L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier. Guide pratique
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- Christophe Morin
- il y a 10 ans
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1 L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier Guide pratique
2 cette brochure a été rédigée par l (Jean-Baptiste dollé, Fatah Bendali, Valérie david, Philippe dumonthier, André Le Gall, Jacques Lucbert, Sabrina Raynaud), en partenariat avec le cniel (Sabine Picard et Nadine Ballot) et les professionnels de la FNcL, la FNIL et la FNPL. Nous remercions également les membres de la commission environnement du cniel pour leur contribution à cet ouvrage. Collection : Synthèse Conception graphique : Bêta Pictoris Mise en page, illustrations : Frédéric croix Crédits photos : ets Pichon (couverture),, d.r. Dépôt légal : 1 er trimestre 2010 Tous droits réservés à l'institut de l'élevage 149, rue de Bercy Paris cedex 12 Réf ISSN ISBN
3 Sommaire Introduction 4 1/Les différents types de boues 5 L origine et le devenir des boues en France 5 La gestion des boues à l étranger 5 Les catégories de boues selon les systèmes d épuration des eaux usées utilisés 6 Le traitement des boues 6 La désignation des différents types de boues 6 2/Le contexte réglementaire 8 Les modalités techniques fixées par la réglementation 8 Le fonds de garantie épandage des boues 11 3/Analyse des risques pour chacun des dangers 13 Les éléments traces métalliques (ETM) 13 Les composés traces organiques (CTO) 15 Les organismes pathogènes 18 Analyse d autres sources de risque liées aux pratiques de l éleveur sur les surfaces agricoles 23 4/Recommandations techniques pour l épandage d effluents sur prairies 25 Recommandations relatives aux effluents épandables sur prairies 25 Recommandations relatives aux modalités de gestion 26 Conclusion 29 1
4 Introduction Les stations d épuration collectives françaises produisent tonnes de matière sèche de boues auxquelles s ajoutent les boues provenant des stations d épuration du secteur industriel. L élimination par épandage sur les terres agricoles concerne 60 % des boues produites, la mise en décharge 20 % et l incinération 20 %. L épandage agricole des boues est une pratique ancienne réglementée par la législation française et européenne. Considérés comme une pratique économique et écologique, les épandages de boues couvrent au maximum 2 % de la SAU. Économiquement intéressante pour la collectivité, cette filière permet la restitution au sol de matières fertilisantes. Néanmoins, les boues issues du traitement des effluents urbains et industriels concentrent un certain nombre de contaminants (éléments traces métalliques, composés traces organiques et pathogènes) qui peuvent en cas d accumulation poser problème. Aussi l utilisation des boues, bien qu encadrée par un contexte législatif, suscite parfois quelques interrogations liées aux risques potentiels sanitaires et environnementaux. C est dans ce cadre que l interprofession laitière a confié à l une expertise sur l épandage des boues dans toutes les zones de production laitière en lien avec les objectifs de qualité du lait. L objet de ce travail n est pas de remettre en cause la valorisation agronomique des boues mais d en préciser les modalités techniques lors d un épandage en élevage laitier et plus précisément sur prairie. Les résultats ont permis aussi de proposer des recommandations techniques pour chercher à répondre aux interrogations des éleveurs, des industriels laitiers, des techniciens,... Après un rappel des principaux éléments du contexte (types de boues, réglementation, ), ce guide pratique présente les résultats des investigations conduites sur : l analyse des risques sanitaires et environnementaux, les recommandations techniques de l épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier. 3
5 Première partie/ Les différents types de boues L origine et le devenir des boues en France Les boues produites en France sont à comparer aux productions des autres déchets. Le volume de boues urbaines et industrielles augmente depuis quelques années, du fait de la meilleure efficacité d épuration des eaux usées et de l augmentation de l assainissement collectif. STEPurbaineàbouesactivées. Le flux d engrais de ferme (ensemble des déjections animales) est 13 fois plus élevé que la production de boues urbaines cumulée à la production de boues industrielles. Il représente t/an de matière sèche. Rappelons que la terminologie de "déchet" ne convient pas aux déjections animales valorisées à plus de 95 % au sein des exploitations. Tableau 1/Productiondedéchets(ent/an)enFranceen2001 Type de déchets Matière fraîche Matière sèche Déchets de table Déchets verts Boues urbaines Boues de l industrie du sucre Boues de l industrie du papier Boues de l industrie laitière * Boues de l industrie de la viande Boues de l industrie chimique *Boueà4 %desiccité. Source :ADEME,2006&SMATI,2002 En France, il existe trois filières d élimination des boues d épuration urbaines : 20 % des boues urbaines sont mises en décharge, 20 % sont incinérées et 60 % font l objet d un retour au sol. Ces proportions sont variables d une région à l autre et d une année sur l autre. Les industries privilégient également la filière d épandage pour l élimination de leurs boues : en moyenne 63 % des boues industrielles sont épandues. Tableau 2/ Tonnage(entMS/an)debouesurbaines etindustriellesproduitesetépanduesen2002 Lesdéjectionsbovinessontstockées etvaloriséessurlesexploitations. Production de boues Quantité épandue Boues urbaines Boues industrielles Environ Environ Source :ADEME,2006 5
6 L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier La gestion des boues à l étranger Pour l épandage agricole des boues, les États- Unis, la France, le Danemark, le Luxembourg et la Belgique wallonne se situent dans la fourchette haute (entre 55 et 70 % de boues d épuration épandues, 90 % en Belgique wallonne). À l inverse, la part de l épandage est inférieure à 20 % dans des pays comme l Italie, la Grèce, le Portugal, la Belgique flamande ou les Pays-Bas. Enfin, d autres pays comme la Suisse ont supprimé l épandage des boues et ont retenu l incinération de toutes les boues produites. Les catégories de boues selon les systèmes d épuration des eaux usées utilisés Selon le type de traitement des eaux usées, une STEP (STation d EPuration) peut produire trois grandes catégories de boues (ADEME, 2001) : > les boues primaires produites par simple décantation des Matières En Suspension (MES) contenues dans les eaux usées. 70 % des MES peuvent ainsi être retenues. > les boues physico-chimiques dont les MES sont agglomérées par addition d un réactif coagulant. 90 % des MES peuvent ainsi être captées. Le traitement des boues Quel que soit le mode d'épuration des eaux usées, les boues sont constituées d eau (99 %), de matières organiques fraîches très fermentescibles et de matières minérales dissoutes ou insolubles. Selon l utilisation qui doit en être faite, des traitements complémentaires leur sont appliqués. On distingue trois grands types de traitements : des traitements de stabilisation dont l objectif est de réduire la fermentescibilité des boues pour atténuer ou supprimer les mauvaises odeurs. Les traitements sont de type biologique (aérobie ou anaérobie, compostage), chimique, thermique ; des traitements de réduction de la teneur en eau des boues visant à diminuer la quantité de boues à stocker et à épandre ou visant à améliorer leurs caractéristiques physiques (tenue en tas notamment) ; des traitements d hygiénisation qui visent à détruire les microorganismes pathogènes. Les procédés d hygiénisation des boues ne s imposent que dans certains contextes d utilisation agronomique : la plupart des boues épandues en France ne sont pas hygiénisées. Le traitement d hygiénisation est défini précisément au niveau français et européen (voir chapitre II). Plusieurs techniques permettent la mise en œuvre de ces différents niveaux de traitement (Tableau 3). Les procédés les plus rencontrés concernent le compostage, le chaulage et l épaississement. > les boues biologiques essentiellement formées par les résidus de bactéries «cultivées» dans les ouvrages d épuration par voie aérobie ou anaérobie. Tableau 3/ Lesmodesdetraitementdesboues. Traitements Objectifs de traitement Stabilisation Réduction de la teneur en eau Hygiénisation Compostage X X Chaulage X X Séchage thermique X X X Épaississement Déshydratation X X Pasteurisation X Lecompostageassureunestabilisationet unehygiénisationdesboues. Digestion anaérobie thermophile X X 6
7 1/ Les différents types de boues La désignation des différents types de boues L'appellation des différents types de boues résulte de la combinaison de plusieurs critères : nature de l'effluent (urbain, laiterie, abattoir, papeterie, etc.), caractéristique du traitement des eaux (primaire, physico-chimique, biologique), procédé de stabilisation (aérobie, anaérobie, chaulage, compostage), état physique des boues (liquide, pâteux, solide, pulvérulent, granulé), type de matériel de déshydratation (filtrepresse, centrifugeuse, table d'égouttage, etc.). L'ensemble des combinaisons possibles montre qu'il existe en théorie un grand nombre de types de boues. Toutefois, en résumant les situations les plus fréquemment rencontrées en station d épuration urbaine en France, les principaux types de boues proposés au recyclage en agriculture se limitent aux six types présentés dans le tableau 4. Tableau 4/ Lesdifférentstypesdebouesproduitsparles stationsd épurationurbaines Type de boues produit Proportion des boues générées en France (en % MS) Boues liquides 13 Boues pâteuses non chaulées Boues solides non chaulées Boues chaulées solides ou pâteuses Type de station d épuration Petites STEP rurales et péri-urbaines (environ 80 % du parc français) 35 STEP moyennes 15 Grandes STEP 30 Boues séchées 2 Boues compostées 5 STEP moyennes et grandes (200 STEP soit 2 % du parc français en 2001) Grandes STEP (une quinzaine de STEP en France en 2001) STEP moyennes et grandes (environ 30 STEP en France en 2001) Source :INERIS,2005 Les boues industrielles peuvent être également traitées, mais pas obligatoirement. Ainsi, les boues de laiterie peuvent être brutes ou subir un épaississement sur table d égouttage ou une déshydratation par centrifugation ou filtre-presse (SMATI, 2004 ; INERIS, 2005). Certaines boues de laiterie, provenant de sites de grande taille, sont également chaulées ou compostées (SMATI, 2004). Pour traiter des recommandations techniques intéressant la filière laitière, nous distinguerons dans la suite du document trois grandes familles de boues : Latabled égouttagepermetunépaississement desboues. les boues de laiterie, les boues urbaines non hygiénisées, les boues urbaines hygiénisées. Ces trois grandes familles de boues représentent environ 50 % des boues produites en France. 7
