Guide à l usage des candidats à une carrière Hospitalo-Universitaire (PHU, MCU-PH, PU-PH)

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1 Guide à l usage des candidats à une carrière Hospitalo-Universitaire (PHU, MCU-PH, PU-PH) CNU de Chirurgie infantile Novembre 2010 Avec le soutien de 1

2 Document rédigé par les membres du CNU de chirurgie infantile, sous la coordination de R. KOHLER : J.M. Clavert - Strasbourg (Président) B. Bachy Rouen G.-F. Penneçot Paris M. Schmitt - Nancy R. Kohler - Lyon Y. Aigrain Paris M. D. Leclair Nantes E. Viehweger Marseille G. Captier - Montpellier Nous remercions pour leurs contributions, corrections et précisions : J. Bacchetta - Lyon J. Lechevallier Rouen K. Abelin-Genevois - Lyon J.-P. Cahuzac - Toulouse R. Vialle - Paris B. Cazelles - Lyon J. Sales de Gauzy -Toulouse A. Scalabre Lyon Merci également à Monsieur D. Torreilles et à Madame M. Malvaut (Editions Sauramps Médical) qui ont permis la mise en forme de ce guide. Celui-ci est téléchargeable sur les sites du Collège national hospitalier et universitaire de chirurgie infantile ou sur le site de la Conférence des CNU CNU Santé/ médecine/ chir infantile

3 TABLE DES MATIÈRES Introduction : où et comment exercer la chirurgie pédiatrique?... 5 Professeur Jean-Michel CLAVERT Avant Propos : pourquoi ce guide?... 7 Professeur Rémi KOHLER Remerciements... 8 Aurélien SCALABRE 1. Pourquoi faire une carrière Hospitalo-Universitaire? Les différents statuts hospitalo-universitaires Les instances hospitalo-universitaires L activité de soin L activité d enseignement L activité de recherche Les publications scientifiques Les activités d intérêt genéral et de «management» La mobilité du candidat Le passage devant le CNU...39 En conclusion...32 Annexes

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5 Introduction : où et comment exercer la chirurgie pédiatrique? CHU, CH, ESPIC ou Clinique Privée? Lorsqu un interne choisit la filière «chirurgie pédiatrique», il doit en même temps penser à l environnement pédiatrique (maternité, plateau technique) de son exercice futur. En effet, la chirurgie pédiatrique ne peut pas être exercée dans toutes les cliniques et le plateau technique induit automatiquement la possibilité ou non de réaliser certains actes chirurgicaux : de toutes les spécialités chirurgicales, la chirurgie pédiatrique est l une des plus dépendantes de son environnement. Le CHU comporte habituellement un Hôpital d Enfants «de recours» qui offre la possibilité de réaliser la quasi-totalité des actes de la spécialité. Il s y trouve une réanimation pédiatrique qui est indispensable aux actes les plus lourds. L existence d un service d accueil des urgences pédiatriques, d une réanimation néo-natale, d un service d onco-hématologie, des services de surspécialités pédiatriques complète la gamme des possibles. Les SIOS (schéma interrégionaux d organisation des soins) permettent de réguler sur l inter-région les pathologies rares: brûlés, tumeurs, chirurgie cardiaque pédiatrique, neurochirurgie pédiatrique etc. Pour intégrer un service de chirurgie pédiatrique de CHU, il faudra choisir entre une filière de postes Hospitalo-Universitaires (PU-PH, MCU-PH) et une filière hospitalière pure (PH). Ce choix doit être fait assez tôt car certains pré-requis pour une carrière Hospitalo-Universitaire sont humainement beaucoup plus faciles à acquérir durant l internat et le clinicat qu une fois nommé PH. Le Master (M1 et M2) a intérêt à être accompli durant l internat. Il est également souvent plus facile de «faire sa mobilité» durant le clinicat qu une fois nommé PH ou PHU. La thèse de sciences et l HDR peuvent être menées sur plusieurs années par la suite. Tous ces pré-requis nécessitent un investissement personnel important et je conseille à tout candidat de faire un choix précoce et de s y tenir. Une des erreurs stratégiques les plus fréquentes est de se lancer dans la préparation à un poste Hospitalo-Universitaire, mais sur quelques pré-requis seulement. Pour exercer en CH, il faut être titulaire d un DESC et être reçu au concours de PH. Habituellement en CH, il n y a pas de service de réanimation pédiatrique, ce qui diminue tout de suite les possibilités d actes chirurgicaux lourds. C est surtout vrai pour la chirurgie pédiatrique viscérale. En revanche, tous les actes fréquents de chirurgie pédiatrique peuvent y être réalisés, de même que la chirurgie ambulatoire. L orthopédie pédiatrique peut plus facilement être pratiquée sans une réanimation pédiatrique de qualité et les grands enfants et les adolescents sont souvent acceptés dans des services de réanimation pour adultes. Les ESPIC (Etablissements de Soins Privés d Intérêt Collectif-anciennement PSPH) n ont que rarement une activité de chirurgie pédiatrique spécialisée et cela risque de s accentuer car les obligations d un établissement qui accueille des enfants deviennent de plus en plus nombreuses, et onéreuses! Le renouvellement des SROS (Schéma Régional d Organisation des soins) de Pédiatrie conduira probablement à certains de ces établissements à se recentrer exclusivement sur l adulte. Il en est de même pour les Cliniques privées qui appartiennent à des grands groupes financiers qui ont compris que la rentabilité d une activité chirurgicale pédiatrique était faible et risquée. Il existe encore des cliniques privées qui par tradition ont une activité pédiatrique et qui n ont pas 5

6 encore rejoint un grand groupe. Une activité de ce type parait très incertaine pour l avenir. Les rémunérations dans le secteur privé sont actuellement bien plus élevées qu en secteur public ou ESPIC salarié, mais le vent est en train de tourner car les grands groupes financiers sont obligés de rémunérer de façon élevée leurs actionnaires et l exploitation d une clinique a un rendement incompatible avec les «exigences» de ceux-ci. Jusqu à présent cette rémunération était possible car les restructurations le permettaient (fusion de cliniques, vente de l immobilier de la clinique, vente des activités annexes, etc). Nous arrivons maintenant à une période où les revenus des médecins sont en concurrence avec les exigences des actionnaires. Et comme les médecins sont tributaires de leur plateau technique. Ces considérations montrent que l avenir des soins hospitaliers dispensés à l enfant est du côté du secteur public et probablement surtout du CHU ou des grands CH. Faites votre choix, mais faites le assez tôt car la course d obstacles pour devenir PU-PH est bien longue et nécessite une bonne stratégie et un bon «coaching» Heureusement, elle est aussi passionnante! Ce livret (établi par le CNU de chirurgie infantile) a précisément pour but de vous donner toutes les informations utiles pour vous aider à faire votre choix et à le réaliser. Il se veut pratique : un manque d informations précises a souvent été, par le passé, la première cause d abandon dans la course à un poste Hospitalo-Universitaire. Professeur Jean-Michel CLAVERT Président du CNU de Chirurgie Infantile (54.02) 6

7 Avant Propos : pourquoi ce guide? En 2001, dans le premier numéro de la nouvelle Gazette du Groupe d Etudes en orthopédie pédiatrique (devenue depuis la Gazette de la SOFOP), le Professeur J.P. Cahuzac (Président de la sous section de chirurgie infantile du CNU et en même temps Président de la section) rédigeait avec son collègue le Professeur J.C. Pouliquen un article bien utile et empreint d humour intitulé «Sisyphe ou les tribulations d un candidat PU-PH». Cet article développait le «parcours du combattant» qui attendait l impétrant à une carrière universitaire. Ce même Jean-Philippe Cahuzac avait aussi coordonné en 2005 une enquête prospective nationale visant à recenser les effectifs des équipes chirurgicales pédiatriques des CHU français et les vacances prévisibles de postes, liées en particulier à une vague importante de départs à la retraite. Presque 10 ans après, beaucoup de choses ont changé sur le plan réglementaire et il a paru utile de réactualiser ces documents fondateurs et de proposer un guide méthodologique pour préparer les candidats utilement et très précocement à ce parcours hospitalo-universitaire. Il revenait logiquement au CNU, instance qui in fine nommera un candidat à un poste de MCU ou de PU-PH, le soin d élaborer ce travail. L objectif était de permettre aux candidats de mieux connaître les arcanes des structures administratives, hospitalières et universitaires, les prérequis pour concourir, et le calendrier des différentes étapes à franchir, parfois dès l internat. Les PU- PH les plus anciens, qui ont un élève à guider y trouveront aussi les informations pour leur permettre de remplir ce rôle, au bon moment et sans retard aux différentes étapes. Ce guide est en quelque sorte la suite du Livret de l interne en chirurgie infantile, rédigé sous l égide du Collège national hospitalier et universitaire de chirurgie infantile. Le rapprochement est d autant plus légitime que c est dès la fin de la formation initiale, acquise pendant le DESC, que vont se révéler et être «dépistés» les candidats intéressés par une telle carrière ; le CNU pourra les pré-auditionner, les conseiller et les encourager, longtemps avant leur «nomination». Quant à la prospective démographique, elle méritait aussi d être mise à jour et corrélée avec l étude conduite par le Collège de chirurgie infantile, évaluant le nombre de futurs spécialistes (à partir du nombre d inscrits au DESC de chirurgie infantile dans les différentes régions françaises) ; certains d entre eux, et on s en réjouit, sont attirés par une carrière hospitalo-universitaire ; ils ne doivent pas en être dissuadés à la légère, fût-ce au prix d un changement de CHU. Bien gérer les flux entre départs et impétrants, de façon anticipée pour que l offre et la demande ne soient pas déséquilibrées, et aider précocement un candidat intéressé par cette carrière vers laquelle il faut l encourager, tels sont les deux objectifs de ce guide. Il est un complément à une volonté personnelle du candidat, soutenue par un projet local. Prendre dès le départ la mesure de cet engagement ne doit pas être, bien au contraire, un frein mais une façon d organiser au mieux cette période, sur le plan du cursus mais aussi sur le plan personnel (familial, financier). Ce «métier» hospitalo-universitaire est passionnant : il justifie certains sacrifices au départ. Professeur Rémi KOHLER Membre du CNU, (54.02) 7

8 Remerciements Les chirurgiens pédiatres en formation, pour lesquels ce guide a été rédigé, pourraient être découragés par la lecture des différentes étapes nécessaires à l obtention d un poste universitaire. En effet, le parcours est long, exigeant et demande un investissement personnel et une charge de travail considérables. Devant une telle difficulté, il est toutefois indispensable d être bien informé : ce guide répond aux nombreuses questions que peuvent se poser les plus jeunes d entre nous. Il est un outil unique, permettant au candidat à une carrière universitaire d anticiper et d organiser son travail. Pour répondre aux exigences du métier de chirurgien pédiatre, en particulier dans le cadre d une carrière universitaire, le candidat doit être animé d une énergie débordante et de passion. La passion du soin, de l enseignement et de la recherche scientifique. C est la passion qui lui permettra de s épanouir dans son métier et de trouver un équilibre personnel et familial. C est en se nourrissant de la satisfaction d avoir réussi une nouvelle intervention chirurgicale, d avoir enseigné à un plus jeune une des ficelles de notre métier ou d avoir contribué, à son échelle, au progrès scientifique, que le candidat à une carrière universitaire pourra aller de l avant chaque jour. Ce guide permettra à chacun de planifier soigneusement son parcours, et d éviter ainsi bien des frustrations. Je remercie donc chaleureusement, au nom de mes collègues chirurgiens pédiatres en formation, les membres du CNU qui en sont les auteurs, et je souhaite à tous d en faire bon usage. Aurélien SCALABRE Président de l ACPF Association des Chirurgiens Pédiatres en Formation 8

