et/ou ciblées. Adossement recherche de qualité. Bon adossement au monde socio-économique. Pilotage spécifique des mentions de bonne qualité. Points faibles : Dossiers parfois incomplets ou lacunaires avec un manque de données chiffrées. Efficacité insuffisante des outils de suivi des cohortes et d évaluation des enseignements. Devenir incertain de certaines formations au regard des effectifs. Réussite et insertion professionnelle améliorables dans certaines mentions/spécialités/parcours. Volet international insuffisamment développé. Apprentissage, FC, VAE en devenir. Recommandations : Les outils de suivi de cohortes et d évaluation des enseignements mériteraient d être améliorés afin de pouvoir transférer des résultats consolidés et fiables aux équipes pédagogiques et conseils de perfectionnement. La fiabilité des données est en effet un facteur essentiel pour mener une analyse pertinente au niveau d une offre de formation. La qualité des dossiers et la présentation factuelle des mentions pourraient ainsi être considérablement accrues au profit des étudiants. Un des objectifs affichés de l établissement est la professionnalisation de ses formations. Compte tenu des atouts et de la qualité de son offre dans le domaine STS, l établissement pourrait conforter, en étroite collaboration avec les porteurs de mentions et de spécialités, ses actions pour une intensification des processus d apprentissage, de formation continue, de VAE et de FTLV, ce qui permettrait de stabiliser les formations aux effectifs étudiants fragiles ou insuffisants. Dans le même esprit, l introduction de cours professionnalisants de façon systématique ne semble pour l instant pas assez encouragée ou pas assez formalisée dans le domaine STS pourtant propice et le plus souvent favorable à la mise en place d unités d enseignement transverses. Les partenariats, notamment à l International, mériteraient quant à eux d être mieux formalisés afin d atteindre l objectif ambitieux d une université de premier plan. Enfin, le devenir, la structure ou l identification de quelques spécialités ou mentions mériteraient d être reconsidéré au regard de certains problèmes ou faiblesses identifiés. Sans priorité ou ordre d importance, on citera : - La faiblesse des effectifs du parcours Modélisation et simulation en mécanique de la mention Mécanique. - Une réflexion sur le positionnement au niveau national de la spécialité Ingénierie cosmétiques, arômes, parfums de la mention Chimie. - La pérennité de la spécialité Electronique, photonique, nanotechnologie dans la mention EEA. - Un affichage recherche plus approprié pour la spécialité Optoélectronique et hyperfréquences de EEA. - Les problèmes d insertion pour la spécialité (thématiquement porteuse) Energie et fiabilité de EEA. 21

21 - Les flux extrêmement faibles (1-2 étudiants) dans la mention STIC pour l écologie et l environnement. - La spécialité Biodiversité-évolution (mention Ecologie, biodiversité), qui pourrait devenir une mention à part entière, mais en repensant la structure interne de l ensemble Ecologie. - Quelques volumes horaires devraient être reconsidérés pour la mention Géosciences (spécialité Géologie des réservoirs), Technologies pour la santé et bioinformatique, connaissances, données de la mention STIC-santé. 22

22 Synthèse de l évaluation pour l Université Paul-Valéry Montpellier 3 Préambule Issue de l ancienne université de Montpellier et créée en 1970 lors de la scission de cette université en trois universités, l Université Paul-Valéry Montpellier 3 est l université dédiée aux Arts, Lettres, Langues et Sciences humaines et sociales. Elle est structurée en six unités de formation et de recherche (Lettres, arts, philosophie, psychanalyse Langues et cultures étrangères et régionales Sciences humaines et sciences de l environnement Sciences économiques, Juridiques, Sociales et de Gestion Sciences du sujet et de la société - Éducation et Sciences pour les LLASHS) et un département (de Langues étrangères appliquées (LEA)). Son offre de formation comprend dixhuit mentions recouvrant largement les différentes disciplines des Arts, Lettres, Langues et Sciences humaines et sociales. Les entretiens offre de formation (EOF) qui se sont déroulés lors de la visite, ont conforté et légèrement complété l évaluation sur dossiers détaillée, ci-dessous, par domaine : - La stratégie en matière de formation en masters est impulsée par les départements disciplinaires et par les laboratoires de recherche. - L absence, dans la plupart des mentions, de conseils de perfectionnement, d évaluation des enseignements par les étudiants et le manque d autoévaluation de l offre de formation sont, en partie, atténuées par la place essentielle donnée aux étudiants élus et aux syndicats d étudiants dans les conseils de formation et dans les commissions pédagogiques qui en sont issues. - L absence d un portefeuille de compétences est, partiellement, compensée par l instauration, pour inciter les étudiants à passer les certifications, de campagnes d information auprès des publics et par l établissement du principe de gratuité du Certificat de compétences en langues de l enseignement supérieur (CLES) et d obligation des cours du Certificat informatique et internet (C2i). - Aucune réflexion réelle n a été menée pour envisager des rapprochements, fusions ou partenariats entre des formations en concurrence, géographiquement et thématiquement proches à Montpellier, Béziers et Perpignan. Le seul critère retenu pour conserver ou non les doublons sur deux sites est celui des effectifs. Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS 1 Préambule L Université Paul-Valéry Montpellier 3 propose une mention de master Management des ressources humaines et du développement social relevant du domaine SHS 1. Cette mention regroupe quatre spécialités proposées par l UFR Sciences économiques, mathématiques et sociales à savoir - Gestion stratégique des ressources humaines - Expertise socio-économique, emplois et compétences (ESEEC) - Développement social - avec des finalités professionnelles, et Sciences des organisations et des institutions (SOI) à finalité professionnelle et recherche. La spécialité Gestion stratégique des ressources humaines, dispensée à Montpellier se trouve délocalisée à l Université libre de Libreville et à l Université de Tanger. 1 Offre de formation et modalités pédagogiques Le master Management des ressources humaines et du développement social présente une offre de formation conçue pour dispenser des connaissances en management des ressources humaines et vise à former des cadres et cadres supérieurs pouvant exercer autant au niveau national qu au niveau international. 23

23 La première année de master (M1) qui tend partiellement à être commune aux différentes spécialités (le dossier mentionne une mutualisation opérée au niveau du M1, sans autre précision des actions mises en œuvre et des UE concernées) propose trois parcours : Ressources humaines, Management international et Développement social. En M2 se trouvent proposées : - trois spécialités, à finalité professionnelle, liées aux ressources humaines et au développement social : Gestion stratégique des ressources humaines - Expertise socio-économique, emplois et compétences (ESEEC) - Développement Social (DS). La spécialité Gestion stratégique des ressources humaines se trouve déclinée en deux parcours : Management international et Systèmes d information. Développement social se décline en trois parcours : Intermédiation et développement social, Gouvernance et administration des organisations de l économie sociale et solidaire, Migrations inter-méditerranéennes. - une spécialité à vocation professionnelle et recherche - Sciences des organisations et des institutions (SOI) axée sur la recherche d une meilleure compréhension et de l analyse des organisations et des institutions contemporaines. Cette spécialité vise aussi des poursuites d études en doctorat. La spécialité Gestion stratégique des ressources humaines est co-habilitée avec l Université Montpellier 2 ; toutefois le dossier apporte, de manière insuffisante, des informations sur les modes de pilotage conjoint, laissant entrevoir des difficultés de coordination. Le regroupement des ressources humaines et de la dimension développement social s avère pertinent, mais la multiplicité des objectifs poursuivis rend complexe la lisibilité de la cohérence de cette formation, de son architecture, et apporte une impression de mise en commun artificielle de formations séparées. L acquisition des compétences additionnelles et transversales, lorsqu elle existe, ne concerne, semble-t-il, que les enseignements de langue vivante et ceux liés aux technologies de l information sans précision sur des modalités ou des exigences de certification pour les langues. La mention Management des ressources humaines et du développement social recrute chaque année des étudiants en formation continue (possibilité de suivre la formation sur deux ans) et également des étudiants en formation par apprentissage en alternance pour certains parcours au sein de certaines spécialités. Tel semble être le cas pour le parcours Management international des ressources humaines (MIRH) de la spécialité Gestion stratégique des ressources humaines (GSRH) ou encore le parcours Intermédiation et développement social (IDS) de la spécialité Développement social (DS). 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique La mention Management des ressources humaines et du développement social se positionne comme la seule formation relative à ces champs d études dans la région, avec une dimension internationale qui apparaît fondamentale pour le parcours Migrations inter-méditerranéennes de la spécialité Développement social. Le dossier n apporte pas assez d informations sur les délocalisations à l Université de Libreville et à l Université de Tanger, ou encore sur la convention d échange avec l East China Normal University à Shanghai. Le positionnement de la mention n est pas contestable bien que l ensemble des spécialités proposées présente quelques difficultés à constituer un tout homogène. Cette mention s inscrit dans la dynamique économique régionale, caractérisée, selon le dossier, par une forte croissance des activités de services. L UFR entretient, depuis l origine des formations, des liens très étroits avec les milieux professionnels et universitaires, notamment ceux des ressources humaines et ceux du secteur social. Les professionnels sont nombreux à intervenir dans les formations à finalité professionnelle, mais il est à noter toutefois que le dossier ne fournit pas toutes les informations nécessaires pour chaque spécialité. Les étudiants effectuent un stage long en M2. L adossement à la recherche est dans l ensemble effectif. Dans le dossier présenté, il a été fait mention du laboratoire Montpellier recherche en management (MRM) et principalement le groupe (Organisation, ressources humaines et activités). L adossement se fait aussi avec le centre associé au Centre d études et de recherches sur les qualifications (CEREQ) de Montpellier qui développe des travaux sur les relations entre formation et emploi dans une dimension plus économique du développement territorial. 24

24 Les relations internationales semblent existantes, mais inégales en fonction des spécialités. Il est fait état, de manière générale, de programmes d échanges d enseignants-chercheurs et d étudiants, de séminaires, stages et missions à l étranger, sans trop de précisions. 3 Insertion professionnelle et poursuite d études L attractivité de la formation est réelle. La mention compte environ 300 étudiants en M1 et 200 environ en M2, dont une moitié au moins provient du M1 de la mention. Majoritairement, les recrutements proviennent du bassin régional et en majorité de la filière Administration économique et sociale (AES). Les effectifs apparaissent croissants ces dernières années. Les éléments fournis par le dossier permettraient de penser que l insertion n est pas mauvaise sans que l on puisse expliciter ce point. L information est insuffisante en termes quantitatif et qualitatif. Bien que des dispositifs soient en place pour collecter l information nécessaire, ces derniers ne semblent pas exploités. Les taux de réussite oscillent entre 60 et 70 %, les pourcentages les plus faibles étant relevés en M1. Dans la spécialité Sciences des organisations et des institutions, 15 % environ des étudiants diplômés poursuivent leurs études en doctorat. Le taux de déperdition des étudiants de M1 est important si l on tient compte des données fournies. Un tiers seulement des étudiants inscrits en M1 se retrouvent dans les M2 de la mention. 4 Pilotage des formations L ensemble des modalités de pilotage de la mention paraît assez disparate et ces modalités se situent au niveau de chaque spécialité. Le pilotage central apparaît peu. Chaque spécialité se trouve pilotée par des enseignants-chercheurs habilités à diriger des recherches, qu ils s agissent de professeurs ou de maîtres de conférences. Des réunions de suivi pédagogique associent régulièrement les intervenants professionnels aux équipes universitaires par spécialité. Des comités de pilotage ont été mis en place, mais ils concernent de manière inégale les différentes spécialités ; il n existe pas de comité de pilotage au niveau de la mention. Un conseil de perfectionnement a été constitué, qui semble ne concerner que la spécialité Développement social. Globalement, le dossier n apporte pas suffisamment d informations sur les modes de pilotage des formations, notamment pour les formations délocalisées. 5 Appréciation globale et recommandations Points forts : Positionnement original, interface entre les ressources humaines et le développement social. Adossement au milieu socioprofessionnel. Taux de poursuite des étudiants en doctorat pour la spécialité Sciences des organisations et des institutions. Points faibles : Insuffisance d informations apportées par les dossiers. Manque de pilotage au niveau de la mention. Ensemble très disparate quant aux modes de fonctionnement des spécialités de la mention. Aucun élément ne permet d évaluer le contenu et l application des accords avec les institutions de Libreville et Tanger. Recommandations : Il conviendrait de faire de cette formation un ensemble pédagogiquement cohérent, construit sur un pilotage unifié (renforcement du pilotage central). Il serait utile de réduire les décalages qui peuvent exister entre les spécialités et la logique générale de la mention, ses orientations principales. 25