8 Deuxième partie/ Le contexte réglementaire Du fait de la présence de contaminants chimiques et métalliques et éventuellement d organismes pathogènes dans les boues de stations urbaines et industrielles, les précautions prises vis-à-vis des pratiques d épandage, pour garantir la santé des animaux, la sécurité alimentaire et le maintien des fonctions agronomiques des sols, sont encadrées réglementairement au plan national et européen. Le cadre légal précisant les modalités de valorisation des boues est fixé principalement dans les règlements suivants : la directive européenne du Conseil n 86/278 du 12 juin 1986 relative à la protection de l environnement et notamment des sols lors de l utilisation des boues d épuration en agriculture, la loi sur l eau n 92-3 du 3 janvier 1992, le Code de l environnement Livre II Art. R à R : Épandage des boues issues du traitement des eaux usées, l arrêté du 22 novembre 1993 relatif au Code de bonnes pratiques agricoles, l arrêté du 8 janvier 1998 fixant les prescriptions techniques applicables aux épandages de boues sur les sols agricoles, la section IV de l arrêté du 2 février 1998 relatif aux prélèvements et à la consommation d eau ainsi qu aux émissions de toute nature des installations classées pour la protection de l environnement soumises à autorisation (JO du 3 mars 1998), la circulaire DE/GE n 357 du 16 mars 1999 relative à l épandage des boues de STEP, le décret n du 18 mai 2009 relatif à l indemnisation des risques liés à l épandage agricole des boues d épuration urbaines ou industrielles. Les modalités techniques fixées par la réglementation Les modalités techniques fixées par la réglementation et applicables aux épandages de boues sur les sols agricoles concernent notamment : - l aptitude des sols à l épandage de boues, - les périodes et les doses d apport, - l aptitude des boues à l épandage, - les modalités d épandage, - les délais à respecter après épandage. L aptitude des sols à l épandage de boues Elle est caractérisée au travers de la teneur du sol en ETM (Éléments Traces Métalliques) et de sa capacité d absorption. Ainsi les boues d épuration ne peuvent être épandues sur les sols dont les teneurs en ETM dépassent l une des valeurs limites (Tableau 5). Tableau 5/ TeneurslimitesdanslessolsenETM Contaminants Teneurs limites dans les sols (mg/kg MS) Cadmium 2 Chrome 150 Cuivre 100 Mercure 1 Nickel 50 Plomb 100 Sélénium - Zinc 300 Cr + Cu + Ni + Zn - Source :Arrêtédu8 janvier1998 9
9 L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier De même, la capacité d absorption des sols ne doit pas être dépassée, compte tenu des autres apports de substances épandues et des besoins des cultures. Il ne doit pas pouvoir se produire de stagnation prolongée sur les sols, de ruissellement en dehors des parcelles d épandage, ni de percolation rapide. En conséquence, il est interdit d épandre des boues de stations d épuration : dans les zones d infiltration en communication reconnue avec des ressources en eau utilisées pour l alimentation en eau potable, en dehors des terres régulièrement travaillées et des prairies normalement exploitées, sur des sols déjà riches en métaux lourds, sur les sols de ph inférieur à 5, pendant les périodes où le sol est pris en masse par le gel ou abondamment enneigé, sauf pour les boues solides, pendant les périodes de forte pluviosité, sur les terrains en forte pente, dans des conditions qui entraîneraient leur ruissellement hors du champ d épandage. Les périodes et les doses d apport En zone vulnérable, l épandage doit également respecter le Code de Bonnes Pratique Agricoles (CBPA) défini par l arrêté du 22 novembre Celui-ci fixe des périodes d épandage interdites en zones vulnérables. Les périodes interdites pour l épandage varient en fonction du type de fertilisant et des types de culture. Ainsi des capacités de stockage doivent être prévues pour tenir compte des différentes périodes où l épandage est, soit interdit, soit rendu impossible. Enfin, la dose d apport doit être raisonnée en fonction : du type de culture et de l objectif réaliste de rendement ; des besoins des cultures en éléments fertilisants disponibles majeurs, secondaires et oligoéléments, tous apports confondus ; des teneurs en éléments fertilisants dans le sol, dans le déchet et dans les autres apports ; des teneurs en éléments ou substances indésirables des déchets à épandre ; de l état hydrique du sol ; de la fréquence des apports sur une même année ou à l échelle d une succession de cultures sur plusieurs années. L aptitude des boues à l épandage Les boues doivent répondre à plusieurs exigences de composition. Elles ne peuvent être épandues : dès lors que l une des teneurs en éléments ou composés indésirables contenus dans le déchet excède les valeurs limites; dès lors que le flux, cumulé sur une durée de 10 ans, apporté par les déchets sur l un de ces éléments ou composés excède les valeurs limites. Les valeurs seuils des boues brutes concernent uniquement les ETM et les CTO (Composés Traces Organiques). Les éléments traces métalliques pris en compte dans la réglementation française sur les boues de station d épuration sont les suivants : cadmium, chrome, cuivre, mercure, nickel, plomb, sélénium et zinc. Les teneurs limites figurent dans le Tableau 6. les modalités de surveillance des boues (analyses agronomiques, analyses des substances, périodicités d analyses,...) sont précisées dans l article 14 de l arrêté du 8 janvier Lacapacitédestockagedesbouesdoitêtre adaptéeauxpériodesd épandage. 10
10 2/ Le contexte réglementaire Tableau 6/ Teneurslimitesdanslesboues enetmetcto. Contaminants Teneurs limites dans les boues (mg/kg MS) Apports maximaux cumulés sur 10 ans (g/ha/an) Terres labourables et ph > 6 Prairies ou sols ph < 6 ETM Cadmium Chrome Cuivre Mercure Nickel Plomb Sélénium 200 * * Zinc Cr + Cu + Ni + Zn PCB indicateurs (somme des 7) CTO 0, Fluoranthène 5 ** Benzo(b) fluoranthène 2, Benzo(a) 2 ** pyrène Source :Arrêtédu8 janvier1998 *Seuilenséléniumsiépandagesurprairies pasdevaleur limitedanslesautrescas. **4 mg/kgdefluoranthèneet1,5 mg/kgdebenzo(a)pyrène siépandagesurprairies. Les composés traces organiques sont pris en compte par le biais des paramètres suivants : la somme des sept principaux PCB indicateurs (composés polychlorobiphénylés numéros 28, 52, 101, 118, 138, 153 et 180), le fluoranthène, le benzo(b)fluoranthène et le benzo(a)pyrène. Aucune obligation de suivi des microorganismes pathogènes ne figure dans la réglementation. Néanmoins, si certains micro-organismes pathogènes peuvent, du fait de la nature particulière des effluents traités, être présents en quantité significative dans les boues, alors ils doivent être analysés. Les boues ayant fait l objet d un traitement d hygiénisation doivent également respecter les valeurs seuils en ETM et CTO des boues brutes. L hygiénisation étant définie comme un traitement qui réduit à un niveau non détectable les agents pathogènes présents dans les boues, celles-ci doivent aussi respecter des valeurs limites en pathogènes. Une boue est considérée comme hygiénisée quant à la suite d un traitement, elle satisfait aux exigences définies par l arrêté du 8 janvier 1998 (Tableau 7). Tableau 7/ Seuilsenmicro-organismespathogènes pourlesboueshygiénisées. Salmonelles Entérovirus Œufs d helminthes pathogènes viables < 8 NPP / 10 g MS < 3 NPPUC / 10 g MS < 3 / 10 g MS Source :Arrêtédu8 janvier1998 NPP :NombrelePlusProbable NPPUC :NombrelePlusProbabled UnitésCytopathiques En routine, les traitements d hygiénisation font l objet d une seule surveillance des coliformes thermotolérants (INERIS, 2005). La Commission européenne a proposé en 2001 (tableau 8) une définition précise des traitements avancés (hygiénisants) garantissant la réduction des quantités de pathogènes à des niveaux entraînant un risque minimal. L efficacité des traitements repose sur une mise en œuvre rigoureuse. Tableau 8/ Traitementsavancéspourlaréduction durisquepathogène. Procédés Compostage en andain Compostage en andain et en tunnel Séchage thermique Digestion thermophile (aérobie et anaérobie) Traitement thermique suivi d une digestion Chaulage Paramètres 55 C, 4 heures entre chacun des 3 retournements, suivi d une maturation 40 C, 5 jours dont 4 heures à 55 C suivi d une maturation 80 C, 10 min et réduction de l humidité en-dessous de 10 % 55 C, 4 heures avec un temps de séjour suffisant pour stabiliser la boue 70 C, 30 min suivi d une digestion anaérobie mésophile à 35 C avec un temps de séjour de 12 jours ph 12, 55 C pendant 2 heures après mélange Source :INERIS,