9 1. Pourquoi faire une carrière Hospitalo-Universitaire? Les lois passent, les hommes restent. S il faut tenir compte de l environnement «administratif» et savoir élaborer une stratégie et un plan de carrière, il faut retenir un seul conseil qui est celui de suivre vos affinités avant tout. Une carrière est bien longue. Si votre activité professionnelle est en bonne harmonie avec votre personnalité vous terminerez votre carrière avec un sentiment de réussite. La première question que vous devez donc vous poser est de savoir si vous avez un goût marqué pour l enseignement et la recherche. Si vous avez choisi la chirurgie pédiatrique, c est que vous aimez le métier de chirurgien et les enfants. L enseignement est source de beaucoup de bonheurs il n est rien de plus beau que de voir un élève progresser, s émerveiller parce qu il a réussi une intervention qui lui paraissait au-dessus de ses possibilités et un jour dépasser le maître. La recherche peut apporter beaucoup de joies et de fierté quand le projet aboutit. Les chirurgiens sont souvent impatients et admettent difficilement que le succès n apparaisse qu après de nombreux essais. Le choix d une carrière hospitalo-universitaire est donc avant tout celui d un exercice particulier à la fois clinique - chirurgical - et scientifique, la volonté de former nos futurs confrères et de participer aux avancées de la spécialité (congrès, séminaires d enseignement, travaux de recherche, publications ). Une situation désolante est de voir un candidat choisir cette carrière uniquement pour disposer des moyens et des pouvoirs qui vont avec afin de faire une chirurgie de haute technicité et de recours. L évolution actuelle va sans doute répartir les moyens et les pouvoirs de façon plus équilibrée. Les pouvoirs publics (et bientôt les Présidents d Université) vont très probablement être plus vigilants sur les activités universitaires d un PU-PH avec des évaluations de ses activités d enseignement et de recherche. Le PH peut déjà devenir chef de pôle ou être nommé par ce dernier à la tête d un service ou d une unité. Ces possibilités ne sont pas encore entrées dans les mœurs, mais il parait hautement probable que cela devienne naturel dans quelques années lorsque les performances seront présentes. N oublions pas que dans la nouvelle loi HPST, c est le Directeur Général du CHU qui nommera le chef de pôle sur proposition conjointe du Président de CME et du Doyen et c est le chef de pôle qui proposera à la nomination par le Directeur Général les chefs de service, après avis du Président de la CME (pour la durée qu il souhaite). Le chef de service à vie qui est invariablement le PU-PH de la discipline est bel et bien mort avec cette loi HPST. On ne mesure pas encore complètement les changements que cette loi va impliquer dans le futur mais il parait très probable que la direction du service de Chirurgie Infantile sera beaucoup plus ouverte qu avant et qu un PH qui a les qualités d un manager a des chances élevées d être nommé. L interprétation de la loi HPST souligne donc la nécessité de choisir une carrière hospitalo-universitaire par goût scientifique avant tout. Réciproquement, il ne faut pas penser que pour être PH en CHU, il suffira d avoir un DESC et être reçu au concours de PH. L évolution va là aussi dans un sens qui est l exigence, même si elle est moins encadrée actuellement par les textes. Il parait évident que dans quelques années pour être PH en CHU, il faudra avoir un solide CV, certes tourné vers les soins mais avec des diplômes supplémentaires, une bonne mobilité et des publications de haut niveau portant sur les soins. Si les deux filières PH et PU-PH sont en train de muter, il est clair que comme par le passé, ceux qui ont des capacités hors du commun et sont capables de mener de front et avec brio les 3 valences (enseignement, recherche, soins), seront comme par le passé tout désignés pour être chef de service mais il n y aura plus de rente de situation. En résumé, pour être PU-PH, il faut avoir un fort potentiel, il faut beaucoup travailler et durant de nombreuses années mais cela n est pas toujours suffisant car il faut aussi un poste disponible au bon moment et une volonté de votre maître et des instances de votre CHU de vous nommer. Enfin, il y a le CNU. 9

10 1.1. Calendrier des postes vacants Le candidat ne doit pas compter, sauf miracle, sur une création de poste (sauf si c est un poste qui a été perdu et doit revenir dans la discipline) ; un poste ne peut être décroché sur la seule qualité du candidat, aussi grande soit elle! En revanche, une Faculté de Médecine, qui se doit d être représentée dans toutes les disciplines, aura intérêt à veiller au maintien d un poste dans une discipline dont le titulaire part à la retraite. Aussi un candidat devra-t-il s interroger sur le calendrier des vacances de postes, dans sa ville mais aussi en France. Depuis trente ans les CHU ont vu leurs effectifs hospitalo-universitaires rester parfaitement stables tandis que les postes de PH ont été créés en grand nombre dans le même laps de temps (passant de presque rien à un effectif très voisin de celui des hospitalo-universitaires). C est par la création de postes de PH, et non par des postes hospitalouniversitaires, que les CHU s adaptent à leur mission de soins. S il n y a pas de possibilité de poste localement (ni création, ni départ à la retraite), un contact peut être pris avec le CNU pour savoir si des CHU en France manquent de candidat : c est le cas actuellement d une demi douzaine de postes de PU-PH qui n ont pas de successeur identifié. Toutes les informations disponibles sur la démographie des internes en formation et sur celle des hospitalo-universitaires appelés à prendre leur retraite sont les éléments à prendre en compte : il y a actuellement des débouchés hospitalo-universitaires certains, mais très probablement en acceptant de changer de ville. Le collège dispose de ces éléments Le chef de service et les instances locales Le chef de service joue un rôle important dans l obtention d un poste HU. Si c est son poste qui doit être libéré, il faut qu il en fasse la demande par une véritable campagne de succession auprès du Doyen, du Président de CME, du Directeur Général de son CHU, du CNU. En France, il y a beaucoup d instances qui ont le pouvoir de dire non. Il ne faut en négliger aucune. Une succession est facile lorsque le chef de service sortant dirige un service performant et indispensable, lorsqu il a l estime de ses collègues, que les responsables du CHU sont d accord, que le candidat est de qualité et que le CNU a donné un avis favorable en pré-audition. Lorsqu un de ces pré-requis manque, tout peut capoter. Rien n est jamais acquis : la prudence et l anticipation sont la règle, sans oublier la diplomatie! Un PU-PH sortant se doit d assurer sa succession, cela fait partie de ses obligations morales à l égard de ses collègues du CHU et de ses collègues de la discipline au niveau national. La Chirurgie Infantile est une discipline qui se pratique surtout en CHU, il parait donc peu probable qu un poste disparaisse sauf s il existe en doublon. Cependant la révision des effectifs est un moment intense où se jouent des carrières et l avenir d un CHU. Il serait imprudent de ne pas préparer stratégiquement ces moments de succession. Le chef de service sortant se doit de contacter son Doyen, d avoir l aval du Président de CME et du Directeur Général. Bien souvent, ce trio travaille de concert car il sait que les distensions sont très délétères pour le CHU. Il arrive cependant que ce trio ne s entende pas et que la révision des effectifs soit l occasion de matérialiser des désaccords qui peuvent coûter cher à une discipline. C est aussi l occasion de pénaliser une discipline qui a failli quelques années plus tôt dans ses missions. Au trio Doyen-Président de CME-Directeur Général s ajoute progressivement depuis peu le Président de l Université et le Directeur de l ARS. Ces 5 personnes sont convoquées au Ministère de l Enseignement Supérieur pour communiquer avec les conseillers du Ministre de l enseignement supérieur et du Ministre de la Santé sur la stratégie du CHU, en présence des autres CHU de l inter-région. Actuellement, ils n interviennent que très peu, mais leur présence n est pas innocente. 10

11 1.3. Le CNU Le CNU est une instance majeure qui va statuer après la demande d un poste et sa parution au Journal Officiel. Le pire pour les instances d un CHU, c est d avoir un candidat qui se fait «coller» au CNU. C est souvent à cette occasion que le CHU est sanctionné par la perte d un poste de PU-PH dans ses effectifs. Il est donc important que les instances locales disposent à l avance de l information sur les capacités du candidat à franchir l obstacle du CNU. C est pourquoi, le CNU a créé les «pré-auditions» qui lui permettent de donner à l avance une indication de sa position : si le CNU juge un candidat insuffisant, il est suicidaire pour un CHU de le présenter et nécessaire d adopter une nouvelle stratégie pour la discipline. Celle-ci peut être d attendre quelques années, de changer de candidat ou d abandonner la représentation universitaire de la discipline. Cette dernière solution est peu probable, car ce serait affaiblir fortement toute la valence pédiatrique du CHU, et beaucoup d autorisations réglementaires dépendent de la présence d un chirurgien pédiatre. Au total, choisir une carrière hospitalo-universitaire doit allier un goût certain pour l enseignement et la recherche et une stratégie réaliste sur la probabilité d obtenir un poste. Devenir «HU», c est toujours associer un potentiel et une opportunité. Faire l impasse sur le réalisme d une stratégie est possible mais risqué. Il faut alors miser sur un changement politique, une mutation ou un événement inattendu. 2. Les différents statuts hospitalo-universitaires Le personnel hospitalo-universitaire se répartit en trois catégories : Le personnel titulaire avec une fonction universitaire permanente Le personnel titulaire avec une fonction universitaire temporaire Le personnel non titulaire Quel que soit votre projet hospitalo-universitaire, il est très important que vous preniez le temps d étudier les chapitres correspondants des différents textes référents pour éviter d être dans une impasse à cause d un mauvais calendrier ou d une insuffisance de contenu administratif du dossier. Il faut souligner que, quelquefois, les carrières se jouent à quelques jours près sur les dates de nomination. Il est donc essentiel que vous analysiez ces différents documents en vous faisant aider, soit par vos plus anciens, soit par la direction du personnel médical de votre CHU ou par la direction du personnel de votre faculté. De façon générale, le personnel non titulaire doit être chirurgien et le personnel titulaire doit être chirurgien infantile, soit par l obtention du DESC, soit par l obtention de l équivalence au Conseil de l Ordre Les postes universitaires temporaires Ce personnel est nommé pour une durée comprise entre 2 et 8 ans ; un minimum de 2 ans est requis pour obtenir le titre d ancien assistant chef de clinique et les prérogatives qui y sont attachées. Il est important de souligner que la nomination doit intervenir dans un délai maximum de 3 ans (au jour près!) après la fin de l internat en sachant qu il y a des possibilités de prolonger cette période dans certaines situations exceptionnelles Personnel non titulaire Le personnel non titulaire correspond au poste de chef de clinique-assistant des hôpitaux ou à celui d assistant hospitalier universitaire. Les textes qui régissent ces deux types de 11

