S T I G M A T I S E R E X C L U R E TRAQUER DEPORTER ASSASSINER SURVIVRE LES ENFANTS DANS LA SHOAH DOSSIER DE PRESSE

Dimension: px
Commencer à balayer dès la page:

Download "S T I G M A T I S E R E X C L U R E TRAQUER DEPORTER ASSASSINER SURVIVRE LES ENFANTS DANS LA SHOAH DOSSIER DE PRESSE"

Transcription

1 STIGMATISER EXCLURE TRAQUER DEPORTER ASSASSINER SURVIVRE EXPOSITION dossier de presse DU 19 JUIN AU 31 DÉCEMBRE 2009 Culture Science Education Services

2 SURVIVRE «Si nos corps ont une vie éternelle, ce n est possible qu à travers nos enfants Ce que j aimerais, c est être conscient lorsque je mourrai. Je veux pouvoir dire «au revoir» aux enfants et leur souhaiter d être libres de choisir leur voie» Janusz Korczak

3 Dessin de Thomas Geve Association française Buchenwald, Dora et Kommandos SURVIVRE

4 «Le pire serait de croire, par confort ou paresse, que l humanité s est guérie de ses folies après la Seconde Guerre mondiale» Philippe DURON Député Maire de Caen Président du Mémorial de Caen L exposition sur les enfants de la Shoah présentée par le Mémorial de Caen est à plusieurs titres très importante. C est l histoire qui aborde les terres les plus obscures de l humanité du XX e siècle et qui nous renvoie sans cesse aux grandes questions fondamentales ; questions sur l insondable fragilité de la conscience et de nos certitudes morales ou philosophiques ; questions sur l évolution d une conscience collective forte et partagée des droits humains. Je ne peux par ailleurs m empêcher de penser aux enfants du Rwanda, victimes récentes d un autre génocide, ou à ceux de Douch, au Cambodge, qui vient de faire l aveu du meurtre massif d enfants. Je cite le Rwanda et le Cambodge non pour établir un quelconque parallèle historique mais pour dire que le pire serait de croire, par confort ou paresse, que l humanité s est guérie de ses folies après la Seconde Guerre mondiale. C est bien là le message que veut délivrer le Mémorial de Caen. Cette exposition doit nous imposer une très grave et profonde réflexion sur la fragilité de la nature humaine, sur les dérives meurtrières du totalitarisme, sur les conséquences apocalyptiques d un chaos moral et social comme le furent ces années noires en Europe. Cette exposition est importante parce que le Mémorial de Caen a réuni les plus grands musées et mémoriaux du monde pour la réaliser. Ces collaborations internationales ont permis de produire une réflexion qui rassemble une collection très importante d objets, d œuvres, de témoignages dont l ensemble constitue une trame historique et philosophique, je crois, d un exceptionnel niveau. Je souhaite que ces années de travail nécessaires à la réalisation de «Survivre» apportent leur contribution à l effort de mémoire permanent que nous devons sans cesse aux victimes de «l inhumanité de l homme pour l homme». Je remercie très sincèrement toutes celles et ceux, très nombreux, qui ont travaillé pendant ces années pour que ceci soit dit au Mémorial de Caen, Cité de l histoire pour la Paix.

5 Photo extraite d un album de la Koordinacja, association qui travaillait en Pologne après-guerre pour réunir les rares familles survivantes. Beit Lohamei Haghetaot, Israël, don de M. Leneman SURVIVRE

6 «La véritable partie plaignante à votre barre est la civilisation» déclarait le procureur Jackson en ouverture du procès de Nuremberg. SEPTEMBRE 2008 : NOTE D INTENTION FINALE DE L EXPOSITION Le fil directeur de cette exposition sera constitué de trois motifs articulés les uns aux autres et entrelacés : A Philosophique et philologique Il s agira de redonner substance à certaines définitions de notions fondamentales. Les quatre notions traitées à cette occasion seront celles de génocide, résistance, Justes, civilisation. B Historique 1 Faire connaître ce que fut le sort des enfants dans la Shoah à travers l Europe et ceux déportés de France en particulier. C Historique 2 Faire connaître et mettre en valeur ce que furent les tentatives de sauvetage des enfants durant cette période. «L axe central de l exposition sera bâti autour de ce dernier aspect. Etant entendu que cette exposition n a pas pour objet de raconter la Shoah aux enfants mais de tenter de faire saisir ce que fut la Shoah des enfants. Sujet si difficile et éprouvant que nous avons décidé de ne pas le traiter de front. Le propos n est pas non plus de lui donner un caractère trop allusif, ni d aborder ces questions trop crûment. Le déroulé de l exposition ne sera pas strictement «linéaire» mais rapsodique. Construit autour de «résonances», de renvois, de mitoyennetés. Son esprit général sous-jacent étant d une part qu il fallait sauver les enfants d un sort funeste au-delà de l imaginable et que d autre part au final, bien peu échappèrent au projet effroyable de l extermination : 100 à enfants survivants dans toute l Europe, en Conditions générales : L exposition (une création temporaire) sera construite avec tous les éléments utilisés et requis habituellement (images photos, dessins d enfants, documents administratifs et historiques, vidéos cartes, tableaux, textes reproduits, objets, éléments sonores textes lus, chansons) mais l accent sera porté sur une mise en forme scénographique des éléments textuels prioritairement. Ces éléments seront classiquement constitués de textes originaux explicatifs, de cartes, de diagrammes, d informations historiques. Mais encore autant sinon davantage d extraits de témoignages, d œuvres littéraires, de poèmes, de citations nombreuses qui, présentées de façon «rapsodique», résonneront avec les thèmes de l exposition. L exposition sera accompagnée d animations parallèles : projections de films, de documentaires et de conférences (les enfants déportés, les enfants cachés, les enfants dans la guerre, les enfants de la «seconde génération») données par des historiens, des écrivains, des psychanalystes, des anthropologues. Une semaine qui pourrait avoir lieu à l occasion de la Journée internationale des Droits de l enfant, le 20 novembre 2009 et qui fêtera sa 20 e année. A Motif philosophique et philologique Il s agira d établir le sens des mots : génocide, résistance, Juste, civilisation, égrainés au long du parcours de l exposition. 1/ Génocide Origine du mot, contexte et histoire de sa création. Sa trivialisation médiatique et militante. Les différentes façons de nommer la «Shoah» (Holocauste, Judéocide, Shoah, Hurban) définitions et histoire de celles-ci. Génocide = aussi guerre aux enfants, exemple : Arméniens, Juifs, Tsiganes, Tutsis. 2/ Résistance Origine du mot, contexte de sa création et de son usage. La Résistance n est pas que la résistance «armée» des maquis et de la guerilla urbaine (exemples des FFI, FTP-MOI, OJC, Vercors, Normandie, groupes de résistants à travers l Europe : Allemagne, URSS, Pologne, Italie, Yougoslavie, mais encore dans les ghettos Varsovie, Vilno et dans les camps : Treblinka). La Résistance est un «esprit», elle peut être non-armée. Et dans le cas de la domination nazie, elle DEVAIT l être. Appartiennent à la Résistance, l information des populations («La Rose Blanche» en Allemagne, le sabotage, mais encore le sauvetage des livres, des objets de culte et surtout le sauvetage des enfants). La résistance au nazisme n était pas qu une forme de guerre asymétrique du faible au fort. Vu la «nature» du nazisme, elle «était plus qu un conflit de Pouvoir mais un conflit de Civilisation (mœurs, cultures, idéaux, éthiques)». 3/ Justes Origine de la notion dans la tradition hébraïque, le Juste n est pas comme le Saint. Profil d un Juste. Le «Juste parmi les nations». Leur nombre en Europe. 4/ Civilisation «La véritable partie plaignante à votre barre est la civilisation» déclarait le procureur Jackson en ouverture du procès de Nuremberg. Définition du mot «civilisation» à travers des textes et citations de penseurs, philosophes : de Freud à Jean-Paul II, de Montaigne à Jankélévitch, de Montesquieu à Werth La place («les enfants sont la promesse de civilisation de l avenir») faite à la condition de vie des enfants dans le «Travail de civilisation» : morale, éthique, social (le travail des enfants, éducation, santé) sera soulignée. Le concept de «rupture de civilisation» dans et avec le nazisme sera explicité. La «coupure» déjà opérée avec la Première Guerre mondiale sera évoquée.

