Section des Formations et des diplômes. Evaluation des masters de l Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2
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- Thérèse Forget
- il y a 10 ans
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1 Section des Formations et des diplômes Evaluation des masters de l Université de la Méditerranée Aix-Marseille
2 Section des Formations et des diplômes Evaluation des masters de l'université de la Méditerranée Aix-Marseille
3 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée - Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Aix-Marseille sciences économiques Présentation de la mention Cette mention de master, qui apporte des modifications majeures par rapport au quadriennal en cours, présente une offre de formation en économie théorique et appliquée volontairement généraliste au niveau du M1. Le M2 permet ensuite aux étudiants titulaires du M1 de choisir une spécialisation dans le large éventail proposé par la mention : «Croissance et développement», «Econométrie», «Finance», «Economie publique et philosophie économique». La plupart des spécialités offrent en outre plusieurs parcours. L adossement du master à des équipes de recherche d excellente réputation garantit le label qualité mis en avant par les promoteurs de ce diplôme. L ensemble des spécialités proposées ouvre la possibilité d un accès au doctorat et aux carrières de la recherche et de l enseignement supérieur. Indicateurs Effectifs constatés ± 200 Effectifs attendus ± 200 Taux de réussite 63 %-80 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Bilan de l évaluation Appréciation globale : Les objectifs scientifiques sont très clairement établis et sont en cohérence avec la politique scientifique d Aix-Marseille Université en matière de construction d un pôle d excellence en économie et avec les compétences des laboratoires, largement reconnus dans la discipline. L accent est principalement mis sur le master comme passerelle préparatoire au doctorat. Les autres débouchés sont évoqués, mais peu mis en avant, hormis pour le parcours «Finance de marché et assurance». Ce master, du fait des regroupements, n a pas de concurrent sur l académie et ambitionne de concurrencer Toulouses sciences économiques et Paris sciences économiques : il s agit à présent de la seule formation pouvant mener au doctorat en sciences économiques. Elle est complémentaire à la mention «Economie appliquée», à visée professionnelle. Un effort important de restructuration des enseignements de niveau master en économie a donc été entrepris. Ce master se caractérise par un M1 commun, avec un premier semestre complètement mutualisé et un second semestre qui permet de se spécialiser par un jeu d options. En M2, quatre spécialités sont proposées, soient neuf 1
4 parcours. La structure de la mention est donc très lisible, avec une bonne progressivité. Des passerelles sont organisées entre les parcours. Du fait des importantes refontes, il est difficile de faire un bilan de fonctionnement. Jusqu à maintenant, le recrutement est plutôt local. Sur les formations qui subsistent, une centaine d étudiants étaient accueillie en M1, tout comme en M2. Les effectifs fluctuaient assez fortement selon les spécialités. Les taux de réussite oscillaient entre 63 % et 80 %. Points forts : La co-habilitation avec l EHESS (Ecole de hautes études en sciences sociales) et l Ecole centrale de Marseille. Un adossement à la recherche de grande qualité. Un effort important et ambitieux de refonte des formations en économie à Aix-Marseille. Une formation cohérente avec une spécialisation progressive, bien lisible. Un diplôme qui s inscrit bien dans la continuité de la formation proposée dans le L3 d Economie et de management. Points faibles : Une professionnalisation (hors débouchés vers la recherche) relativement délaissée. Les enseignants n appartenant pas au monde académique sont trop rares pour des spécialités à double finalité. Les informations quantitatives sur l insertion professionnelle des étudiants ne sont pas fournies, en particulier la proportion de ceux qui se dirigent effectivement vers la recherche à l issue du master. L ouverture internationale est insuffisante au niveau des M1 et M2. L attractivité de certains parcours au sein des M2 est difficile à mesurer. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Si les formations sont à finalité indifférenciée entre la recherche et le professionnel, un effort devrait être entrepris pour assurer un minimum de professionnalisation pour les étudiants (certainement une majorité) qui ne pourront accéder au doctorat. L intervention de professionnels devrait être favorisée, ainsi que des apprentissages moins théoriques (par exemple en option). Il serait aussi souhaitable de permettre des passerelles entre cette mention et la mention «Economie appliquée», notamment après le M1. Enfin, l attractivité de certains parcours pourrait également être renforcée par la mise en place de conventions d échange avec des universités étrangères. 2
5 Appréciation par spécialité Croissance et développement Présentation de la spécialité : La spécialité «Croissance et développement» propose des apprentissages en macroéconomie à travers deux parcours, choisis en M2 (le M1 étant commun) : le premier met l accent sur les problématiques de croissance et de commerce international, le second approfondit les connaissances sur l économie mondialisée et sur les spécificités des pays émergents. Présentée comme à double finalité (recherche et professionnelle), la formation est surtout dédiée à la formation à la recherche. Elle s appuie sur une équipe pédagogique de qualité et sur deux laboratoires de recherche dont les travaux sont reconnus dans les deux thématiques des parcours. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus 30 Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Cette spécialité, à finalité indifférenciée, vise à former des macro-économistes capables d intégrer la dimension internationale des grands problèmes économiques contemporains. La formation présente un bon équilibre entre les matières d approfondissement des théories économiques de la macroéconomie internationale, de la croissance et du développement et les matières d approfondissement des techniques économétriques utiles pour appréhender ces phénomènes économiques. Tous les intervenants sont des universitaires, appartenant pour la plupart au GREQAM (Groupement de recherche en économie quantitative d Aix-Marseille) ou au DEFI (Développement économique et finance internationale). Les étudiants ont le choix entre réaliser un mémoire ou effectuer un stage. La durée des stages n est pas mentionnée. L attractivité de la spécialité, qui présente des thèmes communs avec la spécialité «Projets et politiques d aide au développement» de la mention «Economie appliquée», ne peut être mesurée. Points forts : Le très bon adossement à la recherche. La formation cohérente et bien articulée. Points faibles : L absence de professionnalisation et d intervenants du monde professionnel, alors que la spécialité se veut à vocation recherche et professionnelle. La coexistence d une spécialité à finalité professionnelle sur des thèmes similaires dans la mention «Economie appliquée». Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 3
6 Recommandations pour l établissement La formation proposée est clairement une formation à finalité recherche. Si une double finalité souhaite être conservée, il faudrait développer les aspects plus professionnalisants : l attractivité de cette spécialité pourrait être renforcée par un recours plus important aux intervenants du monde professionnel et par une politique plus active concernant les stages. Enfin, on pourrait envisager la mutualisation de certains enseignements avec la spécialité «Projets et politiques d aide au développement» de la mention «Economie appliquée». Econométrie Présentation de la spécialité : La spécialité «Econométrie» propose une formation à l économétrie théorique et appliquée à travers un seul parcours nommé «Statistique et modélisation économétrique». Elle peut s appuyer sur les compétences reconnues des chercheurs du GREQAM dans ce domaine. Il s agit d une formation à double finalité recherche et professionnelle. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus 15/20 Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La spécialité «Econométrie» est une formation d excellente qualité sur de nombreux critères d évaluation. Elle propose un parcours qui vise à former des économètres tant théoriques qu appliqués, s appuyant pour ce faire sur les compétences développées par l équipe de recherche, notamment au GREQAM. Elle vise donc essentiellement à former des économistes-statisticiens, ou plus généralement des économistes capables de mener à bien tout type d analyse quantitative. Les débouchés sont nombreux pour ce type de profil, tant dans le secteur public ou parapublic que dans le secteur privé. Cette spécialité contient 96 heures de cours magistraux en économie théorique et appliquée, le reste étant consacré à des cours de spécialisation en économétrie, éventuellement appliquée (finance, marché du travail, inégalités, sondages, etc.). 75 % des enseignements de la spécialité sont d ailleurs mutualisés. Les enseignements proposés sont donc parfaitement cohérents avec l objectif de la spécialité. L équipe pédagogique est constituée exclusivement d enseignants-chercheurs. Un stage est prévu, en option avec le mémoire, sans que davantage de détails soient donnés. Points forts : L adossement des enseignements à une équipe de recherche renommée dans les domaines concernés. La cohérence de la formation. Points faibles : L absence d intervenants du monde professionnel, notamment pour les cours d économétrie appliquée. La durée du stage qui n est pas précisée. 4
7 Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement L intervention de professionnels pourrait renforcer les liens avec le monde professionnel, qui ont tendance à être négligés, alors qu ils sont en parfaite cohérence avec le volet appliqué de la formation en économétrie. L attractivité de cette spécialité pourrait aussi être renforcée par une politique plus active concernant les stages. On pourrait imaginer que les étudiants qui le désirent puissent faire un stage long qui se substituerait à l unité d enseignement (UE) «Ouverture» par exemple, ce qui donnerait ainsi un poids plus élevé au stage. Economie publique et philosophie économique Présentation de la spécialité : La spécialité «Economie publique et philosophie économique» propose quatre parcours. Les trois premiers, «Economie publique et imperfections des marchés», «Economie de la santé», et «Environnement et développement durable», sont localisés à Marseille et ont quatre ou cinq cours magistraux en commun. Le quatrième parcours, «Philosophie économique», est localisé à Aix et partage quatre cours avec le master «Argumentation et influence sociale», spécialité de la mention «Philosophie». Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus 60 Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La spécialité «Economie publique et philosophie économique» regroupe des formations assez diverses s intéressant plutôt à la microéconomie, ce qui est complémentaire aux autres spécialités de la mention. Elle est organisée en quatre parcours allant de l économie publique à l économie de santé, en passant par la philosophie économique. Ces parcours sont tous plutôt orientés vers la recherche bien que la double finalité soit affichée, sans être forcément motivée dans le dossier. La complémentarité des parcours et leurs différences ne sont que peu exposées. Pour trois des quatre parcours, la structure de la formation est celle retenue dans les autres spécialités de la mention, à savoir un M1 commun et un M2 composé de six UE dont deux parfaitement communes. Les quatre restantes regroupent des enseignements propres aux parcours, qui peuvent cependant être mutualisés. Dans la spécialité, un parcours ne suit pas cette organisation commune : le parcours «Philosophie économique», qui est organisé en cinq UE (et non six comme noté dans le dossier) dont une est mutualisée avec la mention «Philosophie». L équipe pédagogique est constituée exclusivement d enseignants-chercheurs, dont les compétences sont reconnues dans les différents champs visés. Les enseignements sont donc cohérents, même si on peut regretter que quatre parcours soient proposés. D ailleurs, le parcours «Economie publique et imperfections des marchés» ne comporte aucun cours spécifique, tous les enseignements étant partagés avec d autres parcours. On peut dès lors se demander si le maintien de tous les parcours proposés est vraiment pertinent. 5
8 Un stage est prévu, en option avec le mémoire, sans que davantage de détails soient donnés. Points forts : Le très bon adossement à la recherche. Le souci de conserver trois cours de nature plus quantitative/appliquée dans les trois parcours localisés à Marseille. Points faibles : L absence d aspect de professionnalisation alors que pour les parcours santé et environnement, des débouchés hors recherche sont tout à fait envisageables. L absence de liens avec la mention «Economie appliquée» alors que certains enseignements des parcours «Economie publique et imperfections des marchés» et «Environnement et développement durable» concernent des problématiques voisines respectivement des spécialités «Management et évolution des projets et programme publics» et «Économie de l énergie et des ressources naturelles» du master «Economie appliquée». Une diversité de parcours parfois peu motivée. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement L attractivité de cette spécialité pourrait être renforcée par un recours plus important aux intervenants du monde professionnel et par une politique plus active concernant les stages. Pour les parcours ayant des débouchés plus immédiats dans le monde académique que dans le secteur privé, l attractivité pourrait être renforcée par la mise en place de conventions d échange avec des universités étrangères renommées dans les domaines concernés. On se demande également si un simple recours aux options ne permettrait pas de réduire le nombre de parcours au sein de cette spécialité, les parcours étant eux-mêmes très spécialisés dans le domaine plus large de l économie publique. Enfin, il pourrait être avantageux de rapprocher certains parcours de cette spécialité des spécialités assez proches «Management et évaluation des projets et programme publics» et «Economie de l énergie et des ressources naturelles» du master «Economie appliquée». Finance Présentation de la spécialité : La spécialité «Finance» propose deux parcours de formation : l un, «Econométrie bancaire et financière» qui existait avant la fusion, est axé sur l économétrie financière ; l autre, «Finance et assurance» en partenariat avec l Ecole centrale de Marseille, est centré sur les métiers de la finance de marché. Cette spécialité s appuie sur les compétences reconnues des chercheurs du GREQAM dans ce domaine. Il s agit de la formation la plus professionnelle de la mention. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus 30/40 Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 6
9 Appréciation : La spécialité «Finance» est une formation de qualité sur de nombreux critères d évaluation. Elle est adossée principalement au GREQAM pour les aspects recherche. La spécialité vise à former les étudiants aux métiers d analyse et de gestion dans les secteurs de la banque et l assurance essentiellement, et comporte deux parcours : le premier, «Econométrie bancaire et financière», est localisé à Aix et met surtout l accent sur la modélisation économétrique. Le second, «Finance et assurance», est localisé à Marseille et met un peu plus l accent sur la finance de marché. Ce dernier parcours coopère étroitement avec l Ecole centrale de Marseille. La structure de la formation est commune à toutes les spécialités de la mention, à savoir un M1 commun et un M2 composé de six UE dont deux parfaitement communes, sauf pour le parcours «Econométrie bancaire et financière». Ce dernier est organisé en sept UE et fait l objet de moins de mutualisations. Dans ce parcours, un stage (de durée non précisée) et un mémoire doivent être réalisés. Le second parcours «Finance de marché et assurance» s articule comme tous les autres parcours de la mention et se caractérise par davantage de mutualisation. Dans les deux parcours, les enseignements proposés sont parfaitement cohérents avec l objectif de la spécialité. L équipe pédagogique est constituée à majorité d enseignants-chercheurs. Six professionnels interviennent également, tous issus du secteur financier ou bancaire. L attractivité du parcours «Econométrie bancaire et financière», qui existait avant la refonte de la mention, n est pas plus renseignée que le devenir de ses diplômés. On repère des redondances entre les deux parcours, notamment certains cours de l UE 2 du parcours «Econométrie bancaire et financière» avec ceux des UE 2 et 4 du parcours «Finance et assurance» ainsi que des chevauchements mal explicités : le parcours «Econométrie bancaire et financière» se trouvant en quelque sorte à mi-chemin entre le parcours «Finance et assurance» et la spécialité «Econométrie» du master, comment les étudiants se répartissent-ils entre ces trois formations? Points forts : Le très bon adossement à la recherche. Le partenariat avec l Ecole centrale de Marseille. La qualité de l enseignement en cohérence avec les objectifs. Points faibles : L insuffisance des précisions sur la professionnalisation. Des redondances entre les deux parcours et quelques manques de précisions dans leur positionnement respectif et par rapport à la spécialité «Econométrie» de la mention. L absence de données concernant l insertion des diplômés dans les mondes de la recherche et professionnel respectivement. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il serait nécessaire de mieux faire apparaître les aspects professionnalisants de ces deux parcours, dont c est a priori la vocation principale. L articulation des deux parcours au sein de cette spécialité ainsi qu au sein de la mention avec la spécialité «Econométrie», devrait peut-être apparaître plus clairement. Il serait aussi souhaitable de décrire les modalités du partenariat avec l Ecole Centrale de Marseille car il s agit sûrement d un élément attractif de la spécialité «Finance». 7
10 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée - Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Banque et affaires internationales Présentation de la mention La mention «Banque et affaires internationales» (BAI) est un master à finalité indifférenciée (professionnelle et recherche) qui offre une formation dans le domaine de la banque, de la finance internationale et de la stratégie internationale des firmes. Cette mention est issue de la recomposition de deux mentions : «Banque et affaires», et «Economie et finance internationale». L objectif ici est d afficher la spécificité «Banque et finance» au sein de l établissement et d en accroître ainsi la lisibilité. La mention propose ainsi deux spécialités : «Management des risques financiers» (MRF), fondée sur l analyse et la gestion des risques dans le secteur bancaire ; «Financement d entreprises et d affaires internationales» (FEAI), fondée sur l expertise du business plan et le financement de projet à l international. Cette spécialité comprend deux parcours : «Ingénierie des affaires internationales et projets», et «Ingénierie et prévention des risques en entreprise». Indicateurs Effectifs constatés 105 en M1 89 en M2 Effectifs attendus 90 Taux de réussite De 60 à 86 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NC Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NC Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NC Bilan de l évaluation Appréciation globale : La mention «Banque et affaires internationales» s appuie sur une équipe d enseignants-chercheurs permettant de transmettre des savoirs très spécifiques dans leur domaine. Un effort particulier est réalisé pour permettre à l étudiant d acquérir les compétences scientifiques et professionnelles qu exige une telle formation. Le cursus proposé comporte un large tronc commun au premier semestre, et une spécialisation dès le second semestre du M1. Les spécialités n ont par contre aucun élément mutualisé, bien qu elle soit envisageable (notamment 1
11 en finance d entreprise). S agissant d un regroupement récent de spécialités, il est compréhensible qu un temps d adaptation soit nécessaire. Toutefois, la mise en perspective d un mode de fonctionnement commun (essentiellement au niveau du M2) n est que très peu évoquée, donnant l impression d un regroupement artificiel. Ceci ne favorise pas le sentiment de cohérence recherchée. On note toutefois une réelle volonté de pilotage de la formation. Les évaluations se mettent en place progressivement, et des mesures adaptées en découlent (par exemple pour améliorer le taux de réussite en M1). Le souci de professionnalisation de la formation est manifeste (stage long, module d insertion professionnelle ). Toutefois, l articulation stage-formation n est pas du tout explicitée. Les débouchés professionnels ne sont pas non plus clairement définis. Le positionnement de cette mention par rapport à d autres mentions proposées au sein de l établissement ou au niveau régional n est pas clair. Les dimensions «Banque» et «International» sont présentes dans d autres mentions, dimensions que la formation n exploite pas de façon évidente, si ce n est dans son intitulé. Points forts : Une formation académique de bon niveau. La pertinence de la conception de la première année du master. Points faibles : Le manque de cohérence au niveau des spécialités. Le manque de clarté du positionnement de la mention. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement La mention BAI semble être à la recherche d une cohérence globale qui n émerge pas de façon satisfaisante dans le dossier. L effort de mutualisation des enseignements et de structuration devrait être poursuivi. Le positionnement de la mention dans l offre de formation devrait être également repensé et les éléments permettant de qualifier celle-ci d internationale, de bancaire devraient être renforcés. 2
12 Appréciation par spécialité Management des risques financiers (MRF) Présentation de la spécialité : La spécialité «Management des risques financiers» (MRF) propose une formation fondée sur l analyse et la gestion des risques dans le secteur bancaire. Le programme repose sur trois axes : la finance d entreprise, les techniques bancaires et les techniques de gestion de couverture. Cette spécialité, auparavant rattachée à la mention «Economie et finance internationale», s intègre au sein de l Institut Supérieur des Affaires Internationales (ISAFI). Indicateurs : Effectifs constatés 29 Effectifs attendus 30 Taux de réussite 86 à 97 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NC Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 30 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NC Appréciation : La spécialité propose d acquérir des compétences techniques très spécifiques avec un programme cohérent (bien qu il manque de précisions) par rapport aux objectifs fixés. Les débouchés se situent essentiellement dans le secteur bancaire. Les taux d insertion pour cette formation sont très satisfaisants. La qualité des intervenants, qu ils soient issus du monde académique ou professionnel, est également un élément appréciable. La dimension formation à la recherche et par la recherche est l un des points fort de cette spécialité. Les aspects professionnalisants sont cependant moins présents. Si le stage est d une durée conséquente, son articulation avec la formation n est pas immédiate. Points forts : L attractivité de la formation. Les débouchés professionnels attrayants. La qualité de la formation à et par la recherche. Point faible : Le manque de prospective sur l évolution des métiers visés. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il conviendrait de renforcer les aspects professionnalisants de cette formation en développant la prospective sur les métiers visés et en articulant mieux les stages à la formation. 3
13 Financement d entreprises et d affaires internationales Présentation de la spécialité : Cette spécialité est orientée vers l expertise «business plan à l international». Le programme repose sur la capacité de l étudiant à mobiliser ses connaissances scientifiques et professionnelles pour les adapter à la demande de l entreprise. Cette spécialité propose deux parcours distincts : «Ingénierie des affaires internationales et projets», «Ingénierie de la prévention des risques en entreprise». Indicateurs : Effectifs constatés 60 Effectifs attendus 60 Taux de réussite 80 à 92 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) NC Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) NC Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) NC Appréciation : La spécialité «Financement d entreprise et d affaires internationales» propose deux parcours dont les contenus sont relativement différents, et peu précis au regard des objectifs attendus. On note toutefois une large place laissée à la mise en situation professionnelle (études de cas, business games, projet professionnel). Si la présence de professionnels dans la formation est importante, elle contraste avec quelques carences sur le plan académique. Le nombre d universitaires dans la formation est très faible et il n y a aucun professeur des universités. Le lien entre les thématiques des laboratoires d appui et les spécificités de la spécialité est loin d être évident. L ouverture internationale est insuffisante pour ce type de formation. Un seul accord avec la Chine est effectif. La mobilité internationale des étudiants n est pas mentionnée. Les cours en anglais sont inexistants. Si le taux d insertion professionnelle paraît très satisfaisant, les métiers occupés semblent très diversifiés, et ne correspondent pas, dans de nombreux cas aux métiers visés par la formation. Point fort : Les nombreux intervenants professionnels. Points faibles : Le manque d ouverture internationale pour ce type de formation. La baisse de l attractivité de la formation. L ambiguïté de la correspondance entre le titre de la formation et son contenu. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement L ouverture à l international pourrait être développée davantage. Le parcours «Ingénierie de la prévention des risques en entreprise» gagnerait à être repositionné (car elle n a pas une réelle dimension internationale). Par ailleurs, l intitulé lui-même peut porter à confusion. Il est trop proche de celui de la spécialité MRF. Le terme «gestion des risques» est trop vague, et le contenu de la formation évoque plus l analyse du risque que sa gestion. 4
14 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée - Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Economie appliquée Présentation de la mention La mention «Economie appliquée» est un master professionnalisé qui vise à former des cadres de haut niveau dont la compétence principale sera la conduite et l évaluation de projets, dans quatre champs principaux : l aménagement du territoire, l énergie et les ressources naturelles, l évaluation de projets publics et l aide au développement. Il s agit de la seule formation de master en économie à visée uniquement professionnelle dans tout l établissement. La mention est structurée en un master 1 ère année commun et quatre spécialités en 2 ème année, les spécialités correspondant aux quatre champs d application du management de projet décrits plus haut. Une seule des quatre spécialités («Aménagement du territoire») existait auparavant, les autres sont des créations. NB : Une autre spécialité, axée sur l enseignement en sciences économiques et sociales, complète la formation, mais n est pas évaluée ici. Indicateurs Trois des quatre spécialités de la mention étant des créations, nous ne disposons pas de statistiques pour la mention. Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Entre 70 et 90 étudiants en M1 et 105 en M2 1
15 Bilan de l évaluation Appréciation globale : La mention de master «Economie appliquée» émane d une large restructuration de l offre de formation en économie sur le site d Aix-Marseille. Elle devient la seule formation en économie de master à visée uniquement professionnelle. Elle est à ce titre complémentaire avec la mention «Aix-Marseille sciences économiques» qui, bien qu à double objectif, se positionne davantage sur la formation à la recherche, même si certaines redondances apparaissent encore. L adossement à la recherche de la mention «Economie appliquée» est de grande qualité. Cette dernière s appuie sur des laboratoires de recherche renommés, dont les thématiques de recherche sont parfaitement en lien avec les enseignements proposés. L adossement professionnel est hétérogène, selon les spécialités notamment, car certaines sont en création et que les liens avec le monde socio-économique sont encore en construction. La mention n est pas ouverte pour l instant à l international. Par contre, toutes les spécialités sont ouvertes à la formation continue et l une d entre-elles se réalisent en alternance. La formation se structure en cinq spécialités. Mais l une, celle nommée «Enseignement et formation en sciences économiques et sociales» n est pas décrite. Pour les quatre restantes, l organisation se fait en un tronc commun en M1, un jeu d option permettant de se pré-spécialiser au second semestre. La formation devient spécifique en M2 autour de quatre spécialités : «Aménagement du territoire», «Management de l énergie et des ressources naturelles», «Management et évaluation des projets et programmes publics» et «Projets et politiques d aide au développement». Seule la spécialité «Aménagement du territoire» existait auparavant, les trois autres spécialités sont des créations. La mention, du fait du M1 commun, mais aussi du partage d unités d enseignement (UE) en M2, est caractérisée par une forte mutualisation. Les UE se déclinent en enseignements obligatoires, optionnels et en stage, d une durée de 6 mois en fin de M2 ou en alternance. La professionnalisation est aussi présente en M1 via une UE centrée sur la définition du projet professionnel. On peut par contre regretter l absence de formation à la recherche en M1. La structure de la formation est donc globalement bien réfléchie et pertinente. L équipe pédagogique est constituée d universitaires et de professionnels, même si ces derniers sont encore peu nombreux (ou les contacts pris pas encore aboutis) dans les spécialités en création. Le pilotage de la formation est tout à fait satisfaisant. Un conseil de perfectionnement est en place et actif. L évaluation des enseignements par les étudiants et leur suivi se fait selon des procédures bien organisées. Compte tenu du nombre important de spécialités en création, il est difficile de faire un bilan des inscrits et un suivi des étudiants. La mention ambitionne d accueillir 70 à 90 étudiants en M1 et 105 en M2, soit entre 20 et 30 étudiants par spécialités. Cela correspond à un maintien de flux pour la spécialité «Aménagement du territoire». Pour les spécialités en création, la pertinence des flux envisagés est plus difficile à évaluer. Points forts : Un adossement à la recherche de grande qualité. Une organisation réfléchie et pertinente. Une politique des stages dynamique. Points faibles : Une professionnalisation à approfondir dans certaines spécialités. Une formation à la recherche en retrait. Une formation avec de nombreuses créations qui devra prouver son attractivité. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A 2
16 Recommandations pour l établissement Il faudrait encore développer les liens institutionnels avec les acteurs locaux du monde professionnel, notamment pour les spécialités en création, dont l adossement professionnel semble encore peu abouti. L introduction d une formation à la recherche en M1 pourrait renforcer les formations et donnerait la possibilité aux étudiants de s orienter vers la mention «Aix-Marseille sciences économiques», plus axée sur la recherche. Mais d autres passerelles pourraient être trouvées entre les deux mentions de manière à limiter les redondances. 3
17 Appréciation par spécialité Aménagement du territoire Présentation de la spécialité : La spécialité «Aménagement du territoire» est en place depuis plus de 15 ans, même si en raison de la structuration des formations en économie sur l établissement, plusieurs changements sont intervenus. Il s agit d une spécialité à visée professionnelle dont l objectif est de former des cadres spécialistes du développement territorial. Organisée sur la base d un M1 commun avec toutes les autres spécialités de la mention, le M2 se réalise en alternance. La formation est donc fortement professionnalisée. Les enseignements sont transversaux et s appuient principalement sur l économie et la gestion. Indicateurs : Le M1 étant commun, nous notons ici uniquement les effectifs pour le M2. Effectifs constatés environ 30 Effectifs attendus 30 Taux de réussite > à 90 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 38 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La spécialité offre une formation pluri-disciplinaire de qualité, cohérente avec les objectifs visés. Elle est en outre largement professionnalisée. Elle propose ainsi une organisation en alternance (en entreprise du lundi au mercredi puis en cours en fin de semaine de septembre à juin) et l intervention de nombreux professionnels, tous spécialistes du secteur d activité. L adossement aux milieux socio-professionnels est donc très satisfaisant. Pourtant, les statistiques d insertion à 2 ans soulignent que 60 % des diplômés sont en emploi (CDI+CDD), ce qui paraît faible. Concernant l adossement à la recherche, la spécialité bénéficie du soutien de deux laboratoires de recherche reconnus. On peut cependant regretter qu aucun professeur (PR) ou maître de conférences habilité à diriger des recherches (MCF HDR) ne participe au M2 et qu aucune formation à la recherche (en M1 notamment, ce qui est donc valable pour toutes les autres spécialités) ne soit dispensée. Points forts : Très bon adossement aux milieux socio-économiques. Formation en alternance. Soutien de deux laboratoires de recherche de qualité. Points faibles : Des résultats d insertion à 2 ans assez décevants. Pas d implication des PR ou MCF HDR en M2. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 4
18 Recommandations pour l établissement Il serait nécessaire d améliorer les taux d insertion à 2 ans, soit en renforçant encore l adossement aux milieux professionnels, soit en développant davantage la formation continue. Economie de l énergie et des ressources naturelles Présentation de la spécialité : La spécialité «Economie de l énergie et des ressources naturelles» est une demande de création. Son objectif est de former les étudiants aux enjeux du développement durable et à la mise en place et la gestion des énergies non émettrices en gaz à effet de serre et des ressources naturelles. A visée professionnelle, la formation est organisée, comme toutes les spécialités de la mention, sur un socle commun en M1 et un M2 spécifique, composé d un semestre d enseignement et d un semestre de stage. Indicateurs : La spécialité est une création. Aucun indicateur passé n est donc disponible. Effectifs constatés SO Effectifs attendus 25 Taux de réussite SO Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO Appréciation : La spécialité offre une formation qui répond à une réelle demande sociale. Elle peut compter pour cela sur le soutien de deux laboratoires de recherche reconnus, mais aussi sur le soutien officiel de deux acteurs institutionnels renommés : le CEA (Commissariat à l énergie atomique) et Capénergies. La spécialité est bien organisée et les enseignements proposés sont parfaitement cohérents avec les objectifs, même si, pour l instant, l équipe pédagogique comporte assez peu de professionnels (mais des contacts sont en cours). On peut se demander si des redondances n existent pas entre cette spécialité, et l un des parcours de la spécialité «Economie publique et philosophie économique» de la mention «Aix-Marseille sciences économiques». Ces deux formations pourraient être plus complémentaires. La spécialité «Economie de l énergie et des ressources naturelles» devra donc prouver son attractivité. Points forts : Formation innovante. Soutien du CEA et de Capénergies. Soutien de deux laboratoires de recherche de qualité. Points faibles : Peu d intervenants professionnels. Des redondances à craindre avec la mention «Aix-Marseille sciences économiques». 5
19 Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il serait nécessaire de développer l intervention de professionnels du secteur d activité visé afin de renforcer la professionnalisation. Il faudrait aussi renforcer les complémentarités et les passerelles entre cette spécialité et la spécialité «Economie publique et philosophie économique» de la mention «Aix-Marseille sciences économiques». Une passerelle possible serait d introduire en M1 une formation à la recherche qui permettrait aux étudiants de M1 de pouvoir s orienter vers la recherche, s ils le souhaitent. Le même type de passerelles devrait être organisé dans la mention «Aix-Marseille sciences économiques». Management et évaluation des projets et programmes publics Présentation de la spécialité : La spécialité «Management et évaluation des projets de programmes publics» est une demande de création. Elle vise à former les étudiants aux techniques d évaluation et de gestion de projets publics, en mettant l accent sur des projets orientés sur l emploi et la santé. La formation proposée est à visée professionnelle. Basée sur un M1 partagé avec les autres spécialités de la mention, la formation se spécialise en M2, composé d un semestre d enseignements et d un semestre de stage. Indicateurs : La spécialité est une création. Aucun indicateur passé n est donc disponible. Effectifs constatés SO Effectifs attendus 20 Taux de réussite SO Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO Appréciation : La spécialité offre une formation séduisante qui s appuie sur une bonne organisation, avec des enseignements parfaitement cohérents par rapport aux objectifs de la formation. La professionnalisation est assurée via le projet professionnel en M1 et un stage de longue durée en M2. La formation peut se faire en cursus initial, mais est aussi ouverte sous conditions à la formation continue. L équipe pédagogique s appuie sur des enseignants-chercheurs issus d un laboratoire de recherche reconnu dans l évaluation de programmes publics. Des professionnels sont aussi associés à la formation, même si leur nombre est actuellement trop réduit. La formation proposée se positionne sur un créneau très spécialisé. Elle devra donc prouver son attractivité, d autant que des redondances peuvent exister avec la mention «Aix-Marseille sciences économiques». 6
20 Points forts : Politique de stage et projet de qualité. Adossement à un laboratoire de recherche reconnu. Formation continue possible. Points faibles : Peu d intervenants professionnels. Des redondances à redouter avec la mention «Aix-Marseille sciences économiques». Une attractivité à démontrer. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il serait nécessaire de développer l intervention de professionnels du secteur d activité visé afin de renforcer la professionnalisation. Le développement de la formation continue, mais aussi de l apprentissage pourrait solutionner les problèmes d attractivité qui sont à redouter et aussi assurer un bon taux d insertion des futurs étudiants. Il faudrait aussi s assurer que cette spécialité et certaines spécialités de la mention «Aix-Marseille sciences économiques» peuvent coexister avec des effectifs suffisants. Il serait bon dès à présent, de renforcer les complémentarités et les passerelles entre ces formations (par exemple, introduction en M1 d une formation à la recherche pour permettre des orientations en M2 recherche). Projets et politiques d aide au développement Présentation de la spécialité : La spécialité «Projets et politiques d aide au développement» est une demande de création. Elle ambitionne de former les étudiants aux métiers de coordonnateur de projets de développement publics internationaux. La formation proposée est à visée professionnelle. Basée sur un M1 partagé avec les autres spécialités de la mention, la formation se spécialise en M2, composé d un semestre d enseignements, dont certains dispensés en anglais et d un semestre de stage, qui sera réalisé à l étranger. Indicateurs : La spécialité est une création. Aucun indicateur passé n est donc disponible. Effectifs constatés SO Effectifs attendus 30 Taux de réussite SO Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO Appréciation : La spécialité «Projets et politiques d aide au développement» offre une formation axée sur le management de projet à l international. Elle est donc assez complémentaire avec la spécialité «Management et évaluation des projets publics» et on s étonne que peu de cours soient finalement partagés entre ces deux spécialités. Néanmoins, 7
21 beaucoup de cours sont déjà partagés avec d autres spécialités, y compris avec des spécialités hors de la mention «Economie appliquée». Toutefois, la formation pourrait être parfois redondante avec la spécialité «Croissance et développement», spécialité à visée à la fois professionnelle et recherche de la mention «Aix-Marseille sciences économiques». La spécialité «Projets et politiques d aide au développement» dispose cependant de spécificités intéressantes. Elle inclut des enseignements (projets) en anglais et un stage obligatoirement fait (au moins en partie) à l étranger, lui conférant donc une bonne internationalisation. Elle a aussi pour objectif de mettre un éclairage sur les problématiques de genre, d éducation, de santé et de micro-finance. Elle délaisse cependant les aspects plus environnementaux pourtant au cœur des préoccupations actuelles du développement international. Ceci aurait pu faire l objet d un enseignement mutualisé avec la spécialité «Economie de l énergie et des ressources naturelles». La spécialité est cependant bien organisée, adossée à un laboratoire de recherche dont les thématiques sont parfaitement dans le champ des compétences recherchées. Concernant l adossement aux milieux socio-économiques, le dossier fait état de contacts avec des professionnels du secteur d activité visé, mais aucun n avait apparemment abouti à la date du dépôt du dossier. Par conséquent, aucun intervenant professionnel n est encore intégré à l équipe pédagogique, ce qui devra être corrigé. La formation est tout de même professionnalisée et est d ailleurs ouverte sous conditions à la formation continue. Points forts : Stage de 6 mois à l étranger et projet en anglais. Adossement à un laboratoire de recherche reconnu dans le domaine. Points faibles : Pas d intervenants professionnels pour l instant. Des redondances à redouter avec la mention «Aix-Marseille sciences économiques». Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Malgré les contacts établis, aucun professionnel n a intégré jusqu à présent l équipe pédagogique. Ce point devra donc être obligatoirement corrigé. L établissement proposant deux spécialités sur les problématiques de développement, celle-ci et celle intégrée à la mention «Aix-Marseille sciences économiques», il faudrait s assurer de la viabilité des deux spécialités, tant au niveau de l attractivité des étudiants que de leur insertion. Il serait bon dès à présent de mutualiser plus de cours avec la spécialité «Management et évaluation des projets publics», voire avec la spécialité «Economie de l énergie et des ressources naturelles» pour introduire un volet environnemental dans la formation. Enseignement et formation en sciences économiques et sociales Cette spécialité sera évaluée a posteriori. 8
22 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée - Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Management logistique et stratégie Présentation de la mention L offre de formation, autour des métiers de la logistique, comporte quatre spécialités professionnelles et une spécialité recherche. La formation vise donc, d une part, à former de futurs cadres gestionnaires dans les métiers de la logistique à travers les spécialités suivantes : M2 «Management logistique en milieu international» (MALO) ; M2 «Logistique de soutien» (LS) ; M2 «Management de la distribution et des achats» (DISA), avec un parcours «Management des interfaces dans l industrie et la distribution» (MIDD) ; M2 «Supply chain durable» (SCD) : création. D autre part, la spécialité M2 «Pilotage logistique et stratégique des entreprises et des organisations» (M2R) donne accès à la poursuite d études en vue de réaliser une thèse de doctorat. L ensemble des spécialités bénéficie d un adossement à la recherche grâce à l implication de membres de l équipe pédagogique dans les travaux du laboratoire CRET-LOG (Centre de Recherche sur le Transport et la Logistique) et aux relations entretenues avec l Ecole doctorale d économie et de gestion d Aix-Marseille. Indicateurs Effectifs constatés 199 Effectifs attendus 100 max en M1 Entre 100 et 120 en M2 Taux de réussite 75 % en M1 Supérieurs à 90 % en M2 Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Evaluation systématique Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Enquête Ministère 2009 (OVE) : insertion de 90 % à 30 mois Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - 1
23 Bilan de l évaluation Appréciation globale : L offre de formation, unique en région PACA, est en phase avec des besoins professionnels bien identifiés. Les contenus de formation sont soutenus par la qualité de la formation, elle-même supportée par les activités de recherche de l équipe pédagogique et la coopération active et continue des milieux socio professionnels et de l Ecole de l Air. Les formations sont ouvertes à un large public d étudiants en formation initiale ou en formation continue. L ouverture internationale est facilitée en suivant diverses voies : contenus d enseignement, stages à l étranger notamment. Dès le niveau M1, une unité d enseignement (UE) optionnelle permet un perfectionnement en «anglais des affaires» et prépare au TOEIC. En M2, certaines UE sont dispensées en anglais. Les effectifs étudiants sont globalement stables pour l ensemble de la mention. Les statistiques d insertion à deux ans sont absentes ou incomplètes, mais l insertion professionnelle à six mois est bonne, voire excellente. La pratique et l analyse de l auto-évaluation ont contribué à améliorer et à faire évoluer la structure de la mention, les contenus, les évaluations elles-mêmes. Points forts : La pertinence de la formation, eu égard aux besoins professionnels, manifestée par une très bonne insertion professionnelle des étudiants. Un adossement à la recherche et une équipe pédagogique solide. Une bonne participation des milieux socio professionnels. Point faible : Un manque de suivi des étudiants au niveau de l établissement (mais une bonne connaissance de leur insertion professionnelle par spécialité). Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l établissement Même si le suivi des étudiants est bien réalisé au niveau de chaque spécialité, un appui plus fort de l établissement dans la mise en place de ces dispositifs de suivi serait pertinent. Quelques indications statistiques devraient être complétées à l avenir : préciser les flux attendus par spécialité ou encore préciser le nombre d étudiants étrangers de manière à apprécier les actions conduites au niveau du master ou des spécialités (exemple : actions visant à élargir le vivier étudiant). 2
24 Appréciation par spécialité Management logistique en milieu international (MALO) Présentation de la spécialité : La formation vise à préparer les étudiants à la conception et à la mise en œuvre d organisations logistiques dans un environnement international. Un accord avec une entreprise mondiale de transport a abouti à la proposition d une préparation de la spécialité en formation continue (une année sur deux). Indicateurs : Effectifs constatés 35 Effectifs attendus - Taux de réussite 93 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - 92 % des étudiants sont embauchés dans les 6 mois qui suivent la formation - Appréciation : L adéquation est forte entre les contenus de formation et la demande professionnelle. Cette dimension est confortée par l implication dans l enseignement des professionnels du secteur comme des enseignants-chercheurs étrangers. Points forts : Le bon ancrage dans l environnement professionnel. L excellente insertion professionnelle des étudiants. Point faible : Une baisse du recrutement en Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l établissement Il serait souhaitable de proposer des mesures propres à assurer le maintien de l effectif dans la mesure où la baisse des effectifs (2010) ne résulterait pas d une plus grande sélectivité des candidatures. 3
25 Logistique de soutien (LS) Présentation de la spécialité : La spécialité vise à former, de manière pointue, aux métiers du soutien logistique. Elle bénéficie d un partenariat et d une co-habilitation avec l Ecole de l air de Salon-de-Provence, ce qui renforce l attractivité de la spécialité et assure des débouchés professionnels aux élèves officiers. Indicateurs : Effectifs constatés 15 Effectifs attendus - Taux de réussite 100 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - 80 % des étudiants embauchés dès la fin de la formation - Appréciation : La spécialité présente une très bonne adéquation à une niche professionnelle (donc étroite), mais bien identifiée. Une équipe de pilotage (universitaires et représentants de l Ecole de l Air) assure les conditions d une bonne gouvernance. Points forts : Le contenu des UE. La coopération avec l Ecole de l Air. L excellente insertion des diplômés. Point faible : Un effectif relativement réduit : remarque à nuancer compte tenu de l étroitesse de la niche professionnelle. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l établissement Il paraît souhaitable de sécuriser les flux d étudiants entrants. 4
26 Management de la distribution et des achats (DISA) Présentation de la spécialité : La spécialité vise à former les étudiants à la gestion des interfaces organisationnelles et techniques entre acteurs de l industrie, de la grande distribution et de la prestation logistique. L équipe pédagogique s est assurée le concours de professionnels (services achats des entreprises, e-business, collectivités territoriales [pour ce qui est de la connaissance en matière de passation de marchés publics]). Indicateurs : Effectifs constatés 24 Effectifs attendus - Taux de réussite 100 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - 90 % de recrutements dans les 5 mois après la formation - Appréciation : L offre de formation de cette spécialité est unique en région PACA. La qualité de la formation est reconnue et attestée par l excellent taux d insertion des diplômés. Points forts : Le positionnement de l offre (unique en région PACA). L excellent taux d insertion professionnelle des étudiants dans un délai court. L effectif en progression (entre et ) (remarque à apprécier en tenant compte des critères possibles d augmentation : plus forte demande et/ou moindre sélectivité?). Point faible : La spécificité du parcours «Management des interfaces dans l industrie et la distribution» (MIDD) qui n est pas déclinée. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l établissement Il serait souhaitable d assurer la lisibilité (et donc la visibilité) du parcours MIDD. 5
27 Supply chain durable (SCD) Présentation de la spécialité : La spécialité (en création) vise à former aux métiers émergents de la logistique en relation avec le développement durable (exemple reverse logistics). Il s agit de répondre à des problématiques nouvelles ou relativement nouvelles (exemple une comptabilité environnementale) liées, au moins partiellement, à la réglementation (exemple : gestion des déchets, destruction des produits, empreinte carbone). La spécialité prépare à l acquisition d une double compétence : en contrôle de gestion et en logistique. Des partenariats sont en cours avec les milieux socio-professionnels. Outre l appui en compétences, ils permettent d envisager des préparations en formation continue. Indicateurs : Effectifs constatés SO Effectifs attendus - Taux de réussite SO Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO Appréciation : La pertinence est accordée a priori à la formation offerte. Son développement pourrait dépendre des débouchés réellement offerts. Points forts : La lisibilité des contenus de formation par rapport aux objectifs visés. L appui de partenaires (exemple : ADEME ou Cluster PACA logistique). La construction d une double compétence (contrôle de gestion et logistique). Points faibles : La présentation encore imprécise des démarches pédagogiques professionnalisantes. Dans l état actuel du dossier, la composition de l équipe pédagogique à large dominante universitaire. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il serait souhaitable de : S assurer des besoins du marché, ce qui viserait également à renforcer l attractivité du master. Envisager des mutualisations (exemple, avec la spécialité MALO, UE communication et gestion de projet). 6
28 Pilotage logistique et stratégique des entreprises et des organisations (M2R) Présentation de la spécialité : La spécialité prépare au doctorat en Sciences de gestion dans le champ «Logistique et stratégie». 50 % des diplômés du grade master s engagent dans des études doctorales. Le M2R prépare aussi aux métiers professionnels du management de la logistique. La spécialité bénéficie de l appui du laboratoire de recherche CRET-LOG (Centre de Recherche sur le Transport et la Logistique) et des relations avec l Ecole doctorale d économie et de gestion d Aix- Marseille. Indicateurs : Effectifs constatés 13 Effectifs attendus - Taux de réussite 100 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - Appréciation : L intérêt de la spécialité est avéré pour au moins deux raisons : la première tient à la qualité de l équipe pédagogique et à son implication dans la recherche, la seconde s inscrit dans la forte visibilité de la mention. La qualité de la formation «recherche» est attestée par le nombre de poursuites en doctorat, puis, par le nombre de thèses soutenues (depuis trois ans, en moyenne, 9 thèses par an). Points forts : L adossement au laboratoire CRET-LOG et la qualité de l équipe pédagogique. Le taux de poursuite en thèse et le nombre de thèses soutenues ultérieurement. L opportunité d insertion professionnelle hors poursuite en doctorat. Point faible : La fragilité potentielle due à un effectif réduit (mais stable). Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l établissement Compte tenu des effectifs, il serait souhaitable d envisager la mutualisation de certains enseignements techniques et professionnels (par exemple avec la future spécialité SCD). 7
29 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Métiers de la montagne Présentation de la mention La mention de master «Métiers de la montagne» propose une formation professionnalisante et multidisciplinaire (gestion, droit, aménagement du territoire, langue ), visant à former des cadres spécialistes du développement économique des territoires de montagne, notamment alpins. La formation est dispensée sur le site de Gap depuis , et constitue la seule formation de master en France sur ce créneau. Elle se structure en une seule spécialité, sans distinction de parcours. Indicateurs Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) M1 : environ 30 M2 : environ (M1) et 30 (M2) M1 : 87 % en moyenne M2 : 82 % 100 % Bilan de l évaluation Appréciation globale : Les objectifs professionnels de la mention de master «Métiers de la montagne» sont clairs et bien décrits : il s agit de former des cadres spécialistes du développement économique des territoires de montagne. Sur le plan scientifique, les objectifs sont plus ténus et sont essentiellement appliqués. La mention vise ainsi à proposer une réflexion assez générale sur les problématiques de la montagne, en centrant l analyse sur les développements touristique et sportif et leurs effets sur les territoires, notamment en termes de durabilité. La formation ne souffre d aucune réelle concurrence puisqu elle est la seule à ce niveau sur ce créneau en France. Son adossement au monde professionnel est de qualité. Les partenaires professionnels sont diversifiés, tous dans le secteur d activité visé. L adossement à la recherche est par contre moins clair, malgré le soutien de trois laboratoires de recherche et d une chaire. 1
30 En fait, aucun de ces laboratoires n est spécialisé sur les problématiques de la montagne et les unités de recherche sont éloignées géographiquement de la formation. Sur le plan de l international, la formation va être délocalisée en Russie (accord avec l Université linguistique de l Etat de Piatigorsk). La mention «Métiers de la montagne» se structure en une seule spécialité, sans distinction de parcours. La formation associe des enseignements multidisciplinaires (de gestion, de droit, d aménagement, de langue ), dont les contenus ne sont cependant pas précisés. La formation à la recherche n est pas réellement présente, même s il est fait mention d un mémoire, mais à visée professionnelle uniquement et d un cours de méthodologie de la recherche, mais qui n apparaît pas dans les maquettes pédagogiques. Aucun enseignement n est mutualisé avec d autres formations, probablement en raison de l éloignement du site de Gap par rapport aux autres formations. La formation est fortement professionnalisée puisqu elle inclut deux stages (4 mois en M1 et 6 mois en M2). Par ailleurs, l équipe pédagogique est constituée à 60 % de professionnels du secteur d activité, mais relativement peu d enseignants-chercheurs sont impliqués, notamment en tant que responsables pédagogiques. On regrette que le dossier ne précise pas quels sont les responsables de chaque cours. Le pilotage de la mention est confié au responsable de la mention (qui est aussi responsable de la L3 «Métiers de la montagne») et à des responsables pédagogiques, mais les attributions de chacun ne sont pas précisées. Un conseil de perfectionnement existe et ne se réunit que tous les deux ans. Existant depuis 2008, la formation attire des étudiants venant à 50 % de PACA et de Rhône Alpes, mais une très grande majorité des étudiants semble être issue du L3 «Métiers de la montagne». On peut donc se demander si la formation n est pas trop tubulaire, calquée sur l organisation du précédent IUP, le dossier ne faisant pas mention des apports de la formation de master par rapport à la formation L3 «Métiers de la montagne». Les effectifs inscrits sont en légère croissance en M1 (une trentaine) et en croissance plus marquée en M2 (moins de 20 étudiants). La mention rassemble donc un petit nombre d étudiants. Elle accueille une dizaine de stagiaires en formation continue par an, via les congés formations. Les taux de réussite sont supérieurs à 80 %. Les étudiants sont associés à l organisation de la formation, soit par le biais de questionnaire anonyme d évaluation, soit via des réunions avec le responsable de la mention. La formation étant récente, les statistiques de suivi des étudiants 2 ans après leur formation ne concerne qu une promotion. Sur 11 diplômés, les trois quart environ sont en emploi, mais aucune information supplémentaire n est donnée, notamment sur le secteur d activité, le niveau de l emploi ou les rémunérations moyennes. Dans le futur, il est prévu une croissance des effectifs pour accueillir 40 étudiants en M1 et 30 en M2, ce qui nécessitera d être beaucoup plus attractif qu à l heure actuelle. Points forts : Un adossement de qualité aux milieux professionnels. Des stages de longue durée. Une formation pluridisciplinaire. Points faibles : Une faible lisibilité de la politique scientifique Un adossement et une formation à la recherche qui restent très réduits. Une mention de petite taille, sans mutualisation. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement Il serait nécessaire d améliorer la lisibilité des objectifs scientifiques de la formation et de renforcer la formation à la recherche. Ceci apporterait une plus-value supplémentaire par rapport à la licence «Métiers de la montagne», dont sont issus majoritairement les étudiants. Il faudrait également renforcer l équipe pédagogique par des chercheurs reconnus dans le champ, améliorant ainsi l adossement à la recherche de la formation. 2
31 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée - Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Droit, économie, gestion Mention : Ressources humaines et management responsable des organisations Présentation de la mention Cette mention vise à former de futurs cadres en «Management des ressources humaines», à destination des entreprises, des institutions du secteur sanitaire et social, et d autres organisations de l économie sociale et solidaire. La moitié des effectifs sont en formation continue (en M1, deux groupes de formation continue, dont un de 67 stagiaires (en ) de l Institut de Formation des Cadres de Santé (IFCS)). La mention bénéficie de liens forts avec les milieux socioéconomiques : groupement associatifs professionnels, pôles de compétitivité (Pegase, Optitec), Pôles régionaux d innovation et de développement économiques solidaires (PRIDES), entreprises, syndicats, etc. 13 conventions de partenariats recensées avec des entreprises, souvent de premier plan. La mention est adossée d un point de vue scientifique au LEST (Laboratoire d Economie et de Sociologie du Travail), UMR 6123 CS, Université de la Méditerranée, Université de Provence, unité de recherche pluridisciplinaire sur le travail, les ressources humaines et les organisations. Le M1 est organisé en tronc commun pour 80 % des enseignements, les 20 % restant préparant aux spécialités de M2. Le M2 est organisé en quatre spécialités, dont une avec deux parcours professionnel et recherche : (1) «Gestion des compétences et des ressources humaines» (professionnelle), (2) «Economie sociale et solidaire : organisations et projets» (professionnelle), (3) «Dynamique des organisations, travail et ressources humaines» (professionnelle et recherche), (4) «Alter management et responsabilité sociale de l entreprise : experts RSE et développement durable» (professionnelle). Indicateurs Effectifs constatés : M1 :120 M2 :110 Effectifs attendus : idem Taux de réussite : 70 % à 95 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) : les emplois obtenus sont de niveau correspondant à la formation. Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 30 % 1
32 Bilan de l évaluation Appréciation globale : Cette mention correspond à des emplois nombreux, que la redéfinition de certaines spécialités devrait permettre de satisfaire finement. La mention est adossée à un laboratoire reconnu en la matière, le LEST (UMR). Les enseignements sont en adéquation avec les objectifs de la mention, et avec ceux de chaque spécialité. L offre de formation dans le cadre de cette mention évolue d un quadriennal à l autre, en cohérence avec les évolutions du marché du travail à ce niveau de recrutement. En outre, une place appréciable est faite à la formation continue, avec la constitution de groupes spécifiques. Le dossier est bien construit, mais le projet de la spécialité nouvelle («Alter management et responsabilité sociale de l entreprise : expert RSE et développement durable») devrait être précisé. Points forts : Le contenu des enseignements. L adossement recherche à un laboratoire reconnu dans le domaine, le LEST. La formation continue très développée. Points faibles : Le suivi des diplômés très insuffisant. Un dossier de demande de création trop imprécis concernant la spécialité «Alter management et responsabilité sociale de l entreprise : expert RSE et développement durable». Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il serait nécessaire : D améliorer le suivi des diplômés, par une procédure au niveau de l établissement par exemple, comme beaucoup d autres universités le font depuis quelques années. De préciser le projet de la nouvelle spécialité («Alter management et responsabilité sociale de l entreprise : expert RSE et développement durable»). 2
33 Appréciation par spécialité Gestion des compétences et des ressources humaines Présentation de la spécialité : Cette spécialité professionnelle vise à former des cadres au management des ressources humaines et plus particulièrement à la gestion des compétences. La spécialité accueille plus d une soixantaine d étudiants par an. Une partie d entre eux, plus de la moitié, la suivent en formation continue. Elle bénéficie pleinement, par sa thématique, de son adossement recherche au LEST. Indicateurs : Effectifs constatés : une trentaine d étudiants en formation initiale (FI), une bonne trentaine en formation continue (FC) Effectifs attendus : stabilité prévue. 65 Taux de réussite : Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) : Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) % en FI 70 % en FC 100 % Taux d insertion élevé dans des emplois en relation avec la formation Appréciation : Il s agit d une offre de formation est cohérente, qui positionne la gestion des ressources humaines dans une dimension à la fois stratégique et opérationnelle. Cette spécialité correspond à des métiers bien identifiés en entreprises et autres organisations. Mais l insertion professionnelle semble être dans un domaine plus large que la seule gestion des compétences, si bien que l on peut se demander si la spécialité n est pas un peu trop pointue. Points forts : Les bons taux de réussite. Le bon taux d insertion professionnelle. Le fort développement de la formation continue. Points faibles : L imprécision du suivi des étudiants diplômés ne permettant pas une bonne appréciation du niveau et de la nature des recrutements. Le caractère un peu trop pointue de la formation sur la gestion des compétences au regard des données d insertion professionnelle. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 3
34 Recommandations pour l établissement Il serait nécessaire de mieux suivre le devenir des diplômés, comme cela a été suggéré au niveau de la mention elle-même. Il conviendrait, au niveau de la spécialité, et comme il avait déjà été demandé dans le précédent rapport d évaluation, de positionner les niveaux de recrutement et les missions confiées aux diplômés, de manière à apprécier au mieux l adéquation des enseignements aux métiers visés. Il a d ailleurs été noté que l insertion professionnelle semble être dans un domaine plus large que la seule gestion des compétences, si bien que l on peut se demander si la spécialité n est pas un peu trop pointue. Creuser cette question permettrait soit de lever l inquiétude en soulignant le bien fondé des choix réalisés (formation mettant l accent sur la gestion des compétences), soit de repositionner la spécialité plus largement en Gestion des ressources humaines, au profit d une insertion professionnelle facilitée des diplômés. Economie sociale et solidaire : organisations et projets Présentation de la spécialité : Cette spécialité professionnelle vise à former des cadres et des dirigeants d organisations de l économie sociale et solidaire, et des développeurs de projets dans ces domaines. Elle répond en ce sens à une forte demande sur le marché de l emploi. La moitié de l effectif de la spécialité est en formation continue, soit une quinzaine de personnes sur trente environ, en collaboration avec l Institut de formation des cadres de santé. Cette collaboration et ce mélange des étudiants de formation initiale et de formation continue sont visiblement très profitables, tant en termes de contenus que d insertion professionnelle. Par ailleurs, 25 VAE (validation des acquis de l expérience) ont été réalisées en 9 ans, en cohérence avec la réalité des métiers du secteur sanitaire et social (forte expérience des responsables, mais niveau de diplômes parfois relativement bas). Indicateurs : Effectifs constatés : une trentaine, dont la moitié en formation continue 30 Effectifs attendus : stabilité, une trentaine dont la moitié en formation continue. 30 Taux de réussite : de 85 à 90 % selon les années 87 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 100 % Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La formation a un très bon positionnement dans un secteur en fort développement. La combinaison formation initiale/formation continue, dans un tel secteur à fortes spécificités et dans lequel l expérience joue un rôle considérable, est particulièrement judicieuse. Travailler en partenariat avec l Institut de formation des cadres de santé est particulièrement pertinent. Points forts : L adéquation de l offre de formation de cette spécialité aux besoins de l environnement socioprofessionnel. Le partenariat avec l Institut de formation des cadres de santé. La formation continue fortement développée. 4
35 Point faible : L insuffisance du suivi statistique du devenir des étudiants diplômés. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il conviendrait de mieux suivre le devenir des diplômés, comme cela a été suggéré au niveau de la mention elle-même. Alter management et responsabilité sociale de l entreprise : experts RSE et développement durable Présentation de la spécialité : L objectif affiché de cette spécialité professionnelle en création est, d abord, de former des cadres de la GRH (gestion des ressources humaines) mieux à même d intégrer des problématiques de responsabilité sociale de l entreprise (RSE), puis la référence à la GRH s estompe finalement au profit de Management & RSE. La pertinence de la nouvelle spécialité s inscrit dans les préoccupations RSE ou développement durable des organisations, qu elles soient entreprises, en particulier entreprises mondialisées, ONG ou syndicats. Le périmètre de l insertion professionnelle est donc large. Les contenus des enseignements sont bien adaptés à l objectif de former des cadres en management & RSE. Une trentaine d étudiants sont attendus dans cette spécialité. Indicateurs : Effectifs constatés : spécialité en création SO Effectifs attendus 30 Taux de réussite SO Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO Appréciation : Le projet apparaît encore peu mature. Cela-dit, le développement de la prise en compte du thème responsabilité sociale de l entreprise (RSE) ou du développement durable (DD) dans les organisations incite à une offre de formation dans ce domaine, à partir du moment où elle est couplée avec un autre champ de compétences. Points forts : La formation articule RSE et autres domaines de compétence (notamment RH). Ceci renforce l employabilité des futurs étudiants. L adossement au LEST, et son approche de la dimension internationale des questions de gestion. Point faible : L insuffisance de précisions quant au contenu scientifique du projet et à son positionnement au sein de l offre de formation existante. L insuffisance de précisions sur un certain nombre de thèmes où les apprentissages sont à construire (exemple : politique de stage, mode d ouverture au monde professionnel). 5