12 personnel sont identiques ; la seule différence réside dans l appartenance à la discipline universitaire. Si le poste de CCA est réservé aux disciplines cliniques, celui d AHU est réservé aux disciplines biologiques et mixtes en sachant que la discipline dont dépendra le poste est la discipline universitaire et qu il n est pas obligatoire que les disciplines soient identiques dans les fonctions universitaires et hospitalières. Ceci est important car, souvent, ces postes mixtes sont négligés, or, ils peuvent être tout à fait intéressants pour l ensemble de la carrière quand on se réfère à des disciplines telle que l anatomie, l embryologie, l immunologie Pour être nommé dans ces postes, il faut être titulaire d un DES et l internat doit avoir été accompli. Il est essentiel de bien choisir les disciplines de son appartenance hospitalière et universitaire car elles peuvent avoir une très grande importance pour accéder à des postes titulaires dans un deuxième temps. L assistanat doit être considéré comme une étape obligatoire pour une carrière hospitalouniversitaire, sauf exception. Si, à cette occasion, il faut bien entendu compléter l excellence de sa préparation professionnelle de chirurgie pédiatrique, il est important que, d emblée, une partie de son activité soit consacrée à se préparer aux autres missions que sont l enseignement, la recherche et à la mobilité. Aussi faut-il que le contrat avec le responsable du service ou de la structure qui a accepté de vous accueillir sur ce poste temporaire soit le plus clair possible afin de profiter de cette période pour gravir les premiers échelons de votre préparation à une carrière hospitalo-universitaire. Depuis un décret du 6/01/2009, les CHU peuvent recruter des assistants spécialistes. Ces postes importants pour l organisation de la discipline dans une région ne peuvent toutefois se substituer aux postes HU comme le précise la circulaire du 26/01/2009 qui indique clairement: «Ces fonctions d assistant spécialiste doivent permettre à de jeunes médecins d approfondir leur formation spécialisée dans les établissements sur des fonctions de plein exercice, de participer, le cas échéant, à l encadrement des internes et de tisser les nécessaires liens professionnels qui faciliteront leur installation dans leur région de formation. Bien évidemment, ce nouvel outil statutaire dont disposent désormais les CHU ne doit pas être détourné de sa finalité. L assistanat doit rester, pour les CH, le mode de recrutement privilégié de jeunes professionnels constituant, pour une bonne part, les praticiens hospitaliers de demain. Dans les CHU, il doit devenir un instrument de rapprochement et de collaboration avec les CH dans le cadre de conventions de coopération. Un assistant spécialiste n a pas pour vocation à exercer exclusivement en CHU. Ces conventions, peuvent, le cas échéant, dans une logique de territoire, avoir un cadre interrégional et concerner des établissements situés dans une autre région que le CHU, en fonction du projet qui les sous-tend».cette possibilité ne peut donc être proposée que dans une stratégie parfaitement élaborée de la discipline Personnel titulaire avec une fonction temporaire Il s agit des postes de praticien hospitalo-universitaire (PHU). Pour s engager dans cette voie, il est absolument nécessaire d avoir un profil de carrière déjà parfaitement établi avec les responsables de sa discipline. En effet, il s agit de prolonger cette période très particulière de médecin HU temporaire dans l objectif d améliorer sa préparation à un poste plus définitif et/ou de mettre en adéquation le calendrier possible de nomination. Il est important de bien préciser qu il est nécessaire, pour obtenir un poste de PHU que ces objectifs soient parfaitement explicités avec un calendrier précis. En effet, il y a, de fait, un engagement réciproque du candidat et de l administration pour qu à l issue de la période de PHU, si l accès à un poste HU titulaire ne s avérait pas possible, il y ait un poste de PH disponible. La durée de cette nomination, en tant que PHU, est fonction de la durée de la période de clinicat qui précède : au total (CCA + PHU) elle ne peut dépasser 8 ans. La nomination se fait par une décision conjointe du Directeur Général et du Doyen après que le dossier ait été examiné par le président de la sous-section du CNU et deux rapporteurs. Il doit donc être chirurgien infantile (qualifié au Conseil de l Ordre). 12

13 NB Important : ces postes de PHU sont ouverts aux personnels universitaires non titulaires qui comptent au moins deux ans de service effectif, inscrits sur la liste d aptitude des épreuves de type I pour le concours national de PH. Il s agit en effet de praticiens hospitaliers temporairement détachés dans une fonction universitaire et les candidats PHU doivent donc impérativement passer le CNPH (ce qui suppose qu ils s inscrivent à celui-ci dans les délais prévus par la réglementation et respectent aussi la procédure locale commission d audition). Ces délais sont impératifs et aucune dérogation n est possible ;il est arrivé parfois que certains candidats perdent une année, voire leur poste de PHU!, faute de s être inscrits dans les temps au CNPH Les postes universitaires titulaires avec une fonction permanente Ces postes comportent deux corps, celui des MCU-PH et celui des PU-PH. Les candidats doivent être qualifiés en chirurgie infantile par le Conseil de l Ordre, MCU-PH Une nomination sur un poste de MCU-PH peut être définitive mais il semble préférable de conseiller au candidat d envisager cette rubrique comme un passage temporaire pour accéder à une situation de PU-PH. Une nomination dans ce statut peut être utile pour deux raisons : tout d abord pour compléter son épreuve de titres et travaux afin d atteindre les conditions fixées par le CNU mais aussi pour avoir une meilleure adéquation entre le calendrier possible et la position du candidat. La nomination en tant que MCU-PH se fait à l issue d un passage devant le CNU et, globalement, selon les mêmes procédures que pour un poste de PU-PH ; la seule différence étant le niveau d exigence du CNU : il n y a pas d obligation de mobilité, le niveau quantitatif de l épreuve de titres et travaux est moindre et l HDR n est pas nécessaire. Pour les MCU, il y a deux types de concours (article 48 du décret n du 24 février 1984) Le concours habituel est le type I pour les anciens CCA, PHU et PH. Concours de type 1: Peuvent faire acte de candidature : I. Dans les disciplines cliniques et mixtes : les chefs de clinique des universités-assistants des hôpitaux et les anciens chefs de clinique des universités-assistants des hôpitaux. II. Dans les disciplines biologiques et mixtes : les assistants hospitaliers universitaires et les anciens assistants hospitaliers universitaires. III. Dans l ensemble des disciplines : les praticiens hospitaliers universitaires et les praticiens hospitaliers. Les candidats doivent justifier d au moins un an d exercice effectif de fonctions en l une ou l autre de ces qualités et être titulaires de l un des diplômes suivants : diplôme d études et de recherches en biologie humaine ; doctorat d Etat en biologie humaine ; diplôme national de master ; diplôme d études approfondies ; doctorat mentionné à l article L du code de l éducation ; doctorat de troisième cycle ; habilitation à diriger des recherches ; doctorat d Etat ès sciences ; doctorat d Etat ès sciences pharmaceutiques ; doctorat d Etat en odontologie ; diplôme de docteur ingénieur ; diplôme d études et de recherches en sciences odontologiques ; 13

14 Concours de type 2 : Peuvent faire acte de candidature les candidats qui ne remplissent pas les conditions fixées au concours de type 1 et qui sont titulaires de l un des diplômes suivants: habilitation à diriger des recherches ; doctorat d Etat ; doctorat prévu par le décret n du 5 juillet 1984 ; doctorat de troisième cycle ; diplôme de docteur ingénieur PU-PH Pour les PU-PH, la nomination se fait à l issue d un cursus long en fonction des conditions fixées par la sous-section du CNU concerné. Il est donc très important, en plus de la bonne connaissance des textes qui régissent le statut de PU-PH et les conditions administratives de nomination, de bien connaître les conditions émises par son CNU pour s y préparer au mieux. Les conditions édictées par chaque CNU ne peuvent pas être fondamentalement divergentes car il y a évidemment une certaine analyse comparative de chaque CNU, et l idée qu un futur hospitalo-universitaire de chirurgie pédiatrique doive répondre à des exigences moindres que celle d une autre discipline chirurgicale ne peut pas être acceptée. Quatre types de concours peuvent être organisés en sachant que le plus habituel est celui de type I pour les anciens ACC, AHU, PHU et MCU-PH justifiant d au moins deux ans de fonction. Ils doivent être titulaires d une HDR (ou diplôme équivalent) et avoir satisfait à l obligation de mobilité, validée par le président de la sous-section du CNU concernée. Le CNU de Chirurgie Infantile demande en plus une thèse d Université. Pour les autres types de concours, le type III est exceptionnel, réservé aux PH 6 ème échelon ; ce concours a permis de rattraper un certain nombre de situations mais ne doit pas être privilégié dans l avenir. Le type IV est réservé aux MCU-PH ayant plus de 10 d ancienneté ce qui ne correspond à aucune situation actuelle. Au delà des différents textes et de ces quelques recommandations, il faut souligner que les textes fixant les statuts des médecins hospitalo-universitaires titulaires n ont jamais apporté de précisions écrites sur la répartition de travail entre l université et l hôpital. Les seuls textes sont un arrêté de 1960 et des circulaires de 1960 et 1962! Ces nominations doivent donc se faire dans le cadre d un projet prenant en compte les dimensions locales, régionales, nationales et internationales de la discipline et en ayant bien conscience que l accession à un poste de cette nature comporte des exigences et des obligations pour le candidat nommé. Il est donc très important que vous soyez, au moment de toutes ses démarches, au centre d un véritable projet, porté par la discipline et par vous-même. L ensemble de votre démarche, de vos acquis et de votre épreuve de titres et travaux doit être en parfait accord avec ces objectifs. 3. Les instances hospitalo-universitaires Les instances hospitalo-universitaires qui vont conduire la révision des effectifs hospitalouniversitaires sont complexes. Au delà des textes, dont certains comme la loi HPST sont nouveaux, il est très important de souligner que chaque centre hospitalo-universitaire, dans ses composantes hospitalière et facultaire a des organisations qui peuvent être différentes pour mener à bien cette révision. Il vous appartient de connaître parfaitement ces rouages et vos aînés doivent vous aider à utiliser au mieux la «méthode locale». Le plus souvent, il existe une ou des commissions dont le but est de mettre en adéquation les besoins et les candidats avec leurs projets. Il est donc demandé au futur PU-PH de se présenter devant ces commissions ; cette audition ne doit pas être considérée comme une répétition, mais bien comme une épreuve, souvent primordiale pour l évolution locale de la demande. Le candidat doit donc s y préparer, aidé par toutes les composantes locales de la discipline et il est quasi impensable d imaginer qu un travail de sélection n ait pas été accompli localement avant de formuler une 14

15 demande au plan national. Dans toute cette phase d instruction élaborée de façon propre à chaque CHU, il est envisageable que des échanges avec le CNU permettent l élaboration d une révision consensuelle des effectifs. Les différentes structures, dont la CME, ont été modifiées dans le cadre de la loi HPST, et la place de la faculté a été remaniée par la loi LRU. En conséquence, la manière exacte dont les procédures vont être mises en place risque d évoluer au cours de ces prochains mois. Le Président de l Université aura un rôle essentiel à côté du Directeur Général du CHU. Ce qui est certain à ce jour c est que différentes personnes et structures resteront importantes pour une carrière hospitalo-universitaire: elles méritent d être listées Les ministères La nomination sera validée par deux ministères différents : celui de l Enseignement Supérieur et de la Recherche et celui de la Santé et des sports. Si chaque ministère comporte une administration, généralement détentrice d une certaine mémoire sur les révisions successives, les conseillers nommés par les ministres sont les personnages clés pour la révision des effectifs hospitalo-universitaires. Ce sont eux qui, à l issue d entretiens et d échanges, proposeront à leur ministre la révision des effectifs hospitalo-universitaires et les nominations Les instances hospitalo-universitaires Dans le cadre des échanges avec le ministère, les instances hospitalo-universitaires sont très présentes avec : le doyen (ou Président du CCEM), le Directeur général, souvent accompagné de son directeur des affaires médicales, le président de CME. Dans toutes ces procédures, le doyen est un maillon important puisque, même si les UFR ont perdu, avec la loi LRU, une partie de leur caractère dérogatoire issu de la loi Savary, les postes sont toujours directement affectés aux UFR de médecine. Cependant, il faut se souvenir que l Université peut être appelée à donner un avis, de même que le directeur de l ARS. Dès lors, on perçoit bien l importance d un consensus lors de la révision des effectifs pour obtenir le poste envisagé. Au plan hospitalier, la loi HPST a mis en place les éléments d une nouvelle gouvernance ; la constitution d un directoire et la modification des attributions de la CME changeront probablement, de façon importante, la méthodologie de la révision des effectifs hospitalouniversitaires. Il faut noter que celle-ci était déjà très spécifique à chaque établissement ; elle prenait en considération différentes commissions officielles, les comités consultatifs médicaux pour les assistances publiques mais aussi des commissions hospitalières, universitaires et mixtes qui instruisaient la révision des effectifs hospitalo-universitaires et faisaient des propositions aux instances. Dans cette nouvelle gouvernance, le directoire présidé par le directeur général avec, comme vice-présidents, le président de la CME, le doyen et le responsable de la recherche, a pour vocation d être très actif sur la révision des effectifs. Il s appuiera vraisemblablement sur le travail de commissions qu il mettra en place en sachant que la CME n a plus de pouvoir délibératif concernant le recrutement des emplois médicaux mais qu elle est simplement tenue informée. Néanmoins, dans une charte établie par les présidents de CME de CHU, il est indiqué, sur la politique de recrutement des effectifs médicaux, que «le Président de Commission Médicale d Etablissement s engage à demander l avis de la Commission Médicale d Etablissement. Cet avis sera transcrit dans le procès verbal. Il devra faire en sorte que l agenda des instances permette à la CME de rendre cet avis en temps utile». 15

