Épidémiologie de l infection par le VIH
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- Martine Larivière
- il y a 9 ans
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1 Épidémiologie de l infection par le VIH 1
2 Incidence 2
3 Deux nouvelles méthodes Basée sur le test d infection récente (InVS) ou sur une modification du rétrocalcul (U943) Adaptation à la situation française au sein de l AC 23 de l ANRS Dynamique des épidémies VIH, VHC et VHB 3
4 Estimation du nombre annuel de nouvelles infections survenues entre par catégorie de transmission Nombre de nouvelles infections (a) Homosexuels (b) Femmes hétérosexuelles étrangères (c) Hommes hétérosexuels étrangers UMR S943 INSERM INVS UMR S943 INSERM INVS UMR S943 INSERM INVS (d) Hommes hétérosexuels français (e) Femmes hétérosexuelles françaises (f) Usagers de drogues Nombre de nouvelles infections UMR S943 INSERM INVS UMR S943 INSERM INVS UMR S943 INSERM INVS 4
5 Estimation du nombre annuel de nouvelles infections survenues en 2007 par catégorie de transmission et IC à 95% UMR S943 INSERM [IC 95%] INVS* [IC 95%] Homosexuels 2944 [ ] 3340 [ ] Femmes hˇtˇrosexuelles ˇtrang res 1563 [ ] 1030 [ ] Hommes hˇtˇrosexuels ˇtrangers 1280 [ ] 660 [ ] Hommes hˇtˇrosexuels fran ais 1179 [ ] 1270 [ ] Femmes hˇtˇrosexuelles fran aises 921 [ ] 1100 [ ] UDI 73 [0-111] 140 [60-220] ENSEMBLE 7959 [ ] 7530 [ ] * Source: INVS 5
6 Estimation de l incidence du VIH en France 2008 Groupe de transmission* Nombre de nouvelles infections, n Taux d incidence / /an Hétérosexuels Femmes françaises Hommes français Femmes étrangères Hommes étrangers Usagers de drogues Hommes homosexuels Total * Sources pour les tailles de population ans : Insee (recensement); Inserm/Ined (comportements sexuels); OFDT (estimations usagers de drogues injectables) 6
7 Interprétation Hypothèses Qualité des données Précision Incidence où? 7
8 Points forts Le nombre de nouvelles contaminations peut être estimé à à par an sur la période La diffusion de l épidémie est toujours active, en particulier dans la population des hommes homosexuels où l incidence atteint 1 % 8
9 Nouveaux diagnostics 9
10 QuickTime et un décompresseur sont requis pour visionner cette image. 10
11 QuickTime et un décompresseur sont requis pour visionner cette image. 11
12 Points forts Le nombre actuel de nouveaux diagnostics est de en 2008, ce qui est insuffisant pour faire diminuer le nombre de personnes infectées ignorant leur statut vis-à-vis de l infection à VIH 12
13 Patients pris en charge 13
14 Nombre de personnes à 100% Les personnes en affection de longue durée (CNAMTS) Infection par le VIH ALD 7 Couvre 56,5 millions soit 88 % de la population Estimation du nombre de patients suivis en France Une augmentation de 4 % par an depuis
15 Points forts Le nombre de patients pris en charge a augmenté de 4 % par an depuis 2006 et devrait encore augmenter avec l élargissement des recommandations de traitement et l amélioration du dépistage 15
16 Patients qui ignorent leur statut ou ne se font pas suivre Estimation de prévalence Méthode directe : -> en 1997 Rétrocalcul : -> en 2000 Incidence constante entre 1998 et par an Mortalité 1700 décès par an (mortalité ) Prévalence ( ) ( ) personnes ignorant leur statut ou non suivies 16
17 Points forts Le nombre de personnes infectées par le VIH peut être estimé à en 2008 dont ignorent leur statut ou ne sont pas suivies 17
18 Prise en charge tardive 18
19 Prise en charge tardive (Stade SIDA ou CD4 <200/mm 3 ) Actualisation de Lanoy et al, Antivir Ther 2007; 12(1):
20 QuickTime et un décompresseur sont requis pour visionner cette image. 20
21 Sur-risque de décès chez les patients pris en charge tardivement Lanoy et al, Antivir Ther 2007; 12(1):
22 CD4 à la mise au traitement Année 22
23 Points forts La prise en charge est trop tardive pour une proportion importante des patients, avec seulement une modeste amélioration en 2008 par rapport à 2006 Ainsi, le nombre médian de lymphocytes CD4 à la mise au traitement était en 2008 de 275/mm 3 alors que le traitement était recommandé de façon systématique en dessous de 350/mm 3 Un patient sur deux est pris en charge à l hôpital avec un nombre de lymphocytes CD4 inférieur à 350/mm 3, sept sur dix avec un taux inférieur à 500/mm 3 23
24 Indicateurs de suivi du traitement 24
25 Pourcentage de patients sous cart 90,0 80,0 70,0 60,0 50,0 40,0 30,0 20,0 10,0 0, Année 25
26 Proportion de patients traités depuis au moins 6 mois ayant une charge virale inférieure à 500 copies/ml ou à 50 copies/ml ou ayant un taux de CD4 supérieur à 500/mm Charge virale < 500 copies/ml Charge virale < 50 copies/ml CD4 >= 500 cellules/mm %
27 Points forts L objectif d un nombre de lymphocytes CD4 supérieur à 500/mm 3 est actuellement atteint chez 51 % des patients traités alors même que la charge virale est inférieure à 50 copies/ml dans 83 % des cas 27
28 Morbidité 28
29 Proportion de patients de plus de 50 ans selon le sexe parmi les patients suivis Hommes Femmes Age médian
30 Incidence de l infarctus chez les patients infectés par le VIH par comparaison à la population générale en France 1,24 pour 1000 P-A sur Hommes : 1.4 (95% CI, ) 5 4,5 4 3,5 3 2,5 2 1,5 1 0, M gal M HIV+ Femmes : 2.7 (95% CI, ) Lang S et al; AIDS ,5 4 3,5 3 2,5 2 1,5 1 0, W gal W HIV+ 30
31 Risque de cancer par rapport à celui de la population générale 14 pour 1000 P-A en 2006 (61 % de cancers non classants SIDA) Rapport d'incidence standardisé (SIR) 100 Comparaison à la population générale - données du Réseau Francim Homme Femme Homme Femme Homme Femme Homme Femme Homme Femme Classe d'âge et sexe E Lanoy, 5ième conférence Francophone VIH/SIDA 31
32 Points forts La population prise en charge vieillit et son risque de comorbidité augmente en raison de ce vieillissement et d un risque majoré chez les personnes infectées par le VIH de maladies ne définissant pas le Sida, comme les affections cardiovasculaires, les troubles métaboliques, les cancers non classant et les affections neurologiques 32
33 Le groupe d experts recommande La mise en oeuvre d une politique de dépistage de l infection à VIH permettant de traiter tous les patients qui relèvent de la recommandation de mise sous traitement, ce qui conduirait à une amélioration de la santé des personnes atteintes et permettrait d espérer un meilleur contrôle de l épidémie D augmenter en parallèle la capacité de prise en charge des personnes dépistées dans le système de soins 33
34 Remerciements Aux membres du groupe thématique épidémiologie F Bonnet, F Bourdillon, G Chêne, F Pilorgé, D Salmon-Céron, C S le Aux membres du groupe des experts 34
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