25 Il conviendrait de renforcer et formaliser l homogénéisation des modalités de pilotage de la mention et celles des spécialités, afin de réduire l aspect artificiel du rattachement de certaines spécialités ou de certains parcours à la mention. Formaliser un comité de pilotage de la mention et apporter plus d informations sur les comités de pilotage des spécialités s avéreraient nécessaire. Il est important de clarifier et de préciser les relations entre le site principal et ses déclinaisons internationales, leurs modes de fonctionnement et leurs modalités de suivi des formations. Le dossier n apporte que très peu d informations liées à l intervention des enseignants de l université, des modalités de jury d examens, de taux de réussite ou de taux d insertion. Notamment, plus d informations devraient être apportées sur les modes de pilotage, sur la composition des équipes pédagogiques, sur les modalités d enseignement et de contrôle des connaissances pour les formations délocalisées dans les institutions qui se trouvent à Tanger et à Libreville. L acquisition des compétences additionnelles et transversales qui demeurent à préciser pour plusieurs formations, mériterait d être généralisée. Le dossier aurait dû apporter plus d informations sur les modes de pilotage et sur les données relatives à l insertion professionnelle des diplômés. Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS 2 Préambule L Université Paul-Valéry Montpellier 3 propose deux mentions de master : Information et communication et Ethnologie sociologie dans le domaine SHS 2. La mention Information et communication comprend trois spécialités : Pragmatique de la communication, Gestion de l information et communication et Enseignement de la documentation. Formation d enseignement, cette dernière spécialité n est pas évaluée. La mention Ethnologie sociologie est déclinée en deux spécialités : Ethnologie à finalité recherche et Sociologie avec un parcours recherche généraliste et un parcours professionnel tourné vers l observation et l analyse sociologique du changement social et des actions collectives. 1 Offre de formation et modalités pédagogiques Les deux mentions de master en sciences humaines et sociales ici évaluées sont dans une situation contradictoire et décalée à tous les niveaux. Si la structuration du master Information et communication est lisible grâce notamment à ses spécialités, celle du master Ethnologie sociologie ne l est pas. La construction en spécialités et la présence de parcours dans une des deux spécialités sont sources de confusions. De même, si les objectifs du master Information et communication pour former des spécialistes de l information et de la documentation sont clairs, ceux du master Ethnologie sociologie sont flous et trop généralistes. Ces imprécisions concernant cette dernière mention de master sont d autant plus regrettables que la structuration des deux masters est cohérente et que la formation s appuie sur une bonne équipe pédagogique. Les intitulés de certaines spécialités, y compris dans la mention Information et communication, ne sont pas clairs et ne permettent pas de déceler les objectifs professionnels visés. L accroissement de la formation à distance dans le master Information et communication est une donnée intéressante. L insuffisance du nombre d enseignants-chercheurs dans ce master peut nuire au développement de cette formation. Les deux mentions ne favorisent pas les mutualisations notamment avec d autres formations offertes au sein de l Université Paul-Valéry Montpellier 3. Les informations sont insuffisantes sur la possibilité ou l impossibilité de ces mutualisations. Dans l ensemble, la prise en compte de l avenir de l étudiant n est pas une préoccupation partagée dans la mention Ethnologie-sociologie. A part l indication de certains enseignements en anglais, l acquisition de compétences transversales et complémentaires est négligée dans cette mention. Et si la politique de stage est louable dans l autre mention, elle reste largement perfectible. 26

26 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique Les deux mentions de master bénéficient, dans l ensemble, d un adossement correct avec des laboratoires de recherche, même si la situation est assez disparate. Le contraste entre les deux mentions apparaît également, concernant la situation dans l environnement scientifique et socio-économique. Autant, il existe un bon positionnement régional et international, avec de nombreux partenariats en Information et communication, on ne dispose pas d informations précises pour apprécier la place du master Ethnologie-sociologie dans son environnement global. L ouverture de certaines spécialités du master Information et communication à l alternance contraste avec une insuffisance d ouverture à la professionnalisation du master Ethnologie sociologie. 3 Insertion professionnelle et poursuite d études Toutes proportions gardées, l insertion professionnelle et la poursuite d études ne sont pas satisfaisantes. L insuffisance de liens avec les praticiens du monde socioprofessionnel est frappant dans la mention Ethnologiesociologie. Les informations relatives au flux, à l origine des étudiants y sont peu précises. Malgré un faible taux de retour, il est préoccupant qu une inadéquation entre la formation et les emplois occupés soient soulignée par les anciens étudiants ; il est tout aussi inquiétant qu une bonne moitié des étudiants n occupe que des emplois précaires et des emplois avec un salaire moyen en deçà du salaire correspondant à ce qui est attendu d un titulaire d un master. Concernant la mention Information et communication, les informations relatives à l insertion professionnelle et à la poursuite d études sont plus nombreuses, mais comportent des lacunes et des incohérences. Le taux d insertion y est satisfaisant, même si les emplois occupés ne se trouvent pas, dans leur majorité, dans le secteur de l information et de la communication. Dans l ensemble, pour les deux mentions, le taux de poursuite global en doctorat est faible. 4 Pilotage des formations Le contraste entre les deux mentions de master est tout aussi grand en matière de pilotage. La mention Information et communication a mis en place les standards de la bonne pratique en matière de pilotage avec l existence d organes collégiaux, le suivi des étudiants notamment. Instruments qui ne sont qu imparfaitement mis en œuvre dans le master Ethnologie sociologie. Il apparaît également que si le master Information et communication a montré des volontés d évolution en effectuant des ajustements conformément aux recommandations de l AERES, le master Ethnologie sociologie ne l a fait que partiellement ; le dossier de ce dernier ne dresse pas suffisamment de perspectives. 5 Appréciation globale et recommandations Points forts : La clarté des objectifs d une des mentions. Le pilotage d une des mentions. L adossement global à la recherche. Points faibles : La disparité de l encadrement pédagogique selon les mentions et les spécialités. L insuffisance de la préoccupation en faveur de l insertion professionnelle et de la poursuite d études des étudiants. L insuffisance et la disparité des moyens administratifs pour le suivi des étudiants. 27

27 Recommandations : Le renforcement de l équipe pédagogique avec plus d enseignants-chercheurs devrait être assuré. La mise en place de dispositifs pédagogiques et administratifs étoffés comme les compétences transversales et complémentaires et une politique active de stage en faveur de l insertion professionnelle devrait constituer une urgence. Le renforcement des moyens administratifs au profit du suivi des étudiants devrait être une priorité souhaitable. Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS Préambule Sept mentions de masters de l Université Paul-Valéry Montpellier 3 sont évaluées pour le domaine, dans le cadre de cette campagne : Sciences du langage, Développement durable et aménagement, Ingénierie et gestion territoriales, Histoire-Histoire de l art, Archéologie, Psychologie, Sciences de l éducation. Chacune de ces mentions développe entre deux et six spécialités, dont au moins une à finalité recherche ou à double finalité, recherche et professionnelle. Sur 30 spécialités offertes au niveau master par l Université dans le domaine, neuf sont à finalité mixte, sept à finalité recherche et 14 à finalité professionnelle : l offre des masters dans ce domaine est donc très importante pour la finalité professionnelle. En effet, si l on compte les spécialités mixtes à la fois parmi les finalités recherche et les finalités professionnelles, on obtient 16 spécialités recherche et 23 spécialités professionnelles, ce qui est un bon équilibre au regard des possibilités d insertion professionnelle dans ce domaine. 1 Offre de formation et modalités pédagogiques Les sept mentions correspondent à cinq disciplines : Lettres, Géographie, Histoire, Psychologie, Sciences de l éducation. A chaque discipline correspond une mention, sauf l Histoire et la Géographie qui développent chacune deux mentions. Certaines spécialités ne comportent pas de M1 et n ont donc pas une structure conforme aux exigences du LMD : elles se présentent comme des spécialités suspendues. Chaque mention présente un éventail de spécialités et un flux d étudiants différent : - La mention Sciences du langage présente trois spécialités qui se déclinent en parcours recherche et parcours professionnel : Analyse des discours médiatiques, sociolinguistique et didactique des langues et des cultures ; Gestion des connaissances, formations et médiation numériques ; Pratiques professionnelles en français langue non maternelle. Les flux d étudiants sont importants : plus de 350 en M1, plus de 100 en M2. - La mention Développement durable et aménagement comporte cinq spécialités dont une recherche, la première : Territorialités et développements ; Espaces ruraux et développement local ; Urbanisme et projets de territoire ; Mobilités spatiales et aménagements ; Conduite de projets environnementaux. Les flux d étudiants sont importants : plus de 100 étudiants. Les quatre spécialités professionnelles sont nettement différenciées. - La mention Ingénierie et gestion territoriales propose cinq spécialités : Géomatique ; Gestion des risques naturels ; Gestion des littoraux et des mers ; Gestion agricole et territoires ; Gestion santé et territoires. Les quatre premières sont à finalité indifférenciée (recherche et professionnelle), la dernière est à finalité professionnelle. Cette formation est assez attractive : dans chaque spécialité, M1 et M2 comportent au moins vingt étudiants chaque année, et l une des spécialités a dû même imposer un numerus clausus. La mention Histoire-Histoire de l art propose six spécialités : deux à finalité recherche (Histoire ; Histoire de l art) et quatre à finalité professionnelle (Conservation, gestion et diffusion des œuvres d art XX-XXIe siècles ; Collections et musées d art, d histoire, de sciences ; Histoire militaire, études de défense et politiques de sécurité : gestion de sorties de crises ; Valorisation et médiation des patrimoines). Les deux premières spécialités, 28

28 Histoire et Histoire de l art, restent attractives, malgré une baisse récente des effectifs : elles attirent en effet actuellement 50 à 60 étudiants pour Histoire, 30 à 40 pour Histoire de l art. Les quatre autres attirent chacune en M2 de 15 à 20 étudiants. La mention Archéologie propose trois spécialités recherche et une spécialité professionnelle : les spécialités recherche sont Préhistoire, protohistoire, paléoenvironnements méditerranéens et africains ; Égypte dynastique, hellénistique et romaine ; Archéologie de la Méditerranée antique et médiévale. La spécialité professionnelle s intitule Archéologie préventive. Pour l ensemble de la mention le flux d étudiants est stable et se situe, en M1 comme en M2, entre 50 et 60 étudiants. La mention Psychologie propose en M1 un tronc commun aux six spécialités : une spécialité recherche (Capacités humaines et conduites de santé : approche dynamique), quatre spécialités professionnelles (Psychologie du travail et des organisations ; Psychologie clinique, psychopathologie et santé mentale ; Psychologie clinique et psychopathologie du sportif ; Psychopathologie clinique et neuropsychologie du vieillissement), et une spécialité indifférenciée (Psychologie du développement, éducation, handicap). Les effectifs sont importants : 450 étudiants en M1 et 120 en M2. La mention Sciences de l éducation propose un M1 commun pour deux spécialités en M2 : Conseil et formation en éducation ; Responsable de l évaluation, de la formation et de l encadrement. Les effectifs sont stables en M2 : environ 60 étudiants dans la première spécialité, environ 30 pour la seconde. Chacun de ces masters, à des degrés divers, attire donc un flux d étudiants assez important, qui permet de présenter un éventail de spécialités riche et intéressant. Trois mentions présentent des intitulés similaires à Montpellier et à Perpignan : en Sciences du langage, en Géographie et en Histoire. Les flux et les contenus différenciés justifient sans doute l existence de masters séparés, mais on peut regretter l absence de partenariats entre ces mentions géographiquement et thématiquement proches. En ce qui concerne la formation continue, on remarque dans certaines mentions l absence de dispositif spécifique d accès pour ce type de public. Enfin, on note que, dans l ensemble des masters, l incitation à passer la certification en langues est peu développée. 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique Les sept mentions bénéficient d un environnement scientifique de qualité, même si le niveau de reconnaissance nationale et internationale peut varier, de même que l importance du lien entre la recherche et la formation : La mention Sciences du langage est adossée à deux unités de recherche reconnues (l UMR CNRS 5267 Praxiling et l EA 739 Dipralang). La mention Développement durable et aménagement s appuie sur neuf unités de recherche (dont six UMR) qui sont très impliquées dans la formation des doctorants. La mention Ingénierie et gestion territoriales s appuie sur un très bon environnement scientifique local, national et international. Tout d abord quatre UMR à Montpellier : UMR GRED (Gouvernance, Risque, Environnement, Développement), l UMR Espace-Dev, UMR LIRMM (Laboratoire d informatique, de robotique et de microélectronique de Montpellier) et UMR TETIS (Territoires, environnement, télédétection et information spatiale). L adossement recherche est élargi au plan national et international : l Ecole des Mines d Alès, l Institut Agro Paris Tech, des Universités d outre-mer et les Universités de Liège, Sherbrooke, Tunis, Dakar en particulier sont partenaires de la mention. La mention Histoire-Histoire de l art est adossée à CRISES, Centre de recherches interdisciplinaires en Sciences Humaines et Sociales (EA 4424), et à l EA CEMM (Centre d études médiévales de Montpellier). La mention Archéologie s appuie sur l UMR 5140 Archéologie des sociétés méditerranéennes. La mention Psychologie présente une équipe pédagogique dont les membres sont très nombreux : 58 enseignants-chercheurs et 140 professionnels majoritairement psychologues. Les enseignants-chercheurs appartiennent en majorité à la section CNU 16 (Psychologie) et à l EA 4556 EPSYLON Laboratoire en sciences humaines et santé, dynamique des capacités humaines et des conduites de santé. Certains enseignants-chercheurs intervenant dans la formation appartiennent aux sections CNU 74 (STAPS) ou à la médecine. 29