16 3.3. Les calendriers Au printemps de A-1, des rencontres sont organisées entre les deux conseillers et les instances hospitalo-universitaires pour des échanges sur les propositions de révision des effectifs hospitalo-universitaires. En septembre, il est demandé un avis formel des différentes instances qui devraient donc être, dans le futur, exprimé conjointement : pour la faculté, par l intermédiaire du doyen soutenu par une délibération du conseil de faculté et, pour l hôpital, par l intermédiaire du directeur général soutenu par un avis du directoire dont il assure la présidence. Ces demandes, cette fois-ci officielles, établies par les établissements sont étudiées par les conseillers des deux ministres et une décision commune des deux ministères aboutit à la publication des postes en décembre de A-1. La publication conduit au dépôt de dossiers à la date fixée au journal officiel, en principe fin janvier, permettant au CNU, lors de sa session d avril de l année A, d auditionner les candidats inscrits sur une liste d admissibilité publiée en mars et de retenir sur leur liste d aptitude ceux qu ils estiment devoir être reçus. De la confrontation de cette liste d aptitude et des postes mis au recrutement, il résulte la nomination des candidats, après avis des différentes instances locales recueilli en juin, au 1 er septembre de l année A, avec publication au Journal Officiel. La complexité de l ensemble de cette procédure implique, de la part du candidat et de la discipline, qu il s agisse d une création ou d une mutation, d avoir une parfaite connaissance des pratiques locales et des personnages clés. Il faut, à la fois, bien identifier les personnes officielles ce qui, en principe, est facile, mais aussi les différents «conseillers» qui existent au sein d une faculté dans les différentes disciplines. En effet, le plus souvent, ceux qui mèneront cette révision des effectifs hospitalo-universitaires ont pour objectif, à la fois de soutenir un besoin hospitalo-universitaire, un véritable projet par rapport à la discipline et un candidat avec ses propres qualités. Dans la campagne qu il faut mener pour obtenir un poste hospitalouniversitaire, il est donc très important de ne négliger aucun de ces trois domaines que sont l importance du besoin, l intérêt stratégique du projet et la qualité du candidat. 16

17 Textes référents : - Arrêté du 21 décembre 1960 «Obligations de service des membres du personnel enseignant et hospitalier des centres hospitaliers et universitaires». JO du 22/12/1960 p mtexte=&pagedebut=11570&pagefin= - Circulaire du 21 décembre 1960 fixant les obligations de service des personnels enseignant et hospitalier des centres hospitaliers et universitaires. JO du 22/12/1960 p mtexte=&pagedebut=11572&pagefin= - Circulaire du 25 juillet 1962 relative aux obligations de service du personnel enseignant et hospitalier des CHU. - Loi dite «Savary» n du 26 janvier 1984 sur l enseignement supérieur mtexte=&pagedebut=00431&pagefin= - decret n du 24 février 1984 sur le statut des personnels enseignants et hospitaliers des CHU - Loi dite «LRU» n du 10 août 2007 relative aux libertés et responsabilités des universités &numTexte=2&pageDebut=13468&pageFin= Loi dite «HPST» n du 21 juillet 2009 portant réforme de l hôpital et relative aux patients, à la santé et aux territoires mtexte=1&pagedebut=12184&pagefin= Fiche pédagogique HPST - La gouvernance des établissements publics - Le directoire - Décret n du 30 avril 2010 relatif à la commission médicale d établissement dans les établissements publics de santé mtexte=27&pagedebut=&pagefin= - Charte des commissions médicales d établissement des centres hospitaliers universitaires (19 mai 2010) - Fiche technique I : CONDITIONS DE RECRUTEMENT A UN EMPLOI HOSPITALO- UNIVERSITAIRE ( ) technique_i_conditions_recrutement.pdf 17

18 4. L activité de soin C est le «cœur du métier»! C est le côté fascinant et emblématique de la profession. C est habituellement cet aspect de l activité qui a attiré le jeune candidat dans cette filière. La Chirurgie Pédiatrique de pointe ne se réalise que dans les centres universitaires et le souhait de tout chirurgien est d avoir accès à des responsabilités thérapeutiques dans un univers permettant la prise en charge des «gros malades», des pathologies complexes et permettant ainsi des avancées thérapeutiques innovantes. Le partage équitable de l activité d un PU-PH entre soin, enseignement, recherche et gestion est illusoire. La place de l activité de soins est toujours prépondérante au cours de la carrière : au début, c est l apprentissage qui monopolise l énergie, puis progressivement c est la passion pour cette activité chirurgicale qui prend le dessus. Le danger est de se laisser envahir par cette passion du métier et par les satisfactions que procurent les succès chirurgicaux, au détriment d une activité scientifique et de publications, indispensable à la progression de la carrière. La place qu occupe cette activité clinique et au bloc opératoire peut cependant varier en fonction de l organisation de l équipe et des filières de soins de chaque établissement. Le choix de la Chirurgie, puis de la Chirurgie Pédiatrique est souvent déterminé tôt dans le cursus des candidats. L orientation en chirurgie viscérale ou orthopédie (sur-spécialité) est maintenant bien admise au sein de la discipline et prise en compte dès la formation initiale par le college au sein du DESC de chirurgie infantile ; mais il n y a qu une sous-section au niveau du CNU, et dans bien des centres universitaires, hors des grandes métropoles, la prise en charge chirurgicale des enfants est assurée dans un unique service de Chirurgie Pédiatrique regroupant les enfants, quelle qu en soit la pathologie. Ainsi, même si son orientation dans une sur spécialité est claire, il devra participer à des activités mixtes, aux urgences particulièrement, car il exercera peut être au sein d une équipe avec un tour de garde «mixte». Par ailleurs, il devra veiller pendant tout son post-internat, même si ses thèmes d intérêt de recherche dans sa spécialité sont pointus (chirurgie du rachis, greffe hépatique par exemple), à ne pas se cantonner à un domaine trop restreint et à toujours pratiquer un large éventail d activités. Son rôle de futur chef d équipe, d enseignant, de référent, doit reposer sur une formation généraliste large et solide. L évolution des prises en charge et l optimisation de l utilisation des moyens hospitaliers aboutissent à une répartition des enfants dans des unités devenues des «Structures Internes» appartenant à un pôle d activité médicale. Ces unités ne respectent plus nécessairement le découpage classique par pathologies. Les enfants sont plus souvent regroupés par type d hospitalisation : ambulatoire - ACHA -, hôpital de semaine ou hospitalisation conventionnelle. Il appartient au responsable universitaire de la discipline chirurgicale pédiatrique de veiller au maintien d une qualité et d une sécurité optimales en matière de soins alors même que les patients de sa discipline sont éparpillés dans différentes unités sans oublier les secteurs de réanimation ou de soins continus où sont pris en charge les patients les plus lourds. Le centre universitaire est par définition le centre de recours dont on attend l excellence dans tous les domaines. C est le rôle de l équipe, qui doit impérativement comporter plusieurs chirurgiens pour assurer la couverture de touts les domaines de la spécialité et pour garantir la continuité des soins. Au sein de l équipe, chaque praticien doit avoir un secteur d activité privilégié, mais il ne doit pas y avoir de domaine strictement réservé. L absence, éventuellement prolongée, d un des praticiens ne doit pas retentir sur la prise en charge des patients. Le PU-PH de la discipline se doit de veiller à cette continuité des soins. Il a souvent lui même un secteur plus pointu d activité mais il ne peut se consacrer exclusivement à ce créneau. Les jeunes en formations : internes, voire assistants doivent être incités à garder une compétence généraliste dans leur domaine spécifique, afin de garantir l accueil adapté de chaque patient. 18

19 La crédibilité et la notoriété du PU-PH reposent souvent sur une activité soutenue dans son domaine d excellence mais aussi sur la fiabilité et l organisation de l équipe qu il a su créer autour de lui. Ses publications de recherche clinique, celles de ses collaborateurs ou celles du service reposent sur l exploitation des dossiers dont la tenue doit être rigoureuse pour garantir un travail scientifique sérieux. Les jeunes collaborateurs doivent être incités très tôt à cette rigueur dans l approche clinique, leur curiosité doit être stimulée ; c est surtout par l exemple que ces qualités sont encouragées. Toute l activité de soin d une unité de chirurgie pédiatrique doit concourir à ces buts : qualité irréprochable de la prise en charge, formation des jeunes collaborateurs à un exercice professionnel fiable et responsable et exploitation scientifique des données du dossier médical. Certains temps de la vie de l unité sont privilégiés pour maintenir l exigence du haut niveau de cet exercice : le staff, au cours duquel sont discutées les indications opératoires et où sont présentées les situations délicates, les visites en salle (où dans les différentes salles ou chambres.), les consultations, les réunions pluridisciplinaires de plus en plus structurées où il est indispensable que les chirurgiens soient présents. Le volet «médico-économique» de cette activité (codage des actes, tenue du dossier médical, respect de la réglementation sur les types d hospitalisation) indissociable aujourd hui de l activité clinique proprement dite, sera introduit dans la «culture du service» et fera l objet d un contrôle rigoureux auprès de toute l équipe médicale ; il est essentiel par son impact sur les recettes générées (cf les tableaux de bord d activité, édités par les chefs de pôles qui n ont plus rien à envier aux bilans des entreprises!), et donc pour la poursuite et le développement éventuel de nouvelles activités. L activité de recours d un centre universitaire impose un travail en réseau qui doit offrir une grande disponibilité aux demandes émanant des autres structures pédiatriques du territoire sanitaire ou de la région. Les moyens actuels de télétransmission permettent des échanges d informations ponctuels (en cas d urgence) ou programmés : staffs régionaux. Ce réseau peut être institutionnalisé ou en tout cas correspondre à des synergies thématiques, et amicales (aide opératoire, staffs régionaux). L activité chirurgicale pédiatrique est réalisée dans des structures rattachées à des «pôles médicaux pédiatriques» (pédiatrie - chirurgie pédiatrique- anesthésie) ou regroupant pédiatrie et obstétrique, rarement dans des pôles exclusivement chirurgicaux. L organisation de l activité chirurgicale, dont une part importante est «non programmée», nécessite un environnement comportant : un bloc opératoire, le concours d anesthésistes réanimateurs (souvent rattachés à un autre pôle), la proximité des services de réanimation, des services d urgences et de la radiologie Un des rôles du PU-PH de chirurgie pédiatrique est d être vigilant sur la permanence d une prise en charge pédiatrique spécifique et adaptée. La mise en place de protocoles de prise en charge des situations d urgence est un garant de qualité et la révision des dossiers par un senior du service permet un contrôle supplémentaire, souvent instructif pour les jeunes collaborateurs. L universitaire de chirurgie pédiatrique doit obtenir de son équipe une disponibilité permanente pour les urgences et pour les unités pédiatriques qui sollicitent des avis chirurgicaux. Il doit organiser et faciliter la participation aux réunions structurées : RCP d oncologie, staffs de prise en charge pré natale, réunions de morbi-mortalité Les actions de formations, d EPP et les démarches qualité sont également sous sa responsabilité. Les nécessités de l enseignement conduisent à organiser et à participer à des staffs régionaux ou interrégionaux, éventuellement remplacés par des visioconférences. Ces séances sont l occasion de discussions d indications ou de prise en charge de cas complexes. De même, les congrès, nationaux ou internationaux sont l occasion d acquisition ou d amélioration des 19