11 L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier Les modalités d épandage D après le décret du 8 décembre 1997 et l arrêté du 8 janvier 1998 relatifs à l épandage des boues issues du traitement des eaux usées, des distances minimales doivent être respectées par rapport : aux berges des cours d eau, aux lieux de baignade, aux piscicultures et zones conchylicoles, aux points de prélèvements d eau et aux terrains affectés par des phénomènes karstiques, de manière à préserver la qualité des eaux souterraines et superficielles, aux habitations et établissements recevant du public, de manière à protéger la salubrité publique et limiter les nuisances olfactives. L épandage par aérodispersion est interdit pour les boues liquides s il y a un risque de produire des brouillards fins. Les délais d exploitation à respecter après épandage Les délais à respecter après épandage, mentionnés dans l arrêté du 8 janvier 1998, visent à réduire les risques de contamination des animaux et des végétaux élevés sur des parcelles réceptrices. Les délais recommandés sont les suivants : 18 mois avant la récolte, et pendant la récolte elle-même, de produits en contact avec le sol et susceptibles d être consommés crus, après épandage de boues non hygiénisées, 10 mois avant la récolte, et pendant la récolte elle-même, de produits en contact avec le sol et susceptibles d être consommés crus, après épandage de boues hygiénisées, 6 semaines pour le pâturage ou la récolte de fourrages après épandage de boues non-hygiénisées, 3 semaines pour le pâturage ou la récolte de fourrages après épandage de boues hygiénisées. Le fond de garantie pour l épandage des boues Le décret du 18 mai 2009 relatif à l indemnisation des risques liés à l épandage agricole des boues d épuration urbaines ou industrielles vient préciser les conditions d'application du système d'indemnisation des risques liés à l'épandage agricole des boues d'épuration prévu par la loi sur l'eau et les milieux aquatiques. Un fonds de garantie est chargé d'indemniser les préjudices subis par les exploitants agricoles et les propriétaires des terres agricoles dans les cas où ces terres, ayant reçu des épandages de boues d'épuration urbaines ou industrielles, deviendraient totalement ou partiellement impropres à la culture en raison de la survenance d'un risque sanitaire ou d'un dommage écologique lié à l'épandage. Cette indemnisation ne peut être mise en œuvre que si ce risque ou ce dommage ne pouvait être connu au moment de l'épandage, en l'état des connaissances scientifiques et techniques du moment. En outre, ce risque ou ce dommage ne doit pas être assurable par les contrats d'assurance de responsabilité civile du producteur de boues ou par les contrats d'assurance relatifs à la production et à l'élimination des boues. Enfin, le fonds n'assure l'indemnisation des dommages constatés que si l'épandage a été effectué dans des conditions conformes à la réglementation en vigueur. Les boues qui peuvent donner lieu à indemnisation sont celles issues des stations d'épuration urbaines ou celles issues du traitement des effluents de l'industrie alimentaire ou de l'industrie du papier et du carton. Le montant de l'indemnisation est fonction du préjudice subi et ne peut excéder, pour le propriétaire des terres, la valeur de celles-ci. Le fonds est financé en majeure partie par une taxe annuelle due par les producteurs de boues, dont l'assiette est la quantité de matière sèche de boue produite. Son montant est fixé à 0,50 euros par tonne de matière sèche produite. Les producteurs de boues sont d'ailleurs désormais tenus d'indiquer les quantités de matière sèche produites dans le registre que le Code de l'environnement leur impose de tenir. 12
12 Troisième partie/ Analyse des risques pour chacun des dangers Cette partie a pour objectif d évaluer les risques liés à l épandage des boues d épuration en élevage laitier. Sont considérés d une part les risques environnementaux et d autre part les risques sanitaires de contamination des bovins et de dégradation de la qualité du lait. Trois évaluations de risques présentées ci-dessous, se rapportent aux trois grands types de contaminants des boues : les éléments traces métalliques, les composés traces organiques et les organismes pathogènes. Pour les éléments traces métalliques et les pathogènes, nous intégrons également les données relatives aux déjections animales. Les éléments traces métalliques (ETM) Définition Ce sont des "éléments" chimiques au sens de la classification périodique des éléments. Les éléments traces métalliques les plus répandus sont le cadmium, le chrome, le cuivre, le mercure, le nickel, le plomb et le zinc. Certains sont indispensables, pour d autres cela n a jamais été démontré. Néanmoins, quelquefois ils peuvent devenir toxiques dès que leur concentration dans l organisme dépasse un certain seuil (notamment plomb, cadmium, mercure, cuivre). Les éléments traces métalliques dans les boues et les déjections animales La charge en ETM des boues urbaines est liée à la taille et au type de population raccordée au réseau d assainissement. D une manière générale, les boues ont des teneurs en ETM nettement inférieures aux limites énoncées par la réglementation (Tableau 9). Tableau 9/ Teneurseng/tMSenETMdesbouesurbaineset desbouesdelaiterie. ETM Teneur moyenne boues urbaines Fourchette de teneurs boues de laiterie Teneur moyenne lisiers de bovins Valeur limite réglementaire* Cadmium 2, ,3 1,5 10 Chrome Cuivre Mercure 2, ,1 0,6 10 Nickel Plomb Zinc *arrêtédu8 janvier1998 Source :ADEME,2001 ;ANRED,1986 Les boues agroalimentaires et notamment les boues de laiterie présentent des teneurs en ETM beaucoup plus faibles que les boues urbaines. Selon le régime alimentaire, les déjections animales possèdent une concentration en ETM plus ou moins importante. En élevage bovin, les lisiers ont des teneurs en ETM inférieures ou proches des boues urbaines selon l élément considéré. Letraitementdesbouesn aaucuneffetsurlateneurenetm. 13
13 L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier Comment réduire les teneurs en ETM des boues? Aucune référence bibliographique n indique un effet des différents types de traitements et du stockage des boues d épuration (température, durée, ) sur la teneur en ETM des boues. Quel est le devenir des ETM après épandage? Aucun facteur biologique ou climatique n a d effet sur le maintien des ETM dans le sol. Ces derniers s accumulent dans les différents horizons de sols plus ou moins profondément selon leur mobilité. Cette mobilité des ETM est soumise à un certain nombre de facteurs et de conditions du milieu : le ph, le potentiel d oxydoréduction, la température et l humidité du sol, l apport de matière organique. La concentration en ETM varie aussi avec la profondeur. Y a-t-il un transfert des ETM du sol à la plante? Le transfert du sol à la plante peut se faire par deux voies : la voie aérienne et la voie racinaire. Le transfert par voie aérienne est limité aux ETM volatils des boues, comme le mercure ou le sélénium. Un transfert par voie aérienne intervient par projection directe sur les parties végétatives lors de l épandage ou lors d un phénomène de «splash», c est-à-dire par projection de particules de sol ou de boues sur les parties aériennes des plantes lors d un épisode pluvieux. Le transfert racinaire des ETM dépend de leur biodisponibilité : libération dans l eau du sol, faculté d assimilation et de stockage par la plante et interactions entre le sol et la plante. Le zincet le cadmium sont des éléments fortement biodisponibles. Outre les facteurs physico-chimiques, l absorption des ETM par la plante dépend aussi de l espèce et de la variété (plantes légumières fortes accumulatrices contrairement aux céréales et aux maïs), de l organe de la plante (essentiellement les racines), de l âge (plus fortes concentrations dans les jeunes pousses). En quantité, l exportation des ETM des boues par les produits de récolte est très faible, elle n excède jamais 1 % de l apport cumulé par les boues sur la période considérée (ADEME). Aucune différence significative n a été observée sur la composition de récoltes avec ou sans apport de boues de qualité réglementaire et à dose normale (ADEME). Y a-t-il un transfert des ETM du sol à l animal? Le transfert des ETM à l animal intervient essentiellement par ingestion ou inhalation. Les principales voies d exposition sont donc l ingestion de terre et d herbe amendée par des boues (Schéma 1). Boue Cultures Sol Herbe Air Eaux superficielles Ingestion de fourrages souillés Ingestion de terre souillée Abreuvement eau souillée Broutage d'herbe souillée Inhalation air! Risque! Risque Schéma1/ Différentesvoiesd expositiondesbovinsauxetm. Un ruminant ingère en moyenne 270 g de terre par jour. L accumulation à la surface du sol des ETM, qui résulte par exemple de l application de boues résiduaires, peut représenter un risque de contamination directe de la chaîne alimentaire si les animaux absorbent de la terre en broutant l herbe. De même, l herbe souillée suite à un épandage ou par phénomène de splash peut représenter un risque de contamination de la chaîne alimentaire lors du pâturage. Les risques de transfert vers les vaches laitières par ingestion d herbe ou de terre constituent le risque principal au pâturage après un épandage de boues. 14