29 La mention Sciences de l éducation est adossée à deux unités de recherche (UR) : d une part le LIRDEF, Laboratoire interdisciplinaire de recherche en didactique, éducation et formation (EA 3749), co-habilité Montpellier 2 et Paul-Valéry Montpellier 3, et d autre part le CRISES (EA 4424), Centre de recherches interdisciplinaires en Sciences humaines et sociales. L ouverture à l international est très variable selon les mentions. La plus internationalisée est à coup sûr la mention Ingénierie et gestion territoriales : ce master est co-habilité avec l Université de Liège et celle de Sherbrooke, et il a établi des conventions avec des Universités de Madagascar, du Sénégal, d Algérie, du Maroc et de Tunisie. Même si les objectifs de ces conventions ne sont pas précisés dans le dossier, ce réseau international permet de larges possibilités de stages pour les étudiants. D autres mentions ont aussi développé de nombreux partenariats internationaux : Développement durable et aménagement, par exemple, a établi des partenariats avec des Universités en Allemagne, au Canada, en Italie, en Tunisie, en Roumanie, en Espagne (mais on note que la spécialité Conduire des projets environnementaux n a pas ouvert de partenariats internationaux).histoire-histoire de l art a des partenaires en Allemagne, en Irlande, en Chine, en Espagne, au Canada. Archéologie développe des relations avec l Égypte, l Algérie, la Somalie. Trois mentions font preuve d une moindre ouverture internationale : Sciences de l éducation, Psychologie et Sciences du langage. Les masters de l Université Paul-Valéry Montpellier 3 présentent donc des profils très différents pour ce qui concerne les relations internationales, allant d une intense activité internationale à un faible ou très faible tissu de relations avec l Europe et le reste du monde. Pour les masters affichant des partenariats avec divers pays, le type d activité développée n est pas toujours précisé. Quant à l ouverture sur le monde socio-économique, elle est excellente pour les spécialités à finalité professionnelle : le nombre de professionnels impliqués dans la formation est important, et certaines mentions incluent les intervenants professionnels dans leur conseil de perfectionnement. 3 Insertion professionnelle et poursuite d études La problématique de l insertion est globalement très bien prise en compte dans les masters de l Université Paul-Valéry Montpellier 3, avec des réponses diverses selon l orientation des formations, de la poursuite en doctorat pour les spécialités à orientation recherche à l obtention d un emploi pour les spécialités à orientation professionnelle. Plusieurs mentions présentent des procédures de suivi de l insertion à la fois performantes et très instructives, par exemple les mentions Psychologie et Développement durable et aménagement. Le taux de poursuite en doctorat n est pas toujours indiqué dans les dossiers. Quelques mentions affichent un taux satisfaisant : de 12 à 25 % pour Sciences du langage / Histoire-Histoire de l art / Psychologie. D autres mentions indiquent un chiffre par période : par exemple 25 étudiants sur quatre ans pour Développement durable et aménagement. Certaines spécialités affichent des résultats excellents en termes d insertion professionnelle et de poursuite d études. On trouve des taux d insertion professionnelle de 90 à 100 % dans plusieurs spécialités : par exemple la spécialité Mobilités spatiales de la mention Développement durable et aménagement, ainsi que les spécialités professionnelles de la mention Psychologie. 4 Pilotage des formations Le pilotage des masters de l Université Paul-Valéry Montpellier 3 est le plus souvent très bon. Seules deux mentions n ont pas mis en place un conseil de perfectionnement : Histoire-Histoire de l art et Sciences de l éducation. Toutes les autres mentions ont mis en place un conseil, appelé Conseil pédagogique et scientifique, Comité de pilotage, Conseil de master ou Conseil de perfectionnement. Dans chacun des masters, ce conseil se réunit régulièrement (de une à trois fois par an) et il est composé soit de toute l équipe pédagogique de la formation, soit des enseignants-chercheurs responsables de spécialité, avec le responsable de la mention. Certaines mentions y invitent les professionnels impliqués dans la formation. Une d entre elles, Psychologie, indique que des représentants des étudiants font partie du conseil. Cette pratique pourrait être généralisée. 30

30 Dans tous les masters où le conseil de perfectionnement a été mis en place, sous un nom ou un autre, la réflexion collective sur les enseignements, les objectifs et les résultats est constructive et permet une amélioration constante de la formation. L un d entre eux (Psychologie) se fonde même sur des évaluations des enseignements par les étudiants. La systématisation de ces évaluations dans tous les masters serait une évolution à envisager. Les équipes pédagogiques sont adaptées aux objectifs et visées des différentes mentions, avec en particulier de nombreux intervenants extérieurs dans les spécialités à finalité professionnelle. L Université organise l évaluation annuelle des formations, mais cette évaluation est peu mise en pratique par les masters eux-mêmes : seule la mention Psychologie fait état, on l a vu, de dispositifs internes d évaluation. On peut enfin regretter que les mentions ne mettent pas ou peu en œuvre l incitation à la certification en langues, même si l enseignement de l anglais scientifique est bien pris en compte dans la formation. 5 Appréciation globale et recommandations L ensemble des mentions SHS de l Université Paul-Valéry Montpellier 3 constitue une offre riche et parfois originale, qui prend en compte le plus souvent la nécessité de se préoccuper du devenir des étudiants. Le lien avec les équipes de recherche est souvent important, de même que la prise en compte de l environnement socio-économique. Tout cela aboutit à une bonne, voire très bonne insertion professionnelle des diplômés. Toutefois, les partenariats internationaux et régionaux sont souvent à développer et formaliser, le pilotage à affirmer, l évaluation de la formation à mettre en place. Points forts : Offre riche et parfois originale. Bonne structuration des formations. Excellent suivi des étudiants et de leur insertion professionnelle dans la plupart des mentions. Points faibles : Ouverture internationale inégale. Pilotage de la formation inégal. Adossement à la recherche inégal. Évaluation des formations faite par l établissement, ce qui rend impossible son appréciation au niveau des mentions. Intitulés de mention et de spécialité parfois proches (voire identiques) ou mal adaptés au contenu de la formation. Qualité inégale des dossiers. Recommandations : - L ouverture internationale devrait être renforcée dans certaines mentions. - L évaluation des enseignements par les étudiants est une pratique qui pourrait être généralisée. - Une réflexion devrait être menée sur la concurrence entre certaines formations offertes à Montpellier et à Perpignan, par exemple en développant les partenariats entre les établissements. Les intitulés de certaines mentions et spécialités devraient être revus pour éviter les redondances et/ou l inadéquation aux contenus. - Enfin, la formation en langues et l incitation à la certification sont à généraliser. Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS 5 Préambule L Université propose en SHS 5 huit mentions et 25 spécialités : Arts du spectacle (quatre spécialités), Etudes culturelles (trois spécialités), Musique (une spécialité), Philosophie, psychanalyse (deux spécialités), Arts plastiques (deux spécialités), Langues étrangères appliquées LEA (deux spécialités), Langues, littératures et civilisations étrangères et régionales LLCER (huit spécialités), Lettres (trois spécialités). 31

31 1 Offre de formation et modalités pédagogiques Si indéniablement la grande majorité des spécialités des mentions offrent une formation, dans la discipline concernée, complète, traditionnelle, et manifestement de qualité, tandis que d autres ont une originalité certaine, il reste qu on ne peut que souligner, parce qu aussi cela consonne largement avec une problématique d ensemble qui concerne beaucoup d Universités de Province en SHS, des points sur lesquels la logique pédagogique actuelle et ses nécessités semblent se heurter aux difficiles défis posés à l enseignement supérieur. Parmi eux, trois méritent d être approfondis : la nécessaire mutualisation, qui, en favorisant les regroupements, engendre cependant ambigüités et effets d affichages plus que de réelles unités cohérentes ; la création des masters MEEF (Métiers de l enseignement, de l éducation et de la formation), qui a conduit les formations universitaires à tenter de «sauver», parfois au prix de grands efforts à la fois rhétoriques et pédagogiques, en tous les cas toujours humains, la recherche dans les masters disciplinaires ; enfin la situation, particulièrement délicate, de l enseignement des langues dans une université de SHS. Trois éléments, trois difficultés, qui, répétons-le, n étant pas propres au site, s y retrouvent néanmoins parfois de manière amplifiée. Les mentions sont souvent de fait plus un phénomène secondaire d affichage que de réelles unités, et recouvrent bien souvent des spécialités tubulaires, dont l élément de communauté doit moins à d effectives mutualisations qui permettraient une interdisciplinarité, ou du moins une pédagogie décloisonnée et des approches transdisciplinaires, qu à des convergences thématiques. Même si l on note des rapprochements virtuellement riches (ainsi celui de la philosophie, de la psychanalyse et de l esthétique dans la mention Philosophie, psychanalyse ou en Arts du spectacle), on ne peut que prendre acte d une sorte de rendez-vous inabouti voire manqué, où les logiques disciplinaires prennent le dessus (c est paradigmatiquement le cas en LLCER), à côté pourtant d indéniables réussites (en Lettres, par exemple, ou bien en Arts plastiques, où le niveau «mention» a un sens et semble porter des mutualisations fécondes). Les «troncs communs» se réduisent souvent aux «formations transversales», comme les TICE, les langues vivantes (sauf en Arts du spectacle, où pourtant elles seraient nécessaires), ou la «méthodologie», dont on ne saisit pas toujours le contenu spécifique. Si l unité des spécialités n est pas toujours réalisée au niveau «mention», on n ose proposer des mutualisations «externes» et qui pourtant auraient leur pertinence : les Arts du spectacle profiteraient ainsi sans nul doute de liens avec la musique, et de manière générale, on pourrait souhaiter plus de passerelles entre arts plastiques, musique et théâtre ou cinéma. Aux mentions un peu «coquilles vides» s ajoutent par ailleurs des mutualisations cette fois réelles, mais dont la pertinence peut échapper : ainsi en Études culturelles, où les étudiants notent un certain flou dans la cohérence des enseignements en tronc commun ; ou en LEA, où la spécialité traduction présente des enseignements en «thème version» qui semblent davantage tenir d une préparation aux concours d enseignement, tandis que la spécialité Négociation de projets internationaux propose des enseignements relevant de l Administration économique et sociale qui donnent plus l impression d un saupoudrage que d un cadre clairement élaboré (cette même observation vaudrait pour la spécialité Cultures en migration de la mention Etudes culturelles). La création des masters MEEF a conduit beaucoup de formations à se replier sur la préparation aux concours de l enseignement. Si l acronyme CAPES n est pratiquement jamais invoqué (sauf à dire, comme en philosophie, que la préparation à l Agrégation prépare aussi utilement à ce concours, ce qui en l occurrence est parfaitement vrai), beaucoup des mentions intéressées optent pour un parcours enseignement, qui consiste en une pré-préparation au concours d Agrégation (en lettres, en LLCER, par exemple). Il est vrai que ce débouché, malgré la faiblesse du nombre de postes offerts, reste très attractif pour beaucoup d étudiants de SHS : de fait, le risque est dès lors grand d en perdre certains pour des masters à visée essentiellement de recherche. Plus clairement, il s agit de sauver la recherche dans bon nombre de formations directement concurrencées par ces masters MEEF, avec ce paradoxe, notamment en LLCER, qu il semble qu on sacrifie en fait la recherche à l enseignement. Le danger étant réel, la réponse amène à des atermoiements qui, s ils n étaient que rhétoriques seraient anodins. Ce n est pas le cas et l on ne peut que regretter une confusion des objectifs (parfois appelés «professionnalisants» - en philosophie par exemple - ou «recherche», de manière plus ambiguë en LLCER) de mentions de masters recherche. Les langues et cultures étrangères, qui se déploient essentiellement au sein de trois mentions (LEA, LLCER, Etudes culturelles), apparaissent presque sinistrées, peut-être moins du point de vue de l enseignement et de la recherche que du point de vue de leur positionnement dans l offre de formation, ce qui peut cependant avoir des conséquences sur l enseignement et la recherche. Ainsi les objectifs classiques d une mention de LEA ne se retrouvent-ils pas complètement dans la mention montpelliéraine, dont les objectifs paraissent trop flous et trop larges, tandis que la dimension professionnelle reste à l inverse trop réduite. Ainsi surtout en LLCER où la plus grande confusion est entretenue entre des objectifs «recherche» qui semblent relever de la préparation aux concours, des objectifs «professionnels» qui recouvrent un certain vide (du moins sur le papier), et des objectifs d «approfondissement de la recherche» qui, faute d une définition claire, échappent. 32

32 Il faut noter enfin une ouverture notable à l enseignement à distance, mais dont les objectifs eux aussi demanderaient l élaboration d une politique générale : de fait, entre la très forte attractivité du parcours «psychanalyse» qui, faute d être suffisamment maîtrisée, risque de conduire à un défaut d encadrement d étudiants tentés par l abandon, et la présence d une spécialité uniquement en formation à distance (Etudes culturelles des mondes hispaniques), faute d étudiants en présentiel, la question est posée de l adaptation pédagogique de ces enseignements à distance. 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique De manière générale, les mentions sont adossées à des équipes de recherche de renom, reconnues nationalement voire internationalement. Le problème de cet adossement est assez classique et tient dans le statut du master : à la fois préparant à la recherche, à la fois n étant précisément pas encore de la recherche. De fait, les étudiants sont peu associés aux travaux des équipes (et en même temps, celles-ci ont-elles les moyens humains et surtout financiers d ouvrir leurs activités à des étudiants de master?), même si, très souvent, sont indiquées soit des journées des doctorants organisées par des étudiants de master (Philosophie - mais que signifie «organisées»?), soit, plus classiquement, une invitation aux étudiants de master à participer aux conférences ou autres journées d étude des équipes d adossement. Les «stages en laboratoire» sont rares (mais la question des moyens alloués pour leur encadrement là encore se poserait). Les formations expertisées témoignent souvent d un solide ancrage dans le tissu local : dans les milieux professionnels, mais également dans les réseaux des services déconcentrés de l Etat (la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) par exemple pour la mention Arts du spectacle), mais aussi des collectivités territoriales. Portant une offre souvent originale, l Université peut faire fonds sur cette ouverture sur tous les acteurs de la cité, qui devrait permettre de fructueuses collaborations (bibliothèques, musées, conservatoires, etc.). En revanche, l ouverture internationale des formations apparaît trop faible. Sans doute du fait, d abord, d un relatif silence dans les dossiers. Les mentions s appuient davantage, comme souvent, sur les relations ou les réseaux individuels des enseignants-chercheurs plutôt que sur des relations formalisées dans des accords, qui seraient pourtant, au bénéfice de toutes les parties, nécessaires. La mobilité internationale ERASMUS n est jamais véritablement précisée, et si l on a des listes d accords, qui peuvent être impressionnantes, rien n est clairement dit ni de leur effectivité, ni de leur contenu précis (combien d enseignants, combien d étudiants, et dans quelle formation - LMD - les échanges se prévoient-ils? Combien partent et rentrent en réalité?). De même, si en LEA il est fait mention de co-diplomations, rien n est précisé plus avant, à tel point qu il est impossible même de citer les universités partenaires, de même qu en Lettres, où une co-diplomation avec Kiev n est qu évoquée. 3 Insertion professionnelle et poursuite d études Comme dans bien des universités et notamment en SHS, la question du devenir des étudiants s avère délicate. Du point de vue de la recherche, les poursuites en doctorat, visée première d un master recherche, sont relativement peu nombreuses (ce qui souligne sans doute une véritable crise de la recherche en SHS). Les taux de réussite restent souvent faibles, avec un taux d abandon non négligeable : de fait, la politique d université pour les examens, assez libérale (il existe deux sessions d examen, auxquelles tous les étudiants peuvent participer, on retient alors la meilleure note), par ailleurs plébiscitée par les étudiants, semble ne pas donner les moyens d améliorer la réussite effective : peut-être est-ce moins par le biais des examens que par le biais d un encadrement plus fort qu elle pourrait être maîtrisée. Du point de vue des débouchés professionnels, même si souvent les chiffres invoqués pourraient faire illusion, leur approfondissement laisse apparaître une réalité au moins plus nuancée. Dans un marché de l emploi notoirement tendu, voir déprimé, où l on postule souvent à des postes en dessous des réelles qualifications, la politique d affichage des formations n évite pas de cruelles ambigüités, qui pourraient conforter hélas une image peu flatteuse des masters d université (qui formeraient des étudiants moins directement opérationnels que l INA, l INET, Ecoles de commerce, etc.). De fait, les emplois visés (voir les fiches ADD, RNCP) apparaissent, sinon surdimensionnés, souvent peu réalistes en raison d une part des moyens humains (dans la part des professionnels intervenant dans la formation - voir à ce titre : LEA, LLCER ; au contraire, cependant, on peut noter la part notable de professionnels en Arts du spectacle, en Musique, en Arts plastiques, en Psychanalyse) et pédagogiques (où le saupoudrage de connaissances déliées menace les compétences réelles des candidats à un emploi - LEA notamment, voire Musique) déployés, d autre part des attentes du marché de l emploi (la mention Arts plastiques, notamment en raison de la spécialité professionnelle, montre cependant qu une heureuse adéquation semble possible, tandis que la spécialité Lettres classiques, ou bien le parcours Psychanalyse de la spécialité Etudes psychanalytiques et esthétiques, par exemple, montrent des atouts indéniables pour l insertion professionnelle de leurs étudiants). De 33