20 connaissances autant que de communications scientifiques et d échanges de haut niveau. C est souvent dans ces manifestations ou dans des groupes de travail plus restreints que se rencontrent les collègues de la discipline avec qui se créent des liens plus étroits. La PU-PH a habituellement un domaine spécifique dont il tire une expertise voire une notoriété. Cette spécificité est souvent issue d une activité qu il a particulièrement développée et qui est déclinée de ses activités de recherche. Cette cohérence entre soins et recherche est éminemment souhaitable mais souvent difficile à obtenir. Les Hospitalo-Universitaires sont autorisés (comme les PH) à avoir une activité libérale de consultation et/ou hospitalisation au sein de l hôpital (exercée dans un cadre réglementaire strict). Ce point ne doit pas être négligé ; les HU ne cotisent pas de retraite sur la part de leur activité hospitalière (qui représente la moitié de leur rémunération globale). L activité libérale permet d envisager un complément de retraite non négligeable ; il est vrai que, quand on envisage une carrière Hospitalo-Universitaire, on est jeune, plein d enthousiasme et la retraite semble bien loin 5. L activité d enseignement La carrière hospitalo-universitaire est basée sur un triptyque Soins-Enseignement-Recherche. Une fois titulaires, les hospitalo-universitaires ont matériellement de grandes difficultés à assumer avec la même excellence cette triple fonction, d autant que les charges administratives, de plus en plus lourdes se surajoutent avec les prises de responsabilités collectives hospitalières et/ou universitaires (qui constituent un quatrième pan de responsabilité!). C est ainsi que, bien souvent, les hospitalo-universitaires sont amenés à faire un choix privilégiant une, ou le plus souvent deux des composantes de ce triptyque. Longtemps, ce choix a abouti à négliger l engagement pédagogique au profit de l activité hospitalière et de l activité de recherche, plus accessibles à l évaluation par les recettes T2A, les recettes MIGAC, l Impact Factor, les points SIGAPS... Et, dans les faits, bien que la tendance soit de faire évoluer cette situation, la menace de pénalisation en cas d investissement insuffisant dans les soins ou dans la recherche reste très présente. En pratique, s il est vrai que ces 4 fonctions sont difficiles à mener pleinement de front, elles peuvent évoluer au fil d une la carrière, et au sein de l équipe par une répartition bien comprise et «évolutive» des tâches, indépendamment des statuts (certains PH sont très impliqués dans la pédagogie et peuvent également accéder à des fonctions administratives comme la direction d un service ou d un pôle-cf loi HPST ). En tout cas, il est vrai que la «valence pédagogie» a souvent été insuffisamment considérée et le CNU veille à mieux la prendre en compte dans le cursus du candidat (responsabilité dans la formation des futurs médecins, des futurs spécialistes en chirurgie pédiatrique ou dans la formation continue). Cette prise de conscience est indispensable et le candidat doit faire la preuve de son aptitude et de sa volonté à s impliquer dans cette fonction d enseignant. Cet engagement dans l enseignement peut être identifié à trois niveaux : le niveau élémentaire consiste à prendre en charge l enseignement des étudiants (premier, deuxième et troisième cycles, ou enseignement post universitaire). Le deuxième niveau consiste à s engager dans une démarche collective de gestion de cet enseignement. Le troisième niveau correspond au développement de travaux de recherche en pédagogie. 20

21 5.1 Cours et enseignements assurés Le candidat à une carrière hospitalo-universitaire doit donc s engager au sein de sa faculté dans la formation des étudiants des différents cycles. Il lui faut identifier les enseignements qu il a assurés dans son exposé de titres et travaux dans différentes rubriques habituellement classées: D abord en fonction de la «cible» enseignée : année universitaire des étudiants (PAES, L2, deuxième cycle, troisième cycle enseignement post universitaire). Ensuite en fonction du contenu de cet enseignement (objectifs d apprentissage) Enfin en fonction des modalités de cet enseignement : o «facultaire» sous forme de cours magistraux, d enseignement dirigé, de groupes de préparation à l ECN. o «pratique» dispensé dans le cadre du service hospitalier, au lit du malade, en petit groupe, en conférence d enseignement, au bloc opératoire. o écrit sous forme de chapitres de polycopiés, de livres, d encyclopédie, de pages Internet o on peut rapprocher de ce chapitre les directions de thèses ou animations de séances de bibliographie dans lesquelles l enseignant a un rôle de formation à la recherche, à la rédaction médicale et à la lecture critique d article. Certaines facultés développent une évaluation personnalisée des enseignements assurés par leurs enseignants. Ces évaluations sont gérées par l institution à partir des résultats d enquêtes auprès des étudiants. La production de ce type de document trouve sa place dans l exposé de titres et travaux. 5.2 Implication dans les structures d enseignement L engagement dans les charges collectives fait partie des responsabilités d un hospitalouniversitaire. En outre, cette implication dans les structures pédagogiques contribue à la reconnaissance du candidat par l institution locale ou nationale qui sera amenée à statuer devant une candidature à une promotion hospitalo-universitaire... Enfin, cet engagement facilite la prise de conscience des contraintes de l organisation de l enseignement qui rejaillit directement sur la qualité de celui-ci. Au niveau régional le candidat pourra s impliquer au sein de sa faculté en proposant ses services au Doyen, au Vice Doyen chargé de la pédagogie, au président du Bureau Pédagogique, ou à tout autre collègue en charge d une responsabilité pédagogique. C est en se faisant connaître et apprécier que les sollicitations monteront en puissance et en intérêt. Au niveau national, il est aussi possible de s engager au sein de son propre collège de spécialité en se rapprochant des différents responsables pour participer aux travaux des commissions en y apportant sa compétence acquise et son expérience éventuelle. 5.3 Recherche en pédagogie médicale Le développement d une compétence en pédagogie médicale est facilité par la réalisation de travaux de recherche dans le même domaine. Pour ce faire, il est nécessaire dans un premier temps de suivre les enseignements d un DU ou DIU de pédagogie médicale. Fort de cet enseignement, un travail de recherche peut être mené pour la rédaction d un mémoire. 21

22 5.3.1 DU de Pédagogie Médicale C est l un des «pré-requis» fixé par le CNU de chirurgie pédiatrique pour une candidature a un poste de PU-PH. L intérêt de ce type de formation est évident. On ne pratique pas la médecine sans suivre une formation professionnelle. On ne fait pas de recherche sans formation spécifique. Comment assurer une tâche d enseignement ou s impliquer dans une structure d enseignement sans avoir une compétence acquise par une formation spécifique à la pédagogie? De nombreuses facultés en France ont mis en place un DU ou DIU de pédagogie médicale afin de dispenser cet enseignement. Les programmes proposés sont très disparates et méritent d être attentivement consultés avant de prendre une décision d inscription. En outre, les modalités de formation sont variables allant d une soirée hebdomadaire pendant un an à deux ou trois séminaires annuels pendant deux ans. Idéalement, ce type de formation comprend : connaissances des bases de psychologie cognitive (techniques de mémorisation, méthodes d apprentissage, motivation) connaissance des différentes techniques d enseignement: cours magistral, présentation d un PowerPoint, enseignement dirigé, enseignement en petit groupe, enseignement clinique. connaissance des principes de l évaluation en médecine: évaluation des connaissances fondamentales, évaluation du savoir-faire et du savoir et être, autoévaluation e-learning, NTIC éducation thérapeutique du patient (ETP) connaissance de l organisation de l enseignement des différentes spécialités dans le chu du candidat et en France Travail de recherche Les modalités de validation des DU varient mais le plus souvent, un mémoire est nécessaire. Le choix de ce mémoire est important. Il peut être fait sur l une des thématiques décrites ci-dessus appliquées à la faculté à laquelle on appartient mais aussi plus spécifiquement à sa propre spécialité. Idéalement, le travail réalisé doit pouvoir avoir des retombées collectives : mise en place d un enseignement spécifique, structuration d un programme d évaluation, évaluation d un curriculum... Enfin, la rédaction de ce mémoire doit être faite idéalement sous la forme d un article prêt à publier. Le travail que doit fournir un candidat à un poste hospitalo-universitaire est suffisamment abondant pour qu il ne soit pas directement «rentable». Il est donc nécessaire qu une publication puisse enrichir l exposé du candidat. Plusieurs revues sont preneuses de ce type de travaux. Bien sûr, la revue «Pédagogie Médicale», seul organe francophone en pédagogie. Plusieurs autres revues internationales anglophones existent (Medical Teacher, Medical Education, Academic Emergency, Medicine, Academic Medicine, Distance Education, The American Journal of Distance Education, Therapeutic Patient Education ). Mais surtout, les revues de spécialité nationales ou européennes (à impact-factor supérieur, il faut bien le dire) sont très preneuses d articles de pédagogie. Il y a donc beaucoup de débouchés possibles. Enfin, il est possible d augmenter la diffusion de son travail en le présentant selon la même stratégie, soit dans un congrès de spécialité, soit dans un congrès de pédagogie médicale (Forum International Francophone d Education Médicale, AMEE, Conférence Ottawa ). 6. L activité de recherche La recherche fait partie intégrante de la démarche médicale, qu elle soit clinique ou fondamentale ; cette démarche n éloigne en rien de la clinique, qui motive la plupart des jeunes médecins dans leur choix professionnel initial. C est une forme de culture, à laquelle il convient d accéder rapidement dans son cursus, afin d en optimiser le rendement et de prendre le recul 22

23 nécessaire pour transmettre ensuite ses acquis aux plus jeunes. Un Guide de la recherche a été récemment rédigé par de jeunes cliniciens ayant une première expérience de recherche ; il est disponible en accès libre sur le site de la Société française de pédiatrie : Il aborde les différents types de recherche existants, les étapes clé de la conception du projet de recherche (choix d une thématique de recherche, recherche d un laboratoire d accueil, recherche bibliographique, écriture du projet/protocole de recherche, recherche d un financement personnel et recherche d un financement pour le projet) ainsi que les étapes clé de la réalisation du protocole de recherche (réalisation pratique du projet au laboratoire, recueil et saisie des données, analyse statistique, présentation des résultats en congrès et publication des résultats) ; il développe également les aspects éthiques et réglementaires de la recherche clinique et animale. 6.1 Généralités sur le cursus LMD (Licence, Master, Doctorat) La structure du cursus universitaire français classique après le baccalauréat (ou équivalent) est la suivante : licence en trois ans, master en deux années supplémentaires master 1,master 2- puis thèse de doctorat en trois à cinq ans supplémentaires, et enfin l habilitation à diriger des recherches (HDR), le plus haut diplôme universitaire obtenu après plusieurs années de recherche, de publications et d encadrement des plus jeunes. Des passerelles existent, notamment pour les professionnels de santé désirant poursuivre une carrière universitaire ; dans ce cas, même si l obtention d un master, d une thèse de doctorat et de l HDR sont indispensables, la licence n est pas une étape nécessaire, et le master peut être obtenu en un an au prix de la validation préalable du master 1 pendant le deuxième cycle ou le début du troisième cycle. Le grade de Master a été introduit en France en 1999, s ajoutant au trois autres grades préexistant créés sous leur forme moderne par Napoléon (baccalauréat, licence, doctorat). Sa création s inscrit dans le cadre de la construction d un «espace européen de l enseignement supérieur» suite à la déclaration de Bologne du 19 juin Son but est de «rassembler sous une appellation unique un ensemble de diplômes et de titres, de niveau comparable, délivrés au nom de l État et bénéficiant de sa garantie». Son positionnement a été réaffirmé en 2002 par Jack Lang. Ce diplôme remplace les anciens DEA et DESS (annexe 1 page 45). 6.2 Le Master 1 (ancienne MSBM) Des connaissances minimales théoriques sont requises avant la réalisation de tout projet de recherche, c est pourquoi il est nécessaire de réaliser un master 1 avant de pouvoir s inscrire en master 2. Cette étape correspond à l ancienne maîtrise de sciences biologiques et médicales (MSBM) qui permettait aux médecins, odontologistes et pharmaciens de s inscrire en Diplôme d Etudes Approfondies (DEA) avec 3 modules validés, l internat comptant comme un module. Depuis la réforme de l internat (examen national classant), les choses ont changé. Si pendant la période de transition la validation du MSBM a permis à certains étudiants de pouvoir s inscrire en master 2, il est désormais nécessaire d avoir un master 1. Les conditions d obtention du Master 1 varient selon les universités et il est nécessaire de se renseigner auprès de sa faculté d origine. De plus, les conditions d inscription en master 2 diffèrent selon le master envisagé, et une fois que le master d intérêt est sélectionné, il faut se renseigner sur les pré-requis exigés auprès du coordonnateur de l enseignement pour préparer son dossier de pré-inscription (en général au printemps précédent la rentrée universitaire ). 23