36 Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement Il s agit d une spécialité nouvelle pour laquelle des apprentissages sont encore à réaliser et des points à compléter (exemple : équipe de professionnels). Dans ce contexte il conviendrait : De décliner les contenus scientifiques de manière plus précisément orientée vers la responsabilité sociale de l entreprise (RSE) et le développement durable (DD), même s ils s articulent à un champ spécifique de la gestion (exemple : RH). De préciser la dimension professionnelle au-delà d items quelque peu généraux (exemple : gestion de la qualité). De préciser l effet de la fusion sur la formation (exemple : contenu, mutualisations possibles). De proposer des mutualisations avec d autres mentions (exemple : droit)? Dynamique des organisations, travail et ressources humaines Présentation de la spécialité : Cette spécialité professionnelle et recherche vise à former de futurs chercheurs, cadres et consultants dans le champ de l économie du travail, du management des ressources humaines et du changement dans les organisations. Elle est à fort contenu théorique, adossée au LEST, UMR spécialisée dans le domaine. La spécialité tient compte à la fois des besoins des étudiants candidats à la recherche (peu de poursuite en thèse) et des candidats à des carrières plus professionnelles (cabinet conseil en RH, services RH dans les organisations, chargés d étude en économie du travail). Il s agit d une spécialité profondément refondue, pour laquelle une vingtaine d étudiants par an sont attendus. Indicateurs : Effectifs constatés : (ancienne formule, parcours recherche) 14 Effectifs attendus 20 Taux de réussite 50 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 34 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Il s agit d une formation de haut niveau dans le domaine de la recherche, de la consultance, et plus largement du management réfléchi des ressources humaines. Cette spécialité combine approches des sciences économiques et des sciences de gestion. Points forts : Un positionnement original. Un adossement effectif au LEST. Un fort contenu théorique. 6
37 Points faibles : Peu d informations sur la nature des emplois occupés en fin de master «professionnel». Des effectifs relativement faibles, dont le suivi après diplôme est très partiel. Un taux de réussite faible sur la spécialité ancienne formule. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Le positionnement de la spécialité est original. Il conviendrait peut-être toutefois : D accentuer encore l aspect professionnalisant de la formation. D améliorer la visibilité du lien entre formation et métiers possibles, y compris pour les étudiants qui suivent un cursus «recherche». D améliorer le taux de réussite, la spécialité devenant à la fois recherche et professionnelle. 7
38 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerrannée - Aix Marseille 2 Demande n S3MA Domaines : Sciences humaines et sociales, Droit, économie, gestion, Sciences et technologies Mention : Sciences de l information et de la communication Présentation de la mention L Université de la Méditerrannée - Aix-Marseille 2 propose la mention «Sciences de l information et de la communication», rattachée à trois domaines (Sciences humaines et sociales, Droit, économie, gestion et Sciences et technologies) et implantée sur deux sites : Marseille (trois spécialités et quatre parcours) et Aix-en-Provence (deux spécialités et deux parcours). Il s agit d une reconfiguration à partir de mentions antérieures, dans le cadre de la fusion des Universités d Aix et Marseille. La mention «Science de l information et de la communication», proposée comme mention unique dans la nouvelle université, fait l objet d une cohabilitation entre Aix-Marseille 1 et Aix-Marseille 2 depuis Elle s inscrit dans le contexte de l économie numérique et des nouveaux médias. La nouvelle maquette propose un resserrement en cinq spécialités à finalité professionnelle (au lieu des huit antérieures), une restructuration du master (avec trois unités d enseignement communes aux diverses spécialités) et s appuyant en partie sur la création d une licence L3 «Communication et médias». Les cinq spécialités sont réparties sur les deux sites d Aix et de Marseille : Le site de Marseille propose trois spécialités à finalité professionnelle : «Journalisme», «Communication et contenus numériques» et la spécialité en enseignement à distance «Veille technologique et innovation». Le site d Aix-en-Provence propose la spécialité à finalité professionnelle «Communication des organisations et développement durable» et la spécialité recherche et professionnelle «Etudes avancées en communication et médias-mutations sociétales et numériques». Indicateurs Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 1
39 Bilan de l évaluation Appréciation globale : Cette mention cherche à valoriser, dans le cadre des sciences de l information et de la communication (SIC), des compétences finement segmentées, afin de répondre au mieux à la diversité des métiers et des structures d emploi. Elle montre un réel effort pour mettre en cohérence des expériences de formations acquises parfois dans d autres parcours, ainsi que pour ouvrir au maximum les possibilités de choix des étudiants. Le programme global et celui de chaque spécialité visent, dans une perspective pluridisciplinaire, la formation de diplômés qui occuperont les fonctions de responsables de projets, assureront des missions ou services dans le domaine de l information et de la communication, et seront capables de s adapter aux futurs changements d un secteur en perpétuelle évolution. Au vu des éléments indiqués dans le dossier (dont le nombre limité d indicateurs), la reconfiguration, la mise en commun de certains enseignements et conjointement l essor des métiers concernés par ce master devraient lui assurer une dynamique favorable à l avenir. La formation prend en compte la carte nationale des SIC et les réseaux de partenariats professionnels. La région PACA, qui bénéficie de nombreux incubateurs et pépinières d entreprises qui se développent, constitue un environnement favorable. La mention est adossée à l IRSIC (Institut de recherche en sciences de l information et de la communication, EA 4262), équipe de recherche en 71e section. Points forts : Gestion satisfaisante des flux d étudiants (nombre d admissions/nombre de candidatures, évolution des effectifs), et des résultats obtenus (taux de réussite au diplôme et taux de placement élevés). Volonté de créer une mention présentant une cohérence thématique, tant méthodologique que technologique. Inscription dans un contexte de site universitaire cohérent (tant au niveau du projet de formation que des résultats déjà obtenus), avec prise en compte de l évolution des métiers concernés. Points faibles : Pas de présence systématique d un conseil de perfectionnement au sein des spécialités. Ouverture internationale et mobilité des étudiants peu développées. Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Le pilotage de la formation et la gestion efficace de ce montage, qui rassemble de nombreux domaines sur deux sites géographiques demanderaient une normalisation des règles administratives de gestion. Des efforts devraient être développés pour généraliser la présence d un conseil de perfectionnement dans chaque spécialité du master et une plus grande mobilisation formelle des professionnels dans le pilotage de la formation. La stratégie globale de politique internationale serait à clarifier et à développer. Compte tenu du nombre élevé de spécialités et de parcours correspondants, des équipes pédagogiques pourraient être chargées d accompagner les étudiants dans leur cursus, de la construction du projet personnel à l insertion professionnelle. L effort d évaluation et de suivi de l insertion professionnelle réalisé serait à poursuivre et à compléter par l évaluation de la formation (prenant en compte les effectifs étudiants, les taux de réussite, abandon ou réorientation ) pour permettre la généralisation de ces enquêtes et leur prise en compte par les équipes 2
40 pédagogiques. L établissement devrait être vigilant et mobiliser l ensemble de ses ressources pour que l évaluation interne permette de conduire à un ensemble coordonné et cohérent. Appréciation par spécialité Communication des organisations et développement durable Présentation de la spécialité : Cette spécialité a pris en compte des recommandations emises en Elle se divise en deux parcours (parcours «Communication action innovation et développement durable» ; parcours «Valorisation des savoirs et nouveaux médias») qui ont des objectifs spécifiques en termes de connaissances et de compétences. Ce champ de compétences tient compte de l évolution à la fois par rapport à la montée en puissance du développement durable et par rapport à l évolution technologique. Deux options définies selon une logique de complémentarité sont proposées : La première, «Communication- action-innovation et développement durable» a pour objectif de former les étudiants à la communication innovante des organisations, qui associe étroitement développement durable/tic et réseaux numériques/nouveaux modes de gouvernance (management par projet, responsabilisation et autonomie des acteurs, etc.). La deuxième, complémentaire, forme à la médiation des savoirs et à l implication des nouveaux médias (Internet et divers supports numériques). La première année est consacrée à l acquisition des savoirs professionnels et la seconde permet d acquérir une spécialisation qui se termine par un stage long de six mois. L équipe pédagogique est étoffée, bénéficiant d un responsable dédié pour chaque parcours, chaque niveau d étude, chaque type d études et de public. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus M1 40 Effectifs attendus M2 50 Taux de réussite 2007 à 30 mois 84,2 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La formation, bien intégrée dans la carte nationale et régionale des SIC, prend en compte les réseaux de partenariats professionnels, tant à l échelle de l académie que de la région PACA, pour proposer des diplômés qui correspondent aux objectifs affichés. Le programme global de la spécialité est cohérent avec les objectifs scientifiques et professionnels, visant la formation de diplômés capables de s adapter aux futurs changements d un secteur en perpétuelle évolution. La formation tente d articuler culture générale et contexte professionnels et thématiques. Les compétences transversales (numériques, médiologiques et communicationnelles) procèdent d une stratégie d acquisition de pluricompétences en communication et développement durable. Malgré sa proximité thématique et scientifique, cette spécialité ne semble pas avoir de lien avec la spécialité «Psychologie sociale de l environnement» de la mention «Psychologie» de l Université Aix-Marseille 1. 3
41 Points forts : Taux élevé de placement des diplômés, pour des métiers en accord avec les objectifs affichés. Existence d un dispositif d aide à la réussite et d un module d adaptation destinés aux étudiants nontitulaires d une formation en information-communication. Bon adossement à des équipes à potentiel de recherche reconnu, dont les activités portent sur l écocitoyenneté et le développement durable, et à plusieurs partenaires extérieurs présents dans le conseil de perfectionnement, qui sera complété et élargi en Possibilité de poursuites d études (doctorat en SIC ou spécialisation), avec trois établissements partenaires. Points faibles : Faiblesse de la mobilité étudiante au niveau international. Rôle incertain des partenaires extérieurs et les formes de partenariat. Formation continue et par alternance peu développées. Pas de lien indiqué avec la spécialité «Psychologie sociale de l environnement» de la mention «Psychologie» de l Université Aix-Marseille 1. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement Il serait judicieux d établir des contacts avec la spécialité «Psychologie sociale de l environnement» de la mention «Psychologie» de l Université Aix-Marseille 1. Etudes avancées en communication et médias innovations sociétales et numériques E-Comm Présentation de la spécialité : Le dossier demande la reconduction de cette spécialité, dont l intitulé est modifié pour prendre en compte l expérience acquise et l évolution des thématiques. Elle est assurée par le site d Aix. La spécialité vise à former des professionnels susceptibles d analyser des situations complexes et d effectuer des synthèses opérationnelles dans le domaine de la communication et des médias, en liaison avec l expansion de la «société numérique» et des mutations sociétales. Le master a vocation à accueillir des étudiants motivés pour développer des recherches et des projets mobilisant une quadruple compétence : Analyse, compréhension, synthèse, écriture, selon une dimension recherche/suivi de projet. Maîtrise des langues (développement des compétences, à partir d articles à comprendre, à résumer, et à présenter oralement, par un PRAG d anglais). Maîtrise des outils informatiques (orientation sur certaines matières techniques des masters professionnels). Recherche-action (avec mise en oeuvre de différents outils tels qu enquêtes, gestion de médias sociaux par exemple). Ces outils pourront être mis en liaison avec des recherches en cours (projet A, Europe) ou avec des partenariats (entreprises). La spécialité indique une volonté de différenciation par rapport aux autres formations proposées dans d autres universités. Elle est adossée à l IRSIC (Institut de recherche en sciences de l information et de la communication, EA 4262, unique équipe de recherche en 71e section). 4
42 Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus en M1 15 Effectifs attendus en M2 20 à 25 Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Construction «économique» d une spécialité qui vise à former des professionnels dont la spécificité est sans doute une grande capacité de synthèse. Cependant, il semble que cette spécialité soit surtout celle d une orientation recherche, que les seuls viviers et débouchés ne sauraient uniquement légitimer (cf. qualification des enseignants). Points forts : Partage des enseignements avec des spécialités professionnelles. Prise en compte de la diversité des débouchés pour des étudiants qui ne s orientent pas tous vers un doctorat. Aspects formation à et par la recherche, l encadrement méthodologique à la recherche s appuyant sur le laboratoire IRSIC. Politique de recrutement euroméditerranéenne pour former de futurs universitaires. Points faibles : Pilotage de la spécialité. Les unités d enseignements sont laissées au choix des étudiants (difficulté à positionner des cours de méthodologie spécifiques, risque d éclatement des promotions). Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement S il est judicieux de donner sa chance à ce type de spécialité pour maintenir vivaces les formations à la recherche, il y aurait lieu d être attentif au risque d éclatement des promotions et au pilotage de la spécialité. Journalisme Présentation de la spécialité : Cette spécialité à finalité professionnelle vise la formation de journalistes polyvalents. Elle fait partie des treize formations reconnues au niveau national par la Commission paritaire nationale de l emploi des journalistes (CPNEJ). Elle est intégrée dans la carte régionale des SIC, elle prend en compte les réseaux professionnels et universitaires. Elle concerne vingt étudiants recrutés sur concours d entrée. L objectif est de former des journalistes polyvalents, aptes à travailler dans différents médias et sur différents supports (traditionnels ou online) et sensibilisés aux différents aspects du métier. Les enseignements académiques dispensés dans la spécialité sont adossés à la recherche menée au sein de l IRSIC (Institut de recherche en sciences de l information et de la communication, EA 4262). 5
43 La mobilité étudiante est possible (partenariat Erasmus avec l Institut supérieur de formation sociale et de communication à Bruxelles, partenariat avec l UQAM). Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus en M1 20 Effectifs attendus en M2 20 Taux de réussite en 2007, 2008, % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Cette spécialité à finalité professionnelle fait partie des formations reconnues au niveau national par la CPNEJ, qui a transmis son dossier aux partenaires sociaux. La formation est intégrée dans la carte nationale reconnue par la profession des journalistes. Elle vise la formation de journalistes polyvalents et a pour priorité de décloisonner les apprentissages. Son programme est cohérent avec les objectifs scientifiques et professionnels, visant la formation de diplômés capables de s adapter aux futurs changements d un secteur en perpétuelle évolution. Le programme global de la spécialité «Journalisme» est cohérent avec les exigences du référentiel de la CPNEJ (le volume d enseignement s avère sensiblement supérieur à celui des autres spécialités de la mention). Elle bénéficie d une expérience qui se manifeste par son attractivité disciplinaire, professionnelle et géographique et par des résultats élevés. Cette capitalisation est source de dynamisme : les objectifs scientifiques et professionnels sont ambitieux, la spécialité possède la capacité à former des diplômés susceptibles de s adapter aux futurs changements d un secteur en perpétuelle évolution et elle pratique le décloisonnement des types de médias et de supports. Points forts : Taux de réussite de 100 % depuis trois ans, avec 63 % des sortants placés en CDD et 21 % en CDI dans des métiers en accord avec les objectifs affichés. Formation reconnue au niveau national par la profession des journalistes. Liens étroits entretenus avec les réseaux de partenariats professionnels présents au Conseil pédagogique paritaire qui se réunit tous les mois et se prononce sur les enseignements, les évolutions des métiers et les projets. Diversité d origine des étudiants sélectionnés. Points faibles : Discrétion de l investissement dans la politique internationale et réseau professionnel essentiellement national. Enseignement des langues réduit à l anglais. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 6
44 Recommandations pour l établissement Il faudrait : Préciser le rôle des partenaires extérieurs et développer les partenariats envisagés. Rationaliser la gestion commune entre l école EJCM et la future antenne minimale prévue à Aix-en- Provence. Communication et contenus numériques Présentation de la spécialité : Cette formation professionnelle aux métiers de la médiation et de la communication est spécialisée dans les nouveaux environnements numériques de l information et de la communication, incluant la création et la gestion de contenus. La spécialité propose une formation professionnelle à quatre parcours : Le parcours «Nouveau journalisme» (CCN-J) vise les métiers de la production, la diffusion et l édition de contenus éditoriaux dans le contexte des environnements numériques. Proche de la spécialité «Journalisme» dans le domaine de l écriture, ce parcours s'en différencie dans ses domaines d application (sites Web, journaux d entreprise, services de communication), qui nécessitent des compétences ignorées par le référentiel de la profession journalistique tels que le «Web marketing» ou l économie d entreprise. Le parcours «Communication» (CCN/C) vise tous les métiers de la communication, tant dans le monde de l entreprise que dans celui des collectivités territoriales (communes, départements, régions, nouvelles communautés d agglomérations), depuis la conception de stratégies jusqu à la mise en place effective de plans de communication (interne et externe). Le parcours «Médias-santé» (CCN-S) résulte du rapprochement de l ancienne filière «Medias, santé, communication» avec le tronc commun de la filière CCN. Il vise les métiers de la médiation et de la communication de la santé dans le contexte des environnements numériques. Il couple une connaissance des actuels environnements numériques (programme CCNJ) et une formation théorique en médecine, en éthique et en management des systèmes de santé. Il débouche sur une professionnalisation plurielle : journalisme en santé (presse écrite, écriture on line, Web vidéo, banques de données, portails internet ), organisation d événements en santé. Le parcours «Gestion de contenus» (CCN-G), résulte d une intégration d une formation («Information stratégique») du plan quadriennal précédent dans la spécialité «Communication et contenus numériques», avec laquelle il possède un fort tronc commun. Il vise à une connaissance poussée des réseaux Internet, du e-commerce et du e-business, incluant la création et la gestion des contenus et notamment des bases de données (y compris on line, et sécurité), la création et gestion de sites Internet et Intranet, la recherche d information, la veille stratégique et l intelligence économique, la gestion des connaissances, le management de l information et des changements technologiques et la gestion et conduite d un projet Internet, y compris dans le domaine de la gestion de contenus à laquelle font largement appel les nouveaux médias électroniques. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus par parcours CCN-J en M1 25 à 30 Effectifs attendus par parcours CCN-C en M1 25 à 30 Effectifs attendus par parcours CCN-S en M1 10 à 15 Effectifs attendus par parcours CCN-G en M1 10 à 15 Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 7
45 Appréciation : Le programme global de la spécialité est cohérent avec les objectifs scientifiques et professionnels ( la formation de diplômés capables de s adapter aux futurs changements d un secteur en perpétuelle évolution). L équipe pédagogique est étoffée, et fait uneplace essentielle aux intervenants professionnels (16) ; les stages sont importants en durée. Malgré des redondances, cette spécialité affirme ses singularités en termes de recrutement, d orientation et de compétences. Points forts : Un effort d originalité et de diversification des enseignements, par les contenus ou les jeux d options, qui permet de toucher des étudiants en formation initiale et continue. Accueil de nombreux étudiants étrangers et nombreux étudiants en mobilité. Points faibles : Lourdeur du pilotage global incluant quatre parcours différenciés. Politique d ouverture internationale peu lisible. Nombre élevé de parcours avec des contenus spécifiques peu différenciés. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement Au sein de cette spécialité, on constate une disparité dans les parcours selon leur ancienneté. Il faudra se montrer vigilant pour atténuer cette disparité. Le parcours «Gestion de contenus» (CCN-G) serait à améliorer, voire à rapprocher de la spécialité «Veille technologique et innovation». Sa dénomination, ambiguë, serait à rendre plus lisible. La faible spécificité de contenu invite à revoir celui de certains parcours («Nouveau journalisme» CCN-J et «Communication» CCN/C concernent tous deux les métiers de la communication). Veille technologique et innovation Présentation de la spécialité : Cette formation, à finalité professionnelle, est proposée avec un parcours de formation à distance, en M1 et M2, et est intégrée désormais dans la mention «Sciences de l information et communication». Il s agit d une des rares formations à la veille technologique existant en France. La spécialité délivre aux étudiants les concepts, les méthodes et les instruments utiles à la mise en place d activités de veille technologique dans une entreprise ou toute autre organisation. La mise en place d un projet de veille ne pouvant s effectuer efficacement sans la prise en compte d autres aspects, les étudiants sont invités à acquérir une bonne connaissance de l organisation et des pratiques de stratégie d innovation. La formation vise à leur permettre l accompagnement du changement technologique, ainsi que l emploi des systèmes d information. Elle concerne 30 étudiants en M1 et 35 en M2, provenant essentiellement de formations «Informatiqueréseaux-multimédia» et de «Information-communication-documentation». 89 % sont titulaires d une licence relevant de ce domaine à l entrée en M1 et issus de la région. 8
46 Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus M1 30 Effectifs attendus M2 35 Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Cette formation se situe dans la continuité d une formation ancienne (1989). Elle se révèle importante par sa nature (enseignement à distance) et son orientation (veille) complémentaire des autres spécialités de la mention. Elle est suivie par un nombre d étudiants en formation continue relativement élevé. Malgré sa proximité thématique, cette spécialité ne semble pas avoir de lien avec la spécialité «Métiers des archives, des bibliothèques, de la documentation et des médias» de la mention «Histoire et humanités» de l Université Aix-Marseille 1. Points forts : Formation qui bénéficie de l expérience acquise. Développement de différents axes d ingénierie pédagogique à travers la formation à distance prévoyant des temps de regroupements. Bon adossement à des équipes à potentiel de recherche reconnu et sur un réseau de partenaires professionnels. Plus d un tiers des étudiants inscrits le sont au titre de la formation continue. Points faibles : Pas de conseil de perfectionnement. Pas de lien affiché avec la spécialité «Métiers des archives, des bibliothèques, de la documentation et des médias» de la mention «Histoire et humanités» de l Université Aix-Marseille 1. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il faudrait préciser le rôle des partenaires extérieurs et les formes de partenariat envisagées. Un conseil de perfectionnement serait à mettre en place. Il serait souhaitable de mieux positionner la formation par rapport à la spécialité «Métiers des archives, des bibliothèques, de la documentation et des médias» de la mention «Histoire et humanités» de l Université Aix-Marseille 1. L ouverture internationale devrait être davantage affirmée. 9
47 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Bioinformatique, biochimie structurale et génomique Présentation de la mention La mention «Bioinformatique, biochimie structurale et génomique» (BBSG) propose une formation portant sur trois domaines de la biochimie qui ont émergé ces dernières années : la biochimie structurale (qui étudie les conformations des biomolécules et leurs interactions), la génomique (qui permet de trier les informations issues du décryptage des génomes), l ensemble s appuyant sur les outils apportés par la bioinformatique (discipline à l interface entre la biologie, la chimie et l informatique). La mention s appuie sur deux spécialités complémentaires en 2 nd année de master (M2), à finalité recherche («Bioinformatique, biochimie structurale et génomique») et professionnelle («Bioinformatique et génomique»). Une troisième spécialité «Compétences complémentaires en informatique», transversale à de nombreuses mentions d Aix-Marseille Université (AMU), se positionne en complément de formation pour des étudiants déjà diplômés de cette mention. Les étudiants qui optent pour la voie recherche poursuivent en doctorat dans le domaine choisi, alors que ceux de la spécialité à finalité professionnelle intègrent des entreprises privées ou des structures publiques en tant que bioinfomaticiens ou ingénieurs pour le management de plateformes de génomique. Indicateurs : non renseigné Effectifs constatés 53 Effectifs attendus 95 Taux de réussite 88,8 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) M1 : entre 71 et 94 % de satisfaits () M2 voir spécialités 95 % pour ceux qui sortent du M2 (90 %), pour les autres Retours excellents () Bilan de l évaluation Appréciation globale : C est une formation de bonne qualité, originale en raison de l association des disciplines proposées, pertinente et attractive. Elle a pour objectif d apporter aux étudiants des outils modernes et performants pour des études de biochimie structurale, génomique et bioinformatique. 1
48 La mention s appuie sur la licence «Biologie» d Aix-Marseille. Elle peut également recruter des étudiants formés dans d autres domaines après une remise à niveau, proposée sous la forme d une «école d été de Biologie». L adossement à la recherche est excellent, tant par la qualité que par la variété des domaines concernés. De nombreux liens existent, essentiellement pour l accueil de stagiaires, avec des entreprises et instituts publics disposant de plateformes. Cependant, l intervention de membres du tissus socio-professionnel dans la formation reste marginale (une seule personne mentionnée). L ouverture internationale se limite à différents partenariats (Beyrouth, Hanoï, Brazzaville). Une certification en langue (niveau C2I) est par ailleurs possible, mais son intégration dans le cursus n est pas clairement formalisée. Un jeu important d unités d enseignement (UE) optionnelles est disponible, aussi bien en 1 ère année de master (M1) qu en 2 nde année (M2). Les responsables de la mention ont ainsi voulu proposer un ensemble d UE suffisamment large pour couvrir de façon exhaustive les différents aspects de la biologie sur lesquelles repose la formation. En laissant ces UE à choix libre, ils laissent aux étudiants la possibilité de se former aux interfaces. Cependant, rien n est précisé sur les modalités d ouverture des UE, alors que la qualité de la formation sera grandement diminuée si certaines d entre elles ne peuvent pas ouvrir. Enfin, l ensemble des étudiants sortent avec un diplôme de «Bioinformatique», «Biochimie structurale et génomique» alors qu en fonction du parcours choisi, certaines de ces disciplines ne seront pas abordées pendant leur master. Un stage est proposé chaque année. En M1, sa durée a été allongée par rapport au quadriennal précédent. Les sujets de stages sont proposés par la formation et l accompagnement des étudiants pendant leur stage est opérationnel. Les responsables du master et des UE sont de très bon niveau et en adéquation avec la formation. L équipe pédagogique est pluridisciplinaire, en accord avec les objectifs de la mention. Les modalités de pilotage de la mention sont peu renseignées. Un comité de pilotage existe, mais il ne comporte pas de professionnels extérieurs. L origine des étudiants intégrant le M1 n est pas détaillée. Environ 60 % des étudiants de M2 sont issus de ce M1. Les flux sont faibles mais stables. Les taux de réussite sont un peu faibles en M1 (70 %) mais excellents en M2 (>90 %). L analyse à 2 ans du devenir des diplômés n est fournie que par spécialité, elle ne concerne donc pas les étudiants n ayant pas continué dans les M2 de la mention. Pour les autres, l insertion professionnelle est bonne. L objectif annoncé quant à l effectif attendu en M1 (60 au lieu de 30 ces dernières années) paraît un peu optimiste. En revanche, les effectifs attendus en M2 sont conformes à ceux observés actuellement. Les modalités de l auto-évaluation ne sont pas renseignées et aucune utilisation de cette évaluation n est indiquée. Points forts : La formation est originale et de qualité. Elle cible des domaines en devenir appelés à se développer et nécessitant à la fois une maîtrise des aspects recherche et techniques. Cette mention est pluridisciplinaire et très complète. Le pourcentage d insertion professionnelle est élevé. Des laboratoires de recherche et des plateformes de qualité assurent un bon adossement. Une école d été de remise à niveau a été proposée. Un effort a été mis sur la maîtrise de la langue anglaise professionnelle. Un site Internet a été créé afin d augmenter la médiatisation de la mention. Points faibles : Il existe une trop grande dispersion des UE au regard des effectifs. Le nombre d intervenants issus des milieux socio-professionnels est limité. L ouverture internationale au niveau européen est absente. Il n y a pas de socle commun en M1, amenant certains étudiants à annoncer, de par l intitulé de leur master, une triple compétence qu ils ne possèdent pas forcément. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A 2
49 Recommandations pour l établissement Un effort significatif devrait être effectué pour renforcer l attractivité de la mention, ou une refonte des UE pour éviter que certaines options ne puissent ouvrir faute d effectifs suffisants, ce qui obèrerait l originalité et la qualité de la formation. Il faudrait renforcer la part d enseignements effectués par les intervenants des milieux socio-professionnels mais aussi les impliquer dans le fonctionnement de la mention, en particulier en les intégrant au comité de pilotage. Afin de s assurer que l intitulé du diplôme corresponde bien à la nature de la formation de chaque étudiant, il faudrait, soit créer en M1 une UE correspondant à un socle commun pour les trois disciplines, soit indiquer clairement dans le diplôme la nature du parcours suivi. 3
50 Appréciation par spécialité Bioinformatique, biochimie structurale et génomique Présentation de la spécialité : Cette formation à finalité recherche a pour objectif de préparer les étudiants au métier de chercheur en bioinformatique, biochimie structurale ou génomique. Après un premier semestre où les étudiants doivent choisir parmi un ensemble important d UE dans les disciplines concernées, ils réalisent un stage de 6 mois dans un laboratoire de recherche. La quasi totalité d entre eux poursuivra cette formation par un doctorat. Indicateurs : Effectifs constatés 15 à 17 Effectifs attendus 20 Taux de réussite 100 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Bon retour () 96,2 % en doctorat Excellents retours () Appréciation : Il s agit d une formation originale et de qualité qui a pour objectif d apporter aux étudiants les concepts spécialisés dans les domaines liés à la mention. La formation à la recherche (stage mais aussi présentation d articles scientifiques, écriture d une mini-revue en anglais, suivi de séminaires) est importante, l appui sur des laboratoires de recherche reconnus dans la discipline est excellent. Au premier semestre, un ensemble d UE à choix non ordonné est proposé. Le nombre d UE est très important mais pertinent, complet et en adéquation avec la spécialité, certaines de ces UE sont mutualisées avec le M2 à finalité professionnelle. Les effectifs sont stables et même en légère croissance, 32 % des étudiants sont recrutés hors M1, indiquant une attractivité correcte. Après évaluation de la spécialité par les étudiants, la part consacrée aux travaux pratiques et dirigés a été significativement augmentée. Le taux d insertion est excellent (sur les 4 dernières années, 94,4 % des étudiants ont continué en doctorat, dont la moitié environ sur des allocations du Ministère). Afin d augmenter la visibilité de la spécialité, des mesures ont été prises (site Web, participation au salon des masters, diffusion de plaquettes). Points forts : La qualité de l appui recherche est remarquable. On note une grande originalité et actualité dans les UE proposées. Le taux d insertion en doctorat est très bon. Le taux de réussite est excellent. L évaluation par les diplômés est très bonne. Points faibles : Il existe une trop grande dispersion des UE au regard des effectifs modestes de la spécialité. Le dossier est succinct et très peu informatif sur certains points (y a-t-il des parcours définis, quels sont les mesures adoptées par le Conseil de l université pour l ouverture des UE, quelle est la part des membres du CS dans l enseignement, le nombre de titulaires d une habilitation à diriger les recherches, )? 4
51 Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Compte tenu du nombre de laboratoires supports et de l originalité de cette formation, un gros effort d information et de communication devrait être mené pour augmenter son attractivité. Sinon, l offre de formation devrait être rationalisée pour répondre aux effectifs sans nuire à la diversité des enseignements proposés. L effort de publicité sur cette formation pourrait être effectué non seulement en France mais aussi à l étranger ; il serait alors intéressant de proposer une partie des enseignements en langue étrangère (un parcours par exemple) pour renforcer l attractivité de cette spécialité de qualité. Enfin, la spécialité pourrait être ouverte à d autres élèves ingénieurs que ceux de l Ecole supérieure d ingénieurs de Luminy (ESIL) (dont le nombre n est d ailleurs pas renseigné). Bioinformatique et génomique Présentation de la spécialité : Cette spécialité à finalité professionnelle offre une formation de bio-informaticiens et de spécialistes des méthodes de décriptage du génome, maîtrisant aussi bien les concept, développés dans des UE d enseignements théoriques, que les méthodes, grâce à un enseignement pratique. Deux parcours, respectivement à dominance bioinformatique et génomique, sont proposés. Indicateurs : Effectifs constatés 8 à 13 Effectifs attendus 15 Taux de réussite 96 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 97,4 % emploi Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Il s agit d une formation de qualité, à faibles effectifs, mais qui offre de bonnes possibilités d insertion professionnelle dans un secteur en plein développement. Le premier semestre est organisé autour de trois UE obligatoires dont une qui concerne la connaissance de l entreprise et une UE d anglais, et 18 crédits européens (CE) à choisir parmi 12 UE proposées (de 3 ou 6 crédits). Six de ces UE sont mutualisées avec le M2 à finalité recherche. On peut se poser la question sur les effectifs pour certaines de ces UE. Les responsables de la formation ainsi que l équipe pédagogique sont de très bon niveau et en adéquation avec les domaines enseignés. Cependant, il est regrettable que la part des enseignements réalisés par des intervenants du monde socio-professionnel soit si faible. Le second semestre est consacré au stage, réalisé en entreprise ou sur des plateformes technologiques dans les instituts publics, un grand nombre de terrains de stages est proposé aux étudiants par la spécialité. L attractivité de la formation est bonne (à peu près la moitié des étudiants est recrutée hors M1) mais les effectifs restent faibles (8 à 13). Le taux d insertion est très bon (>90 %) mais le taux de réponse, bien que correct, reste perfectible. 5
52 Points forts : La formation est de grande qualité, elle est originale et repose sur un secteur appelé à se développer fortement dans les années à venir. Les responsables de la spécialité réalisent un suivi personnalisé des anciens étudiants, qui montre un bon taux d insertion professionnelle. Les étudiants suivent un enseignement pratique, réalisé sur les plateformes de Marseille-Nice génopôle/ibisa. Les étudiants préparent une certification en anglais (TOEIC). Points faibles : Il y a trop peu d intervenants issus du monde socio-professionnel qui participent à la formation. Il existe une importante dispersion des UE, compte tenu des faibles effectifs. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il serait opportun d augmenter la part d enseignements réalisés par des intervenants issus du monde socioprofessionnel. De la même façon, l intégration de ces intervenants (et d anciens diplômés) au sein du comité de pilotage, serait souhaitable. L ouverture à l international, ainsi que la visibilité de cette formation originale et de qualité serait à développer. L outil de suivi des diplômés pourrait être renforcé, en particulier en s appuyant sur l Observatoire de la vie étudiante (OVE) de l établissement. Si, malgré l effort de communication des responsables de la spécialité, les effectifs n augmentent pas, il faudrait envisager de resserer l offre de formation ou augmenter les mutualisations avec le M2 à finalité recherche. Compétences complémentaires en informatique Présentation de la spécialité : La spécialité «Compétences complémentaires en informatique» (CCI) propose une formation en informatique à finalité professionnelle, en complément d une formation disciplinaire de niveau M2 déjà validée. La formation s articule autour de la programmation, la gestion de bases de données et l Internet. L objectif est d acquérir les compétences techniques nécessaires à la maîtrise des outils logiciels dans différents secteurs d activités. Elle est proposée comme spécialité transversale aux différentes mentions du domaine «Sciences, technologies, santé» (à l exception toutefois de la mention «Informatique») et à quelques autres mentions de l AMU. Indicateurs : Effectifs constatés 23 Effectifs attendus 30 Taux de réussite 73 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 6
53 Appréciation : Cette spécialité apporte des compétences de base et avancées pour la maîtrise de l outil informatique dans un cadre professionnel, non nécessairement spécialisé, à savoir la gestion de bases de données, la programmation et le développement logiciel et Web. Elle vient en supplément d une compétence disciplinaire déjà acquise dans le cadre d un master afin de faciliter l insertion professionnelle. L analyse à deux ans du devenir des anciens étudiants montre des résultats très satisfaisants. La corrélation entre la profession et le master disciplinaire d origine n est toutefois pas spécifiée. Un flux intéressant de nouveaux entrants potentiels est évoqué dans les prévisions : les étudiants titulaires d un master «Enseignement» qui auraient échoué au concours du certificat d aptitude au professorat de l enseignement du second degré (CAPES). Points forts : Ce modèle d offre de formation a été adopté par plusieurs universités françaises, ce qui lui donne une visibilité nationale. Le nombre annuel de candidatures ( ) et d inscrits (30) semble confirmer son attractivité. Cette formation répond à un besoin de formation complémentaire en informatique pour des diplômés d autres disciplines qui peuvent trouver ainsi un emploi lié à l informatique. L exigence préalable de l obtention d un diplôme de master disciplinaire est cohérente avec l objectif de la formation. Points faibles : L objectif (scientifique et professionnel) de double compétence affiché par la spécialité apparaît ambitieux ; il s agit plutôt de compétence complémentaire. L évaluation de la formation par les étudiants est un peu sommaire. L articulation et le positionnement par rapport à la spécialité de même nom CCI proposée dans des mentions du domaine «Droit, économie, gestion» ne sont pas précisés. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Les objectifs professionnels de cette spécialité mériteraient d être définis plus explicitement et, si possible, en prenant en compte la formation d origine. De plus, il serait très utile de préciser les critères de sélection des candidats et les profils des admis à suivre cette formation. Il faudrait lever l ambigüité concernant l appellation des deux propositions de spécialité CCI aux contenus et aux applications différentes, l une destinée plutôt au domaine «Sciences, technologies, santé», l autre au domaine «Droit, économie, gestion». 7
54 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Developpement et immunologie Présentation de la mention La mention «Développement et immunologie» est née de la fusion de trois spécialités («Développement», «Immunologie», et «Neurodéveloppement») anciennement réparties sur les différents sites universitaires d Aix- Marseille. Elle s adresse essentiellement à des étudiants licenciés en «Biologie cellulaire», «Biochimie» ou équivalent. Elle propose une formation de haut niveau en biologie cellulaire et moléculaire, en s attachant plus précisément aux mécanismes intervenant au cours du développement des organismes eucaryotes et lors de l activation du système immunitaire. Elle comprend trois spécialités avec des objectifs différents et bien définis : La spécialité «Développement et immunologie», à orientation recherche, permet une poursuite en doctorat et forme ainsi aux métiers de chercheurs/enseignants-chercheurs grâce à l apprentissage des bases théoriques, de compétences méthodologiques et d une expérience de terrain. La spécialité «Immunologie», à orientation professionnelle, a pour vocation de préparer les étudiants à une insertion professionnelle de type Bac+5 dans des structures plubliques ou privés. Son enseignement est basé sur l apprentissage des techniques et des connaissances nécessaires en immunologie appliquée. La spécialité «Compétences complémentaires en informatique» (CCI) est transversale à l ensemble des masters d Aix-Marseille Université (AMU), et permet aux diplômés des différentes mentions d acquérir une double compétence en sciences et informatique. Indicateurs Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 35 en M1 (dont 12 en spécialité Pro) en M1 85 % en M1 * 100 % des diplômés * * : non renseigné, l évaluation des enseignements et de la formation n a pas encore été mise en place. 1
55 Bilan de l évaluation Appréciation globale : Les objectifs de la mention «Développement et immunologie» sont bien définis en fonction de la spécialité choisie et sont en accord avec les compétences locales. La mention s appuie sur des structures de recherche reconnues dans le domaine telles que l Institut de biologie et du développement de Marseille-Luminy (IBDML) et le Centre d immunologie de Marseille-Luminy (CIML). Bien que la formation ait établi un réseau national de partenaires privés, l adossement professionnel est moins marqué, et les métiers ciblés par la spécialité à finalité professionnelle ne sont pas clairement définis. L insertion à la sortie de la mention est néanmoins excellente avec 100 % et 90 % des étudiants en CDD/CDI pour la spécialité à finalité professionnelle et recherche, respectivement. Cette réussite est liée à une politique de stage très développée et efficace au sein des structures partenaires. L absence de pratique de l anglais ne permet pas d ouvrir la formation à l internationale et restreint les effectifs au niveau local. Conscients de ce manque de lisibilité, les porteurs de projet ont proposé plusieurs aménagements (site Web bilingue, dispense de cours en anglais). Cependant, l absence d évaluation des enseignements et de la formation par les étudiants associée à un pilotage très restreint de la mention n a pas permis d envisager une évolution concrète et efficace de la mention pour ce nouveau contrat quadriennal. L auto-évaluation a été réalisée de façon pertinente et constructive. Bien que ce ne soit pas son rôle, elle contient de nombreuses informations complémentaires qui, intégrées au dossier principal, auraient pu le compléter et le renforcer. Points forts : L adossement à la recherche est très présent avec le soutien et la participation de structures de recherche reconnues dans les enseignements telles que l IBDML et le CIML. La politique de stages très développée, avec un stage de 7 semaines en M1 et deux stages de 5 mois en M2, permet une insertion importante des diplômés. Les objectifs scientifiques et professionnels des deux spécialités sont bien définis et lisibles pour les étudiants, et les enseignements proposés sont en accord avec ces objectifs. Points faibles : Notation Le manque de pilotage se reflète dans l écriture hétérogène du dossier et n a pas permis d envisager une évolution de la formation. Le manque de lisibilité nationale de la formation et la faible pratique de l anglais induisent un recrutement essentiellement local. Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement La création d une évaluation systématique des enseignements et d un conseil de perfectionnement permettrait de pointer rapidement les éventuels problèmes et de faire évoluer la formation en conséquence. Le pilotage mis en place dans la spécialité pro-immunologie pourrait, par exemple, être étendu à l ensemble de la mention. L introduction d enseignements d anglais (par l intermédiaire d articles, soutenances ) et en anglais envisagée par les porteurs de projet, pourrait être associée à l établissement d un réseau international de structures d accueil afin de donner une dimension internationale à la mention. La description des métiers visés par la spécialité à finalité professionnelle serait un plus pour la lisibilité de la formation. NB : L auto-évaluation n a pas pour objectif de compléter le dossier principal mais doit servir de support pour améliorer/renforcer la formation. 2
56 Appréciation par spécialité Développement et immunologie Présentation de la spécialité : Cette spécialité à finalité recherche est née de la fusion des trois spécialités «Développement», «Immunologie» et «Neuro-développement». Elle propose ainsi un enseignement scientifique pluridisciplinaire de haut niveau en biologie dans les domaines du développement animal et de l immunologie et permet d acquérir les outils méthodologiques indispensables à la recherche moderne. L objectif de cette formation est de préparer les étudiants à la recherche notamment grâce à une poursuite d études choisies en doctorat. La 1 ère année de master (M1), commune avec la spécialité «Immunologie», est essentiellement dédiée à l acquisition des connaissances théoriques alors que la deuxieme année (M2) est axée sur la réalisation de stages. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus 30 Taux de réussite 97 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) * Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 100 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) * * : non renseigné, l évaluation des enseignements et de la formation n a pas encore été mise en place. Appréciation : Cette spécialité propose une formation de très bon niveau scientifique dans de nombreuses disciplines de la biologie et s appuie sur des structures de recherche reconnues dans le domaine du développement et de l immunologie. Elle s intéresse aux problématiques scientifiques actuelles et fait intervenir les acteurs de cette recherche. La réalisation de 2 stages longs dans des laboratoires de recherche associée à des enseignements sous forme d ateliers facilite l interaction entre les étudiants et le monde de la recherche et de fait, leur intégration en doctorat. L adossement recherche est de ce fait très présent mais, à l inverse, les compétences additionnelles telles que l anglais ou l informatique ne sont pas mises en valeur, ni même les compétences transversales (prise de parole, CV, recherche bibliographique ) pourtant nécessaires en recherche. Points forts : La spécialité est soutenue par des structures de recherche reconnues qui participent aux enseignements et accueillent les étudiants en stage. La politique des stages et la réalisation d ateliers développent les interactions entre les étudiants et le monde de la recherche. L insertion professionnelle est bonne (92 %) avec 62 % de poursuites en doctorat. Points faibles : Le dossier ne mentionne pas le statut des étudiants en poste à la sortie du M2, ce qui ne permet pas de déterminer si les objectifs professionnels de la formation sont atteints. La lisibilité des compétences professionnalisantes acquises au cours de la formation est faible. L ouverture vers l international est insuffisante, d autant que la formation s appuie sur des centres de recherche reconnus au niveau européen, voire mondial. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 3
57 Recommandations pour l établissement L évaluation des enseignements prévue par les responsables de la spécialité serait à mettre en place dès que possible, de même que le suivi des étudiants n ayant pas poursuivi au sein d une école doctorale. La mise en avant des compétences additionnelles et transversales que les étudiants vont acquérir au travers des différentes UE renforcerait l aspect professionnalisant de la formation et valoriserait la formation au sein des structures d accueil. Le développement d un réseau de structures d accueil étrangères, en lien avec l IBDML et le CIML, et la pratique plus intensive de l anglais, permettraient d ouvrir la formation à l international. Immunologie Présentation de la spécialité : L objectif de cette spécialité à finalité professionnelle est l acquisition des connaissances théoriques relatives aux mécanismes cellulaires et moléculaires en immunologie, ainsi que des compétences technologiques en matière de diagnostic et d analyses. Cette spécialité vise à préparer les étudiants aux métiers de techniciens/ingénieurs de la recherche publique ou privé. Après un M1 permettant l acquisition des connaissances théoriques (mutualisé avec la spécialité «Développement et immunologie»), le M2 axe ces enseignements vers la professionnalisation et le stage. Indicateurs : Effectifs constatés 12 Effectifs attendus 12 Taux de réussite 100 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 70 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : En plus de ces enseignements scientifiques et techniques en immunologie, cette spécialité inclut de nombreux aspects professionnalisants (recherche bibliographique, statistiques, connaissance de l entreprise) et l acquisition de compétences transversales (exposés, ressources humaines, communication). De ce fait, les diplômés s intègrent facilement dans les entreprises comme en témoigne le taux d insertion à 2 ans (93 % des répondants sont dans le secteur public et privé, 7 % ont poursuivi en doctorat). Cependant, si l adossement professionnel est illustré par la mise en place d un réseau national de structures d accueil et la mise en place d UE spécifiques, l implication des professionnels dans les enseignements n est pas mentionnée. De plus, la nature exacte des métiers visés par la formation et des postes obtenus par les étudiants sortants n est pas indiquée dans le dossier, ce qui nuit à la lisibilité de la spécialité. Enfin, le manque d informations et la présentation globalement très sommaire de la spécialité ne permet pas d apprécier la qualité de la formation à sa juste valeur. Points forts : Le taux d insertion professionnelle à 2 ans est très bon avec 93 % des répondants intégrés dans des structures publiques ou privées et 7 % de poursuite en doctorat. L acquisition de compétences professionnalisantes et transversales est privilégiée au sein de la formation. La spécialité a mis en place un système d évaluation et de suivi des étudiants depuis sa création témoignant d un pilotage important. 4
58 Points faibles : Notation L implication des professionnels du secteur dans les enseignements est faible ou mal valorisée. Le fait que les métiers visés ne soient pas clairement indiqués, ne permet pas d apprécier la cohérence de la formation par rapport à ses objectifs professionnels. L ensemble des informations demandées sont présentes, mais la qualité rédactionnelle du dossier et la présentation sommaire de la spécialité dessert la spécialité. Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement L augmentation des interventions professionnelles a déjà été prise en compte par le porteur du projet. L insertion d une liste indiquant les métiers visés par la spécialité et les postes obtenus par les étudiants sortants pourrait mettre en valeur le bon taux d insertion et augmenter la lisibilité de la formation vis-à-vis des étudiants. Une rédaction plus rigoureuse et renseignée améliorerait l image de la spécialité. Compétences complémentaires en informatique Présentation de la spécialité : La spécialité «Compétences complémentaires en informatique» (CCI) propose une formation en informatique à finalité professionnelle, en complément d une formation disciplinaire de niveau M2 déjà validée. La formation s articule autour de la programmation, la gestion de bases de données et l Internet. L objectif est d acquérir les compétences techniques nécessaires à la maîtrise des outils logiciels dans différents secteurs d activités. Elle est proposée comme spécialité transversale aux différentes mentions du domaine «Sciences, technologies, santé» (à l exception toutefois de la mention «Informatique») et à quelques autres mentions de l AMU. Indicateurs : Effectifs constatés 23 Effectifs attendus 30 Taux de réussite 73 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Cette spécialité apporte des compétences de base et avancées pour la maîtrise de l outil informatique dans un cadre professionnel, non nécessairement spécialisé, à savoir la gestion de bases de données, la programmation et le développement logiciel et Web. Elle vient en supplément d une compétence disciplinaire déjà acquise dans le cadre d un master afin de faciliter l insertion professionnelle. L analyse à deux ans du devenir des anciens étudiants montre des résultats très satisfaisants. La corrélation entre la profession et le master disciplinaire d origine n est toutefois pas spécifiée. Un flux intéressant de nouveaux entrants potentiels est évoqué dans les prévisions : les étudiants titulaires d un master «Enseignement» qui auraient échoué au concours du certificat d aptitude au professorat de l enseignement du second degré (CAPES). 5
59 Points forts : Ce modèle d offre de formation a été adopté par plusieurs universités françaises, ce qui lui donne une visibilité nationale. Le nombre annuel de candidatures ( ) et d inscrits (30) semble confirmer son attractivité. Cette formation répond à un besoin de formation complémentaire en informatique pour des diplômés d autres disciplines qui peuvent trouver ainsi un emploi lié à l informatique. L exigence préalable de l obtention d un diplôme de master disciplinaire est cohérente avec l objectif de la formation. Points faibles : L objectif (scientifique et professionnel) de double compétence affiché par la spécialité apparaît ambitieux ; il s agit plutôt de compétence complémentaire. L évaluation de la formation par les étudiants est un peu sommaire. L articulation et le positionnement par rapport à la spécialité de même nom CCI proposée dans des mentions du domaine «Droit, économie, gestion» ne sont pas précisés. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Les objectifs professionnels de cette spécialité mériteraient d être définis plus explicitement et, si possible, en prenant en compte la formation d origine. De plus, il serait très utile de préciser les critères de sélection des candidats et les profils des admis à suivre cette formation. Il faudrait lever l ambigüité concernant l appellation des deux propositions de spécialité CCI aux contenus et aux applications différentes, l une destinée plutôt au domaine «Sciences, technologies, santé», l autre au domaine «Droit, économie, gestion». 6
60 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée - Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Informatique Présentation de la mention La mention «Informatique» de l offre master de l ensemble universitaire Aix-Marseille Université (AMU), présentée par l Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2, propose une formation théorique et appliquée, dans plusieurs domaines de l informatique. Elle vise à former des professionnels de niveau ingénieur ainsi qu aux métiers de l enseignement et de la recherche. La première année de master (M1) comporte une formation de base consolidant la maîtrise des fondements de l informatique. La deuxième année (M2) est structurée en sept spécialités dont cinq sont à orientation professionnelle. Elles couvrent les thèmes de la sécurité informatique, la conception des réseaux, la gestion des grandes bases de données, l aide à la décision, l optimisation, les services et les technologies du Web et multimédia, l interaction humain-machine, le traitement automatique des langues, ainsi que l élaboration des logiciels. Les deux autres spécialités sont plutôt à vocation «recherche». La première, intitulée «Informatique fondamentale», est proposée en cohabilitation avec l Ecole centrale de Marseille (ECM). La seconde, commune à la mention «Image et systèmes» traite de la conception et de l administration des systèmes informatiques. L offre de formation master de l AMU comporte par ailleurs une formation en lien avec l informatique de gestion intitulée «Méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises» (MIAGE). Indicateurs Effectifs constatés (2008/2009) 113 Taux de réussite (M1) 67,5 % Effectifs attendus Effectifs constatés (2008/2009) 144 Taux de réussite(m2) 90 % Effectifs attendus Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Bilan de l évaluation Appréciation globale : La mention «Informatique» propose une formation solide et variée en informatique fondamentale et appliquée. Elle vise à former aussi bien aux métiers de la recherche qu à ceux de l ingénierie. Elle couvre un champ thématique relativement large, structuré en sept spécialités. 1
61 Deux sont à finalité «recherche» : «Informatique fondamentale» (IF), co-habilitée avec l Ecole centrale de Marseille ; et «Sciences de l information et des systèmes» (SIS), commune à la mention «Image et systèmes», avec trois parcours : «Images», «Informatique», et «Systèmes». Les cinq autres spécialités sont à finalité professionnelle : «Fiabilité, sécurité et intégration logicielle» (FSIL) avec deux parcours «Fiabilité et sécurité informatique» et «Intégration de systèmes logiciels» ; «Génie logiciel» (GL) ; «Informatique décisionnelle» (ID) avec deux parcours «Fouille et entrepôt de données» et «Recherche opérationnelle» ; «Recherche d informations multimédia» (RIM) ; et «Systèmes d informations répartis» (SIR). Bien que la mention ait fait le choix de ne pas signer de convention avec des entreprises en particulier, elle semble bénéficier de l appui, au niveau régional, de professionnels qui accueillent des stagiaires. Cinq de ces professionnels participent au conseil de perfectionnement. Leur participation dans les enseignements devrait cependant être renforcée. La mention bénéficie de l adossement «recherche» de deux laboratoires reconnus : le Laboratoire d informatique fondamentale de Marseille (LIF) et le Laboratoire des sciences de l information et des systèmes (LSIS). Malgré l importance de cet adossement, la mention ne semble pas profiter pleinement de ce potentiel dans le cadre d une politique d ouverture internationale qui pourrait être plus attractive. En particulier, les spécialités «recherche» pourraient profiter de partenariats spécifiques ou des programmes européens, au-delà du cadre classique offert par ERASMUS. L école doctorale «Mathématique et informatique» attribuerait en moyenne trois bourses de doctorat aux premiers du classement de cette mention. En l absence d informations plus précises sur le nombre total de bourses attribuées par l école doctorale à la discipline, il est difficile d apprécier l impact de la mention sur la formation à la recherche. La structure globale de la mention permet une véritable orientation progressive. La première année de master propose un tronc commun significatif représentant 75 % des unités d enseignements. Les options aux choix incluant un stage, sont réparties sur les deux semestres et donnent un premier aperçu des différentes spécialités offertes au sein de la mention. Le choix de la spécialité ne s opère qu au troisième semestre, soit à l entrée en deuxième année de master. Le dernier semestre comporte un stage obligatoire de quatre à six mois. Par comparaison avec la situation antérieure à la recherche d unité des universités d Aix-Marseille, le regroupement de l ensemble des parcours et spécialités de l informatique, à l exception de l informatique de gestion, sous une mention unique rend l offre de formation plus cohérente. La volonté exprimée d afficher les principales thématiques au niveau «spécialité» en limitant le nombre de parcours rend effectivement visibles les thèmes. Cependant, la séparation est assez subtile, et la lisibilité est parfois complexe quant aux compétences acquises par les étudiants. A titre d illustration, la thématique «web» est traitée dans trois spécialités FSIL, RIM et SIR. Il faut noter cependant que plusieurs enseignements sont mutualisés entre les spécialités. Le bassin de recrutement en première année reste essentiellement régional avec des effectifs globaux intéressants mais qui ne sont pas forcément très confortables pour alimenter sept spécialités. Les indicateurs sur l insertion professionnelle sont excellents. En revanche, le taux de réussite en première année mériterait d être analysé, notamment en lien avec la formation licence. Le pilotage de la formation repose sur une équipe pédagogique composée des responsables de la mention et de ses spécialités. Le fonctionnement des spécialités bénéficie de l expérience acquise et des structures mises en place depuis plusieurs années. Cependant, les rôles des «trois» responsables de la mention restructurée auraient pu être précisés. Points forts : L orientation est progressive avec un véritable tronc commun sur les deux premiers semestres ouvrant vers une poursuite en formation doctorale ou une insertion professionnelle directe. L offre de formation est cohérente et s articule autour de thématiques porteuses. La mention bénéficie d un adossement «recherche» solide, et le partenariat proposé avec l Ecole centrale de Marseille devrait être favorable à la formation à la recherche des élèves ingénieurs. Point faible : Les procédures d évaluation des enseignements et de suivi des étudiants existent au niveau des spécialités mais ne sont pas assez formalisées et harmonisées au niveau de la mention. 2
62 Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Le nombre important de dossiers de candidatures ne semble pas bénéficier à toutes les spécialités. Une politique d ouverture internationale structurée et coordonnée devrait favoriser la visibilité de la formation. L évaluation des enseignements et des formations est désormais admise sur la base d un ensemble d indicateurs objectifs. La mise en place de procédures formalisées et la mise à disposition des résultats des enquêtes contribueraient à faciliter et à améliorer le pilotage de la formation. La visibilité, en particulier des spécialités à vocation «recherche», pourrait être grandement améliorée grâce à une politique d ouverture internationale plus active. 3
63 Appréciation par spécialité Informatique fondamentale Présentation de la spécialité : La spécialité «Informatique fondamentale», orientée «recherche», s appuie principalement sur des enseignants-chercheurs et des chercheurs du Laboratoire d informatique fondamentale de Marseille et de l Institut de mathématiques de Luminy. Proposée en co-habilitation avec l Ecole Centrale de Marseille, elle offre une passerelle vers la formation à la recherche des élèves ingénieurs. Le tronc commun spécifique représente la moitié des unités d enseignement du semestre 3. Les autres unités d enseignement sont mutualisées avec les autres spécialités. Le semestre 4 comporte un stage de recherche et une unité d enseignement de communication scientifique. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus 20 Taux de réussite 80 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La spécialité «Informatique fondamentale» est proposée en partenariat avec l Ecole centrale de Marseille (ECM) et couvre un spectre thématique large correspondant aux équipes de recherche du Laboratoire d informatique fondamentale de Marseille. Elle bénéficie d un adossement «recherche» reconnu et vise principalement à former à la recherche. Elle comporte un seul parcours et n apparaît distinctement qu à partir du semestre 3 avec un tronc commun propre équivalent à la moitié des unités d enseignement. Les unités d enseignement au choix sont mutualisées avec les autres spécialités. Son coût propre reste limité, ce qui rend supportable la faiblesse relative de ses effectifs. Points forts : Le partenariat avec une formation d ingénieurs est prometteur et valorise la formation à et par la recherche des élèves ingénieurs. L adossement «recherche» solide constitue un véritable atout. Le coût de la formation est raisonnable grâce à une bonne organisation pédagogique et à la mutualisation. Points faibles : L absence de données sur une évaluation objective et chiffrée de la formation par les étudiants ne permet pas de cerner l évolution de la formation. Les compétences transversales ne sont pas assez développées. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 4
64 Recommandations pour l établissement Plusieurs leviers pourraient être actionnés pour améliorer la visibilité et donc l attractivité de cette formation qui bénéficie d un adossement «recherche» et d un partenariat avec l ECM intéressants : une meilleure valorisation des débouchés en collaboration avec les autres spécialités grâce à la part importante d unités d enseignement mutualisées ; ou encore une politique active à l international en exploitant les réseaux des laboratoires d appui ainsi que ceux du partenaire ECM. Fiabilité, sécurité et intégration logicielle Présentation de la spécialité : La spécialité «Fiabilité, sécurité et intégration logicielle», à vocation professionnelle, vise à former des spécialistes du logiciel, avec des compétences couvrant les aspects conception, réalisation, validation et intégration, ainsi que les aspects qualité et sécurité en particulier, les méthodologies associées au fort développement des applications internet et intranet. Elle comporte deux parcours : «Fiabilité et sécurité informatique» et «Intégration de systèmes logiciels». Indicateurs : Effectifs constatés (2008/2009) 43 Effectifs attendus 30 Taux de réussite 100 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La spécialité «Fiabilité, sécurité et intégration logicielle» est structurée en deux parcours complémentaires et bien identifiés au niveau de la deuxième année de master. Le tronc commun propose un socle de base («Fiabilité et systèmes») qui sera complété par des enseignements plus approfondis et orientés, soit vers la sécurité et la qualité, soit vers l architecture et l administration. Le nombre de professionnels intervenant dans la formation paraît limité, ainsi que leurs modalités d intervention, au regard notamment du caractère fortement professionnel de cette spécialité et du dynamisme du domaine concerné. Points forts : La formation affiche plusieurs indicateurs très positifs qui attestent de son attractivité (effectifs, taux de réussite) et de la qualité de son insertion professionnelle (nombre important de contrats à durée indéterminée (CDI) ou faible temps de recherche d un premier emploi). L architecture de la spécialité illustre bien la complémentarité et la cohérence des parcours. Point faible : Les informations affichées concernant les intervenants professionnels et les modalités de leurs interventions sont insuffisantes. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 5
65 Recommandations pour l établissement Plusieurs thématiques de la spécialité, notamment le parcours «Fiabilité et sécurité informatique» pourrait avoir une double orientation «professionnelle» et «recherche», avec des perspectives intéressantes en bourses de doctorat notamment. Le positionnement local et régional devrait mieux prendre en compte les potentiels existants, notamment les formations d ingénieurs. Sciences de l information et des systèmes Présentation de la spécialité : Cette spécialité offre une formation pluridisciplinaire à et par la recherche dans le domaine des sciences informatiques au sens large et leurs interactions. Cette spécialité est à vocation «recherche». Trois parcours sont proposés («Informatique», «Image», et «Systèmes»). Le choix de parcours se fait par l intermédiaire de modules étiquetés par discipline, lors du semestre 3. Les étudiants sont préparés en vue d une carrière universitaire ou d une carrière de chercheur en entreprise. Cette spécialité, co-habilitée avec l ENSAM (Aix-en-Provence), relève également de la mention «Images et systèmes», en plus de la mention «Informatique». Indicateurs : Effectifs constatés 37 Effectifs attendus - Taux de réussite 85 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - Appréciation : Les objectifs scientifiques sont clairement identifiés, et tout à fait en phase avec les problématiques de recherche actuelles. La pluridisciplinarité est un atout important de cette spécialité. L adossement «recherche» de la spécialité est remarquable, ce qui est un gage de qualité potentielle de la formation. Néanmoins, un parcours étiqueté «recherche» en signal/image existe également dans la spécialité «Optique et photonique, signal et images» de la mention «Physique». Ce parcours est adossé à l Institut Fresnel. Or, dans le dossier présenté, le positionnement par rapport à cet autre parcours n est pas abordé et il n est fait état d aucune mutualisation. La présente spécialité n est en aucune façon, semble-t-il, adossée à l Institut Fresnel. Ce cloisonnement est surprenant, étant donné la volonté affichée de présenter une politique de site cohérente dans le cadre de la future université unique. Points forts : Un remarquable adossement recherche via le Laboratoire des sciences de l information et des systèmes (LSIS). Une bonne attractivité et thèmes porteurs. Une co-habilitation avec l ENSAM. La pluridisciplinarité. 6