14 3/ Analyse des risques pour chacun des dangers Même si l épandage des boues d épuration, réalisé conformément à la réglementation, ne peut pas conduire à ces effets néfastes, il convient toutefois d éviter les situations à risque liées à l ingestion de fourrage souillé, d herbe souillée ou de terre suite à un épandage. Les composés traces organiques (CTO) Définition Les composés traces organiques (CTO) sont toutes les substances xénobiotiques (étrangères à l organisme vivant) synthétisées par l homme à l aide de procédés industriels transformant les substances carbonées. Les principaux squelettes et fonctions rencontrés dans les substances organiques toxiques les plus répandues sont présentés dans le tableau 10. Limiterlesurpâturageréduitl ingestiondeterre. Enfin, le taux d absorption est différent suivant les ETM (plomb > cadmium > mercure), suivant l âge ou suivant la quantité ingérée. Une toxicité particulière est notée pour le cadmium, le mercure, le cuivre et le plomb et les organes cibles dans l organisme des bovins sont le foie, les reins, les os et les muscles. Y a-t-il un transfert des ETM vers le lait? Il a été constaté une excrétion possible dans le lait mais faible, elle serait plus forte en début de lactation (colostrum). De nombreux oligoéléments sont potentiellement présents dans le lait à l état d infimes traces ou à de très faibles concentrations. Il faut noter la toxicité du cadmium et du plomb en cas de fortes teneurs. De même, il a été observé des effets néfastes du cuivre et du fer sur la qualité organoleptique des produits de la transformation du lait. Néanmoins, des vaches nourries avec de l ensilage récolté sur des terres amendées avec des boues ne permettent pas d obtenir ces effets néfastes, les teneurs retrouvées dans le lait étant trop faibles. Tableau 10/ Substancesorganiquestoxiqueslesplus répandues. Hydrocarbures aliphatiques Hydrocarbures monocycliques aromatiques Hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) Hydrocarbures aliphatiques halogènes Chlorobenzènes et chlorophénols Hydrocarbures polycycliques aromatiques chlorés (dont PCB, PCDD/F) Substances organochlorées (pesticides) Autres substances organiques (pesticides) Autres substances : esters de phtalates, nitrosamines, organostanniques, détergents, polyélectrolytes, cyanures Source:ADEME,1995 Les CTO proviennent de plusieurs origines et peuvent être des : Composés de produits pétroliers utilisés comme source énergétique ou comme lubrifiants, Produits ou sous-produits de transformation du pétrole et du charbon (retombées atmosphériques polluées, déchets), Substances volatiles ou semi-volatiles utilisées comme solvants, Substances huileuses ou solides utilisées par certains transformateurs, Plastifiants, résines, fluides hydrauliques, Pesticides, herbicides. 15
15 L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier Les composés traces organiques dans les boues La charge en CTO des eaux usées urbaines et donc des boues est très variable. Elle est fonction des effluents collectés et des activités locales : domestique, artisanale et/ou industrielle. Seuls les détergents et leurs dérivés atteignent individuellement et en moyenne des teneurs supérieures à g/t MS. Pour l essentiel des substances, les teneurs observées sont inférieures à 10 g/t MS et même à 1 g/t MS pour 35 % d entre elles. En tout état de cause, la concentration en CTO rencontrée dans les boues est inférieure aux seuils réglementaires (Tableau 11). Peu de données sur les concentrations en CTO des boues de laiterie sont disponibles dans la bibliographie. Il apparaît néanmoins que ces boues ont des teneurs en HAP inférieures aux limites de détection et que les teneurs en PCB retrouvées dans ces boues sont également très faibles (inférieures à 0,01 mg/kg MS), bien inférieures aux valeurs limites réglementaires (SCHNEPP et al., à paraître). Pour les lisiers de bovins, peu de données sur les concentrations en CTO sont disponibles dans la bibliographie. Tableau 11/ TeneursmoyennesenCTO (enmg/kgms)desbouesd épurationurbaines etdesbouesdelaiterie. CTO Teneur moyenne boue urbaine Teneur moyenne boue de laiterie Valeur limite réglementaire* Fluoranthène 0,53 < 0,05 5 Benzo(b) fluoranthène 0,39 < 0,05 2,5 Comment réduire les teneurs en CTO des boues? L effet du traitement des boues d épuration sur les teneurs en CTO est mal connu. On sait cependant que les HAP (Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques) peuvent être dégradés pendant le compostage ou la méthanisation, mais les substances peu dégradables telles que les PCB (PolyChloroBiphényls) ou les PCDD/F (Furanes) restent plutôt inchangées. Quel est le devenir des CTO après épandage? Suivant les propriétés physico-chimiques des CTO (solubilité dans l eau, période de demi-vie, capacité de volatilisation, etc.) et les propriétés du sol (ph, teneur en eau et en matière organique, etc.), le comportement des CTO est différent (LAURENT et al., 2005). La plupart des CTO sont décomposés très rapidement après épandage par les micro-organismes des sols cultivés. En outre, les CTO peuvent s adsorber à la matrice du sol, ce qui limite leur biodisponibilité. Ainsi, certains CTO peuvent résister à la biodégradation et s accumuler au cours des années par adsorption à la matière organique. C est par exemple le cas des HAP et des PCB. La durée de vie des CTO est fortement liée à de nombreux facteurs biotiques et abiotiques (conditions climatiques, propriétés du sol et de la boue, etc.). Ainsi, la période de demivie (temps nécessaire à la dégradation de la moitié de la quantité initiale) est plus longue dans des conditions anaérobies, pauvres en nutriments, et froides alors que, dans des conditions microbiennes très actives, telles que les boues résiduaires, les processus métaboliques peuvent être plus performants (FEIX et WIART, 1995). Elle peut aller d une semaine (phénols, benzènes, esters de phtalates) à plus de 10 ans (PCB et DDT DichloroDiphénylTrichloroéthane). La demi-vie des CTO est plus courte sur des sols nus que sur des sols recouverts d une couche végétale. Ainsi, la demi-vie des dioxines dans les sols en surface (couche de 1 à 2 cm d épaisseur maximum) est de l ordre de 10 ans et de 100 ans sur un sol non nu. Benzo(a) pyrène Total 7 PCB (28, 52, 101, 118, 138, 153, 180) 0,31 < 0,05 2 0, ,8 *Arrêtédu8 janvier1998 Source:ADEME,2001 ;JARDE,
16 3/ Analyse des risques pour chacun des dangers Y a-t-il un transfert des CTO du sol à la plante? Le transfert sol-plante peut se faire par voie aérienne ou racinaire. L effet de "splash", la volatilisation des CTO des boues ou encore le passage dans la plante à partir des racines sont les entrées possibles de molécules sur les végétaux. Environ 30 % de la teneur en HAP des végétaux résultent d une souillure de la plante par du sol contaminé (projection, "splash", volatilisation). Par ailleurs, les HAP et les PCB apportés par les boues sont faiblement absorbés par le système racinaire, le transfert est inférieur à 4,4 %. Y a-t-il un transfert des CTO du sol à l animal? Au même titre que les ETM, les principales voies d exposition concernent l ingestion de terre et d herbe amendée par des boues (Schéma 2). Vu les quantités de terre ingérées, l ingestion de CTO au pâturage par les bovins est possible et dans des quantités parfois non négligeables. C est le risque prépondérant de transfert de CTO vers les vaches laitières. Le deuxième risque de transfert est lié au broutage de l herbe lors du pâturage ou à la consommation de végétaux récoltés sur des parcelles fertilisées avec des boues d épuration. Les transformations des substances chimiques absorbées ont majoritairement lieu dans le foie. Ensuite, la molécule mère peut être dégradée dans l organisme en un métabolite plus toxique, ou au contraire inactif, ou encore doté de propriétés pharmacologiques différentes. L élimination se produit par des voies multiples et peut conduire à la contamination des produits (lait ou viande). Y a-t-il un transfert des CTO vers le lait? Les HAP, les hydrocarbures polycycliques aromatiques chlorés (dioxines, furanes, PCB), les chlorobenzènes (hexachlorobenzène), les phtalates et les substances chlorées pesticides (heptachlore, chlordane, DDT, heptachlore, dieldrine, aldrine, etc.) sont caractérisés par leur faible solubilité dans l eau et leur solubilité élevée dans les lipides. Vu leur persistance dans l environnement, leur longue demi-vie et leur capacité de bioaccumulation, ces molécules sont capables de passer dans le lait, après ingestion par les vaches laitières. Il est notamment démontré par des données chiffrées que le pâturage des vaches laitières peut conduire dans certains cas à un transfert des CTO dans le lait à des concentrations dépassant les LMR. C est pourquoi, il convient d éviter les situations à risque liées à l ingestion de fourrage, d herbe souillée ou de terre suite à un épandage. Boue Cultures Sol Herbe Air Eaux superficielles Ingestion de fourrages souillés Ingestion de terre souillée Abreuvement eau souillée Broutage d'herbe souillée Inhalation air! Risque! Risque Schéma2/ Différentesvoiesd expositiondesbovinsauxcto. 17
17 L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier Les organismes pathogènes Définition Les organismes pathogènes présents dans les boues d épuration et déjections animales appartiennent à trois grands types : virus, bactéries et parasites. Les organismes pathogènes présents dans les boues La charge en agents pathogènes dans les boues urbaines dépend de plusieurs facteurs : la nature des activités, la population raccordée, le réseau d assainissement, Les procédés de traitement des eaux usées concentrent dans les boues la charge microbiologique contenue initialement dans les effluents bruts collectés en station d épuration. Les boues d épuration contiennent ainsi une très grande variété d organismes, mais la plupart d entre eux sont non pathogènes. La présence des organismes pathogènes dans les boues d épuration est liée à leur capacité d adsorption sur les matières particulaires. Les traitements usuels appliqués aux eaux et aux boues de station d épuration urbaine permettent un abattement important mais non total de la charge microbienne (Tableau 12). Aussi, un certain nombre de micro-organismes, dont certains pathogènes, seront encore potentiellement présents dans ces milieux même après traitement (CSHPF, 1998). Lachargeenagentspathogènesdépendde l originedesboues. Tableau 12/ Chargeenmicro-organismespathogènesdans lesbouesd épuration urbaines. Organismes pathogènes Parasites Œufs d helminthes kystesdeprotozoaires Giardia Type de boues Boues primaires Boues biologiques digérées Boues semidéshydratées Boues primaires Boues biologiques digérées Boues déshydratées Teneur (en matière brute) /kg /kg /kg 7, /kg /kg /kg Entérovirus Boues primaires Nd 10 3 NPPUC/10 g Bactéries Salmonella Coliformes fécaux Boues biologiques activées Boues épaissies Boues primaires Boues secondaires Boues primaires Boues secondaires Boues biologiques digérées Nd 270 NPPUC/10 g Nd 72 NPPUC/10 g CFU/g CFU/g CFU/g 10 6 CFU/g CFU/g ADEME,1994 ;CSHPF,1998. Nd :nondétecté/nppuc :NombrelePlusProbabled Unités Cytopathiques/CFU :ColonyFormingUnit(UnitéFormantColonie) Les quelques données disponibles sur les teneurs des "boues de laiterie" en organismes pathogènes indiquent l absence d entérovirus (Tableau 13) et d œufs d helminthes viables et une faible contamination en salmonelles, en Listeriaspp. et en Staphylococcusaureus, bien inférieure à la charge des boues urbaines ou des boues issues d abattoirs (INERIS, 2005). La plupart des boues de laiterie ont une qualité microbiologique satisfaisante correspondant à celle exigée pour les boues hygiénisées (absence d œufs d helminthes viables, d entérovirus et de Salmonella dans 10 grammes de matière sèche de boues) (SCHNEPP et al., à paraître). En comparaison des boues de laiterie, les déjections animales constituées d un mélange de fèces et d urine et additionnées à des quantités plus ou moins importantes de litière renferment de nombreux germes potentiellement pathogènes. Les risques sanitaires rencontrés concernent essentiellement les 18