24 6.3 Le Master 2 (ancien DEA -diplôme études approfondies- souvent dénommé «année recherche») Le Master 2 correspond véritablement à la première étape de recherche pour le jeune clinicien. C est souvent l occasion d une «pause» d un an lors de l internat, permettant à la fois de valider les enseignements théoriques et de mener le projet de recherche (avec la soutenance d un mémoire sur les résultats du projet en fin d année). De nombreux masters existent en France, et, du choix de la thématique de recherche découlera tout naturellement le master d inscription. Son principal objectif est l initiation à une pratique scientifique le plus souvent mal connue des étudiants en médecine (apprentissage du raisonnement scientifique, des manipulations, des analyses statistiques, de la rédaction d un article...). Le laboratoire d accueil (par l intermédiaire du directeur de recherche) sera responsable de la formation de l étudiant, et son choix est donc primordial. Il est donc fondamental de s enquérir d emblée du futur encadrement au sein de la structure (techniciens, animaliers, doctorants, responsable du projet...). Il est également important de s orienter vers un laboratoire dont la thématique scientifique se rapproche le plus du sujet d intérêt. Il est toujours intéressant de s adresser aux supérieurs cliniciens (PUPH, MCUPH, PHU, PH) qui peuvent guider le jeune clinicien dans le choix du sujet d étude et du laboratoire. Il permet souvent les premières publications et les premières présentations en congrès, c est donc une bonne opportunité pour prendre du recul sur la pratique clinique et acquérir une nouvelle manière de réfléchir En pratique Commencer à élaborer son projet de master 2 au moins un an à l avance. S adresser aux chirurgiens de son service pour trouver un sujet de recherche, le master 2 pouvant s inscrire dans la continuité de travaux menés par d autres membres du service. Trouver un laboratoire d accueil permettant de réaliser le projet de recherche. Rédiger le projet : contexte scientifique, hypothèses, méthodes, résultats envisagés, avancées attendues. Etablir le coût du projet et trouver des financements (cf 6.6 financement du projet de recherche). S inscrire à un Master 2 à l université. La contrainte géographique est à prendre en compte car les universités proposent toutes des master 2 différents. Il est préférable que le sujet du Master et le sujet de recherche soient concordants. Attention, les pré-inscriptions se font en général au printemps précédent la rentrée universitaire Les Masters comportent en général plusieurs semaines de cours avec des modalités d examen différentes, comptant pour une partie de la note finale. Réalisation de la recherche proprement dite au laboratoire. Rédaction d un mémoire de Master 2. Présentation orale du sujet devant un jury (et parfois oral d anglais). Il n est pas nécessaire d avoir la totalité des résultats pour valider le master 2. En effet, le sujet de recherche peut prendre plus de temps que le master, le candidat présente alors un «état des lieux» des résultats obtenus et des difficultés rencontrées. Les candidats sont principalement évalués sur leur capacité à élaborer un raisonnement scientifique, et à mener un projet de recherche, avec les difficultés inhérentes à sa mise en place. Le sujet de la thèse de doctorat pourra s inscrire dans la continuité du travail effectué pour le Master. Le Master 2 est donc l occasion de faire ses premiers pas dans un laboratoire où d autres travaux pourront être réalisés par la suite. 24

25 6.4 La thèse de Doctorat d université La thèse de doctorat (souvent appelée thèse de sciences) est la deuxième et principale étape de tout cursus de recherche pour un futur hospitalo-universitaire. Elle nécessite un investissement personnel plus important, puisqu il faut au moins trois années d inscription et des publications internationales de bon niveau en premier auteur pour pouvoir la soutenir (modalités exactes propres à chaque école doctorale). Si une thèse d université peut être réalisée parfois en parallèle au travail clinique, souvent, une nouvelle «pause» dans la pratique clinique est nécessaire, avec les implications qui en découlent (recherche de financement personnel notamment). Pour commencer une thèse, vous devrez choisir un sujet de recherche en fonction de vos goûts, qui vous orientera sur le choix d un laboratoire susceptible de vous accueillir ; en corollaire vient le choix d un directeur de thèse dans le laboratoire en question. En fait, l étudiant a toujours intérêt à s inscrire dans une thématique reconnue, assurant déjà la représentativité nationalevoire internationale- d un service, d un pôle ou d un médecin. On n invente pas un sujet de recherche, on s inscrit dans une continuité de pensée. Pour cela le «couple» Chef de laboratoire/ Supérieur hiérarchique clinicien vous proposera de choisir un sujet de thèse s inscrivant dans la ou les thématiques qu ils ont développées ce qui vous permettra de vous inscrire dans le sillage de travaux précédents. Peut-être ce choix aura-t-il été déjà fait lors du Master 2 et en ce cas la thèse de sciences viendra prolonger et renforcer le travail initié. Le projet scientifique est ensuite mis au point avec votre directeur de thèse. Base de votre travail, il vous servira pour les demandes de financement. Ce projet reprend l état actuel du problème et le ou les buts de la recherche, en détaillant les techniques et protocole utilisés. Le sujet correspond en général à la poursuite des travaux initiés lors du master 2, mais il peut correspondre également à un nouveau projet de recherche, en général plus ambitieux. Le choix du thème est essentiel et en mesurant bien les implications pratiques (équipe, animalerie, coût, durée ). Pour disposer d un temps plein de recherche, il est possible de solliciter un poste d accueil Inserm (Allocataire de Recherche). Les postes d accueil sont destinés à des internes, assistants chefs de clinique ou assistants hospitalo-universitaires, titulaires d un master2 recherche et de la thèse d exercice à la date de prise de fonction. L Inserm, les CHU et les CLCC proposent par ailleurs des contrats d interface, destinés aux PHU et PHC pour leur permettre de consacrer tout ou partie de leur temps à la recherche dans les formations Inserm. A noter que le master 2 et/ou la thèse de doctorat peuvent parfois être réalisés - au moins en partie - à l étranger, et ainsi valider la «mobilité» (cf chapitre 9). 6.5 Rattachement à une école doctorale Le choix d une école doctorale est en général guidé par la thématique de recherche, et de manière plus pratique, l école doctorale d inscription est souvent celle qui est rattachée au laboratoire d accueil Les modalités d inscription et de soutenance d une thèse d université varient selon les écoles doctorales ; en effet, le dossier de pré-inscription peut être plus ou moins conséquent, avec parfois des délais entre la soumission du dossier et l inscription effective en première année. L anticipation de ce cursus est donc fondamentale, pour éviter les erreurs de «timing». Un excellent index -campusfrance- liste les écoles doctorales par thématiques, régions ou discipline : 25

26 Principaux laboratoires : Il est nécessaire d anticiper au moins 12 mois à l avance la recherche de l unité d accueil, pour construire le projet avec le responsable au sein du laboratoire et parallèlement avec le supérieur médical. Le nombre important de laboratoires français offre un large choix pour trouver celui qui convient, au prix parfois d une mobilité temporaire. L ensemble des laboratoires de recherche est réparti sur le territoire français avec une prédominance et une plus grande concentration autour des CHU. En fonction de leur évaluation par l AERES (Agence d évaluation de la recherche et de l enseignement supérieur fr), les laboratoires sont contractualisés avec des EPST (Etablissements Publics à caractère Scientifique et Technologique) ou avec leurs universités d origine. Les principaux EPST travaillant dans le domaine médico-scientifique sont : INSERM : Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale ( représenté par environ 350 laboratoires dans les hôpitaux et universités françaises dans la recherche fondamentale et clinique. CNRS : Centre National de Recherche Scientifique ( composé de 2 instituts nationaux et de 8 départements scientifiques spécialisés principalement dans la recherche fondamentale. CNRS : Il existe bien d autres centres de recherche : les centres privés de recherche à vocation publique (Institut Curie, Institut Pasteur, les laboratoires des universités rattachées aux différents CHU et les Ecoles Normales Supérieures ( sont autant de laboratoires potentiels. Par ailleurs, chaque faculté est maintenant dotée via son site Internet d une rubrique listant les écoles doctorales (ED) ainsi que les Laboratoires qui lui sont affiliées. Sont également publiées les Appels d Offres de Sujets de Thèses et les procédures d inscription spécifiques à chaque Ecole Doctorale. 6.6 Financement du programme de recherche (bourses) La recherche d un financement personnel est une étape clé de votre projet de recherche et il faut pouvoir y consacrer du temps. La demande d allocation de recherche est indissociable de la rédaction du protocole de recherche. Chaque demande d allocation fait l objet d un formulaire spécifique et les dates limites de dépôt des dossiers doivent être impérativement respectées (envoyer le dossier recommandé avec accusé de réception). La recherche d un financement doit être anticipée d au moins 9 mois (et dans l idéal un an) avant sa mise en uvre. L attribution de l allocation de recherche dépendra de la qualité de votre projet, de vos recommandations et de votre CV. Pour le MASTER : L année recherche La meilleure façon de financer une année de master 2 est d obtenir une «année recherche». Elle permet, tout en étant rémunéré à un salaire moyen d interne de 1ère année sans les gardes, de préparer un MASTER dans un laboratoire agréé de recherche français ou étranger habilité pour le MASTER. Elle doit être effectuée entre le début de la deuxième année d internat et la fin de la dernière année (il doit en effet rester au moins un stage de formation pratique à accomplir après l année -recherche). 26

27 Un arrêté fixant le nombre de postes «années recherche» par promotion est publié chaque année dans le Journal Officiel de la République Française (Arrêté du 4 octobre 2006 et circulaire du 5 juillet 2007 définissant les modalités d attribution et la composition des dossiers de candidature) (annexe 2 page 47). La demande s effectue à une date bien précise pour chaque promotion (en général très tôt au cours de l internat, se renseigner auprès de la faculté d origine). Elle s effectue sur une période continue comprise entre le 1 er novembre et le 31 octobre. Les internes doivent alors faire une demande de disponibilité auprès du directeur général du CHU. C est en général l allocation de recherche la plus avantageuse, le salaire étant versé de façon mensuelle et une protection sociale étant conservée. Des sites donnent les informations relatives à ce statut intéressant et particulier comme par exemple : NOTA BENE : Les modalités d attribution de l année recherche devraient être modifiées prochainement afin de ne plus tenir compte que du critère de qualité du projet. Ce qui changerait : Une attribution pour l année universitaire suivante (ex : 2010/2011), comme pour une bourse de recherche, sans tenir compte de la promotion de l interne ni de son rang de classement. Un quota d années-recherche par subdivision et non plus par interrégions. Un classement des dossiers retenus pour l année universitaire N+1 (ex : 2010/2011), sur la base du seul projet de recherche, réalisé par les UFR. La possibilité pour l interne de déposer son dossier quand son projet est prêt, le cas échéant plusieurs années de suite en cas d échec. Ce qui ne changerait pas : La nécessité d être toujours interne pour réaliser cette année recherche, d où l impossibilité de déposer un dossier durant son dernier semestre d internat. L attribution finale des années-recherche par le préfet de région (à partir de 2010, par le Directeur Général de l ARS), dans la limite du quota annuel de la subdivision. Pour ceux qui ne peuvent bénéficier de l année recherche : Bourses master SOFCOT La SO.F.C.O.T. (Société française de chirurgie orthopédique et traumatologie) attribue chaque année des bourses (de 6 à 12 mois) aux étudiants de nationalité Française, correspondant à un salaire moyen d interne pour un interne désirant préparer un MASTER hors année recherche (c est à dire sans emploi rétribué). Les dossiers sont examinés entre le 1er juin et le 1er septembre pour l année universitaire débutant au mois d octobre de la même année. L A.F.M.O. (Association Française pour le Matériel d Ostéosynthèse) aide la S.O.F.C.O.T. pour financer une année de recherche pour M2 ou Doctorat pour peu que le thème du travail soit en rapport avec le matériel implantable (ostéosynthèses, prothèses et implants divers). 27