66 Points faibles : Le cloisonnement avec le parcours recherche en signal/image de la mention «Physique». Un suivi insuffisant des anciens étudiants (pas totalement satisfaisant à l heure actuelle) et une faible prise en compte des retours des étudiants et anciens étudiants. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il serait intéressant de réfléchir à la possibilité de liens ou d un rapprochement avec le parcours recherche en signal/image de la mention «Physique». Il serait sans doute intéressant de prendre davantage en compte les retours des étudiants et des anciens étudiants. Il serait probablement pertinent d essayer d augmenter le nombre d étudiants qui pourraient bénéficier de cette formation, en particulier pour le parcours «Image». Génie logiciel Présentation de la spécialité : La spécialité «Génie logiciel» s intéresse aux différentes phases de la production et de cycle de vie des logiciels. Elle intègre également les aspects qualité, validation, interfaces-hommes-machines et technologies du web. Elle s appuie sur les compétences du Laboratoire des sciences de l information et des systèmes (LSIS UMR 6168). Elle ne comporte aucun parcours. Indicateurs : Effectifs constatés (2008/2009) 13 Effectifs attendus 20 Taux de réussite 92 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 20 % Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 85 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 20 % Appréciation : La spécialité «Génie logiciel» est clairement identifiée. Elle vise le domaine de la réalisation logicielle en intégrant de façon complète les différents aspects s y rattachant : étapes de production du logiciel, cycle de vie et maintenance, fiabilité et qualité, interactions homme-machine, technologies du Web Elle est structurée en un tronc commun en deuxième année de master qui pourrait mutualiser certains enseignements avec d autres spécialités de la mention «Informatique». Les intervenants professionnels sont peu nombreux et leur modalités d intervention faibles. L implication des enseignants-chercheurs habilités à diriger des recherches (HDR), membres du laboratoire d appui, semble également faible bien que la formation puisse compter sur la longue expérience de son équipe pédagogique. 7
67 Points forts : Le taux d insertion professionnelle en entreprise (supérieur à 90 %) indique une adéquation entre l offre et les objectifs. Le pilotage semble réactif et s appuie sur l évaluation des enseignements pour apporter les adaptations nécessaires. Points faibles : Les effectifs semblent corrects pour une spécialité sans parcours multiples mais leur variabilité pourrait indiquer une certaine fragilité. L adossement «recherche» affiché n est pas assez solide pour assurer la pérennité de la formation. Le fort caractère technologique de la formation devrait s appuyer sur une part importante d enseignement par projets au sein des unités d enseignement. Cet aspect n est pas présent dans le dossier. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement L organisation en spécialité sans choix multiples (ni possibles) semble cloisonner la formation alors que sa thématique est centrale et des interactions, voire des colorations, seraient possibles en s appuyant sur les autres spécialités de la mention. L adossement «recherche» devrait être renforcé afin d assurer une meilleure pérennité à la formation. Informatique décisionnelle Présentation de la spécialité : La spécialité «Informatique décisionnelle» propose une formation en deux parcours alliant recherche opérationnelle et fouille informatique des bases de données de grande taille. L objectif est d acquérir la maîtrise des outils nécessaires pour mener un projet décisionnel allant de la modélisation du problème à l exploitation des résultats en passant par la résolution et le rassemblement des informations nécessaires. Les deux parcours sont «Fouille et entrepôts de données» et «Recherche opérationnelle». Indicateurs : Effectifs constatés 20 Effectifs attendus Taux de réussite 96 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La spécialité «Informatique décisionnelle» est structurée en deux parcours avec un tronc commun significatif : «Fouille et entrepôts de données» et «Recherche opérationnelle». Elle propose une formation dans des domaines porteurs autour de l aide à la décision, les entrepôts de données, l extraction d informations, la 8
68 modélisation et l optimisation. Le tronc commun des deux parcours initie à la méthodologie des systèmes décisionnels. Les parcours proposent ensuite des enseignements d approfondissement s appuyant notamment sur une multitude de logiciels. Les modalités d intervention des professionnels paraissent trop en retrait pour les besoins d une formation professionnalisante. Points forts : L association disciplinaire proposée est pertinente (fouille de données et recherche opérationnelle) sur une thématique d actualité. L adossement «recherche» est très bon. La formation s apprête à une double qualification «professionnelle» et «recherche», bien qu elle ne soit pas affichée. Les résultats des évaluations semblent très satisfaisants. Points faibles : Le positionnement local, notamment par rapport à la mention MIAGE, n est pas assez analysé. Le projet pédagogique ne semble pas couvrir suffisamment la thématique «incertitude et décision». Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement La spécialité propose une formation autour des outils informatiques en lien avec les sciences de décisions. Il serait intéressant que certains volets, tels que la «décision dans l incertain» ou «web décision», ne soient pas négligés. Par ailleurs, La thématique s apprêterait aisément à une double orientation «professionnelle» et «recherche» avec des perspectives intéressantes en bourses de doctorat notamment. Recherche d informations multimédia Présentation de la spécialité : La spécialité «Recherche d informations multimédia» couvre les thèmes du traitement des documents multimédia et de l analyse de leurs contenus. Le but étant de disposer de représentations structurées des données et des informations qu elles renferment. Une application type correspond à l indexation des documents et à la recherche d informations sur le net. Elle s appuie sur deux thèmes de recherche du Laboratoire d informatique fondamentale de Marseille : Traitement automatique de la langue écrite et parlée» et «Apprentissage automatique». Sa thématique rejoint le volet multimédia du pôle de compétitivité mondial SCS (Solutions communicantes sécurisées) dont l université est partenaire. Elle ne comporte aucun parcours. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 9
69 Appréciation : La spécialité «Recherche d informations multimédia» associe le traitement automatique des langues et l apprentissage automatique. Il s agit d une réorientation thématique du parcours existant «Traitement automatique des langues». Le spectre des connaissances et des applications est relativement large. La complémentarité entre les thématiques est pertinente ainsi que les compétences visées. L intitulé n est cependant pas très lisible ; il n est pas suffisant pour cerner avec précision l objet de la spécialité. La spécialité est structurée en un tronc commun en deuxième année de master. L équipe pédagogique est mal définie. L absence de précisions, tant sur les intervenants professionnels que sur le nom de leur entreprise, est particulièrement dommageable dans le cas d une formation à finalité professionnelle. L implication dans l équipe pédagogique des enseignants-chercheurs, membres du laboratoire d appui semble quantitativement également insuffisante. Points forts : La thématique centrale multimédia est porteuse et s appuie sur un pôle de compétitivité. La restructuration est cohérente et semble prometteuse. Points faibles : L attractivité en termes d effectifs reste à prouver. Aucun résultat d évaluation n est fourni. Bien qu étant une restructuration de parcours existants, la spécialité devrait pouvoir s appuyer sur leurs bilans. Le volet «Internet» ne semble pas bénéficier d une part de traitement suffisante. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement La spécialité fait référence au pôle de compétitivité mondiale SCS (Solutions communicantes sécurisées), mais sa présentation ne montre pas une ouverture significative sur des spécialités de la mention «Informatique» thématiquement proches du même pôle. La thématique portée par la spécialité est d actualité et devrait être mieux valorisée. Systèmes d information répartis Présentation de la spécialité : La spécialité «Systèmes d information répartis» est orientée vers les nouvelles problématiques que soulève la gestion des systèmes d information. Le développement des réseaux sociaux, des technologies multimédia ou encore des services web amène des évolutions technologiques et fonctionnelles que doivent intégrer les systèmes d information, dans leur conception et dans leur administration. Elle s appuie sur les thématiques de recherche développées au sein du Laboratoire des sciences des informations et des systèmes. Elle ne comporte aucun parcours. 10
70 Indicateurs : Effectifs constatés (2008/2009) 16 Effectifs attendus 20 Taux de réussite 75 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 50 % Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La spécialité «Systèmes d information répartis» traite de la conception et de l administration des systèmes d information dans un environnement réparti dans le cadre des évolutions récentes apportées par le développement des applications mobiles, des technologies multimédia, les services web ou encore les réseaux sociaux. L évolution proposée pour la formation est cohérente et en phase avec des problématiques d actualité. Elle pourrait mutualiser certains enseignements autour du Web et du multimédia avec d autres spécialités de la mention «Informatique». La spécialité semble s appuyer exclusivement sur le Laboratoire des sciences de l information et des systèmes. L implication, dans l équipe pédagogique, des membres du deuxième laboratoire d adossement de la mention, le Laboratoire d informatique fondamentale n est pas indiquée. Points forts : La thématique est d actualité et correspond à un réel défi posé aux systèmes d information aujourd hui. Les résultats des enquêtes montrent une bonne insertion professionnelle. Points faibles : Un écart notable apparaît entre l intitulé, les objectifs et les contenus pédagogiques. La part «technologies du Web» dans la formation semble l emporter sur les aspects «systèmes d information, conception et architecture». Les effectifs auraient pu être consolidés par une association plus visible avec d autres spécialités, notamment sur les problématiques «Web». Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement La formation semble centrée davantage sur les technologies du Web qui pourraient rejoindre des thèmes traités dans d autres spécialités de la mention «Informatique». Le volet «système d information» qui aurait pu justifier pleinement une spécialité à part est relativement peu apparent dans la présente offre. 11
71 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Mécanique physique et ingénierie Présentation de la mention Cette mention de master, proposée par Aix-Marseille Université (AMU) (et présentée par l Université de la Méditerranée - Aix-Marseille 2), permet aux étudiants d acquérir des compétences dans les disciplines centrales de l ingénierie que sont la mécanique des fluides et des solides et l énergétique. Elle offre des débouchés en tant qu ingénieur ou chercheur dans la plupart des grands domaines industriels et dans les activités liées à l environnement. L offre de spécialités est riche et éclectique, neuf spécialités sont proposées : «Acoustique» ; «Aéronautique et espace» ; «Ecoulements dyphasiques, énergétique et combustion» ; «Fluides, environnement et risques» ; «Ingénierie et conception de projets industriels» ; «Mécanique des fluides et physique non linéaire» apparaissant également dans la mention «Physique» ; «Sciences du feu - ingénierie de la sécurité incendie» ; «Matériaux et structures avancées» ; et la spécialité transversale à de nombreuses mentions de l AMU «Compétences complémentaires en informatique» (CCI) qui propose un supplément de formation aux étudiants déjà diplômés de la mention de master. Ces spécialités permettent de transmettre des savoirs, soit dans des domaines au cœur de l ingénierie (par exemple la mécanique des structures et des matériaux), soit dans un domaine plus transversal et technique comme la conception mécanique, soit encore dans des domaines scientifiques et technologiques spécialisés comme l ingénierie du feu et des systèmes incendie, qui constitue une spécialité nouvelle et originale. La formation s appuie sur des laboratoires reconnus au plan national et international, et impliqués dans les évolutions récentes de la discipline vers une approche qualitative et expérimentale de la mécanique comprise en tant que science physique, d où l appellation «Mécanique physique» de la mention. Cette mention est co-habilitée avec l Ecole centrale de Marseille et, pour certaines de ses spécialités, elle développe des partenariats avec l Ecole polytechnique universitaire de Marseille. La formation se projette vers le label de «Master en ingénierie», label en construction qui vise à constituer des références en termes de formation d ingénieurs. 1
72 Indicateurs Effectifs constatés 127 Effectifs attendus 130 Taux de réussite 73 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Bilan de l évaluation Appréciation globale : Cette mention de master a pour objectif de permettre aux étudiants d acquérir des compétences de haut niveau dans les disciplines au cœur de l ingénierie que sont la mécanique, l aérodynamique et l énergétique. Elle est adossée à des laboratoires de recherche qui sont réputés pour avoir donné à la mécanique moderne sa coloration expérimentale et qualitative inspirée du développement contemporain des sciences physiques. De telles formations généralistes sont rares dans le contexte national. Les responsables de la mention ainsi que les membres de l équipe pédagogique sont des enseignantschercheurs de ces laboratoires de réputation internationale. Cet adossement «recherche» et ces compétences rassemblées crédibilisent les ambitions du master et de la région Provence-Alpes-Côte d Azur (PACA) de constituer un pôle national attractif en mécanique physique. La mention comporte aussi une filière orientée vers des objectifs professionnels, qui draine un nombre significatifs d étudiants avec de bons résultats en termes de recherche d emploi. Points forts : Les objectifs sont clairs et ambitieux dans le domaine bien défini de l ingénierie. L équipe pédagogique est issue d excellents laboratoires d adossement. Les flux d étudiants sont significatifs. Points faibles : Le volume horaire étudiant est de 8h/ECTS ce qui semble inférieur aux usages. L ouverture internationale pourrait être développée. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il serait opportun d uniformiser les rapports nombre d heures d enseignement / nombre de crédits européens (ECTS) entre les spécialités et entre les enseignements d une même spécialité. Le grand nombre de spécialités de la mention fait que le flux d étudiants peut être faible dans certaines d entre elles. Certaines spécialités pourraient être fusionnées (Le choix des spécialités à fusionner relevant de la stratégie de l établissement). Dans ce contexte, si les spécialités à faible flux n étaient pas fusionnées, la diminution du nombre de parcours au sein d une spécialité devrait être envisagée (à titre d exemple on peut citer les spécialités «Acoustique» ou «Matériaux et structures avancés»). 2
73 Le positionnement au sein des mentions de master d Aix-Marseille Université pourrait gagner à un regroupement (sous la forme d une mention unique «Sciences de l ingénieur») des diverses autres mentions qui participent de l ingénierie, telles : «Energie nucléaire», «Prévention des risques», «Génie des procédés», des synergies pouvant être attendues entre ces disciplines. 3
74 Appréciation par spécialité Mécanique des fluides et physique non-linéaire Présentation de la spécialité : L objectif de cette spécialité est de transmettre aux étudiants des compétences de haut niveau dans les domaines contemporains de la mécanique des fluides à la pointe de la recherche internationale. Les métiers visés sont ceux de chercheur ou d enseignant-chercheur ou d ingénieur en recherche et développement (R&D) dans les entreprises. Outre les phénomènes caractéristiques de la mécanique des fluides, des méthodes d étude avancées au plan mathématique telles que les développements asymptotiques sont également enseignées, thématique exigeante mais aussi génératrice d excellence. Dans le cadre de la co-habilitation avec l Ecole centrale de Marseille, plusieurs unités d enseignement sont mutualisées avec des parcours de troisième année de l Ecole centrale de Marseille. De même, dans le cadre d un partenariat, certains enseignements sont mutualisés avec la troisième année de la filière «Mécanique-énergétique» de l Ecole polytechnique universitaire de Marseille. Cette spécialité est également proposée dans la mention «Physique». Indicateurs : Effectifs constatés 7 Effectifs attendus 10 Taux de réussite 75 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 100 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Il s agit clairement d une spécialité à finalité «recherche» qui vise l excellence et se donne les moyens de son ambition. Une équipe pédagogique issue de laboratoires en pointe sur ces domaines assure des enseignements de haut niveau en accord avec les objectifs de la spécialité et du master. La seule inquiétude provient du faible nombre de diplômés (cinq par an environ). Il s agit toutefois d une difficulté commune à toutes les formations de ce type. Points forts : Un excellent adossement «recherche». Une équipe pédagogique impliquée issue de cet excellent adossement «recherche». Un excellent programme. Points faibles : De faibles effectifs d étudiants qui pourraient fragiliser la formation. Quelques difficultés dans la gestion des emplois du temps «étudiant» avec l Ecole centrale de Marseille. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 4
75 Recommandations pour l établissement La co-habilitation avec l Ecole centrale de Marseille devrait être redéfinie, ce qui pourrait permettre d augmenter le flux étudiant qui est très faible actuellement. Il serait intéressant de développer l internationalisation de cette spécialité également dans le but d accroître le flux d'étudiants. Ecoulements diphasiques, énergétique et combustion Présentation de la spécialité : Cette spécialité introduit aux écoulements diphasiques, c est-à-dire aux écoulements présentant des phénomènes de gouttes, bulles, d ondes, de particules dispersées dans un écoulement liquide et gazeux. Ces écoulements sont notamment importants en énergétique, dans les phénomènes de combustion utilisés dans les moteurs et les chaudières. Cependant, la spécialité vise à préparer à un doctorat plutôt qu à une entrée directe dans les fonctions d ingénieur. Dans le cadre d un partenariat, toutes les unités d enseignement de cette spécialité sont mutualisées avec la troisième année de la filière «Mécanique-énergétique» de l Ecole polytechnique universitaire de Marseille. Indicateurs : Effectifs constatés 23 Effectifs attendus 23 Taux de réussite 50 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 100 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Il s agit d une spécialité qui offre une formation de haut niveau, sur des thématiques pertinentes mais proches de celles de la spécialité «Mécanique des fluides et physique non-linéaire». Toutefois, il y a une différence dans l adossement «recherche» de ces deux spécialités, ce qui n est pas totalement justifié par les thématiques des laboratoires et des spécialités. L équipe enseignante est composée d enseignants-chercheurs travaillant dans les domaines de compétences requis. La structure des enseignements est bien adaptée. Toutefois, le taux de réussite est faible, ce qui peut traduire le caractère exigeant de la mention de master qui vise à préparer à la recherche. Une autre explication pourrait être le fait que certains étudiants s inscrivent sans venir ensuite suivre la formation. Points forts : Des thématiques pertinentes. Une équipe pédagogique issue de laboratoires de recherche reconnus. Un très bon adossement «recherche». Point faible : Un faible taux de réussite qu il faudrait pouvoir expliquer. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 5
76 Recommandations pour l établissement Il faudrait s interroger sur le taux d échec élevé. Certains élèves ingénieurs ne vont-ils pas jusqu au bout? Le recrutement direct en deuxième année de master (M2) est-il défaillant? Il faudrait soit installer une sélection au passage master 1 - master 2, soit rendre le master 1 plus exigeant, afin d éviter le taux élevé d échec en master 2. Il serait intéressant de s interroger également sur l opportunité de fusionner cette spécialité avec la spécialité précédente («Mécanique des fluides et physique non-linéaire»). Acoustique Présentation de la spécialité : Cette spécialité apporte une formation de haut niveau dans tous les domaines d application de l acoustique contemporaine. Ces domaines sont notamment l imagerie médicale, l imagerie et la détection sous-marine, la géophysique, la réalité virtuelle, l analyse des perceptions et des instruments de musique. La spécialité est adossée à un laboratoire reconnu. Indicateurs : Effectifs constatés 9 Effectifs attendus 12 Taux de réussite 90 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Les thématiques enseignées sont judicieusement choisies. La spécialité a un objectif clairement défini et l adossement «recherche» est excellent. Cependant, l existence de deux parcours avec un flux d étudiants aussi faible pose un problème. Le dossier est un peu difficile à lire : le flux d étudiants indiqué est de 37 sur les quatre ans, ce qui peut être interprété comme 9,25 par an, ou 37 par an en moyenne calculée sur quatre ans. A certaines unités d enseignement (UE) sont attribués six crédits européens (ECTS) pour 28 heures d enseignement en présentiel, ce qui semble tellement élevé que l on se demande s il ne s agit pas d une erreur de présentation. Par ailleurs, il y a sept modules en tout dans le semestre, ce qui ferait 42 CE (ECTS) ce qui est au delà de la norme de 30 CE (ECTS) par semestre mais compense quelque peu le déficit en heures de présentiel. Points forts : Une équipe pédagogique issue de laboratoires reconnus. Un très bon programme d enseignement. Un bon taux de réussite. Points faibles : Les attributions de crédits européens CE (ECTS) non standards. Un flux faible d étudiants pour le nombre de parcours. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 6
77 Recommandations pour l établissement Il faudrait uniformiser l attribution des crédits européens (CE/ECTS) en fonction du nombre d heures «présentielles enseignant». Il faudrait faire un effort de recrutement pour améliorer les flux d étudiants, ou bien réduire le nombre de parcours. Aéronautique et espace Présentation de la spécialité : Cette spécialité forme aux domaines aéronautiques et spatiaux, en visant en priorité l intégration au milieu professionnel en fin de master. Une formation est apportée dans les domaines scientifiques fondamentaux de la mécanique des structures, de l aérodynamique et de la mécanique des fluides, tout comme dans les technologies associées comme les moteurs de fusées. De façon originale, une formation de type managérial (6 sigma) est également donnée. Indicateurs : Effectifs constatés 13 Effectifs attendus 15 Taux de réussite 66 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 66 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La formation est construite avec un apport important d enseignements au cœur de la discipline qui donne une solide culture scientifique aux diplômés. Les partenariats avec les entreprises font appel à des acteurs reconnus du domaine. L horaire des enseignements est présenté de façon peu lisible. Un «horaire étudiant» est indiqué, ce qui est évidemment invérifié et invérifiable, alors que l horaire en «présentiel» est une donnée plus fiable. L attribution des crédits européens (CE/ECTS) est très variable et parfois surprenante, pouvant aller du simple au double. Une ouverture internationale se fait jour grâce à une convention signée avec l Université de Gênes (reconnaissance mutuelle d unités d enseignement entre la spécialité «Aéronautique et espace» et le diplôme d «Ingénierie mécanique» de la Faculté d ingénierie italienne). Points forts : De bons partenariats industriels. Un solide programme scientifique. Une formation managériale de qualité et orginale. Une bonne ouverture internationale. Points faibles : Un flux d étudiants un peu faible. Un taux de réussite faible et non expliqué. 7
78 Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il faudrait envisager une mutualisation ou une fusion avec d autres spécialités. Le choix des spécialités à fusionner relève de la stratégie de l établissement. Sciences du feu ingénierie de la sécurité incendie Présentation de la spécialité : Cette spécialité forme, en partenariat avec les sapeurs pompiers, à l ingénierie du feu, une spécialisation relativement rare en France mais existant à l étranger. Afin d acquérir des compétences dans ce domaine, les étudiants sont confrontés à des formations disciplinaires dans les domaines scientifiques associés (thermique, combustion, mécanique) et à une formation aux aspects réglementaires et technologiques, notamment les logiciels spécialisés de simulation et les techniques d analyse expérimentale et de mesure. Indicateurs : S agissant d une création, les indicateurs ne sont pas disponibles. Les flux attendus auraient néanmoins dû être renseignés. Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO SO SO SO SO Appréciation : Le programme d enseignement est pertinent et bien centré sur les questions d ingénierie du feu, les thèmes scientifiques et les aspects technologiques et réglementaires associés. L équipe pédagogique et son responsable sont des enseignants-chercheurs des domaines de compétences requis. La thématique choisie est bien intégrée à l environnement scientifique et industriel régional. Points forts : Un bon adossement «recherche». Un bon environnement industriel et professionnel (officiers des sapeurs pompiers). Une thématique pertinente. Un effort particulier pour promouvoir des stages dans des entreprises ou centres de recherches à l étranger ouvre la spécialité de manière intéressante sur l international. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A+ 8
79 Recommandations pour l établissement Il faudrait clarifier la présentation des volumes horaires et des flux d étudiants attendus. Le volume horaire étudiant apparaît être en dessous des usages. Développer la formation continue pourrait intéresser plusieurs corps de métier travaillant autour de ces domaines, en particulier les sapeurs-pompiers. Fluides, environnement & risques Présentation de la spécialité : Cette spécialité permet d acquérir des compétences dans le domaine des sciences de l eau, de la pollution aérienne, de la thermique de l habitat, de l énergie solaire et d autres disciplines reliées aux thématiques de l environnement, du développement durable, de la pollution et des risques naturels et industriels. Indicateurs : Le master n étant habilité que depuis la rentrée 2008, certains indicateurs ne sont pas disponibles Effectifs constatés 16 Effectifs attendus 15 Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO Appréciation : Les disciplines enseignées forment un ensemble assez éclectique. Il n est pas sûr que leur réunion sous un chapeau «fluides, environnement et risque» suffise à leur donner une cohérence. Les questions de pollution par exemple concernent aussi la chimie, les questions d énergie solaire concernent aussi l optique, la photonique, l électronique et les matériaux. La mécanique des fluides et la thermique offrent une certaine unité à l ensemble, et les équipes pédagogiques ainsi que les laboratoires de recherche apportent de ce point du vue une crédibilité certaine. Dans l avenir, une observation des flux et du devenir des étudiants apportera peut être une réponse à certaines interrogations. Points forts : Un bon adossement «recherche». Un bon adossement industriel. Points faibles : L identité de l ensemble mériterait d être plus clairement affirmée. Une certaine redondance existe avec la mention «Prévention des risques et nuisances industrielles». Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B 9
80 Recommandations pour l établissement Il faudrait identifier plus clairement la contribution de cette spécialité notamment par rapport à la mention «Prévention des risques et nuisances industrielles». L observation attentive des flux d étudiants et de leur devenir devrait être un objectif. Matériaux et structures avancés Présentation de la spécialité : Cette spécialité à finalité «recherche» et professionnelle permet aux étudiants d acquérir des compétences dans le domaine de la mécanique des structures, de la science des matériaux, et du comportement des matériaux pour l industrie nucléaire. Elle forme autant à la recherche qu aux métiers d ingénieur dans ces domaines, en s appuyant sur un réseau de laboratoires de haut niveau et d industriels du domaine. Indicateurs : Effectifs constatés 12 Effectifs attendus 20 Taux de réussite 80 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Avec un grand nombre d UE diverses et ses trois parcours, la spécialité couvre bien le champ de la mécanique des matériaux et des structures. Elle est adossée à des laboratoires de recherche reconnus. Un fort engagement de l Ecole centrale Marseille et du Commissariat à l énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) renforce cette spécialité. Ainsi, cinq unités d enseignement sont mutualisées avec l Ecole centrale de Marseille. Cependant, le faible nombre de diplômés en 2009 est inquiétant Points forts : Une thématique très pertinente. Un bon adossement «recherche». Une équipe pédagogique issue de laboratoires de recherche reconnus. Point faible : Un effectif étudiants faible. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il faudrait améliorer la communication pour mieux attirer des étudiants vers cette spécialité. Le nombre de parcours est probablement trop important, compte tenu du flux étudiant constaté. 10
81 Ingénierie et conception de projets industriels Présentation de la spécialité : Cette formation permet d acquérir une compétence en matière de conception mécanique, notamment en formant les étudiants aux outils logiciels correspondants. Les diplômés pourront être en charge du développement de projets dans des bureaux d études. Indicateurs : Effectifs constatés 19 Effectifs attendus 20 Taux de réussite 90 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 100 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La spécialité «fonctionne» au sens où elle forme des diplômés qui trouvent tous à moyen terme (deux ans) un emploi, mais on peut s interroger sur le programme qui semble répéter en partie les bases apprises en deuxième année de licence (L2) alors que l on est au niveau M2 : fluides parfaits, hydrostatique, élasticité. Par ailleurs, la présentation des UE ne fait pas ressortir l enseignement des outils logiciels alors que c est l objectif principalement affiché par la spécialité. Il est regrettable qu il n y ait pas de lien avec la recherche. Il y a une ouverture internationale sur le thème des turbomachines mais on peut douter de son intérêt étant donné le caractère peu spécialisé de la spécialité. Points forts : Une bonne prise en compte de l évaluation de la spécialité par les sortants, notamment la prise en compte des critiques et la description des correctifs prévus. Un bon taux de réussite. Points faibles : Les enseignements théoriques sont en dessous du niveau M2. Inadéquation entre les objectifs affichés et le contenu de certaines UE (outils logiciels, par exemple). L adossement «recherche» est insuffisant. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l établissement Il faudrait réfléchir à l articulation entre contenus théoriques et pratiques, à augmenter le niveau d exigence de certaines UE, et à mieux mettre en phase le contenu de la formation avec les objectifs affichés. 11
82 Compétences complémentaires en informatique Présentation de la spécialité : La spécialité «Compétences complémentaires en informatique» (CCI) propose une formation en informatique à finalité professionnelle, en complément d une formation disciplinaire de niveau M2 déjà validée. La formation s articule autour de la programmation, la gestion de bases de données et l Internet. L objectif est d acquérir les compétences techniques nécessaires à la maîtrise des outils logiciels dans différents secteurs d activités. Elle est proposée comme spécialité transversale aux différentes mentions du domaine «Sciences, technologies, santé» (à l exception toutefois de la mention «Informatique») et à quelques autres mentions de l AMU. Indicateurs : Effectifs constatés 23 Effectifs attendus 30 Taux de réussite 73 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Cette spécialité apporte des compétences de base et avancées pour la maîtrise de l outil informatique dans un cadre professionnel, non nécessairement spécialisé, à savoir la gestion de bases de données, la programmation et le développement logiciel et Web. Elle vient en supplément d une compétence disciplinaire déjà acquise dans le cadre d un master afin de faciliter l insertion professionnelle. L analyse à deux ans du devenir des anciens étudiants montre des résultats très satisfaisants. La corrélation entre la profession et le master disciplinaire d origine n est toutefois pas spécifiée. Un flux intéressant de nouveaux entrants potentiels est évoqué dans les prévisions : les étudiants titulaires d un master «Enseignement» qui auraient échoué au concours du certificat d aptitude au professorat de l enseignement du second degré (CAPES). Points forts : Ce modèle d offre de formation a été adopté par plusieurs universités françaises, ce qui lui donne une visibilité nationale. Le nombre annuel de candidatures ( ) et d inscrits (30) semble confirmer son attractivité. Cette formation répond à un besoin de formation complémentaire en informatique pour des diplômés d autres disciplines qui peuvent trouver ainsi un emploi lié à l informatique. L exigence préalable de l obtention d un diplôme de master disciplinaire est cohérente avec l objectif de la formation. Points faibles : L objectif (scientifique et professionnel) de double compétence affiché par la spécialité apparaît ambitieux ; il s agit plutôt de compétence complémentaire. L évaluation de la formation par les étudiants est un peu sommaire. L articulation et le positionnement par rapport à la spécialité de même nom CCI proposée dans des mentions du domaine «Droit, économie, gestion» ne sont pas précisés. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 12
83 Recommandations pour l établissement Les objectifs professionnels de cette spécialité mériteraient d être définis plus explicitement et, si possible, en prenant en compte la formation d origine. De plus, il serait très utile de préciser les critères de sélection des candidats et les profils des admis à suivre cette formation. Il faudrait lever l ambigüité concernant l appellation des deux propositions de spécialité CCI aux contenus et aux applications différentes, l une destinée plutôt au domaine «Sciences, technologies, santé», l autre au domaine «Droit, économie, gestion». 13
84 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Océanographie Présentation de la mention La mention «Océanographie» s inscrit dans la continuité directe de la licence des «Sciences de la nature, de la Terre, et de l environnement» d Aix-Marseille Université (AMU), et plus particulièrement de son parcours «Mer». Ce faisant, elle répond à la vocation maritime ainsi qu à la tradition reconnue d enseignements relevant du domaine des Sciences de la mer de cette université. Cette mention constitue le pendant de la mention «Sciences de l environnement terrestre». Elle a pour objectif la formation de spécialistes en océanographie et en environnement marin. Il s agit plus précisément de former des scientifiques de haut niveau capables de conduire des recherches ou des développements dans tous les domaines disciplinaires de l océanographie, les géosciences marines mises à part. La prise en compte du contexte pluridisciplinaire, propre à l océanographie est assurée par le biais d un tronc commun au niveau du 1 er semestre (S1) de la 1ère année (M1). Les débouchés envisagés concernent les domaines public et privé avec : (1) des chercheurs susceptibles d intégrer des organismes publics (université, CS, IRD ), et (2) des cadres destinés à intégrer des bureaux d études ou bien des cellules environnementales de collectivités locales. La mention propose quatre spécialités : «Océanographie physique et biogéochimie» (OPB), «Biologie écologie marine» (BEM), «Milieu marin aménagement, ressources et risques industriels et naturels» (M 2 AR 2 IN). «Compétences complémentaires en informatique» (CCI), transversale à de nombreuses mentions d Aix- Marseille Université (AMU), se positionne en complément de formation pour des étudiants déjà diplômés de cette mention. Chacune d elles vise un domaine spécifique, i.e. l océanographie physique, la biogéochimie et la modélisation couplée pour la spécialité OPB, la modélisation et la gestion de l environnement et des écosystèmes marins pour la spécialité BEM, et la maîtrise des risques induits sur le milieu marin par les activités humaines pour la spécialité (M²AR²IN). La principale évolution introduite par rapport à l existant consiste à offrir un enseignement à vocation professionnalisante dans chacune des trois spécialités. Par conséquent, les spécialités OPB et BEM sont désormais indifférenciées. Indicateurs Effectifs constatés 150 Effectifs attendus 160 Taux de réussite 97 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 69 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 1
85 Bilan de l évaluation Appréciation globale : La mention «Océanographie» recouvre un large domaine scientifique et professionnel, en réunissant l ensemble des domaines touchant à l environnement marin, avec un focus sur ces aspects physiques, biologiques et biogéochimiques. Cette diversité thématique se matérialise notamment par le biais des spécialités OPB et BEM. La spécialité M²AR²IN est quant à elle à vocation plus finalisée. La cohérence de l ensemble repose principalement sur l existence d un tronc commun dispensé en S1. Cette mention s appuie sur des laboratoires de haut niveau comme le Laboratoire d océanographie physique et biogéochimique (LOPB), le Laboratoire de microbiologie géochimie et écologie marine (LMGEM) et le Centre européen de recherche et d enseignement des géosciences de l environnement (CEREGE), ainsi que sur l Observatoire des sciences de l Univers (OSU) de Marseille. La prochaine recomposition de cet ensemble de laboratoires de recherche favorisera son intégration et donc, très probablement, ses interactions avec la mention «Océanographie». Les partenariats industriels et privés restent limités, notamment pour les parcours professionnalisants des spécialités OPB et BEM. Les procédures d évaluation et d amélioration des enseignements ainsi que de suivi des étudiants sont insuffisamment développées. Points forts : Cette mention répond à une des vocations fortes d Aix-Marseille Université : l enseignement des Sciences de la mer sur la façade maritime méditerranéenne. A l échelle internationale, cette université est idéalement positionnée pour pratiquer une ouverture vers les pays du Sud. L adossement à la recherche est très bon avec plusieurs laboratoires considérés d excellente qualité (CEREGE, LOPB, LMGEM, OSU de Marseille) dont certains sont en voie d intégration via la création prochaine du Mediterranean institute of oceanography -MIO (unité mixte de recherche - UMR) et la restructuration de l Observatoire des sciences de l Univers Pytheas. L équipe pédagogique est d excellente qualité. Elle apparaît à la fois comme resserrée autour du responsable de mention et fortement impliquée dans le pilotage du projet. La prise en compte de la pluridiscipinarité, indispensable dans le domaine de l océanographie, est assurée de manière pertinente par le biais d un tronc commun conduit au 1 er semestre du M1 avec un bémol concernant les géosciences marines. L ensemble de la mention s appuie sur une très bonne attractivité, à l échelle régionale essentiellement. Points faibles : L absence de prise en compte des géosciences marines dans la mention pose question à deux niveaux : (1) celui de la formation initiale au niveau du tronc commun du S1 qui de facto ne couvre pas l ensemble des domaines de l océanographie, et (2) certains des objectifs spécifiques de la spécialité M²AR²IN qui relèvent clairement du domaine des géosciences, pour lequel la formation des étudiants de la mention peut paraître trop limitée. De manière plus générale, cette question reflète le manque de mutualisation avec les autres mentions du master, en particulier la mention SET (Sciences de l environnement terrestre) et ses spécialités SYSTER (Système terre : changements globaux) et GEMA («Gestion des eaux et des milieux aquatiques»). Les effectifs des différentes spécialités sont hétérogènes et les offres d enseignements de ces spécialités s avèrent parfois trop importantes au regard des effectifs en question (cas notamment de la spécialité OPB). Les parcours à finalité professionnelle des spécialités OPB et BEM suscitent quelques interrogations (manque d enseignements spécifiques et d intervenants professionnels). Les interactions de ces parcours avec la spécialité M²AR²IN, dont les enseignements purement «scientifiques» reposent très largement sur des UE des mentions OPB et BEM, posent également question. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A 2
86 Recommandations pour l établissement La mention «Océanographie» présente un projet de bonne qualité mais reste perfectible. L effort de réflexion devrait en priorité porter sur : L élargissement de l enseignement de tronc commun à l ensemble des domaines de l océanographie et tout particulièrement aux géosciences marines, la réduction de l offre d enseignement au sein de certaines spécialités (tout particulièrement OPB), la pertinence de certaines offres d enseignement à vocation professionnalisante (OPB et BEM) avec comme solution possible une structuration de la mention en deux spécialités recherche (OPB et BEM) et une spécialité professionalisante (M²AR²IN), l amélioration des procédures d évaluation des enseignements et du devenir des étudiants. De manière générale, l absence de relations entre les mentions SET et «Océanographie» est regrettable, et un effort de mutualisation entre ces deux mentions s avèrerait très probablement profitable. Le découpage disciplinaire des deux spécialités indifférenciées devrait être discuté sur le fond, car il est probablement en partie responsable de la faiblesse des flux d étudiants actuels et anticipés pour la spécialité OPB. 3
87 Appréciation par spécialité Océanographie physique et biogéochimie (OPB) Présentation de la spécialité : La spécialité «Océanographie physique et biogéochimique» (OPB) a pour objectif la formation de spécialistes en océanographie physique et/ou biogéochimique et en modélisation couplée physique-biogéochimie. Ce dernier enseignement est unique en France. En océanographie physique, l enseignement porte sur les méthodes de mesures et de modélisation des processus physiques composant la circulation océanique de l échelle planétaire à l échelle régionale, avec un accent mis sur le domaine côtier. En biogéochimie marine, les enseignements portent sur les cycles du carbone et des éléments associés ainsi que sur le rôle de l océan dans le contexte du changement global. A l interface entre physique et biogéochimie, les enseignements portent sur la modélisation couplée de la circulation océanique et des processus biogéochimiques fondamentaux dans l environnement marin. L objectif consiste alors à appréhender l influence des différents forçages physiques et biogéochimiques sur la structuration des écosystèmes et réseaux trophiques marins ainsi que leur rôle dans les modèles climatiques. La spécialité OPB est indifférenciée, mais sa composante académique est très clairement dominante avec très peu d unités d enseignement (UE) à vocation professionnalisante et d intervenants extérieurs. Indicateurs : Effectifs constatés 8 Effectifs attendus 15 Taux de réussite 86 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 100 Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Les objectifs de la partie académique de cette spécialité sont à la fois originaux et pertinents. L équipe pédagogique est de qualité et comprend de fortes compétences extérieures à Aix-Marseille Université. L offre d enseignement apparaît néanmoins trop importante pour les effectifs attendus (3 parcours pour 15 étudiants), et la composante professionalisante de cette spécialité n est pas réellement convaincante en l état. Points forts : La spécialité OPB a des objectifs de formation bien identifiés pour sa composante académique qui est globalement de qualité. L intervention, de grande qualité, dans les enseignements de scientifiques extérieurs est à souligner. L adossement aux laboratoires de recherche du futur Mediterranean Institute of Oceanography (MIO) est de qualité. La spécialité bénéficie d un positionnement unique sur la modélisation couplée physique-biogéochimie Points faibles : L existence de trois parcours (pour 15 étudiants au niveau du S3) est susceptible de poser problème au regard des flux d étudiants, faibles et en diminution ces dernières années. La réflexion sur la composante professionnalisante de l enseignement n est pas encore aboutie. 4
88 Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Une manière alternative de maîtriser les flux d étudiants au sein de cette spécialité consisterait à élargir le périmètre des étudiants concernés aux biologistes intéressés par une approche fonctionnelle des écosystèmes marins. Ceci supposerait une césure moins nette entre biogéochimie et biologie. Il serait intéressant de conduire une réflexion plus poussée sur la pertinence du maintien de la partie professionnalisante au sein de cette spécialité et plus généralement sur la structuration de cette même partie professionnalisante au sein de l ensemble de la mention «Océanographie». Une telle démarche permettrait notamment d assurer une meilleure articulation avec la spécialité M 2 AR 2 IN (voir également ci-après pour BEM). Biologie écologie marine (BEM) Présentation de la spécialité : La spécialité «Biologie écologie marine» (BEM) vise à former des spécialistes des problématiques de l environnement des écosystèmes marins et de leur composante biologique. Le parcours «Ecologie marine théorique» (EMT) a pour objectif de former des spécialistes de l écologie théorique en domaine marin, capables de développer des modèles permettant de comprendre le rôle des organismes vivants dans le fonctionnement des écosystèmes et de décrire l évolution de la biodiversité. Une attention particulière est portée aux fluctuations et perturbations, naturelles et anthropiques, dans un contexte de changement global. Le parcours «Ecologies marines fondamentales et appliquées» (EMFA) met en avant la contribution des modèles spécifiques au milieu marin (modèles biologiques, adaptations, modèles d'écosystèmes) au fonctionnement de la biosphère. Une attention particulière est également portée aux fluctuations et perturbations, naturelles et anthropiques, dans le contexte du changement global, en s appuyant cette fois sur des méthodologies «expérimentales» modernes (outils moléculaires, informatique). Indicateurs : Effectifs constatés 31 Effectifs attendus 30 Taux de réussite 93 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 85 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La spécialité «Biologie écologie marine» (BEM) propose une formation essentiellement à la recherche, avec un programme pédagogique attractif en biologie et écologie marine. L enseignement des biomathématiques et de la modélisation ainsi que, plus largement, la volonté d inscrire les enseignements dans un contexte théorique fort (ce qui fait souvent défaut en écologie marine) constituent autant de points forts. L équipe enseignante est globalement de qualité. L ensemble proposé est de très bon niveau avec un cœur de formation performant dans le domaine des biomathématiques. Certains choix relatifs aux enseignements dispensés devraient être plus affirmés de manière à renforcer la cohérence de l offre de formation autour de ce cœur de compétences. 5
89 Points forts : La composante académique de cette spécialité est de qualité. Cette spécialité offre aux étudiants la possibilité d acquérir d excellentes compétences en biostatistiques et en modélisation. L adossement à la recherche est bon avec notamment les laboratoires du futur MIO. La stabilité et le niveau des flux d étudiants (une trentaine depuis trois ans) sont indicatifs de la pertinence et la qualité des enseignements fournis. Points faibles : La partie professionnalisante n est pas totalement convaincante avec une liste de partenaires professionnels comprenant seulement quatre éléments. Ses spécificités vis-à-vis de la spécialité M²AR²IN ne sont pas évidentes avec notamment des possibilités de recouvrement dans les domaines de l halieuthique et de la gestion de l environnement. L absence de procédures organisées d évaluation et d amélioration des enseignements est regrettable. Certains enseignements apparaissent légèrement «déconnectés» (e.g. paléoclimatologie) de la logique d ensemble de la spécialité. De même, le poids donné à la microbiologie dans la spécialité n est pas suffisamment justifié. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il serait intéressant de conduire une réflexion plus poussée sur la pertinence du maintien de la partie professionnalisante au sein de cette spécialité et, plus généralement, sur la structuration de cette même partie professionnalisante au sein de l ensemble de la mention «Océanographie». Une telle démarche permettrait notamment d assurer une meilleure articulation avec la spécialité «M 2 AR 2 IN» (voir également ci-dessus pour OPB). L inscription des enseignements d écologie dans un contexte théorique documenté est un réel point fort dans le domaine de l écologie marine et doit absolument être encouragée. Il serait sans doute profitable de rationaliser le processus d évaluation et d amélioration des enseignements au sein de cette spécialité. Plus marginalement, i) la justification et la cohérence d ensemble de la composante académique de l offre d enseignement pourraient être améliorées, et ii) les titres des deux parcours gagneraient à être mieux différenciés. Milieu marin aménagement, ressources & risques industriels et naturels (M 2 AR 2 IN) Présentation de la spécialité : La spécialité professionnelle M²AR²IN a pour objectif de former des spécialistes de la maîtrise des risques induits sur le milieu marin par les activités humaines. Cet objectif est développé selon deux axes : L évaluation et la prévention des risques associés à la montée du niveau marin envisagée comme conséquence du réchauffement climatique (houles, vagues, tsunamis) et aux pollutions (chroniques ou accidentelles) associées aux activités humaines, L évaluation, la protection et l exploitation maîtrisée des ressources naturelles (pétrole et gaz, eau, sel, macrophytes, ressources halieutiques) ou cultivées (aquaculture) des milieux marins littoraux et hauturiers. 6
90 Indicateurs : Effectifs constatés 23 Effectifs attendus 25 Taux de réussite 100 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 65 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La pertinence des objectifs de cette spécialité est avérée. L existence de ce type de filières professionnalisantes est importante dans le domaine des sciences de la mer où les débouchés à nature socioprofessionnelle sont clairement en expansion. Cette spécialité devrait donc être encouragée, d autant plus qu elle semble avoir réussi à assurer des débouchés professionnels pour une majorité des éléments de ses trois dernières promotions. Ses marges d amélioration tiennent notamment à son articulation avec i) les spécialités OPB et BEM, et ii) certaines des spécialités (composantes géosciences et professionnalisantes) de la mention SET. Points forts : Le projet pédagogique est clair et vise un domaine en développement du fait notamment de la mise en œuvre de directives nationales et internationales (e.g. DCE et DCMM). Cette spécialité est adossée à un large réseau de professionnels (34) qui sont étroitement associés, et même largement partie prenante aux enseignements qui y sont dispensés. La spécialité a des effectifs stables autour de 20 et un bon taux de placement de ses étudiants (de 69 à 94 % à 6 mois sur les trois dernières années), même si ce taux semble en légère diminution. Points faibles : La gamme d objectifs professionnels est extrêmement large et pas toujours en adéquation avec l enseignement proposé. L offre d enseignement dans le domaine des géosciences semble ainsi trop limitée vis-à-vis des objectifs affichés en termes de débouchés professionnels, notamment dans le domaine pétrolier. Une grande partie des contenus «scientifiques» des UE est commune avec les spécialités indifférenciées (mais à plus grande vocation académique que sont OPB et BEM). Ceci est susceptible de poser des difficultés quant à la transposabilité directe des savoirs acquis au monde professionnel. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Cette spécialité a fait la preuve de son efficacité dans la mise en place d une formation professionnalisante. Elle pourrait, par conséquent, constituer la spécialité professionnalisante d une mention qui comprendrait en outre deux spécialités académiques (OPB et BEM). Une telle démarche permettrait notamment de mieux : (1) identifier le cœur de l équipe enseignante, et (2) réfléchir à un enseignement scientifique mieux adapté à une filière professionnalisante. Le renforcement de la formation dans le domaine des géosciences, indispensable au regard de certains objectifs affichés, pourrait enfin être recherché par un plus grand degré de mutualisation avec la mention SET. 7
91 Compétences complémentaires en informatique Présentation de la spécialité : La spécialité «Compétences complémentaires en informatique» (CCI) propose une formation en informatique à finalité professionnelle, en complément d une formation disciplinaire de niveau M2 déjà validée. La formation s articule autour de la programmation, la gestion de bases de données et l Internet. L objectif est d acquérir les compétences techniques nécessaires à la maîtrise des outils logiciels dans différents secteurs d activités. Elle est proposée comme spécialité transversale aux différentes mentions du domaine «Sciences, technologies, santé» (à l exception toutefois de la mention «Informatique») et à quelques autres mentions de l AMU. Indicateurs : Effectifs constatés 23 Effectifs attendus 30 Taux de réussite 73 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Cette spécialité apporte des compétences de base et avancées pour la maîtrise de l outil informatique dans un cadre professionnel, non nécessairement spécialisé, à savoir la gestion de bases de données, la programmation et le développement logiciel et Web. Elle vient en supplément d une compétence disciplinaire déjà acquise dans le cadre d un master afin de faciliter l insertion professionnelle. L analyse à deux ans du devenir des anciens étudiants montre des résultats très satisfaisants. La corrélation entre la profession et le master disciplinaire d origine n est toutefois pas spécifiée. Un flux intéressant de nouveaux entrants potentiels est évoqué dans les prévisions : les étudiants titulaires d un master «Enseignement» qui auraient échoué au concours du certificat d aptitude au professorat de l enseignement du second degré (CAPES). Points forts : Ce modèle d offre de formation a été adopté par plusieurs universités françaises, ce qui lui donne une visibilité nationale. Le nombre annuel de candidatures ( ) et d inscrits (30) semble confirmer son attractivité. Cette formation répond à un besoin de formation complémentaire en informatique pour des diplômés d autres disciplines qui peuvent trouver ainsi un emploi lié à l informatique. L exigence préalable de l obtention d un diplôme de master disciplinaire est cohérente avec l objectif de la formation. Points faibles : L objectif (scientifique et professionnel) de double compétence affiché par la spécialité apparaît ambitieux ; il s agit plutôt de compétence complémentaire. L évaluation de la formation par les étudiants est un peu sommaire. L articulation et le positionnement par rapport à la spécialité de même nom CCI proposée dans des mentions du domaine «Droit, économie, gestion» ne sont pas précisés. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 8
92 Recommandations pour l établissement Les objectifs professionnels de cette spécialité mériteraient d être définis plus explicitement et, si possible, en prenant en compte la formation d origine. De plus, il serait très utile de préciser les critères de sélection des candidats et les profils des admis à suivre cette formation. Il faudrait lever l ambigüité concernant l appellation des deux propositions de spécialité CCI aux contenus et aux applications différentes, l une destinée plutôt au domaine «Sciences, technologies, santé», l autre au domaine «Droit, économie, gestion». 9
93 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Pathologie humaine Présentation de la mention La mention «Pathologie humaine» souhaite réunir des étudiants scientifiques et des étudiants des filières de la médicine autour de la recherche biomédicale. Elle propose une formation scientifique pluridisciplinaire dans de nombreux domaines de la santé allant des maladies infectieuses, le cancer, les maladies rares jusqu aux maladies métaboliques. Grâce à la fusion avec la mention «Nutrition et sécurité alimentaire» et l intégration des mentions «Ethique, sciences, santé, société» et «Anthroplologie biologique», la mention «Pathologie humaine» a pu élargir son offre de formation à d autres secteurs de sciences telles que la nutrition, l éthique ou encore l anthropologie. En termes d objectifs professionnels, la mention vise, d une part, la préparation des étudiants à la recherche biomédicale et à une poursuite en doctorat, et d autre part, une insertion professionnelle directe, notamment dans différents métiers émergeants de la santé tels que conseiller en génétique ou des métiers de l hygiène hospitalière. La mention comporte 10 spécialités qui sont alimentées par quatre parcours de 1 ère année de master (M1) : Le parcours de M1 «Pathologies humaines : du gène à la maladie» prépare les étudiants à cinq spécialités : «Maladies infectieuses et contagion - prévention», «Oncologie», «Génétique humaine et médicale», «Société, environnement, enjeux sanitaires» et «Nutrition et physiopathologie vasculaire». Le parcours de M1 «Humanités» est conseillé aux étudiants voulant s orienter vers les spécialités de recherche «Ethique, science, santé et société» et «Anthropologie biologique». Le parcours de M1 «Professionnel» oriente les étudiants vers la spécialité professionnalisante «Sécurité sanitaire des aliments» et vers le parcours professionnalisant de la spécialité «Société, environnement, enjeux sanitaires». Le parcours de M1 «Conseil en génétique et médecine prédictive» prépare les étudiants à la spécialité du même nom. La spécialité intitulée «Sciences de la santé et du développement à l international» est adossée aux différents parcours de M1. Indicateurs Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 45 en M1 139 en M2 95 à 120 en M en M2 70 % en M1 66 à 99 % en M2 * # * L évaluation des enseignements n est pas systématique. 1
94 # Taux de réponse non renseigné, taux d insertion de 94,7 % selon l enquête réalisée par l Observatoire de la vie étudiante (OVE) sur les diplômés de Bilan de l évaluation Appréciation globale : La mention «Pathologie humaine» est unique aux niveaux régional et national par l ampleur et la nature des domaines de recherche biomédicale abordés et par son approche intégrative et polyvalente réunissant étudiants scientifiques et étudiants cliniciens. Par sa large offre de formation, la mention constitue un débouché pour de nombreux parcours des licences de «Biologie», de «Sciences humaines et sociales» et différentes filières de santé. Toutefois, l intitulé «Pathologie humaine» ne réflète pas pleinement la pluridiscuplinarité de la mention. La plupart des spécialités proposées dans la mention sont justifiées par des compétences locales, un important vivier de recrutement et des débouchés réels. Des interactions existent avec d autres masters d Aix-Marseille Université, notamment les mentions «Développement et immunologie», «Microbiologie, biologie végétale et biotechnologies». Les objectifs scientifiques et professionnels de la mention sont bien présentés. Selon l enquête réalisée par l observatoire de la vie étudiante (OVE), le taux d insertion des diplômés de 2007 s élève à 94,7 %. La création récente de la spécialité «Sciences de la santé et du développement à l international» permettra la délivrance d un diplôme conjoint avec des établissements étrangers. La mention présente une très bonne ouverture à l international, notamment vers les pays du Sud, qui est soutenue par la fondation Infectiopôle Sud et qui est justifiée par la localisation géographique de la ville de Marseille. De nombreux étudiants étrangers (essentiellement du pourtour méditerranéen) suivent cette formation. Pour la recherche scientifique, la mention est adossée à de nombreux laboratoires labellisés qui comptent 160 titulaires d une habilitation à diriger des recherches (HDR). Rattachés à deux écoles doctorales (ED «Sciences de la vie et de la santé» et ED «Sciences de l environnement»), ces laboratoires accueillent les étudiants de la mention pour des stages et pour des thèses. Les intervenants universitaires ou hospitalo-universitaires de la mention appartiennent tous à des structures de recherche reconnues. La mention est également adossée à des partenaires professionnels, leur nombre est en revanche relativement faible au vu du nombre de spécialités/parcours à finalité professionnelle. La politique des stages est globalement bonne au sein de la mention, tous les parcours de M1 et de M2 prévoient des stages en laboratoire ou en entreprise. Deux structures ont été créées pour piloter la mention : un directoire et un conseil de mention. Le conseil de mention regroupe le responsable de la mention et tous les responsables et co-responsables des différentes spécialités, alors que seules quelques spécialités sont représentées dans le directoire afin de ne pas alourdir la gestion. Le choix des spécialités présentes dans le directoire n est pas argumenté dans le dossier et est difficile à comprendre. L ensemble de la mention est épaulé par un secrétariat, et l OVE prend le relais pour les évaluations dans le cadre de l université unique. Les technologies de l information de la communication pour l enseignement (TICE) sont très fortement utilisées pour la communication d informations, la mise à disposition de documents divers, la mise en place d exercices interactifs, pour des forums d entraide ou de conseils en ligne ainsi que pour des cours en visioconférence. L auto-évaluation de la mention ne contient pas de critiques constructives. De ce fait, elle ne constitue pas un support permettant aux porteurs de la mention d identifier les points faibles et d envisager des solutions pour améliorer le dossier ou la formation. Points forts : L adossement à la recherche est très présent. Le panel de spécialités répond à la demande du marché et aux compétences locales. L ouverture internationale est importante. Le M1 et plusieurs des spécialités sont ouverts à la formation continue. Les TICE sont fortement utilisées. 2
95 Points faibles : Les parcours de M1 sont presque uniquement alimentés par la filière scientifique ne permettant que peu d interactions entre scientifiques et médecins. Aucun enseignement de l anglais ou en anglais n est mentionné pour le M1 et pour la plupart des spécialités. La professionnalisation est peu marquée, et l adossement de la mention aux milieux socioprofessionnels est relativement faible. L évaluation des enseignements est sporadique. La procédure utilisée pour l auto-évaluation n est pas claire, elle n a en tout cas pas été réalisée de façon critique puisque elle n a soulevé aucun point faible L intitulé de la mention ne reflète pas la pluridisciplinarité apportée par les différentes spécialités. Les modalités de pilotage de la mention ne sont pas clairement précisées. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement Le principal objectif de la mention étant de faire interagir les scientifiques avec les médecins, il pourrait être envisagé de créer des unités d enseignement (UE) obligatoires pour les filières «Santé» dès le M1 (quitte à les déplacer du M2 au M1). En dépit de sa très forte ouverture à l international, les enseignements semblent majoritairement être dispensés en langue française. L augmentation de la pratique de l anglais dans les UE serait donc indispensable (présentations orales par les étudiants en anglais, cours en anglais). Aussi faudrait-il envisager de dispenser aux moins certains cours/enseignements en langue anglaise. L intitulé de la mention nécessiterait d être revu pour être plus représentatif des spécialités proposées, notamment celles qui ont été intégrées au titre du prochain contrat. Pour mieux comprendre les modalités de pilotage de la mention, il faudrait argumenter le choix des membres du directoire et préciser les rôles que jouent le directoire et le conseil de la mention. Pour une meilleure lisibilité du programme des enseignements du M1, il aurait fallu décrire de façon détaillée dans le dossier le contenu des différentes UE. 3
96 Appréciation par spécialité Conseil en génétique et médecine prédictive Présentation de la spécialité : Cette spécialité à visée professionnelle cible un métier récemment créé en santé publique, celui de conseiller en génétique. Elle s adresse à un large public (médical, paramédical, scientifique) en formation initiale ou continue, et forme des personnes capables de prendre en charge le diagnostic, le suivi et la gestion des soins liés aux maladies génétiques. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite 100 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 85 % Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 93 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 60 % Appréciation : La spécialité répond à un besoin réel apparu avec la création du métier du conseiller en génétique. Elle correspond pleinement à une formation professionnelle avec l insertion en sortie de M2. Les enseignements sont en parfaite adéquation avec les objectifs affichés et permettent une bonne préparation des participants aux divers aspects de ce métier. La lisibilité de la formation lui permet d être très attractive. Grâce à une sélection importante, le taux de réussite est optimal. Points forts : La formation correspondant à un métier précis, la professionnalisation est très forte. La spécialité est adossée à un grand nombre de partenaires professionnels susceptibles de recruter les diplômés. Les taux de réussite et d insertion professionnelle sont très élevés. L organisation en alternance permet aux étudiants d établir un contact étroit avec les structures d emploi potentiel. Points faibles : Les compétences transversales acquises ne sont pas valorisées. L aspect de formation à la recherche est absent. La description de l organisation du M2 est incomplète puisqu il manque des précisions concernant les modules optionnels. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 4
97 Recommandations pour l établissement L intégration de notions méthodologiques en recherche scientifique à l intérieur même des UE proposées permettrait d accroître la formation à la recherche et une préparation à une poursuite en doctorat. Le M1 prévoit des modules aux choix à sélectionner parmi des propositions. Pour les modules proposés, le contenu n est pas indiqué ; certains modules sont marqués en lettres gras sans que la signification soit donnée. Il n est pas non plus indiqué si ces modules sont propres au M1 de la spécialité ou mutualisés avec d autres mentions ou spécialités. Le descriptif du M2 nécessiterait d être complété. La somme des crédits européens des UE s élève à seulement 48 au lieu des 60 requis. Pour clarifier ce point, il faudrait donner des détails concernant les UE optionnelles et, notamment, indiquer les UE pouvant être choisies et le nombre de crédits européens attribués. La spécialité a été principalement conçue pour former des conseillers en génétique. Pour l instant, le taux d insertion professionnelle est très bon. Cependant, avec 20 diplômés par an se pose la question de la saturation du marché qui n est pas discutée dans le dossier. Maladies infectieuses et contagion-prévention Présentation de la spécialité : Cette spécialité propose 2 parcours avec des objectifs distincts et très diversifiés en fonction de la formation initiale des étudiants et du parcours choisi. Le parcours «Maladies infectieuses» à finalité recherche s adresse aux professionnels de santé et aux scientifiques. Il propose un enseignement intégré permettant d acquérir des connaissances théoriques sur les mécanismes cellulaires liés aux maladies infectieuses émergeantes ou résistantes. Pour ce parcours, la spécialité est adossée à des équipes de recherche de Marseille et d autres villes et est soutenue par l Infectiopôle Sud. Les laboratoires partenaires participent à l accueil des étudiants du parcours recherche en stage et contribuent ainsi à leur formation à la recherche, toutefois, il est à noter que peu de chercheurs participent aux enseignements. Le parcours professionnalisant «Contagion prévention» s intéresse aux maladies infectieuses, à leur prévention notamment au sein du milieu hospitalier et à la limitation de phénomènes épidémiques. Ce parcours s adresse donc plus aux filières «Santé». Les débouchés concernent tous les postes en lien avec la gestion de l hygiène hospitalière. Indicateurs : Effectifs constatés 60 Effectifs attendus 60 Taux de réussite 95 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) * Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) # Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) * Une évaluation des enseignements est pratiquée, mais le taux de réponses non-renseigné. # Le devenir possible des diplômés est décrit mais sans chiffres précis, le taux de réponse n est pas renseigné. Appréciation : Deux parcours sont proposés, mais leur caractère professionnalisant ou à finalité recherche n est pas très développé dans le dossier. Malgré des enseignements ciblés basés sur des compétences locales réelles, les débouchés ne sont pas clairement définis ce qui nuit à la lisibilité de la spécialité. La spécialité semble s adresser essentiellement à la filière «Santé», surtout dans le parcours professionnel. Le parcours à finalité professionnelle ne semble pas préparer les étudiants à un métier ou une insertion professionnelle 5