18 3/ Analyse des risques pour chacun des dangers infections par les salmonelles, les listerias, les STEC, la paratuberculose et certaines infections parasitaires. Les lisiers de bovins, ainsi que les fumiers peu pailleux (fumiers mous), ont la caractéristique d avoir une température basse (20 à 30 C), qui est favorable à une survie des agents pathogènes. Les agents des l ESST (Encephalopathie Spongiforme Subaigüe Transmissible) peuvent également se retrouver dans les boues d abattoir et sont dégradés très lentement dans l environnement. Cependant, l abattage en abattoir des animaux malades, porteurs d ESB est réglementé et régi par la DDSV depuis juin 2000 ; ce qui limite les risques de retrouver des agents ESST dans les boues d épuration. Comment réduire les teneurs en organismes pathogènes des boues? Les traitements de type physique (température, irradiation, dessication, froid, stockage), de type biologique (compostage) et de type chimique (chaulage essentiellement) ont une efficacité différente sur la réduction de la teneur des boues en organismes pathogènes. Tableau 13/ Listedesorganismespathogènes etprésencepotentielle(+/-)danslesboues etlisiers. Boues Boues de Lisiers de urbaines laiterie bovins Bactéries Escherichiacoli + +/- + Salmonella Listeria Coxiellaburnetti + - +/- Virus Entérovirus Rotavirus Parasites Helminthes (œufs d ascaris) Giardiaintestinalis Source:ADEME1994,CSHPF1998,Institutdel Élevage2001 L efficacité d un traitement sur les germes pathogènes se mesure non seulement par le taux de réduction de la contamination lors du traitement mais aussi par la capacité de blocage des reprises de croissance ultérieures des populations pathogènes. Ces reprises de croissance sont notamment favorisées par une stabilisation insuffisante des boues, c est-à-dire une dégradation trop faible des matières organiques les plus mobilisables. L inactivation des agents pathogènes par les différents types de traitement appliqués aux boues dépend de la contamination initiale et de l efficacité du couple température/durée appliqué (Tableau 14). Tableau 14/ Facteursprincipauxintervenantaucoursdes différentstraitementsetleurefficacitésurlesgermespathogènes. Traitements Traitements physiques Digestion froide (décanteurs-digesteurs) Stabilisation froide (aération à température ambiante) Digestion thermophile Stabilisation thermophile Pasteurisation Facteurs intervenant Température, temps Température, temps Température, temps Température, temps Température, temps Conditions pour être efficace Efficacité 20 C, 30 jours Faible 20 C, 30 jours Faible 55 C, 10 jours Excellente 55 C, 10 jours 70 C, 3 heures Excellente (sauf Ascaris > faible) Excellente (sauftænia) Irradiation Temps, dose Excellente Traitements biologiques Compostage à faible température Compostage "bien conduit" Traitements chimiques Conditionnement chimique + déshydratation mécanique Chaulage fort Chaux vive Chaux éteinte Température, temps Temps, dose Température, temps, ph Temps, ph 40 C, jours C, jours ph 12, 20 jours Faible à moyenne Bonne à excellente Faible Excellente (sauf Ascarismoyenne) Source :FEIX&WIART,
19 L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier Les méthodes entraînant une augmentation de chaleur à environ 60 C (compostage et séchage thermique) apparaissent être les plus efficaces dans la réduction du nombre de germes. L augmentation du ph, liée à un ajout suffisant de chaux, entraîne également une réduction importante des agents pathogènes. Les doses de chaux doivent néanmoins être suffisantes pour maintenir un ph élevé jusqu à l épandage et ainsi éviter toute reprise de croissance. Des traitements avancés (hygiénisants) garantissant la réduction en pathogènes à des niveaux entraînant un risque minimal sont précisés dans le tableau 8. L efficacité des traitements repose sur une mise en œuvre rigoureuse. Le stockage simple n est pas retenu comme un mode d élimination acceptable des pathogènes (WIART et al., 1999). Quel est le devenir des organismes pathogènes après épandage? Le rythme de décroissance des populations d agents pathogènes dépend des capacités propres des organismes mais aussi de nombreux facteurs abiotiques. Le climat (température, ensoleillement et humidité) semble être le facteur qui influence le plus la survie des pathogènes. Une diminution de la température favorise la survie dans les sols, à l exception des coliformes fécaux. Les périodes de gel intense et prolongé provoquent également d importantes réductions des bactéries. Au niveau du sol, les survies des microorganismes varient considérablement et sont étalées sur une période large, de moins d un mois pour les virus et bactéries coliformes, à plusieurs années pour les œufs d helminthes ou coxiella. Les durées importantes (> 12 mois) sont observées dans les horizons profonds (> 10 cm) et dans les sols présentant un fort degré d humidité (INERIS, 2005). Sur les végétaux et selon les organismes et les conditions de milieu, la survie varie de quelques jours à plusieurs semaines, voire même quelques mois pour certains d entre eux. 90 à 95 % des pathogènes s accumulent dans les premiers centimètres du sol. Cette capacité reste toutefois fonction de la profondeur effective du sol, de sa texture (taux d argile notamment), et de sa richesse en matière organique (INERIS, 2005). Il existe un risque de transfert vers l eau par ruissellement de surface dans le cas de sols nus et pentus et d épisodes pluvieux. Les eaux de ruissellement transportent ainsi des particules de sol auxquels sont adsorbés les microorganismes. Y a-t-il un transfert des organismes pathogènes du sol à la plante? Les organismes pathogènes ne pénètrent en général pas à l intérieur des végétaux ou de façon exceptionnelle à la suite de blessure de la plante. Il n existe pas dans la réalité de transfert sol plante mais uniquement une contamination de surface lors de l épandage ou par phénomène de splash lors de précipitations importantes suite à un épandage. Y a-t-il un transfert des organismes pathogènes du sol à l animal? Les principales voies d exposition concernent l ingestion de fourrage et de terre ainsi que l inhalation (Schéma 3). Boue Cultures Sol Herbe Air Eaux superficielles Ingestion de fourrages contaminés Ingestion de terre contaminée Abreuvement eau contaminée Broutage d'herbe contaminée Inhalation air contaminé Schéma3/ Différentesvoiesd expositiondesbovins auxpathogènes.! Risque! Risque! Risque! Risque 20
20 3/ Analyse des risques pour chacun des dangers les virus et certaines bactéries (par exemple, coxiella burnetii pour la fièvre Q). Certains micro-organismes pathogènes présents dans les boues d épandage peuvent conduire, chez les animaux contaminés, à des maladies parasitaires (Tænia) ou infectieuses (salmonellose par exemple). Le risque de contamination peut être appréhendé par la notion de DMI : Dose Minimale Infectante, correspondant au nombre de germes nécessaires pour rendre un animal ou un homme malade (Tableau 15). Ladigestionthermophilepermetuntraitement efficacedespathogènes. L ingestion de terre par les animaux au pâturage est possible voire fréquente, notamment si l offre alimentaire est insuffisante (surpâturage). L ingestion de terre constitue ainsi un risque de transfert des pathogènes du sol à l animal. Concernant les végétaux cultivés sur des parcelles ayant reçu des boues, le risque réside dans la consommation d herbe ou de fourrage souillé par phénomène de splash. La consommation des parties souterraines de ces végétaux constitue également un risque pour les animaux notamment vis-à-vis des microorganismes possédant une forte résistance dans le sol. Ces situations concernent les animaux consommant des betteraves ou ingérant des racines lors d un surpâturage. Les animaux au pâturage peuvent aussi se contaminer par des écoulements de jus sur les prairies provenant de stockage de boues en tête de parcelle. Cette dernière éventualité n intervient toutefois que dans des conditions particulières (topographique, climatique et de stockage). La contamination peut aussi survenir par inhalation de poussières (aérosols) et par contact direct ou indirect avec la boue. La dispersion aérienne concerne essentiellement Tableau 15/ ComparaisondesDMIaveclesquantitésde micro-organismespathogènesépanduesetleurrésistance danslemilieuextérieur. Micro-organisme Bactéries (Salmonellasp.) Œufs d Helminthes (Ascaris) DMI Densité dans les boues traitées Quantités épandues * 10 2 à /g /m² 1 à à 10 3 /kg 200 à 2000/m 2 Temps de survie sur le sol Plusieurs semaines à plusieurs mois Plusieurs mois à plusieurs années Source :ADEME,1995 * Calculsurlabased unedosedeboueappliquéeà20 tdematièrebrute/ha (donnéespourunebouepâteuse). Par rapport aux quantités de boues épandues sur les sols, les Doses Minimales Infectantes (DMI) semblent pouvoir être atteintes. Néanmoins, depuis que l épandage des boues existe sur les terres agricoles, aucune corrélation univoque entre épandage et évènements pathologiques n a pu être mise en évidence, notamment par la cellule de veille sanitaire, créée spécialement pour recenser les accidents pouvant être liés à une mauvaise utilisation des boues. Toutefois, ceci ne signifie pas une absence de risque liée aux épandages de boues. Ce sont les boues d abattoirs de mammifères qui présentent le danger le plus élevé pour les animaux d élevage. Ce risque tient essentiellement aux pathogènes présents de façon inapparente chez les animaux ou responsables d affection non décelée lors de l examen antemortem à l abattoir. 21