7 SURVIVRE B Motif historique 1 : la Shoah des enfants Il s agira de faire connaître le sort des enfants dans la Shoah. Si c est là l objet réel de l exposition, en raison de l épouvante des faits effroyables qui le constituent et de l insupportable des documents qui le personnifient, il ne peut en constituer le centre. Trois séquences seront présentées combinant toujours les situations en Europe occupée et en France : exclusion, déportation, extermination. Il s agira d inscrire dans la compréhension des visiteurs le nombre peu connu ou perçu d enfants juifs en Europe. Mais les données chiffrées ne peuvent être disponibles que dans peu de pays. 1/ Exclusion : sera montrée la discrimination sociale et l exclusion des enfants des écoles, des jardins publics, des terrains de sport Le port obligatoire de l étoile jaune. Les enfants dans les ghettos. L augmentation de la mortalité infantile. Outre des documents administratifs et historiques, leurs conditions de vie (détresse, famine, misère, froid, mais aussi tentatives de vie «normale», scolarisation,etc. seront évoquées par des récits, des témoignages, des documents, des dessins. 2/ Déportation : seront montrés les enfants dans les centres de rassemblements Pithiviers, Beaune-la-Rolande, Drancy et d autres lieux en Europe : Malines en Belgique, Westerbork en Hollande On exposera le zèle des Pouvoirs Collaborateurs d autres lieux en Europe (Laval / Brasillach), acteurs plus que complices. La séparation des enfants avec les parents réalisée par des gendarmes français. Puis la demande de déportation des enfants par Laval. Les ruses, les mensonges des nazis pour rassembler et attraper les familles juives (exemple de Vittel et autres). On évoquera les Kinderaktionen, les convois exclusivement d enfants comme celui de Kovno (Kaunas) à Auschwitz, en septembre 1944 ou celui de 1260 enfants parti de Bialystok pour Auschwitz en passant par Terezin. On présentera les dessins d enfants de Terezin. Des lettres d enfants. Mais encore la «préparation» des enfants à la mort annoncée, pressentie. Les berceuses réécrites à cette fin. Le pédagogue Janusz Korczak qui fait jouer aux enfants de son orphelinat une pièce de théâtre en prévision de ce qui va leur arriver. 3/ Extermination : seront présentés le numéro de «J accuse» d octobre 42 qui annonce les gazages de Juifs et d autres documents similaires. Sera explicité que la seule destination des enfants était la chambre à gaz, quand ils ne servaient pas de cobayes pour expériences médicales. Sera raconté comment les enfants en attente de leur sort s amusaient à rejouer des scènes vues au camp (jouer à la chambre à gaz) ou comme dans le ghetto de Kovno, ils mimaient les creusements des fosses, les exécutions, les enterrements. Ce sera l occasion de faire valoir, en suivant le travail de Serge Klarsfeld, des chiffres particulièrement significatifs concernant la France. Seulement 200 adolescents survécurent sur environ enfants juifs déportés (dont plus de 6000 de la région parisienne 4000 au Vel d Hiv lors de la rafle du 16 juillet 42). Mais les nazis comptabilisent les enfants jusqu au seuil de 15 ans. Nous pourrions dire qu aucun enfant n est en fait revenu. Mais du côté du «sauvetage des enfants» on soulignera encore que sur enfants juifs en France en 1939, furent déportés. Soit 84% des enfants juifs sauvés ; chiffre le plus élevé en Europe, grâce aux soutiens divers dans la population française. C Motif historique 2 : le sauvetage des enfants L axe central de l exposition. Celui par lequel sont soutenues les applications de «Résistance», de «Juste parmi les nations», de «civilisation». Le sauvetage des enfants se distingue entre enfants exfiltrés et enfants cachés. Il y eut aussi des enfants errants livrés complètement à eux-mêmes. Les enfants exfiltrés sont ceux des Kindertransporte, des transports d enfants qui se mirent en place dès les années 38-39, afin de faire passer des milliers d enfants d Allemagne, d Autriche, de Tchécoslovaquie, vers la Suède, la Grande-Bretagne. L action se poursuit vers la Suisse après le déclenchement de la guerre de manière plus difficile, aléatoire et peu massive. Les enfants cachés sont ceux qui grâce à des réseaux efficaces purent être hébergés dans des familles non-juives, dans des couvents, des orphelinats, des «maisons d enfants». Mais encore ceux qui «survécurent» cachés dans des trous, des caves, des placards, des greniers, des maisons abandonnées On racontera ce que furent les réseaux (Eclaireurs Israélites de France, Œuvre de Secours à l enfance, Organisation Solidarité, MNCR, Comité Amelot, Mouvement Zagota en Pologne, chrétiens, catholiques, protestants, musulmans en Bosnie, Albanie ) Comment ils s organisèrent : fabrique de fausses identités. On racontera des histoires individuelles. On présentera des sauveteurs. Qui ils étaient. Comment ils procédaient. Pourquoi ils prenaient des risques. On racontera aussi ce qu était la vie des enfants cachés contraints à une double identité : «Si je pleurais, c était la petite juive qui pleurait et toute la journée, c était Simone. Simone vivait le jour et Sophie, c était la nuit.» On saluera en les citant quelques unes des actions et grands centres de sauvetage en France : le Chambon-sur-Lignon, l école catholique de Capdenac-Gare, etc. Y compris en Normandie. On suivra le destin de quelques enfants sauvés. Même si chaque histoire est individuelle, elle a une valeur métonymique de celle des autres. On découvrira les documents officiels menaçant de déportation ou d exécution ceux qui cachaient des Juifs. On présentera une «galerie» de photos de Sauveteurs. On découvrira par des vidéos des témoignages d enfants cachés, d entretiens avec des sauveteurs. On devra conclure qu il y a eu à travers l Europe en réalité bien peu de Justes. Une vingtaine de milliers au maximum. Et au résultat, bien peu, si peu d enfants survivants.»le 8 septembre 2008

8 Élément scénographique : Evocation d une colonne Morris en France occupée : sur fond de vie culturelle parisienne, se détachent les affiches de l exposition de propagande «Le juif et la France» ( ) Élément scénographique : scène de 4 cimaises sur le thème du sauvetage des enfants Élément scénographique : scène d humiliation à Vienne en 1938 et enfants juifs stigmatisés à l école

9 SURVIVRE Élément scénographique : présentation de dessins d enfants réalisés dans le camp ghetto de Terezin Élément scénographique : scène de 4 cimaises sur le thème des enfants dans les ghettos et les camps

10 Stéphane GRIMALDI Directeur du Mémorial de Caen Le 14 octobre 1942 les juifs du ghetto de Mizocz, dans la région de Rovno en Ukraine, sont assassinés. Ce crime a été photographié, comme souvent, par les bourreaux eux-mêmes. On y voit des femmes nues couchées au fond d une sorte de cratère herbeux. Au milieu des corps se tiennent deux hommes en arme dont un est placé au milieu de la scène d exécution : il pointe un fusil de guerre sur un enfant. L enfant est nu. On peut penser que sa mère vient d être exécutée à ses côtés. Il se tient légèrement de côté, assis, son bras droit planté dans le sol. Il doit avoir 8 ou 9 ans. Au moment où la photographie est prise, en amont du cratère, il est encore vivant. Le fusil est pointé sur lui. Il va certainement mourir dans la seconde qui suit le cliché. Cet enfant n a plus de nom. Je connaissais bien cette photographie qui est celle d une exécution de masse dite de «proximité». Il y a trois ans, en la regardant plus attentivement, c est-àdire en allant au-delà de l épouvante de la «massification» j ai découvert cet enfant. Je ne l avais jamais vu, alors même qu il est au centre du drame. Je n avais vu que les dizaines de corps suppliciés. On connaît l histoire de la Shoah. On sait que 6 millions de personnes ont été assassinées mais on doit dire que parmi eux environ 1.3 millions enfants ont été rejetés, humiliés, traqués et assassinés. C est en leur mémoire que j ai voulu cette exposition qui tente de décrire cette «rupture de civilisation». Je remercie tout particulièrement Isabelle Bournier et Gérard Rabinovitch qui ont cru dès le premier jour à ce projet. «Ce crime a été photographié, comme souvent, par les bourreaux eux-mêmes.»