98 puisque les débouchés sont dépendants de la formation initiale des étudiants. Le parcours recherche mène rarement (10 %) à une poursuite en doctorat au profit d une reprise des études de médecine ou de pharmacie. Pour les étudiants originaires des filières scientifiques qui suivent le parcours recherche, le taux de poursuite en doctorat ou en recherche est faible (aucune analyse détaillée n est donnée dans le dossier, mais il est indiqué qu environ 50 à 70 % des étudiants des filières scientifiques poursuivent en thèse). L analyse du devenir des 30 à 50 % des étudiants qui ne poursuivent pas en doctorat est insuffisante. Points forts : L ouverture à l international et notamment vers des pays d Afrique est bien développée. L adossement recherche est solide via la fondation infectiopôle Sud. De plus, la spécialité s appuie sur le Comité de lutte contre les infections nosocomiales (CLIN). Points faibles : Le dossier ne décrit pas clairement comment la spécialité prépare à une insertion professionnelle ou à la poursuite en recherche. Les objectifs professionnels du parcours recherche ne sont pas suffisament renseignés. Le taux de poursuite en doctorat ou en recherche est faible. Il n est pas prévu d enseignement ou de pratique de la langue anglaise. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement Pour plus de lisibilité, le document (ainsi que la fiche de certification) devrait décrire plus clairement quels sont les objectifs professionnels de la spécialité et comment la formation prépare les étudiants, soit à une insertion professionnelle soit à une poursuite en recherche. Au vu des enseignements proposés, le parcours professionnel semble inaccessible aux étudiants de sciences. Des UE concernant le milieu hospitalier et sa gestion pourraient permettre à la fois d intégrer ce public et de renforcer le côté professionnalisant. De plus, les débouchés de ce parcours devraient être plus clairement indiqués ; il faudrait notamment préciser quels métiers sont visés pour les étudiants originaires des filières scientifiques. Le parcours recherche vise des objectifs différents en fonction des filières d origine des étudiants. Pour les étudiants du secteur santé dont la plupart poursuit ses études d origine après avoir obtenu le diplôme de master, il faudrait se poser la question de la plus-value d un master recherche par rapport à un diplôme d études spécialisées complémentaires (DESC). Pour les étudiants scientifiques, les métiers visés ne sont pas clairement définis. Dans le cas des carrières dans l enseignement supérieur, il serait nécessaire d augmenter le taux de poursuite en doctorat dont l obtention est en générale nécessaire. L intervention plus prononcée de chercheurs des laboratoires partenaires pourrait attirer plus d étudiants des filières scientifiques dans le parcours recherche et permettrait de développer des partenariats avec des structures d accueil. Une meilleure préparation à la recherche et à une poursuite en doctorat implique également une préparation à la communication scientifique et la pratique de l anglais. Oncologie Présentation de la spécialité : La spécialité oncologie propose deux parcours à finalité différente. Les objectifs du parcours recherche visent à familiariser les étudiants avec la biologie et la pharmacologie cellulaire, des aspects de biothérapie et de nouvelles voies diagnostiques, et à les sensibiliser aux contraintes réglementaires et économiques dans le développement de thérapies. 6
99 Les objectifs professionnels de ce parcours incluent l enseignement supérieur et la recherche, mais également le monde hospitalier et industriel. Le parcours professionnalisant vise l apprentissage de technologies utilisées en diagnostic afin de former des techniciens spécialisés. Indicateurs : Effectifs constatés 30 Effectifs attendus Taux de réussite % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 100 % Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 27 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : La spécialité est accessible de manière homogène aux deux filières «Sciences» et «Santé» et intègre plus de 20 % d étudiants étrangers. Elle jouit d un excellent environnement scientifique, et le parcours recherche est en bonne adéquation avec cet environnement. Pour répondre à un besoin croissant en techniciens maîtrisant diverses techniques utilisées dans le domaine du diagnostic, il est proposé d ouvrir un parcours professionnalisant. Cependant, ce parcours professionnel ne correspond pas, au vu de son enseignement et des débouchés visés, à une formation de type M2. Points forts : Les effectifs sont importants et témoignent d une bonne attractivité des deux parcours (même au niveau international) avec une mixité réussie entre scientifiques et médecins. Le parcours recherche est en très bonne adéquation avec l environnement scientifique. L adossement à la recherche est important et l environnement local est favorable en matière de débouchés. Les enseignements sont très régulièrement évalués. Points faibles : L ouverture d un parcours professionnalisant n est pas pertinente au sein de la spécialité, les enseignements sont essentiellement techniques et correspondraient plutôt à un niveau bac+3. Dans le parcours recherche, une acquisition de compétences professionnalisantes n est pas prévue malgré une volonté affichée d insertion professionnelle directe. L analyse du devenir des diplômés n est pas satisfaisante. Les modalités de l organisation et l évaluation des stages ne sont pas claires au vu du dossier. Le dossier ne mentionne pas d enseignements ou de pratique de la langue anglaise, hormis une analyse d articles scientifiques en anglais. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement Si le parcours recherche est largement justifié par l environnement scientifique, la création du parcours professionnel l est beaucoup moins et pénalise la spécialité en termes d objectifs scientifiques et professionnels. Pour favoriser une insertion directe à l issue du M2, il faudrait permettre aux étudiants du parcours recherche de suivre une UE de professionnalisation, e.g. UE de gestion ou de connaissance de l entreprise. Ce type d UE pourrait être proposé comme une option à choisir dans une spécialité/un parcours à finalité professionnelle de la mention «Pathologie humaine» ou d une autre mention. 7
100 Le suivi du devenir des étudiants mériterait d être amélioré afin de permettre d évaluer le taux de poursuite en doctorat et le taux d insertion professionnelle directe et ainsi pouvoir apprécier la qualité de la formation. Pour une meilleure lisibilité du dossier, le contenu des différentes UE devrait être plus détaillé. Les modalités de l organisation et de l évaluation des stages devraient être précisées. En particulier, la nature et le lieu du/des stage(s) en S4 ne sont pas explicites. Aussi faudrait-il préciser en quoi consiste le mémoire de recherche et s il porte sur le(s) stage(s). Le dossier ne mentionne pas la place accordée à la pratique de l anglais mise à part la réintroduction de travaux dirigés (TD) consacrés à l analyse d articles scientifiques en anglais. Des enseignements préparant les étudiants à la communication scientifique en anglais renforceraient la formation à la recherche. Génétique humaine et médicale Présentation de la spécialité : Cette formation à finalité recherche est accessible aux étudiants des filières médicales et scientifiques, et leur propose de se spécialiser dans l approche technique et conceptuelle de la génomique en génétique humaine et médicale. Les enseignements couvrent de nombreux aspects de ce domaine. La spécialité permet ainsi aux diplômés d intégrer la recherche scientifique ou le milieu hospitalo-universitaire. Indicateurs : Effectifs constatés 12 Effectifs attendus 12 Taux de réussite 98 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) 100 % Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 100 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Cette spécialité réunit les étudiants des filières Sciences et Santé autour du thème de la génomique humaine. Elle propose une réelle intégration de la recherche fondamentale, clinique et appliquée au diagnostic et la thérapeutique des maladies génétiques. Au vu du nombre de poursuite en doctorat par les diplômés (80 % pour les étudiants scientifiques et 20 % des étudiants de santé), les objectifs scientifiques et professionnels sont atteints. Son taux de réussite est excellent (98 %) et son attractivité nationale et internationale est réelle. Points forts : Les objectifs sont clairement définis et surtout atteints avec un fort taux de poursuite en doctorat. L attractivité est équivalente pour les étudiants de sciences et de santé. Le cursus fait intervenir aussi bien des enseignants scientifiques que des hospitalo-universitaires. Points faibles : Les compétences professionnalisantes sont trop discrètes. Le devenir des diplômés est indiqué uniquement pour les étudiants qui poursuivent en doctorat. La pratique de la langue anglaise semble être négligée. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 8
101 Recommandations pour l établissement Il faudrait plus clairement indiquer les métiers visés. Le suivi des diplômés mériterait d être amélioré, notamment pour permettre de connaître le devenir des étudiants qui ne poursuivent pas en doctorat. L introduction d une UE professionnalisante optionnelle devrait être étudiée. Si ce n est pas déjà le cas, il serait opportun de réaliser les présentations d articles scientifiques de l atelier bibliographique en anglais et de proposer des enseignements/cours en anglais. Nutrition et physiopathologie vasculaire Présentation de la spécialité : Cette spécialité à finalité recherche s adresse aux étudiants des filières «Sciences» et «Santé» qui souhaitent comprendre les mécanismes mis en jeu au cours des pathologies vasculaires liées à des troubles nutritionnels ou métaboliques. Elle forme des chercheurs pouvant intégrer la recherche fondamentale, pharmaceutique ou clinique, ainsi que des postes de cadre dans des entreprises. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) * Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) * Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) * Les résultats ne sont pas très détaillés dans le dossier, le taux de réponse n est pas indiqué. Appréciation : Cette spécialité s intéresse à un problème actuel de santé publique que représentent les maladies métaboliques à risque vasculaire, et vise à former et préparer de futurs chercheurs à l étude des mécanismes athérothrombogènes à composantes nutritionnelle et métabolique. Pour cela, la spécialité jouit d un bon adossement à la recherche par l intermédiaire de 3 unités de recherche et 3 services hospitalo-universitaires qui accueillent une majorité des étudiants en stage. Des représentants de ces établissements interviennent dans les enseignements de la spécialité. L ouverture à l international a été développée, notamment pour permettre aux étudiants de réaliser des stages dans des laboratoires étrangers. La formation est bien adaptée à une poursuite en recherche ou à la reprise d un cursus de médecin. Pourtant, seule la moitié des étudiants scientifiques et 20 % des étudiants de santé poursuivent en doctorat. Selon les données disponibles dans le dossier, la plupart des étudiants de santé poursuivent leurs études universitaires après l obtention du diplôme de master, le devenir des étudiants scientifiques qui ne poursuivent pas en doctorat n est pas clairement renseigné. Points forts : L adossement aux structures de recherche biomédicales est bon. La spécialité a une bonne attractivité nationale voire internationale. 9
102 Points faibles : En l état, la spécialité semble mal adaptée à certains métiers ciblés du secteur privé, comme par exemple les métiers de cadre technique de contrôle-qualité, cadre technique de production ou cadre technico-commercial. Le taux de poursuite en doctorat est faible. L analyse du devenir des étudiants n est pas satisfaisante. L acquisition des compétences transversales n est pas valorisée. Les enseignements ne prévoient aucune pratique de l anglais. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement La spécialité est très attractive au niveau local, mais également national et international, et répond bien aux pré-requis établis pour poursuivre en doctorat (malgré une faible insertion en thèse : 50 % en sciences et 20 % en santé). En revanche, pour préparer les étudiants à certains métiers visés pour la prochaine période, e.g. cadre technique de contrôle qualité, cadre technique de production, des enseignements complémentaires s avèrent nécessaires. Ainsi, l introduction d UE supplémentaires concernant le monde de l entreprise et l acquisition de compétences transversales, comme par exemple les techniques de vente et le contrôle qualité, seraient nécessaire pour permettre aux diplômés d accéder à ces métiers. L analyse du devenir des diplômés serait à améliorer afin de permettre d apprécier le taux d insertion professionnelle des étudiants, et si necessaire, de développer des stratégies pour améliorer cette insertion. Au vu du panel des débouchés visés, le terme «indifférencié» semble plus approprié pour définir la spécialité, d autant que le taux des étudiants qui poursuivent en doctorat n est pas très élevé. Il aurait fallu davantage valoriser, dans le dossier et sur la fiche RNCP (Répertoire national des certifications professionnelles), les compétences transversales acquises au cours de la formation. Parmi elles, la pratique de la langue anglaise est importante et ne devrait pas être négligée dans l offre de formation. Ethique, science, santé et société Présentation de la spécialité : Cette spécialité à finalité recherche pose la question de l éthique soulevée lors d investigations cliniques ou vis-à-vis de l'information des patients dans le cadre de soins médicaux. Elle s adresse donc aux domaines de la santé (quel qu il soit) et plus particulièrement à des statutaires souhaitant s investir dans l organisation de groupes de réflexion éthique au sein de leur structure d appartenance. La spécialité est essentiellement tournée vers l éthique médicale mais certaines UE sont accessibles par des étudiants de sciences. Indicateurs : Effectifs constatés 20 Effectifs attendus 20 Taux de réussite % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) * Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) # Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) * L évaluation des enseignements est réalisée sous forme de questionnaires à la fin des enseignements de chaque module, le taux de participation et le détail des résultats obtenus ne sont pas renseignés. 10
103 # Selon les données disponibles, un quart des étudiants aurait réussit à valoriser sa formation, le taux de réponse n est pas renseigné. Appréciation : Les questions d éthique reviennent régulièrement dans les domaines de la recherche scientifique, et notamment biomédicale et dans le soin de patients. Cette thématique a sans aucun doute sa place dans les enseignements de la médecine et de la science. La spécialité semble cependant essentiellement ouverte aux statutaires du milieu médical qui souhaitent développer des réseaux de réflexion éthique au sein de leur établissement. Les aspects de formation continue ou par alternance ne sont pourtant pas clarifiés dans le dossier. De même, les enseignements n incluent pas vraiment l éthique en sciences biologiques pures contrairement à ce que peut faire penser l intitulé. Au vu du dossier, l ouverture d une spécialité d éthique à part entière dans la mention «Pathologie humaine» ne semble pas pertinente. Points forts : La formation est originale et répond à un réel besoin dans le secteur biomédical. La spécialité offre la possibilité d acquisition de multiples compétences transversales. Les enseignements sont systématiquement évalués par les étudiants. Points faibles : La spécialité ne vise pas d objectifs professionnels concrets. L adossement à la recherche est faible, près de 80 % des intervenants appartiennent au milieu médical et hospitalier. L ouverture d une spécialité dans le cadre de la mention «Pathologie humaine» ne semble pas réellement pertinente. La spécialité est à finalité recherche, pourtant très peu de diplômés semblent poursuivre en doctorat (3/20 étudiants par an). L organisation de la spécialité et son intégration dans la mention ne sont pas bien lisibles. Le M1 ne correspond pas à l un des parcours proposé dans la mention, et le jeu de choix et d options rend la compréhension difficile. L attractivité se réduit essentiellement aux professionnels de la santé, les filières scientifiques (notamment des sciences de la vie) ne sont pas particulièrement visées. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l établissement Les enseignements d éthique proposés dans le cadre de cette spécialité ont sans aucun doute leur place dans l offre de formation de la mention. Cependant, au vu du dossier, l ouverture d une spécialité à part entière consacrée à l éthique ne semble pas justifiée. Il serait plus pertinent de proposer ces enseignements sous forme d UE transversales dans les différentes autres spécialités de la mention. L offre de formation de la spécialité permet l acquisition de compétences complémentaires, mais elle devrait également permettre une préparation à des métiers spécifiques et une préparation à une poursuite en doctorat. Dans cette optique, l adossement recherche devrait être renforcé et mis en valeur dans le dossier ; une augmentation de la participation d intervenants des filières scientifiques serait souhaitable. L intégration d une UE «Ethique en sciences» permettrait d attirer les étudiants en sciences et d accroître ainsi le flux en formation initiale. Dans le dossier, l articulation de la spécialité avec les différents parcours de M1 de la mention et l intégration de la spécialité dans la mention devraient être mieux expliquées et argumentées. 11
104 La spécialité semble être essentiellement ouverte aux statutaires ayant une formation médicale même si plusieurs UE sont accessibles en formation initiale dans certaines spécialités. Elle devrait donc davantage correspondre à une formation continue (cela n est pas explicite dans le dossier). Anthropologie biologique Présentation de la spécialité : Cette spécialité à finalité recherche s intéresse à l évolution et la variabilité biologique des populations humaines. Elle permet d accéder aux métiers de la recherche, mais également de l enseignement supérieur, ainsi qu à des postes dans les domaines de la gestion du patrimoine ou de l archéologie préventive. La spécialité est ouverte aux secteurs «Sciences» et «Santé». Indicateurs : Effectifs constatés 35 Effectifs attendus 35 Taux de réussite 95 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) * L évaluation des enseignements réalisée sous forme de questionnaires révèle un taux de satisfaction compris entre 70 et 98 % selon les UE, le taux de réponses n est pas renseigné. # Analyses non réalisées. * # # Appréciation : Cette spécialité ouvre des possibilités de débouchés concrets et l organisation de la formation semble en accord avec les objectifs professionnels indiqués. La spécialité est bien structuré et permet aux étudiants d acquérir à la fois des connaissances disciplinaires et des compétences transversales. Le taux de réussite est de 95 % en moyenne et l attractivité est réelle aux niveaux national et international et ce, pour les filières «Santé» et «Sciences». Aucun chiffre n est cependant disponible pour évaluer l insertion professionnelle des diplômés. Au vu des enseignements proposés et des objectifs scientifiques et professionnels de la spécialité, se pose la question du lien réel avec la mention «Pathologie humaine». Points forts : La formation est complète et bien structurée, elle permet une bonne formation à et par la recherche et l acquisition de compétences transversales, y compris une validation de la maîtrise de l anglais. La spécialité présente un fort taux de réussite. La formation s adresse à la fois aux filières «Sciences» et «Santé». L attractivité est bonne, notamment au niveau local et national. Points faibles : Le lien entre la spécialité et la pathologie humaine est faible. Une poursuite des études est nécessaire pour la plupart des métiers visés. Le devenir des étudiants de la spécialité n est pas analysé. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 12
105 Recommandations pour l établissement La spécialité ne s intéresse pas prioritairement à la pathologie humaine ; pour que la place de la spécialité dans la mention soit mieux justifiée, il faudrait soit reconsidérer l intitulé de la mention, soit donner une orientation plus «pathologique» à la spécialité. La mise en place rapide d un suivi des étudiants serait indispensable pour appuyer la légitimité de la spécialité et pour savoir si la formation correspond réellement à un besoin. Aussi serait-il important de connaître la proportion des diplômés qui poursuivent en doctorat. Compte tenu des effectifs, l adossement à des laboratoires de recherche devrait être plus important pour permettre un taux suffisant de poursuite en doctorat. L adossement à des laboratoires étrangers permettrait également une meilleure ouverture à l international qui, même si elle est amorcée, reste faible. Société, environnement, enjeux sanitaires Présentation de la spécialité : La spécialité a été créée en 2008 pour répondre à l un des problèmes de santé publique émergeant, à savoir l impact de l environnement sur notre santé. Le manque de structures de recherche impliquées dans ce domaine d une part, et l absence de formation de personnes compétentes pour gérer ce problème d autre part, ont abouti à la création de 2 orientations distinctes : un parcours à finalité recherche qui vise à former des chercheurs capables d avoir une vue globale sur le rôle de certains facteurs environnementaux dans le développement de pathologies, et trois parcours à finalité professionnelle permettant de postuler à des métiers tels que correspondant «Hygiène et sécurité» ou responsable qualité pour le parcours «Santé environnementale et travail», chargés d étude pour des collectivités pour les parcours «Santé environnementale, territoire et habitat» et «Santé environnementale». Indicateurs : Effectifs constatés 30 (P), 15 (R) Effectifs attendus en augmentation Taux de réussite en M1 :100 % en M2 :33 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) * Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 100 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - # Les chiffres correspondent au taux de réussite pour la promotion 2008/2009. * L évaluation des enseignements est réalisée lors de réunions semestrielles entre enseignants et étudiants, le taux de participation n est pas renseigné. Appréciation : La spécialité s intéresse aux problématiques actuelles en termes de risques de santé liés aux progrès industriels et techniques, et aux enjeux sanitaires. Elle propose une très bonne préparation à l insertion professionnelle dans différents secteurs de ces problématiques ; les débouchés sont multiples et très clairement indiqués. Cette formation attire des étudiants ou des salariés de divers horizons mais l absence de la filière «Santé» n est pas argumentée. La distinction entre le parcours à finalité recherche et ceux à finalité professionnelle est bien établie. Pour autant, les trois parcours professionnalisants ne sont pas clairement identifiés dans le dossier et risquent donc de manquer de lisibilité pour les étudiants. Par ailleurs, les effectifs ne justifient pas la création de ces trois parcours professionnels. 13
106 Points forts : La spécialité répond à une demande forte en matière d emploi dans des métiers émergeants. La professionnalisation est intense dans les parcours à finalité professionnelle. La formation bénéficie d une forte attractivité pour les professionnels/entreprises, notamment en formation continue. Points faibles : La création de 3 parcours professionnalisants différents n est pas justifiée par les effectifs. La lisibilité du dossier est faible en termes de contenu des enseignements et d organisation des parcours. Il n existe pas d attractivité pour les étudiants du secteur santé. La formation à la recherche est peu développée. Le taux de poursuite en doctorat est faible. L offre de formation de la spécialité est cohérente avec les enseignements de la mention «Santé publique», mais aucune interaction avec cette mention ne semble exister. La spécialité ne prévoit pas d enseignement ou de pratique de la langue anglaise. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement Le public visé par le parcours recherche inclut des étudiants des filières de santé. Pourtant, l analyse de l origine des étudiants ne révèle aucune attractivité pour ces filières, ce point mériterait d être discuté. Aussi, une interaction avec la mention «Santé publique» semble pertinente et permettrait d augmenter l attractivité pour les étudiants des filières de santé. Les 3 parcours professionnels pourraient être fusionnés. Cela augmenterait d autant plus la lisibilité de ces parcours pour les étudiants. Le parcours recherche semble jouer un rôle secondaire dans le dossier, on peut s interroger sur la justification de ce parcours dans la spécialité. L introduction de formations méthodologiques (analyses d articles, recherche bibliographique, communications scientifiques en anglais) permettraient aux étudiants d appréhender plus facilement le travail de recherche et d augmenter le taux de poursuite en doctorat. Sécurité sanitaire des aliments Présentation de la spécialité : Cette spécialité à finalité professionnelle vise à former des cadres dans le secteur agro-alimentaire, et notamment dans la gestion de la sécurité alimentaire. Les compétences visées vont de la gestion de la qualité, le marketing et le management jusqu au technico-commerce. La spécialité se veut complémentaire de la spécialité à finalité recherche «Nutrition et physiologie vasculaire». Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) * Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) * le devenir des étudiants est analysé à 6 mois. 14
107 Appréciation : La spécialité propose une véritable préparation à l insertion professionnelle dans les domaines de l agroalimentaire et de la sécurité alimentaire. Pourtant, l insertion professionnelle est faible à la sortie du M2 (40 %) et modérée après 6 mois (60 %), et le dossier n indique pas si les postes correspondent aux métiers ciblés par la formation. Les aspects professionnalisants sont nombreux de par l objectif même de la formation avec des enseignements de méthodologie et de Normes Qualité. Une UE conséquente (60 h) est consacrée à la connaissance de l entreprise. Les professionnels extérieurs assurent 50 % des enseignements et la centaine d entreprises conventionnées avec l université (la liste n a pas été fournie) permet l accueil des stagiaires. Les étudiants ont la possibilité de poursuivre éventuellement en doctorat, mais aucun cas n a été recensé actuellement, et les enseignements ne correspondent pas à cette orientation. Points forts : La spécialité permet une très bonne préparation à l insertion professionnelle. L adossement à des entreprises est fort. La pratique de l anglais occupe une place importante dans les enseignements. Points faibles : La formation n est pas adaptée à tous les débouchés visés (technico-commerce, marketing ). Malgré une bonne préparation à l insertion professionnelle, le taux d insertion réel (à 6 mois) reste perfectible (60 %). Le dossier mentionne que les diplômés auraient la possibilité de poursuivre en doctorat. Cependant, il n existe pas de lien avec la recherche. L étudiant a la possibilité de choisir des UE dans la spécialité «Nutrition et physiopathologie vasculaire». Les UE proposées sont cependant peu adaptées pour les étudiants de cette spécialité. Aussi, il n est pas précisé quelles UE sont obligatoires et combien sont à choisir. Il n existe pas de véritable ouverture à l international. Le dossier est peu renseigné en général. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement Les taux d insertion à 6 mois sont relativement faibles, il serait intéressant de connaître le devenir des diplômés à plus long terme. Aussi, il conviendrait d évaluer les besoins des entreprises partenaires en cadres comme ils sont formés par la spécialité. Les aménagements réalisés dans la présente maquette et visant à améliorer l insertion professionnelle devraient être indiqués pour renforcer le dossier (et le document aurait mérité d être plus étoffé d une manière générale, surtout concernant les postes occupés, l évaluation ). Des formations permettant d acquérir des compétences en techniques de vente, et plus généralement en lien avec le commerce et le marketing, pourraient également aider à une insertion dans le domaine commercial. L étudiant semble avoir la possibilité de personnaliser son parcours en choisissant des UE de la spécialité «Nutrition et physiopathologie vasculaire». Les modalités de cette personnalisation de parcours devraient être plus clairement indiquées. Les responsables de la formation sont invités à réfléchir sur des propositions d UE plus pertinentes et mieux adaptées aux étudiants de la spécialité. Par ailleurs, au vu du dossier, il semblerait pertinent de fusionner cette spécialité avec la spécialité «Nutrition et physiopathologie vasculaire» et de proposer au sein d une spécialité commune un parcours à finalité recherche et un parcours professionnalisant. Ceci permettrait également d avoir un lien avec des laboratoires de recherche et ainsi de faciliter une poursuite en doctorat. 15
108 La politique d ouverture à l international n est pas précisée. Des chercheurs et enseignants-chercheurs sont invités à dispenser des enseignements, mais aucun détail n est donné sur l origine de ces intervenants, et sur leur participation réelle dans les enseignements. Une réflexion sur une mutualisation possible avec des UE de la mention «Qualité» pourrait être menée. D une manière générale, le dossier aurait dû fournir davantage de renseignements pour permettre d évaluer la spécialité à sa juste valeur. Sciences de la santé et du développement à l international Présentation de la spécialité : Ouverte pour la première fois en 2010/2011, cette spécialité à pour objectif de rendre l offre de formation de la mention «Pathologie humaine» accessible aux étudiants d universités à l étranger, notamment des pays du Sud, et de former des futurs cadres de la recherche biomédicale dans les pays partenaires. A terme, un diplôme conjoint sera délivré aux étudiants des établissements partenaires. Ceci vise notamment une meilleure insertion professionnelle (y compris en thèse) des étudiants des pays associés. L ensemble Aix-Marseille Université bénéficiera en retour du dynamisme lié à la diversité de la population étudiante. Indicateurs : Effectifs constatés SO* Effectifs attendus 65 Taux de réussite SO* Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) SO* Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) SO* Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) SO* SO** Spécialité ouverte pour la première fois en 2010 Appréciation : La spécialité est originale et structurante et sait tirer profit de la localisation géographique de la ville de Marseille et du soutien par la fondation Infectiopôle Sud pour proposer une formation inter-établissement et internationale. Elle permet aux étudiants étrangers d accéder aux enseignements théoriques et aux compétences liées à la mention «Pathologie humaine». L idée est originale et l enjeu est réel car il peut permettre de développer la recherche dans les pays partenaires. Il faut cependant tenir compte de la difficulté de suivre des enseignements par visioconférence et de la capacité d accueil des étudiants en stage ou en doctorat. L ouverture de cette spécialité en 2010 devrait donner quelques informations quant à ces interrogations. Points forts : L ouverture internationale est évidente, notamment vers les pays du Sud avec l intégration progressive de partenaires européens. La spécialité a un fort adossement aux laboratoires de recherche et bénéficie du soutien par l Infectiopôle Sud. La spécialité permet la diffusion de connaissances et de compétences à l échelle internationale. Des moyens de communication modernes sont utilisés dans le cadre des enseignements. Points faibles : La lisibilité concernant les modalités du choix et le contenu des UE est faible. Il existent potentiellement des difficultés liées à l éloignement (contact avec les enseignants, gestion des stages, recrutement, ) La capacité d accueil et les possibilités de développer la recherche dans les pays partenaires pourraient constituer un problème. Il manque une professionnalisation. 16
109 Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Pour une meilleure lisibilité du fonctionnement de la spécialité, il faudrait décrire précisément comment l étudiant doit choisir ses UE et préciser le contenu des UE des universités partenaires. Il pourrait être intéressant de proposer, en plus des visioconférences, des cours et enseignements interactifs en ligne (et en anglais). Les autres points faibles sont «potentiels» car la formation n a ouvert qu en 2010 et aucun bilan n est possible à l heure actuelle. Les remarques soulevées sont des points à surveiller même si l intégration de compétences professionnalisantes et transversales pourrait élargir les possibilités d insertion des étudiants. D une manière générale, il faudra être très vigilant sur la qualité de la formation et le suivi des étudiants. 17
110 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Prévention des risques et nuisances technologiques Présentation de la mention Ce master à finalité professionnelle propose deux spécialités, «Risques nucléaires» et «Risques professionnels et industriels», qui ont pour ambition de former des spécialistes de l évaluation, de la gestion et de la maîtrise des risques et nuisances technologiques. Les objectifs scientifiques d un tel master sont obligatoirement très pluridisciplinaires, ce qui induit un risque de dispersion, mais les porteurs du projet ont su en faire une présentation équilibrée et cohérente. Les objectifs professionnels sont très clairs dans le cadre d une formation en alternance. Indicateurs Effectifs constatés 32 Effectifs attendus par année Environ 30 Taux de réussite 97 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 95 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 94 % Bilan de l évaluation Appréciation globale : Il s agit d un master à finalité professionnelle qui existe depuis 20 ans environ. Cette formation bénéficie d une bonne notoriété. Le dossier est de bonne qualité et précise les modifications effectuées à la suite des remarques de l évaluation de l AERES en Il semble exister une volonté d amélioration continue de la qualité de ce master avec, au-delà de la certification ISO 9001, une adaptation régulière de l offre d enseignement. 1
111 Points forts : L attractivité du master est forte avec selon le dossier 160 candidatures pour environ 60 inscriptions (40 % des étudiants ne viennent pas du quart Sud-Est de la France). La formation en alternance proposée permet une excellente insertion professionnelle. Il existe une relation étroite et formalisée entre les formateurs et les entreprises recevant les étudiants. Les modalités de suivi et d encadrement académiques sont précisément décrites. Ce master est certifié ISO 9001 et bénéficie d une bonne notoriété nationale. Le suivi des indicateurs est précis. De nombreux anciens élèves sont impliqués dans le master et représentent des recruteurs potentiels. Points faibles : L adossement à la recherche apparaît limité. L auto-évaluation n a pas été transmise (une fiche analyse «atouts, faiblesse, opportunités, menaces» (AFOM) a été jointe). Le contenu spécifique d enseignement en seconde année de master (M2) de la spécialité «Risques professionnels et industriels» apparaît trop limité. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Afin de mieux correspondre à l intitulé de la spécialité, les enseignements spécifiques devraient être renforcés en M2. La formation, bien qu à vocation professionnelle, pourrait s adosser plus fortement à des laboratoires de recherche. La certification obtenue devrait avoir habitué les porteurs de projets à la pratique de l auto-évaluation, ce qui rend l absence de celle-ci surprenante. 2
112 Appréciation par spécialité Risques nucléaires Présentation de la spécialité : Cette spécialité a pour ambition de former des spécialistes de l évaluation, de la gestion et de la maîtrise des risques nucléaires. La 1 ère année de master (M1) est commune aux deux spécialités. Le M2 est quant à lui réalisé en alternance et comprend en particulier 12 crédits européens (CE) sur la sûreté nucléaire et les risques nucléaires. Indicateurs : Effectifs constatés Environ 15 Effectifs attendus Taux de réussite Environ 97 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Environ 95 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Environ 94 % Points forts : L enseignement est bien structuré. L adossement industriel est large, diversifié et de haut niveau. L implication de l Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN) est un atout. Il existe une large implication des professionnels dans l enseignement. La présentation de la formation en alternance est bien organisée et convaincante. Les effectifs sont assez élévés et stables. Points faibles : L adossement à la recherche est limité. L ouverture internationale est faible. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandation pour l établissement Des partenariats avec des structures de recherche pourraient être renforcés. 3
113 Risques professionnels et industriels Présentation de la spécialité : Cette spécialité a pour ambition de former des spécialistes de l évaluation, de la gestion et de la maîtrise des risques industriels et professionnels. Indicateurs : Effectifs constatés Environ 15 Effectifs attendus Taux de réussite Environ 97 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Environ 95 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Environ 94 % Appréciation : Le contenu de cette spécialité en termes d enseignements théoriques spécifiques apparaît faible pour l année du M2. Points forts : L adossement industriel est large, diversifié et de haut niveau. Les professionnels sont largement impliqués dans l enseignement. La formation en alternance est convaincante et bien encadrée. L adossement à la recherche est pertinent avec plusieurs unités labellisées. Les effectifs sont stables. Points faibles : La spécificité de cette spécialité ne repose en M2 que sur une seule unité d enseignement (UE) intitulée «Risques professionnels». Le contenu «conceptuel» de cette spécialité apparaît faible. L unité d enseignement (UE) «Management de projet» est très généraliste (avec seulement 4 h consacrées au «risk management»). L ouverture internationale apparaît trop limitée. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandation pour l établissement Il conviendrait de renforcer la spécificité et le contenu des UE de M2. 4
114 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerrannée - Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences et techniques des activités physiques et sportives Présentation de la mention L Université d Aix-Marseille 2 demande la reconduction avec modifications de la mention de master «Sciences et techniques des activités physiques et sportives» (STAPS). Pour l essentiel, ces modifications portent sur une réorganisation de la structure même de cette mention qui, de trois spécialités et quinze parcours, passera à une organisation où les quinze parcours seront redistribués au sein de sept spécialités. Cette nouvelle structuration apportera un gain avéré en termes de cohérence et de lisibilité de l offre de formation, autant auprès des étudiants que des futurs employeurs. Cette mention répond à une demande forte et bien identifiée dans des secteurs professionnels très diversifiés tels que la bio-ingénérie, le coaching, l éducation, l ergonomie, le management, la recherche, la santé etc. A l adéquation des contenus d enseignement avec les attentes des professionnels constitutifs de ces secteurs d activités répond un taux d insertion professionnel très élevé de cette formation. L élément déterminant de l excellence de cette mention est son inscription au sein dans une offre de formation inter-régionale concertée et complémentaire. En effet, elle repose depuis plusieurs années sur une collaboration avec trois autres universités (Avignon, Montpellier et Nice). L accès à cette mention de master est offert à toutes les licences STAPS, avec une fréquentation croissante d étudiants venant d autres académies (15 %) ou de l étranger (6 %). En M2, l origine des étudiants est très diversifiée, témoignant d une grande attractivité. 1
115 Indicateurs Effectifs constatés Effectifs attendus Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - M1 stabilisés à M2 en augmentation, actuellement à M1 700 dès M2 entre 350 et M1 environ 48 % - M2 environ 80 % - Etudiants majoritairement satisfaits - Cours du tronc commun trop généralistes - Environ 80 % des étudiants diplômés ont obtenu un travail ou poursuivent leurs études (les 20 % ne répondent pas) - Organisation en seulement 3 spécialités (SMH, MOSS et IEAPS) avec 8 parcours au sein de l IEAPS n est pas assez lisible pour les étudiants et les professionnels (futurs employeurs) Bilan de l évaluation Appréciation globale : Le très fort ancrage scientifique dont bénéficie la mention de master STAPS (adossement à 23 laboratoires de recherche) permet de doter les étudiants d un socle scientifique commun, solide et pluridisciplinaire (tronc commun en M1), et d outils ou de méthodes d analyse leur permettant de comprendre les problèmes spécifiques auxquels ils seront confrontés dans leurs champs professionnels respectifs (grâce à des enseignements spécifiques en M1 et M2), et d y remédier. Cette mention STAPS est en effet conçue comme une articulation cohérente de quatre semestres, au cours desquels l étudiant est amené à se spécialiser progressivement au fur et à mesure de l affinement de son projet professionnel. Les nombreux liens tissés avec les acteurs des différents secteurs professionnels concernés par les sept spécialités de M2 favorisent la qualité de l insertion professionnelle des futurs diplômés. En effet, les interventions des professionnels dans la formation, ainsi que les stages permettent aux étudiants d approfondir leur connaissance des méthodes d analyse, de conception, de gestion et de remédiation, grâce à la confrontation et l appropriation de situations concrètes. Cette formation a fait la démonstration qu une articulation d envergure inter-régionale apporte aux formations en STAPS une visibilité, une cohérence et une complémentarité indiscutables, tout en maintenant une grande qualité et complémentarité au sein de l offre de formation. A ce niveau, l efficacité du pilotage est déterminante et indéniable, ainsi que la cohésion et la mise en place d un partenariat et d échanges entre les universités concernées. La qualité et la pluridisciplinarité de l équipe pédagogique, constituée d universitaires et de professionnels, sont le garant d une offre de formation riche et pertinente qui démontre, dans ce dossier, sa grande capacité à élaborer sa propre autoévaluation et la prise en compte de celle émanant de l établissement. Ainsi, malgré les très bons résultats obtenus, une restructuration importante a été envisagée en vue d améliorer encore la visibilité et la pertinence de cette formation au niveau national et international. Points forts : Articulation régionale conférant une très grande visibilité et un crédit important à cette formation. Offre de formation à l échelle du Grand Sud, riche, cohérente et complémentaire. Fort adossement à la recherche, ainsi qu aux secteurs socio-professionnels concernés. Bonne insertion professionnelle. Forte ouverture internationale. 2
116 Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l établissement Grâce à sa pluridisciplinarité, qui favorise les passerelles possibles avec les formations des autres domaines, et son articulation d envergure interrégionale, la mention de master STAPS a une place décisive dans l offre de formation de l Université d Aix-Marseille 2. Cette formation devrait à l avenir faire l objet d un soutien plus important dans la mise en place de procédures d évaluation et de suivi de cohortes des différentes spécialités ; ces procédures peuvent être systématisées et améliorées par la mise en place d un dispositif centralisé d évaluation, au niveau de l établissement. Par ailleurs, il serait souhaitable que les fiches RNCP rédigées soient ajustées en cas de besoin avec les fiches récemment définies au niveau national dans la discipline STAPS. Enfin, la fiche RNCP «recherche» n existant pas, les trois parcours de la spécialité «Sciences du mouvement humain» (SMH) pourraient être intégrés aux autres spécialités de la mention. 3
117 Appréciation par spécialité Sciences du mouvement humain (SMH) Présentation de la spécialité : L année de M2 recherche a pour finalité première de préparer des étudiants à s engager dans un doctorat. Formation à et par la recherche centrée sur la thématique du mouvement humain dans ses différentes déclinaisons scientifiques (i.e., physiologie, neurosciences, biomécanique, psychologie, sciences sociales etc.). Trois parcours sont possibles au sein de cette spécialité : «Biomécanique et contrôle perceptivo-moteur» (BCPM), «Physiologie de l exercice» (PE) et «Interactions psychosociales et mouvement humain» (IPMH). Les enseignements comprennent deux UE dispensées en CM, une UE dispensée en TD et une UE de stage en immersion complète dans un laboratoire de recherche labellisé d une durée de cinq mois, avec soutenance d un mémoire. Le projet scientifique est mené de sa conception à sa valorisation. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs en baisse de 29 en 2006 à 22 en 2008 Effectifs attendus 45 Taux de réussite Constant autour de % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 65 % poursuite d études,, 20,5% en emploi(taux de réponses 96 %) Appréciation : Cette spécialité est encadrée par une équipe pédagogique de haut niveau scientifique solide, et homogène dans les différents parcours de proposés. C est une excellente formation scientifique et méthodologique. Points forts : Excellent adossement à la recherche (haute et qualité des quinze laboratoires concernés). Suivi des étudiants efficace (e.g. soutenance non notée d un pré-projet de recherche en début de stage, permettant un recadrage rapide si nécessaire). Homogénéité de l organisation de la spécialité au niveau pédagogique. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l établissement La fiche RNCP «recherche» en STAPS n ayant pas été retenue au niveau national, les trois parcours de la spécialité «Sciences du mouvement humain» (SMH) pourraient être intégrés aux autres spécialités de la mention. 4
118 Management des organisations et services sportifs (MOSS) Présentation de la spécialité : L année de M2 professionnel a pour finalité première de former des managers aptes à assumer rapidement un poste à responsabilités dans la gestion, l organisation, le développement de projet au sein d entreprises en rapport avec le sport, le tourisme, les activités et/ou services sportifs. Deux parcours sont possibles au sein de cette spécialité : «Management des organisations sportives» (Marseille) et «Management des services du tourisme sportif» (Montpellier). La spécialité MOSS est adossée à la Chaire d excellence «Société, sport et management» (Fondation santé, sport et développement durable de l Université de la Méditerranée Aix Marseille 2) qui constitue un pôle d excellence innovant de formation, d expertise et de recherche sur les champs des sciences politiques, du sport et de son management, dans leurs applications publiques et privées. Les enseignements comprennent des UE dont les contenus sont fondamentaux, appliqués ou sous forme d études de cas et d un stage de six mois en milieu professionnel avec soutenance d un mémoire. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs stables d environ 55 Effectifs attendus 65 Taux de réussite Constant autour de 75 % Très bonne évaluation réalisée Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) par un cabinet extérieur et indépendant Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : C est une formation ancienne (1998), adossée à des équipes scientifiques prestigieuses et ayant fait ses preuves. Elle est de surcroît excellente. Points forts : Forte attractivité nationale (90 %) et internationale (10 %) avec candidats pour places. Excellente insertion professionnelle (quatre étudiants sur cinq ont un emploi dans les trois mois suivant l obtention du diplôme. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l établissement Il serait bien que la fiche RNCP rédigée soit ajustée, si nécessaire, avec celle récemment définie en STAPS au niveau national. 5
119 Ingénierie et ergonomie du mouvement humain (IEMH) Présentation de la spécialité : L année de M2 professionnel a pour finalité première de former des cadres dans le champ du développement d équipement et matériel sportif, de réhabilitation ou d assistance dans le domaine de la santé. Les enseignements comprennent sept UE correspondant à environ 350 heures et une UE de stage en milieu professionnel d une durée de 300 heures avec soutenance d un mémoire. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs stables d environ 15 Effectifs attendus 20 Taux de réussite Constant autour de 90 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Note de satisfaction moyenne de 6,5/10 30 % CDI, 23 % CDD, 15 % poursuite d études et 7 % sans emploi (taux de réponse 66 %) Note de satisfaction proche de 8/10 C est une très bonne formation qui semble avoir réussi à trouver une vraie spécificité au sein de la mention de master STAPS. Points forts : Ouverture à l international dans le cadre des stages. Place importante de l anglais dans la formation. Point faible : Formation adossée à un seul laboratoire de recherche. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il est souhaitable que cette spécialité soit mieux soutenue par les laboratoires auxquels la mention est adossée, et que l équipe pédagogique pense à une stratégie d augmentation des effectifs étudiants. Pour cette spécialité aussi, il conviendrait d ajuster la fiche RNCP avec celle que la discipline STAPS a récemment définie au plan national. Activités physiques pour la santé (AP&S) Présentation de la spécialité : L année de M2 professionnel, a pour finalité première de former des cadres en activités physiques au service d une amélioration de l état de santé de populations déficientes et présentant des facteurs de risque. Cinq parcours sont possibles au sein de cette spécialité : «Prévention des troubles de l adaptation et du comportement 6
120 alimentaire» (Marseille), «Réhabilitation en activités physiques adaptées» (Montpellier), «Prévention et éducation pour la santé par l activité physique» (Montpellier), «Gestion de la santé par l activité physique pour les personnes âgées» (Montpellier) et «Nutrition, activité physique, prévention, éducation, santé» (Nice). Les enseignements comprennent sept UE correspondant à environ 350 heures et une UE de stage en milieu professionnel avec soutenance d un mémoire et 15 heures de suivi de mémoire. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs stables d environ 80 Effectifs attendus 100 Taux de réussite Environ 80 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : C est une très bonne formation ayant acquis une reconnaissance nationale avérée. Fort consensus sur adéquation des enseignements aux missions assumées au niveau professionnel Points forts : Partenariat intéressant avec de nombreuses structures du secteur de la santé. Ouverture potentielle à l international avec projets en cours. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A+ Recommandations pour l établissement Les recommandations pour cette spécialité recoupent celles de la spécialité IEMH: le souhait d un soutien accru de la part des laboratoires d adossement de la mention, le développement de la formation continue ou de la formation en alternance, ainsi que l ajustement de la fiche RNCP. Sciences et techniques du coaching sportif (STCS) Présentation de la spécialité : L année de M2 professionnel a pour finalité première de former des cadres professionnels du coaching sportif capables de mettre en application des savoirs scientifiques et des savoir-faire au service de la performance et du bien être. Deux parcours sont possibles au sein de cette spécialité : «Préparation physique et réathlétisation» (Montpellier et Nice) et «Préparation psychologique et coaching» (Montpellier). Les enseignements comprennent six UE correspondant à environ 350 heures et une UE de stage en milieu professionnel d une durée de 350 heures avec soutenance d un mémoire. 7
121 Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs stables d environ 30 Effectifs attendus 65 Taux de réussite Environ % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 41 % CDD, 25 % profession libérale, 11,5 % poursuite d études, 10 % CDI, 6,5 % d abandon, 3 % salariés du public et 3 % à l étranger (taux de réponses 76 %) Appréciation : Cette spécialité se justifie parfaitement dans l organisation générale de la mention de master STAPS. Point fort : Le parcours «Préparation psychologique et coaching» est l unique formation française associée au «european master in sport and exercise psychology», diplôme européen préparé au sein d un réseau de douze universités de la communauté européenne dans le cadre d un programme Erasmus Socrates. Point faible : Signature des conventions avec les partenaires professionnels à finaliser. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Pour cette spécialité, il est tout aussi important d assurer un meilleur soutien de la part des laboratoires qui constituent l adossement recherche de la mention, de trouver une stratégie propre à stabiliser le nombre de candidatures, et de réactualiser la fiche RNCP sur le modèle de celle que ladiscipline a élaborée sur le plan national. Métiers de l enseignement et de la formation : éducation physique et sportive (MEF EPS) Cette spécialité sera évaluée a posteriori. Bio-ingénierie des implants et des tissus (BIT) Présentation de la spécialité : L année de M2 professionnel et recherche a pour finalité première de former des scientifiques aux techniques et concepts de la (bio)mécanique et des biomatériaux des systèmes complexes, que sont les dispositifs médicaux implantables. 8
122 Les enseignements comprennent cinq UE (210 heures) et d un stage (480 heures) de six mois en milieu professionnel ou dans un laboratoire de recherche avec soutenance d un mémoire. Indicateurs : Effectifs constatés Effectifs attendus 15 Taux de réussite Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) En création En création En création En création En création Appréciation : C est une spécialité d avenir, qui est appelée à jouer un rôle important dans la biomécanique et les biomatériaux en s appuyant sur une formation originale et pluridisciplinaire dans un secteur professionnel prometteur relevant des sciences pour l ingénieur et des sciences médicales. Points forts : Adossement à la recherche, à la clinique et au monde des entreprises. Spécialité mise en place de façon concertée avec le Faculté des sciences du sport, l Ecole supérieure d ingénieurs, la Faculté d odontologie et celle de médecine. Equipe pédagogique solide et conséquente. Points faibles : Effectifs envisagés réduits. Offre de formation à l international à développer. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement La finalité de cette spécialité, certes conçue de façon concertée avec la Faculté des sciences du sport, mais également l Ecole supérieure d ingénieurs, la Faculté d odontologie, ainsi que la Faculté de médecine, étant de former aux dispositifs médicaux implantables, le rattachement de cette spécialité à la mention STAPS interroge et n apparaît pas vraiment lisible et/ou approprié. Par ailleurs, cette spécialité devrait davantage envisager une ouverture à l international, qui est essentielle et vitale pour une spécialité de ce niveau, tant dans la recherche que dans la formation professionnelle. Enfin, elle devrait envisager les aspects de formation continue et par alternance et accueillir un nombre d étudiants plus important, compte tenu du nombre de structures parties prenantes dans la mise en place de cette nouvelle formation. Compétences complémentaires en informatique Présentation de la spécialité : La spécialité «Compétences complémentaires en informatique» (CCI) propose une formation en informatique à finalité professionnelle, en complément d une formation disciplinaire de niveau M2 déjà validée. La formation 9
123 s articule autour de la programmation, la gestion de bases de données et l Internet. L objectif est d acquérir les compétences techniques nécessaires à la maîtrise des outils logiciels dans différents secteurs d activités. Elle est proposée comme spécialité transversale aux différentes mentions du domaine «Sciences, technologies, santé» (à l exception toutefois de la mention «Informatique») et à quelques autres mentions de l AMU. Indicateurs : Effectifs constatés 23 Effectifs attendus 30 Taux de réussite 73 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) Appréciation : Cette spécialité apporte des compétences de base et avancées pour la maîtrise de l outil informatique dans un cadre professionnel, non nécessairement spécialisé, à savoir la gestion de bases de données, la programmation et le développement logiciel et Web. Elle vient en supplément d une compétence disciplinaire déjà acquise dans le cadre d un master afin de faciliter l insertion professionnelle. L analyse à deux ans du devenir des anciens étudiants montre des résultats très satisfaisants. La corrélation entre la profession et le master disciplinaire d origine n est toutefois pas spécifiée. Un flux intéressant de nouveaux entrants potentiels est évoqué dans les prévisions : les étudiants titulaires d un master «Enseignement» qui auraient échoué au concours du certificat d aptitude au professorat de l enseignement du second degré (CAPES). Points forts : Ce modèle d offre de formation a été adopté par plusieurs universités françaises, ce qui lui donne une visibilité nationale. Le nombre annuel de candidatures ( ) et d inscrits (30) semble confirmer son attractivité. Cette formation répond à un besoin de formation complémentaire en informatique pour des diplômés d autres disciplines qui peuvent trouver ainsi un emploi lié à l informatique. L exigence préalable de l obtention d un diplôme de master disciplinaire est cohérente avec l objectif de la formation. Points faibles : L objectif (scientifique et professionnel) de double compétence affiché par la spécialité apparaît ambitieux ; il s agit plutôt de compétence complémentaire. L évaluation de la formation par les étudiants est un peu sommaire. L articulation et le positionnement par rapport à la spécialité de même nom CCI proposée dans des mentions du domaine «Droit, économie, gestion» ne sont pas précisés. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A 10
124 Recommandations pour l établissement Les objectifs professionnels de cette spécialité mériteraient d être définis plus explicitement et, si possible, en prenant en compte la formation d origine. De plus, il serait très utile de préciser les critères de sélection des candidats et les profils des admis à suivre cette formation. Il faudrait lever l ambigüité concernant l appellation des deux propositions de spécialité CCI aux contenus et aux applications différentes, l une destinée plutôt au domaine «Sciences, technologies, santé», l autre au domaine «Droit, économie, gestion». 11
125 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2 Demande n S3MA Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Santé publique Présentation de la mention La mention «Santé publique» présentée résulte de la transformation d un master existant avec modification de deux spécialités et création de trois spécialités. Cette nouvelle version propose 10 spécialités (8 spécialités à finalité professionnelles (P) et 2 spécialités à finalité recherche (R)) pour des effectifs de 100 étudiants en premiere année de master (M1) et en seconde année (M2). Les 10 spécialités sont les suivantes : «Epidémiologie» ; «Méthodes quantitatives et économétriques pour la recherche en santé» ; «Encadrement des organisations de santé» ; «Prévention, éducation pour la santé, éducation thérapeutique» ; «Qualité et gestion des risques en santé» ; «Santé publique, société et développement» ; «Pratiques médico-sanitaires en situation de crise dans les pays en développement» ; «Handicap et santé» ; «Expertise et ingénierie des systèmes d information en santé» ; «Encadrement et ingénierie pédagogique des instituts paramédicaux». Le M1 comprend un tronc commun de 7 unités d enseignement (UE) pour 8 des 10 spécialités et un nombre d UE complémentaires variable selon les spécialités. L enseignement du M1 est spécifique pour les spécialités «Méthodes quantitatives et économiques pour la recherche en santé» et «Expertise et ingénierie des systèmes d information en santé». Indicateurs Effectifs constatés (M1/M2) 112/116 Effectifs attendus par année 100 Taux de réussite M2 55,8 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 95 % Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - 1
126 Bilan de l évaluation Appréciation globale : Le master «Santé publique» s inscrit bien dans l organisation licence-master-doctorat (LMD) d Aix-Marseille Université. L offre présentée en «Santé publique» est complète mais complexe, avec trois M1 différents et 10 spécialités (2 et 8 à finalités recherche et professionnelle, respectivement). L une des spécialités professionnelles est commune avec la mention «Qualité». La pertinence de l ensemble des spécialités n apparaît pas de façon évidente et ne semble pas se justifier par les flux ou la spécificité des formations. La nouvelle offre est mentionnée sans que les éléments nécessaires à l appréciation soient fournis dans le dossier. A sa lecture, il est difficile de comprendre pleinement l organisation et le pilotage de cette mention ; le document fourni est fréquemment imprécis, incomplet, voire incohérent. L adossement à la recherche est relativement faible même si on ne prend en compte que les spécialités recherche et le nombre d étudiants prévus (trois labos labellisés et une seule unité mixte de recherche (UMR) comme lieu de stage pour 50 étudiants attendus). Points forts : Ces formations répondent globalement à des débouchés et correspondent à des besoins réels tant sur le plan recherche que sur le plan professionnel. Il existe un bon socle universitaire local en santé publique. L offre est diversifiée. L environnement lié aux technologies de l information et de la communication pour l enseignement (TICE) est de qualité. Le recrutement d étudiants étrangers est favorisé par le télé-enseignement et le partenariat avec l Agence universitaire de la francophonie. Un enseignement d anglais existe en M1 dans le tronc commun. Points faibles : Le dossier déposé est globalement de faible qualité, souvent imprécis, incomplet et parfois confus. Les modalités de pilotage de la mention sont confuses, e.g. le nom des responsables de la mention diffère par exemple selon les pages. Rapporté aux effectifs constatés et attendus, le nombre de spécialités est très élevé. On peut s interroger sur la pertinence et la réalité des débouchés professionnels pour certaines spécialités. La mutualisation entre spécialités apparaît parfois insuffisante. Les interventions de professionnels extérieurs sont trop limitées dans certaines spécialités. Il n existe pas d évaluation formalisée des enseignements. L auto-évaluation est peu critique et donc d intérêt limité. Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : B 2
127 Recommandations pour l établissement Il serait utile de mettre en place un véritable pilotage du master, ce qui permettrait, entre autres choses, d améliorer la qualité des dossiers déposés. L organisation générale du master pourrait être simplifiée. Certaines des spécialités pourraient émarger comme des parcours d autres spécialités, permettant ainsi de renforcer le nombre d étudiants dans certaines spécialités et d éviter de réaliser des enseignements lourds pour des publics limités. Par exemple, les deux spécialités R pourraient être regroupées, les spécialités «Santé publique, société et développement» et «Pratiques médico-sanitaires en situation de crise dans les pays en développement» pourrait être mutualisées, de même que les spécialités «Handicap et santé» et «Encadrement des organisations de santé». Il serait possible de limiter le nombre de M1 et de proposer un vrai tronc commun à l ensemble des spécialités (avec éventuellement des parcours). La mutualisation des unités d enseignement (UE) pourrait être développée avec la mise en place de parcours définis en fonction des objectifs visés. La politique de stage (choix des lieux d accueil ) aurait méritée d être harmonisée et mieux décrite. Les interventions des professionnels extérieurs pourraient être accrues. Une réelle évaluation des enseignements serait nécessaire. Le suivi du devenir des étudiants devrait être amélioré. 3
128 Appréciation par spécialité Epidémiologie (R) Présentation de la spécialité : Les objectifs de cette spécialité sont de former les étudiants aux métiers de chercheurs, d enseignantschercheurs et de professionnels en épidémiologie pour les organismes de recherche, les hôpitaux et les agences sanitaires. Sur le plan pédagogique, le M1 est commun, pour 7 des 8 UE, aux autres spécialités à finalité professionnelle de la mention. En M2, la moitié des UE est consacrée à l épidémiologie et l autre moitié provient, semble t-il, de l ancienne spécialité R intitulée «Méthodes d analyse du système de santé». Indicateurs : Effectifs constatés (2008/2009) 10/13 Effectifs attendus par année 20 Taux de réussite (2008/2009) 92 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) >70 % * Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - *70 % des diplômés sont inscrits en doctorat. Appréciation : Cette spécialité résulte de la transformation d une spécialité existante, transformation concomitante de la création de l autre spécialité à finalité recherche. Elle semble plus ouverte vers le milieu professionnel ; ses aspects recherche bénéficieraient d un regroupement avec l autre spécialité recherche. Le nombre d étudiants est faible (10 à 13 inscrits ces trois dernières années) et ne justifie pas pleinement deux spécialités R dans la mention (d autant que l attractivité de l unique spécialité R proposée dans le contrat quadriennal est faible, i.e. 19 dossiers déposés pour 12 inscrits). Points forts : L équipe pédagogique est de qualité. Le pourcentage d étudiants issus du master et inscrits en doctorat (avec la spécialité recherche précedemment existante) est élevé (70 %). Points faibles : Les objectifs s inscrivent davantage dans une optique professionnelle que recherche. La cohérence de la formation est faible. L enseignement de la méthodologie de la recherche clinique semble insuffisant pour pouvoir afficher un débouché professionnel en recherche clinique L intitulé de la spécialité n est pas en pleine adéquation avec son contenu. Il est prévisible que le flux d étudiants pour chaque spécialité R sera plus faible à terme si 2 spécialités de ce type co-existent au sein de la mention. Le dossier manque de lisibilité et de précision. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C 4
129 Recommandations pour l établissement Compte tenu de la finalité de la spécialité, les objectifs devraient être revus et l offre de formation modifiée pour la rendre plus cohérente avec son intitulé, en renforcant par exemple l enseignement en méthodologie de la recherche clinique. La faible qualité du dossier ne permet pas de convaincre de la nécessité de créer deux spécialités à finalité recherche. Au regard des effectifs, une seule spécialité avec des parcours semblerait plus adaptée. Un regroupement avec la spécialité «Méthodes quantitatives et économétriques pour la recherche en santé» pourrait être envisagé. Méthodes quantitatives et économétriques pour la recherche en santé (R) Présentation de la spécialité : L objectif de cette spécialité est de former des étudiants aux méthodes quantitatives de traitement des informations médicales (modélisation biostatistique, modélisation économique, économétrie). L enseignement est spécifique aussi bien pour le M1, que pour le M2, très orienté vers l économétrie en ce qui concerne les UE obligatoires de M1. Il comprend néanmoins des UE de santé publique et de traitement de l information (notamment en M2) qui permettent d avoir une connaissance complète des méthodes de recherche nécessaires en santé publique, en épidémiologique et en économie de la santé. L enseignement est entièrement à distance avec une large utilisation des technologies de l information et de la communication pour l enseignement (TICE). Indicateurs : Effectifs constatés - Effectifs attendus par année 30 Taux de réussite - Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - Appréciation : Cette spécialité est assez originale et s appuie sur des enseignements bien adaptés. L adossement recherche est un atout pour la formation. Les formations axées sur les biostatistiques et/ou l économétrie sont nombreuses en France mais selon les responsables du dossier, il s agit de la seule formation spécifique au domaine de la santé. Points forts : L équipe pédagogique a une compétence reconnue. La thématique économétrie est originale dans le domaine de la santé. Les modalités d enseignement entièrement à distance sont bien adaptées au public ciblé. Les laboratoires marseillais auxquels cette formation sera adossée sont de qualité et bien adaptés à la thématique. L environnement TICE est apparemment très performant. 5