28 La S.F.U.P (Section Française d Urologie Pédiatrique, qui fait partie de la SFCP) attribue tous les ans deux ou trois bourses de recherche, destinées en règle générale à des internes en Master 2. Ce financement sera probablement pérenne pendant encore plusieurs années L E.S.P.U (European Society of Pediatric Urology) attribue tous les ans plusieurs bourses de recherche, d un montant important, pour des projets de recherche dans le domaine de - urologie pédiatrique. Pour des travaux du niveau Master 2 ou plutôt Thèse D une façon générale, tous les projets de recherche dans des thématiques cancers trouveront des financements ancillaires relativement facilement (Ligue contre le Cancer, Fondation de France, multiples associations les appels d offre sont nombreux si vous cherchez bien). D autres sociétés savantes ou des structures de recherche privées (Fondation Y. Cotrel, AFM, Société de cancérologie..) peuvent financer des projets de recherche mais également allouer une allocation personnelle si le projet est sélectionné. Les appels d offres pour La Fondation pour la Recherche Médicale et pour l Académie de Médecine doivent être surveillées sur internet. En général les dossiers doivent être déposés entre février et avril, pour une réponse entre juin et juillet, et un début de financement en novembre. D autres offres de bourses actualisées peuvent être annoncées sur le portail Le laboratoire d accueil peut également participer au financement personnel ; en effet, une convention doit obligatoirement être signée en début de stage précisant si le laboratoire vous versera une gratification mensuelle lors de votre année de recherche. Celle-ci est à négocier avec votre directeur de laboratoire si vous n avez pas obtenu l année recherche (Décret n du 21/7/2009). Cette disposition de loi prévoit en effet que pour tout stage accompli par les étudiants de l enseignement supérieur dans le cadre de leur cursus, dont la durée initiale ou cumulée est supérieure à 2 mois consécutifs (et comportant au moins 40 jours de présence effective), une gratification mensuelle est due au stagiaire à compter du premier jour du premier mois de stage. Mentionnons aussi les budgets qui peuvent être alloués par le conseil scientifique de votre Université pour la recherche -ce n est pas un salaire. Certains internes peuvent enfin effectuer leur recherche (sur 2 ans) en même temps que leur internat, mais cette stratégie est à négocier avec le laboratoire d accueil et dépend de la disponibilité lors des stages d interne. Parfois on peut faire l activité recherche sur 6 mois avec une bourse puis continuer son internat (la rédaction du projet se fait pendant le stage d internat ; cela nécessite beaucoup d abnégation et un travail supplémentaire. L intérêt de poursuivre une thématique déjà élaborée au sein du service est que l on peut évaluer le temps qu il sera nécessaire de consacrer à la recherche au labo. Si c est un projet nouveau pour le labo, tout est plus compliqué et donc moins recommandé au niveau d un master. Pour la THESE : Diverses organisations soutenant la Recherche Médicale publient régulièrement des appels d offres : la Ligue Contre le Cancer, des organismes privés (Institut Curie, Institut Pasteur ), la FRM (Programme Espoirs de Recherche) sans oublier la SOFCOT. ni l E.S.P.U (European Society of Pediatric Urology) mentionnée plus haut. L Académie Nationale de Médecine accorde tous les ans des bourses d études, aides personnelles destinées à effectuer une année de DEA (Master 2) ou une dernière année de thèse d université (il y a une limite d âge). (Rubrique Prix et Bourses) 28

29 6.7 Valorisation de l activité de recherche Il est essentiel de présenter des communications à des sociétés savantes ou à des séminaires de recherche et surtout faire des articles issus des travaux réalisés pour enrichir l épreuve de Titres et Travaux (un simple «mémoire» n a pas grande valeur en terme de publication!) 6.8 Habilitation à diriger des recherches (HDR) C est la dernière étape, indispensable pour se présenter devant le CNU, qui nécessite d avoir préalablement soutenu sa thèse de sciences. Un calendrier strict doit être respecté (souvent «serré») pour ces trois étapes Thèse/ HDR /concours CNU. Extraits de la circulaire n du concernant l application de l arrêté du relatif à l HDR : L habilitation à diriger les recherches n a pas pour objet de sanctionner l achèvement d un cursus universitaire. C est un diplôme national par la délivrance duquel les universités reconnaissent un niveau scientifique élevé caractérisé par: - Une démarche originale dans un domaine scientifique ; - La maîtrise d une stratégie autonome de recherche scientifique ; - La capacité à l encadrement de jeunes chercheurs. L habilitation à diriger des recherches est un diplôme dont la finalité essentielle, sinon exclusive, est de permettre l accès au corps des professeurs d universités, conformément aux dispositions du décret portant statut du corps des professeurs d universités et du corps des maîtres de conférences. Inscription en vue de l HDR Rappel de l arrêté du 23 novembre 1988, modifié par l arrêté du Art. 3 - Les candidats doivent être titulaires - d un diplôme de doctorat ou - d un diplôme de docteur permettant l exercice de la médecine, ( ) et d un diplôme d études approfondies (DEA, Master 2), ou justifier d un diplôme, de travaux ou d une expérience d un niveau équivalent au doctorat. Ainsi, une thèse de doctorat n est pas réglementairement nécessaire, mais est en pratique exigée par la majorité des Universités ( et par le CNU de Chirurgie Infantile) Recommandations générales: L autorisation d inscription à l HDR est accordée par le Président de l Université sur proposition de son Conseil Scientifique. En vue de l inscription les critères suivants sont en général nécessaires: avoir soutenu une thèse d Université au minimum au cours de l année universitaire précédente (compte tenu des critères exigés plus bas, il est rare toutefois qu une HDR puisse se soutenir avant 3 ou 4 ans après la soutenance de thèse) faire la preuve de ses capacités à concevoir, animer, diriger et coordonner des activités de recherche par des ouvrages scientifiques et/ou des publications dans des revues à comité de lecture, françaises et internationales (référencées) témoignant d une expérience d un niveau supérieur au doctorat; avoir effectué un stage extérieur d une durée significative dans une équipe française ou étrangère ; avoir encadré des étudiants en master 2 et/ou co-encadré un (des) étudiant(s) en doctorat; avoir obtenu ou participé à des contrats de recherche et/ou des brevets ; présenter son (ou ses) projet(s) de recherche futur(s ) oralement devant l instance consultative. 29

30 Le dossier de demande comporte: un CV, un rapport sur les stages dans des laboratoires français et/ou étrangers et les collaborations (préciser lieux et dates), l obtention de contrats de recherche (indiquer le titre, l organisme contractant, l année), le dépôt de brevet(s) éventuellement, la direction d étudiants de DEA ou Master2 ou co-direction de Doctorat (indiquer le nom des étudiants, l année, le titre du DEA (Master 2) ou du doctorat, les publications effectuées avec étudiants), les collaborations réelles, l analyse de leurs travaux scientifiques, la liste des publications indexées sur lesquelles porte l HDR, les photocopies des tirés à part des principaux travaux scientifiques sur lesquels le mémoire d habilitation va porter, leur projet de recherche futur (projet pour une petite équipe sur une période de 3-4 ans reposant sur une hypothèse de travail, avec un/des objectif(s) affichés et avec la méthodologie employée pour répondre aux objectifs. Délai entre thèse et HDR La question du délai entre Thèse et HDR est source de polémiques : théoriquement, un délai de 2 à 3 ans est considéré comme un minimum pour qu un candidat démontre, après la soutenance de sa thèse, qu il a la capacité à animer un programme de recherche et à encadrer des étudiants de 3 ème cycle. L intervalle de 3 ou 4 ans entre thèse et HDR est une règle pour les scientifiques (ce qui est concevable, car un doctorat d université pour un scientifique peut s obtenir dès la 7 ou 8 année d étude, alors que pour un médecin le doctorat d université s obtient en général après 12 ou 13 ans d études!), par contre pour les UFR de santé il est admis que l on puisse passer l HDR plus rapidement, même si parfois il faut se battre avec les conseils scientifiques. Ce point important est suivi de près par le CNU Rappelons ici qu une Thèse d Université n est de toutes façons pas réglementairement requise pour un Docteur en Médecine titulaire d un Master 2. Le cas de figure est d ailleurs prévu par la réglementation, qui stipule que ce délai peut être plus court dans des cas exceptionnels (circulaire n ) :... «ne pourront donner lieu à la délivrance d une habilitation à diriger des recherches immédiatement après celle du doctorat que des thèses de qualité exceptionnelle ou des thèses de niveau doctoral complétées par d excellents travaux de recherche». Cette situation un peu confuse montre simplement : la nécessité d anticiper ce cursus, et de l intégrer dans une stratégie à long terme : la Thèse doit être passée le plus tôt possible. que la situation est différente selon les Écoles Doctorales, d où la nécessité de bien se renseigner au préalable. Organisation du Jury et soutenance Arrêté du modifié par l arrêté du : L autorisation de se présenter devant le jury est accordée par le Président de l Université suivant la procédure ci-après : le Président de l Université confie le soin d examiner les travaux du candidat à au moins trois rapporteurs : dont deux au moins doivent être habilités à diriger des recherches dont deux au moins doivent ne pas appartenir au corps enseignant de l établissement dans lequel le candidat a déposé sa demande. Les personnalités consultées font connaître leur avis par des rapports écrits et motivés, sur la 30

31 base desquels peut être autorisée la présentation orale des travaux du candidat devant le jury. Le jury est nommé par le Président de l Université. Il est composé d au moins cinq membres choisis parmi les personnels enseignants habilités à diriger des recherches des établissements d enseignement supérieur public, les directeurs et maîtres de recherche des établissements publics à caractère scientifique et technologique, dont : au moins la moitié de personnalités extérieures à l établissement, au moins la moitié de professeurs des universités. Le jury désigne en son sein un président et deux rapporteurs ; ces derniers doivent être extérieurs à l établissement. Le candidat fait devant le jury un exposé sur l ensemble de ses travaux, qui donne lieu à une discussion. Le jury procède à un examen de la valeur du candidat, évalue sa capacité à concevoir, diriger, animer et coordonner des activités de recherche et de valorisation et statue sur la délivrance de l habilitation. Le président du jury, après avoir recueilli l avis des membres du jury, établit un rapport. 7. Les publications scientifiques Ce volet du parcours du candidat est essentiel, et se retrouvera au cœur de son évaluation, matérialisée par l épreuve de Titres et travaux. Que publier? Quand publier? Comment publier? Cette activité prend en tout cas beaucoup de temps et doit s appuyer sur une méthode rigoureuse car il y a une «technique» à respecter. Ecrire un article n est pas facile. Mais c est en forgeant que l on devient forgeron! NB : On recommande vivement la lecture des ouvrages suivants: - La rédaction médicale ; de la thèse à l article original, M. Huguier, H. Maisonneuve Doin 4 eme ed 2003 (indispensable) - Guide de la communication médicale et scientifique en Français et en anglais R.Benichoux Sauramps Médical Lecture critique et interprétation des résultats des essais cliniques. M.Cucherat Flammarion Apprendre la lecture critique d un article médical, M. Huguier Elesevier Pourquoi publier? L article scientifique est aujourd hui la forme prédominante de publication scientifique dans le monde. L internationalisation de la science a amené les chercheurs des différents pays, non seulement à employer surtout l anglais pour leur publication, mais en plus à adopter un format commun. La publication de résultats de recherches fait partie des tâches normales des cliniciens chercheurs au sein du système scientifique. Car seule la publication des résultats scientifiques permet l épanouissement d une culture de discussion et de débat. On publie pour faire partager ses connaissances, ses idées, ses expériences et contribuer ainsi au progrès scientifique. La publication scientifique constitue le préalable à l évaluation critique des nouvelles connaissances. Ainsi, qualité et quantité des publications scientifiques (dans les principales revues spécialisées d une discipline) constituent des critères de performance et d excellence de l activité scientifique. Cela vaut à l échelle individuelle, par exemple en termes d accès aux postes et aux crédits publics affectés à la recherche. Cela vaut aussi sur le plan des programmes, pour lesquels ces publications scientifiques constituent un critère important, par exemple pour évaluer le succès scientifique et la visibilité des programmes nationaux de recherche. Sur fond de compétition scientifique, les critères de performance considérés sous l angle du principe 31