11 SURVIVRE Brassard qui appartenanit à Bruno Schwarz. Drohobycz, Pologne. Yad Vashem Collection, Jérusalem, Israël Autoportrait réalisé par l artiste juif d origine tchèque Yehuda Bacon Collection Beit Lohamei Haghetaot, Israël. Encrier fabriqué par un père pour sa fille. Musée national de la Résistance de Champigny-sur-Marne Poupée retrouvée à Drancy Mémorial de la Shoah, Paris

12 Denis PESCHANSKI Historien Directeur de Recherche au CNRS Président du Conseil Scientifique du Mémorial de Caen «Je ne puis oublier la voix de ce petit garçon de 4 ans qui répétait sans arrêt, sur le même ton, avec une voix de basse incroyable dans ce petit corps : «Maman, je vais avoir peur, Maman, je vais avoir peur». Odette Daltroff- Baticle écrivit ce témoignage au printemps Elle venait d accueillir à Drancy les enfants venus des camps du Loiret. Destination : les chambres à gaz de Birkenau. Les parents avaient été déportés quelques semaines plus tôt. Avec le massacre des enfants, l historien atteint les limites de l explication rationnelle. Et pourtant. Pourtant, un tel crime signe la nature de la politique mise en œuvre : il y a bien génocide puisque enfants, adultes et vieillards sont également visés. Au-delà de l émotion légitime, immédiate, il y a l impératif de réflexion. Le crime renouvelé se nourrit de la démission de l intelligence. «Au-delà de l émotion légitime, immédiate, il y a l impératif de réflexion. Le crime renouvelé se nourrit de la démission de l intelligence.»

13 SURVIVRE Gérard RABINOVITCH Commissaire scientifique de l exposition. Philosophe et sociologue, Chercheur au CNRS (Centre de Recherches : Sens, Éthique, Société). Chaque fois que l on aborde les terres ténébreuses du nazisme, on bute sur une stupeur intérieure, une épouvante de l âme, une glaciation de la pensée. Comme en avertissait la philosophe Hannah Arendt : «il n y a pas d histoire plus difficile à raconter dans toute l Histoire de l humanité [ ] En elle-même, elle n offre rien d autre que peine et désespoir» ajoutait-elle. Aborder cette destruction au coeur la Destruction que fut l extermination des enfants juifs, et tsiganes, ne peut qu accroître l effroi panique qui saisit tout humain interrogé sans faux-fuyants par ce que l homme peut faire à l Homme. Mais ne pas l aborder, l esquiver, l éviter, c est se dérober à la convocation que fait la détresse des traqués, à «ce pouvoir de transfert et de substitution, sans lequel il n y a point de sens de la justice, de sens de l humain» invoqué par l écrivain Léon Werth. C est assurer, par cette négligence, sa probable répétition d une manière ou d une autre. En ces temps où la mort en masse était la loi suprême, le hasard «le plus outrageant et le plus arbitraire des hasards» (Hannah Arendt) seul occasionnait un répit momentané à la vie. Mais il y eut aussi des hommes et des femmes qui répondirent, avec de faibles moyens, à la convocation des traqués, à l éthique du Deutéronome : «Choisis la vie». C est là, aussi, leur évocation.

14 Page d un journal écrit par un enfant dans le ghetto de Kouno (Lituanie) Élément scénographique : silhouettes Fiche signalétique d un enfant pris en charge par la Koordincja en Pologne après-guerre Beit Lohamei Haghetaot, Israël Dessin d enfant du Ghetto de Terezin Jewish Museum in Prague

15 Album réalisé par Hela Leneman, responsable de la maison d enfants de la Koordinacja, une association juive qui a œuvré en Pologne dans l après-guerre à la recherche des quelques centaines d orphelins juifs survivants, disséminés ça et là, parfois ignorant même leur identité véritable. Collection Beit Lohamei Haghetaot, Israël. SURVIVRE

16 Comité scientifique de l exposition Stéphane Grimaldi Isabelle Bournier Gérard Rabinovitch Denis Peschanski Michal Gans Hélène Waysbord-Loing Christophe Bouillet Directeur du Mémorial de Caen Directeur des affaires culturelles du Mémorial de Caen Commissaire scientifique de l exposition. Philosophe et sociologue, Chercheur au CNRS (Centre de Recherches : Sens, Éthique, Société). Historien, Directeur de Recherche au CNRS, Président du Conseil Scientifique du Mémorial de Caen Historienne, ancienne Directrice du Beit Lohamei Haghetaot Présidente de l association de la Maison d Izieu et auteure du rapport sur l enseignement de la Shoah Historien au Mémorial de Caen Relations Presse Linda Siline Sophie Bruneau de la Salle Attachée de presse Attachée de presse Communication Franck Moulin Corinne André Directeur de la Communication Chargée de Communication Scénographie Philippe Miesch Mireille Kintz Franck Marie Scénographie de l exposition Assistante scénographie et conception graphique Régisseur de l exposition Quel est le rapport que nous entretenons avec cette partie de l Histoire? Ne pas la classer de façon attendue dans l ensommeillement des choses acquises mais réveiller, entretenir la vigilance, le discernement, le contact avec une réalité récente. Ces enfants, ces hommes, nos presque-contemporains avaient notre taille, nos visages, vivaient dans nos lieux en grandeur, en vie réelle! Quelle serait notre surprise ou notre indifférence si nous les rencontrions dans la rue avec leur étoile jaune. Si nous allions dans un jardin public où l accès leur est clairement interdit? La conception de la scénographie de cette exposition est partie de l intention d accompagner le visiteur pour lui permettre d entrer en relation avec les éléments présentés, de rythmer le parcours, de se servir de l émotion plastique pour entretenir l attention et la lucidité, d aider à ressentir en plus d apprendre ou d essayer de comprendre. Philippe Miesch Scénographe Le Mémorial de Caen tient à remercier très chaleureusement les partenaires de cette exposition sans lesquels rien n était possible. Beit Lohamei Haghetaot, Mémorial de la Shoah, Imperial War Museum, Jewish Museum in Prague, Cercil, Yad Vashem Museum, Musée de la Résistance Nationale et la LICRA Maquette : aprim - Imprimé par NII - Photos : Mendel Grosman, M.Leneman, Beit Lohamei Haghetaot / Thomas Geve, Association française Buchenwald, Dora et Kommandos / Musée national de la Résistance de Champigny-sur-Marne / Mémorial de la Shoah / Jewish Museum in Prague

17 SURVIVRE PROGRAMMATION Afin d enrichir l exposition temporaire «Survivre», le Mémorial proposera plusieurs rendez-vous dans le courant de l automne 2009 : rencontres, témoignages et projections de documentaires ou de films de fiction. Cette programmation culturelle sera complétée d une action pédagogique afin de permettre aux enseignants d appréhender ce sujet délicat et difficile dans la transmission de la connaissance à leurs élèves. La complexité du sujet présenté au sein de l exposition mérite de développer sur une journée les questions à poser sur les différents thèmes qui apparaissent dans cette exposition en présence de témoins, mais aussi d historiens, de sociologues ou de psychologues. Cette journée d études historiques développera ainsi plusieurs thématiques : les différents modes de persécution des populations européennes juives ; les organisations de sauvetage d enfants juifs ; le sort des enfants dans les ghettos et camps de concentration ; le retour des camps ; apprendre à vivre après-guerre en ayant perdu sa famille ; etc. Le thème de l enfance sera aussi abordé le 20 novembre 2009, à l occasion du 20 e anniversaire de la Déclaration des Droits de l enfant, en partenariat avec diverses structures étatiques ou associatives qui œuvrent au quotidien pour la protection de l enfance.