130 Points faibles : L offre en M2 est très complexe avec plus de 600h d enseignement proposées (11 UE de 56h) sans que les critères de choix soient indiqués. Le nombre de laboratoires de recherche associés est limité. Les laboratoires d accueil potentiels hors Marseille sont insuffisants ou insuffisamment décrits. Le dossier manque de lisibilité et de précision. Aucune information n est apportée, notamment sur les filières de recrutement. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Un regroupement avec la spécialité R «Epidémiologie» pourrait être envisagé. Pour améliorer la lisibilité de l offre, il serait pertinent d identifier des parcours en M2 afin de faciliter l orientation. Il serait nécessaire d accroître le nombre de laboratoires d accueil (autres que les deux laboratoires marseillais labellisés) en précisant les critères de leur choix. Encadrement des organisations de santé (P) Présentation de la spécialité : Cette spécialité vise à former des cadres pour les établissements d hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). Les objectifs professionnels sont bien décrits, i.e. fonction d encadrement et missions d expertises dans les établissements sanitaires et médico-sociaux, les agences régionales de santé (ARS) et les organismes de protection sociale. Le M1 est commun et comprend 7 UE communes avec 7 autres spécialités, une UE spécifique obligatoire («Droit social et gestion des ressources humaines») et 2 UE optionnelles bien adaptées à la spécialité. Indicateurs : Effectifs constatés (M1 + M2 : 2009/2010) Effectifs attendus par année (M1/M2) 20/20 Taux de réussite (M1 seul est ouvert) 9 sur 11 Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - Appréciation : Au vu du dossier fourni, il est très difficile de se faire une idée précise de cette spécialité. Pour autant, les objectifs professionnels de cette formation correspondent a priori à un besoin. Elle permet d acquérir des compétences pluridisciplinaires nécessaires à l encadrement dans le secteur sanitaire et social. 6
131 Points forts : Il existe de larges débouchés professionnels dans ce domaine. L apport pluridisciplinaire de la formation est un atout. Points faibles : Le dossier manque de lisibilité et de précision concernant l organisation, le contenu et les intervenants. Paradoxalement, le flux d étudiants est assez faible mais cette spécialité est récente (ouverture du M1 en 2008 comme un parcours?). L intérêt de certaines UE (par exemple «Anatomie» ou «Bases de physiologie») n est pas explicite, même si l acculturation à la médecine est indispensable. Les UE semblent majoritairement mutualisées avec les autres spécialités. L adossement à la recherche n est pas décrit. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement Il serait nécessaire de mieux préciser l organisation de cette spécialité et son articulation avec les autres spécialités. le public ciblé devrait être identifié, les UE de M1 destinées à l acculturation à la médecine devraient être adaptées en termes de contenu à cette formation, ce qui ne semble pas être le cas au regard des intitulés des UE proposées. Cette spécialité pourrait bénéficier d un regroupement avec la spécialité «Handicap et santé». Le dossier indique un doublement attendu des effectifs de M1 et de M2 sans que l on puisse juger de la pertinence de cette prévision. Il faudrait donc surveiller les effectifs en fonction de l évolution des besoins du monde professionnel. Même si il s agit d une spécialité à finalité professionnelle, l adossement à la recherche, ne serait-ce que par les activités de recherche des équipes pédagogiques, devrait être indiqué. L établissement devrait veiller à ce que les dossiers transmis contiennent l ensemble des informations nécessaires à l évaluation. Prévention, éducation pour la santé, éducation thérapeutique (P) Présentation de la spécialité : Les objectifs affichés sont de fournir aux étudiants les capacités à monter, mettre en œuvre, suivre et évaluer un projet d éducation thérapeutique ou de prévention, et les capacités de management et de formation à l animation. Le M1 est commun avec 7 autres spécialités pour 7 UE. Le M2 comprend diverses UE consacrées à l éducation pour la santé, à l éducation thérapeutique, et aux sciences humaines et sociales. 7
132 Indicateurs : Effectifs constatés M2) 14/19 Effectifs attendus par année 15 Taux de réussite (M2 : 2008/2009) 57,2 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 100 %* Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - *100 % de réponses. Sur les 8 diplomés de M2, 2 avaient déjà un emploi, 3 sont en CDD. Pas d information sur les non diplômés. Appréciation : Cette spécialité apparaît intéressante car elle répond à une évolution importante du rôle des professionnels de santé. Elle est également cohérente avec les recommandations de la Haute autorité de santé en matière d éducation thérapeutique. Il s agit d un domaine émergent dont on peut espérer le développement rapide. Points forts : Le programme pédagogique semble cohérent. La demande de formation dans ce domaine est en émergence et va s accroître. Points faibles : Le dossier manque de lisibilité et de précision. Le nombre de diplômés est faible et celui des diplômés bénéficiant d un emploi l est davantage. Les débouchés professionnels actuels sont peu apparents. Les aspects formation à et par la recherche ne sont pas abordés. La capacité de recrutement apparaît limitée. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement Les débouchés en termes d emploi devraient être davantage identifiés afin de mieux positionner cette spécialité dans le milieu professionnel. En effet, elle répond potentiellement à un besoin croissant en formation mais les taux de placement des étudiants ne semblent pas à la hauteur des attentes pour une formation professionnelle. Dans la mesure où cette formation peut s adresser à un public cible déjà en emploi, les modalités d enseignement devraient être mieux adaptées à la formation continue. Il serait nécessaire de préciser les aspects formation à et par la recherche. 8
133 Qualité et gestion des risques en santé (QGRS) Cette spécialité est commune aux mentions «Santé publique» et «Qualité» de l ensemble Aix-Marseille Université. Présentation de la spécialité : Cette spécialité professionnelle permet de former des spécialistes de la mise en œuvre de démarches de certification et de gestion des risques dans les établissements de santé. Au-delà de la maîtrise de la démarche qualité, la formation propose également l acquisition de techniques managériales. Elle présente un double affichage, puisqu elle est également proposée dans la mention «Qualité». Indicateurs : Effectifs constatés 20 Effectifs attendus 20 Taux de réussite 89,5 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants Bonne satisfaction non chiffrée, taux de réponses (taux de réponses) non évalué 17 % avaient un emploi avant la formation et l ont gardé, 67 % ont trouvé un emploi en lien avec la Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants formation, 14 % ont trouvé un emploi dans un autre diplômés ou non (taux de réponses) domaine, 3 % en recherche d emploi (97 %). Ces résultats concernent uniquement les étudiants diplômés Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants non évalué (taux de réponses) Appréciation : Cette spécialité correspond à des objectifs professionnels réels et des métiers en pleine expansion, des débouchés professionnels satisfaisants existent. Elle montre un bon taux d insertion professionnelle. Cependant, le dossier aurait mérité d être davantage renseigné, notamment sur les modalités de pilotage et d évaluation de la spécialité. De nombreuses UE sont a priori mutualisées avec la spécialité «Analyse qualité» (AQ) mais ce n est pas clairement indiqué dans le dossier QGRS. Composée de 4 enseignants-chercheurs seulement, l équipe pédagogique est extrêmement réduite. Les UE proposées dans cette spécialité permettent de couvrir l ensemble des problématiques liées à la qualité et aux problèmes connexes. Cependant, l enseignement de compétences transversales n est que trop peu proposé, qui plus est sous la forme d une UE optionnelle. Les effectifs sont stables (autour de 20 étudiants chaque année) mais le nombre de candidatures est faible (une trentaine par an). L origine des étudiants est seulement indiquée au niveau de leur nationalité ou de leur diplôme d entrée. Il aurait pourtant été important, pour évaluer le positionnement de cette spécialité dans la mention, de connaître précisément (et par année) le nombre d étudiants issus du M1 «Santé publique» et ceux venant du M1 «Qualité». Enfin, les liens avec la recherche sont quasi inexistants. Points forts : Les objectifs sont clairement exposés. La spécialité répond à une demande croissante du monde de la santé. Des intervenants des milieux socio-professionnels de compétences variées sont impliqués dans la formation, tant par l accueil régulier d étudiants que par leur participation aux enseignements. Les taux d insertion des étudiants sont bons. Le programme pédagogique proposé est en cohérence avec les métiers visés. 9
134 Points faibles : Le contenu des UE n est pas décrit (les responsables de la mention renvoient à une plaquette qui n a pas été fournie). Les mutualisations ne sont pas claires. L enseignement des compétences transversales est peu développé. Le double affichage de la spécialité dans les deux mentions «Qualité» et «Santé publique» est peu justifié. L équipe pédagogique n est pas suffisamment étoffée. Il y a des imprécisions, des approximations et des défauts d informations dans le dossier. Des indicateurs importants sont en particulier mal renseignés, e.g. nature des emplois occupés par les diplômés, nombre d étudiants venant du M1 «Santé publique» et du M1 «Qualité». Il n y a pas de formation à et par la recherche. Il manque des renseignements sur les aspects formation continue alors qu il y a un vivier de professionnels des établissements de santé à former. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement Si cette spécialité devait rester positionnée dans les deux mentions de master, il faudrait justifier sa double affectation en travaillant (ou en décrivant) mieux les avantages de ce double affichage. Il pourrait être envisagé de proposer d aborder les aspects recherche (techniques de pointe et analyse d articles par exemple) dans quelques interventions. Un élargissement de l équipe pédagogique serait profitable à cette spécialité. Il faudrait préciser les possibilités et les modalités d accès à cette spécialité en formation continue. Il serait utile aux lecteurs (futurs étudiants ou experts) de disposer d informations plus complètes sur cette spécialité. Santé publique, société et développement (P) Présentation de la spécialité : Le précédent contrat proposait une seule spécialité (Problèmes de santé et développement des systèmes de santé dans les pays tropicaux) qui a été scindée dans cette mention en deux spécialités, i.e. «Santé publique, société et développement» d une part, et «Pratiques médico-sanitaires en situation de crise dans les pays en développement», d autre part. L objectif de cette spécialité est de fournir aux étudiants les compétences indispensables pour participer à l évaluation et au développement des systèmes de santé dans les pays en développement à ressources limitées. Les objectifs en termes d acquisition de compétences et les objectifs professionnels tournés vers les pays en développement et les organisations non gouvernementales (ONG) sont bien décrits et cohérents avec les sorties professionnelles envisagées. Le M1 est commun pour sept UE avec sept autres spécialités de la mention. Il comporte par ailleurs une UE obligatoire spécifique («Santé en pays en développement» - PED) de 46h (30h cours, 16h de travaux dirigés), et deux UE optionnelles bien adaptées à la spécialité. Le M2 comporte 4 UE obligatoires (60h, 6 CE chacune) cohérentes avec les objectifs de la spécialité, 2 UE optionnelles à choisir parmi 12, et un stage de 5 mois minimum qui doit théoriquement se dérouler dans un pays en développement ou dans une structure travaillant à l aide au développement. 10
135 Indicateurs : Effectifs constatés (ancienne spécialité, M2, 2008/2009) Effectifs attendus par année 20 Taux de réussite (ancienne spécialité, M2, 2008/2009) 54 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 100 %* Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - *Résultats connus pour les diplomés de la spécialité «Problèmes de santé et développement des systèmes de santé dans les pays tropicaux»; pas de résultats pour les non diplômés. Appréciation : Il s agit d une spécialité correspondant à un créneau réel sur le plan professionnel, créneau peu développé dans d autres universités. Cette formation propose des enseignements appropriés et son ouverture paraît justifiée. Toutefois, il est regrettable de ne pas s appuyer aussi sur des agents de pays en développement. 13 Points forts : Il existe un partenariat avec l agence universitaire de la Francophonie. Cette formation utilise des modalités d enseignement présentiel ou à distance. Les enseignements et l équipe pédagogique sont de qualité avec une réserve concernant l absence d experts des pays en développement. Points faibles : Le nombre de diplômés est faible et le taux d échec est important (7 par an pour 13 inscrits). Les interventions de professionnels extérieurs (et en particulier de professionnels des pays du Sud) apparaissent trop limitées au vu de la thématique de cette spécialité. Les procédures de choix des stages ne sont pas clairement définies. 12 UE optionnelles sont proposées au 3 ème semestre pour 20 étudiants, sans que les critères de choix soient indiqués. Le 4 ème semestre ne comprendrait que 24 CE. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : B Recommandations pour l établissement Il serait nécessaire de réfléchir sur les critères de sélection des inscrits afin d éviter un taux d échec massif (près de 50 %) dont les raisons devraient être analysées. Il serait important d intégrer plus largement des professionnels extérieurs venant des pays du Sud dans cet enseignement, ce que permettrait l utilisation des TICE. Le choix des stages et les modalités de choix devraient faire l objet d une procédure identifiée garantissant la qualité de la formation. Le nombre d UE optionnelles devrait être réduit et/ou ces UE devraient être mutualisées. 11
136 Pratiques médico-sanitaires en situation de crise dans les pays en développement (P) Présentation de la spécialité : Cette spécialité a été créée à la suite de la transformation d une spécialité antérieure «Problème de santé et de développement des systèmes de santé dans les pays tropicaux». Son objectif est de former des professionnels capables de participer à la prévention et aux situations de crise dans les pays en développement. En M1, il est évoqué un tronc commun avec des spécialités très médicales («Prise en charge médicale en situation précaire» et «Chirurgie et urgence médicale en situation dégradée»). L enseignement réalisé au 2 nd semestre est très orienté vers la pathologie tropicale. En M2, il est indiqué un stage de 3 mois minimum au 4 ème semestre qui doit, idéalement, être réalisé dans un pays en voie de développement. Effectifs constatés (M2, 2008/2009) - Effectifs attendus par année 30 Taux de réussite (M2, 2008/2009) - Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - Appréciation : Cette spécialité en création semble en partie redondante avec la spécialité «Santé publique, société et développement». Le programme et l organisation pédagogique de cette spécialité sont confus et ne permettent pas d avoir un avis précis, mais ce programme ne semble pas en adéquation avec les objectifs affichés. Les intervenants professionnels viennent essentiellement de la Croix Rouge Française (11 sur 16), qui est manifestement un partenaire professionnel fort mais exclusif. Point fort : L idée de cette spécialité et l existence d un partenariat fort avec la Croix Rouge Française sont intéressantes. Points faibles : Le dossier manque de lisibilité et de précision. La cible et les objectifs professionnels semblent en partie redondants avec la spécialité «Santé publique, société et développement». L existence d un partenariat quasi exclusif avec la Croix Rouge, pour ce qui concerne les intervenants professionnels, pourrait constituer une limite. Le programme d enseignement du 3 ème semestre n est pas clairement décrit. La liste des UE ne semble pas très cohérente. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C 12
137 Recommandations pour l établissement Un regroupement pourrait être envisagé avec la spécialité «Santé publique, société et développement» car la création de deux spécialités n est pas suffisamment justifiée à la lecture du dossier. Il serait donc opportun de retravailler sur le projet de cette spécialité potentiellement intéressante mais dont le dossier n est manifestement pas mature au regard du grand nombre d incohérences qu il présente. L organisation pédagogique avec une plus grande participation de professionnels d horizons divers mériterait d être revue. Handicap et santé (P) Présentation de la spécialité : L objectif de cette spécialité est de former des cadres pour les organisations sanitaires, médico-sociales et sociales prenant en charge des personnes handicapées. Le M1 comprend sept UE communes avec les sept autres spécialités de la mention. Il n y a pas d autre UE obligatoire en M1 (curieusement, l UE «Eléments fondamentaux sur le handicap» n est pas prévue). En M2, deux UE ont trait au handicap. Les autres UE ne préparent pas vraiment à une fonction d encadrement de structure. L équipe pédagogique semble se limiter à quelques universitaires. Le nombre d étudiants est très faible (3 à 6). Indicateurs : Effectifs constatés (M2, 2008/2009) 6 Effectifs attendus par année 10 Taux de réussite (M2, 2008/2009) 100 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) 100 % * Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - *Résultats connus pour les diplomés des années précédentes mais pas de résultats pour les non diplômés. Appréciation : Le dossier est très mal renseigné et ne permet pas d évaluer pleinement la pertinence de la formation. Le positionnement et l organisation de la spécialité ne semblent pas cohérents avec la formation de cadre de structures prenant en charge des handicapés. Les objectifs semblent en grande partie redondants avec ceux de la spécialité «Encadrement des organisations de santé». Points faibles : Le dossier manque de lisibilité et de précision. Les effectifs sont très limités. Le programme et l organisation décrits ne correspondent pas à l objectif professionnel affiché d encadrement. L ensemble de cette spécialité ne repose en M1 et M2 que sur 2 UE de 56 heures concernant le handicap. Les intervenants potentiels sont limités à quatre hospitalo-universitaires, sans aucun intervenant professionnel extérieur. 13
138 Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l établissement Le dossier aurait mérité d être mieux renseigné. Cette spécialité pourrait bénéficier d un regroupement avec la spécialité «Encadrement des organisation de santé» pour émarger sous forme d un parcours. Expertise et ingénierie des systèmes d information en santé (P) Présentation de la spécialité : Les objectifs scientifiques sont de former les étudiants à la conception des systèmes d information, et à la maîtrise de leurs technologies. Les objectifs professionnels sont d acquérir des compétences permettant d exercer des métiers d encadrement et d expertise dans les domaines des systèmes d information dans des organisations hospitalières et sanitaires, les organismes de santé du secteur public ou privé. L enseignement est entièrement réalisé à distance. Cette spécialité comprend un M1 spécifique dédié aux outils méthodologiques, concernant le système d information en santé, le dossier de santé, les réseaux En M2, le programme comprend des UE sur les aspects juridiques du traitement de l information, l évaluation de la qualité des soins, la qualité de l information, et plus généralement sur l épidémiologie et les biostatistiques. Indicateurs : Effectifs constatés (M2, 2008/2009) 37 Effectifs attendus par année 25 à 30 Taux de réussite (M2, 2008/2009) 43 % Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) 100 % Appréciation : Cette spécialité qui a des débouchés professionnels importants, est portée par une équipe ayant une expertise reconnue dans le domaine. La formation est bien structurée et s appuie notamment sur des TICE pertinemment utilisées. L adossement recherche est solide et les enseignements sont assurés par des spécialistes du domaine. 14
139 Points forts : L équipe pédagogique a une expertise reconnue dans ce domaine. L enseignement est réalisé à la fois en présentiel et à distance avec un environnement TICE apparemment très performant. L organisation pédagogique apparaît cohérente. L évaluation est prise en compte et des mesures correctives sont proposées. Cette spécialité répond à un besoin réel avec une très forte demande d inscription (près de 200 candidatures par an pour 30 à 35 inscrits). Le partenariat avec l agence universitaire de la Francophonie permet l accès à des étudiants étrangers. Il existe une large ouverture aux différents professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmières, techniciens, secrétaires ) dans le cadre de la formation continue notamment. L adossement à la recherche est solide. Points faibles : Le pourcentage de réussite (environ 50 % des inscrits obtiennent leur diplômes) est faible. Les interventions de professionnels extérieurs semblent trop limitées. Aucune information n est disponible sur les aspects professionnels et les compétences associées. La mutualisation des UE avec les autres spécialités en particulier en M1 est perfectible. La durée des stages est limitée et leurs lieux et objectifs manquent de précisions. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : A Recommandations pour l établissement Il serait nécessaire de revoir les modalités de sélection des candidats afin d améliorer le taux de réussite et de mieux suivre le devenir des diplômés, comme cela est proposé par le pilotage de la spécialité. Les modalités de stage (lieux, encadrement ) devraient être précisées. L intervention de professionnels extérieurs devrait s accroître. Des mutualisations avec les autres spécialités en M1 pourraient être envisagées. Encadrement et ingénierie pédagogique des instituts paramédicaux (P) Présentation de la spécialité : L objectif de cette spécialité est de former à la santé publique et à la pédagogie les futurs enseignants titulaires qui seront impliqués dans l universitarisation des études infirmières. Actuellement, les formateurs (notamment en institut de formation en soins infirmiers) sont tous cadres de santé sortis des instituts de formation des cadres de santé qui font déjà un enseignement en santé publique et en pédagogie. Le M1 comprend sept UE communes avec sept autres spécialités de la mention. Il n y a pas d UE spécifique de la spécialité en M1. En M2, seules deux UE de pédagogie sont obligatoires pour cette formation, les autres sont reprises dans d autres spécialités. 15
140 Indicateurs : Effectifs constatés - Effectifs attendus par année 25 à 30 Taux de réussite - Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) - Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) - Appréciation : A la lecture du dossier, la création d une telle spécialité ne semble pas pleinement justifiée. Son contenu en dehors des deux UE de pédagogie est vague. La répartition des crédits européens (CE) sur chaque semestre n est pas équilibrée (36 et 24 pour le 3 ème et 4 ème semestre, respectivement). La formation qui existe déjà dans les instituts de formation des cadres de santé (IFCS) ne semble pas prise en compte dans la réflexion. Point fort : Cette formation s inscrit dans l universitarisation des professions paramédicales. Points faibles : Le dossier fourni est très incomplet, en dehors d une liste d UE et d intervenants. Les intervenants sont peu nombreux et majoritairement universitaires. Le contenu pédagogique est limité à deux UE concernant réellement cette thématique (ce qui semble davantage correspondre à un parcours qu à une spécialité individualisée). Les formations déjà existantes ne sont pas suffisamment prises en compte. Aucun partenariat n est apparemment prévu avec un ou des IFCS. Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l établissement En l état, la pertinence de cette spécialité devrait être davantage étayée. Les compétences proposées pourraient être acquises dans un parcours d une autre des spécialités de cette mention. 16
141 Evaluation des diplômes Masters Vague B ACADEMIE : AIX-MARSEILLE Etablissement : Université de la Méditerranée Aix-Marseille 2 Demande n S3MA1200O3487 Domaine : Sciences, technologies, santé Mention : Sciences cliniques infirmières Présentation de la mention La mention «Sciences cliniques infirmières» est un master à orientation professionnelle qui a pour objectif de former des infirmier(e)s spécialisé(e)s dans certains domaines (cancérologie, gérontologie) ou des infirmières coordinatrices (spécialité «Parcours complexes de soins»). Les métiers affichés sont distincts des fonctions d encadrement. Cette mention concerne des professionnels titulaires du Diplôme d etat d infirmière en poste depuis au moins 4 ans dans un établissement de santé ou médico-social ou exerçant à domicile, et titulaires d un diplôme d université ou d une formation certifiante. Elle comprend une 1 ère année de master (M1) commune à toutes les spécialités, réalisée par l Ecole des hautes études en santé publique (EHESP) à Paris, école avec laquelle Aix-Marseille Université a une convention. Le dossier est déposé en cohabilitation avec l EHESP. Le M1 a débuté au cours de l année La 2 ème année (M2) doit être réalisée à Aix-Marseille et comprend 3 spécialités («Cancérologie», «Gérontologie», «Parcours complexe de soins»). Il est prévu d y adjoindre à mi-parcours 2 autres spécialités («Allergologie», «Dialyse») qui ne font pas l objet de ce dossier. Indicateurs 9 étudiants en Effectifs constatés et attendus, taux de réussite 6 étudiants ayant validé le master 1 Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants - Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non - Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants - * La formation a débuté pour le M1. Il n y a pas de données concernant les flux en M2. Bilan de l évaluation Appréciation globale : La formation proposée ne correspond pas à ce qui est attendu d un master à finalité professionnelle. Elle s inscrit dans un dispositif de formation continue et a du mal à se positionner dans le dispositif licence-masterdoctorat (LMD). La formation proposée est plus du niveau d un diplôme d université ou une spécialisation d infirmière relevant des Intituts de formation en soins infirmiers (IFSI). La formation est tubulaire, sans grande mutualisation avec d autres masters d Aix-Marseille Université, et sans mutualisation entre les 3 spécialités au niveau M2. 1
142 Les objectifs scientifiques ne sont pas clairement déclinés et les objectifs professionnels affichés ne permettent pas d identifier l acquisition de compétences spécifiques sur le plan professionnel (sauf pour la spécialité «Parcours de soins complexes»). La durée et les objectifs des stages ne sont pas détaillés. L adossement aux milieux socio-professionnels est faible. Par ailleurs, les employeurs potentiels ont déjà, au sein des services concernés par les spécialités, proposé le personnel correspondant, et des débouchés professionnels nouveaux n existent pas réellement. Les flux d étudiants constatés sont d ailleurs très faibles pour une mention avec 3 spécialités proposées et 5 spécialités envisagées à terme. Point fort : Ce master s intégre dans la réflexion sur l universitarisation des professions de santé. Points faibles : Les flux d étudiants sont très faibles. Le lien et l articulation M1-M2 en termes de programme ne sont pas évidents. Les pré-requis et les conditions d accés en M1 (4 ans d ancienneté) et en M2 (5 ans d ancienneté) ne semblent pas très cohérents. Le dossier principal est peu lisible et manque de précisions (volumes horaires, organisations pédagogiques, pilotage des stages, pré-requis). Aucune donnée n est fournie sur le pilotage mis en place et sur les modalités de l auto-évaluation. Il n y a pas d information sur la prise en compte de l auto-évaluation. Il n y a pas d engagement réel des employeurs, ce qui rend les débouchés professionnels très aléatoires. Le dossier n explique pas concrètement la possibiltié de développer un axe recherche spécifique qui serait un élément important dans le cadre de la volonté politique affichée de développement d une recherche en soins infirmiers. L ouverture internationale est absente (échanges d étudiants et d enseignants). Notation Note de la mention (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l établissement Les objectifs scientifiques et professionnels en termes de compétences acquises devraient être précisés, et les aspects recherche mériteraient d être développés. Les pré-requis à l admission en M1 et l organisation pédagogique (volumes horaires, intervenants, durée et objectifs des stages, modalités de pilotage) devraient être plus précisément décrits. Il serait nécessaire d avoir des données issues des milieux professionnels sur les flux potentiels et la réalité des emplois sur le plan statutaire et salarial liées aux spécialités proposées. Les remarques concernant les points faibles et les recommandations formulées pour la mention s appliquent à chacune des spécialités. 2
143 Appréciation par spécialité Cancérologie Présentation de la spécialité : La spécialité «Cancérologie» est réalisée en M2 ; elle fait suite au M1 commun à toutes les spécialités, géré par l EHESP. Elle a pour objectif de former des infirmier(e)s spécialisé(e)s en cancérologie. Cette formation concerne des infirmier(e)s qui ont fait le M1, ou qui entrent directement en M2 et ont rédigé un dossier professionnel comprenant un CV avec leurs compétences développées, une lettre de motivation, un projet professionnel et la présentation d une problématique cancérologique. Indicateurs : Effectifs constatés S0* Effectifs attendus 25 Taux de réussite S0* Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) S0* Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) S0* Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) S0* * La formation a débuté en pour le M1. Il n y a pas de données concernant le flux en M2. Appréciation : L appréciation concernant le M1 commun à toutes les spécialités est identique à celle de la mention. En M2, l enseignement est spécialisé en cancérologie de type diplôme d études spécialisées complémentaire (DESC) d Oncologie. Il comprend sept unités d enseignements (UE) et deux stages à l Institut Paoli-Calmettes (au 3 ème (S3) et 4 ème semestre (S4), respectivement) d une durée et avec des objectifs non précisés. Certaines UE sont très «médicales» et non infirmières, même spécialisées. Le volume horaire des UE n est pas détaillé. Les intervenants sont essentiellement précisés pour le S3. Point fort : Cette spécialité s intégre dans la réflexion sur l universitarisation des professions de santé. Points faibles : Les flux d étudiants sont très faibles. Le lien et l articulation M1-M2 en termes de programme ne sont pas évidents. Les pré-requis et les conditions d accés en M1 (4 ans d ancienneté ) et en M2 (5 ans d ancienneté) ne semblent pas très cohérents. Le dossier principal est peu lisible et manque de précisions (volumes horaires, organisations pédagogiques, pilotage des stages, pré-requis). Aucune donnée n est fournie sur le pilotage mis en place et sur les modalités de l auto-évaluation. Il n y a pas d information sur la prise en compte de l auto-évaluation. Il n y a pas d engagement réel des employeurs, ce qui rend les débouchés professionnels très aléatoires. Le dossier n explique pas concrètement la possibiltié de développer un axe recherche spécifique qui serait un élément important dans le cadre de la volonté politique affichée de développement d une recherche en soins infirmiers. L ouverture internationale est absente (échanges d étudiants et d enseignants). 3
144 Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l établissement Les objectifs scientifiques et professionnels en termes de compétences acquises devraient être précisés, et les aspects recherche mériteraient d être développés. Les pré-requis à l admission en M1 et l organisation pédagogique (volumes horaires, intervenants, durée et objectifs des stages, modalités de pilotage) devraient être plus précisément décrits. Il serait nécessaire d avoir des données issues des milieux professionnels sur les flux potentiels et la réalité des emplois sur le plan statutaire et salarial liées aux spécialités proposées. Gérontologie Présentation de la spécialité : Réalisée en M2, la spécialité «Gérontologie» a pour objectif de former des infirmier(e)s spécialisé(e)s en gérontologie. Elle fait suite au M1 commun à toutes les spécialités, géré par l EHESP. Elle concerne des infirmier(e)s qui ont suivi leur M1, ou rentrant directement en M2 et ayant rédigé un dossier professionnel comprenant un CV avec leurs compétences développées, une lettre de motivation, un projet professionnel et la présentation d une problématique gérontologique. Indicateurs : Effectifs constatés S0* Effectifs attendus 25 Taux de réussite S0* Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) S0* Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) S0* Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) S0* * La formation a débuté en pour le M1. Il n y a pas de données concernant le flux en M2. Appréciation : L'appréciation générale est identique à celle de la mention. L appréciation concernant le M1 commun à toutes les spécialités est identique à celle de la mention. En M2, il s agit d un enseignement spécialisé de gérontologie de type DESC de Gériatrie. Les données concernant cette spécialité sont très imprécises. Le volume horaire des UE n est pas clairement détaillé. Le nombre de crédits européens (CE) pour le M2 serait de 36? Les intervenants universitaires et professionnels ne sont pas précisés. L existence d un stage, sa durée et ses objectifs ne semblent pas indiqués. Point fort : Cette spécialité s intégre dans la réflexion sur l universitairisation des professions de santé. 4
145 Points faibles : Les flux d étudiants sont très faibles. Le lien et l articulation M1-M2 en termes de programme ne sont pas évidents. Les pré-requis et les conditions d accés en M1 (4 ans d ancienneté ) et en M2 (5 ans d ancienneté) ne semblent pas très cohérents. Le dossier principal est peu lisible et manque de précisions (volumes horaires, organisations pédagogiques, pilotage des stages, pré-requis). Aucune donnée n est fournie sur le pilotage mis en place et sur les modalités de l auto-évaluation. Il n y a pas d information sur la prise en compte de l auto-évaluation. Il n y a pas d engagement réel des employeurs, ce qui rend les débouchés professionnels très aléatoires. Le dossier n explique pas concrètement la possibiltié de développer un axe recherche spécifique qui serait un élément important dans le cadre de la volonté politique affichée de développement d une recherche en soins infirmiers. L ouverture internationale est absente (échanges d étudiants et d enseignants). Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l établissement Les objectifs scientifiques et professionnels en termes de compétences acquises devraient être précisés, et les aspects recherche mériteraient d être développés. Les pré-requis à l admission en M1 et l organisation pédagogique (volumes horaires, intervenants, durée et objectifs des stages, modalités de pilotage) devraient être plus précisément décrits. Il serait nécessaire d avoir des données issues des milieux professionnels sur les flux potentiels et la réalité des emplois sur le plan statutaire et salarial liées aux spécialités proposées. Parcours complexes de soins Présentation de la spécialité : Cette spécialité, réalisée en M2 après le tronc commun à toutes les spécialités de la mention, propose de former des infirmières coordinatrices de soins (telles qu elles peuvent exister actuellement) dans les consultations multidisciplinaires. Indicateurs : Effectifs constatés S0* Effectifs attendus 25 Taux de réussite S0* Résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) S0* Résultat de l analyse à 2 ans du devenir des étudiants diplômés ou non (taux de réponses) S0* Résultat de l analyse à 2 ans de la formation par les sortants (taux de réponses) S0* * La formation a débuté en pour le M1. Il n y a pas de données concernant le flux en M2. 5
146 Appréciation : L appréciation concernant le M1 commun à toutes les spécialités est identique à celle de la mention. En M2, l enseignement est peu diversifié : le 3 ème semestre (4U E) est exclusivement consacré sur le plan théorique à une méthode d amélioration de la qualité des soins : le chemin clinique. L enseignement du 4 ème semestre est centré sur la coordination ville-hôpital. Le volume des horaires des UE n est pas précisé. Le contenu de l enseignement correspond plutôt à une formation au chemin clinique pouvant être réalisée dans le cadre d un diplôme universitaire (DU). L appréciation générale est identique à celle de la mention. Cependant, pour cette spécialité, les objectifs en termes d acquisition de compétences sont précisés. Le métier correspondant existe (coordinatrice de parcours patient), mais les emplois sont encore rares aujourd hui. Point fort : Cette spécialité s intégre dans la réflexion sur l universitairisation des professions de santé. Points faibles : Les flux d étudiants sont très faibles. Le lien et l articulation M1-M2 en termes de programme ne sont pas évidents. Les pré-requis et les conditions d accés en M1 (4 ans d ancienneté) et en M2 (5 ans d ancienneté) ne semblent pas très cohérents. Le dossier principal est peu lisible et manque de précisions (volumes horaires, organisations pédagogiques, pilotage des stages, pré-requis). Aucune donnée n est fournie sur le pilotage mis en place et sur les modalités de l auto-évaluation. Il n y a pas d information sur la prise en compte de l auto-évaluation. Il n y a pas d engagement réel des employeurs, ce qui rend les débouchés professionnels très aléatoires. Le dossier n explique pas concrètement la possibiltié de développer un axe recherche spécifique qui serait un élément important dans le cadre de la volonté politique affichée de développement d une recherche en soins infirmiers. L ouverture internationale est absente (échanges d étudiants et d enseignants). Notation Note de la spécialité (A+, A, B ou C) : C Recommandations pour l établissement Les objectifs scientifiques et professionnels en termes de compétences acquises devraient être précisés, et les aspects recherche mériteraient d être développés. Les pré-requis à l admission en M1 et l organisation pédagogique (volumes horaires, intervenants, durée et objectifs des stages, modalités de pilotage) devraient être plus précisément décrits. Il serait nécessaire d avoir des données issues des milieux professionnels sur les flux potentiels et la réalité des emplois sur le plan statutaire et salarial liées aux spécialités proposées. Cette spécialité, sous réserve des remarques précédentes, trouverait probablement plus sa place dans la mention «Santé publique». 6
147 Observations du président
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149 1 Demande : S3MA Domaine : Droit, Economie, Gestion Mention : Aix-Marseille Sciences Economiques (AMSE) Spécialités : 4 Le Master AMSE bénéficiera du soutien marqué du Labex AMSE. Des ressources conséquentes seront affectées qu il s agisse des bourses pour attirer les étudiants étrangers, des vacations pour les «teaching assistants», ou de l AMSE alumni. Réponse relative à la mention Attractivité. Le rapport d évaluation souligne la nécessité d attirer des étudiants étrangers dans nos formations. L ancien Master Ingénierie Economique et Financière accueille déjà un certain nombre de ces étudiants. Cet accueil est facilité par l existence d un enseignement en anglais. L idée est bien évidemment de généraliser l expérience à l ensemble du M2 de la nouvelle maquette. Cependant, nous pouvons faire davantage. Comme la maquette le signale, notre attractivité repose essentiellement sur la réputation du GREQAM (désormais au cœur du Labex AMSE) et n a jamais été formalisée au moyen de conventions d échange. Nous comptons développer ce type de conventions au travers de deux schémas institutionnels. D une part, nous allons nous rapprocher de la cellule relations internationales de la Faculté des Sciences Economiques et de Gestion de l Université de la Méditerranée, en collaboration avec la DRI centrale. Cette cellule a déjà développé de nombreux liens avec des universités étrangères. D autre part, nous allons contacter nos partenaires de recherche (coauteurs, institutions liées par des partenariats formels comme les GDRI ou les laboratoires européens) et voir quelles collaborations nous pouvons entreprendre en matière d enseignement en Master. Nous allons également proposer, dans le cadre du Labex, de mettre en place un ensemble de bourses de M2 ouvertes à l international permettant d attirer des étudiants hors convention. Ces bourses devraient nous permettre d intégrer des étudiants anglophones d excellent niveau dans nos formations. Ce système est complété par la mise en place de «teaching assistant» afin de mieux lier le M et le D. Suivi des diplômés. Le rapport d évaluation souligne le manque d affichage des débouchés étudiants. Il s agit là encore d un point faible s expliquant par le manque de centralisation. En effet ce suivi existe, mais il a été réalisé par les laboratoires au niveau des doctorants, et par les responsables de spécialité au niveau des M2 professionnels. Nous allons entreprendre deux actions. Premièrement, nous allons centraliser l information existante et collecter celle qui nous manque sur les étudiants formés au sein des spécialités existant auparavant, qui constituent l ossature du Master AMSE. Deuxièmement, nous allons mettre en place un AMSE Alumni au niveau M et D. Cette création est déjà actée dans le Labex AMSE et fait l objet d un financement par l Université de la Méditerranée. L expérience vient d être menée dans le cadre du Magistère Ingénieur Economiste dont le diplôme de support était le Master IEF. L idée est donc de généraliser la procédure à l ensemble des étudiants afin d obtenir rapidement un annuaire des anciens puis d évoluer vers une association. Professionnalisation. Le rapport d évaluation insiste à plusieurs reprises sur le manque de professionnalisation des enseignements. Ce point semble fondamental. En effet, compte tenu des fusions effectuées et de la taille critique que nous cherchons à atteindre, il est certain que tous les diplômés n intègreront pas le programme doctoral. C est une réflexion qui n a pas été menée jusqu à présent puisque les négociations qui ont permis d aboutir à cette fusion des masters ont essentiellement impliqué les différents laboratoires et ont concerné la formation par la recherche (sauf peut-être pour la spécialité Finance). Il demeure que cette discussion fait néanmoins partie de notre agenda puisqu il reste une année avant la mise en œuvre de la formation. A notre décharge, il nous semblait qu attaquer tous les problèmes simultanément ne constituait pas nécessairement une bonne stratégie. Mais il est évident qu une telle modification implique également un engagement fort des responsables de parcours et suppose une discussion préalable. L objectif est de faire figurer, dans chaque parcours, un cours de référence effectué par une personnalité travaillant dans une institution nationale ou internationale ou dans une grande entreprise privée comme une banque ou une assurance. Ce cours de référence remplacerait partiellement l UE d ouverture (pour les spécialités Croissance et Développement, Econométrie et Economie Publique). Le cas de la Finance est plus particulier
150 2 puisqu il s agit là d une spécialité assez professionnelle en particulier avec l ouverture sur l Ecole Centrale Marseille qui va à l avenir jouer un rôle moteur. Spécialité Croissance et développement Il s agit en l état d une des spécialités les plus abouties du point de vue de la recherche puisqu elle impliquait la fusion des programmes de deux laboratoires. Reste à professionnaliser la formation. Cela ne devrait pas être trop problématique puisque l IRD qui est un des tutelles du Labex a son siège à Marseille. Nous pensons également à des intervenants de la Banque Mondiale mais cela reste encore à finaliser. Spécialité Econométrie Ce parcours est spécifique au GREQAM, sa mise en place a donc été plus facile. Il est à remarquer que la maquette de la spécialité Econométrie prévoit déjà une UE de compétence professionnelle. Il s agit maintenant de trouver un ensemble d intervenants désireux de réaliser ces enseignements et disposés à offrir des stages aux étudiants. Spécialité Economie Publique et Philosophie Economique Des ajustements guidés par un souci de réalisme sont à prévoir. Pour être plus précis : 1. le parcours «Economie publique et imperfection des marchés» est l héritier direct du parcours économie publique du master IEF, il a donc été maintenu avec quelques ajustements 2. dans la cadre de la mise en place du Labex AMSE, le laboratoire SE4S a proposé de mettre en place un parcours santé ouvert à la fois sur la recherche et le milieu professionnel 3. la participation du GREQAM au projet de Labex Objectif Terre proposé par le CEREGE nous a amenés à développer un parcours économie de l environnement 4. la fusion des deux facultés d économie et de gestion du site nous a amenés à intégrer le parcours «philosophie économique» dans l offre de formation du master AMSE. Une première version plus cohérente avec la structure d ensemble a été rejetée au profit de la version jointe au dossier. Par ailleurs, nous sommes d accord avec l idée de professionnaliser d avantage les parcours environnement et santé. Spécialité Finance La professionnalisation est effectivement un point prioritaire dans cette formation puisque c est ici que nous pensons avoir le plus fort bataillon d étudiants. Un certain nombre d intervenants extérieurs participent déjà au parcours «Econométrie bancaire et financières». Un même travail devra être effectué au niveau de «Finance et Assurance». Le partenariat avec l Ecole Centrale Marseille devrait faciliter ce type de démarches. Demande : S3MA Domaine : Droit, Economie, Gestion Mention : Banque et Affaires Internationales Spécialités : 2 Réponse relative à la mention Cohérence au niveau des spécialités. Nous prenons acte de la remarque des évaluateurs de l AERES concernant la nécessité d approfondir les synergies entres les spécialités de M2. Ainsi, lors de la mise en place de la formation, notre souci prioritaire sera de mutualiser, autant que faire se peut, une partie de nos enseignements. La complémentarité des deux spécialités facilitera cette dynamique de mutualisation. Positionnement de la mention dans l offre de formation. Dans le cadre de la départementalisation de la nouvelle faculté d économie et de gestion, le master BAI prévoit des rapprochements avec
151 3 d autres masters voisins proches de ses thématiques. Ces initiatives permettront d améliorer sa lisibilité et sa taille critique, et par conséquent de renforcer encore son attractivité auprès des étudiants. Spécialité «Management des Risques Financiers»(MRF) Nous nous efforcerons d améliorer encore l adéquation de la formation à l évolution des métiers et des besoins exprimés par le secteur bancaire. Nous notons par ailleurs que le rapport de l AERES fait état d un taux de non-réponses de 30% dans l analyse à deux ans du devenir des étudiants. Nous devons préciser que le taux de non-réponse est en réalité sensiblement plus faible (25%) et qu il concerne pour l essentiel les étudiants internationaux qui changent d adresse électronique à l issue de leur cursus, ce qui rend problématique leur suivi. Il semble par ailleurs utile de préciser que, selon notre enquête couvrant la période , près de 92% des étudiants répondants occupent un poste de cadre à l issue de leur formation. Spécialité «Financement d Entreprises et d Affaires Internationales» (FEAI) Ouverture internationale. L ouverture internationale est une thématique majeure de la spécialité. Elle se concrétise tout d abord par la dimension internationale obligatoire dans les missions de stage et de projet. Ainsi ces missions doivent porter sur les stratégies internationales des entreprises (délocalisation, conquête de nouveaux marchés, recherche de partenaires ) et aboutir à la rédaction de business plan à l international. Plus du quart de nos étudiants réalisent leur stage à l étranger. Dans le cadre de la mobilité internationale, nos étudiants utilisent largement le programme d échange avec l Université de Chongqing et avec les partenariats propres à la faculté des Sciences Economiques et de Gestion. Ainsi, en , 44% de nos étudiants ont bénéficié d un programme de mobilité internationale (Irlande, Allemagne, Canada, Espagne, Italie, Norvège, Suède, Chine). Le master est en train de développer, avec l UQAM (Université du Québec à Montréal) et l IBS (International Business School, Université de Chongqing, Chine), une possibilité de réaliser une partie du cursus à l étranger. Enfin les cours d Ingénierie financière, Achats internationaux et Credit management seront dispensés en langue anglaise. Attractivité. L évolution du nombre de candidatures depuis 2007 est faussée par une modification du classement des dossiers : les étudiants peuvent déposer leurs candidatures sur les deux options de la spécialité FEAI. A partir de , il a été décidé de comptabiliser les dossiers uniquement en fonction du choix majeur. La baisse du nombre d étudiants correspond à une mise en conformité des locaux, les salles de cours ne peuvent pas recevoir plus de soixante étudiants. De ce fait, dans le cadre de la mutualisation des cours, le master ne recrutera pas plus de trente étudiants par spécialité. Correspondance entre le titre et son contenu. L intitulé de l option est «prévention des risques» et non pas «gestion des risques» comme noté par les évaluateurs, ce qui la différencie de la spécialité MRF. Le contenu de la formation se focalise sur la prévention des risques et positionne le décideur d entreprise bien en amont de la simple gestion des risques. Demande : S3MA Domaine : Droit, Economie, Gestion Mention : Economie Appliquée Spécialités : 5 Concernant les remarques faites au niveau de la mention ainsi que celles communes à plusieurs spécialités, les réponses suivantes sont apportées : Complémentarité avec AMSE : Le positionnement de la mention économie appliquée se distingue de celui d AMSE par son affichage résolument professionnel et opérationnel. Ceci conduit à une différentiation et une complémentarité dans les objectifs et la structuration de l offre pédagogique. Les objectifs des spécialités sont plutôt tournés vers l acquisition de savoirs faire dans le cadre d un ciblage des métiers pertinents. La structure de l offre pédagogique des spécialités fait ainsi une place
152 4 significative au management de projets et à une intervention des professionnels dans les unités d enseignement. Interventions des professionnels : Trois spécialités étant en création, les contacts sont en train d être développés. D une part il s agit de mettre en place des partenariats avec des structures pertinentes dans les thématiques des spécialités, tels que ceux qui sont déjà noués avec le Conseil Régional PACA, le CEA ou le pôle de compétitivité Cap Energies. D autre part dans chaque spécialité certaines unités d enseignement sont structurées comme des séminaires pilotés par un enseignant coordonateur qui fera appel à plusieurs intervenants professionnels afin de présenter les différentes manières de traiter une thématique en fonction des métiers et des types de structures (privées, publiques, associatives ). Initiation à la recherche : Nous envisageons d élargir le contenu de l unité d enseignement du deuxième semestre de M1 intitulée «projet professionnel» en explicitant la possibilité de choisir des thématiques orientées recherche qui seraient traitées en relation avec les laboratoires auxquels est adossée la mention. Spécialité «Aménagement du territoire» La faiblesse de l insertion professionnelle à deux ans provient de la spécificité de l insertion durable dans le secteur public territorial qui se fait par concours, mais sans emplois garantis. Cette spécificité rallonge et complexifie les stratégies d insertion professionnelles en sortie de M2 et il semble plus pertinent de les envisager sur un horizon de trois ans (80%). De plus, l effectif sur lequel a été calculée l insertion professionnelle est celui de la formation initiale. La formation accueille aussi un public de formation continue dont l insertion professionnelle à deux ans est plus élevée (90%). Par ailleurs, un DR CS faisant partie du GREQAM fera partie de l équipe pédagogique. Spécialité «Economie de l énergie et des ressources naturelles» Concernant l intervention de professionnels et les redondances avec AMSE, voir ci-dessus. Spécialité «Management et évaluation des projets et des programmes publics» Concernant l intervention de professionnels et les redondances avec AMSE, voir ci-dessus. Attractivité : Des efforts sont entrepris pour développer des partenariats au niveau national afin de garantir un élargissement des perspectives de stage et des débouchés. La recherche d'un partenariat avec la Société Française d'evaluation et l'organisation jointe de conférences pourraient permettre une meilleure connaissance de l'offre de formation, mais à ce jour, les contacts doivent être finalisés. Les complémentarités existantes avec les thématiques des autres spécialités de la mention permettraient d'augmenter l'arrimage avec le monde professionnel. Ces efforts contribueraient à renforcer la lisibilité et l'attractivité de la spécialité. Pour reprendre la remarque effectuée dans l évaluation, un effort plus marqué sur le développement du public de formation continue permettrait une meilleure attractivité. L'évaluation s'intègre dans des approches transversales qui sont souvent, avec le management des projets, à la base des plans d'évolution de carrière. L apprentissage est une autre piste qui sera envisagée, mais les partenariats sont plus longs à établir. Spécialité «Projets et politiques d aide au développement» Concernant l intervention de professionnels et les redondances avec AMSE, voir ci-dessus. Dimension environnementale : Suite à la remarque de l évaluateur, nous avons introduit une dimension environnementale par l offre d une unité d enseignement optionnelle mutualisée avec la spécialité «Economie de l énergie et des ressources naturelles» dont l intitulé est : Problématiques environnementales et aide au développement.
153 5 Demande : S3MA Domaine : Droit, Economie, Gestion Mention : Management Logistique et Stratégie Spécialité : 5 Spécialité «Management Logistique en milieu international» MALO La baisse de recrutement en 2010 est due à une sélectivité plus importante compte tenu de la réduction de la disponibilité des capacités d accueil. Le retour à un effectif d environ 32 à 35 étudiants est prévu dans le cadre de la création de la Faculté d Economie et Gestion, à la suite de la fusion des Universités et la création d Aix-Marseille Université au 1er janvier Spécialité «Logistique de soutien» LS La taille réduite de l effectif est due à l étroitesse de la niche professionnelle, par ailleurs de nature très concurrentielle avec la présence de plusieurs écoles d ingénieurs. Le partenariat avec l Ecole de l Air de Salon-de-Provence permet un niveau exceptionnel d insertion professionnelle grâce aux contacts existants avec les industries en relation avec les Armées. Les flux entrants ont été sécurisés avec désormais une trentaine de candidatures par an pour des capacités d accueil de 5 à 7 étudiants civils. Spécialité «Management de la distribution et des achats» DISA Il s agit de la spécialité la plus récente, dont le nombre de candidats à l entrée a été multiplié par quatre en trois ans ; les capacités d accueil réduites ont de fait généré une sélectivité très sévère. Le parcours MIID, issu d un ex-iup, est en cours de refonte pour améliorer son positionnement dans la Licence 3 Gestion de la future Faculté d Economie et Gestion, à la suite de la fusion des Universités et la création d Aix-Marseille Université au 1er janvier Le repositionnement est envisagé en faisant apparaître deux grandes orientations, à spécialisation progressive : le management des canaux de distribution ; le management des chaînes logistiques. Ceci permettrait une double «sortie» au niveau de la L3, soit en DISA, soit en MALO. Spécialité «Supply Chain Durable» (SCD) Cette création correspond clairement à une évolution des chaînes logistiques vers le management durable. De très nombreuses expériences de mutualisation en cours dans l industrie et la distribution en vue de réduire l empreinte carbone, mais aussi la refondation de logistiques urbaines sur le modèle de la City Logistik, confirment que de nouveaux métiers sont en émergence. Les relations étroites nouées entre le CRET-LOG (Centre de REcherche sur le Transport et la LOGistique) et le Club Déméter permettront de disposer d un large panel de professionnels intervenants. En outre, des mutualisations sont programmées avec le Master 2 MALO. Spécialité «Pilotage logistique et stratégie des entreprises et des organisations» La stabilisation des effectifs semble acquise avec un flux à nouveau croissant de candidatures compte tenu de l attractivité renouvelée du doctorat dans une spécialisation logistique (recrutements de MCF, recrutements en écoles de commerce). Demande : S3MA Domaine : Droit, Economie, Gestion Mention : Métiers de la Montagne Spécialité : 1 Lisibilité de la politique scientifique. Depuis la rentrée 2010 des liens deviennent opérationnels avec les différents laboratoires adossés à la formation : mise en place du lien avec la Fondation Santé, Sport et Développement Durable de l Université de la Méditerranée (Chaire Société Sport et Management), avec l Institut Méditerranéen d Ecologie et de Paléocologie (UMR CS IMEP 6116), avec le laboratoire SENS de l Université Joseph Fourier de Grenoble, avec le réseau «Sport Nature», avec la plate forme bioval, plate-forme technologique de Digne-les-Bains (IUT de l Université de Provence). Des recherches en cours dans le
154 6 programme A TIMSA (Territoire, Innovation, Marché et Sports dans les Alpes-LAHRA UMR 5190) participent à un ancrage et une lisibilité scientifique plus pérenne. Sur le plan du recrutement, la poursuite du recrutement d enseignants chercheurs (4) et doctorants (2) en tant que vacataires favorise ces liens avec la recherche. La conséquence directe de cette politique de recrutement est une augmentation du niveau d exigence universitaire des mémoires particulièrement en Master 2. Extrait des axes scientifiques énoncés en 2010 dans le document initial : «La relation «Sport, tourisme, aménagement et développement durable» devient un enjeu majeur en région PACA où territoires de moyenne et de haute montagne se côtoient (parcs naturels régionaux : Queyras, Verdon, Luberon, et parcs nationaux : Écrins, Mercantour). Au sein du master Métiers de la montagne, la réflexion sur cette relation est centrale, le traitement transdisciplinaire de ces questions étant privilégié. Les champs majeurs de positionnement de la formation restent la dimension environnementale liée à la pratique des Activités Physiques de Pleine Nature, les stratégies économiques anticipatrices de reconversion, modalités de prise en compte du concept de durabilité dans l'aménagement des territoires de montagne en relation avec le tourisme sportif et les réflexions sur les conséquences législatives de ces problématiques. Ces axes d'enseignement, de recherche, d'étude et d'expérimentation correspondent à une attente nationale et régionale, tant au niveau du secteur public que du secteur privé.» Adossement et formation à la recherche. La sélection accrue en Master 2 (passer de 33 étudiants en 2010 à 20 maximum en 2011) favorisera une formation à la recherche plus poussée avec une équipe pédagogique renforcée par des chercheurs reconnus (déjà au nombre de 11 dans l équipe actuelle) et futurs responsables des champs majeurs du master (Environnement-Aménagement et Tourisme-Loisirs) en Master 1 et 2. Dans ce contexte, l accès des étudiants de Master 2 aux projets de recherche des établissements partenaires sera facilité, opérationnel et renforcé, plus particulièrement avec l Institut Méditerranéen d Ecologie et de Paléocologie (UMR CS IMEP 6116-projet sur des études d impact flore en zone de montagne), le CRET LOG 881, Centre de Recherche d Economie des Transports et Logistique (Projets de recherche sur les déplacements en zone de montagne) et la Fondation Université de la Méditerranée Santé Sport et Développement Durable- Chaire société sport et management. Taille de la mention, absence de mutualisation. La spécificité territoriale (Gap) et le caractère unique et national de la formation et des enseignements dispensés ne favorisent pas pour l instant une mutualisation à grande échelle, certainement facilitée à l avenir dans la perspective de la fusion des trois universités d Aix-Marseille. Des projets de mutualisation en perspective avec le Master STAPS spécialité Management des Organisations et des Services Sportifs sur certains enseignements (économie du sport et développement durable) mais aussi avec le Master Economie Appliquée spécialité «Aménagement du Territoire» (Faculté d Economie et de Gestion) confirment cette évolution à court terme. Demande : S3MA Domaine : Droit, Economie, Gestion Mention : Ressources Humaines et Management Responsable des Organisations Spécialités : 4 Réponse relative à la mention Suivi des diplômés : ainsi que cela sera précisé pour chaque spécialité, chaque responsable de M2 s efforce depuis de nombreuses années de réaliser un suivi du devenir des étudiants diplômés, mais avec des moyens limités. Jusqu à une période récente, il n existait pas à l UFR des Sciences Economiques et de Gestion de moyens dédiés au suivi de l insertion professionnelle des étudiants. Chaque responsable parvenait à collecter des informations sur l insertion des étudiants au cours de l année qui suit l obtention de leur diplôme. Le suivi de leur parcours professionnel dans les années qui suivent n était pas fait de manière systématique. Néanmoins, les responsables de M2 ont depuis longtemps développé des moyens (association des anciens, fichier des anciens ) pour garder le contact avec les sortants. Mais dans la mesure où ces moyens sont davantage destinés à construire
155 7 des réseaux pour favoriser l insertion des jeunes diplômés, ils n ont jamais cherché à être systématiques et exhaustifs. L Université a récemment recruté et mis à disposition de l UFR du personnel pour intervenir sur le suivi de l insertion professionnelle en appui des responsables de formation. De manière plus générale, les efforts de suivi des étudiants au niveau de la mention seront complétés par une politique d'établissement forte visant à généraliser les enquêtes d insertion professionnelle de tous les diplômes "terminaux" (production des statistiques et exploitation au niveau central). Il est probable que pour les années à venir le suivi des diplômés en sera sensiblement amélioré. Spécialité «Gestion des compétences et des Ressources Humaines» Suivi des étudiants diplômés voir section Réponse relative à la mention Caractère de la formation sur la gestion des compétences. Les échanges avec les candidats et nos étudiants mettent en évidence que le fait que notre M2 affiche une spécialisation particulière en «gestion des compétences» constitue un de ses principaux facteurs d attraction. Cet intitulé constitue un élément de différenciation majeur par rapport aux nombreux M2 «Ressources Humaines» qui existent dans différentes universités. Dans le même temps, cette spécialisation est plutôt vue comme un atout pour l insertion de nos sortants parce que nous avons pris l option, depuis la création de ce M2, d y concevoir la gestion des compétences comme imbriquée dans les politiques RH de l entreprise, ses objectifs stratégiques et ses modes d organisation. Nos UE analysent systématiquement la gestion des compétences en lien avec le droit du travail et de la formation, les politiques RH (rémunération, gestion de la formation et des carrières, égalité professionnelle), la gestion du changement, les stratégies d entreprise, les conditions de travail, etc. De ce fait, si une part de nos sortants travaille bien spécifiquement dans la conception et la mise en œuvre de démarches de gestion des compétences, ils sont nombreux à travailler dans les domaines plus larges de la formation, la gestion des carrières, etc. où leur compétence en matière de gestion des compétences est perçue comme une valeur ajoutée. Spécialité «Economie sociale et solidaire : organisation et projets». Suivi à long terme des diplômés de la spécialité - voir section Réponse relative à la mention Spécialité «Dynamique des organisations, travail et ressources humaines» Comme souligné dans le rapport, cette spécialité désormais indifférenciée a été refondue pour offrir à la fois des débouchés en termes de recherche (poursuite en thèse) et en termes d insertion professionnelle directe (chargés d étude dans des organismes comme l Observatoire Régional des Métiers, le Centre d Etudes et Recherche sur l Emploi et les Qualifications, l ANACT, consultants dans des cabinets conseil en management des organisations et RH, chargés de mission dans des collectivités territoriales dans les domaines de l emploi et de la formation ). La refonte de la formation ne devrait pas bouleverser la nature des emplois occupés par les diplômés mais il devrait donner aux étudiants plus de visibilité sur les débouchés possibles de cette formation au-delà des carrières dans le champ de la recherche académique. Cette refonte de la spécialité a également pour objectif de contourner la fuite des étudiants des masters recherche (observée au delà de cette mention). Ainsi, la redéfinition de la spécialité devrait permettre à la fois d accroître les effectifs, de limiter les renoncements en cours d année, mais aussi d améliorer les taux de réussite par une meilleure adéquation entre les projets des étudiants s inscrivant dans la spécialité et l offre de formation proposée. Spécialité «Alter management et responsabilité sociale de l entreprise : experts RSE et développement durable» Cette spécialité professionnelle en création vise à former des cadres de la gestion des ressources humaines sur les problématiques de management et de responsabilité sociale de l entreprise. Elle s adresse à des étudiants déjà formés aux ressources humaines (par exemple Master 1 ressources humaines) puisqu il s agit de permettre à ces étudiants d intégrer une formation spécialisée et de faire la différence sur le marché du travail. Cette spécialité s inscrit donc comme une formation complémentaire au parcours ressources humaines ce qui est à même de renforcer l employabilité des futurs étudiants.
156 8 Le contenu scientifique du projet privilégie, d abord, une perspective pluridisciplinaire, afin de prendre en compte les enjeux économiques (gestion des ressources, compétitivité), juridiques (évolution du cadre juridique, influence et rôle des normes nationales, européennes et internationales), sociaux (nouveaux styles managériaux, éthique) et environnementaux (RSE, écologie, développement durable) liés aux problématiques de management et de responsabilité sociale de l entreprise. Il s agit d une part, de saisir comment le développement durable peut être mis en œuvre dans les organisations et les entreprises, de repenser le management en termes de durabilité en fonction des enjeux et, d autre part, de développer une approche globale des fonctions managériales dans une perspective de développement durable. Ensuite, le projet vise à développer des compétences spécifiques chez les futurs étudiants notamment (cf. fiche RNCP de la spécialité). Enfin, cette spécialité en création est adossée au LEST Laboratoire d Economie et de Sociologie du Travail - (partie prenante d un laboratoire d excellence sur Aix- Marseille) ce qui contribue également à la reconnaissance des qualités scientifiques du projet. Quant à la dimension professionnelle, cette spécialité en création peut s appuyer aujourd hui sur un fort réseau d entreprises avec lesquelles la mention Ressources Humaines travaille depuis des années. Le réseau d entreprises est amené à se développer dans le champ spécifique du management et de la RSE, notamment dans la région PACA où les Trophées de l emploi de la RSE sont un vecteur de communication très important pour les entreprises. Une politique de partenariat avec les entreprises sera développée en ce sens, afin de faciliter et d optimiser les stages des futurs étudiants. En outre, dans la région PACA, cette spécialité professionnelle en Master 2, plus particulièrement à destination des étudiants formés aux ressources humaines, n existe pas. Elle reste de plus, assez rare, dans un parcours sciences de gestion en Université, elle se développe en France dans le cadre de quelques parcours juridiques. Cette spécialité devrait conduire les futurs étudiants à des postes très spécialisés tels que responsable Développement Durable, Responsable environnement dans une entreprise, Responsable diversité & RSE, consultant en développement durable, manager de projet développement durable, acheteur développement durable, service de conseil aux entreprises sur la RSE, analyste des performances sociales, chargé de mise en œuvre d accords RSE, pilote de la démarche développement durable, chargé du suivi environnement, social et gouvernance. Dans la perspective de la fusion des Universités d Aix-Marseille, des mutualisations sont tout à fait envisageables avec des formations de la Faculté de Droit (ex avec le Master 2 mention Droit des affaires spécialité «Droit, environnement, sécurité et qualité dans l entreprise» ou M2 spécialité «Droit des relations de travail»). La fusion devrait, en outre, d une part, permettre à la spécialité en création de bénéficier d un réseau d intervenants professionnels et universitaires encore plus étoffé et d autre part, contribuer à la promotion de la spécialité dans le domaine droit, économie, gestion. Demande : S3MA Domaine : Droit, Economie, Gestion Mention : Sciences de l Information et de la Communication Spécialités : 5 Réponses relatives à la mention Présence d'un conseil de perfectionnement au sein des spécialités. Les conseils de perfectionnement existent pour certaines spécialités, comme l ont bien noté les experts, et sont en train d être généralisés en essayant d éviter les redondances et de structurer la représentativité des partenariats au regard de la définition spécifique des différentes spécialités. L'EJCM, par son statut, dispose d'un Conseil associant toutes les catégories de personnels, enseignants, étudiants et partenaires socio-professionnel, la loi LRU ayant dans les faits renforcé le rôle d'orientation pédagogique de ce Conseil. En outre, la spécialité Journalisme a son propre Comité Pédagogique Paritaire, imposé par la Profession pour sa reconnaissance.