21 L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier En ce qui concerne les boues urbaines, les seules études épidémiologiques qui ont réussi à mettre en évidence un risque élevé concernent un helminthe : Tænia spp. et un protozoaire : Sarcocystis spp. L infestation par Tænia saginata (uniquement possible à partir des boues urbaines) a peu d impact sur la santé des animaux mais se traduit par la saisie des carcasses infestées à l abattoir. L épandage des boues de laiterie n apparaît pas être une source de propagation majeure de salmonelloses ou de brucelloses au sein du bétail. Les lisiers et fumiers «non évolués» représentent également un risque sanitaire lors d échanges ou de cession de produits entre exploitations. Toutefois, dans les situations les plus courantes où les déjections animales sont valorisées sur l exploitation, les risques sanitaires liés à l épandage sont faibles. Ceci s explique par le transit en interne de population microbienne du troupeau et dont les voies de transmission entre animaux sont multiples lors du pâturage et dans les bâtiments d élevage. Y a-t-il un transfert des organismes pathogènes vers le lait? Les micro-organismes représentant un possible risque sanitaire et susceptibles d être retrouvés dans le lait sont essentiellement des bactéries : Listeria monocytogenes, Campylobacter jejuni, Staphylococcus aureus, Shigella, E. coli, Yersinia enterolitica, Mycobacterium tuberculosis,salmonelles. Afin d être conforme avec la réglementation en vigueur (Règlement (CE) n 853/2004), un lait de vache doit contenir moins de germes par ml. Les laits collectés ainsi que les produits laitiers collectés font l objet d analyses régulières afin que les produits mis sur le marché respectent la réglementation en vigueur (Règlements du Paquet Hygiène : Règlement CE n 1441/2007 modifiant le Règlement n 2073/2005). Néanmoins il convient d être vigilant pour les produits laitiers non pasteurisés (notamment les laits crus). Conclusion L analyse des risques met en évidence un risque de transfert identique à la plante et à l animal quel que soit le contaminant (ETM, CTO, pathogènes). Le risque de transfert à la plante concerne la projection directe de boues sur le végétal lors d un épandage, ou suite au phénomène de splash (schéma 4). Le risque de transfert à l animal est associé à l ingestion de terre et/ou de fourrage souillé suite à un épandage de boues. Enfin le risque de transfert au lait est davantage lié au contaminant considéré. Il peut être important pour les pathogènes. Il est potentiellement élevé avec les composés traces organiques dans la mesure où certains CTO sont particulièrement toxiques et persistants dans l environnement. Enfin, les risques de transfert des ETM dans le lait sont faibles. Toutefois, l accumulation des ETM dans le sol pourrait augmenter le risque à long terme, au cours des épandages successifs et répétés. Importance des facteurs de risque sur le transfert au fourrage et à l animal Transfert au fourrage Transfert à l animal Transfert vers le lait Faible Absorption racinaire Inhalation Abreuvement Ingestion de fourrage «propre» Forte + Probabilité de transfert vers le lait selon le contaminant Faible ETM Splash Ingestion de terre et/ou de fourrage souillé Forte CTO Pathogènes Schéma4/ ÉvaluationdesrisquesETM,CTO,pathogènes. 22
22 3/ Analyse des risques pour chacun des dangers Analyse d autres sources de risques liées aux pratiques de l éleveur sur les surfaces agricoles Les teneurs en contaminants retrouvées dans les sols agricoles ont différentes origines. Elles peuvent être dues à des teneurs naturellement élevées, aux retombées atmosphériques, à certaines pratiques agricoles, aux accidents de pollution (incinération, ) ou à l épandage d autres types de déchets. Pour un site donné, l enrichissement des sols est très dépendant du type d activité qui existe au voisinage. À proximité des centres urbains et industriels, la voie atmosphérique est prépondérante alors que dans les zones rurales où se pratique une agriculture intensive, l impact des apports de matières fertilisantes est déterminant (PERRONO, 1999). Les sols non fertilisés avec des boues d épuration ont des teneurs moyennes non négligeables en ETM. Certains éléments (aluminium, fer, manganèse, bor, chrome, cuivre, nickel, plomb, zinc) sont toujours présents de façon significative. Il est également courant de rencontrer des HAP et des PCB dans les sols cultivés. Pour les ETM, les pratiques agricoles sont la principale source d ETM sur les sols agricoles, excepté dans certaines zones où le fond géochimique en apporte une plus grande part. Parmi les pratiques agricoles, les apports d engrais minéraux sont responsables d un flux plus important de cadmium et de chrome que l épandage des boues d épuration. Par contre, les boues d épuration urbaines apportent plus de cuivre, de mercure et de plomb. Ce n est pas le cas des boues de laiterie, responsables d un apport équivalent au lisier de bovin. Les sources de pollution des sols en CTO correspondent à trois groupes : les activités industrielles (production d énergie, métallurgie, industrie chimique, etc.), les activités urbaines (transports, gestions et traitements des déchets) et les pratiques agricoles (épandage de boues, etc.). Les retombées atmosphériques sont la source prépondérante avec des différences importantes selon qu il s agit d une zone rurale ou urbaine. L épandage des boues d épuration constitue la seconde source potentielle de CTO devant les engrais de ferme et minéraux (DIERCXENS et Al. 1987). Dans un environnement hors influence d un épandage de fertilisants, on peut aussi mesurer, à la surface du sol, un «bruit de fond» en micro-organismes, notamment en micro-organismes potentiellement pathogènes. Ce niveau de base permanent en organismes pathogènes est de 10 2 à 10 5 bactéries hétérotrophes viables/m 3 de terre sur les sols agricoles hors influence d un épandage de boues. À titre de comparaison, ces concentrations sont du même ordre de grandeur que celles mesurées dans les boues chaulées. Ce niveau de base permanent peut être dû aux déjections, difficilement quantifiables, d animaux sauvages ou à l épandage d engrais de ferme. Cependant, il convient de rappeler que les engrais de ferme produits sur l exploitation sont valorisés en interne par restitution au pâturage ou par épandage. La présence de ces souches pathogènes internes à l exploitation ne constitue pas un risque supplémentaire vu les multiples modes de contamination au sein du troupeau. La situation est différente lors de l importation et l épandage de déjections provenant d un autre élevage ou lors de l épandage de boues d épuration dans la mesure où ces produits peuvent véhiculer des souches pathogènes exogènes, microbisme différent et pour lequel il n y aurait pas une immunité suffisante. 23
23 Quatrième partie/ Recommandations techniques pour l épandage d effluents sur prairies Dans un premier temps, il convient de rappeler que le respect des conditions d'épandage édictées par le législateur est essentiel pour minimiser le risque sanitaire lié à l épandage de boues (cf. chapitre I). Ensuite, l évaluation des risques présentée plus haut permet de formuler certaines préconisations, spécifiques à l épandage des boues et des déjections animales sur prairies. les risques de transfert par ingestion Le transfert de contaminants vers les animaux peut survenir par ingestion de végétaux ou de terre souillés. Il convient donc de mettre en œuvre des pratiques réduisant ce risque en agissant sur le type de boues à épandre, le mode d épandage, les caractéristiques du couvert végétal, le mode de pâturage, Recommandations relatives aux effluents épandables sur prairies Seules les boues respectant les valeurs seuils réglementaires peuvent être épandues sur les terres agricoles. Le choix du type de boues et du procédé de traitement des boues doit tenir compte du type de valorisation agronomique envisagée et notamment de la culture, du mode de récolte et de la période d épandage. L épandagedebouesetdedéjectionssur prairiesdoitêtreconduitavecrigueur. Deux catégories de risque ont été distinguées dans l évaluation des risques de transfert des contaminants : les risques de transfert par inhalation Le risque de volatilisation et de dissémination dans l atmosphère par aérosols existe pour les trois contaminants. Les voies d exposition à l inhalation concernent l agriculteur qui réalise l épandage, les animaux situés à proximité des parcelles d épandage ainsi que les riverains des sites d épandage. Il convient de limiter ce risque en utilisant le matériel adapté au type de boue épandue et en respectant les distances et les conditions d épandage. L épandage de boues et de déjections sur prairies doit être conduit avec rigueur pour éviter toute pollution et tout risque sanitaire vis-à-vis de l animal et de la production laitière. Les préconisations en matière d épandage doivent donc être adaptées aux différents produits à épandre. Sur la base des données bibliographiques et de l analyse des risques (chapitre III), nous avons pu définir des conseils concernant l épandage des boues sur prairies en élevage laitier (tableau 16). Tableau 16/ Recommandationsconcernantletypedeboueset dedéjectionsanimalesépandablessurprairies. Type de boues et déjections Boues de laiterie Boues urbaines Déjections de l exploitation Déjections importées Non hygiénisées Hygiénisées Non hygiénisées Hygiénisées Absence de problème sanitaire majeur Non hygiénisées Hygiénisées Épandage sur prairies Possible Possible Non recommandé Possible Possible Non recommandé Possible 25