18 SURVIVRE Exposition présentée tous les jours jusqu au 11 novembre de 9 heures à 19 heures. Du 12 novembre au 27 décembre, de 9h30 à 18 heures, fermée le lundi. Du 28 au 31 décembre, tous les jours de 9h30 à 18 heures. Entrée libre et gratuite Relation Presse : Linda Siline et Sophie Bruneau de la Salle Esplanade Général Eisenhower - BP Caen Cedex 4 - Tél. 33 (0) Fax: 33 (0) EXPOSITION dossier de presse DU 19 JUIN AU 31 DÉCEMBRE 2009 Culture Science Education Services Mémorial de Caen - Maquette : aprim

Ancienne gare de déportation de Bobigny. Rencontre avec les enseignants de Bobigny Connaître les ressources locales 05.12.2012

Ancienne gare de déportation de Bobigny. Rencontre avec les enseignants de Bobigny Connaître les ressources locales 05.12.2012 Ancienne gare de déportation de Bobigny Rencontre avec les enseignants de Bobigny Connaître les ressources locales 05.12.2012 Sommaire : 1. Bobigny, une gare entre Drancy et Auschwitz 2. Après la guerre,

Plus en détail

III. Comment les nazis ont-ils organisé ces deux génocides?

III. Comment les nazis ont-ils organisé ces deux génocides? III. Comment les nazis ont-ils organisé ces deux génocides? Dans les régions occupées par l URSS, des divisions SS les Einsatzgruppen) massacrent systématiquement les Juifs à partir de 1941. Ils sont gazés

Plus en détail

Les jeunes contre l oubli

Les jeunes contre l oubli Ici, il y a des gens qui : Fabriquent de faux-papiers, Tout en restant discrets ; Aident des enfants, Même pas pour un franc. Ils sont cachés dans les maisons, Au lieu d être dans les camps de concentration.

Plus en détail

27 Janvier : Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'holocauste

27 Janvier : Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'holocauste 27 Janvier : Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'holocauste "Le bourreau tue toujours deux fois, la seconde fois par l'oubli" (Elie Wiesel) Quand ils ont arrêté les communistes,

Plus en détail

Document 7. 13. Pourquoi ce discours de 1995 marque-t-il un moment important?

Document 7. 13. Pourquoi ce discours de 1995 marque-t-il un moment important? Pages 77-78. Passage en italique. «Je crois devoir attirer votre attention sur le fait qu en exécution des ordres reçus du commandeur des SS, les arrestations ont été opérées uniquement par la police française

Plus en détail

I) La politique nazie d extermination

I) La politique nazie d extermination I) La politique nazie d extermination La Seconde guerre mondiale a été marquée par l extermination de 10 millions de personnes par les nazis. Les Juifs en particulier ont été les victimes d un génocide

Plus en détail

Glossaire 3 : 3 Ressources :

Glossaire 3 : 3 Ressources : Le vocabulaire concernant l extermination des Juifs d Europe par les nazis Le régime nazi a, de 1941 à 1945, mis en œuvre sa décision planifiée de destruction des populations juives d Europe. L objectif

Plus en détail

CORRIGE DU LIVRET THEMATIQUE NIVEAU 3 ème

CORRIGE DU LIVRET THEMATIQUE NIVEAU 3 ème CORRIGE DU LIVRET THEMATIQUE NIVEAU 3 ème LE NAZISME (1933-1945) DU TRAITE DE VERSAILLES A L ARRIVEE D HITLER AU POUVOIR PAGES 4-5 Comment Mussolini, nouveau dirigeant de l Italie est-il mis en valeur

Plus en détail

MAUS par Art SPIEGELMAN

MAUS par Art SPIEGELMAN HISTOIRE DES ARTS MAUS par Art SPIEGELMAN I. IDENTIFIER ET PRESENTER L ŒUVRE L œuvre présentée ici est une bande-dessinée intitulée Maus, l intégrale, un survivant raconte réalisée par Art Spiegelman en

Plus en détail

Communiqué de presse. Les Voies de la Liberté. Exposition temporaire 2015 Mémorial National de la Prison de Montluc

Communiqué de presse. Les Voies de la Liberté. Exposition temporaire 2015 Mémorial National de la Prison de Montluc Exposition temporaire 2015 Mémorial National de la Prison de Montluc Les Voies de la Liberté Du 15 septembre 2015 au 28 mai 2016 Communiqué de presse Mémorial de la Shoah, CDLV82017 Le Mémorial En 2009,

Plus en détail

Les dernières lettres de Marie Jelen

Les dernières lettres de Marie Jelen Les dernières lettres de Jelen Histoire de Jelen Jelen a dix ans lorsqu elle est arrêtée avec sa mère, le 16 juillet 1942, lors de la rafle du Vel d Hiv. Sa famille était juive, d origine polonaise. Elle

Plus en détail

Histoire Leçon 15 La marche vers la guerre ( 1938 / 1939) Dates : 1936 : remilitarisation de la Rhénanie 1938 : Anschluss de l Autriche

Histoire Leçon 15 La marche vers la guerre ( 1938 / 1939) Dates : 1936 : remilitarisation de la Rhénanie 1938 : Anschluss de l Autriche Histoire Leçon 15 La marche vers la guerre ( 1938 / 1939) 1936 : remilitarisation de la Rhénanie 1938 : Anschluss de l Autriche Septembre 1939 : début de la deuxième guerre mondiale Anschluss : annexion

Plus en détail

Chap. 5 : la 2 nd guerre mondiale : une guerre d anéantissement Pourquoi parle-t-on de la 2 nd guerre mondiale comme d une guerre d anéantissement

Chap. 5 : la 2 nd guerre mondiale : une guerre d anéantissement Pourquoi parle-t-on de la 2 nd guerre mondiale comme d une guerre d anéantissement Chap. 5 : la 2 nd guerre mondiale : une guerre d anéantissement Pourquoi parle-t-on de la 2 nd guerre mondiale comme d une guerre d anéantissement Chanson : Nuit et brouillard de Jean Ferrat http://www.youtube.com/watch?v=94yoxycqo6s

Plus en détail

Dans nos classes. La Résistance et la Déportation dans les manuels. Classe de troisième. Les leçons : Collection. Auteurs (sous la direction de)

Dans nos classes. La Résistance et la Déportation dans les manuels. Classe de troisième. Les leçons : Collection. Auteurs (sous la direction de) Dans nos classes La Résistance et la Déportation dans les manuels Classe de troisième Les leçons : Belin, avril 2003. Eric Chaudron, Remy Knafou. Leçons La 2 guerre mondiale. * Les grandes phases de la

Plus en détail

27 janvier 2015 Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l Humanité

27 janvier 2015 Journée de la mémoire des génocides et de la prévention des crimes contre l Humanité Monsieur le Maire, Eric LEJOINDRE Mesdames et Messieurs Les enseignants et représentants de l Education Nationale Mesdames et Messieurs les Présidents et représentants d associations patriotiques Mesdames

Plus en détail

Exposition Camps d internement du Limousin (1940-1944)

Exposition Camps d internement du Limousin (1940-1944) COMMUNIQUE DE PRESSE Exposition Camps d internement du Limousin (1940-1944) Du 11 mars au 20 avril 2013 au musée Edmond-Michelet Destinés à l origine à regrouper les étrangers «indésirables», les camps

Plus en détail

Révision de l ombudsman du texte sur le camp d extermination nazi de Sobibor en Pologne, diffusé au Téléjournal le 30 novembre 2009.