157 9 Ouverture internationale et mobilité des étudiants. La spécialité E-Comm accueille dans ses effectifs 50% d étudiants étrangers, par exemple pour la promotion , l origine des étudiants est la suivante : Algérie, Vietnam, Brésil, Madagascar, Gabon, Tunisie, Chine (antérieurement Italie, Sénégal, Niger, Mali). La spécialité Communication des organisations et DD accueille également depuis 2008, des étudiants étrangers dont l origine est : Chine, Tunisie, Maroc, Algérie, Pologne, Brésil, Russie, Roumanie, Etats-Unis, Sénégal. Un tableau retraçant la mobilité étudiante pour l'année 2010/2011 pour le site de Marseille est disponible à la demande de l expert. Enfin, la dynamique mise en place dans le cadre de l EA IRSIC à laquelle sont adossées toutes les spécialités de la Mention consiste, en étant Institut cofondateur du Pôle Méditerranéen de l ISCC, à développer des partenariats avec les pays de l espace Méditerranéen, ce qui va inévitablement générer des formes de synergies et d échanges qui profiteront également aux différentes spécialités du Master. Spécialité «Communication des organisations et développement durable» Mobilité étudiante au niveau international La spécialité accueille depuis 2008 des étudiants provenant des pays suivants : Allemagne, Algérie, Brésil, Chine, Etats-Unis, Madgascar, Maroc, Pologne, Roumanie, Russie, Tunisie, Sénégal, Vietnam. Des étudiants de Master 2 effectuent un semestre d études au Canada et au Brésil. Rôle des partenaires extérieurs et formes de partenariat Les partenaires professionnels sont très nombreux et diversifiés. Certains d entre eux participent activement aux journées d intégration, aux rencontres mises en place pour la découverte des métiers de l information et de la communication (initiatives qui s ajoutent aux programmes des enseignements), d autres encore sont chargés de cours. Enfin, la responsable de la spécialité est un des 6 enseignants-chercheurs membres du Conseil Scientifique national qui vient d être mis en place - au niveau national- par l'association "Communication & Entreprise" (ex UJJEF), première association des spécialistes de la communication d'entreprise en France. L ensemble de ces contacts permet aussi de mettre en place les conseils de perfectionnement, de faciliter l obtention de stages et de placements pour les étudiants. Formation continue et par alternance Chaque année, des étudiants inscrits en formation continue suivent les enseignements, ainsi que d autres étudiants via le dispositif de VAE. Nous avons aussi mis à l étude le développement d activités de formation continue pour 2012, ce qui nous est demandé par des partenaires institutionnels et privés. Ce projet devrait être facilité dans le cadre de la mise en place de l Université unique (rapprochement des EC SIC). Cela supposera d obtenir un soutien institutionnel explicite et certains aménagements pour l organisation des enseignements (semaines bloquées/semaines libérées, etc.) Lien avec la spécialité "Psychologie sociale de l'environnement» de la mention «Psychologie» de l'université Aix-Marseille 1 Il s agit d une omission. Les liens sont historiques avec cette spécialité de psychologie sociale de l environnement mise en place par l Université de Nîmes et l Université de Provence. Les experts de l AERES pour l IRSIC le savent bien, l IRSIC étant un des rares laboratoires SIC en France à construire des relations structurées avec la Psychologie et la Psychologie sociale. Certains enseignants-chercheurs, notamment la responsable de la spécialité, ont d ailleurs participé à des événements majeurs organisés par les Collègues de Psychologie sociale de l environnement (Colloques et publications actes, articles et chapitres d ouvrage collectif). Les collègues de Psychologie ont de leur côté participé aux Journées d études organisées dans le cadre du projet A-05- N T consacré à l écocitoyenneté et dirigé par la responsable de la spécialité Communication des organisations. Les relations sont historiques, variées et fécondes et se poursuivent avec des échanges nombreux concernant la recherche et concernant le Master (par exemple, un spécialiste de la psychologie sociale de l environnement accueille dans son séminaire de Master les étudiants SIC du Master 2 des 2 spécialités ECOMM et Communication des organisations et DD). Enfin, par ailleurs, les relations sont fortes avec le Pôle DD et Territoires Méditerranées d Aix- Marseille 3 (cf. notamment programme du dernier séminaire du 1 er avril 2011 avec F. Bernard et C. Pascual-Espuny, séminaire ouvert aux étudiants).
158 10 Spécialité «Etudes avancées en communication et médias innovations sociétales et numériques (E-Comm)» Pilotage de la spécialité La critique ne nous paraît pas fondée. Le pilotage est assuré par deux professeurs de 71ème section et mobilise la plupart des membres fortement impliqués dans le Laboratoire de recherche reconnu. Une équipe complète, très mobilisée et très soudée encadre donc les étudiants. Dans l équipe figurent des enseignants en 71ème section qui ont, pour certains, un parcours interdisciplinaire en économie, en philosophie, en psychologie sociale notamment. Toutes les garanties sont donc données et prouvées par rapport à ce pilotage avec des compétences plurielles et complémentaires. De surcroît, des professionnels des autres masters sont mobilisés lorsque c est nécessaire. Ce pilotage de la spécialité est d autant plus uni et cohérent que nous avons mis en place des rencontres mensuelles où sont abordées les questions pédagogiques et de recherche. Unités d'enseignement au choix des étudiants (difficulté à positionner des cours de méthodologie spécifiques, risque d'éclatement des promotions) Cette spécialité a des synergies fortes avec les autres spécialités. Elle laisse ainsi un large éventail de choix aux étudiants. L avantage indéniable est la richesse des choix offerts aux étudiants. L équipe de pilotage a été consciente dès l origine que cette richesse des choix pouvait s accompagner du risque d éclatement des promotions. L organisation mise en place prévoit d écarter totalement ce risque. Tout d abord, des cours de méthodologie sont programmés pour tous les étudiants chaque semestre et certains cours fondamentaux sont obligatoires pour tous les étudiants (noyau dur de cours au semestre 3). De plus, dès l inscription, il est demandé à l étudiant de définir son projet professionnel de façon détaillée. Ensuite, l équipe pédagogique l aide collectivement à définir ses choix de façon cohérente. Enfin, chaque étudiant est suivi par un directeur de mémoire qui veille à la définition d une stratégie pédagogique concentrée (et non dispersée) et l accompagne dans son cursus et ses choix d unités d enseignement. Cet encadrement permet de réunir les groupes d étudiants autour de problématiques qui sont convergentes et portent, par définition, sur la recherche et les applications dans le domaine de la communication. La thématique centrale «Etudes avancées en communication» assure l homogénéité des promotions. Enfin l unité des promotions est renforcée par la présence de tous les étudiants aux séminaires de recherche qui permettent des échanges et un encadrement régulier et efficace. Spécialité «Journalisme» Investissement dans la politique internationale et réseau professionnel national Depuis 2-3 ans, l'équipe pédagogique incite fortement les étudiants du cursus à accomplir un stage à l'étranger dont la durée est intégrée dans le "minimum" exigé par la CPNEJ (à savoir 8 semaines de stage par année de formation). Les arguments avancés pour promouvoir ces stages à l'étranger sont : 1 / ces stages permettent de découvrir in vivo des pratiques professionnelles adaptées à des contextes socio-culturels différents ; 2 / ces stages permettent de diversifier les contacts professionnels et d'ouvrir, ainsi, le champ des possibles en matière de primo-insertion professionnelle. Ce discours incitatif commence à porter ses fruits. En effet, au cours de ces deux dernières années, des conventions de stages ont été signées avec des médias étrangers. En : 5 conventions signées (pays d'accueil : Espagne, Allemagne, Cambodge, Israël & Thaïlande). En : 5 conventions signées (pays d'accueil : Grèce [deux conventions], Italie, Etats-Unis & Cambodge). Enseignement des langues On soulignera que le choix de l'anglais seul est imposé par deux types de considérations : des priorités budgétaires et calendaires, ces dernières venant de la durée resserrée d'un Master qui ne permet pas de multiplier les enseignements de langue ; et surtout le fait que l'écriture journalistique ne peut se pratiquer que dans la langue maternelle. Le choix pédagogique est donc de maintenir un niveau élevé de connaissance de l'anglais des étudiants (le concours comporte une épreuve d'anglais) afin de leur permettre d'interpréter avec rigueur les informations provenant d'un monde où la langue dominante est l'anglais (Internet, chaînes d'information, interviews). Spécialité «Communication et Contenus Numériques (CCN)»
159 11 Pilotage global et nombre de parcours Les parcours proposés résultent, ainsi que le reconnaît par ailleurs le rapport, d'un regroupement de spécialités existant dans le quadriennal en cours. Ce regroupement constitue une réponse réfléchie, avec les enseignants et les étudiants, aux spécificités du marché de l'emploi des métiers de l'information et de la Communication dans les environnements numériques. En effet, ce marché a évolué au cours des dernières années, dans le sens du décloisonnement: les sites de communication interne ou externe d'entreprises ou de collectivités se gèrent comme des médias, tandis que les sites web de médias offrent des contenus de marques ou du e-commerce. Les deux métiers de base: producteur de contenus ou responsable de stratégie de communication doivent donc maîtriser, de façon plus ou moins approfondie, l'ensemble des compétences associées au multimédia, depuis la mise en forme/en ligne de contenus jusqu'au web-marketing et à la gestion de réseaux sociaux. Le pilotage global de CCN consiste à assurer l'ensemble des enseignements correspondants, communs à 75% pour toute la spécialité, en les assortissant, ce qui détermine dans les faits les parcours, de renforcements spécifiques (1 à 2 UE par semestre) en : - Production et mise en forme de contenus en CCN-J - Stratégies de communication (interne, externe, de crise, promotionnelle, etc) en CCN-C - Santé Publique et Ethique pour l'application particulière au domaine de la santé (CCN-S) - Systèmes de Gestion de Contenus (CMS: Content Management Systems) en CCN-G. Ces systèmes (SPIP, JOOMLA, DRUPAL, etc) nécessitent des connaissances plus approfondies en bases de données et langages de programmation et sont désormais à la base de toute réalisation multimédia. Leur gestion et leur exploitation constituent un métier particulier de l'internet que l'ancienne appellation (NetIS) ne rendait pas lisible en termes de contenus numériques. Politique d'ouverture internationale En dehors des considérations avancées ci-dessus au niveau de la mention, cf le tableau sur la mobilité des étudiants CCN en 2010, on notera que la spécialité reçoit beaucoup de demandes d'accueil d'étudiants étrangers via les services communs de son Université et ses partenariats académiques. L EJCM a des partenariats spécifiques dans l'océan Indien (CNAM La Réunion), l'algérie (Université d Annaba) et la plupart des pays francophones. Pour les étudiants étrangers, dans beaucoup de cas, le manque de maîtrise de la langue française (étudiants chinois notamment) est un handicap dans le travail sur les contenus et conduit à refuser des candidats ou à tenter de les orienter vers E-Comm ou CCN-G. En outre, nombre de candidats étrangers souhaitent intégrer la spécialité Journalisme, ce qui doit leur être refusé puisque son accès, en raison des critères de reconnaissance de la profession, est réservé aux candidats ayant passé le concours. Spécialité «Veille Technologique et Innovation» Conseil de perfectionnement La spécialité Veille Technologique et Innovation n avait pas encore institutionnalisé de Conseil de perfectionnement mais l équipe pédagogique entretient depuis toujours des relations très étroites avec les professionnels du métier par l intermédiaire du réseau des anciens issus de cette formation. Chaque année depuis 1999, un cycle de témoignages d anciens diplômés de la formation est organisé pour les étudiants. A cette occasion, des réunions entre les anciens qui interviennent durant ce séminaire et l équipe pédagogique permettent de réfléchir au réajustement des enseignements en fonction de l évolution des besoins de la profession. Par ailleurs, les occasions sont nombreuses de rencontrer des anciens de nos formations ou des professionnels qui connaissent bien le contenu des enseignements de la spécialité. Là encore, les échanges sont souvent à l origine de nouvelles orientations pédagogiques (conférences, salon professionnel, conversion téléphonique ). Il faut aussi noter qu un des membres de l équipe pédagogique, PAST pour la spécialité VTI depuis la rentrée 2007, est Directeur d un Cabinet de conseil dans le domaine de la veille et de l intelligence économique. Ses conseils ainsi que ceux des autres intervenants professionnels au M2 nous aident à adapter les enseignements aux besoins des entreprises qu ils côtoient au quotidien. A partir de la rentrée 2012, un conseil de perfectionnement de la spécialité Veille Technologique et Innovation sera formellement établi. Ce conseil, constitué d enseignants de la spécialité et de partenaires professionnels, se réunira une fois par an afin de proposer des ajustements pédagogiques et les modifications de programme sur la base des évaluations des enseignements effectuées auprès des étudiants et des anciens diplômés ainsi que des besoins exprimés par les professionnels.
160 12 Lien avec la spécialité «Métiers des archives, des bibliothèques, de la documentation et des médias» de la mention «Histoire et humanités» de Aix-Marseille Université La spécialité «Métiers des archives, des bibliothèques, de la documentation et des médias» de la mention «Histoire et humanités» de l Université Aix-Marseille 1 a des objectifs et un contenu pédagogique très éloignés de ceux de la spécialité VTI. La spécialité VTI est prioritairement orientée vers le marché de l emploi des entreprises et plus particulièrement celles mettant en œuvre des démarches R&D pour maintenir leur position concurrentielle. Seules quelques Unités d Enseignement à caractère transversal telles que la gestion de projet ou les langues pourraient faire l objet d un travail de mutualisation. La spécialité VTI étant délivrée sous la forme d un enseignement à distance, la mutualisation de tels enseignements avec une formation délivrée en présentiel implique la transformation du contenu pédagogique sous une forme délivrable à distance. Depuis la création de la première formation à distance (la maîtrise NTIDE en 1998), de tels projets de mutualisation d un enseignement transversal ont été tentés à plusieurs reprises avec diverses formations de diverses disciplines. Ces projets n ont jamais pu aboutir car la conception d un enseignement à distance nécessite un investissement et un mode de fonctionnement très éloignés de ceux d un enseignement plus traditionnel. Et au final, très peu d enseignants sont disposés à rompre avec leurs pratiques d enseignement. Demande : S3MA Domaine : Sciences et technologies Mention : Bioinformatique, Biochimie Structurale et Génomique Spécialités : 3 Points relatifs à la mention Dispersion des UE. Cette remarque ne s applique pas au M1. Si le nombre des UE en M2 est important, il permet aux étudiants de construire leur propre parcours pédagogique. Au regard du faible effectif, toutes les UE n ouvrent pas chaque année ; une UE donnée n est activée que si l effectif est suffisant. Le comité de pilotage veille à ce que le choix des UE soit pertinent et harmonieux ; les prérequis sont clairement affichés dans la maquette et communiqués aux étudiants dès la rentrée. La richesse de l offre ne peut être source de dégradation de la qualité. Par ailleurs, certaines UE sont offertes comme modules de l Ecole Doctorale. Nombre d intervenants issus du milieu socio-professionnel. Voir la section «spécialité professionnelle». Ouverture internationale. Ce point mérite d être corrigé, le dossier précise l origine internationale des étudiant issus de la licence (Liban, Maghreb, Allemagne, Espagne, Grèce) vers le M1 et du M1 (Maghreb, Sénégal, Liban, Angleterre, Italie, USA, Allemagne, Espagne, Grèce) vers le M2 (sur le quadriennal passé : 69% locale, 13.5% nationale, 17.5% internationale). Pour le M1 : environ 20% des recrutements se font à l international. Socle commun en M1. Un socle commun sera créé en rendant obligatoire trois demi-modules : Introduction à la génomique I, Méthodes bioinformatiques pour la génomique et la protéomique I, ainsi que Biochimie structurale I. Evaluation par les étudiants. Nous précisons ici les taux de réponse des étudiants et des sortants: M2R (100% ; 100%), M2pro (100% ; 76%). Modalités de l auto-évaluation. Celle-ci a été effectuée par les 3 CEVUs (U1, U2, U3), et a été rédigée par des rapporteurs externes à la mention. Les responsables de mention n ont pas participé à cette évaluation. Spécialité «Bioinformatique, Biochimie Structurale et Génomique» (R) Dispersion des UE : Voir ci-dessus Compléments d information demandés: 1) il n y a pas de parcours défini ; 2) l ouverture des UE existantes est décidée par le comité de pilotage. Toute création de nouvelle UE est actée par le
161 13 CEVU sur proposition du comité de pilotage ; 3) la part des membres du CS dans l enseignement est indiquée en page 18 : 12 intervenants CS/INSERM et 31 enseignantschercheurs, soit une part de 28%. Nombre d HDR : 18 (en 2010) ; 4) 2 à 3 élèves de l Ecole Supérieure d Ingénieurs de Luminy-biotechnologie sont inscrits chaque année en M2. Spécialité «Bioinformatique et Génomique» (P) Intervenants du monde socio-professionnel. Un effort sera fait dans ce sens, principalement dans le module «droit, management..», en demandant à des professionnels, incluant des diplômés de notre master, travaillant en entreprise, d intervenir. Certains ont donné leur accord de principe. Par ailleurs, plusieurs intervenants sont directement impliqués dans les plateformes technologiques IBiSA. Dispersion des UE. Afin de réduire le risque de fermeture des UEs, nous augmenterons la mutualisation avec la spécialité recherche. Observatoire de la vie étudiante. Nous espérons nous appuyer sur l observatoire pour améliorer encore le suivi des diplômés. Résultats de l évaluation de la formation par les étudiants. Ils ne sont pas indiqués dans le tableau de la spécialité professionnelle. Ces résultats sont détaillés dans les sections et Brièvement, les étudiants de l année se sont déclarés tout à fait satisfaits du contenu de notre formation, qui leur confère un savoir et un savoir-faire cohérents et correspondant à leur projet professionnel. Tous les diplômés (sortants) ayant répondu ont jugé que le contenu de la formation était directement utile à leur activité professionnelle. Demande : S3MA Domaine : Sciences et technologies Mention : Développement et Immunologie Spécialités : 3 L évaluation de cette formation (A) n appelle aucun commentaire particulier. Demande : S3MA Domaine : Sciences et technologies Mention : Informatique Spécialités : 7 Réponse relative à la mention Participation des professionnels. Le master informatique s'est doté d'un conseil de perfectionnement et plusieurs professionnels interviennent dans la plupart des spécialités à finalité professionnelle. Nous allons maintenant nous employer, d'une part, à homogénéiser le niveau d'intervention de ces professionnels et, d'autre part, à mettre en place des conventions avec les entreprises qui embauchent nos diplômés. Ce travail long et difficile ne pouvait pas être fait dans le cadre de la construction de la maquette. Lisibilité de la formation. La maquette est le fruit d'une restructuration importante de l'offre de formation de niveau master en Informatique. Nous proposons de créer un nouveau diplôme qui regroupe tous les parcours en informatique afin d'améliorer la lisibilité de l'offre de formation. Cette recomposition s'est faite dans le respect des spécificités et des compétences de chacun. Il est donc possible que certains thèmes (comme par exemple le WEB) se retrouvent, sous des formes et avec des objectifs et des volumes horaires qui diffèrent, dans plusieurs spécialités. Nous nous attacherons d'une part à mettre en place les mutualisations qui conviennent, et d'autre part, à communiquer sur les éléments qui différencient chaque spécialité, notamment lors du choix du M2. Le processus de restructuration n'étant pas figé, nous pourrons également, à mi-parcours, améliorer le découpage de nos spécialités en nous basant à la fois sur les retours de notre conseil de perfectionnement et sur l'expérience accumulée.
162 14 Ouverture à l'international. La nouvelle version de la mention Informatique s'adosse sur deux laboratoires reconnus (le Laboratoire d'informatique fondamentale UMR 6166 et le Laboratoire des sciences de l'information et des systèmes UMR 6168). Une meilleure ouverture à l'international des deux spécialités à finalité recherche (IF et SIS) ne pourra passer que par le renforcement des partenariats mis en œuvre par ces laboratoires. L'organisation d'enseignements en anglais, l'accentuation d'un recrutement international et les stages à l'étranger permettront également d'améliorer cette ouverture. Pilotage de la mention. Nous commençons dès à présent à réfléchir aux modalités de pilotage de notre mention. Les nombreuses spécialités et la probable implantation du M1 sur deux sites d'enseignement vont nécessiter la mise en place de procédures précises de suivi de l'activité d'enseignement. Dans ce cadre, chaque responsable aura un rôle précis et nous envisageons de nommer des chargés de mission qui pourraient s'occuper, à titre d'exemple, des relations avec les entreprises, du suivi de l'insertion de nos jeunes diplômés, ou de la mise en place d'une politique active de communication, tout ceci en lien avec la stratégie et les actions qui seront menées par Aix- Marseille Université. Évaluation des enseignements. La situation hétérogène de l'évaluation des enseignements est principalement due à la restructuration de l'offre. Les anciens responsables de formations ne travaillaient ni dans les mêmes universités ni sur les mêmes sites. Cette situation explique l'absence de procédure unifiée d'évaluation. Avec la fusion des universités et le regroupement des parcours en informatique, nous pouvons maintenant définir des procédures d'évaluation homogènes. L'objectif est de détecter au plus tôt les éventuels problèmes afin de les solutionner. Spécialité «Informatique fondamentale» (IF) L'évaluation du master est désormais organisée par l'établissement. Cette année le master recherche a donc été évalué pour la première fois. Le retour des étudiants est de 100%. Cette évaluation va bien sûr perdurer et cela permettra de faire évoluer la formation positivement. Pour le développement des compétences transversales un premier pas a été fait en proposant une unité d'enseignement «communication». Cette UE consiste en la lecture d'un article en anglais, l'étudiant doit ensuite le présenter aux autres oralement. Il s'agit pour les étudiants de se familiariser avec l'anglais scientifique. On encouragera de plus les étudiants à passer une certification en anglais comme cela se fait dans les écoles d'ingénieurs. A terme on pourrait également proposer quelques cours en anglais. Cela permettrait en outre de renforcer considérablement l'attractivité de notre formation au niveau international (la langue, le français, étant un obstacle majeur). Ces cours pourraient être assurés par des enseignants d'universités étrangères avec lesquelles nous avons des accords ERASMUS (l'université de Hanovre nous a par exemple proposé un tel cours), et donc n'auraient aucun impact au niveau des coûts. En ce qui concerne la visibilité à l'international, nous mettrons en ligne chaque année dès la rentrée les sujets de mémoire de recherche proposés par les enseignants-chercheurs rédigés en anglais. Des universités (Hanovre en Allemagne et Uppsala en Suède) nous ont récemment sollicités et incités à suivre cette démarche. Ainsi nous espérons pouvoir favoriser la mobilité d'étudiants d'universités étrangères avec lesquelles notre établissement a des accords. Les étudiants auraient la possibilité de faire leur stage de M2 recherche au sein de notre formation, pour éventuellement poursuivre en thèse par la suite. Notons que l'attractivité à l'international se heurte à la difficulté croissante qu'ont les étudiants étrangers à obtenir un visa en temps et en heure. Il est important pour ces étudiants d'être présents dès le début de la formation en septembre pour pouvoir la suivre dans les meilleures conditions. L'attractivité à l'international de notre formation passe donc par une politique active de notre établissement en ce qui concerne les relations internationales. Les réseaux qui existent via la recherche au sein du laboratoire ainsi que ceux de l'ecole Centrale Marseille pourraient être exploités. Spécialité «Fiabilité, sécurité et intégration logicielle» (FSIL)
163 15 Taux de réponse aux enquêtes d'auto-évaluation. L'évaluation des enseignements étant organisée en fin de cursus le taux de réponse est de pratiquement 100%. Pour les analyses à 2 ans, le taux de réponse est de 40% pour les deux dernières promotions. Modalités d'intervention de professionnels. Nous avons déjà, dans notre équipe pédagogique, quatre PAST et deux intervenants professionnels. Nous avons choisi de faire intervenir d'autres professionnels dans le cadre de séminaires (2 à 3 par an). Nous veillerons, dans les mois qui viennent, à trouver des professionnels qui travaillent dans le domaine cible de la spécialité et qui soient prêts à assurer un enseignement. Finalité indifférenciée du parcours FSI. Au niveau de la mention, nous avons choisi de structurer les spécialités à finalité recherche autour d'un tronc commun qui nous semble très important. Dans ce cadre, il est difficile d'avoir une finalité indifférenciée pour un parcours qui ne comporterait pas ce tronc commun. Positionnement par rapport aux écoles d'ingénieurs. Contrairement aux écoles, les formations de licence, de master avec la dernière étape de spécialisation en 2ème année permettent une orientation progressive et un murissement du projet professionnel des étudiants. Il nous semble donc que le public et la démarche sont différents même si les postes visés peuvent être identiques. Spécialité «Sciences de l'information et des systèmes» (SIS) Dans le rapport d'évaluation lié à la spécialité recherche «Sciences de l Information et des Systèmes», rattachée aux mentions du master «Informatique» et du master «Image et Systèmes», l AERES mentionne le cloisonnement entre le parcours «Image» de la spécialité SIS et l option «Signal et Image» de la spécialité recherche «Optique et Photonique, Signal et Image» de la mention «Physique». Lors de la mise en place des mentions de master, des contacts ont été établis entre le LSIS (laboratoire d adossement de la spécialité SIS) et FRESNEL (un des laboratoires d adossement de la spécialité OPSI). Il en est ressorti que la spécialité OPSI focalise son option image sur les aspects analyses et les inter-relations avec la physique, tandis que la spécialité SIS offre une formation beaucoup plus centrée sur l image tout en ayant une forte orientation informatique ; elle intègre notamment les aspects synthèse, modélisation géométrique et analyse de données. Par ailleurs, les écoles doctorales ne sont pas dans les mêmes domaines scientifiques : ED «Mathématiques et Informatique» pour le LSIS et ED «Physique & Sciences de la matière» pour l Institut Fresnel. A cette période, il nous est apparu difficile d établir un lien formel entre ces deux parcours pour le quadriennal Toutefois à partir de 2012, la structure de la spécialité SIS permettra à un étudiant de choisir des UE optionnelles dans d autres mentions de master. En outre, une synergie dans le domaine du traitement d image et du signal entre les chercheurs de ces deux unités de recherche pourrait être créée par la participation de l'institut Fresnel dans l Institut Carnot STAR nouvelle habilitation, et la réflexion du rapprochement de l option «Signal et Image» de la spécialité OPSI et du parcours «Image» de la spécialité SIS, pourrait ainsi être de nouveau envisagée tout en prenant soin de préserver l originalité historique de chacune des deux formations reconnue à l échelle nationale. Spécialité «Génie logiciel» (GL) Adossement à la recherche : Il est à préciser que le génie logiciel est une thématique forte et transversale aux activités de recherche de plusieurs «équipes-projets» du LSIS (notamment les équipes-projets CODEP, OASIS et MOFED). Les membres de ces équipes-projets appartenant à l'équipe pédagogique sont actifs et publiants (selon les critères AERES). De plus, ces équipes-projets ont de fortes relations contractuelles avec des entreprises et des industriels, concrétisées par des collaborations sous formes de stages, de contrats de travail pour les étudiants et d'intervention de professionnels dans les enseignements. Effectifs : L'expert rapporte l'effectif de l'année universitaire 2008/2009 où 13 étudiants étaient inscrits, ce qui est l'effectif le plus bas sur ces dernières années (cf. tableau des flux d'étudiants donné dans le dossier de demande d habilitation). Il est à noter que sur les années universitaires allant de 2006 à 2010, la moyenne des inscrits est de 19 étudiants. La variabilité de l'effectif est notamment due à la sélection des candidats sur la base de leurs dossiers dont la qualité varie d'une année à l'autre.
164 16 Part des projets / TP : en ne se référant qu'aux 6 UE relevant de la spécialité (hors Tronc Commun : anglais et communication, gestion de projet), la répartition des heures en présentiel est la suivante : 116 heures de cours, 30 heures de TD et 94 heures de TP (cf. Annexe financière). Donc, une part conséquente (correspondant à 40% des heures) sera consacrée exclusivement aux aspects pratiques des enseignements, et le plus souvent, sous forme de projets. Par ailleurs, pour les UE dépourvues de TP, la mise en application des aspects théoriques enseignés sera faite dans des projets de taille appropriée et communs à plusieurs UE/modules. Enfin, le projet industriel (d'une durée de 6 semaines) prévu au second semestre a pour finalité principale la mise en œuvre de toutes les connaissances théoriques et pratiques acquises lors du premier semestre. Intervenants professionnels : sur la base des UE propres à la spécialité, la part d'heures en présentiel assurées par des intervenants professionnels est de 20% actuellement. Leur participation a également permis à des étudiants de suivre des stages et d'être recrutés dans les entreprises de rattachement de ces professionnels. Spécialité «Informatique décisionnelle» (ID) Nous avons apprécié que la double qualification «professionnel» et «recherche» apparaisse dans les points forts. En effet, nous avions envisagé d'afficher cette double qualification ce qui n'a finalement pas été retenu pour des raisons de cohérence avec la structuration de la spécialité «Informatique Fondamentale». Nous n'excluons pas de revenir sur ce choix à l'avenir. Même si la prise de décision dans l incertain n est pas au coeur de notre formation, elle est présente dans plusieurs UE. La gestion, la prise en compte des incertitudes et la détection des valeurs erronées seront abordées lors de la modélisation de problèmes, de l extraction de données (alimentation d entrepôt de données), de la fouille de données et via la notion d'«optimisation robuste». Concernant les modalités d'intervention des professionnels, nous allons mettre en place des stages intensifs (2 à 3 journées consécutives) de manipulation de logiciels dédiés encadrés par des professionnels pour conclure les UE spécifiques à chaque parcours. Le parcours MIAGE se distingue de notre formation dans la structuration de son parcours. Nous formons des informaticiens qui choisissent au niveau M2 la spécialité Informatique Décisionnelle alors que la MIAGE propose un parcours tubulaire à partir du L3 qui inclut une composante Informatique Décisionnelle. Cette distinction a des conséquences à la fois sur la culture scientifique des diplômés et sur leurs compétences. Par exemple, nos étudiants auront des connaissances plus approfondies dans le domaine de l'optimisation, de la fouille et des entrepôts de données. Spécialité «Recherche d'informations multimédia» (RIM) Intitulé de la formation. Le terme «recherche d'informations multimédia», ou sa traduction anglaise «multimedia information retrieval» sont des termes maintenant bien établis dans la communauté scientifique, depuis plus d'une dizaine d'années, et qui décrivent bien la thématique de la spécialité. Il est dit dans le rapport d'évaluation que : «l'intitulé n'est cependant pas très lisible ; il n'est pas suffisant pour cerner avec précision l'objet de la spécialité». Nous souhaitons revenir sur cette remarque dans la mesure où, comme nous l'avons précisé, ce terme est bien défini dans la communauté scientifique, il est utilisé dans des parcours de Master d'autres formations (par exemple Master STIC de Sophia Antipolis, Master Informatique de l'université de Bretagne Sud), il est utilisé dans de nombreux projets liant recherche et industrie tel que le projet QUAERO. Enfin, une recherche sur Internet avec l'intitulé du Master comme mot-clé permet de bien définir le périmètre thématique de la formation. Équipe pédagogique. Nous sommes conscients que l'équipe pédagogique mentionnée dans la maquette est restreinte et manque d'intervenants professionnels. Cependant, comme nous l'avons précisé, il s'agit d'une création et il est difficile, en dehors de contacts informels et de déclarations d'intérêt, d'avoir des noms d'intervenants professionnels presque 2 ans avant l'ouverture de la formation. Comme il a été souligné dans le rapport, la spécialité RIM s'adosse parfaitement aux compétences du laboratoire, dans les équipes Traitemement Automatique de la Langue (équipe
165 17 TALEP du LIF) et Apprentissage Automatique (équipe QARMA). Ces deux équipes participent à de nombreux contrats de recherche en partenariat avec des entreprises, et à ce titre, ont de nombreux contacts dans les milieux professionnels ayant un lien avec les thématiques du Master RIM. Bilan. Il est reproché dans le rapport de n'avoir pas mentionné dans la présentation de la spécialité RIM les bilans des deux spécialités précédentes dont elle est issue : le Traitement Automatique des Langues (TAL) et l'apprentissage automatique. Nous ne l'avons pas fait car, à notre avis, il ne s'agit pas seulement d'une réorientation thématique mais bien de la création d'une nouvelle spécialité qui n'a que peu de rapport avec les formations précédentes. En effet, dans la maquette précédente, le traitement automatique des langues était essentiellement orienté vers la linguistique informatique, puisqu'il correspondait au parcours TAL du Master Recherche. De la même manière, l'apprentissage automatique était présent dans la spécialité «base de données avancées» de manière marginale. Enseignement «internet». Il est dit dans le rapport que le «volet Internet» ne semblait pas avoir suffisamment de place dans la formation. Nous n'avons pas mis, à dessein, de "cours" spécifique sur la programmation Internet dans la mesure ou nous considérons que cet aspect là relève plus de la mise en pratique des autres enseignements que d'un enseignement spécifique au M2. Ainsi, en capitalisant sur tous les autres cours de programmation WEB suivie par les étudiants en informatique jusqu'au M2, nous préférons placer cette thématique dans le projet de mise en application (6 crédits) prévu dans la spécialité. Lien avec le pôle de compétitivité. Nous avons mentionné le lien avec le Pôle SCS dans la maquette car nous avons actuellement plusieurs projets de partenariat recherche/industrie avec ce pôle. Cependant cette collaboration n'est évidemment pas exclusive. Par exemple la région Paca vient de labelliser un nouveau Pôle régional de l'image, du multimédia et de l'internet (Primi), né du rapprochement de deux groupements de professionnels : Medmultimed et Pôle Sud Image. La future spécialité RIM aura vocation à se rapprocher d'un tel pôle régional qui vient de se créer. Spécialité «Systèmes d'information répartis» L'implication dans l'équipe pédagogique de membres du LIF n'est pas indiquée car, historiquement, cette spécialité s'est construite autour des compétences du Laboratoire des Sciences de l'information et des Systèmes. Une fois la fusion des universités réalisée, il est probable que les équipes pédagogiques de toutes les spécialités regrouperont des membres des deux laboratoires. Mutualisation des enseignements. Avec la spécialité FSIL, la mutualisation pourrait porter sur des UE qui font partie désormais d'un socle commun à bon nombre de spécialités informatiques : citons JEE et Architecture logicielle. Les autres UE, spécifiques à chaque spécialité, ne sauraient être mutualisées. Avec la spécialité RIM il y a peu de mutualisation possible, au vu de la place consacrée à Internet respectivement dans RIM et SIR. L'intitulé, les objectifs et le contenu de la formation. La spécialité est en parfaite adéquation (intitulé et contenu) avec les programmes européens et anglo-saxons des filières «Distributed Information Systems». Il est probable que les objectifs aient été mal explicités et/ou mal interprétés. Les proportions «Technologies Web» versus «SI, conception et architecture». L'acronyme SIR ne doit pas être découpé en SI d'un côté et R(épartis) de l'autre. La spécialité SIR vise clairement les SI distribués sur un réseau en général, et sur le web en particulier. L'aspect architecture se traduit soit par des frameworks pour développer des applications réparties, soit par une architecture orientée service pour ne citer que ces exemples. La formation est centrée sur le web en tant qu'objet d'étude mais aussi en tant qu'agent jouant un rôle de plus en plus important pour les SI. Grâce au web, des métiers nouveaux (y compris pour les SI) apparaissent : à défaut de les prédire exactement, la spécialité SIR peut les anticiper et permet aux diplômés de trouver naturellement leur place dans un univers en perpétuelle mutation technologique et organisationnelle. Enfin, de manière plus détaillée, signalons que les modules ERP et Processus Métier qui sont au cœur même des SI représentent un volume horaire non négligeable (60h).
166 18 Consolidation des effectifs : la taille des effectifs visés se situe entre 16 et 20. A l'exception de l'année 2007 (13), nous avons une moyenne de 17 étudiants sur les trois dernières années. Une lecture plus fine des chiffres sera réalisée à l'aune des critères d'admission qui seront communs à toutes les spécialités. Enfin, l'expertise mentionne que le «volet SI aurait pu justifier pleinement une spécialité à part». Signalons que ce volet est aussi en partie couvert dans la région par la spécialité Informatique Décisionnelle de ce master, par le master MIAGE, et par la spécialité Sécurité des SI à Toulon. Cette recommandation pourra être éventuellement ré-examinée dans le futur en fonction de la stratégie de l'établissement concernant l'offre régionale de formation. Demande : S3MA Domaine : Sciences et technologies Mention : Mécanique, Physique et Ingénierie Spécialités : 9 Réponse pour la mention Mécanique, Physique et Ingénierie considérée globalement. Volume horaire étudiant. Le volume horaire étudiant pour la mention noté par l'expertise AERES est de 8 heures/etcs. Nous supposons que ce chiffre est obtenu en divisant le volume horaire global par 60 pour chaque année, ce qui ne correspond pas à l'activité réelle des étudiants. En M1, il existe deux voies. Pour la voie R&D, «Recherche et développement», l'horaire par étudiant est de 680 heures en moyenne (certains font un peu plus, d'autres un peu moins selon le choix des UE de second semestre): il y a donc 11,33 heures/etcs. En voie I&C, «Ingénierie et conception», cet horaire est de 734, soit 12,23 heures/etcs. A noter que les TER, comptabilisés pour 50 heures, demandent en fait entre 150 et 200 heures aux étudiants (6 semaines à environ 30 heures par semaine) : les 50 heures indiquées dans la demande (dans l'annexe des programmes détaillés) ne concernent que les heures encadrées. En seconde année (M2), seul le premier semestre peut faire l'objet de ce type d'évaluation, le second étant consacré au stage industriel (à temps complet dans le Laboratoire ou en Entreprise). En ce qui concerne la variabilité du rapport entre les crédits et le nombre d'heures par UE, pour la mention et au sein de chaque spécialité, il faut noter que les spécialités à finalité professionnelle demandent plus d'heures, à cause d'enseignements spécifiques indispensables que n'ont pas à assurer les spécialités à finalité recherche : c'est notamment le cas pour les 100 heures d'anglais et d' Environnement de l'ingénieur, les enseignements par projets, etc... Par ailleurs il nous semble qu une UE doit d abord et avant tout garantir l acquisition de compétences dans un domaine donné ce qui peut impliquer un volume horaire variable selon la nature des compétences visées. Effectifs et ouverture à l international. Un effort d ouverture à l international est entrepris depuis plusieurs années et notre ambition est de le renforcer, comme le démontrent plusieurs actions menées depuis 2008, date de la demande d'habilitation précédente. Au niveau européen, ceci se traduit par : - l'accueil d'étudiants étrangers par le programme ERASMUS, de plus en plus fréquent, surtout en partenariat avec l'allemagne. Pour l'an prochain, un étudiant de notre master a également un projet de mobilité à l international dans le cadre du programme ERASMUS - le développement de projets de reconnaissance mutuelle d'ue pour la validation des diplômes de master avec certaines universités. Ceci se fait dans le cadre de conventions entre notre Université et les Universités étrangères (Université de Gênes et Université de Bohême de L'Ouest pour les Spécialités «Aéronautique et Espace», «Mécanique des Fluides et Physique non linéaire» et «Ingénierie et Conception de Projets Industriels») - le développement de partenariats avec les pays du Maghreb : programme Med'Accueil, financé par la Région PACA, développement de reconnaissance de cursus (équivalence) pour le recrutement en M2 (spécialités «Fluides Environnement & Risques» avec la Faculté des Sciences de Tanger, «Mécanique des Fluides et Physique non linéaire» avec l'ecole Polytechnique de Tunis...). Spécialité «Acoustique» Attribution de crédits ECTS. De façon à uniformiser l attribution des ECTS, chaque module
167 19 d enseignement de 28h présentielle donnera lieu à l obtention de 3 ECTS (au lieu de 6 dans le projet). En conséquence, la validation du premier semestre (30 ECTS) nécessitera l obtention de 8 modules (au lieu de 5 dans le projet) et la validation des minis projets de recherche comptant pour 6 ECTS. Flux d étudiants et nombre de parcours. L affichage de 2 parcours («Sons et musique», «Ondes, contrôle et imagerie») visait à une meilleure visibilité de la spécialité et à favoriser le recrutement d étudiants. Cet affichage nous paraît important, mais nous sommes conscients de l inadéquation entre le nombre de parcours et le flux d étudiants de ces dernières années. Bien que nous espérions dans le futur un effectif en nette croissance, la constitution de parcours (qui sous entend une structuration spécifique des enseignements) sera remplacée par la notion d «orientations» dont l objectif se limitera à une meilleure présentation et donc visibilité de la spécialité. Spécialité «Aéronautique et Espace» Flux d'étudiants, il est consécutif à la conjoncture (il est indéniable qu'il y a une désaffection des études scientifiques, en général) ce qui fait qu'il existe beaucoup moins de demandes que par le passé et nous assurons toujours une sélection des dossiers afin de maintenir le niveau de la formation. Toutefois, nous travaillons pour augmenter ce flux : partenariat avec l'ecole Centrale Marseille (7 étudiants en 2010/2011 au lieu d'1 en 2009/2010), partenariat avec la Faculté d'ingénierie de l'université de Gènes (Italie) visant à une reconnaissance mutuelle des cursus et à l'échange d'étudiants. Le minimum d'effectif visé est de 15/an. Il était de 14 en 2009/2010 et il est de 16 cette année. Taux de réussite. Il est jugé un peu faible, plusieurs causes l'expliquent. Certains étudiants s'inscrivent et abandonnent assez rapidement sans passer les examens car, soit ils se sont trompés d'orientation, soit ils avaient commencé la formation et ont été embauchés entre temps (c'est notamment le cas des étudiants ayant un diplôme d'ingénieur, 2 par an en moyenne). D'autres enfin ne trouvent pas de stage alors qu'ils ont acquis le premier semestre, ou leurs résultats sont insuffisants en semestre 1. Pour ce qui est de la fusion avec d'autres spécialités nous n'y sommes pas opposés par principe mais il faut prendre garde à conserver la lisibilité et la compétence «Aéronautique et Espace» qui est très porteuse (la moitié des demandes de renseignements sur les enseignements de M2 dans les salons et forums auxquels nous avons participé concernent cette spécialité). Spécialité Ecoulements diphasiques, énergétique et combustion Taux d échec. La majeure partie de nos étudiants suit en parallèle la dernière année de l école d ingénieur Polytech Marseille. Ceci conduit à un emploi du temps très chargé, à l abandon en cours d année d un certain nombre d étudiants et finalement à un taux d échec artificiellement élevé (non présence aux examens). Une réforme est en cours afin de définir, parmi les élèves ingénieurs qui candidatent au master, les critères permettant de juger leur capacité à poursuivre ensuite en doctorat, ainsi que leur motivation réelle pour le master. Ceci aura certes pour conséquence de réduire le nombre d'inscrits, mais aussi de limiter de façon conséquente le taux d échec sans altérer l excellence de la formation. Opportunité de fusionner cette spécialité avec la spécialité «Mécanique des Fluides et physique non-linéaire». Nous pensons qu'une telle réorganisation ne serait pas bénéfique. En effet les spécificités thématiques de chaque spécialité perdraient en visibilité. Nos spécialités sont connues tant dans le monde de la recherche que dans le monde industriel. La spécialité «Ecoulements diphasiques, énergétique et combustion» recrute en majorité des élèves ingénieurs et est plus tournée vers la mécanique que la spécialité «Mécanique des Fluides et physique non-linéaire», plus orientée vers les sciences physiques. En outre une spécialité unique diminuerait certainement le nombre total d étudiants inscrits. Spécialité Fluides, Environnement et Risques L objectif de la spécialité «Fluides, Environnement & Risques» est de former des cadres polyvalents dans le domaine de la mécanique des fluides et de l'environnement. C est la raison pour laquelle nous avons fait le choix d'aborder avec nos étudiants un spectre de connaissances assez large, couvrant
168 20 les domaines aussi variés que l'énergie (optimisation énergétique des bâtiments, les énergies renouvelables), l'environnement et l'hydraulique, le transport et la dispersion de polluants dans l eau et dans l air. Le fil conducteur entre toutes ces disciplines étant une bonne maîtrise (acquise en 1 ère et 2 e année de Master) de la modélisation et de la métrologie adaptées aux problèmes de mécanique des fluides et de transfert thermique. Ce parti pris doit permettre à nos étudiants d aborder le marché du travail dans de bonnes conditions, en évitant le piège d une hyper spécialisation. Les nombreuses compétences acquises au cours des deux années de ce Master doivent se traduire par une grande capacité d'adaptation aux problèmes extrêmement variés que ces jeunes diplômés pourront rencontrer au cours de leur carrière au sein d une entreprise (grand groupe, bureau d'études en ingénierie ). Ce choix nous semble en cohérence avec le caractère fluctuant du marché du travail dans le domaine de l ingénierie. Bien que l objectif premier de la formation soit l insertion dans les bureaux d études en mécanique et environnement, nous avons pris soin d apporter à nos étudiants les bases théoriques nécessaires à une éventuelle poursuite d études en thèse. Ce positionnement nous permet d accueillir des étudiants d origine très diverse, issus de notre 1 ère année de Master MPI, de formations dans les domaines de la mécanique, de la physique et des mathématiques appliquées (en France et à l étranger), de cursus type «école d ingénieur» (depuis son ouverture nous accueillons régulièrement des élèves de 3 e année de l Ecole Centrale Marseille). Nous serons bien entendu très attentifs à l'insertion et l'évolution professionnelles de nos étudiants, pour vérifier dans la pratique si ces choix restent en adéquation avec les besoins des entreprises. Notre formation n entre pas en concurrence avec la spécialité "Prévention des risques et nuisances industrielles" portée par la Faculté de Pharmacie. Cette dernière est plus centrée sur les aspects "Hygiène & Sécurité" (identification des risques liés à un poste de travail, aspects réglementaires, droit du travail, hygiène et santé en milieu professionnel ). La spécialité a été ouverte en 2009, nous manquons encore de statistiques pour tout ce qui concerne les indicateurs d évaluation de la filière. Le taux de réussite pour l année était de 15 reçus pour 16 étudiants inscrits (93%). Pour clarifier le positionnement de cette spécialité, son intitulé pourrait être modifié en «Fluides & Environnement». Spécialité Ingénierie & Conception de Projets Industriels Niveau M2 : objectifs affichés et contenu de certaines UE (outils logiciels). Le niveau des enseignements n'est pas du tout du niveau L2, comme mentionné par l'expertise. Il est vrai que certaines têtes de chapitre, telles qu'elles ont été formulées, peuvent prêter à confusion : ainsi l'élasticité, les fluides parfaits, l'hydrostatique sont effectivement des termes qui peuvent interpeler, mais il ne s'agit ici que de rappels très brefs par rapport au reste du contenu. Le programme est un approfondissement des notions introduites au niveau du M1, voie «Ingénierie et Conception» et il est de niveau bac+5. Les étudiants sont d'ailleurs majoritairement embauchés en CDI au niveau ingénieur (salaires annuels à l'embauche de l'ordre de euros), ce qui dénote la reconnaissance de la formation donnée par les professionnels. Nous reformulerons les programmes des 5 Unités d'enseignement autres que l'ue «Environnement de l'ingénieur» dans une nouvelle version de la demande d'habilitation que nous tiendrons à disposition de la DGESIP - dans laquelle nous incluerons aussi les bilans de l'année 2009/2010 et les changements prévus au niveau des intervenants, ainsi que les justificatifs de l'appui recherche développé plus bas. Toutefois, en ce qui concerne les enseignements, on peut déjà apporter les précisions suivantes : - Pour la technologie de construction, on peut préciser l'apport des logiciels de calcul dans les divers enseignements concernés (prise en compte de la seconde critique formulée dans l'expertise). Ainsi dans l'ue "technologie de construction 1", les enseignements se font par le biais de logiciels permettant la visualisation de transmission de puissance et le calcul de dynamique. En Technologie de Construction 2, et pour de nombreux projets technologiques,
169 21 le logiciel de CAO Catia, sur lequel sont formés les étudiants, est largement utilisé. Pour ces enseignements on insiste sur l analyse des mécanismes, ce qui permet de faire des modélisations correctes. L enseignement se fait à travers des projets de différentes tailles. Les petits projets (généralement individuel) ont pour objectif d approfondir les domaines de la conception (exemples: calcul de dentures, loi d entrée sortie.). La réalisation des autres projets est étalée sur trois mois. Par petits groupes, les étudiants étudient une partie d un projet plus volumineux. La promotion de a travaillé sur le projet éduc-éco. Un groupe a travaillé sur le frein, un autre sur la suspension etc. Tous ces travaux sont effectués avec le logiciel Catia et les étudiants passent beaucoup de temps dans la salle de CAO pour finaliser leurs projets. - Pour les enseignements de Mécanique des solides déformables, il est indispensable de faire des rappels sur l élasticité, la résistance des matériaux, les éléments finis et la recherche de la limite élastique. Nous abordons ensuite, sur des problèmes concrets de conception mécanique, le dimensionnement et l optimisation des structures. Dans le programme nous intègrons les problèmes de plasticité. Nous parlons aussi des méthodes numériques de résolution. L application directe de ce cours est organisée autour de minis projets de calcul avec comme outil principal les logiciels que nous avons à disposition (Catia, Nastran) : 50% de cet enseignement est réalisé dans la salle de CAO. Adossement à la recherche. Du point de vue de son fonctionnement, il est précisé que beaucoup d'enseignements se font sur la base de projets. Ces projets sont définis généralement en concertation avec des entreprises qui proposent régulièrement des sujets d'ordre technologique sur des développements ou la conception de systèmes divers qui sont étudiés via les laboratoires. Cette année, c'est autour de la participation au Challenge Educ-Eco qu ont été montés de nombreux projets technologiques de conception (utilisation des logiciels de CAO) et de réalisation, en collaboration avec la filière «matériaux composites» et sous l'encadrement d'enseignants-chercheurs participant aux enseignements et faisant partie du Laboratoire de Mécanique et d'acoustique. Ces études technologiques de conception sont de la recherche appliquée telle qu'on la conçoit dans les bureaux d'études de Recherche et Développement et elles se font naturellement avec l'encadrement d'enseignants-chercheurs de la spécialité et appartenant aux Laboratoires sur lesquels s'adosse le Master. L adossement recherche de la spécialité repose sur : - Le laboratoire IUSTI, pour les études concernant les applications liées à la Mécanique des Fluides et la Thermique - Le LMA pour les applications concernant la Mécanique des Solides, la Conception et les Matériaux. Enfin, dans le contexte adossement à la recherche, on peut noter que ces deux Laboratoires auxquels appartiennent les enseignants-chercheurs qui participent aux enseignements font partie d'une Fédération de Mécanique & Energétique récemment dotée d'un LaBex «MEC» (Mécanique et Complexité) dont les projets de recherche comprennent un axe «Etude des Systèmes Mécaniques» (en termes de rendement et de fiabilité). Il s'agit clairement d'un axe offrant l'opportunité d'un adossement renforcé de la spécialité à la recherche, ce que nous nous attacherons à développer à l'avenir (cet élément n'était pas connu lors du dépôt de la demande d'habilitation). Ouverture à l'international. L'ouverture vers l'université de Bohême de l'ouest et le thème des turbomachines concerne l'aspect technologique des turbomachines et non les aspects relevant de la Mécanique des Fluides ou de la Thermique-Thermodynamique. Toutefois, ces aspects influent sur la technologie et c'est pourquoi ils sont évoqués dans le rappel de notions sur les machines thermiques. Recommandations pour l'etablissement. L articulation entre contenus théoriques et pratiques se fait à travers les projets. La CAO fait partie du langage commun des étudiants. Une étude de conception consiste à organiser et à rassembler des connaissances théoriques et pratiques pour réaliser un projet. Nous sommes très exigeants sur la qualité et le rendu final de ce projet. Par exemple, dans le module «environnement de l ingénieur» et plus particulièrement en gestion de projet, les études réalisée en M1 avec les industriels sont évaluées très précisément. D un point de vue gestion les échecs ou réussites sont étudiées cas par cas dans un souci d amélioration.
170 22 Spécialité Science du Feu Ingénierie de la Sécurité Incendie (ISI) Les flux attendus : L effectif de la première promotion est de huit étudiants. Sauf problème majeur lors des stages de fin d études (actuellement en cours), sept étudiants seront diplômés. Pour l année nous visons un effectif de 10 à 15 (maximum) étudiants. Nous sommes confiants pour le recrutement puisque, d une part, la communication a été très bonne en interne, et d autre part, une campagne d information a été réalisée par envoi d affiches dans les différentes UFR et Ecoles nationales. Les volumes horaires : Le volume horaire du premier semestre en était de 360 h par étudiant. Ce volume ne tient pas compte des créneaux laissés libres pour la préparation des projets. Pour l année , ce volume sera augmenté d environ 10 % (~ 390 h) avec un doublement du nombre des heures sur la partie «Tenue au feu des structures» et des interventions plus nombreuses des bureaux d études sur la démarche ISI et la présentation d études sur cas réels. La formation continue : Deux demandes de VAP (pour intégrer la formation initiale) et une demande de VAE ont été déposées sur la spécialité. Les officiers marins-pompiers et sapeurs-pompiers en phase de reconversion semblent être particulièrement intéressés. Bien qu ayant un profil différent de celui des étudiants «classiques», ces personnes peuvent être accueillies pour le moment en formation initiale. A terme, la mise en place d une formation continue spécifique sera nécessaire si la demande est effective et régulière. Par ailleurs, l ouverture de certains modules (notamment la formation aux logiciels de simulation) vers l extérieur pour de la formation non diplômante est actuellement étudiée suite à des demandes provenant aussi bien des opérationnels que du monde de l ingénierie. Spécialité Mécanique des Fluides et Physique Non-Linéaire Co-habilitation avec l ECM, il serait effectivement intéressant d établir un système d équivalences plus symétrique entre les cours de 3 e année de l ECM et ceux dispensés dans le cadre de la spécialité. Actuellement, trois cours du parcours «Fluides : Énergie, Transport, Environnement, Santé» de l ECM sont mutualisés avec le M2 et peuvent être comptabilisés pour le diplôme. A l inverse, aucun cours du M2 dispensé en dehors de l ECM ne peut être comptabilisé pour le diplôme d ingénieur de l ECM. Ceci induit une surcharge de travail pour les étudiants poursuivant les deux formations en parallèle, et crée les difficultés de gestion d emplois du temps mentionnées dans le rapport de l AERES. Des négociations avec l ECM sur ce point sont prévues. Internationalisation de la spécialité, diverses mesures ont déjà été prises au cours de l habilitation en cours : - Accueil de deux étudiants issus d écoles d ingénieurs renommées de Tunisie, avec mise à disposition d une allocation pour chacun. - Accueil d un étudiant allemand, dans le cadre d un accord ERASMUS entre la TU Berlin et l Université de la Méditerranée. - Accueil d un étudiant chinois anglophone. - Le site web du M2 est rédigé en français et anglais, et une partie des enseignements et de la documentation est proposée en anglais. Cette ouverture vers l international se poursuivra dans les prochaines années : - Une collaboration plus étroite avec l Ecole Polytechnique de Tunisie est en cours de mise en place pour la rentrée 2011/2012 afin de permettre aux étudiants tunisiens de suivre le M2 en parallèle avec leur dernière année d école d ingénieurs. Pour la prochaine habilitation, une demande de co-habilitation officielle est envisagée. - Le dispositif des allocations sur dossier pour attirer les bons étudiants étrangers est maintenu. L Ecole Centrale Marseille se joint à cette action en ajoutant, dès la rentrée 2011, cinq allocations supplémentaires (toutes spécialités confondues) pour des étudiants étrangers méritants inscrits en M2 recherche. - La documentation et les notes de cours seront progressivement toutes proposées en anglais.
171 23 Dans les recommandations pour la spécialité «Ecoulements Diphasiques, Energétique et Combustion», l AERES évoque la fusion avec la spécialité MFPNL. Comme les responsables du M2 EDEC, nous ne sommes pas favorables à une telle fusion car elle gommerait les spécificités propres à chaque spécialité et donc les repères utiles aux étudiants. Au total, la clarté de l offre de formation en serait réduite. A titre d exemple, notons ainsi que le M2 MFPNL est également rattaché au master mention «Physique», tandis que le M2 EDEC recrute en majorité des élèves ingénieurs, ce qui souligne les différences intrinsèques des spécialités en termes de base de recrutement et d'orientation thématique. Spécialité Matériaux et Structures Avancés La critique concernant cette spécialité porte sur l'effectif par rapport au nombre d'options. La remarque est basée sur l'effectif constaté (12), mais l'effectif minimal visé pour la spécialité est de 20. L augmentation de cet effectif exigera naturellement un effort de communication, ainsi que le note l'expertise. Il faut noter que les options professionnelle "Structures composites (SC)" et recherche "Matériaux hétérogènes (MH)", qui faisaient l'objet de spécialités dans le quadriennal , avaient été réunies en une seule spécialité comprenant deux options dans le quadriennal , à la demande de l'aeres. L'option MH ne nécessite que 3 modules spécifiques (sur 10). Les autres modules sont communs soit avec l'option SC, soit avec des modules du parcours ingénieur de l'ecole Centrale de Marseille. Ces 3 modules spécifiques sont: - Homogénéisation dans les Milieux Hétérogènes - Méthode d Evaluation Non Destructive de l'endommagement - Modélisation des Interfaces dans les Milieux Hétérogènes. La nouvelle option recherche "Nucléaire (N)" que nous proposons ne demandera pas de moyens spécifiques supplémentaires et permettra d'élargir la base de recrutement en faisant apparaître des débouchés nouveaux. L'option repose entièrement sur l'association de modules dispensés par ailleurs. En effet, en plus des 3 modules du parcours (MH), modules en rapport direct avec les activités de recherche communes entre le CEA et le LMA, 2 sont communs avec l'option SC, 3 avec l'ecole Centrale Marseille et enfin 3 sont communs avec l'institut National des Sciences & Techniques Nucléaires (INSTN). Il faut souligner que les 3 options de la spécialité reposent sur une base commune conséquente et sont en rapport avec les deux industries régionales importantes, l'aéronautique et le nucléaire. Si la mécanique des "Matériaux et Structures" de l'aéronautique et du nucléaire possède des bases communes, elle doit respecter des spécificités qui justifient ces trois options. Demande : S3MA Domaine : Sciences et technologies Mention : Océanographie Spécialités : 4 Le rapport mentionne à deux reprises le CEREGE comme unité d'accueil principale de la mention Océanographie. Or les trois unités d'adossement sont essentiellement le LOPB, le LMGEM et DIMAR (non mentionnée dans le rapport), le CEREGE ne figurant que dans une liste secondaire d unités de recherche partenaires. Réponse relative à la mention : L'absence de géosciences marines : il s'agit d'un point qui pose effectivement question. Suite à la lecture des rapports, les porteurs des mentions de master "Océanographie" et "SET" ont repris des contacts. L'objectif de nos échanges est double : faire progresser les discussions de rapprochement qui avaient démarré lors de la mise en place des maquettes déposées, courant 2008, et faire une offre plus complète en s'appuyant sur l'existant, c'est à dire sans augmenter le nombre d'heures d'enseignement, en mutualisant dès maintenant quelques unités qui nous semblent être facilement mutualisables, tout en maintenant la cohérence des offres. Au niveau du tronc commun en S1, les UE
172 24 d'océanographie Générale et d'océanographie Chimique abordent de nombreuses notions sous l'angle des géosciences. Une réflexion pour accroître la culture générale des étudiants d'océanographie en géosciences marines sera néanmoins poursuivie. Ouverture des spécialités Recherche à la finalité "Professionnelle" : notre choix a été motivé par un double constat : les spécialités Recherche que nous proposons permettent pour certains parcours de candidater à un emploi, directement à la sortie du Master et les intitulés "Recherche" et "Professionnel" font que de nombreux étudiants préfèrent aller en "PRO" pensant que cela leur assure plus facilement l'accès à l'emploi. Notre intention n'est pas d'ouvrir des parcours plus professionnels dans les spécialités plus «académiques», mais de continuer à former des étudiants n ayant pas les métiers de la Recherche comme ultime choix de poursuite. Les questions du rapport d'aeres sur ce point nous aiderons à mieux articuler les volets R et P entre les trois spécialités. L'évaluation des enseignements sera mise en place rapidement à l échelle de la mention. Le suivi des étudiants sera amélioré par une procédure mise en place au niveau d'amu. Spécialité «Océanographie Physique et Biogéochimie» Nous sommes conscients de la difficulté de présenter 3 parcours distincts avec un effectif limité d étudiants. Ces 3 parcours sont basés sur deux parcours fondamentaux, physique et biogéochimie, et permettent l existence du parcours «modélisation couplée physique-biogéochimie» qui bénéficie d un positionnement unique en France comme noté dans les «points forts» de l évaluation de l AERES. Nous avons mis en œuvre plusieurs démarches (voir point suivant) en vue d augmenter rapidement le nombre d étudiants. Nous serons très vigilants quant au problème de sous-effectifs que rencontre cette spécialité. La recommandation de l AERES, consistant à élargir le périmètre des étudiants concernés aux biologistes intéressés par une approche fonctionnelle des écosystèmes marins, devrait être très utile dans la mesure où le choix des spécialités ne sera plus fait comme précédemment en début de Master mais à la fin du tronc commun du premier semestre. En outre, le choix de spécialité et des UE associées se fera dans le cadre d'un entretien individuel avec l'équipe pédagogique. Cette spécialité est initialement une spécialité Recherche. Cependant, ses parcours permettent à certains étudiants d'intégrer un emploi directement après le Master. Pour cette raison, il nous semble raisonnable d'inscrire cette spécialité en R&P. Spécialité «Biologie et Ecologie Marines» L'UE de Paléo-climatologie sera proposée dans une offre plus large de géosciences en spécialité PRO, même s'il nous semble utile de la laisser ouverte en option dans la spécialité BEM. C'est en effet une introduction à une approche paléontologique qui, de plus, éclaire les étudiants sur l évolution climatique de la Biosphère à l échelle des temps géologiques (et permet donc une meilleure compréhension de la problématique du «changement climatique»). Le volet microbiologique implique un apprentissage technique et conceptuel qui requiert du temps. En outre, de bonnes notions d'écologie microbienne sont incontournables pour comprendre le fonctionnement des écosystèmes marins (lutte contre l eutrophisation, production de toxine, identification de pathogène). De plus des compétences en microbiologie ont permis à plusieurs étudiants de trouver du travail dans des domaines sanitaires tels que l analyse des eaux de baignade par exemple. Enfin, au cours de ces enseignement, les méthodes moléculaires (diversité, génomique, phylogénie) actuellement incontournables en environnement sont enseignées. Ces méthodes sont applicables à un grand nombre d études bien au-delà de la microbiologie. On notera par ailleurs que le support local en termes de recherche en écologie microbienne est important et permet l'accueil d un nombre important d étudiants. Ces raisons scientifiques et pédagogiques nous semblent suffisantes pour justifier le volume d'enseignement en microbiologie de cette spécialité. Cette spécialité est initialement une spécialité Recherche. Cependant, ses parcours permettent à certains étudiants d'intégrer un emploi directement après le Master. Comme indiqué dans l'argumentaire de la mention ci-dessus, Pour cette raison, il nous semble raisonnable d'inscrire cette spécialité en R&P.