33 fait, les chiffres, lorsqu ils sont fiables et/ou disponibles, montrent un taux d insertion dans un emploi assez faible, tandis que les niveaux d emploi occupés sont insuffisants au regard des ambitions affichées. Ce qui semble montrer que les SHS gagneraient sans doute à accompagner leurs étudiants dans un parcours où, si les formations doivent sans doute être plus adaptées à l emploi, elles tendent cependant à n être qu un élément (fût-il central) dans un projet qui doit comporter d autres expériences, voire être complété par d autres formations (qui puissent aussi mettre en valeur les acquis d une formation initiale de qualité). 4 Pilotage des formations La plupart des formations disposent sur le papier d un pilotage cohérent : comité de suivi, ou conseil de perfectionnement (où la part des intervenants professionnels est peut-être encore trop faible). On déplore cependant le peu d ouverture de ces organes de pilotage aux étudiants eux-mêmes, tandis que les modalités des évaluations des formations (autoévaluations ou évaluations par les étudiants) ne sont pas vraiment précisées. Par ailleurs, la centralisation des statistiques au sein d un Observatoire de la vie étudiante ne permet pas la finesse d analyse du devenir des étudiants qu on pourrait attendre : les chiffres donnés (lorsqu ils le sont effectivement) concernent presque exclusivement le niveau mention (et non spécialité, alors même que les spécialités ou parcours «professionnels» gagneraient grandement à ce genre d analyse), et le taux de réponse reste faible. Réfléchir aux moyens de décentraliser ces données devrait sans doute constituer une priorité. Les données sur les effectifs sont parfois inexistantes. Enfin, on peut regretter que des dossiers au bord de l indigence (en LLCER tout particulièrement) aient pu tromper la vigilance des services centraux de l Université. 5 Appréciation globale et recommandations Points forts : Une offre de formation ancrée dans le territoire et souvent ouverte sur le monde socioprofessionnel. L originalité de certaines formations. Des formations classiques de qualité. Points faibles : Les ambigüités entre professionnalisation, préparation à l enseignement et recherche. Le manque d adéquation entre offre de formation et débouchés réels (dans la recherche et professionnels). Le positionnement pédagogique de l offre en langues. Le suivi des étudiants. La visibilité des relations internationales. Recommandations : Sans disqualifier la légitimité des formations concernées à préparer aux concours de l enseignement, une clarification des objectifs et des moyens (entre recherche, enseignement et professionnalisation) est souhaitable au niveau des mentions comme au niveau des spécialités. Une réflexion d envergure, qui gagnerait sans doute à trouver dans une politique nationale un étayage, sur l adéquation entre formations et débouchés s avèrerait cruciale et pourrait avec avantage s appuyer sur l ancrage indéniable de ces formations dans le territoire. Une politique clairement assumée devrait éclaircir le positionnement pédagogique des langues et cultures étrangères dans l offre de formation. Les relations internationales gagneraient en visibilité par des accords formalisés (qui avantageraient par ailleurs toutes les parties liées), tandis que la mobilité étudiante devrait être encouragée. Enfin, le pilotage serait sans doute plus opérationnel si l on trouvait les moyens (de tous ordres) pour le décentraliser. 34

34 Synthèse de l évaluation pour l Université de Perpignan Via Domitia Préambule L Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) est une université de proximité, pluridisciplinaire, tournée vers la Catalogne Sud et l International Elle possède cinq grands domaines de formation et de recherche : Sciences, Technologies, Santé Droit, Économie et Gestion Sciences humaines et sociales Arts, lettres et langues Sciences et techniques des activités physiques et sportives. Son offre master comprend 19 mentions recouvrant ces différents domaines. Les entretiens offre de formation (EOF) qui se sont déroulés lors de la visite sur site, ont permis d apporter quelques compléments à l évaluation sur dossiers, détaillée ci-dessous, par domaine : - Un cadrage des conseils de perfectionnement a été voté en CEVU et ils seront tous mis en place avec la nouvelle offre. Le CEVU est un vrai organe de débat qui associe pleinement les composantes par l intermédiaire de leurs représentants. De nombreux outils de communication interne sont mis en place et fonctionnent bien aux dires des usagers. Les étudiants et les enseignants se disent bien informés de ce qui est fait dans les services centraux. - La politique des relations internationales est peu incitative en direction de la mobilité internationale, mais le contexte sociologique de l UPVD est peu favorable. - Une clarification des indicateurs est en cours, la vraie difficulté de l UPVD restant en général la fiabilisation des outils de pilotage. - La formation en langues n est pas obligatoire dans tous les masters. - La formation continue est ouverte à tous ; les stagiaires choisissent préférentiellement les domaines de l hôtellerie, de l action sanitaire et sociale et des énergies renouvelables. Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS 1 Préambule L Université de Perpignan propose, en SHS 1, la mention Management (dispensée par l Institut d administration des entreprises, IAE de l Université de Perpignan) et la spécialité Tourisme et hôtellerie de la mention Etudes européennes et internationales (qui en compte deux autres et qui se situe au sein de l UFR Tourisme, hôtellerie internationale) évaluée dans le cadre du comité SHS 5. La mention Management regroupe 4 spécialités : Administration des entreprises - Commerce international - Métiers de la banque et de l assurance - Gestion des affaires maritimes. Cette dernière est située à Sète, premier port de pêche en méditerranée française. La mention Management est rattachée, pour la recherche, au Laboratoire Montpellier recherche en management (MRM) qui regroupe l ensemble des forces montpelliéraines dans le domaine de la recherche en sciences de gestion. Un projet de restructuration est présenté qui vise à transformer la spécialité Métiers de la banque et de l assurance en spécialité Ingénierie économique et sociale, spécialité unique d une mention Economie managériale. Dans ce projet, les spécialités Administration des entreprises - Commerce international - Gestion des affaires maritimes, se trouveraient structurées au sein d une mention Management des entreprises. 35

35 1 Offre de formation et modalités pédagogiques L offre de formation poursuit l objectif de dispenser des connaissances et de faire acquérir des compétences en management pour former les étudiants à des métiers très qualifiés dans le domaine, pris au sens large du management. Elle se complète par une offre de formation aux métiers du tourisme et de l hôtellerie dans le cadre d une spécialité de la mention Etude européennes et internationales, spécialité qui a vocation à être séparée de cette mention. Les formations en management se regroupent autour d une seule mention Management structurée en une première année de master (M1), puis quatre spécialités à finalité professionnelle dont une, spécifique aux métiers de la mer, originale et unique sur le pourtour méditerranéen se trouve localisée à Sète. Il est envisagé par les porteurs du dossier qui développe cette offre de formation de la restructurer prochainement en deux mentions à savoir Management des entreprises (spécialités Administration des entreprises Gestion des activités maritimes Commerce international) et Economie managériale avec une seule spécialité - Ingénierie économique et financière qui viserait, pour les porteurs du projet, à apporter plus de lisibilité à l ensemble. Pour cette mention, la première année de master (M1) se présente comme assez généraliste avec un tronc commun lors du premier semestre (S1) puis, lors du semestre 2 (S2), des options de spécialisation se trouvent proposées, mais sans contraindre pour autant les étudiants à une orientation définitive sur le choix de leur future spécialité de M2. La spécialisation professionnelle est apportée en deuxième année (M2). Globalement, des professionnels des métiers concernés interviennent dans chacune des formations, ce qui permet un ancrage dans le tissu socioéconomique local. Il est à noter aussi que l équipe pédagogique de l université se trouve renforcée par l intervention d enseignants-chercheurs en poste dans d autres universités. Les effectifs globaux semblent diminuer ces dernières années. En M1, les effectifs se sont trouvés réduits d un tiers en trois ans et, corrélativement, le taux de réussite dans la mention s est amélioré. Toutefois les spécialités de M2, Commerce international, laquelle dispose d un effectif «qualifié d important» dans le dossier, et la spécialité Administration des entreprises voient leur effectif réduire de moitié. Malgré cela, l insertion professionnelle semble demeurer satisfaisante. L acquisition de compétences additionnelles se traduit dans certaines spécialités par des préparations au TOEIC (Test of English for international communication), au TOEFL (Test of English as a foreign language) ainsi qu au C2i (Certificat informatique et internet). La mention Etudes européennes et internationales se compose dans sa forme actuelle de trois spécialités dont la troisième, Tourisme et hôtellerie a été rattachée au présent comité. Les porteurs du dossier envisagent de la restructurer et de la présenter comme une mention à part entière intitulée Management du tourisme. Celle-ci pourrait conforter son ancrage régional. Cet ancrage est présent, à l instar des deux autres spécialités (une orientée vers la recherche, Etudes catalanes, mobilités et altérités, l autre à finalité professionnelle, Relations transfrontalières) qui répondent à des objectifs régionaux fondés sur des enjeux en termes de coopération transfrontalière. 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique La mention Management présente des spécialités qui renvoient à des champs variés des sciences de gestion tels que le management et l administration des entreprises, la finance avec les métiers de la banque et de l assurance, le commerce ou la gestion des affaires maritimes qui présente des spécificités régionales fortes. Malgré cet aspect quelque peu hétérogène qui pourrait se trouver corrigé par le projet de nouvelle structure qui a été présenté par les porteurs du projet, ces spécialités trouvent leur place dans l environnement socio-économique local et régional. L adossement à la recherche apparaît structuré de façon cohérente pour les formations proposées. Les formations du master Management se trouve liées au rattachement d enseignants-chercheurs au laboratoire Montpellier recherche en management (MRM), mais aussi au Centre d analyse de l efficience et de la performance en économie et management (CAEPEM) de l Université de Perpignan. Cette mention compte des partenariats, notamment pour la spécialité Administration des entreprises avec la Chambre de commerce et d industrie (CCI) et des regroupements professionnels (chambre des métiers, Union pour les entreprises (UPE), Centre des jeunes dirigeants (CJD). La spécialité Gestion des affaires maritimes bénéficie d une convention de partenariat avec l Unité mixte de recherche (UMR) Ecosystèmes marins exploités. 36

36 L adossement aux milieux professionnels apparaît plus solide en M2 où les professionnels sont nombreux à intervenir et où les étudiants effectuent un stage long, mais cela se décline de façon inégale selon les spécialités. Les relations internationales sont très inégales en fonction des spécialités. En fait, elles ne concernent que la spécialité Commerce international ou dans une moindre mesure la spécialité Tourisme et hôtellerie de la mention Etudes européennes et internationales avec sa vocation transfrontalière, ou encore la spécialité Gestion des affaires maritimes. 3 Insertion professionnelle et poursuite d études L attractivité des formations est très variable selon les spécialités à l intérieur de la mention Management. La spécialité Commerce international paraît la plus attractive en termes d effectifs et recrute aussi ses étudiants hors du périmètre régional. Les données relatives à l insertion confirment l attractivité de cette spécialité. Toutefois, les informations relatives à l insertion professionnelle des étudiants fournies par le dossier sont insuffisantes pour formuler une appréciation en la matière pour les autres spécialités et laissent entrevoir des difficultés en termes d insertion ; de plus les taux de réponse des diplômés apparaissent peu élevés notamment pour la spécialité Administration des entreprises. 4 Pilotage des formations En management, les équipes pédagogiques sont composées d universitaires et d intervenants professionnels qui constituent le potentiel d encadrement et de pilotage de ces formations. Peu d informations sont apportées sur, notamment, l existence de conseils de perfectionnement hormis la spécialité Banques et assurances, l évaluation des enseignements par les étudiants ou encore les processus d autoévaluation qui pourraient mettre en évidence les points à améliorer. Les spécialités composant le master Etudes européennes et internationales sont, elles, pilotées de manière séparée ce qui apparaît cohérent malgré tout, au regard de la diversité et des spécificités différentes de ces spécialités et de son appartenance à une mention portée par une autre composante de l université. Les restructurations proposées expliquent certainement, pour une grande partie, les absences d informations signalées sur l existant et l antériorité. Des partenariats existent, avec des entreprises régionales notamment, qui mériteraient d être mieux formalisés. 5 Appréciation globale et recommandations Points forts : Professionnalisation des formations dans un cadre régional et transfrontalier. Spécificité régionale des formations en relation avec l environnement socio-économique régional. Appartenance de la composante au réseau des IAE. Points faibles : Faible développement de la dimension internationale pour les mentions qui présentent des objectifs internationaux. Insuffisances d informations sur les intervenants extérieurs et les partenaires professionnels. Manque de lisibilité du dossier sur les formations existantes, lié sans aucun doute à la présentation simultanée du projet de restructuration. Recommandations : Il conviendrait d étudier des développements possibles d objectifs régionaux et de formations adaptées au contexte frontalier, afin de rendre plus attractives les formations à objectifs locaux ou de les rendre bien distinctives de celles dispensées au sein des autres établissements de la Comue Sud de France. 37