Révision de l ombudsman du texte sur le camp d extermination nazi de Sobibor en Pologne, diffusé au Téléjournal le 30 novembre 2009. Révision de l ombudsman du texte sur le camp d extermination nazi de Sobibor en Pologne, diffusé au Téléjournal le 30 novembre 2009. SOMMAIRE Un plaignant estime que le Téléjournal du 30 novembre a commis

Plus en détail

DISCOURS MADAME SIMONE VEIL. Présidente de la FONDATION POUR LA MEMOIRE DE LA SHOAH

DISCOURS MADAME SIMONE VEIL. Présidente de la FONDATION POUR LA MEMOIRE DE LA SHOAH DISCOURS DE MADAME SIMONE VEIL Présidente de la FONDATION POUR LA MEMOIRE DE LA SHOAH Athènes, le 30 janvier 2006 Journée nationale à la mémoire des héros et des martyrs de l Holocauste en Grèce Monsieur

Plus en détail

La seconde guerre mondiale

La seconde guerre mondiale CM2 Découverte du monde Histoire Compétences : La violence du XXe siècle : les deux conflits mondiaux La seconde guerre mondiale - À partir de l étude de cartes et de documents statistiques, comprendre

Plus en détail

L'Holocauste. Table des matières. L Holocauste : aperçu

L'Holocauste. Table des matières. L Holocauste : aperçu L'Holocauste Table des matières The Holocaust: Theme Overview 1 Objets personnels Helena Zaleska 2 Auschwitz-Birkenau, 1944 3 Étoile de David 4 Gobelet de métal 5 Chaussure d enfant 6 L Holocauste : aperçu

Plus en détail

La IIe Guerre mondiale, une guerre d anéantissement et génocides Introduction : «radicalisation de la violence» une guerre d anéantissement

La IIe Guerre mondiale, une guerre d anéantissement et génocides Introduction : «radicalisation de la violence» une guerre d anéantissement H2.1 : Guerres mondiales et espoirs de paix. La II e Guerre mondiale, une guerre d anéantissement et génocides. Introduction : Si la 1 ère guerre mondiale fut la première guerre totale, la 2 ème GM, par

Plus en détail

De la discrimination à l extermination

De la discrimination à l extermination De la discrimination à l extermination La crise des années trente a réveillé en France l antisémitisme qui sommeillait depuis l affaire Dreyfus. Les groupes d extrême-droite mènent des campagnes dont la

Plus en détail

De l Etat français à la IVème République (1940-1946)

De l Etat français à la IVème République (1940-1946) De l Etat français à la IVème République (1940-1946) Introduction : Présentation de la défaite : -En juin 1940, la chute de la IIIème République (1875-1940) accompagne la déroute militaire. -Le 10 juillet

Plus en détail

Dr Marcel Tenenbaum rescapé de la Shoah

Dr Marcel Tenenbaum rescapé de la Shoah D ix questions à Dr Marcel Tenenbaum rescapé de la Shoah La Caserne Dossin en bref... La Caserne Dossin est située à Malines en Belgique. C est à cet endroit que l on regroupa les Juifs de ce pays avant

Plus en détail

Présentation du DVD Une petite fille privilégiée Un témoignage de Francine Christophe Une histoire dans l Histoire

Présentation du DVD Une petite fille privilégiée Un témoignage de Francine Christophe Une histoire dans l Histoire Présentation du DVD Une petite fille privilégiée Un témoignage de Francine Christophe Une histoire dans l Histoire Ce témoignage de Francine Christophe, expérience douloureuse d une partie de sa vie, «croise»

Plus en détail

Extrait de l'ouvrage Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. éditions A.Pedone EAN 978-2-233-00653-0 AVANT-PROPOS

Extrait de l'ouvrage Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. éditions A.Pedone EAN 978-2-233-00653-0 AVANT-PROPOS Extrait de l'ouvrage Le Statut de Rome de la Cour pénale internationale. éditions A.Pedone EAN 978-2-233-00653-0 AVANT-PROPOS «Charbonnier est maître chez soi. Nous traiterons comme nous l'entendons nos

Plus en détail

Documents et pistes d utilisation sur le thème «les mémoires de la Seconde Guerre Mondiale.

Documents et pistes d utilisation sur le thème «les mémoires de la Seconde Guerre Mondiale. Documents et pistes d utilisation sur le thème «les mémoires de la Seconde Guerre Mondiale. Approfondissement en accompagnement personnalisé T L / ES. Il s agit de deux journaux de la Résistance et d un

Plus en détail

Chronologie comparée de la Shoah

Chronologie comparée de la Shoah Chronologie comparée de la Shoah Cadre général Le sort des Juifs en Europe En France 1933 1933 1933 30 janvier : Adolf Hitler chancelier 1 avril : journée de boycott des magasins juifs 7 avril : révocation

Plus en détail

Guide des expositions temporaires. Service Educatif Édition 2015

Guide des expositions temporaires. Service Educatif Édition 2015 Guide des expositions temporaires Service Educatif Édition 2015 Résistance et Monde rural en Zone interdite 1940-1944 Le Musée de la Résistance de Bondues Le musée a pour vocation de transmettre ce que

Plus en détail

La politique d'extermination nazie. Les ghettos

La politique d'extermination nazie. Les ghettos La politique d'extermination nazie Les ghettos Le regroupement des Juifs dans les ghettos (ici : le ghetto de Varsovie) Vivre dans le ghetto de Varsovie Les plus pauvres ne pouvaient se protéger du froid

Plus en détail

Brève histoire de l Holocauste aux Pays-Bas

Brève histoire de l Holocauste aux Pays-Bas Brève histoire de l Holocauste aux Pays-Bas La présence juive aux Pays-Bas En 1579, l abolition de l Inquisition par la République hollandaise fait de ce pays une terre d accueil par excellence pour les

Plus en détail

UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE

UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE UNIVERSITÉ PARIS-SORBONNE ÉCOLE DOCTORALE 2 HISTOIRE MODERNE ET CONTEMPORAINE UMR 8138 Identités, Relations internationales et civilisation de l Europe T H È S E pour obtenir le grade de DOCTEUR DE L UNIVERSITÉ

Plus en détail

C était la guerre des tranchées

C était la guerre des tranchées C était la guerre des tranchées Jacques Tardi Format 23,2 x 30,5 cm 128 pages C et album consacré, comme son titre l indique, à la vie dans les tranchées pendant la Première Guerre mondiale est constitué

Plus en détail

UNIVERSITE DE PARIS 1 - PANTHEON SORBONNE

UNIVERSITE DE PARIS 1 - PANTHEON SORBONNE UNIVERSITE DE PARIS 1 - PANTHEON SORBONNE INSTITUT DE RECHERCHE ET D ETUDES SUPERIEURES DU TOURISME LA VALORISATION DES LIEUX DE MEMOIRE DE LA SHOAH EN FRANCE, ENTRE MEMOIRE ET PATRIMOINE CULTUREL Mémoire

Plus en détail

devenez mécène Soutenez la Fondation pour le rayonnement du Musée de Montmartre DE MONTMARTRE JARDINS RENOIR fondation pour le rayonnement du

devenez mécène Soutenez la Fondation pour le rayonnement du Musée de Montmartre DE MONTMARTRE JARDINS RENOIR fondation pour le rayonnement du devenez mécène Soutenez la Fondation pour le rayonnement du Musée de Montmartre MUSÉE fondation pour le rayonnement du DE MONTMARTRE JARDINS RENOIR Le Musée de Montmartre Le Musée de Montmartre en quelques

Plus en détail

AUX SOURCES DU FLEUVE

AUX SOURCES DU FLEUVE AUX SOURCES DU FLEUVE www.crdp-strasbourg.fr/auxsources» EN QUELQUES MOTS Une création partagée Le projet d opéra Aux sources du fleuve s appuie sur un partenariat exemplaire entre l Éducation nationale

Plus en détail

Chapitre 4 LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Chapitre 4 LA SECONDE GUERRE MONDIALE Chapitre 4 LA SECONDE GUERRE MONDIALE Pourquoi la Seconde guerre mondiale est-elle une guerre d anéantissement? I. Un affrontement planétaire A. Les grandes phases de la guerre ...................... 1

Plus en détail

TROISIEME PARTIE LA FRANCE DE 1945 A NOS JOURS. Bilan et mémoires de la seconde guerre mondiale

TROISIEME PARTIE LA FRANCE DE 1945 A NOS JOURS. Bilan et mémoires de la seconde guerre mondiale TROISIEME PARTIE LA FRANCE DE 1945 A NOS JOURS Bilan et mémoires de la seconde guerre mondiale Qu est-ce que ce film nous apprend sur l évolution de la mémoire de la Seconde Guerre mondiale en France?

Plus en détail

Le Journal d Anne Frank. De Julian Y. Wolf et Nagaoka Akiyoshi 1999. France/Grande-Bretagne/Irlande/Japon. 89 min. Animation. Couleurs.