24 L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier Boues de laiterie Les boues de laiterie possèdent des teneurs très faibles en ETM et CTO. Le risque pathogène est presque nul. De plus, des analyses régulières du lait et des produits laitiers permettent de détecter rapidement tout problème. Cependant, il faut être vigilant pour la production de lait et produits laitiers au lait cru. Sous réserve de respecter les recommandations relatives à l application, ce type de boue peut donc faire l objet d un épandage sur prairie sans traitement particulier. Boues urbaines non hygiénisées Les boues urbaines non hygiénisées contiennent potentiellement des agents pathogènes. Pour ce type de boues, la réglementation ne prévoit aucun suivi bactériologique. Le risque lié à l épandage de boues et notamment à l apport d agents pathogènes exogènes est non négligeable vis-à-vis des animaux et de la qualité du lait. Ce risque concerne notamment la présence éventuelle de cysticerques (stade larvaire du Tænia) dans les boues pouvant affecter la qualité des viandes. C est pourquoi, il convient d éviter l épandage de ce type de boue sur prairies. Boues urbaines hygiénisées L hygiénisation est un traitement destiné à réduire à un niveau non détectable les agents pathogènes. Conduite conformément aux prescriptions techniques et associée à un contrôle de routine sur les coliformes thermotolérants et salmonelles, l hygiénisation garantit l innocuité du produit vis-à-vis des animaux et de la qualité du lait. L épandage de ce type de boues n est donc pas en contradiction avec la pratique du pâturage et la récolte de fourrages. Eu égard au risque d accumulation des CTO, et de contamination par phénomène de splash, il conviendra néanmoins d être vigilant sur l origine des boues employées ainsi que sur le délai à observer après l épandage. Déjections animales d une exploitation sans problème sanitaire majeur La contamination par les pathogènes pouvant avoir lieu par de multiples voies au sein de l exploitation d élevage (bâtiments, pâturage, ), l épandage des déjections ne représente pas un grand risque supplémentaire. L épandage sur prairies des déjections de l exploitation est donc envisageable sous réserve de respecter les recommandations d usage pour l application. Néanmoins, en présence avérée de maladie infectieuse présente dans le cheptel, il convient de se référer aux recommandations spécifiques des services vétérinaires. L épandagedesdéjectionsdel exploitationn apportepasde souchespathogènesexogènes. Déjections animales importées non hygiénisées L épandage sur prairie de déjections importées et non hygiénisées conduit à exposer les animaux de l exploitation à des souches pathogènes exogènes. Pour éviter tout risque de contamination, l épandage de ce type de déjections est à éviter sur prairies. Déjections animales importées hygiénisées L hygiénisation des déjections animales importées garantit une minimisation du risque lié aux pathogènes. L épandage de ce type de déjections est envisageable sur prairie sous réserve de respecter les recommandations relatives à l application et aux délais après épandage. 26
25 4/ Recommandations techniques pour l épandage d effluents sur prairies Recommandations relatives aux modalités de gestion Les modalités de gestion en lien avec l épandage des boues et des déjections animales concernent le dépôt en bout de parcelle, la période d épandage, le mode d épandage et l utilisation des surfaces. Sécuriser l épandage nécessite une bonne maîtrise de chacune de ces pratiques. Dépôt en bout de parcelle Le stockage des boues d épuration doit se faire en priorité à la station d épuration. Seuls les dépôts temporaires de boues solides en bout de champ sont autorisés, à condition que le volume déposé ne dépasse pas la quantité qui sera épandue sur le champ en question. Le dépôt doit être fait de sorte à éviter tout écoulement de percolats à l extérieur de la parcelle d épandage. Périodes d épandage Les épandages doivent respecter les périodes d interdiction et les conditions d épandage (sol gelé, ) dictées par le Code de Bonnes Pratiques Agricoles en zone vulnérable. Il est également recommandé de respecter ces préconisations en dehors de ces zones vulnérables. Au-delà des aspects réglementaires, le choix des périodes d épandage doit se faire en considérant les besoins des cultures et le type de produit à épandre. Pour des prairies pâturées ou fauchées, l épandage présente un risque de diminution de l appétence et d ingestion par les animaux. C est pourquoi, l épandage en période de végétation concernera essentiellement les boues ou déjections liquides (rapport carbone sur azote < 8) de sorte à éviter la souillure importante et durable de la partie végétative. Par contre, les apports de ce type de boues ou déjections avec un C/N < 8 réalisés en période automnale sont déconseillés compte tenu du risque de lessivage ou de ruissellement sur une période où les besoins des plantes sont très faibles. En revanche les boues pâteuses ou compostées présentant une part ammoniacale plus réduite peuvent être épandues à ces périodes automnales. Sur prairies, un épandage à cette période permet de plus le nettoiement des parties végétatives, la pénétration du tapis herbacé, et évite tout risque d ingestion par les animaux. L épandage de ce type de boues ou de déjections sur prairies en période végétative est par contre à éviter du fait du risque de souillure durable des végétaux et de croûtage en surface du sol. Hauteur d herbe et mode d épandage Le mode d épandage et l état du couvert sont primordiaux pour réduire les risques de transfert des contaminants et de survie des pathogènes et CTO. Pour limiter la consommation par les animaux, d herbe ou de fourrages souillés par des particules de boues, il est recommandé d épandre sur herbe rase, immédiatement après un ensilage, une fauche ou un pâturage. L épandage sur herbe haute est déconseillé pour éviter les souillures de l herbe et réduire les problèmes d appétence. Les hauteurs de fauche ou la «pression» au pâturage suite à l épandage doivent aussi être adaptées afin d éviter la récolte ou la consommation de la base des végétaux et de la partie racinaire. L épandagesurherberaselimitelesrisquesdesouillure. Des dispositifs d enfouissement des boues liquides adaptés aux prairies (coutres incisant le tapis prairial) peuvent dans certains cas être préconisés pour réduire la probabilité de risques d un contact boue-animal. Cependant, l enfouissement des boues dans le sol, s il diminue la probabilité d un contact direct boue-homme ou boue-animal, atténue l impact récessif des facteurs climatiques et augmente donc la survie des organismes (FEIX & WIART, 1998). 27
26 L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier Il en est de même lors d un épandage sur herbe haute. C est pourquoi, il est recommandé d avoir recours à des pendillards. Ces équipements déposent les boues et déjections liquides à la surface du sol. Ils permettent une bonne répartition de l effluent, évitent la souillure des végétaux et la dispersion dans l atmosphère. Ils réduisent le temps de survie des contaminants et atténuent les risques de dissémination atmosphérique. Les produits solides seront épandus à l aide d épandeur à hérissons verticaux munis ou non de table d épandage. Au-delà des délais recommandés entre l épandage et le pâturage, il convient d éviter le surpâturage qui augmente l ingestion de terre et de racines par les animaux. Les fauches rases présentent également des risques de contamination des fourrages récoltés. Délais avant la récolte ou la mise au pâturage des animaux Les délais à observer entre l épandage et le pâturage ou la récolte visent à limiter les problèmes d appétence et les risques d ingestion de fourrages et de terre souillés. Pour diminuer le risque d ingestion de terre ou de boue par les animaux, le CSHPF (Conseil Supérieur d Hygiène Publique de France) recommande l injection des boues directement dans le sol, ou l épandage sur herbe rase, et d éviter de mettre le bétail au pâturage lorsque L épandagesurherberaseavecpendillardsestlasolution optimale. l herbe est rase. Eu égard au risque d accroître la durée de survie des CTO et pathogène lors d un enfouissement, la seconde solution qui consiste à épandre à même le sol sur herbe rase est la plus opportune. Le risque d ingestion de plantes souillées par des boues et de terre mélangée aux boues est minimisé par les délais d attente fixés par l arrêté du 8 janvier 1998 (Tableau 17). Tableau 17/Délaisàobserverentrel épandageetlepâturage oularécolte. Boues de laiterie Boues urbaines Type de boues et de déjections Non hygiénisées Hygiénisées Non hygiénisées Hygiénisées Délais après épandage Arrêté du 8 janvier semaines 3 semaines 6 semaines 3 semaines Recommandé 6 semaines minimum* 3 semaines minimum* Épandage non recommandé 3 semaines minimum* Déjections de l exploitation Absence de pathologie / 3 semaines minimum* L utilisationd enfouisseurréduitlaprobabilité d uncontactaveclesboues. Déjections importées Non hygiénisées / Hygiénisées / Épandage non recommandé 3 semaines minimum* *Cedélaipeutêtreallongésilesconditionsclimatiques(périodesèche, )oulatexture desboues(bouespâteuses, )risquentdesouillerdurablementlesvégétaux. 28