37 La dimension internationale des formations de manière générale et plus particulièrement lorsque les formations s y adossent, mériterait d être étoffée. Celle de la spécialité Gestion des affaires maritimes, pourrait couvrir un périmètre méditerranéen plus large. Il conviendrait aussi de rechercher une amélioration des taux de réponse aux enquêtes d insertion professionnelle. Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS 2 Préambule L Université de Perpignan Via Domitia offre dans le domaine SHS 2, cinq mentions de master, déclinées en neuf spécialités. Quatre mentions juridiques : Droit de l urbanisme et de l immobilier (trois spécialités), Droit comparé (deux spécialités), Droit privé (deux spécialités), Droit public (une spécialité) et une mention de sciences humaines et sociales intitulée Pratique réflexive de l intervention sociale (une spécialité). 1 Offre de formation et modalités pédagogiques Sous des habits classiques, les masters en SHS 2 de l Université de Perpignan Via Domitia frappent par leur caractère ciblé sur des secteurs ou/et publics particuliers. Ils sont construits dans une logique de progression avec une première année offrant les savoirs fondamentaux et une seconde année de spécialisation. La construction en plusieurs spécialités ou en plusieurs parcours dans les secondes années de master n est pas toujours cohérente. Dans certaines mentions, la cohabitation de certaines spécialités ne s impose pas avec la force de l évidence. Dans d autres mentions, des mutualisations trop poussées nuisent à l autonomie et à l identité de la spécialisation comme en Droit de l urbanisme et de l immobilier. Dans d autres, elles sont bien dosées comme pour la spécialité Pratique réflexive de l intervention sociale. Dans l ensemble, les objectifs des masters sont bien définis (comme en Pratique réflexive de l intervention sociale ou en Droit de l urbanisme et de l immobilier), mais la structuration et les modalités pédagogiques ne permettent pas toujours de les atteindre dans toutes les mentions sauf dans le master Pratique réflexive de l intervention sociale, précité. Ainsi, certaines mentions (à l exemple de Droit public) offrent des unités d enseignement dispersées tandis que d autres, comme Droit comparé, n offrent pas réellement d unités d enseignement de droit comparé. L attention accordée à certains publics, comme les étudiants de certains pays francophones du Maghreb ou aux publics en alternance, est louable. A la notable exception de la mention Pratique réflexive de l intervention sociale, toutes les mentions ne concentrent pas autant d attention à l acquisition des compétences complémentaires et transversales. 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique L adossement des masters concernés à la recherche est très disparate. L absence totale d un tel d adossement pour certaines mentions est gênante. Il en est de même concernant l adossement aux milieux socioprofessionnels. Si l on peut saluer des partenariats étroits avec les professionnels de l immobilier et du foncier du master Droit de l urbanisme et de l immobilier et avec les professionnels de l intervention sociale pour le master Pratique réflexive de l intervention sociale, pareilles coopérations intenses ne se rencontrent pas dans les autres mentions. On peut regretter une dérive tendant à laisser le pilotage de certaines mentions et spécialités aux professionnels et praticiens non universitaires. Un tel repli de l Université de Perpignan Via Domitia est regrettable pour des formations qu elle délivre. Compte tenu de la présence dans le sud de la France de mentions similaires à celles de l Université de Perpignan Via Domitia, le positionnement de certaines mentions de celle-ci soulève des questions et mérite sans doute une réflexion pour mieux mettre en adéquation les objectifs poursuivis avec les compétences disponibles. 38

38 L exploitation de sites multiples au niveau national, tant à Narbonne qu à Paris, et au niveau international apparaît judicieuse, mais pose de façon plus générale la politique distinctive que l Université de Perpignan Via Domitia souhaite mener pour se distinguer des universités environnantes. Elle doit aussi s assurer de la pérennité et de la solidité des partenariats au niveau régional, national et international. Sur le plan international, la coopération avec des pays francophones en Afrique et notamment au Magrehb est pertinente en se traduisant par des délocalisations. Il est ainsi, également, de certaines coopérations avec des pays d Amérique du Sud. Il est regrettable que toutes les mentions ne s ouvrent pas davantage à la coopération internationale. 3 Insertion professionnelle et poursuite d études Hormis le master Droit comparé qui recrute dans les pays du Maghreb, les masters de Perpignan Via Domitia recrutent majoritairement dans le bassin méditérannéen et notamment dans l académie de Montpellier. L attractivité des formations est acceptable dans l ensemble, mais elle est très variable selon les mentions et selon les spécialités. Cette situation pourrait fragiliser les diplômes. Si le taux de réussite est perfectible, il est globalement satisfaisant dans la moyenne des mentions de master. Les informations à disposition ne permettent pas toujours de disposer d informations fiables mais elles permettent de cerner une insertion professionnelle assez moyenne. Il est vrai qu entre les formations qui sont ouvertes à l alternance et celles qui ne le sont pas, le décalage est logique. Le taux de poursuite d études en doctorat est faible. 4 Pilotage des formations La composition des équipes pédagogiques est très disparate selon les mentions. Dans certaines mentions, la participation des praticiens des milieux socioprofessionnels concernés est dense et même source de déséquilibre entre les praticiens socioprofessionnels et les universitaires. Inversement, dans d autres mentions, le très faible nombre de praticiens renferme les diplômes sur eux-mêmes. Certaines mentions pourraient bénéficier de compétences universitaires pédagogiques. Le suivi des étudiants et des formations est marqué également par une grande disparité. Le pilotage est finalement très disparate. 5 Appréciation globale et recommandations Points forts : L ancrage de certaines formations dans des milieux professionnels pertinents. Le ciblage de certains publics particuliers. Des réflexions sur les perspectives. Points faibles : L insuffisance de cohérence des formations. L insuffisance d information pour l insertion professionnelle. Institutionnalisation et cohérence insuffisantes du pilotage. Recommandations : Il conviendrait de mieux déterminer les objectifs des formations et assurer une plus grande cohérence de celles-ci et notamment de tirer pleinement profit de la situation géographique de l Université de Perpignan Via Domitia. Il serait utile de renforcer les moyens de suivi de l insertion professionnelle et de perfectionner le pilotage. 39

39 Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS Préambule Trois mentions de masters de l Université de Perpignan Via Domitia sont évaluées pour le domaine SHS dans le cadre de cette campagne : Sciences du langage (une seule spécialité, à orientation professionnelle ; Géographie et aménagement durable (également une seule spécialité, à orientation professionnelle) ; Histoire, histoire de l art et archéologie (deux spécialités, l une à orientation recherche, l autre à orientation professionnelle). Pour l ensemble de son offre de masters dans le domaine, l Université de Perpignan Via Domitia présente donc trois spécialités à orientation professionnelle et une seule spécialité à orientation recherche. 1 Offre de formation et modalités pédagogiques Chacune des mentions présentées s insère dans une discipline différente : Lettres, Géographie, Histoire. A chaque discipline correspond donc une mention. La première mention a le même intitulé qu un master de l Université Paul-Valéry Montpellier 3, les deux autres ont des intitulés très proches de deux masters de la même université voisine. Ces trois masters comportent chacun une ou deux spécialités, et attirent un flux d étudiants variable : - La mention Sciences du langage ne comporte qu une spécialité, Didactique des langues, français langue étrangère et seconde, et selon les années, en M1 comme en M2, les effectifs d étudiants oscillent de 11 à La mention Géographie et aménagement durable comporte une seule spécialité ouverte, à finalité professionnelle (Urbanisme, habitat, aménagement durable). Les flux d étudiants sont satisfaisants : environ 25 étudiants par année. Cette spécialité professionnelle présente un profil très nettement différent des spécialités professionnelles offertes à Montpellier dans le même domaine (au sein de la mention Développement durable et aménagement). - La mention Histoire, histoire de l art et archéologie comporte deux spécialités : Histoire, histoire de l art et archéologie, à finalité recherche, et Gestion, conservation et valorisation du patrimoine territorial, à finalité professionnelle. Le M1 est commun aux deux spécialités. Une soixantaine d étudiants sont inscrits dans ce master. Ces trois mentions présentent, on l a vu, des intitulés voisins de certains masters offerts à l Université Paul- Valéry Montpellier 3. Mais à la fois les flux satisfaisants et les contenus différenciés justifient l existence de masters séparés. On peut regretter toutefois l absence de partenariats entre ces mentions géographiquement et thématiquement proches. En ce qui concerne la formation continue, on remarque l absence de dispositif spécifique d accès pour ce type de public. Enfin, dans chacun des masters, on note que l incitation à passer la certification en langues est peu développée. Cependant la mention Histoire, histoire de l art et archéologie signale un approfondissement de la pratique de l anglais scientifique au cours de chacune des deux années du master. 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique Les trois mentions bénéficient d un environnement scientifique de qualité, même si le niveau de reconnaissance nationale et internationale peut varier. Varie également selon les mentions le lien entre la formation et la recherche : - La mention Sciences du langage est adossée à l EA 2983, mais le dossier ne permet pas d évaluer le lien entre formation et recherche. Cette faiblesse avait déjà été soulignée par la précédente évaluation AERES. - La mention Géographie et aménagement durable est adossée à une UMR, Art-Dev (UMR 5281), et une EA, Mediterra (EA 4605). L orientation professionnelle de la seule spécialité de ce master la prédispose à de fortes relations avec l environnement socioprofessionnel. 40

40 - La mention Histoire, histoire de l art et archéologie est adossée à l unité de recherche CRHISM, Centre de recherches historiques sur les sociétés méditerranéennes (EA 2984). Le lien est étroit entre les axes développés au sein de cette unité de recherche et les différents enseignements dispensés au sein du master. L ouverture à l international est également très variable selon les mentions. Deux des trois mentions ont développé des partenariats internationaux, mais le type d activité développée n est pas toujours précisé : - La mention Histoire, histoire de l art et archéologie est la plus active sur le plan international. Elle a établi des partenariats avec l Espagne, l Italie, le Canada, l Egypte, le Portugal, la Pologne, le Mexique. Des collaborations transfrontalières avec la Catalogne ont été renforcées récemment. Une double diplomation a été mise en place avec les Îles Baléares, une autre est en cours de signature avec l Egypte. - La mention Géographie et aménagement durable a des échanges avec l Allemagne, l Espagne, la Pologne, qui lui permettent de recruter des étudiants étrangers, mais les partenariats développés sont peu précisés. - En revanche, la mention Sciences du langage fait preuve d une moindre ouverture internationale, alors que dans ce domaine aussi la précédente évaluation AERES incitait les responsables de ce master à développer et formaliser l activité internationale de la formation. Des conventions sont signalées avec la Chine, le Maghreb, le Vietnam, la Russie, le Kazakhstan, mais ni les universités partenaires, ni le contenu de ces conventions ne sont précisés. Pour ce qui est de l ouverture sur le monde socio-économique, on observe aussi de grandes disparités entre les trois mentions, alors qu elles présentent chacune une spécialité à finalité professionnelle : - La mention Géographie et aménagement durable a su attirer de nombreux professionnels de qualité dans son équipe de formation, ce qui permet un lien fort avec le monde socio-économique et favorise une insertion de qualité des étudiants. - La mention Histoire, histoire de l art et archéologie est moins ouverte sur le monde professionnel, mais un stage de deux mois en M2 professionnel établit un lien intéressant avec l environnement socio-économique et la formation de cette spécialité s appuie sur les forces locales. - Quant à la mention Sciences du langage, malgré le caractère professionnel de son unique spécialité, elle est peu ouverte sur le monde professionnel. Seuls deux professionnels extérieurs sont impliqués dans la formation, et l un d entre eux n est pas vraiment extérieur puisqu il appartient au centre de langues de l université. Les étudiants cependant font deux stages durant leur formation. 3 Insertion professionnelle et poursuite d études Dans les trois mentions, le recrutement, s il concerne en partie (d un tiers à la moitié) les étudiants issus d une licence de l Université de Perpignan Via Domitia, concerne aussi, plus largement, la région et l étranger. Les dossiers ne précisent pas toujours si les étudiants étrangers sont inscrits à titre individuel ou font partie d un programme de mobilité internationale. On peut au total considérer que les trois mentions font preuve d une bonne attractivité nationale et internationale. Les taux de réussite sont très bons en M2, parfois proches de 100 %, et nettement moins bons en M1. La problématique de l insertion est prise en compte de façon inégale, avec des réponses diverses selon l orientation des formations, de la poursuite en doctorat pour la spécialité à orientation recherche à l obtention d un emploi pour les spécialités à orientation professionnelle (dont certaines indiquent également un taux d insertion en doctorat). Les procédures de suivi de l insertion ne sont pas assez développées et systématisées : si un bon taux d insertion (85 %) est affiché pour Géographie et aménagement durable, les deux autres mentions ne présentent un suivi d étudiants que pour une seule année. Sciences du langage ne présente d analyse en matière d insertion que pour l année : les résultats pour cette unique année sont cependant satisfaisants, avec un taux de réponse de 62,5 % ; parmi les répondants deux sont en poursuite d études, les treize autres en emploi, le plus souvent à l étranger, sans que soit précisé s il s agit ou non de CDI. Histoire, histoire de l art et archéologie n a analysé l insertion de ses étudiants que pour l année , et, pour cette année déjà ancienne, les taux sont satisfaisants : 71 % en spécialité à finalité professionnelle, 66 % en spécialité recherche. Le taux de poursuite en doctorat n est pas toujours indiqué dans les dossiers. Certaines mentions affichent un taux satisfaisant : par exemple 12 à 25 % pour Histoire, histoire de l art et archéologie. La mention Sciences du langage indique un chiffre par période : deux étudiants en cinq ans. 41