Le Journal d Anne Frank. De Julian Y. Wolf et Nagaoka Akiyoshi 1999. France/Grande-Bretagne/Irlande/Japon. 89 min. Animation. Couleurs. Le Journal d Anne Frank De Julian Y. Wolf et Nagaoka Akiyoshi 1999. France/Grande-Bretagne/Irlande/Japon. 89 min. Animation. Couleurs. En juin 1942, Anne Frank fête ses 13 ans à Amsterdam. Son père lui

Plus en détail

La rue. > La feuille de l élève disponible à la fin de ce document

La rue. > La feuille de l élève disponible à la fin de ce document La rue Grandir, qu est-ce que cela signifie vraiment? Un jeune qui a vécu isolé dans les rues de Paris témoigne. Cette fiche pédagogique propose de découvrir une réalité peu connue de la France d aujourd

Plus en détail

Rencontres, cinéma et histoire

Rencontres, cinéma et histoire Association Ciné 2000 Les Amis de la Résistance. L A.n.a.c.r CCAS et CMCAS de Corse 4ème cycle du Film «Résistance» : Rencontres, cinéma et histoire Mardi 17 Mai 2005 14h30 : Ouverture de la manifestation

Plus en détail

Organisation des Nations Unies pour l éducation, la science et la culture POURQUOI

Organisation des Nations Unies pour l éducation, la science et la culture POURQUOI Organisation des Nations Unies pour l éducation, la science et la culture POURQUOI enseigner l Holocauste? Publié en 2013 par l Organisation des Nations unies pour l éducation, la science et la culture

Plus en détail

A u t e u r : P e r s o n n a g e s :

A u t e u r : P e r s o n n a g e s : Damien L. 3éme1 Auteur : Anne Frank Livre de poche. Edition Définitive. Personnages : - Anne Frank - Mr Otto Frank ou Pim : son père - Mme Frank ou Edith Hollander : sa mère - Margot : sa soeur - Mr Van

Plus en détail

Où et quand cette photo a-t-elle été prise? Comment le devinez-vous?

Où et quand cette photo a-t-elle été prise? Comment le devinez-vous? Les textes de l exposition «Dictature et démocratie» et le questionnaire pédagogique sont assez longs. Nous vous conseillons donc de répartir les fiches de travail entre vos élèves et de mettre les réponses

Plus en détail

Fiche pédagogique Mon amie Anne Frank

Fiche pédagogique Mon amie Anne Frank Ce livre vaut, certes, comme complément au Journal d Anne Frank, et on pourra le lire comme tel. Mais il est surtout un témoignage poignant sur la vie quotidienne d une enfant juive plongée dans l horreur

Plus en détail

Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant. Texte de la comédie musicale. Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques

Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant. Texte de la comédie musicale. Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques Je veux apprendre! Chansons pour les Droits de l enfant Texte de la comédie musicale Fabien Bouvier & les petits Serruriers Magiques Les Serruriers Magiques 2013 2 Sommaire Intentions, adaptations, Droits

Plus en détail

Lorsqu une personne chère vit avec la SLA. Guide à l intention des enfants

Lorsqu une personne chère vit avec la SLA. Guide à l intention des enfants Lorsqu une personne chère vit avec la SLA Guide à l intention des enfants 2 SLA Société canadienne de la SLA 3000, avenue Steeles Est, bureau 200, Markham, Ontario L3R 4T9 Sans frais : 1-800-267-4257 Téléphone

Plus en détail

Otto, autobiographie d un ours en peluche

Otto, autobiographie d un ours en peluche Otto, autobiographie d un ours en peluche Présentation de l ouvrage Titre : Otto, autobiographie d un ours en peluche Auteur : Tomi Ungerer Editeur : Ecole des Loisirs Genre : album, fausse autobiographie

Plus en détail

Marathon des lettres, du 1 er au 18 décembre 2011 Semaines de sensibilisation et d action autour des droits humains

Marathon des lettres, du 1 er au 18 décembre 2011 Semaines de sensibilisation et d action autour des droits humains Aux enseignant e s intéressé e s par les activités d'amnesty International Berne, le 24 octobre 2011 10 DÉCEMBRE: JOURNÉE INTERNATIONALE DES DROITS HUMAINS Madame, Monsieur, A l occasion de l anniversaire

Plus en détail

Je viens vous préparer à cet évènement : L illumination des consciences

Je viens vous préparer à cet évènement : L illumination des consciences Je viens vous préparer à cet évènement : L illumination des consciences Cette révélation est donnée en français à Sulema, une femme née en 1954 au Salvador. Depuis plus de 30 ans, elle vit au Canada avec

Plus en détail

Pour en savoir plus sur l histoire des Juifs de Vire, sur Lublin, Majdanek, Belzec, l Aktion Reinhard rdv sur www.memoire-viretuelle.fr.

Pour en savoir plus sur l histoire des Juifs de Vire, sur Lublin, Majdanek, Belzec, l Aktion Reinhard rdv sur www.memoire-viretuelle.fr. La «Shoah» qu est-ce que c est? Un génocide. Presque six millions de morts. Difficile de réaliser. Personne peut-être ne parvient à le faire Contre toute attente, la Shoah s est aussi passée à Vire. Vingt

Plus en détail

HISTOIRE. Chapitre 1. Lecture historique de mémoires : l historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France

HISTOIRE. Chapitre 1. Lecture historique de mémoires : l historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France HISTOIRE Chapitre 1 Lecture historique de mémoires : l historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale en France Je révise et je me perfectionne Structure de la leçon I. Une mémoire sélective (1945

Plus en détail

ETUDE COMPAREE DE VALSE AVEC BACHIR ET DE SHOAH

ETUDE COMPAREE DE VALSE AVEC BACHIR ET DE SHOAH ETUDE COMPAREE DE VALSE AVEC BACHIR ET DE SHOAH Le point de départ de cette étude se situe autour de la question du documentaire. En effet, Ari Folman classe son film dans la catégorie du documentaire

Plus en détail

Livret de présentation. Mallette pédagogique "l'enfant et la shoah"

Livret de présentation. Mallette pédagogique l'enfant et la shoah Livret de présentation Mallette pédagogique "l'enfant et la shoah" Avec le soutien de la Fondation pour la mémoire de la Shoah Yad Layeled France 46, rue Raffet - 75016 Paris Tél : 01 45 24 20 36 Email

Plus en détail

Thème 3 : La Seconde Guerre mondiale, une guerre d anéantissement (1939-1945)

Thème 3 : La Seconde Guerre mondiale, une guerre d anéantissement (1939-1945) Proposition de mise en œuvre des nouveaux programmes d histoire-géographie en 3 ème 2 ème partie : guerres mondiales et régimes totalitaires (1914-1945) Thème 3 : La Seconde Guerre mondiale, une guerre

Plus en détail

QUESTIONS FRÉQUENTES MÉMORIAL DE LA SHOAH, PARIS

QUESTIONS FRÉQUENTES MÉMORIAL DE LA SHOAH, PARIS QUESTIONS FRÉQUENTES MÉMORIAL DE LA SHOAH, PARIS Quand on parle de Shoah, de quoi et de quelle période historique parlet-on? Shoah est un terme hébreu signifiant catastrophe. Il est utilisé pour caractériser

Plus en détail

Mémorial de Caen 70 E ANNIVERSAIRE DE LA BATAILLE DE NORMANDIE POINT DE RENCONTRE. 5 / Réf. : 140B4560 ISBN : 978-2-86618-613-5

Mémorial de Caen 70 E ANNIVERSAIRE DE LA BATAILLE DE NORMANDIE POINT DE RENCONTRE. 5 / Réf. : 140B4560 ISBN : 978-2-86618-613-5 POINT DE RENCONTRE Mémorial de Caen 70 E ANNIVERSAIRE DE LA BATAILLE DE NORMANDIE 5 / Réf. : 140B4560 ISBN : 978-2-86618-613-5 Mémorial de Caen Sommaire CANOPÉ ACADÉMIE DE CAEN Directeur de la publication

Plus en détail

été 1914 dans la guerre 15/02-21/09/2014 exposition au Musée Lorrain livret jeune public 8/12 ans

été 1914 dans la guerre 15/02-21/09/2014 exposition au Musée Lorrain livret jeune public 8/12 ans été 1914 Nancy et la Lorraine dans la guerre exposition 15/02-21/09/2014 au Musée Lorrain livret jeune public 8/12 ans 1 3 2 4 5 6 7 9 8 1870-1914 : une guerre attendue? Août 1914 : partis pour un été