173 25 Spécialité MARIN Nos récentes discussions avec l'équipe pédagogique de la mention Sciences de l Environnement Terrestre nous ont permis de faire ressortir deux unités d enseignement qui, en maintenant la cohérence pédagogique de la spécialité MARIN, permettent de compléter la formation professionnelle dans le domaine des géosciences. Ces UE sont GR9 Dynamiques Littorales et Risques Associés (de la spécialité Gestion des Risques Naturels et Géologiques de la mention SET) et GR2M9 Pétrophysique et diagenèse des réservoirs (de la mention Géologie des Réservoirs de la mention SET). Ces UE s'ajoutent aux UE PRO 202 et PRO 304 déjà orientées vers le domaine des géosciences. Parallèlement, la mention SET proposera six unités d'enseignement, intégrées à titre principal dans la maquette Océanographie. Ces premières discussions, qui se sont faites dans le contexte délicat et mouvant de fusion des trois Universités d Aix-Marseille, de la création de l'osu Environnement, des restructurations d'umr, et du contexte multi-sites, représentent le point de départ d'une réflexion approfondie de mutualisation d'ue pour le contrat quadriennal à venir. Il nous faudra en effet plus de lisibilité et plus de temps pour proposer d'autres dispositifs de mutualisation qui soient réalistes et qui fassent sens aux niveaux pratique et pédagogique. Nous pensons que le contexte de l université unique nous y aidera. Demande : (pas de n - spécialité transverse) Domaine : Sciences et technologies Spécialité : Compétences Complémentaires en Informatique (commune à toutes les mentions du domaine ST) Définition explicite des objectifs professionnels, la spécialité CCI forme des étudiants en informatique dite «générale», pour alimenter le monde industriel de personnes polyvalentes et qualifiées. Comme souligné dans le rapport, la spécialité apporte des compétences dans un cadre non nécessairement spécialisé, les modules «piliers» incontournables étant déjà conséquents (programmation, bases de données et langages du Web). En pratique, les étudiants sortants intègrent des équipes de développement (le Web étant toujours très demandé à l heure actuelle) et se fondent très vite dans leur nouveau milieu d informaticiens. Ceux qui parviennent à mettre en valeur leurs compétences initiales sont moins nombreux (la plupart des étudiants basculent vers l informatique, et leurs compétences initiales leur permettent d avoir une certaine maturité et une détermination que d autres étudiants n auraient pas). Les objectifs professionnels sont relativement décorrélés de la formation d origine des étudiants, sans doute parce qu ils proviennent tous de filières scientifiques et que ce socle commun est très adapté à une poursuite d études en informatique. Tous les cas de figure existent, et il n y a pas une formation particulière qui serait privilégiée pour tel ou tel débouché professionnel. Critères de sélection des candidats, ils sont classiques : sur les 150 dossiers reçus chaque année, les docteurs sont prioritaires (ils sont 2 à 3 par an en moyenne), puis les titulaires de masters scientifiques sont ensuite classés selon leurs résultats des années précédentes pour constituer une liste principale et une liste complémentaire (cette dernière étant sollicitée en fonction des présents lors de la réunion de pré-rentrée). Actuellement, les profils des admis sont les suivants : les étudiants sont pour la plupart titulaires d un master d automatique, de génie électrique ou de génie électronique (environ 60%). Viennent ensuite les chimistes et les biologistes (30%) puis les étudiants venant de mathématiques (10%). L ouverture de la spécialité CCI à toutes les mentions scientifiques d AMU (à l exception de la mention Informatique) est une réelle opportunité pour étendre cette formation aux géologues, aux mécaniciens, aux physiciens par exemple, et permettra très probablement d apporter du sang neuf aux promotions futures. Les deux spécialités CCI (l une rattachée au domaine «Sciences et Technologies», l autre au domaine «Droit, Economie, Gestion») fonctionnent en parallèle depuis des années, les profils des étudiants étant radicalement différents. Il est vrai cependant qu une appellation plus explicite doit être faite rapidement (sans modifier l acronyme nationalement reconnu «CCI», commun à 10 autres formations du même type en France), même si à l heure actuelle, les candidats ayant un master de
174 26 droit (par exemple) et postulant à la spécialité CCI «pour scientifiques» sont immédiatement redirigés vers l autre spécialité, et vice versa. Pour plus de lisibilité et avec l accord de la responsable du CCI relatif au domaine «Droit, économie, gestion», nous proposons d ajouter de manière claire les domaines concernés pour chacune des deux spécialités, sur tous les supports de communication disponibles (site web des spécialités, site web de l offre de formation de l Université, plaquettes, etc.). Ainsi, notre spécialité sera labélisée lisiblement «CCI pour les profils Sciences et Technologies», et l autre «CCI pour les profils Droit, Economie, Gestion». De plus, des hyperliens bilatéraux vers les sites web des deux spécialités vont être créés dans un futur très proche, pour indiquer explicitement aux visiteurs de ces pages que chaque domaine dispose de sa spécialité CCI car les deux s adressent à deux publics distincts. Demande : S3MA Domaine : Sciences de la Santé Mention : Pathologie Humaine Spécialités : 10 Réponses aux points relatifs à la mention Les parcours de M1 sont presque uniquement alimentés par la filière scientifique ne permettant que peu d'interactions entre scientifiques Ce commentaire reflète une profonde méconnaissance de l'organisation des études de Médecine. Les professions de santé participent aux formations de master à deux moments du cursus 1) durant leurs études (PCEM2 et DCEM1, futures L2 et L3) et 2) au terme du DCEM 4 et de l'enc. Les premiers suivent les modules de masters communs aux médecins et aux scientifiques au cours d'ue dédiées (organisées le mardi et le jeudi après-midi) : il existe dans l'offre de M1 10 UE qui correspondent à ce type de formation. Il est important de rappeler que l'ecole de l'inserm n'a pas permis aux marseillais d'avoir accès aux masters d'excellence, ce qui nous a amenés à proposer des formules alternatives. En introduisant des stages en laboratoires à la place de certaines UE, on immerge les étudiants de PCEM2 et DCEM1 dans les laboratoires avec les scientifiques (50 par an). Pour augmenter l'interaction entre scientifiques et médecins, il faudrait changer l'organisation des études de Médecine, ce qui dépend du législateur. La seconde population concerne les internes qui complètent leur formation en suivant les UE de M1 jusqu'à obtenir 24 ECTS ; ils sont bien entendu immergés dans une population scientifique. Au niveau du M2, la mixité des parcours existe depuis l'origine du master : c'est même une spécificité des masters en sciences du vivant du site marseillais. Aucun enseignement de l'anglais ou en anglais n'est mentionné pour le M1 et pour la plupart des spécialités Ce commentaire n'est que partiellement exact dans la mesure où l'objectif de maîtriser l'anglais à l'issue du master tient plus d'un affichage que d'une réalité en France. De plus, la création de la spécialité internationale avec les pays du Sud implique un support francophone quelque peu contradictoire avec la maîtrise de l anglais. Pour exemple, les cours en anglais ont reçu un accueil assez négatif de la part de nos partenaires du Sud de la Méditerranée. Nous avons toutefois un module de communication scientifique en anglais qui est plus adapté qu'un module de rattrapage des lacunes et qui résulte de l'intégration de la mention "Anthropologie Biologique". Prenant bonne note de la remarque de l AERES, nous ouvrirons ce module à l ensemble des étudiants de Master 1. Par ailleurs, il est à noter que dès à présent, les examens sont organisés en français et en anglais, ce qui permet aux non francophones de réussir aux épreuves théoriques. Pour finir, les étudiants sont confrontés à l'anglais dans la vie des laboratoires lors des stages de M1 et de M2. Nous privilégions ce mode d apprentissage basé sur la vie réelle. La professionnalisation est peu marquée et l'adossement de la mention aux milieux socioprofessionnels est relativement faible La professionnalisation de la mention "Pathologie Humaine" intègre la réalité du tissu socioéconomique régional, ce qui rend compte de sa volonté de s'appuyer sur les organismes et les agences publics qui sont les débouchés naturels de la formation biomédicale. Ceci différencie "Pathologie Humaine" d'une formation classique de Biologie pour qui les débouchés professionnels sont moins évidents. Les start-up marseillaises font partie de l'offre de formation vis-à-vis de laquelle elles contribuent par une offre de stage et des recrutements au décours de la Thèse. Certains aspects
175 27 de l'évaluation sont surprenants. Pour l'ethique, il est ainsi reproché l'absence de débouchés professionnels alors que tous les étudiants de cette spécialité ont déjà un métier et qu ils acquièrent une compétence complémentaire utile à l exercice de leur métier. Pour la professionnalisation des parcours et malgré l'attractivité de certains parcours pour l industrie pharmaceutique, nous avons refusé délibérément la participation de l'industrie pharmaceutique à notre enseignement afin d éviter tout conflit d'intérêt. Les événements récents semblent nous donner raison. Si nos deux spécialités professionnelles ont un adossement recherche optimal, les nouveaux parcours professionnels correspondent à de nouveaux besoins (métiers du cancer et management du risque infectieux) et vont bénéficier de créations importantes. Par exemple, la création du seul IHU de Maladies Infectieuses tourné vers les pays du Sud créera des conditions pour les nouveaux métiers du voyage et du risque sanitaire. De plus, la mention "Pathologie Humaine" s'inscrit dans un enjeu essentiel, celui de l'universitarisation des métiers de la santé paramédicaux dont l'adossement socioprofessionnel est public ou privé mais réglementé. Aussi l'adossement professionnel proposé dans cette mention est-il réaliste. L'évaluation des enseignements est sporadique Nous avions répondu par avance à ce commentaire (paragraphe ). Nous précisions que l'évaluation des enseignements et des formations serait réalisée au niveau de la mention (document joint) et surtout par l'université Aix-Marseille. En ce sens, un groupe de travail a déjà été mis en place par le Comité des Etudes de notre UFR et développe un outil que nous allons généraliser à l ensemble des mentions. La procédure utilisée pour l'auto-évaluation n'est pas claire ; elle n'a pas en tout cas été réalisée de façon critique puisqu'elle n'a soulevé aucun point faible La politique d'auto-évaluation a été validée par le CEVU de l Université de la Méditerranée. Des points négatifs ont été mis en évidence par le rapporteur local et ont conduit à des corrections dans le document soumis à l'aeres, ce qui a été interprété par les experts comme un manque d'analyse critique traduisant une analyse hâtive du dossier. L'intitulé de la mention ne reflète pas la pluridisciplinarité apportée par les différentes spécialités L'intitulé reflète la réalité de la recherche biomédicale qui intègre 1) une recherche biologique forte et 2) une recherche en sciences humaines et sociales. C'est cette combinaison qui caractérise la recherche en Santé. Cet intitulé est maintenant bien connu des étudiants qui consultent le site régulièrement et a engendré une spécialité de Doctorat d'université qui regroupe l'ensemble des spécialités de master y compris à visée professionnalisante. Le changement d'intitulé ne serait pas une valeur ajoutée à la formation. Par ailleurs, la mise en place du Référentiel de l Offre de Formation (ROF), qui est un projet national de l Agence de Mutualisation des Universités et Etablissements (AMUE) pour lequel Aix-Marseille Université est site pilote, permettra un affichage très clair des spécialités que regroupe la mention. Un des membres de notre directoire s est volontairement investi dans ce projet afin d être à même d assurer cette visibilité des spécialités. Les modalités de pilotage de la mention ne sont pas clairement précisées Le pilotage de la mention a été précisé dans le document. La diversité des parcours et des spécialités nécessite la mise en place d'une structure réactive qui assure la gestion régulière du master. Elle ne remplace pas le conseil de Master et s'appuie sur les responsables d'enseignement du M1 ; ces derniers ont une vision moins filiarisée que les responsables de M2. Le conseil de master garde pleinement sa fonction. Le Conseil de Mention se réunit deux fois par an pour décider de l ingénierie pédagogique des UE et de la cohérence des enseignements. Le directoire se réunit annuellement pour discuter les choix d orientation stratégiques de la formation ou de son adossement à la recherche. Il a toutefois également vocation à être convoqué rapidement par le responsable de mention pour l assister dans l arbitrage de situations délicates. Réponses aux recommandations relatives à la mention La recommandation de créer des UE pour les filières de santé dès le M1 est une réalité comme nous l'avons précisé dans la réponse aux points faibles. Nous poursuivrons donc cette politique validée par les experts. La politique de l'anglais sera amplifiée dans le prochain contrat en ciblant la communication.
176 28 L'intitulé de la mention ne sera pas modifié comme précisé précédemment. Les rôles respectifs du Directoire et du Conseil de Master ont été précisés. Le contenu des UE sera fourni dans la maquette qui remontera à la DGESIP. Réponses générales concernant les spécialités Il est fait référence au fait que le taux de poursuite en Thèse est variable selon les spécialités. Ceci traduit ici aussi une méconnaissance des filières de santé. A partir du moment où les spécialités recherche sont constituées de 50% de médecins et de pharmaciens, le taux de poursuite en Thèse ne peut être que partiel. Les Médecins et Pharmaciens ont besoin d'un master pour avoir accès aux carrières hospitalo-universtaires, la Thèse n'étant requise qu'au niveau des professeurs. Même si nous poussons bon nombre d'entre eux à préparer une Thèse d'université, nous devons rester dans les limites des postes à venir. La spécialité Ethique a été évaluée négativement par les experts. Cette formation est essentielle pour la mention "Pathologie Humaine" car elle représente la part des Sciences Humaines et Sociales dans notre offre de formation. Il ne s'agit pas d'une formation qu'on pourrait rattacher à un département de Philosophie ; elle fait partie intégrante de la recherche biomédicale. D'ailleurs, l'introduction d'ue d'ethique au niveau du M1 a rencontré un grand succès auprès des étudiants scientifiques. Récemment, le rapport R. Gaillard a préconisé une amplification des sciences humaines et sociales dans les cursus santé. Le master Ethique a pour débouché la spécialité doctorale Ethique qui contribue aux formations transversales du collège doctoral. Le non renouvellement de cette spécialité rendrait moins cohérente l'offre en doctorat d'université. Les personnalités porteuses de ce projet occupent une place importante dans le champ de l'ethique. L élection récente du co-responsable de la spécialité «Ethique, Science, Santé et Société» en tant que président du Comité de déontologie et de prévention des conflits d intérêts à l Agence nationale de sécurité sanitaire (14 avril 2011) témoigne de l importance croissante que les institutions sanitaires nationales accordent à la présence de personnes reconnues pour leur compétence en éthique dans l attribution des responsabilités liées aux métiers de l expertise. Enfin, l'adossement à la recherche bénéficie dans le nouveau contrat de l'intégration de l'ea d'ethique au sein de l'umr CS d'anthropologie Biologique, ce qui renforcera significativement son ancrage recherche. Spécialité «Conseil en génétique et médecine prédictive» - Réponses aux points faibles La formation à la recherche : Plusieurs modules sont mutualisés avec d autres spécialités de la mention orientées vers la recherche : - en M1 : le module «Bases de génomique humaine, moléculaire et médicale» est obligatoire pour les étudiants du master de conseil en génétique et médecine prédictive ; le module «oncogénétique» est commun avec la spécialité Oncologie - en M2 : les modules de la spécialité «Génétique humaine et médicale» sont conseillés aux étudiants comme modules optionnels ; le module obligatoire «Relations soignantspersonnes» aborde la méthodologie de la recherche en épidémiologie. Fait important, la spécialité Conseil en génétique a été créée et figure dans l offre de l école doctorale des sciences de la vie et de la santé. Plusieurs étudiants sont déjà inscrits. Il s agit de la seul école doctorale en France offrant cette spécialité. L enseignement de l anglais. les étudiants font de nombreuses analyses d articles scientifiques et médicaux en anglais (notamment au niveau du module bibliographique) certains cours s appuient sur des diapositives en anglais une maitrise parfaite des bases de données internationales concernant les maladies rares et la génétique est obtenue en fin de cursus
177 29 plusieurs étudiants ont obtenu des postes de conseillers en génétique au Canada anglophone ou aux USA au terme de leur master). Propositions : prévoir des présentations d articles en Anglais dans les différents modules Enfin, dans le cadre d une concertation internationale notre formation est destinée en première intention à l espace francophone. Compte-tenu de l importance de la relation au patient dans l exercice de la profession de conseiller en génétique, une maitrise parfaite du français parlé et écrit est requise. - Réponses aux recommandations Les modules optionnels de M1. Les modules en caractères gras correspondent aux modules organisés par les deux responsables du master. Les autres modules au choix sont organisés par d autres spécialités de la mention (ou d autres masters). Le nombre de crédits du M2 est bien de 60 ECTS (Une mauvaise pagination a fait disparaitre les 6 ECTS du stage de spécialisation et 6 ECTS des modules optionnels). Il fallait lire : - Quatre modules obligatoires de 6 ECTS chacun : SOIT 24 ECTS Génétique pédiatrique Endocrinologie génétique Neurogénétique Fondamentaux en psychologie - Modules optionnels : 6 ECTS Choisir un module à 6 ECTS ou 2 1/2 modules. Nous avons volontairement omis de présenter une liste de modules optionnels, pour laisser aux étudiants le choix parmi l éventail des modules proposées par les autres spécialités de la mention voire les autres masters. En M2, ce choix est guidé par les perspectives d insertion professionnelle, génétique spécialisée ou orientation transversale (détaillées dans le paragraphe 7-9-2) - Trois stages : SOIT 30 ECTS Deux stages de 8 semaines à 12 ECTS chacun Un stage de spécialisation de 2 semaines à 6 ECTS Les perspectives et une éventuelle saturation du marché de l emploi pour les futurs diplômés. A l heure actuelle, le marché est loin d être saturé et plusieurs offres d emplois sont vacantes. Il existe encore de nombreuses perspectives au niveau des centres de référence labellisés dans le cadre du plan maladies rares et les centres pluridisciplinaires de diagnostic prénatal (obligation pour chaque CPDPN d avoir un conseiller en génétique). La création de ce nouveau métier s est faite en concertation avec les diverses agences (Biomédecine, INCA) ou plans (maladies rares, cancer) qui ont généré des lignes budgétaires spécifiques pour la création de postes de CG. Enfin, plusieurs étudiants ont obtenu des postes à l étranger et notamment au Canada. Le nombre d étudiants prévu lors du dossier de contractualisation avait été fixé en fonction des perspectives à 5 ans. Ce chiffre pourra (et devra certainement) être révisé lors de la prochaine contractualisation. Spécialité «Maladies infectieuses et contagion-prévention» Deux parcours sont proposés. Mais leur caractère professionnalisant ou à finalité recherche n est pas très développé dans le dossier. Malgré des enseignements ciblés basés sur des compétences locales réelles, les débouchés ne sont pas clairement définis ce qui nuit à la lisibilité de la spécialité. Les débouchés professionnels ont été clairement présentés en quatre axes : Prévention des infections liées aux soins pour les personnels soignants ; Expertise et consulting en prévention des infections liées aux soins ;
178 30 Accréditation des établissements de soins dans le domaine de la prévention des infections liées aux soins ; Recherche dans le domaine de la prévention des infections liées aux soins. La spécialité semble s adresser essentiellement à la filière «Santé». Surtout dans le parcours professionnel. Le parcours à finalité professionnelle ne semble pas préparer les étudiants à un métier ou une insertion professionnelle puisque les débouchés sont dépendants de la formation initiale des étudiants. L ouverture du Master Pro aux filières scientifiques, en particulier SHS, a été clairement exposée : par le recrutement M1 au cours duquel les acquis professionnels sont valorisables : ouverture au monde professionnel paramédical ; par le recrutement M2 sur dossier pour les étudiants hors cursus santé ; par l enseignement du monde des établissements de soins et de santé : UE «Cadre réglementaire de l Hygiène médicale» et UE : «Méthodologie épidémiologique en hygiène médicale» ; par la mutualisation d une UE avec la maitrise «SENS» de «Santé Environnementale, territoire et habitat» au 2ème semestre du M2. Il n est pas prévu d enseignement ou de pratique de la langue anglaise. L UE «Techniques d informations et de communication appliquées à l hygiène médicale» comporte une recherche bibliographique d articles en anglais. Les enseignements sont anglophones et peuvent ainsi échanger effectivement avec les étudiants étrangers anglophones. Spécialité «Oncologie» L ouverture d un parcours professionnalisant n est pas pertinente au sein de la spécialité, les enseignements sont essentiellement techniques et correspondraient au niveau bac+3 La spécialité Oncologie est adossée aux Centres de Recherches labélisés par l INSERM spécialisés en Oncologie localisés sur le Campus IPC (Centre de Recherche en Cancérologie de Marseille), Timone (CRO2), Luminy (INSERM U624). Elle est aussi associée aux Plates-formes labélisées IBiSA (Protéomique et Immunomonitoring en Cancérologie) ainsi que les Plateaux Techniques de Transfert labélisés par l INCa (Biopathologie). Cet ensemble génère une importante activité d enseignement et de recherche qui est structurés autour de la spécialité oncologie. Les demandes des centres et Plateforme partenaires ainsi que des étudiants ont démontré un besoin et une demande forte d associer à notre offre recherche un parcours professionnalisant qui est particulièrement attractif pour les Plateforme et Plateaux Techniques ainsi que les Biotech partenaires (Innate Pharma, Beckman Coulter Immunotech, Alphabio). Ce parcours a pour finalité de préparer des ingénieurs aux carrières technologiques en Santé et Biotechnologies. L enseignement associera des modules fondamentaux de cancérologie partagés avec la spécialité Oncologie Recherche et des modules technologiques développant les aspects les plus innovants de ces techniques en Biologie et Santé humaine autour d appareillage de dernière génération en protéomique, cytométrie, transcriptomique et génomique. L ensemble correspond complètement à un enseignement de niveau Master. Dans le parcours recherche, une acquisition de compétences professionnalisantes n est pas prévue malgré une volonté affichée d insertion professionnelle directe Les étudiants de M2R Oncologie accèdent à la totalité des modules disponibles dans la filière Recherche Santé incluant des UE professionnalisantes. D autre part 80% des étudiants ayant obtenu leur master du cursus sciences continuent en Thèse et réalisent leur approche professionnalisante avec l école doctorale. Finalement les évaluateurs n ont pas perçu que plus de la moitié de nos promotions appartenaient aux filières Santé auxquelles nous apportions une formation par et à la Recherche à travers nos laboratoires labélisés. L analyse du devenir des diplômés n est pas satisfaisante Pour rappel notre analyse est très bonne car 80% de nos étudiants issus des filières Sciences et 50 % des étudiants issus des filières Santé continuent en Thèse comme indiqué explicitement dans la présentation générale de la Mention Pathologie Humaine.
179 31 Les modalités de l organisation et l évaluation des stages ne sont pas claires au vu du dossier Le programme des UE est disponible sur le Site Internet partagé de la Mention Pathologie Humaine ainsi que les intitulés, affiliation, thèmes de recherche des équipes labélisées issues des Centres de Recherches et Biotechs constituantes. Cette remarque devrait s adresser à l ensemble des Mentions et Spécialités de l ED 62 car Il n y a pas d évaluation séparée de la Spécialité Oncologie. Les évaluations des étudiants des filières Santé et Scientifiques sont réalisées selon les critères définis par l Ecole Doctorale et visées par son conseil scientifique et effectués pour l ensemble des Spécialités de façon commune et organisées et contrôlées par notre Ecole Doctorale. Le dossier ne mentionne pas d enseignements ou de pratique de la langue anglaise, hormis une analyse d articles scientifiques en anglais. Cette remarque ne prend pas en compte le fait que les enseignements en anglais sont organisés par la Mention Pathologie Humaine et l ED à travers les TD réalisés dans le cadre des UE des S3. La communication scientifique en anglais est aussi réalisée dans le cadre de modules techniques et de formation continue dans le cadre du S1 et pendant leur parcours de Thèse avec l INSERM et l Université. Spécialité «Génétique humaine et médicale» Les compétences professionnalisantes sont trop discrètes. Indications sur les métiers visés : Métiers de la recherche : Ingénieur d'études ou de recherche, Responsable de projets de recherche (secteur académique et privé) - dans les domaines de la Génétique, Biologie Cellulaire, Cellules souches, Thérapies innovantes. Métiers en Santé : Ingénieur Hospitalier (Laboratoires de génétique, plateformes de diagnostic approfondi telles que prévues par le plan maladies rares ), Attaché de recherche clinique. Au sein d'entreprises (dans le monde de l'industrie des biotechnologies) : Chargé d'études, Ingénieur technico-commercial, Pour les étudiants en santé (internes et CCA de médecine et ou pharmacie), la spécialité de master prépare au métier de Généticien hospitalo-universitaire, de biologiste hospitalouniversitaire avec valence recherche. Dans ce cas, comme dans celui des étudiants de la filière recherche, le Master est poursuivi par une thèse, et l'offre de formation est largement suffisante pour accueillir l'ensemble des étudiants inscrits. Enfin, en perspective, nous mentionnons le projet de création d un module de bio-informatique à visée professionnalisante qui aura vocation à devenir une spécialité mixte (recherche et professionnelle), et préparant aux métiers de la bio-informatique médicale, une nécessité pour l'analyse des données issues des outils de haut débit Ce module s inscrira particulièrement dans la préparation aux métiers d'ingénieur informaticien et bio-informaticien médical dans les secteurs académiques et privés (industries des biotechnologies et sociétés de service faisant du séquençage de génomes humains, mammifères et autres modèles ). Le devenir des diplômés est indiqué uniquement pour les étudiants qui poursuivent en doctorat : Un suivi plus systématique qui permettra d améliorer ce point se met en place. L intégration de la plateforme ipro au sein de notre Université apportera un élément de réponse supplémentaire à cette problématique en intégrant un annuaire des anciens élèves qui pourront actualiser leur situation professionnelle et laisser leurs CV à disposition des recruteurs du domaine dans une CVthèque. La pratique de la langue anglaise semble être négligée Cela n était pas précisé initialement, mais une partie des présentations d articles dans le cadre du module «Ateliers Bibliographiques» est déjà réalisée en anglais, pour le support écrit (diapositives), et dans certains cas aussi pour la présentation orale. Il est prévu de généraliser cela à l ensemble des étudiants et des présentations dans le cadre de ce module. Spécialité «Nutrition et physiopathologie vasculaire»
180 32 La spécialité semble mal adaptée à certains métiers du secteur privé. Nous nous sommes mal exprimés, notre master est un master à visée purement recherche à la fois pour scientifiques et médecins ou pharmaciens. Certains étudiants réalisent à la fin de leur master qu ils ne sont pas faits pour la recherche et sont plus attirés par les métiers de l agro-alimentaire et postulent avec succès pour ces postes (cf infra). Il existe par ailleurs des passerelles possibles avec le master sécurité sanitaire des aliments. Le taux de poursuite en doctorat est faible. Parmi les médecins, il est classique que seulement 20 à 30% continuent en thèse. Parmi les scientifiques, seuls les étudiants les plus brillants continuent en thèse car il existe une forte attractivité des métiers de l agro-alimentaire. L analyse du devenir des étudiants n est pas satisfaisante. L analyse du devenir des étudiants à 2 ans a été difficile pour la spécialité nutrition et physiopathologie vasculaire car celle-ci a été créée en 2008, première promotion Le devenir à deux ans des étudiants qui n ont pas continué en thèse n est pas encore effectuable. Pour l année , nous avons 46% de poursuite en thèse. Parmi les scientifiques non-inscrits en thèse 75% ont un emploi (CDD IA ou dans l industrie) et 25% ont opté pour une formation complémentaire professionnalisante. Les médecins continuent leur cursus. Pour l année , nous avons 35% d inscrits en thèse mais les médecins s inscrivent souvent avec un an de retard. Parmi les scientifiques ne continuant pas en thèse, 33% ont trouvé un emploi, 33% sont en recherche d emploi et 33% continuent leurs études. L acquisition des compétences transversales n est pas valorisée. Nous sommes étonnés par cette remarque que nous ne comprenons peut-être pas bien car 2 modules sur 5 sont transversaux et communs aux différentes spécialités du master de pathologie humaine. Les enseignements ne prévoient aucune pratique de l anglais Afin de prendre en compte cette remarque, nous avons pris la décision d effectuer 10 à 20% de cours en anglais, et d augmenter le nombre d analyse d articles en anglais. Par ailleurs, comme précisé dans la réponse générale concernant la mention, un module de communication scientifique en anglais sera suivi par l ensemble de nos étudiants. Spécialité «Ethique, science, santé et société» - Réponses aux points faibles La spécialité «éthique» ne peut permettre d acquérir des compétences professionnalisantes mais des voies d amélioration de son offre d enseignement peuvent être envisagées : La politique pédagogique qui structurera la formation en éthique à venir devra s efforcer de sensibiliser les étudiants des filières scientifiques De façon à ce qu ils aient une vision plus large de l impact des sciences biologiques dans le domaine de la santé et du soin. Cette réorientation de la politique pédagogique s accompagnera d une plus grande participation des enseignants de formation scientifique, afin d homogénéiser les filières «sciences» et «santé», dans le cadre de nouveaux modules ciblés vers les scientifiques, choisis transversalement par des étudiants engagés dans d autres spécialités de la mention «pathologie humaine». L enseignement devra notamment intégrer dans son parcours des modules d enseignement orientés vers l éthique en science biologique En proposant des approches épistémologiques et méthodologiques liées aux conflits d intérêt, à la publication des données, à leur éventuelle falsification, de façon à rendre ce parcours plus attractif pour des scientifiques. Une meilleure analyse du devenir des diplômés permettra de mettre en évidence l impact de formations dispensées par la spécialité éthique. Les évaluations des enseignements dispensés en éthique par les étudiants devront se faire selon un protocole remanié, avec une spécification du taux de réponses par rapport au nombre d inscrits, et
181 33 l enregistrement des résultats de l analyse à deux ans du devenir des étudiants diplômés et des sortants. La manière dont les étudiants sont parvenus à valoriser leur formation devra apparaître à travers des données quantitatives exploitables. L enseignement devra renforcer la cohésion de l offre de formation En réduisant le nombre de modules optionnels au profit de modules obligatoires spécifiques en lien avec l histoire des sciences de la vie et de la santé et d épistémologie avec les items suivants : Outils méthodologiques, pratique de la délibération Epistémologie, histoire de la médecine et des sciences L expertise et la prévention des conflits d intérêt dans le domaine de la sécurité sanitaire Le principe de précaution La sociologie des sciences En rééquilibrant l offre d enseignements dans un panel qui comporte une plus grande part aux professeurs issus du monde de la recherche scientifique, on peut estimer que l enseignement de cette spécialité aura un impact bénéfique sur leur motivation et renforcera l attractivité de la spécialité qu ils choisissent, y compris dans un parcours de doctorat mené en co-direction. Les rencontres «éthique et sciences» Elles devront se faire non plus dans le format réduit de journées d étude mais selon un calibrage plus important, dans le cadre de colloques interdisciplinaires assortis des contraintes d assiduité. - Réponses aux recommandations Argumentaire justifiant le maintien de la spécialité «éthique» au sein de la mention. Le master d éthique, parce qu il est un master «recherche», ne peut déboucher sur une professionnalisation. Le métier d «éthicien» n est pas un titre reconnu en France comme c est le cas dans les Etats aux Etats-Unis ou dans les pays d Europe du Nord. Néanmoins, il nous semble important que cette spécialité puisse être maintenue au sein de la mention «pathologie humaine» pour les raisons suivantes : - a) Il s agit d un master délivré dans une faculté de médecine Les programmes nationaux comprennent désormais, à titre d enseignements obligatoires, des cours en éthique et philosophie des sciences (cf. les programmes nationaux du concours en PACES et de l examen L2 «Licence santé»). La politique de réforme des études de santé correspond à la volonté des pouvoirs publics de ne pas limiter l approche de la pathologie humaine à sa seule dimension scientifique afin d éviter les biais du réductionnisme dans la perception du malade et de la maladie. - b) Le rapport d expertise Il pointe, à juste titre, un déséquilibre ostensible dans le recrutement des étudiants dont la majorité est issue des professions de santé. En matière de recrutement, la spécialité «éthique» n est pas a priori plus ouverte aux statutaires du milieu médical qu aux inscrits qui se destinent à des carrières liées à la recherche biomédicale. Le déséquilibre n est pas lié à la politique de recrutement locale mais à des choix de société, où la promotion de la culture générale, de l éthique et des humanités n est pas suffisamment incitative. Ce sont davantage les professions de santé que les métiers à vocation scientifique qui ont été conduit à s investir dans le champ de l éthique, à travers les textes des lois et les programmes d enseignements nationaux. Cependant, dans l absolu, les questions éthiques liées aux sciences biomédicales ne sont pas moins importantes dans le domaine de la recherche que dans celui de la médecine. La recherche implique des enjeux éthiques cruciaux notamment en neurosciences, dans la brevetabilité des éléments du corps humain, la commercialisation des cellules souches humaines, le consentement aux thérapeutiques innovantes et aux essais cliniques. - c) La difficulté de poursuite en doctorat Elle est liée à celle de l obtention de bourses dans un domaine spécifique. Cette poursuite n est actuellement pas un motif prioritaire des étudiants du master 2, mais ne peut être interprétée comme un échec. Les retours d expérience obtenus grâce aux fiches d évaluation des modules du master
182 34 spécialité «éthique, science, santé et société» ont montré que les enseignements d éthique sont majoritairement suivis par des étudiants issus des filières de santé qui le font à plusieurs titres : Mener une approche réflexive de leur démarche professionnelle en leur qualité d acteurs de santé confrontés à des décisions cliniques comportant une dimension humaine et des paramètres contextuels (familiaux, idéologiques, culturels, psychologiques, etc.) Une prise de recul personnel favorise une plus grande lisibilité des lignes directrices et du sens des métiers à haut niveau de responsabilité qu ils exercent ou sont appelés à exercer. Les médecins notamment sont confrontés à des problèmes d éthique auxquels leur formation initiale ne les a pas préparés (fin de vie, pratiques de sédation, vieillissement de la population, augmentation des situations de dépendance, handicaps et polypathologies associées, ). Acquérir des compétences complémentaires en éthique pour des professionnels de santé qui sont appelés à s impliquer dans des comités d éthique hospitaliers ou des comités de protection des personnes. Les Comités de Protection des Personnes (CPP) sont des instances incontournables dans le dispositif d'encadrement de la recherche biomédicale. La loi du 9 août 2004 leur a confié des prérogatives décisionnaires. Etre en mesure d exercer les responsabilités pédagogiques qui sont confiées aux futurs médecins ou cadres de santé en matière d éthique au sein de leur établissement grâce aux outils conceptuels et méthodologiques appropriés. Répondre aux demandes d expertise des projets «Programme Hospitalier de Recherche Clinique» en lien des problèmes liés à l éthique (demandes de mort active, directives anticipées, choix de la personne de confiance, critères non médicaux dans l élaboration d une liste de demandeurs en attente de greffe, recueil de consentement dans les essais cliniques, cadre juridique). d) La promotion de l éthique en tant que spécialité autonome Cela permet de sortir l éthique de son confinement dans le cursus classique de la philosophie dédié aux seuls étudiants qui se destinent à être des professionnels de la philosophie. L existence de l éthique au sein d un campus santé est une innovation qui a permis de faire émerger au sein des lieux de soin une forme d éthique appliquée aux questions biomédicales. Cette nécessité a été reconnue par la loi du 4 mars 2002 qui enjoint les établissements de santé à mener «en leur sein une réflexion sur les questions éthiques posées par l'accueil et la prise en charge médicale». e) La France est restée très en-deçà de la production internationale en matière d éthique Au regard des pays anglo-saxons ou d Europe du Nord. L instauration d un master en éthique a permis des publications et des participations à des congrès à l échelle internationale qui participent d un souci général de combler son retard. La formation en éthique demande à être encouragée et renforcée pour poursuivre sur cette voie. L éthique en France est souvent réduite à l éthique normative. Son éclatement en une mosaïque d UE dispersées au sein de spécialités entraînerait sa dilution dans un éparpillement d éthiques professionnelles. Les problèmes d éthique sont précisément soulevés par les risques de dépersonnalisation liés à la spécialisation des professions (cf. avis n 84 du Comité consultatif national d'éthique, 2004). Ce qui est spécifique à chaque spécialité est la déontologie et non pas l éthique. La démarche éthique a une portée générale et transversale. Ainsi, la mise au point de nouvelles thérapeutiques, quelle que soit la spécialité, doit composer avec des exigences accrues en matière de maîtrise des dépenses de santé, qui obligent à déterminer des critères en termes d arbitrages. Les questions liées à la répartition équitable des ressources disponibles, au prix des molécules (et la problématique de la médecine «à deux vitesse» qui lui est corrélative) sont des thématiques qui ne sont pas spécifiques à une discipline mais les concernent toutes. f) Un éclatement de l éthique en diverses éthiques professionnelles Un éclatement de l éthique en diverses éthiques professionnelles lui ferait perdre sa lisibilité avec des conséquences majeures du point de vue institutionnel puisque la démarche éthique fait partie des conditions de la certification des établissements de soins placée sous l égide de la Haute autorité de santé (cf. Manuel de certification des établissements de santé «Direction de l Amélioration de la Qualité et de la Sécurité des Soins»). g) Par la rédaction et la lecture
183 35 Par la rédaction d un mémoire et la lecture des ouvrages que cet exercice rédactionnel requiert, les étudiants renforcent leur niveau de maîtrise dans l expression écrite et orale. Spécialité «Anthropologie biologique» - Réponses aux points faibles Une poursuite des études est nécessaire pour la plupart des métiers visés. Ceci est exact et correspond à une réalité dans la plupart des formations «recherche» qui préparent essentiellement leurs étudiants à des carrières de chercheurs dans les EPST ou d enseignantchercheur universitaire. Toutefois, pour répondre à cette critique, nous avons créé une UE de professionnalisation qui devra être valorisée en cas d arrêt des études en sortie de Master 2. - Réponses aux recommandations La spécialité ne s intéresse pas prioritairement à la pathologie humaine ; pour que la place de la spécialité dans la mention soit mieux justifiée, il faudrait soit reconsidérer l intitulé de la mention, soit donner une orientation plus «pathologique» à la spécialité. La réponse concernant le changement d intitulé de la mention a déjà été apportée en tête de document. Celle-ci ne changera pas pour des raisons d affichage et de lisibilité d une mention connue et reconnue, ainsi que pour assurer une cohérence avec la formation doctorale qui lui fait suite. Quant à la spécialité, lui donner une autre orientation reviendrait à définir des champs disciplinaires en fonction des intitulés de mention. Toutefois, nous convenons parfaitement que le lien entre anthropologie et pathologie humaine mérite d être mieux expliqué. L anthropologie biologique étudie l évolution et la variabilité des populations humaines, dans le temps et l espace, en s efforçant de prendre en compte simultanément la biologie et la culture de ces populations. De ce fait, si l objet d étude de l anthropologie est bien l Homme «normal», la définition du normal est essentielle à celle du pathologique. L étude de l évolution humaine par exemple (UE de Master 2) permet de comprendre que les changements de cadre de vie (passage d un milieu tropical a un milieu tempéré) ou de comportements (passage d une activité de chasseur-cueilleur à une activité sédentaire) ont modifié les facteurs de pression sélective de l environnement auxquels l Homme était soumis et expliquent pour partie la coévolution de l Homme et de ses pathogènes. Par ailleurs, l étude de la variabilité des populations humaines actuelles (autre UE de Master 2), expliquée au moyen de l histoire évolutive et migratoire des populations anciennes, permet de mieux appréhender la notion de polymorphisme et d expliquer pour partie les facteurs de sélectivité ou de résistance à certaines maladies. La mise en place rapide d un suivi des étudiants serait indispensable pour appuyer la légitimité de la spécialité et pour savoir si la formation correspond réellement à un besoin. Aussi serait-il important de connaitre la proportion de diplômés qui poursuivent en doctorat. Conformément à cette recommandation, nous allons mettre en place un comité de suivi en partenariat avec l UFR de Médecine et l Université qui ont déjà amorcé ces projets. Nous serons partie prenante de l équipe de mise en place effective de ces outils. Compte tenu des effectifs, l adossement à des laboratoires de recherche devrait être plus important pour permettre un taux suffisant de poursuite en doctorat. L adossement à des laboratoires étrangers permettrait également une ouverture à l international qui, même si elle est amorcée, reste faible. Nous prenons acte de cette recommandation et avons d ores et déjà contacté des laboratoires (nationaux et internationaux) pour améliorer notre adossement recherche et l ouverture à l international de notre formation. La mutualisation d UE avec la spécialité «sciences de la santé et du développement à l international» sera un premier pas vers cette ouverture. Spécialité «Société, environnement, enjeux sanitaires» - concernant le parcours professionnel : Enseignements d anglais. En M1 et M2 SENS : 20hs TD chaque année avec l obligation de passer une certification le CLES.
184 36 Il y a une erreur de compréhension dans la notion de «parcours». Le terme n est pas adéquat. Il ne s agit pas de diviser le nombre peu élevé d étudiants dans 3 parcours ; mais cela signifie qu il y a plusieurs UE réparties entre les deux années qui assurent un enseignement cohérent sur trois thématiques : santé/travail, santé/territoire et santé/environnement. Toutes les UE concernées sont de fait obligatoires et apparaissent de manière complémentaire. Concernant le lien avec la mention Santé Publique, Les étudiants du master 1 SENS peuvent suivre en option au semestre 2 une UE «Problèmes de santé publique et populations spécifiques». Dans l immédiat, ce lien avec Santé Publique n est pas plus étayé car à l origine du parcours SENS, il y a une mutualisation entre un département de l Université de Provence, le DENTES et la mention Pathologie Humaine qui offrait, à travers le master Recherche Environnement/santé, des compétences dans ce domaine. Ce sont ces compétences qui assurent la partie Santé du parcours SENS. Les statistiques. Les statistiques à 6 mois d obtention du master SENS montrent que 65% des étudiants ont un CDD ou CDI. - concernant le parcours recherche : Les deux parcours Professionnel et Recherche étaient distincts. La proposition pour ce nouveau quadriennal est d aller vers plus de mutualisation et une refonte du parcours Recherche. Celui-ci est pertinent au vu des questions contemporaines de plus en plus nombreuses dans le domaine de l environnement et de la santé. Actuellement, les étudiants qui suivent le M2 Recherche sont en majorité originaires du domaine Santé (Médecine et Pharmacie) puisque ce M2 propose un enseignement relatif à la Santé dans ses interactions avec l environnement. Des bourses de thèse sont régulièrement obtenues Les sujets de recherche actuellement proposés sur les thèmes de la détection des relations environnement et santé humaine et de la compréhension des mécanismes qui les régissent ont permis l obtention régulière de bourses de thèses ayant conduit à des publications de qualité. L objectif affiché du nouveau Master est de développer de nouveaux thèmes de recherche à l interface entre la santé et la société afin de conduire à des travaux originaux évoluant vers la transversalité. L aspect «santé» de la relation environnement santé Elle est particulièrement privilégiée au regard des sujets de master et des thèses qui en découlent. L attractivité pour les étudiants issus des secteurs santé est l un des objectifs majeur du Master qui sera réalisé par la proposition de sujets de recherche impliquant à la fois les aspects sanitaires et les aspects sociétaux afin de comprendre les interactions environnement santé dans leur globalité. Spécialité «Sécurité sanitaire des aliments» Nous rappelons préalablement l historique de cette spécialité : - d abord master 2 Professionnel Nutrition et Sécurité Alimentaire en et puis parcours professionnel du Master 2 Nutrition et Sécurité Alimentaire depuis septembre 2008 Eléments de statistiques. Nous tenons à disposition de l expert un bilan chiffré de la spécialité Sécurité Sanitaire des Aliments. Ces statistiques sont établies pour les années 06/07, 07/08, 09/10 et 10/11 et concernent les effectifs, les taux de réussite, le taux d insertion à 2 ans et l évaluation des enseignements par les étudiants. Il ressort les points suivants : - les effectifs ont continûment augmenté (sauf pour l année 07/08) de 19 à le taux de réussite varie entre 86% et 100% - le taux d insertion à 2 ans se situe entre 69% et 82% - plus de 80% des étudiants sont satisfaits voire très satisfaits par les enseignements. Métiers visés et moyens pédagogiques mis en place
185 37 Métiers visés (suivant un taux d insertion observé décroissant) : Cadre technique de contrôle-qualité, Cadre technique de la production, Cadre technique d étude-recherche-développement de l industrie, Ingénieur d'affaires, Cadre technico-commercial Dans le contrat précédent, le master R/P Nutrition et Sécurité Alimentaire comprenait un tronc commun d enseignements fondamentaux (9 ECTS) obligatoires pour les parcours R et P. La formule permettait aux étudiants du parcours Pro de poursuivre en Thèse. Cependant, bien que reconnaissant la bonne qualité des enseignements du tronc commun, les étudiants du parcours Pro jugent, à juste titre, ces enseignements inadaptés à leur formation. La maquette de la spécialité SSA a été préparée en conséquence et compte tenu du potentiel d insertion professionnelle régionale. L enseignement du marketing sera renforcé, en complément de celui du management d entreprise déjà conséquent (28 h actuellement). Le taux de participation de professionnels (actuellement de 50%) sera augmenté. Ouverture à l international Les étudiants du parcours Pro du Master 1 Pathologie Humaine auront la possibilité de faire un stage trois mois à l étranger. Jusqu à présent huit à dix étudiants du Master 1 Nutrition Sécurité Alimentaire ont été accueilli chaque année par les laboratoires suivants : - Instituto di Biostrutture e Bioimmagini (IBB) et Dipartimento di chimica organica e biochimica (CHIOB) Università degli Studi di Napoli Federico II (Naples, Italie) - Dipartimento di Biologie Vegetale, Università di Roma La Sapienza (Rome, Italie) - Dipartimento di Agrobiologia ed Agrochimica, Università della Tuscia (Viterbo, Italie) - Institute of Food Research (Norwich, UK) - Centre de recherche sur le vieillissement Université de Sherbrooke (Canada) - Institut Armand Frappier (Laval, Canada) Par ailleurs, des professeurs étrangers sont invités à donner des conférences (en anglais) à nos étudiants. Enfin, une UE (3 ECTS) d anglais est proposée dans le parcours Pro M1 Pathologie Humaine. Pour les étudiants venant d autres filières, des enseignements d anglais seront proposés en M2 SSA de sorte que les futurs diplômés possèdent un bon niveau d anglais. L ouverture à l international sera élargie autant que possible au cours du prochain contrat. Place de la spécialité dans la mention Trois UEs («Bases moléculaires, expérimentales et comportementales des maladies métaboliques à risque vasculaire», «Mécanismes moléculaires et cellulaires de la thrombose appliqués aux maladies métaboliques et nutritionnelles», «Biodisponibilité et métabolisme des nutriments Conséquences physiopathologiques») appartiennent à la spécialité recherche Nutrition et Physiopathologie Vasculaire, tandis que l UE «Biochimie alimentaire et méthodes d analyse» est proposée aux étudiants qui n auront pas suivi le parcours Pro du Master 1 Pathologie Humaine. Ainsi, l UE de la spécialité NPV, si elle est choisie, représentera seulement un trait d union avec cette spécialité, illustrant le caractère à la fois transversal et pluridisciplinaire de la mention. Le trait d union justifie le fait que les deux spécialités partagent une base commune : la nutrition. Comme cela a été discuté dans le point 2, la maquette de la spécialité SSA, uniquement professionnelle, a été pensée pour offrir la formation adaptée pour une meilleure insertion professionnelle. Liste d entreprises d accueil de la spécialité SSA Nous tenons à la disposition de l expert une liste de plus de 110 entreprises d accueil (nom de l entreprise, adresse, téléphone et télécopie). Cette liste sera jointe en annexe du dossier d habilitation révisé qui sera prochainement envoyé à la DGESIP. Spécialité «Science de la santé et du développement à l international» La bonne évaluation de cette spécialité, qui est une création ex nihilo, ne nous semble pas appeler de commentaires particuliers.
186 38 Signalons seulement que tout comme pour les autres spécialités de notre future Université, la mise en place du Référentiel d Offre de Formation (ROF), qui est un projet national AMUE pour lequel nous sommes site pilote, permettra d adresser la remarque concernant la meilleur lisibilité souhaitée du mode de choix des UE et de leur contenu, ainsi que les divers sites d enseignements et Universités partenaires. Demande : S3MA Domaine : Sciences de la Santé Mention : Prévention des Risques et Nuisances Technologiques Spécialités : 2 Réponses relatives à la mention Indicateur. Le résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) est en moyenne (sur 4 ans) de 92% conformément à l item 2.4 du dossier. «L adossement à la recherche apparaît limité». Le commentaire ne parait pas tout à fait approprié. En effet, suite aux remarques de l AERES en 2008, l adossement a été renforcé. Ainsi, la mention s appuie sur 4 unités labellisées (identifiées à l item 4.3 du dossier), ce qui d ailleurs fait l objet d un point fort recensé dans l évaluation du volet Risques professionnels et Industriels. Toutefois, cet adossement, perfectible en risques nucléaires. fera l objet d une action d amélioration. Auto-évaluation. L absence d auto-évaluation nous étonne également. Celle-ci avait été faite de même en s appuyant sur des navettes organisées entre notre rapporteur désigné par le CEVU et nous-mêmes. Nous signalerons ce problème. Spécialité «Risques nucléaires» Indicateur. Le résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) est en moyenne (sur 4 ans) de 95% conformément à l item 7.11 du dossier. Adossement à la recherche. En raison de la finalité professionnelle de la formation et de la haute spécificité de la spécialité, un comité de pilotage sera mis en place. Il aura pour objectif de définir précisément les domaines de formation devant être renforcés par appui sur la recherche. Ainsi, pourront être ciblées les unités du CEA et/ou de l IRSN, par exemple, sur lesquelles un adossement permettra de parfaire les enseignements dispensés tant théoriques que pratiques. Ouverture internationale. L attractivité à l international est limitée en raison de l alternance (15j. /15j.). Toutefois, il est à noter que des diplômés de la mention exercent leur activité professionnelle à l étranger, ce qui représente une potentialité intéressante d induire des relations internationales fortes. Par ailleurs, avec nos partenaires professionnels, quelques étudiants étrangers (Chine, Indonésie, Tunisie, Algérie) ont ponctuellement suivi tout ou partie du cursus. Cette voie sera poursuivie en proposant des modalités plus adaptées et spécifiques d accueil, d une part et en mettant en œuvre une communication ciblée vers nos voisins européens, d autre part. Spécialité «Risques professionnels et industriels» Indicateur. Le résultat de l évaluation des enseignements par les étudiants (taux de réponses) est en moyenne (sur 4 ans) de 93% conformément à l item 7bis.11 du dossier. «La spécificité de cette spécialité ne repose en M2 que sur une seule UE intitulée «Risques professionnels». Le contenu «conceptuel» de cette spécialité apparaît faible» - L intitulé exact de l UE est «Risques Professionnels et Industriels». - L assise de la spécialité sur 2 UE est prévue. - Le contenu conceptuel peut apparaître faible. Néanmoins, il doit être pris en compte que cette spécialité a été dès son origine construite en commun avec conseils et avis de nos partenaires Industriels, la DREAL, la DIRECCTE et l AIMT.