41 Il est intéressant de noter que dans la mention Histoire, histoire de l art et archéologie, la spécialité à finalité recherche affiche, outre un taux d inscription en doctorat de 20 %, un très bon taux d insertion professionnelle (66 %), tandis que, parallèlement, dans la spécialité à finalité professionnelle on observe un taux d insertion professionnelle de 71 % : cela fait pour cette mention un très bon taux global d insertion des étudiants. 4 Pilotage des formations Le pilotage des masters à Perpignan est globalement assez bon, mais une mention, Sciences du langage, n a pas mis en place un conseil de perfectionnement. Cette mention l annonce cependant pour Les deux autres mentions ont mis en place un conseil, appelé Comité de pilotage ou Conseil de master. Ce conseil se réunit régulièrement, prenant en compte, dans la mention Histoire, histoire de l art et archéologie, les bilans dressés en fin d année avec les étudiants. Géographie et aménagement durable indique que des représentants des étudiants font partie du conseil. Ces pratiques pourraient être généralisées. Par ailleurs, aucun des conseils de perfectionnement mis en place dans ces deux mentions, sous un nom ou sous un autre, ne se fonde sur des évaluations des enseignements par les étudiants. La mise en place de ces évaluations dans les trois masters serait une évolution à envisager. L incitation à la certification en langues pourrait également être développée au sein des trois mentions. 5 Appréciation globale et recommandations Les trois mentions SHS de Perpignan constituent une offre intéressante et attractive, qui prend en compte le plus souvent la nécessité de se préoccuper du devenir des étudiants. Les contenus des enseignements sont riches et bien adaptés aux objectifs de la formation et au devenir des étudiants. La prise en compte de l environnement socio-économique permet à la fois une bonne adéquation du contenu des formations aux besoins du monde du travail et une bonne insertion des diplômés dans la vie professionnelle, cette appréciation n étant validée que pour les spécialités où le suivi des étudiants est suffisamment assuré. Certaines mentions, en effet, n ont pas assez développé la culture du suivi attentif et régulier du devenir des étudiants. Les partenariats internationaux gagneraient à être développés et formalisés, et le lien formation-recherche n est pas toujours assuré. Points forts : Bonne structuration des formations. Bonne insertion dans l environnement socio-économique. Pour deux mentions sur trois, bon pilotage de la formation. Points faibles : Suivi de l insertion professionnelle inégal. Ouverture internationale inégale. Adossement à la recherche inégal. Évaluation des formations faite par l établissement, ce qui rend impossible son appréciation au niveau des mentions. Intitulés de mention et de spécialité parfois proches (voire identiques), ou mal adaptés au contenu de la formation. Qualité inégale des dossiers. Recommandations : - L ouverture internationale et le suivi des diplômés devraient être renforcés dans certaines mentions. - L évaluation des enseignements par les étudiants est une pratique qui pourrait être généralisée. - Une réflexion devrait être menée sur la concurrence entre certaines formations offertes à Montpellier et à Perpignan, par exemple en développant les partenariats entre les établissements. Les intitulés de certaines mentions et spécialités devraient être revus pour éviter les redondances et/ou l inadéquation aux contenus. - Enfin, la formation en langues et l incitation à la certification sont à généraliser. 42

42 Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS 5 Préambule L université offre en SHS 5, quatre mentions recouvrant sept spécialités : Études européennes et internationales (trois spécialités), Arts, lettres et civilisations (deux spécialités), Langues étrangères appliquées (LEA, une spécialité), Lettres (une spécialité). Il est à noter que les dossiers parvenus gardent les traces (plus sans doute que les autres) du changement intervenu relativement tardivement dans la politique d évaluation de l AERES et portent surtout sur le projet plutôt que sur un bilan des formations. 1 Offre de formation et modalités pédagogiques Deux éléments semblent fédérer les enseignements et objectifs des quatre mentions présentées : d une part, l enracinement dans l Euro-région catalane (Études européennes et internationales et Langues étrangères appliquées), d autre part le master Erasmus Mundus Crossways in Cultural Narratives (mention Arts, lettres et civilisations, que devrait intégrer dans le prochain quinquennal, en tant que spécialité, la mention Lettres). Les deux offrent des perspectives certaines (en termes d emplois pour la première, de lisibilité et de mobilité à l international pour l autre), mais en même temps laissent apparaître des fragilités dans les objectifs et la structuration mêmes des mentions. Elles sont de deux sortes : D une part, le positionnement exact du Catalan reste flou : si les mentions LEA et Études européennes et internationales (EEI) ont une légitimité certaine, conférée à la fois par un projet pédagogique et professionnel pertinemment centré sur l Euro-région, et s il est clair que le catalan (langue et culture) fédère ce projet (qui bénéficie par ailleurs d une attractivité satisfaisante), on se heurte à de véritables problèmes de lisibilité : de fait, il serait bon de clarifier, par exemple, la spécialité Relations transfrontalières, qui, intégrée à la mention EEI, semble largement se recouper avec la mention LEA option catalan, qui semble se résoudre à un parcours «catalan» (sans catalan, mais avec espagnol : la connaissance de la langue constitue-t-elle un prérequis dont l évidence serait telle qu elle n aurait pas à être mentionnée?) D autre part, on se demande si le master Erasmus Mundus, qui rassemble pourtant Italie, Portugal, Espagne, Royaume-Uni, Pologne, Canada, est réellement fédérateur, tant les spécialités (pour ce qui est du bilan du quinquennal, les perspectives laissant augurer de réelles mutualisations) apparaissent, au sein de la mention Arts, lettres et civilisations, indépendantes, d une part, et tant le master Erasmus Mundus, d autre part, lui-même semble vivre une vie propre, sans bénéfice réel pour les étudiants locaux. 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique Seul master d études catalanes en France, la mention EEI peut se prévaloir d un très solide ancrage dans les milieux socioprofessionnels de l Euro-région, de même que la mention LEA. Ce positionnement volontiers «transfrontalier» est indéniablement l une des grandes richesses de l Université. L adossement aux équipes de recherche Centre de recherches ibériques et latino-américaines (CRELAUP) et Voyages, échanges, confrontations, transformations (VECT-Mare Nostrum) est cohérent et a sans doute sa fécondité même si les dossiers ne font pas état d une association claire des étudiants de master aux activités de recherche. Les renseignements fournis ne permettent pas de clarifier les relations internationales que ces formations, ainsi que les deux autres mentions, ont pourtant nouées. Quelle mobilité pour les étudiants? Quel bénéfice exact en terme de diplomation, en termes de formation, etc. apporte le master Mundus? De fait, l appartenance à cet élément qui pourrait être structurant semble plus revendiquée (notamment en Lettres) qu effective. 3 Insertion professionnelle et poursuite d études En termes de débouchés professionnels, on remarque une inadéquation entre visées et réalité de l insertion : la mention IEE offre de ce point de vue l exemple d un fort bon positionnement, sans doute mal exploité. Ainsi la spécialité Tourisme et hôtellerie affiche-t-elle dans les fiches RNCP et ADD des objectifs à la fois très diversifiés et très ambitieux (webmaster, cadre en management, etc.), au regard de la réalité de l insertion étudiante et l on peut 43

43 se demander, de manière plus générale sur le site, si les modalités pédagogiques d une telle offre de formations sont bien adaptées (en particulier dans la nature et le nombre de professionnels mobilisés). Les débouchés privilégiés dans l ensemble de l offre semblent relever de l enseignement (auquel les mentions Arts, lettres et civilisations et Lettres préparent clairement), dans le secondaire et le primaire, enseignement y compris du catalan, y compris dans les spécialités professionnelles. 4 Pilotage des formations Ce qui vient d être dit doit cependant être nuancé, les dossiers faisant plus état d une démarche prospective que d un bilan chiffré. De fait, l établissement renvoie la responsabilité du suivi des étudiants à chaque mention : on assiste donc au problème suivant : les missions d un Observatoire de la vie étudiante semblent être totalement décentralisées et le résultat n apparaît pas meilleur. Les renseignements fournis en termes de pilotage effectif des mentions sont trop souvent très flous, voire pratiquement inexistants (hormis la mention LEA), le suivi des étudiants est plus intuitif que réellement organisé, tandis que la structuration des équipes de pilotage n est pas suffisamment claire. 5 Appréciation globale et recommandations Points forts : L ancrage dans l Euro-région catalane et ses milieux socio-économiques. L originalité liée aux compétences en catalan. Deux éléments fédérateurs virtuellement féconds. Points faibles : Le positionnement exact des études catalanes. L inadéquation entre visées professionnelles et insertion effective. La visibilité et l effectivité des relations internationales. Le pilotage des mentions et le suivi des étudiants. Recommandations : Pourquoi ne pas miser encore plus sur ce positionnement original en faisant le choix d une lisibilité renforcée et en appelant la mention «Études Catalanes», ce qui reviendrait à profiter de la séparation de la spécialité Hôtellerie et tourisme pour clarifier le statut de la spécialité Relations transfrontalières? Si l intégration de la mention Lettres à la mention Arts, lettres et civilisations a toute sa pertinence, il faudrait clairement définir le statut du master Eramus Mundus comme élément fédérateur au sein de cette mention et penser des mutualisations pour assurer sa cohérence. Pour ce qui concerne les débouchés professionnels, il conviendrait sans doute de revoir les fiches ADD et RNCP et surtout de préciser les modalités pédagogiques d une intervention plus ciblée et pertinente des professionnels. Enfin, le pilotage gagnerait à être précisé, dans une synergie plus grande entre services centraux et équipes de pilotage des mentions. Synthèse de l évaluation pour le domaine Sciences, technologies, santé (STS) Préambule L offre master de l Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) compte six mentions dans le domaine STS. Au sein de ce domaine STS, la mention en création Modélisation et calcul haute définition n est pas concernée par ce rapport. Trois mentions, à caractère indifférencié (R&P), ne proposent qu une seule spécialité: Electronique, automatique, informatique (EAI); Energie solaire (ES); Chimie: Molécules bioactives et environnement (MoBiE). Par ailleurs, deux mentions proposent chacune deux spécialités: d une part Géosciences marines et environnements aquatiques (GMEA) avec sa spécialité homonyme indifférenciée (R&P) et une spécialité Molécules bioactives et 44

44 environnement qui correspond exactement (dossier identique) à la mention MoBiE sus-citée, et d autre part Biologie intégrée : molécules, populations et développement durable (Biologie intégrée) avec ses deux spécialités : Biodiversité et développement durable (BDD) à vocation professionnelle et Génomique environnementale (GE) à vocation recherche. Cette dernière spécialité semble abandonnée (absence d information dans le dossier pour la spécialité GE). Cette offre de formation correspond à une recomposition avec premièrement une distinction entre Biologie et Chimie qui étaient précédemment réunies au sein d une seule mention, et deuxièmement la création de la mention Energie solaire (ES) qui permet via un jeu d options une orientation vers le cursus du master Européen «Renewable Energy» porté par l EUREC (European renewable energy council). Ce master ES est une formation pilote de l UPVD dans son plan stratégique. Bien qu une recomposition ait eu lieu en début de contrat, il apparaît que cette offre de formation soit encore amenée à être sensiblement modifiée et resserrée pour le contrat , en raison notamment du contexte économique subi par l UPVD. Cette évolution impactant fortement l offre actuelle, elle est présente de façon prégnante dans les dossiers proposés à l évaluation et fera donc l objet de commentaires dans ce rapport. Le changement le plus notable correspond à la fusion annoncée des mentions GMEA et MoBiE qui formeront une seule et nouvelle mention Sciences de l environnement littoral marin (SELMA). 1 Offre de formation et modalités pédagogiques L offre master du domaine STS de l UPVD s inscrit dans un souci affiché par l établissement de cohérence et de visibilité pédagogiques. La Direction des études et de la vie étudiante (DEVE) appuyée par des services ayant en charge la formation continue, les stages ou le numérique, a proposé un cadrage pour ses masters. Dans ce contexte, les mentions de master du domaine STS suivent depuis quelques années un mouvement positif de structuration qui devrait pouvoir aboutir assez rapidement à une offre encore plus ciblée et pertinente. Les mentions de master STS sont toutes indifférenciées et présentent un caractère pluridisciplinaire marqué qui permet généralement de mettre en valeur leur originalité. La mention Energie solaire, mention d excellence du domaine STS et de l établissement, propose par exemple une variété d enseignements disciplinaires visant la conception et le contrôle des installations énergétiques solaires depuis l échelle des matériaux jusqu à celle des systèmes. De même, la mention GMEA allie avec pertinence Géosciences et Environnement, alors que la mention MoBiE visant une formation de chimie, se veut originale par son approche écologie chimique en milieu marin. Cependant, ce caractère pluridisciplinaire induit parfois une dispersion trop importante (mention Biologie intégrée) ou un manque de précision (mention EAI). D une façon assez générale, les différentes formations peinent in fine, et ce malgré leur originalité intrinsèque, à trouver un positionnement affirmé au niveau régional et surtout national. D un point de vue organisationnel, toutes les formations adoptent une structure classique et harmonisée avec une volonté d orientation progressive M1-M2. Cette structure, impliquant des M1 communs, peut conduire comme dans la mention EAI à des parcours plus spécifiques (Electronique-automatique (EA) et Informatique (I)). Bien qu un parcours semble abandonné, la mention Biologie intégrée présentait ce même schéma en Y. Toutes les formations affichent également une politique affirmée de stages en accord avec le cadrage de l établissement et de son service dédié (DOSIP). En général, chaque formation comprend un stage court (huit semaines) en première année (M1) et un plus long (cinq à six mois) en seconde année (M2), On notera que certaines formations, comme GMEA, proposent de façon originale des modules de préparation à ces derniers. On notera aussi que la mention Biologie intégrée, qui met un accent particulier sur la formation par la pratique, se caractérise par un stage de trois mois en première année et une proportion de près de 45 % de l enseignement dévolue aux travaux pratiques. En outre, et en dehors de la mention EAI qui privilégie plutôt la professionnalisation via le stage de M2, les autres mentions proposent des unités d enseignements professionnalisantes et transversales (par exemple: économie, politique publique et développement durable pour la mention Biologie intégrée). Les masters du domaine STS, et notamment la mention Biologie intégrée, prennent efficacement en compte l accueil des handicapés et des sportifs de haut niveau, qui est affiché comme un objectif d établissement. Par contre, et bien que l apprentissage soit proposé en M2 de la mention Energie solaire, il semble que la formation continue ou par apprentissage et la valorisation des acquis professionnels ou de l expérience, autres priorités de l UPVD, soient encore mal intégrées dans les pratiques des formations STS, ce qui peut paraître surprenant compte tenu du leur caractère indifférencié. En résumé, l offre master du domaine STS de l UPVD peut être considérée comme d un bon niveau avec des spécificités parfois remarquables. Le problème majeur qui subsiste actuellement est probablement la structuration inachevée qui nécessite, de l avis même des porteurs de formation, des réajustements, des recentrages ou des fusions. L analyse semble pertinente et devrait permettre de corriger à court terme les quelques points négatifs relevés dans les évaluations. 45