Plus en détail

Voyage de mémoire. La Pologne. Du 2 au 7 mars 2014

Voyage de mémoire. La Pologne. Du 2 au 7 mars 2014 Voyage de mémoire La Pologne Du 2 au 7 mars 2014 Table des matières AVANT-PROPOS 3 LE PROGRAMME DU VOYAGE 4 LA SHOAH EN POLOGNE 5 CARTE DE LA POLOGNE 6 CRACOVIE 7 LE QUARTIER JUIF (CASIMIR) 7 8 L ANCIEN

Plus en détail

«Anne Frank, une histoire d aujourd hui»

«Anne Frank, une histoire d aujourd hui» «Anne Frank, une histoire d aujourd hui» Une exposition itinérante internationale de la Maison Anne Frank (Amsterdam) support à un parcours de mémoire, d histoire et d éducation à la citoyenneté. AFH/AFF

Plus en détail

Un contrat de respect mutuel au collège

Un contrat de respect mutuel au collège Apprentissage du respect - Fiche outil 01 Un contrat de respect mutuel au collège Objectifs : Décrire une action coopérative amenant élèves et adultes à s interroger sur leurs propres comportements en

Plus en détail

Films à la Fiche. NUIT ET BROUILLARD Un dispositif d alerte NUIT ET BROUILLARD

Films à la Fiche. NUIT ET BROUILLARD Un dispositif d alerte NUIT ET BROUILLARD Films à la Fiche NUIT ET BROUILLARD Un dispositif d alerte TH6790 Présentation Musique de l allemand Eisler, commentaire écrit par l ex-déporté Jean Cayrol et lu par Michel Bouquet, ce court métrage «de

Plus en détail

Ressources pour Faire la classe MÉMOIRE ET HISTOIRE DE LA SHOAH À L ÉCOLE

Ressources pour Faire la classe MÉMOIRE ET HISTOIRE DE LA SHOAH À L ÉCOLE Ressources pour Faire la classe MÉMOIRE ET HISTOIRE DE LA SHOAH À L ÉCOLE Ressources pour faire la classe Mémoire et histoire de la Shoah à l école Ministère de l Éducation nationale Pour aller plus loin

Plus en détail

Allocution de M. Hassan B. Jallow Procureur du TPIR et du MTPI, devant le Conseil de sécurité de l ONU 10 décembre 2014

Allocution de M. Hassan B. Jallow Procureur du TPIR et du MTPI, devant le Conseil de sécurité de l ONU 10 décembre 2014 United Nations Mechanism for International Criminal Tribunals Nations Unies Mécanisme pour les Tribunaux pénaux internationaux ALLOCUTION (Destiné exclusivement à l usage des médias. Document non officiel.)

Plus en détail

PARLEZ-MOI DE VOUS de Pierre Pinaud

PARLEZ-MOI DE VOUS de Pierre Pinaud MyFrenchFilmFestival.com Fiche d activités pour la classe PARLEZ-MOI DE VOUS de Pierre Pinaud Thèmes : la famille, les rapports avec les autres. Parcours niveaux B1 : en bref Après une mise en route autour

Plus en détail

MÉDECINE PSYCHANALYSE DROIT JURISPRUDENCE QUESTIONS À FRANÇOIS-RÉGIS DUPOND MUZART. première partie

MÉDECINE PSYCHANALYSE DROIT JURISPRUDENCE QUESTIONS À FRANÇOIS-RÉGIS DUPOND MUZART. première partie MÉDECINE PSYCHANALYSE DROIT JURISPRUDENCE QUESTIONS À FRANÇOIS-RÉGIS DUPOND MUZART première partie Alessandra Guerra En France il y a des jugements sur la question psychothérapiepsychanalyse J ai entendu

Plus en détail

Certains de ces changements peuvent être positifs. Les intervenants humanitaires témoignent souvent de la

Certains de ces changements peuvent être positifs. Les intervenants humanitaires témoignent souvent de la TRAUMATISME PAR PROCURATION CARE République Démocratique du Congo Extrait de «Comprendre et faire face au traumatisme par procuration» du L.A. Pearlman and L. McKay (2008) Headington Institute www.headington-institute.org

Plus en détail

La Seconde Guerre mondiale : guerre d anéantissement et génocide des Juifs et des Tziganes.

La Seconde Guerre mondiale : guerre d anéantissement et génocide des Juifs et des Tziganes. Première S, histoire LMA, 2011-2012 Thème 2 La guerre au XXe siècle Question 1 Guerres mondiales et espoirs de paix Cours 2 La Seconde Guerre mondiale : guerre d anéantissement et génocide des Juifs et

Plus en détail

Grand-Père. Présentation de l ouvrage

Grand-Père. Présentation de l ouvrage Présentation de l ouvrage Grand-Père Titre : Grand-père Auteur : Gilles Rapaport Illustrateur : Gilles Rapaport Editeur : Circonflexe Genre : Album historique Résumé : Avant de mourir, un grand-père, Juif

Plus en détail

Ne vas pas en enfer!

Ne vas pas en enfer! Ne vas pas en enfer! Une artiste de Corée du Sud emmenée en enfer www.divinerevelations.info/pit En 2009, une jeune artiste de Corée du Sud qui participait à une nuit de prière a été visitée par JésusChrist.

Plus en détail

Problèmes de rejet, de confiance, d intimité et de loyauté

Problèmes de rejet, de confiance, d intimité et de loyauté Chapitre 7 Problèmes de rejet, de confiance, d intimité et de loyauté Il y a en moi un désir profond d avoir une relation longue et pleine de sens avec quelqu un, mais cela me fait peur, parce que si vous

Plus en détail

GROUPE DE SPECIALISTES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS (CJ-S-CH) QUESTIONNAIRE POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS

GROUPE DE SPECIALISTES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS (CJ-S-CH) QUESTIONNAIRE POUR LES ENFANTS ET LES JEUNES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS Strasbourg, 17 février 2010 [cdcj/cdcj et comités subordonnés/ documents de travail/cj-s-ch (2010) 4F final] CJ-S-CH (2010) 4F FINAL GROUPE DE SPECIALISTES SUR UNE JUSTICE ADAPTEE AUX ENFANTS (CJ-S-CH)

Plus en détail

Brevet Blanc d'histoire Géographie Education Civique Mardi 17 Avril 2012

Brevet Blanc d'histoire Géographie Education Civique Mardi 17 Avril 2012 Brevet Blanc d'histoire Géographie Education Civique Mardi 17 Avril 2012 (Rappel : la maîtrise de la langue (orthographe et expression écrite) est notée sur 4 points) Pour la première partie, le candidat

Plus en détail

SÉNAT PROPOSITION DE LOI

SÉNAT PROPOSITION DE LOI N 41 SÉNAT PREMIÈRE SESSION ORDINAIRE DE 1992-1993 Annexe au prunes verbal Je la séance du 10 novembre 1992. PROPOSITION DE LOI relative à la reconnaissance des crimes contre I'humanité commis par le régime

Plus en détail

Dossier VI. Le XX ème siècle et le monde actuel (1 ère partie) Questions appelant des réponses concises

Dossier VI. Le XX ème siècle et le monde actuel (1 ère partie) Questions appelant des réponses concises 1 Dossier VI Le XX ème siècle et le monde actuel (1 ère partie) Questions appelant des réponses concises A/ Les guerres au XX ème siècle 1 La Première Guerre mondiale (la «Grande Guerre») a) Quelles sont

Plus en détail

Un autre signe est de blâmer «une colère ouverte qui débute par le mot TU».

Un autre signe est de blâmer «une colère ouverte qui débute par le mot TU». Le besoin de contrôler Le comportement compulsif de tout vouloir contrôler n est pas mauvais ou honteux, c est souvent un besoin d avoir plus de pouvoir. Il s agit aussi d un signe de détresse; les choses

Plus en détail

La téléassistance en questions

La téléassistance en questions 8 La téléassistance en questions Il y a une coupure de courant, qu est-ce que je fais? Vous ne faites rien. Une batterie de secours de plusieurs heures est incluse dans le transmetteur. Vous pouvez éventuellement

Plus en détail

Ensemble, soutenons le Bleuet de France!