187 39 Faisant largement appel aux acquis du socle commun de la mention, l objectif est d en mettre en œuvre la transversalité garante de l orchestration pour l évaluation et la gestion des risques. Pour les risques industriels est considéré l aspect protection des installations et de l environnement et pour les risques professionnels, la prise en compte des personnels. L aboutissement est de mettre en exergue les aspects organisationnel, technique et humain nécessairement dépendants les uns des autres dans le métier de préventeur. - La seconde UE viendra en complément pour prendre en compte les risques social, financier, juridique et concurrentiel avec l objectif de parfaire la formation vers la fonction émergente et porteuse de «Risk Manager». «L unité d enseignement «Management de projet» est très généraliste (avec seulement 4 h consacrées au «risk management»)». L intitulé de l UE sera modifié en «risk management» et son contenu essentiellement consacré à l aspect management de projet abordé sous l angle analyse des risques. «L ouverture internationale apparaît trop limitée» L attractivité à l international est limitée en raison de l alternance (15j. /15j.). Toutefois, il est à noter que des diplômés de la mention exercent leur activité professionnelle à l étranger, ce qui représente une potentialité intéressante d induire des relations internationales fortes. Par ailleurs, avec nos partenaires professionnels, quelques étudiants étrangers (Chine, Indonésie, Tunisie, Algérie) ont ponctuellement suivi tout ou partie du cursus. Cette voie sera poursuivie en proposant des modalités plus adaptées et spécifiques d accueil, d une part et en mettant en œuvre une communication adaptée vers nos voisins européens, d autre part. Demande : S3MA Domaine : Sciences et technologies Mention : STAPS Spécialités : 8 Sur la base d engagements pris par la Présidence de l'université Toulon-Var et exposés dans un courrier adressé à l'aeres, le 18 Octobre 2010, nous tenons à préciser que l'université Toulon Var fait partie des universités partenaires demandant le renouvellement de la co-habilitation de ce master. Demande : S3MA Domaine : Sciences de la Santé Mention : Santé Publique Spécialités : 10 Réponses aux points faibles relatifs à la mention Le dossier déposé est globalement de faible qualité, souvent imprécis, incomplet et parfois confus. La faible qualité du document résulte d une erreur matérielle ayant entrainé la non-transmission, entre l université et l AERES, de la plaquette descriptive des unités d enseignement des spécialités R1, P1- P6 et P8. Or le document descriptif des différents programmes de M1 et de M2 de ces spécialités renvoyait systématiquement à cette plaquette pour accéder au contenu pédagogique de chaque UE. D ailleurs le rapporteur souligne, comme un point faible de la spécialité P3 : «Le contenu des UE n est pas décrit (les responsables de la mention renvoient à une plaquette qui n a pas été fournie.» Comme cela a été clairement relevé dans le rapport d'évaluation, cette mention comporte deux types de spécialités ayant un mode de fonctionnement différent. En effet, certaines sont basées sur un enseignement «présentiel» (R1, P1 à P6, P8), et d'autres bénéficient d'un téléenseignement (R2 et P7). De ce fait l organisation des enseignements et la mutualisation des UE diffère entre les deux types de spécialités. Les modalités de pilotage de la mention sont confuses, le nom des responsables de la mention diffère selon les pages. Concernant la critique sur le pilotage de la mention, nous mettrons en place formellement un «conseil de mention» comprenant les responsables des spécialités et de la mention, le chargé de mission
188 40 LMD de la Faculté de médecine. Ce conseil aura pour missions d organiser la mise en œuvre des spécialités, de valider les contenus pédagogiques, d analyser les retours d évaluation des enseignements dans le cadre d une démarche qualité, et de définir les orientations stratégiques de la mention. La mise en place d un «directoire» et d un «conseil de perfectionnement» est également envisagée. Pour ce qui est du nom des responsables de la mention, il y a eu un remplacement de l un des coresponsables. Ce remplacement n a été malheureusement fait que sur la page de garde du dossier, et pas sur les pages intérieures. Il s agit là d une erreur purement matérielle. Rapporté aux effectifs constatés et attendus, le nombre de spécialités est très élevé. Le nombre d étudiants inscrits en , 112 en M1 et 116 en M2 est appréciable. La politique de mise en place des spécialités professionnelles s appuie sur le partage des UE entre les spécialités, et sur la volonté d adapter au mieux les intitulés de spécialités aux métiers envisageables. C est ainsi que les diplômés de la spécialité «Qualité et gestion des risques en santé» trouvent des débouchés comme responsables qualité dans les établissements de santé, secteur en plein développement. De même, la spécialité «prévention- éducation à la santé éducation thérapeutique» couvre une activité en pointe depuis la loi de santé publique de 2004 (véritable «tournant» vers la prévention) et la loi HPST de 2009 (développement de l éducation thérapeutique). Une spécialité comme «Handicap et Santé», qui ne reçoit qu une quinzaine d étudiants par an pour les deux années reste à notre avis pertinente, car elle donne aux étudiants une formation spécifique (48 ECTS), apportée par 4 UE spécifiques (2 en M1, 2 en M2, soit 4 x 6 = 24 ECTS) et le stage professionnel (24 ECTS), tout en bénéficiant du partage d UE aussi bien en M1 qu en M2. Les étudiants diplômés de cette spécialité trouvent des emplois car, justement, leur formation est «pointue» dans le domaine. Interrogation sur la pertinence et la réalité des débouchés professionnels pour certaines spécialités. Ce point est discuté dans les réponses de chaque spécialité concernée par cette critique : R1et P2. La mutualisation entre spécialités apparaît parfois insuffisante. Une spécificité de cette mention réside dans la co-existence de spécialités effectuant des enseignements présentiels (R1, P1 à P6, P8) et de spécialités faisant l objet d un enseignement à distance (R2, P4, P7). De ce fait la mutualisation des UE ne peut se faire qu entre spécialités relevant d un même mode d enseignement. Concernant les spécialités faisant l objet d un enseignement à distance, dont l originalité et la qualité ont été reconnues par les évaluateurs, le modèle pédagogique utilisé limite les possibilités de mutualisation (voir les réponses spécifiques à ces spécialités). Nous prendrons note des remarques positives formulées pour ces spécialités afin d améliorer les contenus de la mention. En revanche, pour les spécialités réalisant leur enseignement sous forme présentielle, le M1 est commun pour le S1 et pour 3 UE sur les 5 du S2. Ainsi, une ou deux UE du S2 sont propres à chaque spécialité, de manière à pré-orienter un étudiant vers une spécificité de la spécialité dès le M1 (cf page 16/70 de la maquette). Cette pré-orientation ne revêt toutefois pas de caractère définitif dans le choix de spécialité que l étudiant pourra envisager. Par ailleurs, le tronc commun mis en place comporte un dispositif différentié d homogénéisation des connaissances entre les étudiants issus des filières médicales, qui suivent des UE ciblées sur les notions de base en économie, et les étudiants issus d autres filières scientifiques qui suivent des UE d initiation aux matières médicales : anatomie, physiologie, grandes pathologies Il existe donc une mutualisation des UE entre les différentes spécialités, et un véritable tronc commun pour 8 des spécialités, comme cela est suggéré dans les recommandations. Les interventions de professionnels extérieurs sont trop limitées dans certaines spécialités. Ce point est discuté dans les réponses de chaque spécialité concernées par cette critique : P4, P6, P7, P8. «Il n existe pas d évaluation formalisée des enseignements» Il existe une évaluation formalisée, cf page 3/70 de la maquette : «Les enseignements sont évalués par les responsables d UE et la cohérence du parcours de chaque spécialité est évaluée chaque année par le responsable de la spécialité. Ces évaluations se font sous forme de Brainstorming avec
189 41 les étudiants». Nous nous engageons dorénavant à faire émarger les étudiants y participant. Une évaluation plus quantitative des enseignements, sur la base de questionnaires, sera mise en place et sera opérationnelle pour l ensemble des masters en 2012, ce qui répond à la recommandation de l AERES. En ce sens, un groupe de travail a déjà été mis en place par le Comité des Etudes de notre UFR et développe un outil que nous allons généraliser à l ensemble des mentions. Par ailleurs, l université assurera également, pour l ensemble des mentions de master, l évaluation de l insertion professionnelle des diplômés. L auto-évaluation est peu critique et donc d intérêt limité. L auto évaluation (fiches AFOM) est en phase avec l évaluation qui a été faite au sein de l Université par d autres enseignants issus de d autres composantes. En effet, la politique d'auto-évaluation a été validée par le CEVU de l Université de la Méditerranée et les points négatifs qui ont été mis en évidence par le rapporteur local nous ont conduits à des corrections qui ont été intégrées dans le document soumis à l'aeres. A notre avis, l évaluation de l AERES a été défavorable, car particulièrement handicapée par l absence d un document majeur, la plaquette descriptive des UE. Réponses aux recommandations relatives à la mention Concernant les fusions de spécialités recommandées par l AERES : - Nous mettrons en application la fusion proposée entre la spécialité «Santé publique, société et développement», et la spécialité «Pratiques médico-sanitaires en situation de crise dans les pays en développement». - Nous ne pensons pas que la fusion des deux spécialités Recherche (R1 et R2) puisse améliorer l excellence scientifique de chacune des spécialités que nous proposons. De surcroit la confusion de ces deux spécialités compliquerait leurs modalités pédagogiques, qui relèvent de modes d organisation différents (présentiel pour R1 et téléenseignement pour R2), au risque de les dégrader. - Nous ne souhaitons pas fusionner les spécialités «Handicap et Santé» et «Encadrement des Organisation de Santé» qui comportent de nombreuses spécificités, qui n apparaissaient pas clairement dans le dossier, en raison de l absence de la plaquette de UE. Ces points sont détaillés dans les réponses de chacune des deux spécialités. - Enfin, pour ce qui concerne la spécialité «Encadrement et Ingénierie Pédagogique des instituts para-médicaux» qui s inscrit dans la politique de notre Université de développer des enseignements de niveau master en cohérence avec l universitarisation des parcours de formation paramédicaux, nous prenons en compte les avis de l AERES et proposons d ouvrir cette spécialité à mi-parcours du prochain quadriennal. Les raisons de ce choix sont détaillées dans la partie correspondant à cette spécialité. Des arguments plus spécifiques sont développés dans les réponses apportées pour chaque spécialité. Spécialité «Epidémiologie» - Réponses aux points faibles Les objectifs s inscrivent davantage dans une optique professionnelle que recherche. La mise en place de cette spécialité repose sur une analyse des besoins exprimés en aval de la formation, avec l existence de deux principaux profils de chercheurs : biostatistiques et économétrie d une part, épidémiologie fondamentale et clinique d autre part. La spécificité de ces profils en matière de compétences, et la grande technicité exigée, nous ont incités à renforcer chacune de ces formations par la mise en place de deux parcours recherche. De plus les débouchés dans le secteur de la recherche sont particulièrement évidents dans des deux domaines actuellement en plein essor. Ils constituent donc des cibles électives de formation. Le profil des diplômés est celui d acteurs de la recherche clinique et épidémiologique au sein d institutions de recherche (enseignement supérieur et la recherche : Universités, INSERM, CS, IA, IRD, Institut Pasteur...), des organismes de santé publique nationaux ou internationaux (InVS, AFSSAPS, AFSSA, AFSE, HAS, INPES, ORS, OMS...), mais aussi de l industrie pharmaceutique, des établissements de santé, ou de l administration de la santé. Au sein de l industrie pharmaceutique, par exemple, les diplômés seront en capacité de rejoindre les
190 42 secteurs de recherche en tant que chef de département ou chef de projet (départements de pharmaco-économie, d épidémiologie, pharmacovigilance ou encore études post-inscription). Au demeurant, l existence de débouchés professionnels ne nous semble pas contradictoire avec une pratique professionnelle de la recherche. La cohérence de la formation est faible. Comme le précise le rapport, cette spécialité résulte de la transformation de la spécialité préexistante, avec création concomitante de la deuxième spécialité recherche, orientée sur les méthodes en biostatistiques et économétrie. Cette évolution de l offre de notre master sur le volet recherche résulte de l analyse des besoins rappelée au point précédent, avec pour objectif de mettre en cohérence la formation avec les deux principaux profils de chercheurs dans notre domaine : biostatistiques et économétrie d une part, épidémiologie fondamentale et clinique d autre part. L objectif est donc d accroitre la cohérence de la formation et de rendre les étudiants formés plus performants et plus compétitifs dans un domaine mieux ciblé. Il s agit donc à terme de disposer d une offre mieux adaptée, et d élargir le potentiel de recrutement de ces deux spécialités. L enseignement de la méthodologie de la recherche clinique semble insuffisant pour pouvoir afficher un débouché professionnel en recherche clinique. Le rapport souligne que la spécialité R1 serait «constituée pour moitié d UE en lien avec l épidémiologie et la recherche clinique, pour moitié d UE issues de l ancienne spécialité.» En effet, le document remis à l AERES ne faisait pas suffisamment apparaitre les UE obligatoires et spécifiques, et l une des UE n avait pas été rapportée. De plus le document de référence par rapport au programme pédagogique, la plaquette des UE, n avait pas été transmise à l AERES, à la suite d une erreur matérielle. La spécialité est organisée, en S3, autour de 4 UE obligatoires et une UE optionnelle. Les UE obligatoires sont : (1) Méthodes avancées d analyse statistique en épidémiologie, (2) Conduite de projet en épidémiologie : mise en place et suivi des enquêtes ; (3) Conduite de projets en recherche clinique : principes, (4) Analyse des essais cliniques. De plus, les étudiants doivent suivre en S2 une UE d orientation en «Base de la recherche clinique».en complément, les étudiants doivent choisir 1 UE optionnelle dans une liste indicative d UE qui appréhendent des aspects particuliers de la recherche en santé, porteurs de débouchés professionnels en termes de recherche, comme la sociologie et la psychologie de la santé, l économie, ainsi que le champ de l évaluation en santé dont les acteurs sont principalement des chercheurs formés à l épidémiologie. Cette spécialité constitue une offre de formation comparable avec celle des parcours épidémiologie - recherche clinique des principaux masters de santé publique tant nationaux que nord-américains, où l épidémiologie clinique est l une des spécialités centrale de ces formations, généralement isolée des spécialités plus biostatistiques ou économétriques, qui renvoient à des compétences et à des métiers recherche très distincts. Enfin, le rapport souligne que «l équipe enseignante est de qualité». En effet, la coordination de la spécialité est assurée par des enseignants-chercheurs en charge de l encadrement de la recherche épidémiologique et clinique au sein de leur institution hospitalière de rattachement, mais également impliqués dans les principales agences nationales conduisant des travaux dans ce sens (HAS et sa commission CEESP, ISPEP ). L intitulé de la spécialité n est pas en pleine adéquation avec son contenu Le rapport précise que «compte tenu de la finalité de la spécialité, les objectifs doivent être revus et l offre de formation modifiée pour la rendre plus cohérente avec son intitulé, en renforçant par exemple l enseignement de la méthodologie de la recherche clinique.» Cette spécialité se trouve par ailleurs en cohérence avec la mise en place d une UE «Initiation à la Recherche» à destination des étudiants de L2 de la filière médicale, qui sera opérationnelle dès la rentrée Il est prévisible que le flux d étudiants pour chaque spécialité recherche sera plus faible à terme si deux spécialités de ce type coexistent au sein de la même mention. L analyse des besoins ci-dessus rapportée (point 1) nous incite au contraire à distinguer les deux profils afin que la formation rende les étudiants plus compétitifs sur le marché professionnel de la recherche, par l acquisition d une technicité mieux ciblée. Chacune des deux spécialités recherche proposées apparait ainsi plus cohérente et donc plus attractive.
191 43 Le dossier manque de lisibilité et de précision. A la suite d une erreur matérielle au niveau de l université dans l envoi des fichiers à l AERES, l annexe détaillant le contenu des unités d enseignement n a pas été transmise à l AERES, ce qui a touché l ensemble des spécialités de notre master, à l exception de celles réalisées en téléenseignement dont le contenu des UE était résumé dans le document principal. Cette erreur a rendu particulièrement confuse la lecture du dossier par les rapporteurs. Les réponses apportées aux points précédents et la mise à disposition de cette annexe restaurent la lisibilité de cette spécialité. - Réponses aux recommandations Le rapport suggère le regroupement des deux spécialités recherche. Nous avons rapporté plus haut les motivations argumentées nous ayant incités à la présentation de ces deux spécialités. Celles-ci sont très clairement complémentaires et forment à la recherche en épidémiologie clinique en ciblant des compétences très spécifiques. Il convient aussi de prendre en compte la différence des modes d organisation pédagogique des deux spécialités («Epidémiologie» en mode présentiel et «Méthodes quantitatives» par téléenseignement), dont la complémentarité permettra d élargir le recrutement et d assurer le rayonnement national et international de notre mention de Master, mais qui a pour contre contre-partie la difficulté de partage d UE entre les deux spécialités, et a fortiori leur fusion comme deux parcours d une même spécialité. Spécialité «Méthodes quantitatives et économétriques pour la recherche en santé» - Réponses aux points faibles Le projet pédagogique de la spécialité R2 «Méthodes quantitatives et économétriques pour la recherche en santé» a été élaboré de manière à répondre à des objectifs scientifiques spécifiques et repose sur un modèle pédagogique utilisant largement les TICE, ce qui en fait l un de ses points forts. Le regroupement avec une autre spécialité n utilisant pas ce modèle pédagogique affaiblirait notre projet (noté A) et lui ferait perdre sa cohérence. Identification des parcours en M2 afin de faciliter l orientation Les objectifs principaux de cette spécialité sont de former à la recherche des étudiants dans les méthodes quantitatives (modélisation biostatistique, modélisation économique, économétrie) et d acquérir les compétences requises pour mener des recherches faisant appel à un croisement des méthodes quantitatives avec des méthodes qualitatives. Le projet pédagogique a pour objectif d'offrir aux étudiants la possibilité de suivre un enseignement privilégiant l une ou l autre de ces thématiques ou justement de pouvoir mixer ces approches, dont l intérêt est croissant en santé. Pour suivre la recommandation des évaluateurs, nous avons typé les 11 UE optionnelles (comme suit dans la liste) de manière à augmenter leur lisibilité : modélisation biostatistique (STA), modélisation économique et économétrie (ECO), approches qualitatives (SOC). L acronyme des UE comporte désormais cette spécification. Les étudiants auront à choisir un total de 5 UE de 6 ECTS parmi ces 11 UE optionnelles, ce choix étant ensuite à valider par le responsable de la spécialité : STA-1 STA-2 STA-3 STA-4 ECO-1 ECO-2 ECO-3 ECO-4 SOC-1 SOC-2 SOC-3 Outils méthodologiques du traitement de l information (3) : biostatistiques Méthodes d analyse de données longitudinales Statistiques spatiales et temporelles Méthodes d analyse exploratoire multivariée Analyse coût-bénéfice et calculs appliqués à l évaluation en santé Econométrie avancée Economie industrielle et secteur de la santé Economie des professions médicales et des services de santé Sciences épidémiologiques, anthropologiques et sociales de la santé Méthodes d évaluation adaptées aux pays en développement Pilotage de système sanitaire dynamique Il serait nécessaire d accroitre le nombre de laboratoires d accueil
192 44 Le nombre de laboratoires d accueil a été élargi. A ce jour, des laboratoires, dont la notoriété et les compétences dans le domaine sont avérées, repartis sur le territoire national ont été sollicités pour être laboratoires d accueil de cette spécialité. Ajoutons que des liens et des collaborations existent déjà entre les différents enseignants-chercheurs et chercheurs de ces laboratoires. Nous n excluons pas la possibilité d étendre cette liste à d autres laboratoires. Outre ceux déjà mentionnés dans la demande, les suivants ont accepté d être laboratoires d accueil : - Institut de Santé Publique, d Épidémiologie et de Développement (ISPED, INSERM U879) - Service de Biostatistique (Institut Curie, rue d Ulm) - Service de Biostatistiques (Centre Hospitalier Pierre Bénite, Lyon) - Equipe Biostatistiques Santé (UMR CS 5558, UCB Lyon 1) - Paris Sud Innovation Group in Adolescent Mental Health (PSIGIAM, INSERM U669) Spécialité «Encadrement des organisations de santé» - Réponses aux points faibles Place de la spécialité dans la mention Cette spécialité s oriente dans une optique «Economie et Gestion» dont les besoins sont en croissance rapide dans le secteur sanitaire et social. Il prend la suite de l IUP «Economie et Gestion des Organisations de Santé» -EGOS- mis en place à l Université de la Méditerranée à partir de l an Cet IUP, suite aux orientations données par le Ministère chargé de l enseignement supérieur a évolué vers le format d enseignement LMD, en l occurrence vers un master professionnel. Entre 2000 et 2008, six promotions d étudiants se sont succédé ; la plupart d entre eux ont aujourd hui des postes de responsabilité dans le secteur sanitaire ou social. L effort d enseignement réalisé dans le cadre de l IUP pendant huit années universitaires s est poursuivi, et nous avons fait migrer les enseignements de l IUP, avec les ajustements nécessaires, dans le cadre des Masters. L Economie et la Gestion occupent une place prépondérante pour la définition des priorités de Santé publique et une formation spécialisée dans ces domaines est indispensable pour les métiers de la santé. Ces derniers sont aujourd hui très prometteurs en débouchés, aussi bien dans le domaine public et assimilés (hôpitaux, collectivités territoriales, administrations, organismes internationaux) que dans le secteur privé (cliniques, maisons de retraite, laboratoires pharmaceutiques, associations dans le domaine de la Santé, ONG ). Le dossier manque de lisibilité et de précision concernant l organisation, le contenu et les intervenants. Le programme pédagogique de chaque UE était décrit dans une plaquette qui, à la suite d une erreur matérielle, n a pas été transmise à l AERES. Or le document descriptif des différents programmes de M1 et de M2 renvoyait systématiquement à cette plaquette. Cette erreur de transmission explique en grande partie le manque de lisibilité du document. Paradoxalement les flux d étudiant est assez faible mais cette spécialité est récente. La spécialité a été ouverte à la rentrée universitaire avec le M1. Le M2 n a ouvert qu à la rentrée La spécialité est récente, car elle a été ouverte au moment de la fermeture de l IUP EGOS qui s est donc transformé en spécialité de master. L intérêt de certaines UE (par exemple «Anatomie» ou «Bases de physiologie») n est pas explicite, même si l acculturation à la médecine est indispensable. Il s agit des deux UE du S1 consacrées à la mise à niveau des étudiants issus des filières hors santé. Parallèlement des UE de macro et micro économie sont proposées aux étudiants issus des filières santé. Cette homogénéisation des connaissances en S1 est possible pour l ensemble des spécialités R1, P2, P3, P4, P5, P6, dont l enseignement est présentiel. Les UE semblent majoritairement mutualisées avec les autres spécialités. Le S1 est en tronc commun sur l ensemble des spécialités suivantes R1, P1, P2, P3, P4, P5, P6. Comme pour les autres spécialités, en S2, il existe une UE obligatoire spécifique à la spécialité, il s agit de l UE «Droit social et Gestion des ressources humaines». En S3 & S4, 3 UE obligatoires sont spécifiques à la spécialité : «Contrôle de Gestion», «Management financier» et «Gestion Hospitalière» pour un total de 18 crédits ainsi qu un stage
193 45 professionnel comptant pour 24 crédits. Ainsi, au total, les étudiants en M2 de cette spécialité ont 42 crédits spécifiques sur les 60 annuels, soit 70% des crédits. Ceux qui suivent le M1 (S1/S2) et les M2 (S3/S4) de la spécialité cumulent 48 crédits spécifiques à la spécialité sur 120 crédits, soit 40% des crédits. L adossement à la recherche n est pas décrit. La finalité de la spécialité est professionnelle. Cependant les étudiants ont la possibilité de choisir en UE optionnelle parmi des UE propres aux spécialités «Recherche». La spécialité est adossée à l équipe d accueil EA3279 dirigée par le Pr Pascal Auquier : «Evaluation des systèmes de soins - Santé perçue» Le public ciblé devrait être identifié. Cette spécialité s adresse à la fois : - à des étudiants ayant une formation généraliste dans le domaine de l économie et de la gestion et ayant un projet professionnel ciblé dans le champ de la santé ; - à des étudiants diplômés du secteur santé, paramédical, social. Spécialité «Prévention, éducation pour la santé, éducation thérapeutique» - Réponses aux points faibles Le dossier manque de lisibilité et de précision Les UE sont décrites dans une plaquette qui, à la suite d une erreur matérielle, n a pas été transmise à l AERES. Or le document descriptif des différents programmes de M1 et de M2 des spécialités renvoyait systématiquement à cette plaquette pour accéder au contenu pédagogique de chaque UE. Cette erreur de transmission explique totalement le manque de lisibilité du document. Le nombre de diplômés est faible et celui des diplômés bénéficiant d un emploi l est davantage Entre et , le nombre d inscrits oscille entre 14 et 19 étudiants. Comme indiqué dans le rapport, le taux de réussite en a été de 82,3%, par contre il n a été que de 57,2 % en , de manière conjoncturelle, car 3 étudiants se sont inscrit cette année-là et ont fait le choix de suivre le M2 en 2 ans, en raison de leurs impératifs professionnels, comme c est leur droit. D ailleurs, ils l ont tous les 3 validé l année suivante. D autre part 2 étudiants cette année-là ont interrompu leur master en cours d année. Au moment de la rédaction du rapport, nous ne disposions pas du taux de réussite de 2009/2010 qui est de 84,2% (16/19). Les débouchés professionnels actuels sont peu apparents Le dossier présenté n est pas suffisamment clair à ce sujet. Il sera nécessaire de refaire une enquête sur le devenir professionnel des étudiants A partir des informations dont nous disposons actuellement sur la promotion , les débouchés sont : - 3 diplômés en formation continue ont poursuivi leurs activités professionnelles, en la réorientant, comme prévu, vers l Education pour la Santé - 1 diplômé en formation initiale est chargé de mission à l Inpes - 1 diplômé en formation initiale est chargé d étude au CRES PACA - 1 diplômé en formation initiale est chargé d étude à l ARS PACA - 1 diplômé en formation initiale s est orienté vers la recherche en Santé Publique - 2 diplômés en formation initiale ont trouvé un emploi dans deux associations nationales en rapport de prévention - 1 diplômé en formation initiale est coordinateur d un ERI (Espace de Rencontres et d'information) dans le cadre du plan cancer - 2 diplômés en formation initiale n ont pas d emploi actuellement - 1 diplômé en reconversion, est revenu vers son emploi antérieur - nous ne disposons pas d informations sur trois autres diplômés en formation initiale de cette promotion. Les aspects formation à et par la recherche ne sont pas abordés Le master est adossé à 3 équipes de recherche. Par ailleurs, les UE obligatoires suivies en M1 permettent aux étudiants d acquérir des compétences en recherche. Enfin, les étudiants peuvent
194 46 choisir durant leur M2 des UE optionnelles de la spécialité recherche. Parmi les étudiants diplômés en , un a continué en recherche. La capacité de recrutement apparaît limitée Les statistiques présentées ne prennent en compte que le recrutement en M2. Notre rapport montre un important décalage, chaque année, entre le nombre de candidatures reçues et le nombre d inscrits (cf tableau précédent). Il s agit d une démarche volontaire de notre part, car nous sommes conscients de l intérêt de la formation proposée, mais aussi du nombre limité de débouchés professionnels du marché. Cet aspect est toujours abordé lors des entretiens systématiques avec les candidats. Nous essayons de ne prendre que les candidats pour qui ce parcours de Master s inscrit dans un véritable projet professionnel. La cible actuelle est d une quinzaine d étudiants en M2 : ce nombre étant suffisant pour permettre la dynamique de groupe nécessaire tout en restant compatible avec les réalités de l emploi. - Réponses aux recommandations Nous prenons bonne note de la recommandation de mieux positionner cette spécialité dans le milieu professionnel. Ce parcours s est, depuis, clairement positionné comme formant des chargés de projet, chargés d études en prévention, Education pour la Santé, principalement dans des associations. Une plaquette d information en ce sens a été créée par le CRES-IRESP PACA et largement diffusée. De même, l intitulé de la spécialité a été modifié pour inclure l Education Thérapeutique, qui était déjà enseignée dans le parcours, mais dont on a modifié le contenu, en lien avec l ARS, pour répondre aux orientations de la loi HPST. Cet aspect est maintenant plus lisible. Un partenariat très fort avec les professionnels de l éducation pour la Santé et l Education Thérapeutique de la région a été institutionnalisé. C est ainsi que l Unité d Enseignement d Education pour la Santé est codirigée par la directrice du Codes PACA et l Unité d Enseignement d Education Thérapeutique est codirigée par la directrice du CRES PACA. Concernant l accès à la formation continue, le format d enseignement est difficilement compatible avec une activité professionnelle concomitante en raison du très grand nombre d heures de présence et de travail aux cours des Unités d Enseignement ; ceci est nécessaire en raison du très vaste champ couvert et de la nécessité d acquérir en même temps des compétences très précises en éducation pour la santé et éducation thérapeutique. C est pour cela que le choix de faire le M2 en deux années paraît mieux adapté pour les étudiants devant conserver une activité professionnelle au cours de leurs études. Spécialité «Qualité et gestion des risques en santé» - Réponses aux points faibles Le contenu des UE n est pas décrit. Les mutualisations ne sont pas claires Les UE sont décrites dans une plaquette qui, à la suite d une erreur matérielle, n a pas été transmise à l AERES. Dans la maquette du master, à la page 13, il est précisé que toutes les UE sont mutualisables : «La totalité des UE est mutualisable. Les responsables de spécialités choisissent dans le panel des UE, les UE optionnelles qu ils jugent utiles pour leur parcours. Les UE enseignées à distance sont moins accessibles car elles sont limitées en nombre d étudiants en raison du nombre limité de tuteurs en mesure de suivre les étudiants» Par ailleurs le M1 est commun aux parcours R1, P1, P2, P3, P4, P5, P6 et P8 pour le S1. Il est commun pour 3 des 5 UE en S2. L enseignement des compétences transverses est très peu développé La spécialité P3 comporte, en S1 et S2, des UE à compétence transverse, ce qui existe aussi dans les autres spécialités professionnelles, ces deux semestres étant communs à tous les parcours professionnels. Il s agit des UE suivantes : - Organisation et Financement du système de santé - Economie (micro et macro), - Méthodes de base en biostatistiques
195 47 - Epidémiologie - Recherche Bibliographique, - Anglais - Gestion de projet en santé - Organisation de la sécurité sociale. Les UE des S3 et S4 ciblent davantage les compétences spécifiques à la spécialité. Pour autant, les étudiants qui entrent directement en S3, doivent suivre obligatoirement les deux UE à compétence transverse jugées indispensables : l UE «Gestion de projets» et l UE «Organisation et financement des systèmes de santé». cf page 12 Enfin, à la page 21 du document envoyé à l AERES, il est explicité la mise en place des compétences transverses pour l ensemble de la mention : «Le master de Santé Publique propose tout au cours de sa formation, des mises en situation qui permettent à l étudiant de se projeter dans son futur métier. Ils développent aussi de nombreux travaux de groupe avec restitution, qui permettent aux étudiants de mener un travail en groupe, des recherches bibliographiques et de faire une restitution orale, dans le but de mettre en place des outils de communication. Les examens de M2 portent le plus souvent sur des mises en situation. Enfin, de nombreux intervenants issus du milieu professionnel viennent faire des restitutions de cas concrets. Le stage de M2 de 6 mois permet à l étudiant de se placer en milieu professionnel et de mettre en œuvre les connaissances et les outils enseignés.» Le double affichage de la spécialité dans les deux mentions «Qualité» et «Santé Publique» La spécialité P3 est cohabilitée avec la Faculté des Sciences (site Saint-Jérôme) depuis sa création (2004). Dans le S3, 12 des 24 crédits obligatoires correspondent à des enseignements effectués au sein de cette Faculté et communes au master Analyse & Qualité (4 UE des 3 crédits cf page 39). Les étudiants de la spécialité «Analyse et Qualité» suivent une des UE de la spécialité «Qualité et Gestion des Risques en Santé» (UE intitulée «Certification et Gestion des Risques dans les établissements de Santé»). Les étudiants peuvent prendre en UE optionnelle parmi les différentes UE des deux mentions : UE «Accréditation et reconnaissance de la conformité» Les jurys de soutenance de mémoire sont constitués des membres des deux équipes. Des réunions pédagogiques entre les équipes sont réalisées tous les ans. Cette cohabilitation est à l origine du double affichage de cette spécialité dans la mention «Santé Publique» et la Mention «Qualité». La cohabilitation est donc fonctionnelle et bénéfique pour la formation des étudiants. Le double affiche permet une meilleure visibilité de l offre de formation, et se traduit pas une réelle collaboration et des échanges entre les deux équipes. L équipe pédagogique n est pas suffisamment étoffée L équipe pédagogique universitaire est peu importante, mais les intervenants professionnels sont les mêmes chaque année. Le programme pédagogique est ré-évalué annuellement et mis à jour en fonction des retours faits par les intervenants et de réunions organisées au sein de la spécialité. Il existe des imprécisions, des approximations et des défauts d information dans le dossier. Des indicateurs importants sont en particulier mal renseignés, e.g. : nature des emplois occupés par les diplômés, nombre d étudiants venant du M1 «Santé Publique» et du M1 «Qualité» Concernant le nombre d étudiants inscrits : - Pour le M1 : 18 (2007/08) ; 11 (2008/09) ; 11 (2009/10) ; 12 (2010/11) - Pour le M2 : 22 (2007/08) ; 19 (2008/09) ; 19 (2009/10) ; 22 (2010/11 Concernant l indicateur sur la nature des emplois occupés : il est bien noté dans le tableau de flux d étudiants que le nombre de diplômés par année (22 pour 2007/2008 et 15 pour 2008/2009) ce qui fait un total de 37. (cf page 41) A la page 43, dans le chapitre , nous reprenons le chiffre des 37 étudiants diplômés pour expliciter leur devenir. Dans le détail du décompte du devenir à deux ans, il n y a effectivement les renseignements que pour 36 étudiants (soit l oubli du devenir pour 1 étudiant). Concernant l indicateur sur les filières de recrutement, notamment du M1 de la mention «Qualité» Il n y a effectivement pas, dans le document envoyé à l AERES, le nombre d étudiants de M2 issus du M1 «Santé Publique» et ceux issus du M1 «Qualité». Nous n avons pas quantifié ce point dans le
196 48 chapitre , ce que nous ferons systématiquement à l avenir. L adossement à la recherche Le master est adossé à 3 équipes de recherche (cf tableau page 42 chapitre 7-8), Par ailleurs, les UE obligatoires suivies en M1 permettent aux étudiants d acquérir des compétences en recherche. Enfin, les étudiants peuvent choisir durant leur M2 des UE optionnelles de la spécialité recherche. Parmi les étudiants diplômés, 4 préparent une thèse en sciences. Il manque des renseignements sur les aspects formation continue alors qu il y a un vivier de professionnels des établissements de santé à former. Les étudiants peuvent avoir accès à la formation au titre de la formation continue. Cette notion est d ailleurs précisée à la page 21 du document transmis à l AERES : «Le master reçoit des étudiants au titre de la formation continue mais ne s inscrit pas dans une formation en alternance». Pour les 4 dernières années, nous avons eu 8 étudiants inscrits au titre de la formation continue. Spécialité «Santé publique, société et développement» Nous avons tenu compte de l évaluation de cette spécialité et des recommandations. Suivant ces recommandations, la spécialité «Pratique médico-sanitaires en situation de crise dans les pays en développement» a été intégrée dans la présente spécialité. La spécialité Santé Publique Société Développement s adosse sur 3 unités de recherche : le LERTIM, l unité SE4S et l unité MD3. Il faut noter que le LERTIM et le SE4S fusionneront à partir du plan quadriennal 2012 dans une UMR validée par l AERES. Dans le même temps, un professeur prendra la responsabilité de l UMR MD3. Nous présentons donc ici l ensemble de la spécialité, partant du tronc commun pour le S1 puis, à partir du S2, proposant des UE spécifiques. - Réponses aux points faibles Le nombre de diplômés est faible et le taux d échec est important. La spécialité «Santé Publique Société Développement» est une refonte de la spécialité précédente, «Problèmes de Santé et développement des systèmes de santé dans les pays tropicaux». Il faut noter que le taux de réussite pour l année 2009/2010 est en augmentation (18/20). Cependant, nous avons tenu compte de cette remarque pour modifier l organisation de la spécialité ainsi que les modalités de recrutement. Il faut également noter qu il existe un temps d adaptation nécessaire aux étudiants étrangers qui présentent souvent des difficultés face à l organisation de l enseignement en France. Un tutorat est désormais mis en place pour répondre à cette demande à partir de la seconde année (S3 et S4). Les interventions des professionnels extérieurs en particulier de professionnels des pays du sud apparaissent trop limitées. Nous avons tenu compte de cette remarque. L intégration de la spécialité «Pratique médico-sanitaires en situation de crise dans les pays en développement» et l ajout de professionnels et d enseignants du sud ont permis de compléter cet aspect. Les procédures de choix de stages ne sont pas clairement définies. Nous demandons qu un sujet de stage soit présenté à l équipe pédagogique par les étudiants en novembre. Chaque sujet devra ainsi être validé par l équipe pédagogique. A défaut, l étudiant ne sera pas autorisé à déposer et soutenir le mémoire final. Le stage ne peut avoir lieu que dans une structure dont l objet est en rapport avec cet enseignement. Cela peut être une institution gouvernementale, intergouvernementale ou non gouvernementale (ONG), en France ou à l étranger. Un stage dans une structure de recherche est possible si l aspect professionnel de la formation est respecté. De plus, nous organiserons une soutenance à mi-parcours, afin d améliorer le suivi des étudiants. 12 UE optionnelles sont proposées au 3ème semestre. Il s agit essentiellement d UE mutualisées avec d autres spécialités. Cependant, pour répondre à cette remarque et clarifier cet aspect, nous avons supprimé de la liste de choix pour cette spécialité un grand nombre d UE optionnelles. Le choix des UE optionnelles devra être validé par l équipe pédagogique, l étudiant pouvant orienter son choix vers l économie de la santé, l anthropologie de la
197 49 santé, l épidémiologie, ou l organisation sanitaire dans les pays en développement. Le 4ème semestre ne comprendrait que 24 CE. Nous avons ajouté des UE optionnelles pour le S4, chacune d une valeur de 6 CE. Spécialité «Pratiques médico-sanitaires en situation de crise dans les pays en développement» L expertise AERES sur cette spécialité a été conduite à partir d une présentation de la formation qui était inexacte quant au calendrier de ses unités d enseignements. De plus, le contenu n était pas indiqué pour chacune d entre elles. Les objectifs généraux et spécifiques, détaillés, n ont pas fait l objet de critiques. Ils correspondent à de réels besoins que des professionnels doivent atteindre pour prévenir et répondre au mieux à des situations de crise sanitaire dans les pays en développement. - Réponses aux points faibles Part médicale du programme importante Comme l indique l intitulé de la spécialité, la part médicale dans la formation est bien réelle, même si elle ne prédomine pas. Cependant, la lecture de la liste des UE montre que l épidémiologie et les systèmes sanitaires (environnement, structures, logistique, gestion) tiennent une place aussi essentielle. L étude du contenu des UE, inscrit sur un document élaboré mais apparemment non annexé au dossier évalué, aurait démontré au mieux le souci de maintien de cet équilibre dans le choix des UE qui contribuent toutes à la finalité de la formation. Agencement confus des UE Il est compréhensible qu en l absence de la version correcte du tableau intitulé «Descriptif du contenu des enseignements», les experts n aient pas bien perçu l agencement des UE sur les deux années du master. En fait, la formation est en tronc commun pendant le S1 du M1 qui comporte, en S2, une seule UE «Grandes pathologies tropicales», obligatoire pour la spécialité. Toutes les autres UE se situent en S3 : 4 obligatoires (dénommées «Tronc commun» dans le tableau), 10 autres optionnelles. Intervenants professionnels essentiellement issus de la Croix Rouge Française A la remarque des experts concernant les intervenants professionnels qui proviendraient essentiellement de la Croix Rouge (11 intervenants), il faut signaler que 12 autres, dont les noms et les appartenances sont mentionnés, sont des professionnels militaires en activité dans le service de santé des armées françaises. - Solution proposée : regroupement avec la spécialité «Santé Publique, Société et Développement» Il est probable que, si le dossier de la spécialité «Pratiques médico-sanitaires en situation de crise dans les pays en développement» avait été mieux présenté, les résultats de son évaluation en auraient été plus positifs. Mais, compte tenu de cette première appréciation des experts, bien en deçà du résultat attendu, la proposition d un regroupement de celle-ci avec la spécialité «Santé Publique, Société et Développement» (P4) paraît devoir être retenue. Il sera donc procédé au transfert de 3 UE spécifiques (UE Prise de décision en situation de crise, UE Grandes pathologies tropicales, UE Médecine Humanitaire) de la spécialité P5 au M1 de la spécialité P4, qui s ajouteront aux UE qui étaient déjà mutualisées. Spécialité «Handicap et santé» - Réponses aux points faibles Le dossier manque de lisibilité et de précision Renseignements d ordres généraux sur la spécialité Handicap et Santé : Le titulaire du Master Santé Publique spécialité Handicap et Santé peut exercer les fonctions suivantes : - encadrer une équipe travaillant dans le domaine du handicap - gérer une structure médicosociale - être responsable de la démarche qualités dans des structures prenant en charge le handicap.
198 50 Ce professionnel peut prétendre aux emplois suivants : - cadre - chef d équipe. Compétences ou capacités évaluées : Cette spécialité permet d acquérir : les connaissances théoriques sur les différents types de handicap (chez l enfant, l adulte et le sujet âgé), sur l évaluation du handicap et sur les possibilités d interventions dans le domaine du handicap (techniques et organisationnelles), les connaissances en gestion des organisations du domaine du handicap (associations, réseaux ) et les connaissances sur la place du handicap dans le contexte du système de santé. Le diplômé doit être capable : - de réaliser l évaluation des personnes handicapées - d orienter les interventions dans le domaine du handicap - de gérer des structures accueillant des personnes handicapées (enfants, adultes et sujets âgés) - de connaitre la réglementation et la législation dans le domaine du handicap - d acquérir les connaissances dans le domaine de la santé et du social en lien avec le handicap chez l enfant, l adulte et le sujet âgé - de travailler en équipe pluri-professionnelle. L accès au Master est possible aux : - Titulaires de licences : de sciences de la vie, de biologie, de psychologie, de STAPS, d Economie, de Gestion, de Sciences sanitaires et sociales, de Sciences, d Informatique ou de Mathématiques - Professions médicales : Etudiants en médecine et médecins, AFS et AFSA, Médecins conseils sécurité sociale - Paramédicaux : kinésithérapeutes, ergothérapeutes, orthophoniste, infirmiers(ères), autres professions de santé - Professionnels du social, Professionnels de l'appareillage - Elèves Ingénieurs et Ingénieurs biomédical - Assistant ou Technicien de Recherche Clinique. Les effectifs sont très limités Les effectifs de la spécialité handicap sont régulièrement croissants depuis la création du diplôme. Pour l année nous avons atteint le nombre de 5 étudiants en M1 et 9 étudiants en M2 soit 14 étudiants dans la spécialité handicap et santé. Nous avions en , 6 étudiants en M1 et 8 étudiants en M2 (soit 14 étudiants en formation). La spécialité est de mieux en mieux connue et reconnue par les étudiants mais aussi par les professionnels qui reconnaissent la qualité de la formation des étudiants dans la spécialité et la réponse aux besoins de leurs institutions. Nous souhaitons garder un chiffre raisonnable d étudiants dans la spécialité pour leur assurer un avenir professionnel et un suivi cohérent durant leur formation. De ce fait, certains dossiers ne sont pas retenus dans la spécialité. Cette stratégie de sélection nous permet d avoir un bon taux d insertion professionnelle et de faire reconnaitre la qualité de notre diplôme. Pour exemple, les étudiants ayant obtenu le diplôme ont pu devenir : responsable de secteur dans l aide à domicile, directeur de centre pour autistes, directeur d EHPAD (Établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes), chef de service en foyer de vie, responsable de service d auxiliaire de vie Le programme et l organisation décrits ne correspondent pas à l objectif professionnel affiché d encadrement Les principales UE des deux années portent sur les thèmes suivants : M1-S1 : Tronc commun : Bases d anatomie générale, bases de physiologie et microbiologie, grandes pathologies, planification et gestion de projets en santé, techniques de gestion, notions de base en biostatistiques appliquées à l épidémiologie, organisation et financement du système de santé, Notions de bases en épidémiologie appliquées à la recherche, éducation à la santé. M1-S2 :
199 51 - Eléments fondamentaux sur le handicap (UE obligatoire spécifique handicap) - Anglais technique : domaine du handicap (UE obligatoire spécifique handicap) - Organisation de la sécurité sociale (UE obligatoire) - Méthode de recherche bibliographique (UE obligatoire) - Initiation à la micro-économie et à la macro-économie (UE obligatoire) - Sensibilisation à la démarche qualité (UE optionnelle) - Droit social et Gestion des ressources Humaines (UE optionnelle) - Problèmes de Santé Publique et populations spécifiques (UE optionnelle) - Introduction au droit médical et déontologie (UE optionnelle). M2 : - Handicap, appareillage, aides techniques (UE obligatoire spécifique handicap) - Handicap chez la personne âgée (UE obligatoire spécifique handicap) - Sécurité sanitaire et gestion des risques (UE optionnelle) - Approfondissement en économie de la santé (UE optionnelle) - Evaluation médicale (UE optionnelle) - Qualité de vie et mesures subjectives en santé (UE Optionnelle) - Communication et marketing (UE optionnelle). Ces différentes UE de la spécialité handicap et santé permettent de couvrir les différents champs nécessaires à un rôle d encadrement avec les spécificités de la connaissance sur le handicap. Elles permettent d acquérir les connaissances théoriques sur les différents types de handicap, sur les modalités d évaluation du handicap et sur les possibilités de prise en charge, les connaissances en gestion des organisations du domaine de la santé et du handicap et les connaissances sur la place du handicap dans le contexte du système de santé. Elles permettent aux candidats d acquérir des compétences plus générales dans le domaine de la santé nécessaire à un futur rôle de cadre : santé publique, droit social, gestion, ressources humaines, économie de la santé, démarche qualité. Les responsables de la spécialité sont en rapport régulier avec le milieu professionnel du domaine du handicap pour permettre d identifier au mieux les besoins des structures en termes d encadrement et d adapter le contenu du diplôme à ces besoins. L ensemble de cette spécialité ne repose en M1 et M2 que sur 2 UE de 56 heures concernant le handicap En M1 et M2, on compte 4 UE spécifiques et obligatoires au domaine du handicap dans la spécialité handicap et santé : 2 en M1 et 2 en M2. Les 2 UE de M1 spécifiques au handicap et obligatoires sont : Eléments fondamentaux sur le handicap et Anglais technique : domaine du handicap. L UE éléments fondamentaux sur le handicap comporte en tout 60 heures d enseignement (théorique et pratique). L UE anglais technique : domaine du handicap qui est une UE spécifique (enseignement sur le domaine du handicap en langue anglaise) comporte en tout 60 heures d enseignement. En M1, les étudiants bénéficient d un total de 120 heures d enseignement sur le handicap. Les 2 UE de M2 spécifiques au handicap et obligatoires sont : handicap, appareillage, aide techniques et handicap chez la personne âgée. L UE handicap, appareillage, aide techniques comporte en tout 75 heures d enseignement. L UE handicap chez la personne âgée comporte en tout d environ 63 heures d enseignement. En M2, les étudiants bénéficient d un total de 138 heures d enseignement sur le handicap. En totalité sur le M1 et M2, le nombre d heures dédiées spécifiquement au handicap est de 258 heures. En termes de crédits d enseignement, sur M1 et M2, les étudiants ont 48 ECTS spécifique à la spécialité. Les intervenants potentiels sont limités à 4 hopitalo-universitaires, sans aucun intervenant professionnel extérieur De nombreux professeurs d universités françaises, européennes et nord-américaines participent à ces différents enseignements spécifiques au handicap (plus de 40 professeurs des universités ou directeurs de recherche). Les 4 hospitalo-universitaires concernant les UE spécifiques au handicap sont responsables de la spécialité handicap et santé et sont spécialistes de Médecine Physique et de Réadaptation. Ils sont impliqués dans des responsabilités européennes dans le champ du handicap. Concernant les hospitalo-universitaires, de nombreux enseignants de la faculté de médecine participent aux UE spécifiques du handicap. De très nombreux intervenants professionnels extérieurs occupant des postes de responsabilités
200 52 participent également (plus de 70 intervenants du monde professionnel). Pour ne citer que quelques-uns des professionnels qui interviennent dans les différentes UE de la spécialité handicap et santé, on retrouve : des médecins de centre de médecine physique et de réadaptation, des gériatres, des directeurs d établissements hospitaliers, des directeurs et des cadres de services d accompagnement des personnes handicapées (SAMSAH -Service d'accompagnement Médico-Social pour les Adultes Handicapés-), SAVS (Services d'accompagnement à la Vie Sociale)), des représentants d associations nationales de personnes en situation de handicap (APF -Association des Paralysés de France-), AFM (Association Française contre les Myopathies), AFTC (Association de Familles de Traumatisés Crâniens et Cérébrolésés), des cadres de santé, des paramédicaux (kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychologue), des appareilleurs (ortho-prothésistes, podoorthésistes), des revendeurs de matériels médical (fauteuil roulant), des travailleurs sociaux (assistante sociale), des responsables du Conseil Général (urbanisme et transport dédiés aux personnes en situation de handicap), des intervenants de la CARSAT (Caisse d Assurance Retraite et de Santé au Travail), des avocats spécialisés (dédommagement du handicap), des patients (vécu du handicap, démonstration d handisport), des chercheurs dans le domaine du handicap (réalité virtuelle et navigation sécurisée en fauteuil roulant, logique floue pour la commande d un fauteuil roulant), - Réponses aux recommandations Cette spécialité pourrait bénéficier d un regroupement avec la spécialité «encadrement des organisations de santé» pour émarger sous forme d un parcours La loi «loi n du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées» implique de former des professionnels ayant une parfaite connaissance des champs d applications principaux : - prévention, recherche et accès aux soins, - compensation et ressources, - accessibilité, - emploi, travail adapté et travail protégé, - cadre bâti, transports et nouvelles technologies, - accueil et information des personnes handicapées, évaluation de leurs besoins et reconnaissance de leurs droits. Cette loi a changé le paysage français en matière de prise en compte du handicap. La spécialité handicap et santé répond à ces besoins spécifiques de formation. Elle est la seule spécialité de master spécifique en France à permettre la formation de responsable de service ou de structure dans le domaine du handicap. L identification de cette spécialité en assure la bonne lisibilité. Elle apporte l ensemble des connaissances nécessaires pour réduire les situations de handicap dans les domaines de la santé, de l enseignement, du travail, des transports, du sport, du tourisme et du social. Evaluation de l enseignement par les étudiants Les responsables de la spécialité s engagent à participer aux démarches d évaluation de leur enseignement par les étudiants selon les modalités que le groupe de travail du Comité des Etudes de la Faculté de Médecine met en place. De plus, au moyen de la plateforme ipro, ils assureront un suivi des diplômés et de la connaissance de leur devenir professionnel. Spécialité «Expertise et ingénierie des systèmes d information en santé» - Réponses aux points faibles Le pourcentage de réussite est faible. Le nombre d étudiants qui suivent correctement les cours sur Internet avec assiduité est assez faible. Le modèle d enseignement à distance mis en œuvre exige la présence aux web conférences. La majorité des étudiants est en formation continue et pratique une activité professionnelle. De ce fait nombreux sont ceux qui ont du mal à acquérir le niveau et ne présentent pas l examen. Nous nous efforcerons d accroître le tutorat pour améliorer ces scores. Les interventions de professionnels extérieurs semblent limitées. Cette remarque judicieuse est liée au moment où le dossier de la demande est établi. En effet, des professionnels qui intervenaient dans les années antérieures ont exprimé leur indisponibilité pour
201 53 l année prochaine. Nous nous sommes déjà attelés à les remplacer et à retrouver davantage d intervenants extérieurs. Les modalités de stage (lieux, encadrement, ) devraient être précisées. La plupart des étudiants séjournent dans des pays francophones et les stages se déroulent dans leur pays le plus souvent. Les stages abordent des études et/ou des réalisations ayant rapport avec la mise en place de systèmes d information dans des hôpitaux, des directions administratives de santé (ministères ou agences régionales de santé), des ONG, Pour les étudiants français faisant leurs stages en France, les stages se déroulent dans les hôpitaux. La validation du sujet de stage est faite au vu d une proposition détaillée du sujet, par le responsable de la spécialité et toute l équipe pédagogique est impliquée dans le suivi de ces projets de stage. Chaque étudiant stagiaire est suivi par un «mentor», enseignant membre de l équipe pédagogique. Une prise de contact avec le référent local du stage est également de mise. La durée des stages pourrait être prolongée d un mois dans chacune des années. Cette évolution sera étudiée dès la rentrée prochaine. Le suivi de ces stages sera renforcé par trois missions de trois jours des enseignants responsables de l organisation des stages. Ces missions programmées dans le courant de l année universitaire dans trois des principaux centres regroupant des étudiants de la région permettront d améliorer la définition des sujets sur le terrain, de rencontrer les responsables locaux et de mieux orienter les étudiants (qui sont suivis par vidéoconférence chacun par leur mentor). Des mutualisations avec les autres spécialités en M1 pourraient être envisagées. Les modalités particulières de cet enseignement à distance du suivi d une cohorte de taille acceptable pour assurer un suivi adapté et les modalités du tutorat qui l accompagnent ne permettent pas cette mutualisation que nous aurions nous même souhaitée. Par ailleurs, elle est très difficilement compatible avec l amélioration des réussites que nous recherchons comme cela est demandé dans la première remarque. Spécialité «Encadrement et ingénierie pédagogique des instituts paramédicaux» - Réponses aux points faibles La création de cette spécialité ne semble pas pleinement justifiée. Cette formation s inscrit dans la politique menée par notre Université pour accompagner l universalisation des professions paramédicales. Le contenu de la formation est vague. Le dossier fourni est très incomplet, en dehors de la liste des UE et des intervenants. Une erreur matérielle a entrainé la non-transmission, entre l université et l AERES de la plaquette descriptive des unités d enseignement. Or le programme de cette spécialité renvoyait systématiquement à cette plaquette pour accéder au contenu pédagogique de chaque UE. La formation qui existe déjà dans les instituts de formation des cadres de santé (IFCS) ne semble pas prise en compte. Aucun partenariat n est apparemment prévu avec un ou des IFCS D abord, notons que les enseignants universitaires de ce master font déjà partie de l IFCS Houphet Boigny de l Assistance Publique des Hôpitaux de Marseille et participent aux jurys des diplômes de cette institution. Ils connaissent les programmes de cette formation et le profil des candidats cadres de santé. Ils encadrent également les mémoires de fin d études de l IFCS. Notre engagement dans cette véritable spécialité a été pris en toute connaissance de cause. Mais le point le plus important à souligner est le suivant : notre master n est en rien concurrent des formations de l IFCS avec qui des liens étroits vont être tissés à l avenir par le partage d expériences d enseignements communes. Nous nous adressons prioritairement aux très nombreux cadres de santé en exercice actuellement dans leurs IFSI et qui ont terminé depuis longtemps leur formation théorique et intellectuelle alors même qu ils sont en responsabilité d encadrement et d enseignement auprès de très nombreux étudiants. En général, à la sortie de l IFCS, ces cadres de santé ont de longues années de travail en milieu hospitalier et autres avant d opter pour une nouvelle carrière de formateurs dans les IFSI. La demande de formation provient donc potentiellement de ce type de futurs étudiants qui a
202 54 grandement besoin d enseignements universitaires articulés selon nos propres évaluations autour de deux axes : - Un enseignement sur la pédagogie fondé sur un fort apport méthodologique en sciences sociales - Un enseignement diversifié en sciences sociales de la santé. Le contenu pédagogique est limité à deux UE concernant réellement cette thématique Cette spécialité bénéficie de la partie tronc commun du M1 de la mention. Il est par ailleurs probable que beaucoup d étudiants s inscriront directement en M2 au titre de la VAE. Pour le M2, sur les 60 ECTS, 48 seront spécifiques à la pédagogie (2 UE + le stage et le mémoire). Cependant, il est clair que les autres UE de ce M2 ne sont pas étrangères aux objectifs de formation de ces diplômés, qui concerne aussi la connaissance des enjeux de santé publique et des méthodes de cette discipline. Forts d une expérience pédagogique certaine à l IFCS et dans les IFSI de l AP-HM, notre MASTER répond en grande partie aux besoins spécifiques des cadres de santé qui souhaitent s orienter vers la formation, soit en cours de formation initiale soit en formation continue. Nous convenons toutefois que le paysage professionnel des professions paramédicales est en cours de profond remaniement. L universitarisation des Diplômes d Exercice dans les différentes spécialités ciblées et l évolution de nouvelles spécialités vers le schéma LMD, qu il nous faudra intégrer dans nos objectifs pédagogiques, nous amènent donc, en prenant en considération les remarques faites par les experts AERES, à proposer de n ouvrir cette spécialité qu à mi-parcours du contrat quadriennal. Demande : S3MA Domaine : Sciences de la Santé Mention : Sciences Cliniques Infirmières Spécialités : 3 Nous considérons que l appréciation d un tel master aurait mérité un examen par un véritable expert, réellement informé du cadre imposé par le Ministère ainsi que de ses préconisations pour de telles formations. Par ailleurs, nous sommes interpelés par le fait que cette formation ait fait l objet d une évaluation à part entière alors même que celle-ci n a qu une année d existence sur le seul M1 enseigné à l Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP) durant l année Réponses générales à la mention «La formation proposée ne correspond pas à ce qui est attendu d un master à finalité professionnelle». Il s agit bien d un master à finalité professionnelle et uniquement d un master à finalité professionnelle. Il vise à former des futurs professionnels de santé positionnés sur un nouveau métier : les infirmières de pratiques avancées. Ce master s inscrit dans la continuité logique de l universitarisation de la profession infirmière, concrétisée depuis 2009, par la volonté du Président de la République, par la mise en place de la licence infirmière. Il est donc logique que l université propose dans le continuum de cette licence infirmière, des masters professionnels destinés à offrir à une faible proportion d infirmières licenciées des formations plus spécialisées, les positionnant sur un niveau intermédiaire dans les responsabilités de soignants. L importance de cette formation a été soulignée par les différents rapports Berland : coopération des professions de santé : le transfert des tâches et des compétences : rapport sur les 5 expérimentations de coopération et de délégation de tâches entre professions de santé : la formation des professionnels pour mieux coopérer et soigner
203 : rapport relatif aux métiers en santé de niveau intermédiaire (Laurent HENART Yvon BERLAND Danièle CADET), commandé par le Ministère du Travail, de l Emploi et de la Santé et le Ministère de l Enseignement Supérieur et de la Recherche. L importance des enjeux exige une formation de type master et en aucun cas un niveau diplôme d université ou une spécialisation des infirmières de type IFSI. La meilleure preuve en est l adhésion des IFSI à ce master, concrétisée par l implication forte de cadres formateurs des IFSI à l équipe pédagogique du master. Les volumes horaires, les stages et les mémoires exigés sont bien ceux d un niveau master universitaire et non d un niveau diplôme d université. Les IFSI n ont pas pour mission de former des infirmières au-delà de la licence. «La formation est tubulaire, sans grande mutualisation avec d autres masters d Aix Marseille - Université». Deux remarques : - Il s agit d un master tout à fait nouveau, dont la mise en place est très récente (rentrée universitaire 2009). - Un souci de mutualisation s est déjà concrétisé avec le master de santé publique du Professeur Roland SAMBUC dans la spécialité parcours complexes de soins (Aix-Marseille II - Université de la Méditerranée - Faculté de Médecine). La mutualisation avec les autres Masters est en cours de réflexion, mais reste difficile de par l originalité de cette formation et par la spécificité du public auquel elle s adresse. La mutualisation apparaît également au niveau du M1, commun aux trois spécialités au sein de l Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP). «Les objectifs scientifiques ne sont pas clairement déclinés». Comme cela a été souligné dans la demande d habilitation, une orientation recherche est envisagée. Extrait : «Composé de spécialités professionnelles, cette formation ne s interdit pas pour autant, à terme, une orientation recherche. En effet, le contrat d'objectifs et de moyens de l'ehesp montre son engagement politique pour une collaboration étroite de son Collège doctoral avec les établissements d enseignement supérieur et de la recherche, dont l Université de la Méditerranée, dans le cadre d une convention qui vient d être signée. De plus, la DGESIP a donné son accord pour la constitution d'un réseau d'écoles doctorales. Ceci revient à dire qu il s'agit d'un vrai master professionnel qui n'exclut pas la possibilité d'un adossement à un master Recherche.» «La durée et les objectifs de stage ne sont pas détaillés». Ces éléments ont fait l objet d une profonde réflexion, tout au long de la mise en place de ce Master 2 et au cours de cette année universitaire et ont abouti à l élaboration d objectifs de stage, stage d une durée de deux fois quatre semaines au sein de service hospito-universitaires reconnus pour leurs compétences et leurs capacités de formation dans les domaines concernés par la spécialité. Nous préciserons ces points dans la nouvelle maquette qui sera remontée à la DGESIP. «L adossement au milieux socioprofessionnel est faible». On ne peut qu être étonnés par cette phrase. En effet la profession infirmière est impliquée à tous les niveaux dans l encadrement pédagogique de ce Master : - Responsabilité pédagogique du M1 confiée, au sein de l EHESP, à deux infirmiers de formation (Monsieur Christophe DEBOUT, Madame Monique ROTHAN-TONDEUR). - Responsabilité pédagogique partagée entre universitaires et représentants de la profession infirmière pour les spécialités du M2. - Implication majeure des directeurs de soins des établissements accueillant les étudiants en stage (assistance publique Hôpitaux de Marseille, Institut Paoli Calmettes «Centre de recherche contre le cancer). - Tuteur de stage issu de la profession de cadre infirmier. - Intervenant de la profession dans l organisation pédagogique et dans un nombre significatif de cours. «Les flux d étudiants sont très faibles». Il s agit de l application ici stricte de directives du Ministère de la Santé, soucieux de limiter les flux de cette formation de haute spécialisation.
204 56 L implication de l EHESP a été considérée comme un régulateur condition sine qua non de l habilitation de ce Master. Il s agit en effet d éviter l entrée d un trop grand nombre d étudiants avant une évaluation précise des débouchés et des besoins au sein des établissements. «Les employeurs potentiels ont déjà, au sein des services concernés par les spécialités, proposé le personnel correspondant». Pas du tout. Il y a au contraire une très forte demande des établissements d une formation de type Master car il n existe pas d offre de soins à ce niveau de formation intermédiaire. La complexité des parcours de soins des patients jointe à l hyper spécialisation des soins ainsi qu à la nécessaire coopération des acteurs de santé font qu il existe aujourd hui un vide important qu il faut combler. La preuve est que certains étudiants en cours de cursus voient déjà leur formation prise en charge par des établissements tels que l Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et l Assistance Publique-Hôpitaux de Marseille. Les débouchés professionnels nouveaux sont au cœur des réflexions et propositions actuelles sur les métiers de santé de niveau intermédiaire (rapport HENART-BERLAND-CADET). Il faut souligner que les deux ministères (Santé et Enseignement supérieur) sont très attentifs au développement de formations universitaires de haut niveau permettant de former des professionnels de santé de niveau intermédiaire entre une infirmière diplômée d état et un médecin spécialiste, de manière à mieux harmoniser la coopération des professionnels de santé. Indiquons pour terminer l implication forte de milieux socio-professionnels très spécifiques tels que le CHU de Marseille et le Centre de Recherche Anticancéreux de Marseille. «Les prérequis et les conditions d accès en M1 (4 ans d ancienneté) et en M2 (5 ans d ancienneté) ne semblent pas très cohérents». Il y a au contraire une grande cohérence puisque l ancienneté dans la profession pour l inscription en M2 doit s exercer dans le domaine spécifique de la spécialité postulée. «Il n y a pas d engagement réel des employeurs». Comme dit plus haut et dans la mesure où le métier d infirmière de pratiques avancées n est pas encore créé, il est difficile aux employeurs de s engager concrètement. Leur intérêt est cependant fort, basé sur des besoins relatifs à ces nouveaux métiers. Cet intérêt se manifeste notamment par l offre de terrains de stage et la prise en charge financière de la formation d étudiants appartenant à l établissement, détachés pour bénéficier totalement de la disponibilité pour cette formation. «Le dossier n explique pas concrètement la possibilité de développer un axe recherche». Ici encore il s agit d un master à vocation purement professionnelle répondant à des besoins de formation à un nouveau métier de santé. Les responsables pédagogiques de ce master réfléchissent cependant activement à proposer ultérieurement des ouvertures vers la recherche en sciences cliniques infirmières. Ceci est concrétisé par la mise en place de cours orientés vers la formation à la recherche au sein des enseignements du M1 et du M2. «L ouverture internationale est absente». Il est toujours difficile de structurer des échanges dans le domaine des soins compte-tenu de la très grande spécificité des différents systèmes de santé entre les différents pays. Il n existe pas à notre connaissance dans l Union Européenne de formations équivalentes à ce master, à preuve la visite et la rencontre avec des structures de formation infirmière de Belgique récemment sur notre campus pour bénéficier de conseils sur ce type de formation. Il existe également un projet de dialogue avec les professionnels canadiens déjà avancés dans le domaine de la réflexion de la structuration du métier d infirmière de pratiques avancées. «Aucune donnée n est fournie sur le pilotage mis en place». Ce pilotage est parfaitement explicité dans la structuration même du master : - responsabilité pédagogique du M1 à l EHESP - responsabilité pédagogique du M2 à l Université de la Méditerranée. Les rôles sont donc parfaitement définis sans interférence mais plutôt avec une coopération efficace. - mise en place au sein des spécialités de binômes pédagogiques dans le M2 : un universitaire compétent dans le domaine de la spécialité et reconnu et un représentant de la profession infirmière.
205 57 Il existe un dialogue constant entre les responsables du M1 et le responsable pédagogique du master, notamment au cours d un conseil de master qui se réunit une fois par an. Réponse sur les spécialités «L enseignement en M2 est spécialisé en cancérologie de type Diplôme d Etudes Spécialisées Complémentaires en oncologie.» Ce type de formation regroupe des thématiques bien entendu communes avec les thématiques médicales car la problématique de la cancérologie est unique. Cependant il est tout à fait évident que le niveau de la formation s adapte à un métier d infirmière et non à un métier de médecin spécialisé. Il en est de même pour la spécialité Gérontologie.
Site(s) (lieux où la formation est dispensée, y compris pour les diplômes délocalisés) :
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