45 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique Construite en cohérence et en concertation avec les autres acteurs de la Région Languedoc-Roussillon, notamment l Université Montpellier 2 (UM2) pour le domaine scientifique, l offre master du domaine STS de l UPVD se concentre sur des spécificités propres de l établissement. En effet, compte-tenu de sa taille, l établissement et les porteurs de mentions (en forte interaction) ont su cibler des formations plutôt originales en les adossant à trois des cinq axes stratégiques de recherche: Écologie et fonctionnement du vivant ; Énergies renouvelables, procédés et matériaux associés ; Théorie, systèmes complexes, modélisation. L appui recherche des formations est ainsi de bonne, voire de très bonne, qualité. Seule la mention Biologie intégrée pourrait gagner à se différencier plus nettement de sa voisine montpelliéraine (mention Ingénierie en écologie et en gestion de la biodiversité) et à accroître son appui recherche. A l examen, on peut aussi souligner une volonté de positionnement adapté aux acteurs du monde socioéconomique local. La mention Energie solaire, avec quelques cours délocalisés sur le site de PROMES-Odeillo de Font Romeu, constitue probablement le meilleur exemple en termes d attractivité et d adaptation au contexte régional et national. En fort lien avec le domaine de l environnement, les mentions GMEA et MOBIE sont adossées, quant à elles, au Grenelle de l environnement et au chantier Méditerranée. Ces formations ont lié des partenariats avec l Observatoire de Banyuls sur Mer, l équipe de recherche mixte Pierre Fabre ou le Centre de recherches insulaires et observatoire de l environnement (CRIOBE). La mention MOBIE développe également de fortes relations avec les laboratoires d analyses publics et privés et des entreprises de la région de Perpignan (Centre d analyses méditerranée pyrénées, phytotagante, Akinao). Globalement, l ancrage socio-économique est bon. Au niveau international, on notera quelques interactions avec la Catalogne et l Université de Gérone pour la mention EAI et surtout la très forte visibilité du master Européen «Renewable Energy» porté par l EUREC (European renewable energy council) pour la mention Energie solaire. Pour le reste, peu de relations internationales (entrantes et sortantes) semblent être identifiées malgré les atouts indéniables des trois formations considérées. Quelques conventions ou échanges Erasmus (par exemple pour GMEA) sont mentionnés, mais sans réelles formalisations. A l évidence, ce point méritera d être corrigé compte tenu de la volonté affichée de l établissement 3 Insertion professionnelle et poursuite d études Le suivi des étudiants est assuré par les services centraux en relation avec les équipes pédagogiques. Les dossiers présentés révèlent des lacunes importantes et un manque notoire de détails qui rendent difficile leur analyse, notamment pour ce qui concerne l adéquation formation-emploi occupé. De plus, les dimensions insertion professionnelle proprement dite et poursuite en doctorat ne sont généralement pas différenciées. En premier lieu, il convient de noter qu en dehors de la mention MOBIE, dont les effectifs sont assez faibles, l attractivité des formations master du domaine STS est bonne, voire excellente. Au regard d une analyse pertinente (contexte économique difficile induisant une diminution des débouchés potentiels), les responsables pédagogiques proposent le plus souvent une maîtrise raisonnée des flux d étudiants (Energie solaire, GMEA, par exemple). Globalement, cette sélectivité garantie des taux de réussite satisfaisants et le bon niveau des diplômés. Cependant, les taux d insertion professionnelle (IP) sont variables d une mention à l autre et ne sont globalement pas à la hauteur de ce qui pourrait être espéré tant en qualité qu en quantité. Le taux d insertion à deux ou trois ans pour la mention Energie solaire augmente pour atteindre le niveau satisfaisant des 89 % pour les diplômés de 2007 à Le taux IP de la mention Biologie intégrée avoisine les 85 % au bout de deux ans, mais ce résultat doit être relativisé, compte tenu du taux de réponses qui n est que de 40 %. La situation est honorable pour la mention EAI, mais il semble que le bassin d emploi ne se situe qu à 20 % dans la région Languedoc-Roussillon. Pour la mention GMEA, le taux d insertion professionnelle n est que de 64 % et, pour la mention MOBIE, le niveau des emplois occupés par les diplômés ne correspond pas toujours à celui d une formation Bac plus 5. La poursuite d études en doctorat est globalement faible pour toutes les formations considérées. Ce point est problématique pour un ensemble de formations à caractère indifférencié et une offre master qui se veut adossée à la recherche. Cette faiblesse globale est expliquée par l UPVD (dans son autoévaluation) par le manque d allocations de recherche attribuées et la faible motivation des étudiants à poursuivre en thèse. On remarquera cependant que l abandon de spécialités recherche (Génomique environnementale dans Biologie intégrée, par exemple) ne peut qu amplifier ce phénomène. Cette carence globale vers la formation doctorale devrait conduire l établissement à une réflexion plus poussée sur les relations formation-recherche-entreprise (intensification des demandes CIFRE, par exemple) ou sur son positionnement au sein des écoles doctorales. 46

46 4 Pilotage des formations Un cadrage clair de l UPVD en terme de pilotage de formation est affiché : début de la mise en place des conseils de perfectionnement, autoévaluations des formations et des enseignements réalisées en central par la DEVE, prise en compte de l innovation pédagogique, aide à la professionnalisation des formations, processus spécifiques d accueil des étudiants (notamment handicapés et sportifs de haut niveau). En outre, une cellule de pilotage de l offre de formation a été mise en place en 2012 pour aider les porteurs dans le cadre du dépôt de leurs dossiers. Cependant, l appropriation par les équipes pédagogiques de cette volonté de l établissement semble variable en fonction des formations tout comme la qualité des dossiers présentés. Les mentions Energie solaire et EAI profitent d un pilotage d excellente qualité tout en ayant bien pris en compte toutes les recommandations précédentes de l AERES. Les mentions MOBIE et GMEA suivent globalement les recommandations de l établissement, mais les dossiers manquent de précision quant à la période écoulée, ce qui témoigne d une relative faiblesse de pilotage. On notera que ces deux mentions semblent davantage tournées vers leur organisation future (en une mention unique Sciences de l environnement littoral et marin (SELMA)) que vers une description précise de l existant. Moyennant quelques améliorations, le pilotage de ces mentions pourrait être considéré comme approprié. En revanche, la mention Biologie intégrée fait apparaître un pilotage défaillant (dossier de mauvaise qualité, une spécialité n est même pas présentée et ce sans explication, forte insatisfaction des étudiants quant à la finalité et à la structure de la formation, liée notamment à l absence de conseil de perfectionnement). Cette absence apparente de pilotage rationnel et de prise en compte de l avis des étudiants nuisent probablement à la formation et à son positionnement régional. 5 Appréciation globale et recommandations Points forts : Offre de formation master STS en voie de recentrage et réorganisée sur les axes stratégiques de l établissement. Caractère pluridisciplinaire des formations avec une bonne politique de stages. Adossement recherche et socio-économique de bonne qualité en général. Caractère d excellence de la mention Energie solaire (ES). Bonne politique d accueil des handicapés et sportifs de haut niveau. Points faibles : Dossiers insuffisamment détaillés (hormis mention ES). Positionnement régional et national insuffisamment affirmé ou précisé (hormis mention ES). Visibilité et ouverture internationale faible (hormis mention ES). Faiblesse au niveau insertion professionnelle et au niveau poursuite en doctorat pour toutes les formations. VAE/VAP, FC et apprentissage insuffisamment pris en compte. Recommandations : L offre master du domaine STS proposée par l UPVD apparaît encore en restructuration. Le projet de fusion présenté entre GMEA et MOBIE (mention SELMA) paraît pertinent. Il serait important de mieux identifier à l avenir cette nouvelle mention et les deux spécialités (structuration, tronc commun en M1, mutualisations, etc.) de manière à ne pas en diminuer la lisibilité et l attractivité présente, notamment pour GMEA. Dans le même esprit le rapprochement des mentions Energie solaire et EAI mérite d être encouragé, la mention EAI devant probablement se repositionner quelque peu dans cette perspective. L insertion professionnelle étant relativement faible sur l ensemble de l offre, une réflexion devrait être menée au sein du domaine STS, afin d améliorer l accueil d étudiants en VAE/VAP, formation continue, en alternance ou en apprentissage, les secteurs professionnels visés et les relations avec le monde industriel s y prêtent a priori bien. Ces mesures, cohérentes avec la politique affichée par l établissement, pourraient contribuer à une meilleure lisibilité des formations par le monde industriel et consolider leur attractivité. L affichage de formations indifférenciées pose le problème de la poursuite en doctorat qui reste pour l instant à un niveau assez bas. Ce point mériterait la plus grande attention de la part des formations, mais aussi de l établissement lui-même, la pérennité des laboratoires d appui pourrait en dépendre fortement. L ouverture à l international, revendiqué par l établissement, devrait être développée par les formations du domaine STS. Une ouverture plus forte vers le voisin catalan pourrait dans ce contexte être une option intéressante. 47

47 Synthèse de l évaluation pour l Université de Nîmes Préambule L Université de Nîmes est la plus jeune Université de France. Elle est organisée en trois départements : Droit, économie, gestion Psychologie, lettres, langues et histoire Sciences et arts. Son offre master comprend deux mentions Design-innovation-société et Risque nucléaire. Cette dernière mention, d ouverture récente, n a pas été évaluée. Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS 5 Préambule Cette synthèse ne portant que sur la seule mention Design-innovation-société, il convient également de se reporter au rapport la concernant. 1 Offre de formation et modalités pédagogiques La jeune mention Design-innovation-société (elle est ouverte depuis 2011) vise à former des techniciens, ingénieurs, spécialistes du design, en leur donnant un «supplément d âme» universitaire, bienvenu, par le développement d un sens critique, voire d un souffle philosophique. La pédagogie par projets permet de fédérer de manière féconde les différentes approches, tandis que l encadrement (en développement) par des professionnels permet une approche dynamique des exigences du marché visé. 2 Positionnement de l offre master dans l environnement scientifique et socioéconomique Il s agit de la seule formation de ce type en arts plastiques dans l ensemble de la ComUE. La co-habilitation avec l Ecole des Mines d Alès, ainsi que les liens avec l Ecole d architecture de Montpellier, ou ceux en cours de nouage avec le master en Psychologie sociale de l environnement de Nîmes, ou le master de Management urbain durable ou celui de Droit et management des collectivités territoriales, montrent une ouverture certaine et bienvenue à une interdisciplinarité pensée et cohérente. 3 Insertion professionnelle et poursuite d études 100% de taux de réussite pour cette formation jeune et donc qui n a d autre recul que celui d une promotion, avec des effectifs encore un peu réduits. Visant l excellence, l équipe de pilotage ne se satisfait cependant pas de ce chiffre qui correspond à une moyenne selon elle trop faible de 14,1/20. 4 Pilotage des formations Bon taux d encadrement, le comité de pilotage est en cours de finalisation, avec une part de professionnels. 48

48 5 Appréciation globale et recommandations Points forts : Originalité de la formation et projet pédagogique que l on sent engagé et manifeste. Type de pédagogie par projet qui facilite le lien avec les milieux professionnels. Une équipe pédagogique importante, une articulation avec le milieu professionnel en cours de constitution, des partenariats prometteurs. Points faibles : Des effectifs d étudiants trop réduits. Un pilotage qui n est pas encore consolidé. Recommandations : Cf. le rapport mention. 49