27 4/ Recommandations techniques pour l épandage d effluents sur prairies Ces délais entre l épandage et le pâturage ou la fauche sont de trois semaines après l épandage de boues hygiénisées et de six semaines pour les boues non hygiénisées. L objectif de ce délai est de permettre l assainissement naturel des boues apportées et d assurer le nettoiement des parties végétatives souillées. Sous réserve de réaliser un traitement avancé des boues, l hygiénisation garantit la réduction en pathogènes à des niveaux entraînant un risque minimal pour l animal et pour l homme. Cependant, les problèmes d appétence et d ingestion possible de boues et de déjections par l animal et donc de CTO et ETM conduisent à préconiser un délai parfois supérieur. Ce délai devra prendre en compte les conditions climatiques (pluviosité, température, ensoleillement, ) et la texture des boues épandues. Ce délai pourra effectivement être allongé lors de conditions climatiques sèches suite à un épandage ou lors d une pousse insuffisante du tapis herbacé. Il pourra être également allongé lorsque des particules grossières de boues adhèrent aux parties végétatives. Pour les déjections animales, ce délai n est pas réglementé mais il est néanmoins conseillé de laisser s écouler un minimum de trois semaines entre l épandage et le pâturage. Ce délai après épandage recommandé correspond aux intervalles de pâturage et aux délais de repousse fréquemment observés dans le cadre d une conduite normale du pâturage. Undélaiminimumestàrespecterpourunerepoussesuffisante del herbe. Conduite de l hygiénisation L hygiénisation est définie comme un traitement réduisant à un niveau non détectable les agents pathogènes présents dans les effluents. Cette hygiénisation doit être conduite avec rigueur en respectant un couple temps/température permettant un traitement efficace (recommandations UE). L hygiénisation sera conduite de manière à éviter toute reprise de croissance des populations pathogènes notamment favorisée par une stabilisation insuffisante des boues, voire par une durée de stockage importante avant épandage. 29
28 Conclusion L épandage des boues est une pratique courante encadrée par un ensemble réglementaire. Cette brochure précise les précautions spécifiques à mettre en œuvre lors d un épandage sur prairies pour éviter la contamination du troupeau et par conséquence la dégradation de la qualité du lait. Elle synthétise et complète les connaissances sur les épandages de boues d épuration sur les prairies. Elle permet également de mettre en évidence les zones d ombre existant encore autour de cette problématique et la nécessité d acquérir de nouvelles données. Les éléments fertilisants contenus dans les boues d épuration, notamment l azote, le phosphore et le potassium, présentent des avantages agronomiques. L apport de matière organique ou de chaux respectivement par les boues compostées ou chaulées est également intéressant pour certains types de sols. Dans le respect de la réglementation en vigueur, les boues d épuration doivent entrer dans un plan de fertilisation, en remplacement d une partie des engrais de synthèse. Il faut cependant considérer le risque de transfert vers les bovins de trois familles de contaminants contenus dans les boues d épuration : les éléments traces métalliques, les composés traces organiques et les micro-organismes pathogènes. Selon leurs caractéristiques, certains de ces contaminants sont susceptibles d être transférés du sol vers les plantes, puis vers les animaux et enfin vers le lait. Les pathogènes semblent constituer le risque le plus important en élevage laitier, lorsque des boues sont épandues sur les prairies. Ce document qui précise les risques liés à chaque type d apport donne des recommandations spécifiques à l épandage des boues et des déjections animales. Les recommandations techniques élaborées à partir de l évaluation des risques sont destinées à la filière lait et ont pour but d éviter la contamination des animaux et un risque de dégradation de la qualité du lait. 31
29 Bibliographie ADEME (1995). Les micro-polluants métalliques dans les boues résiduaires des stations d épuration urbaines, Éditions ADEME, 209 p. ADEME (2001). Lesbouesd épurationmunicipalesetleurutilisationenagriculture, Éditions ADEME, 58 p. ADEME (2003). Teneursdesplantesàvocationalimentaireenélémentstracessuiteàl épandagededéchets organiques, Éditions ADEME, 2 p. ADEME (2006). GestiondesdéchetsorganiquesenFrance-Lepointsurlesfilièresdegestionbiologique avecretourausol, 22 p. ADEME, Cabinet Arthur Andersen (1999). Situationdurecyclageagricoledesbouesd épurationurbainesen Europeetdansdiversautrespaysdumonde, Éditions ADEME, 159 p. ADEME, ENV, ENSP (1994). Les germes pathogènes dans les boues résiduaires des stations d épuration urbaines, Éditions ADEME, 93 p. AFNOR (2002). Norme française NF U Amendements organiques, Composts contenant des matières d intérêt agronomique, issues du traitement des eaux, 15 p. AMIGUET S. (2006). Teneursenmétauxlourdsdusoldeparcellesavecetsansbouesd épurationen2005, SOL-CONSEIL, 4 p. ANRED (1986). Lavalorisationagricoledesbouesdelaiterie BERTRAND S., DUHEM K. (2004). Transferts de produits phytosanitaires dans le lait : éléments de connaissances, Rencontres Recherches Ruminants, pp BODET J.M. (2001). Bouesdestationsd épurationmunicipales :lesenjeuxetlesrisquesdeleurutilisation enagriculture, AGPM / ITCF / CETIOM, 19 p. BODET J.M., HACALA S., AUBERT C., TEXIER C. (2001). Fertiliseraveclesengraisdeferme, ITCF / Institut de l Élevage / ITAVI / ITP BONTOUX J. (2000). Évaluationetgestiondesrisquessanitairesliésàl épandagedesboues,in«quefaire desboues?», ECRIN, pp BORGES J.P. (2000). Recyclage agricole des boues de stations d épuration : évaluation comparée de différentsapports,in«quefairedesboues?», ECRIN, p
30 L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier BOURGEOIS S., MICHELIN J. (1997). Essai de Grignon sur la valorisation raisonnée des boues - Évolution des teneurs en éléments-traces métalliques des sols, in «Aspects sanitaires et environnementaux de l'épandage agricole des boues d'épuration urbaines, ADEME Journées techniques des 5 et 6 juin 1997», ADEME éd., 320 p. CABARET J., MOUSSAVOU-BOUSSOUGOU M.N. (2002). Boues d épuration - Gestion des risques sanitaires, L Action Vétérinaire n 1588, pp CABARET J., MOUSSAVOU-BOUSSOUGOU M.N. (2003). De boues, les ténias! La gestion des boues d épuration urbaines : du tout sécuritaire au recyclage?, article extrait de la Lettre d'information Interne "Faisons le Tours" n 55 juin 2003 du Centre de Recherches Inra de Tours. CABARET J., MOUSSAVOU-BOUSSOUGOU M.N., MADELINE M., BALLANDONNE C., BARBIER D. (2003). Épandage des boues d épuration urbaines sur les prairies : risque de cysticercose pour les ruminants et de téniasis pour l Homme, Dossier de l environnement de l INRA n 25, pp CHASSANDE C. (2000). La nouvelle réglementation relative à l épandage des boues de stations d épuration urbaines en agriculture et le contexte général, In «Que faire des boues?», ECRIN, pp CHASSIN P., BAIZE D., CAMBIER P., STERCKEMAN T. (1996). Les éléments traces métalliques et la qualité des sols Impact à moyen et à long terme, Association française d étude des sols, pp CNITV, ADEME (juillet 1997 à février 2004). Cellule de veille sanitaire sur les épandages de boues d épuration - Procès-verbal du bilan de fonctionnement n 1 à 6 CORROT G., HACALA S. (1998). Synthèse et réflexions sur les risques bactériologiques lies à l épandage des boues des stations d épuration des collectivités locales Le cas des surfaces fourragères agricoles, CR n de l, 11 p. COSTERA A., FEIDT C., MARCHAND P., LE BIZEC B., RYCHEN G. (2006). PCDD/F and PCB transfer to milk in goats exposed to a long-term intake of contaminated hay, Chemosphere n 64, pp COUTEAU A. (2000). La charte BONDUELLE et sa nouvelle version, In «Que faire des boues?», ECRIN, pp COUTEAU A. (2002). Pour des légumes sains cultivés dans le respect de l environnement, rapport de la Rencontre Technique Nationale, «Quelles évolutions technologiques pour mieux garantir et pérenniser une gestion optimale des boues?», 4-5 juin 2002, INSA CRAVEDI J.P., NARBONNE J.F. (2002). Données récentes sur l évaluation des dangers liés à la présence de PCB dans l alimentation, rapport AFSSA, 52 p. CSHPF- Section des Eaux (1998). Risques sanitaires liés aux boues d épuration des eaux usées urbaines, TEC & DOC Lavoisier, 107 p. DEGREMONT (2005). Mémento technique de l eau DOLLE JB., MAILLARD V., SMATI M. (2004). Les procédés de traitement des effluents des industries laitières, collection résultats n , 16 p. DOLLE JB., SMATI M. (2005). Les effluents et boues des industries laitières, procédés de traitement et valorisation agronomique, collection résultats n , 71 p. DUDKOWSKI A. (2000). Épandage agricole des boues, Le Courrier de l environnement de l INRA n 41, pp FEIX I., WIART J. (1995). Les micro-polluants organiques dans les boues résiduaires des stations d épuration urbaines, Éditions ADEME, 224 p. 34
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33 Contacts InSTITuT DE l élevage Jean-Baptiste dollé 56 Avenue Roger Salengro BP st Laurent Blangy cedex [email protected] CnIEl Sabine Picard Service Démarches Qualité 42 rue de châteaudun Paris cedex 9 [email protected] Pour en savoir plus : Ministère de l Alimentation, de l Agriculture et de la Pêche, Ministère de l Écologie, de l Énergie, du développement durable et de la Mer, Ademe, Agences de l eau.
34 L épandage des boues d épuration sur prairies en élevage laitier Guide pratique Les boues urbaines et industrielles produites en France sont essentiellement destinées à l épandage sur les terres agricoles. Économiquement intéressante pour la collectivité, la filière épandage apporte au sol des matières fertilisantes, mais aussi parfois des contaminants : éléments traces métalliques, composés traces organiques ou pathogènes. en cas d épandage sur prairie, la vigilance s impose pour limiter les risques de contamination des animaux et du lait. ce document présente les différents types de boues générées et leurs volumes, et détaille le contexte réglementaire en place autour de cette filière. Au-delà, il propose un ensemble de recommandations destinées aux producteurs de boues et aux éleveurs pour l épandage de boues sur prairies, dans l objectif de minimiser les risques et pérenniser cette filière. En vente à Technipel : 149, rue de Bercy Paris cedex 12 Tél. : Fax : [email protected] édité par l Institut de l élevage Réf ISSN ISBN Prix : 15 euros TTc
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