Ensemble, soutenons le Bleuet de France! DOSSIER DE PRESSE Il ne peut y avoir de Solidarité sans Mémoire Depuis 1991, les fonds récoltés par l Œuvre Nationale du Bleuet de France (ONBF) permettent d accompagner la politique mémorielle de l ONACVG.

Plus en détail

Un violon dans la nuit

Un violon dans la nuit Un violon dans la nuit Présentation de l ouvrage Titre : Un violon dans la nuit Auteur : Didier Daeninckx Illustrateur : Pef Editeur : Rue du monde Genre : Album historique Résumé : Un matin, Alexandra

Plus en détail

1er sept. 1939 Les troupes allemandes... C'est le début de la Seconde Guerre mondiale.

1er sept. 1939 Les troupes allemandes... C'est le début de la Seconde Guerre mondiale. Le contexte historique : la France pendant la Seconde Guerre mondiale Complétez la chronologie suivante. Vous pouvez vous référer au site http://www.e-chronologie.org/monde/ww2.php 1er sept. 1939 Les troupes

Plus en détail

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi

Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Affirmation de soi, confiance en soi, estime de soi Estime de soi MOI Affirmation de soi AUTRES Confiance en soi ACTION Contexte Règles fondamentales de la communication 1) On ne peut pas décider, par

Plus en détail

UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE

UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE UN PROJET SCIENTIFIQUE ET CULTUREL POUR LA SOCIÉTÉ DE LA CONNAISSANCE Le regroupement du Palais de la découverte et de la Cité des sciences et de l industrie en un seul établissement apporte les atouts

Plus en détail

QUELQUES MOTS SUR L AUTEURE DANIELLE MALENFANT

QUELQUES MOTS SUR L AUTEURE DANIELLE MALENFANT Activité pédagogique autour du roman, de Danielle Malenfant ISBN 978-2-922976-38-0 ( 2013, Joey Cornu Éditeur) Téléchargeable dans la rubrique Coin des profs sur 1 Activités autour du roman RÉSUMÉ DU

Plus en détail

DOSSIER DE PRESSE. PENTA Editions Des livres qui résonnent

DOSSIER DE PRESSE. PENTA Editions Des livres qui résonnent DOSSIER DE PRESSE En couverture : Ludwig van Beethoven, impression couleur d après une peinture de Johann Baptist Reiter Beethoven-Haus Bonn Partie de violon de quatuor à cordes op. 135 de Ludwig van Beethoven,

Plus en détail

«LUTTER CONTRE LE HARCÈLEMENT À L ÉCOLE ET CONTRE LE CYBER-HARCÈLEMENT»

«LUTTER CONTRE LE HARCÈLEMENT À L ÉCOLE ET CONTRE LE CYBER-HARCÈLEMENT» «LUTTER CONTRE LE HARCÈLEMENT À L ÉCOLE ET CONTRE LE CYBER-HARCÈLEMENT» Ministère de l Éducation Nationale Protection Judiciaire de la Jeunesse Théâtre Liberté Contact : Betty Le Mellay, Responsable de

Plus en détail

Origines possibles et solutions

Origines possibles et solutions Ne plus avoir peur de vieillir «Prends soin de ton corps comme si tu allais vivre éternellement, Prends soin de ton âme comme si tu allais mourir demain.» Introduction Ce petit document est la résultante

Plus en détail

CORRECTION BREVET BLANC 2015 PREMIER PARTIE/HISTOIRE

CORRECTION BREVET BLANC 2015 PREMIER PARTIE/HISTOIRE CORRECTION BREVET BLANC 2015 PREMIER PARTIE/HISTOIRE 1/ en 1804 2/ le second empire 3/JULES FERRY 4/régime de Vichy : 1940/1944 La collaboration caractérise ce régime. Par exemple, la milice française

Plus en détail

Jouer, c'est vivre! Repères sur le jeu en Action Catholique des Enfants

Jouer, c'est vivre! Repères sur le jeu en Action Catholique des Enfants Présentation du livre Jouer, c'est vivre! Repères sur le jeu en Action Catholique des Enfants 17 X 23 cm, 100 pages, 2014, 12 Pourquoi un livre sur le jeu? Parce que jouer est un droit fondamental de l'enfant,

Plus en détail

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est

L enfant sensible. Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et. d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est L enfant sensible Qu est-ce que la sensibilité? Un enfant trop sensible vit des sentiments d impuissance et d échec. La pire attitude que son parent peut adopter avec lui est de le surprotéger car il se

Plus en détail

Fiche de synthèse sur la PNL (Programmation Neurolinguistique)

Fiche de synthèse sur la PNL (Programmation Neurolinguistique) 1 Fiche de synthèse sur la PNL (Programmation Neurolinguistique) La programmation neurolinguistique (PNL) fournit des outils de développement personnel et d amélioration de l efficacité relationnelle dans

Plus en détail

kilimax 5 à 7 ans l école des loisirs livres 2015-2016

kilimax 5 à 7 ans l école des loisirs livres 2015-2016 kilimax 8 un livre par mois d livres e novembre à juin 5 à 7 ans 2015-2016 l école des loisirs kilimax l école des loisirs présente huit livres en couleurs, réunis dans l abonnement kilimax pour les enfants

Plus en détail

1915-1919 Un camp candien à Saint-Cloud

1915-1919 Un camp candien à Saint-Cloud 1915-1919 Un camp candien à Saint-Cloud Exposition du 16 avril au 12 juillet 2015 Cette exposition est accessible pour des élèves du CE2 au CM1 L exposition p.03 La visite-atelier des scolaires p.06 Renseignements

Plus en détail

L art de la reconnaissance en gestion

L art de la reconnaissance en gestion L art de la reconnaissance en gestion Sophie Tremblay Coach & Stratège Dans votre parcours professionnel, quelle est la personne qui vous a offert la reconnaissance qui vous a le plus marqué? Quelles sont

Plus en détail

L antisémitisme et les premières actions contre les juifs

L antisémitisme et les premières actions contre les juifs L idéologie nazie Basée sur l idée d une race aryenne supérieure, l idéologie nazie s imposera à tous les niveaux dans l état allemand. Le parti nazi se base sur toute une série de principes. L ensemble

Plus en détail

Retrouver l état signalétique ou le passé militaire d un combattant des armées françaises nés en France

Retrouver l état signalétique ou le passé militaire d un combattant des armées françaises nés en France Retrouver l état signalétique ou le passé militaire d un combattant des armées françaises nés en France Origine, composition des fonds d archives C est la loi Jourdan du 15 septembre 1798 qui substitue

Plus en détail

Chapitre 1 L historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale

Chapitre 1 L historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale CONCEPTION ET MISE EN PAGE : PAUL MILAN IMPRESSION DU 23 septembre 2014 Chapitre 1 L historien et les mémoires de la Seconde Guerre mondiale Table des matières 1 L élaboration d une mémoire résistancialiste

Plus en détail

Le régime de Vichy et les enfants juifs

Le régime de Vichy et les enfants juifs Le régime de Vichy et les enfants juifs Émilie Lochy Selon les historiens, le nombre d enfants juifs victimes du génocide oscille entre un million et un million et demi. Trente-trois pour cent des Juifs

Plus en détail

LAURENT FABIUS, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES

LAURENT FABIUS, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES LAURENT FABIUS, MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES Tout à l heure, le Président de la République m a demandé, avec le Premier ministre, de vous apporter un certain nombre d éléments sur le contexte dans

Plus en détail

La petite poule qui voulait voir la mer

La petite poule qui voulait voir la mer Découverte Complète la carte d identité du livre. Titre du livre Nom de l auteur Nom de l illustrateur Editeur Que voit- on sur la 1 ère page de couverture? C est l histoire q d un poisson q d une souris

Plus en détail

DOSSIER FLASH. «Path - Tango»

DOSSIER FLASH. «Path - Tango» DOSSIER FLASH «Path - Tango» Contexte L utilisation des réseaux sociaux étant de plus en plus forte, nous avons constaté que les plus jeunes utilisateurs d Internet possédant des Smartphones, avaient tendance

Plus en détail