49 Synthèse de l évaluation pour l académie de Montpellier Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS 1 1 Mutualisation, co-habilitations, etc. Les 11 mentions expertisées par le comité SHS 1 concernent quatre établissements de l académie de Montpellier qui ont pour point commun d appartenir à la ComUE Sud de France. L expertise des mentions, sans pour autant faire apparaître d unité entre ces établissements, met en exergue des mutualisations entre composantes d un même établissement sur le site Montpelliérain. Les universités de Montpellier contribuent également à enrichir en termes d enseignement et de recherche les formations dispensées par l Université de Perpignan. Les principaux partenariats que l on peut noter pour les établissements universitaires relèvent de collaboration, voire de co-habilitation, avec l Institut agronomique méditerranéen de Montpellier, Montpellier SupAgro ou encore le Groupe Sup de Co Montpellier Business School. Il est à noter que les universités Montpellier 1 (UM1) et 2 (UM2) se sont engagées dans un processus de fusion qui aboutira à la création de la Nouvelle Université de Montpellier (NUM) en janvier L offre de formation élaborée dans ce cadre devrait y gagner en cohérence et en lisibilité, permettant sans doute d accroître l attractivité des formations. 2 Appréciation globale et recommandations Points forts : Des formations généralement en cohérence avec les objectif affichés. Un effort de mise en place de mentions présentant des spécificités régionales. Des équipes pédagogiques qui sont la plupart du temps en bonne adéquation avec le contenu des mentions et des spécialités. Un effort de professionnalisation dans la plupart des formations. Points faibles : Un pilotage qui se fait rarement au niveau des mentions et donne notamment lieu à des problèmes d articulation entre M1 ou M2 ou de cohérence entre les spécialités d une même mention. Des relations internationales qui demeurent à développer. Des modes de gouvernance de mentions à harmoniser. Un suivi du devenir des diplômés qui mérite d être mis en place ou renforcé lorsqu il est présent. Des dossiers avec des informations trop fréquemment lacunaires. Recommandations : Il conviendrait que le projet de fusion des universités Montpellier 1 et Montpellier 2 puisse servir d opportunité pour conduire une réflexion approfondie sur la cohérence globale des formations proposées. Cela devrait concerner, principalement, l articulation des différentes spécialités au sein d une même mention en termes d objectifs poursuivis et la cohérence des objectifs de chacune de ces spécialités au regard des objectifs généraux de la mention. Cette réflexion semble déjà conduite à l Université de Perpignan. Elle apparaît utile pour la mention Management des ressources humaines et développement social de l Université Paul-Valéry Montpellier 3. Globalement, les établissements ne proposent pas de mentions fondamentalement concurrentes. Toutefois, quelques difficultés de recrutement dans certains M1 ou spécialités de M2 montrent qu une étude analytique des 50

50 objectifs et des architectures des formations concernées pourrait être une opportunité pour améliorer la lisibilité des formations et réduire certains aspects de complexité dans l articulation des programmes pédagogiques. Enfin, il convient de maintenir, voire de renforcer, les liens avec les milieux socioprofessionnels, puis d envisager des partenariats forts à l international et de conforter les quelques partenariats existants. Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS 2 1 Mutualisation, co-habilitations, etc. En ce qui concerne le domaine SHS 2 de la ComUE Sud de France, les mutualisations entre les établissements sont inexistantes. Cette situation est regrettable en raison de l existence de liens affichés entre des enseignantschercheurs des établissements de la ComUE Sud de France et des recoupements entre unités d enseignement susceptibles d être ouvertes à la mutualisation. Concernant la circulation des enseignants-chercheurs entre les établissements, on se demande si la participation d universitaires de l Université Montpellier 2 et de l Université Montpellier 1 à la mention Ethnologie sociologie de l Université Paul-Valéry Montpellier 3 ne pourrait pas être le prélude à une réflexion sur des mutualisations. Concernant les co-habilitations, on notera celle liant l Université Paul-Valéry Montpellier 3 et l Université Montpellier 2 (IUFM) dans un master 2 «Enseignement» de la mention Information et communication, mais qui n est pas évalué. Cet exemple montre la possibilité dans la ComUE Sud de la France de co-habilitation et que celle-ci pourrait se développer dans d autres mentions. 2 Appréciation globale et recommandations Points forts : Une forte attractivité de certaines mentions. Un bon ciblage de certaines mentions. Point faible : Absence apparente d une véritable politique de mutualisations et de co-habilitations entre les établissements de la ComUE Sud de France. Recommandations : Pour une plus grande cohérence et une visibilité de la ComUE Sud de France, une réflexion pour une politique coordonnée, voire commune, de mutualisations et de co-habilitations pourrait être entamée. Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS L ensemble des mentions SHS des Universités Paul-Valéry Montpellier 3 et de Perpignan Via Domitia constitue une offre riche et parfois originale, qui prend en compte le plus souvent la nécessité de se préoccuper du devenir des étudiants. Cependant, des doublons sur le site devraient encourager des mutualisations, ou au moins des partenariats. 51

51 1 Mutualisation, co-habilitations, etc. Aucune mutualisation n est mise en œuvre entre les deux universités du site, malgré certains intitulés de mentions identiques ou très proches. Par ailleurs, les masters du site n ont pas mis en place de co-habilitations, ni entre Montpellier et Perpignan, ni avec une autre université française ou étrangère. Des partenariats sont cependant signalés dans certaines mentions, au niveau national et au niveau international. Une double diplomation a été mise en place avec les Iles Baléares par la mention Histoire, histoire de l art et archéologie de Perpignan, et cette mention signale qu une autre double diplomation est en cours de signature avec l Egypte. 2 Appréciation globale et recommandations Points forts : Offre riche et parfois originale. Bonne structuration des formations. Excellent suivi des étudiants et de leur insertion professionnelle dans la plupart des mentions. Points faibles : Ouverture internationale inégale. Pilotage de la formation inégal. Adossement à la recherche inégal. Evaluation des formations faite par établissement, ce qui rend impossible son appréciation au niveau des mentions. Intitulés de mention et de spécialité parfois proches (voire identiques) ou mal adaptés au contenu de la formation. Qualité inégale des dossiers. Recommandations : L ouverture internationale devrait être renforcée dans certaines mentions. L évaluation des enseignements par les étudiants est une pratique qui pourrait être généralisée. Une réflexion devrait être menée sur la concurrence entre certaines formations offertes à Montpellier et à Perpignan, par exemple en développant les partenariats entre les établissements. Les intitulés de certaines mentions et spécialités devraient être revus pour éviter les redondances et/ou l inadéquation aux contenus. Enfin, la formation en langues et l incitation à la certification sont à généraliser. Synthèse de l évaluation pour le domaine SHS 5 1 Mutualisation, co-habilitations, etc. Il semblerait opportun de rendre visibles ou de créer des liens pertinents entre Montpellier et Perpignan pour tout ce qui concerne les études catalanes. Par ailleurs, les relations internationales doivent faire l objet, sur tout le site, d une politique de formalisation des accords existants, d affichage précis des accords ERASMUS, tandis que le master Erasmus Mundus pourrait constituer un acteur important et fédérateur, à côté de l investissement de l Eurorégion catalane, de la politique internationale du site. 2 Appréciation globale et recommandations Points forts : Des formations qui, prises individuellement, démontrent pour la plupart leur qualité à la fois en recherche et en pédagogie. Un ancrage local incontestablement fructueux. Une offre ample et souvent originale. 52

52 Points faibles : La cohérence des mentions ne s appuie pas assez sur des mutualisations qui permettraient des approches décloisonnées. L inadéquation entre visées professionnelles et réalité de l insertion des étudiants. Un pilotage qui ne parvient pas à assurer un suivi fonctionnel des parcours étudiants en formation et post-formation, ni une visibilité suffisante des relations internationales. Recommandations : Le pilotage tant de la part des services centraux des universités que de la part des formations semble devoir être revu, et notamment dans les relations réciproques entre mentions et services centraux. Cela permettrait une politique de regroupements et mutualisations sans doute plus cohérente, tandis que l ancrage local doit permettre, par une réévaluation des visées des formations, une collaboration entre professionnels et enseignants-chercheurs qui puisse dynamiser des formations en SHS : à ce titre, l exemple d un «supplément d âme universitaire» à Nîmes, loin d être anecdotique, permet de penser des formations qui, en ne délaissant pas les acquis d une formation par la recherche, fournissent une ouverture critique aux compétences professionnelles. Synthèse de l évaluation pour le domaine Sciences, technologies, santé (STS) 1 Mutualisation, co-habilitations, etc. L offre de formation du domaine STS de la ComUE Sud de France implique l Université Montpellier 2 - Sciences et techniques (UM2), l Université de Perpignan Via Domitia (UPVD) et l Université de Nîmes. L UM2 porte 14 mentions pour 56 spécialités (incluant quatre spécialités relatives aux métiers de l enseignement non évaluées et deux spécialités portées par Toulouse 3 (Chimie théorique de la mention Chimie, et Géomatique de la mention Informatique non évaluées ici). Des partenariats (co-habilitations ou co-diplomations) existent avec l Université Montpellier 1 (au sein de la Nouvelle Université de Montpellier (NUM)) ou avec des établissements tels que l Université Paul-Valéry Montpellier 3, l Ecole nationale supérieure de chimie de Montpellier (ENSCM), Montpellier SupAgro, l INSTN, l Ecole des Mines d Alès, l Université de Nîmes (tous membres de la ComUE Sud de France), le CNAM ou encore Toulouse 3, Lyon 1 et Poitiers. On notera également que le domaine STS est impliqué dans une mention Santé, humanités, autonomie qui dépend du secteur SHS 1. L UPVD porte quant à elle six mentions (dont une en création, Modélisation et calcul haute définition, qui n est pas évaluée) pour sept spécialités (dont une non évaluée). Enfin, l Université de Nîmes n a pas déposé le dossier Environnement, risques avec sa spécialité Risque nucléaire, car la mention n a ouvert que très récemment. Les établissements de l ex-pres (UM2 et UPVD) ont souhaité baser leur offre master partenariale sur leurs spécificités. Il en résulte que par une recomposition pertinente et ciblée, ils ont su dans la majorité des cas proposer une offre de formation identitaire. Même si quelques mentions souffrent de la désaffectation pour les sciences dures, les formations sont globalement attractives (voire sélectives) et bien positionnées. Ainsi, de par son orientation «écosystème méditerranéen marin», la mention MOBIE de l UPVD se différencie très bien des mentions Eau et Chimie de l UM2. La fusion annoncée de cette mention avec la mention GMEA également de l UPVD conduira à une mention (SELMA: Sciences pour l environnement littoral marin) originale sur l environnement littoral marin, une spécificité de l UPVD. D autres mentions comme STIC-santé ou Eau bénéficient d un réel partenariat UM1-UM2 dans le cadre de la NUM. On notera cependant que cette recomposition n est pour l instant pas totalement aboutie puisque quelques cas mériteraient d être encore travaillés au niveau de la ComUE. Par exemple, la mention Biologie intégrée de l UPVD présente encore au niveau régional un fort recouvrement avec le parcours Ingénierie en écologie et en gestion de la biodiversité de l UM2. D autres mentions comme Mécanique ou Physique souffrent quant à elles d une faiblesse de positionnement ou d une concurrence forte au niveau national. 2 Appréciation globale et recommandations L environnement scientifique constitue indiscutablement une opportunité pour tous les masters de la ComUE. Les laboratoires d appui des mentions AEI ou Energie solaire (de l UPVD) bénéficient, par exemple, du Labex SOLSTICE 53

53 (Solaire: science, technologie, innovation pour la conversion de l énergie) ou de leurs participations au pôle de compétitivité DERBI. Les unités d appui de la mention Energie de l UM2 sont également partenaires du pôle DERBI. Issues des laboratoires de l UM2 et de l UPVD, les équipes pédagogiques sont toutes de bonne ou d excellente qualité et, pour certaines, incluent des acteurs du monde socio-économique. L ensemble Recherche/Pédagogie donne une bonne cohérence et une bonne visibilité régionale à l offre de formation STS. Certaines formations comme la mention Ecologie, biodiversité (lauréate IDEFI) de l UM2 démontre en outre une réelle capacité d innovation pédagogique. D autres présentent un caractère original au niveau régional (mentions Energie, STIC-santé ou Géosciences de l UM2, par exemple) ou national (mention Energie solaire de l UPVD; mentions Biologie des plantes, STIC pour l écologie-et l environnement, parcours Audiologie de la mention Biologie-santé de l UM2, par exemple). Au niveau des établissements, malgré une volonté affichée, il semble que l évaluation des enseignements et le suivi des étudiants ne soient pas parfaitement calés dans le cadre d un dispositif efficient et qui permettrait de mettre en valeur la qualité intrinsèque de l offre master STS. Les deux établissements (UM2 et UPVD) montrent également un souci fort pour la professionnalisation de leurs formations, ce qui se traduit par une bonne prise en compte des impératifs du monde socio-économique régional. Cependant, malgré cette volonté affichée, on remarquera le peu d ouverture à la VAE/VAP, FC ou à l apprentissage. La poursuite en doctorat est également variable selon les mentions et spécialités et il conviendrait probablement de l améliorer en partenariat avec les écoles doctorales qui couvrent les différents sites de la ComUE. Quelques formations affichent des parcours internationaux (Biologie-santé, Ecologie-biodiversité de l UM2 ou Energie solaire de l UPVD, par exemple). Cependant, et toujours d une façon globale, les relations internationales sont de façon surprenante assez faibles pour un ensemble universitaire de la taille de Montpellier. Points forts : Organisation identitaire des formations au sein de la ComUE basée sur les axes stratégiques de chaque établissement (UM2 et UPVD). Visibilité au niveau régional de l offre dans son ensemble avec des mentions/spécialités originales. Adossement recherche de très bonne qualité. Qualité des équipes pédagogiques. Points faibles : Insertion professionnelles et poursuite en doctorat présentant globalement des faiblesses. Volet international insuffisamment développé. Efficacité des outils de suivi des cohortes et d évaluations des enseignements. Apprentissage, FC, VAE en devenir. Recommandations : Compte tenu des quelques points faibles observés, les établissements pourraient mettre en place une réelle politique permettant de favoriser d une part la poursuite d études en doctorat, et d autre part les dispositifs de formation continue (VAE/VAP, FC, apprentissage). Cette politique pourrait s appuyer sur un dispositif efficace de suivi des étudiants et d évaluation des enseignements. Par ailleurs, une action multipartenaire visant le développement des relations internationales pourrait également offrir aux masters du domaine STS une visibilité comparable à celle des laboratoires de recherche qui les supportent. Ce rapport a été établi suite à l évaluation des mentions et spécialités de masters des établissements de la ComUE Sud de France et après les entretiens sur les offres de formation qui se sont déroulés lors des visites de l AERES : - les 2, 3 et 4 juin pour l Université de Nîmes, - les 3, 4 et 5 juin pour les universités Montpellier 1, Montpellier 2 et Montpellier 3, - les 10, 11 et 12 juin pour l Université de Perpignan Via Domitia. 54

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