32 «publish or perish», font apparaître la question du «pourquoi publier?» comme une formule purement rhétorique. Les articles sont faits pour être lus mais ils peuvent aussi être discutés (il n y a pas qu une seule vision des choses), controversés, approfondis. Ils peuvent aussi engager une réflexion commune sur un sujet particulier. «Le premier devoir d un chercheur est de mettre le monde scientifique au courant de ses découvertes»» (Armand Frappier). If you do not publish, it does not exist. «L homme de science est la seule personne qui a quelque chose à dire et qui ne sait pas comment le dire» (Sir James Barrie). 7.2 Quel article, pour quelle revue? Règles générales d écriture. Avant la rédaction d une publication scientifique il est important de prendre en considération différents points : type de publication (travail original, revue systématique, fait clinique,.) lecteurs ciblés (national, international, propre à la spécialité, transversale, ) : il est important de savoir pour qui on écrit, de connaître son «auditoire» parce qu on ne s adresse pas de la même façon à des professionnels avertis, parlant tous un seul et même langage, et à des «profanes». diffusion du média de publication (journal référencé, internet, ) difficulté de publication (revues avec ou sans comité de lecture) Il est également important de connaître les objectifs de la revue dans laquelle on voudrait publier pour savoir si l article peut ou non les intéresser. Le bon choix de la revue est important car le processus d écriture et de publication d un article prend du temps, environ un an. On choisira une revue avec une cote supérieure si article excellent et publication non urgente; on choisira plus modeste si l article est estimé moins bon ou s il est urgent de le publier. Notons que les meilleures revues ont des délais rapides de réponse, acceptation ou refus et il ne faut pas être timoré dans le choix de la revue!).la publication des résultats du travail scientifique peut viser également un public bien particulier. On tient alors compte des caractéristiques des différentes revues et de leur diffusion géographique. Actuellement il existe des règles de publication scientifique appelées «Convention de Vancouver» qui sont admises sur le plan international et doivent être suivies. Le Groupe de Vancouver était un petit groupe d éditeurs de périodiques médicaux qui se sont réunis à Vancouver, Canada, en 1978 pour mettre au point des recommandations de présentation des manuscrits qui leur étaient soumis. Leur guide pour la soumission des articles scientifiques incluait les normes bibliographiques développées par la National Library of Medicine et fut publié pour la première fois en A l heure actuelle, cinq réactualisations des recommandations ont été effectuées par ce groupe, devenu depuis l ICMJE et composé des groupes d éditeurs suivants : Annals of Internal Medicine, British Medical Journal, Canadian Medical Association Journal, JAMA, Lancet, Medical Journal of Australian, New England Journal of Medicine, New Zealand Medical Journal, Tidsskrift for den Norske Laegeforening, Western Journal of Medicine et Index Medicus. Plus de 500 périodiques scientifiques préconisent les recommandations de cette cinquième édition (1997) des normes du «Groupe de Vancouver». Les auteurs désirant publier dans un périodique donné doivent consulter la rubrique «Instructions aux Auteurs» ou «Recommandations aux Auteurs» présentée par l éditeur. Les instructions aux auteurs de plus de 3500 périodiques des sciences de la santé et de la vie sont disponibles également via Internet sur le site de la bibliothèque de l école de médecine de 32

33 l Ohio (R. H. Mulford, Library Medical College of Ohio). Ces recommandations contiennent des informations sur la forme, le fond et il est généralement indiqué sous quelle forme doivent être envoyés les articles : «papier» et/ou par internet. Une publication scientifique doit respecter les subdivisions suivantes : 1. Titre : Le titre d un article scientifique doit être descriptif. C est un résumé en soi. Il peut contenir le nom des espèces étudiées s il y a lieu, les facteurs importants dont l effet est étudié, quelques éléments de la méthode, etc. 2. Résumé : Le résumé ou abstract est souvent la seule section visible lorsque vous trouvez un article avec un moteur de recherche. Il doit donc permettre au lecteur d avoir une bonne idée du contenu de l article, suffisamment pour déterminer si l article l intéresse. On y retrouve des éléments de l Introduction, du Matériel et méthode, des Résultats, de la Discussion et de la Conclusion. 3. Introduction : Une introduction est construite en allant du général au particulier - Sujet amené : il s agit d une présentation du contexte général dans lequel se déroule l étude. - Sujet posé : c est la partie la plus longue de l introduction et elle correspond à ce que vous connaissez sous le nom de cadre théorique. Il s agit de ce que les chercheurs appellent la revue de littérature. On y fait le point sur l état des connaissances dans le domaine d étude, en allant vers le plus spécifique, c est-à-dire vers le sujet propre de cette étude. - Sujet divisé : dans cette section on présente l hypothèse ou les hypothèses de départ avec lesquelles on se propose d aborder le travail. On donne aussi un aperçu de la méthode envisagée pour vérifier nos hypothèses. 4. Matériel et méthode : ce n est pas une liste de matériel ni un protocole. Il s agit d un texte continu qui explique ce qui a été fait dans l étude; il est donc habituellement écrit au passé. On y détaille très rarement les protocoles utilisés, sauf s il s agit d une première étude employant une méthode donnée. Dans le cas contraire, on y fait référence aux autres publications contenant les détails. On se limite donc à ce qui est propre à l étude. 5. Résultats : il s agit d un texte descriptif des résultats, sans analyse et faisant référence aux tableaux et/ou figures par leurs numéros. Il ne doit pas comporter d éléments d analyse (discussion). La présentation des résultats en figures et tableaux doit être non redondante et concise. On évite de présenter des résultats bruts qui ne sont pas directement analysables. On évite aussi de présenter plusieurs fois les mêmes résultats. Chaque tableau doit être accompagné d un numéro et d un titre descriptif au-dessus du tableau. Le titre peut inclure ou non les unités (lorsque le tableau est simple). Les graphiques sont considérés comme des figures. Chaque figure doit être accompagnée d un numéro et d un titre descriptif incluant ou non les unités et suivi ou non d une légende. Le titre d une figure est toujours placé sous la figure. 6. Discussion : cette section présente d abord l analyse des résultats. L analyse est faite en fonction des objectifs et des hypothèses de l étude et en se reposant sur la littérature scientifique sur le sujet. La discussion comporte aussi, lorsque nécessaire, une section sur la critique de la méthode. Il ne s agit pas ici de discuter des erreurs de manipulation. On considère qu à l étape de la publication, les manipulations douteuses ont été reprises. On critique plutôt la méthode choisie pour vérifier l hypothèse, les biais pouvant provenir de cette méthode et on propose des moyens pour améliorer cette méthode. 7. Conclusion : elle est courte et comporte deux points importants, soit le retour et l ouverture. Le retour consiste à rappeler le ou les points importants de l analyse. Avez-vous réussi à confirmer votre hypothèse de départ? C est ce qui intéresse le lecteur dans la conclusion. L ouverture peut être amenée de différentes façons ; en rappelant les nouvelles questions de recherche soulevées par l étude; en rappelant les failles de la méthode et ce qu on propose de faire pour améliorer cette méthode. Il faut à tout prix éviter les ouvertures sans rapport direct avec l étude. 33

34 8. Références : un article scientifique s appuie sur des références bibliographiques, c està-dire essentiellement sur d autres articles qui ont été révisés par un comité avant leur publication. Les livres spécialisés peuvent aussi être employés comme références. Un article scientifique est en quelque sorte un texte argumentatif dont le raisonnement de l auteur repose sur des prémisses soutenues par des références. L insertion de références ne sert donc pas seulement à identifier des citations, mais aussi à identifier les idées des autres auteurs sur lesquels s appuie l article. Elles seront réduites à l essentiel ce n est pas un catalogue exhaustif-, toutes appelées dans le texte (donc justifiées) et à l inverse tout travail cité fera l objet de référence. Ces références seront rédigées en respectant strictement la norme internationale d abréviation de la revue pour un article cité. Il faudra finalement prévoir une lettre adressée à l éditeur de la revue qui justifie pourquoi la publication est souhaitée dans cette revue particulière. L article sera alors soumis à un comité de rédaction «pour avis et observations». Celui-ci peut demander des modifications, des explications supplémentaires qui peuvent être mineures ou importantes. Elles peuvent aussi bien porter sur la forme que sur le fond. Des propositions rédactionnelles pourront être soumises pour validation aux auteurs. Quand un auteur soumet un article à une revue ou à un site internet, déontologiquement, ce dernier ne doit pas être soumis simultanément à une autre revue, ou avoir déjà fait l objet d une publication, même dans une autre langue. Les rédactions font généralement signer aux auteurs des contrats de cession de l ensemble des droits d auteurs afin d obtenir l exclusivité des articles. 7.3 Intensifier et optimiser son activité de publication scientifique Différentes méthodes sont utilisées pour évaluer la performance et la qualité du travail de publication scientifique. Traditionnellement, l impact factor des revues scientifiques dans lesquels l auteur a publié est pris en considération. Actuellement les universités scientifiques utilisent de plus en plus d autres indices de bibliométrie ou de Research Performance Measure (RPM) comme l indice h pour évaluer ou comparer la performance d auteurs, ou d équipes de recherche entières en vue de l attribution de crédits ou de contrat de recherche ou pour juger des possibilités de promotion d un candidat. L avantage de ce type d indice est qu une comparaison entre les différentes spécialités est plus facile. Les journaux dans lesquels un chirurgien infantile publie ont en général un impact factor plus bas que ceux de médecine interne, alors que les travaux ont un impact scientifique au sein de leur spécialité tout à fait équivalent (ce qui biaise les discussions sur la qualité du travail scientifique lors de discussions inter-spécialités au sein des facultés ou universités : d où l intérêt de faire connaître dans votre Université le classement de ces revues établi par votre CNU (voir «points CNU» à la fin de ce chapitre ) Pondération selon la place dans la liste des auteurs (1 ier, 2 ème, dernier, autre position) Lors d une publication scientifique, l ordre des auteurs doit refléter le rôle qu a pris l auteur lors de la réalisation du travail scientifique. Le premier auteur est en principe celui qui a eu le rôle le plus important lors de la réalisation du travail ; ensuite suivent les différentes personnes qui ont également participé. Le dernier auteur est en principe le coordinateur du travail, ou le directeur de recherche du travail, le chef de service ou du laboratoire d accueil. L auteur correspondant est la plupart du temps le premier auteur, mais peut être aussi un des autres auteurs s il s agit par exemple d un permanent du laboratoire/du service, alors que l auteur en premier change de lieu d exercice. Pour l attribution des «points CNU» (cf. ci dessous) c est l auteur en premier ou en dernier qui reçoit le nombre de points le plus élevé, puis le second auteur. Un principe généralement admis dans les laboratoires et services de recherche clinique, est de clarifier l ordre des auteurs 34

35 avant la rédaction d une publication scientifique. Ceci évite des mésententes à ce sujet, surtout pour des publications dans des revues à fort impact factor ou à fort impact sur la communauté scientifique/clinique. Impact factor Un facteur d impact est une mesure de l importance d une revue scientifique. Il est calculé chaque année par l Institute for Scientific Information (ISI) pour chaque revue suivie. Il est publié dans le Journal Citation Reports. Les facteurs d impact ont une grande influence dans le domaine de la publication scientifique car ils servent souvent de critères d évaluation quantitatifs. Le facteur d impact est calculé sur une période de trois ans. Par exemple, le facteur d impact de 2010 pour une revue X est calculé ainsi : A = le nombre de fois que des articles publiés dans X durant la période sont cités dans l ensemble des revues indexées durant l année 2010 B = le nombre d articles, résumés étendus ou notes publiés dans X dans la période Le facteur d impact de la revue X pour 2010 sera A/B Les facteurs d impact ne sont pas cependant infaillibles. Par exemple, on peut critiquer le fait que le nombre de citations soit une mesure correcte de la qualité ou de la quantité des publications. Pour les revues ayant des processus de publication assez long, il est difficile de citer des articles très récents. En effet, pour certaines revues, le temps entre la soumission de l article et sa publication peut prendre plus de deux ans, ne laissant ainsi qu une période d un an pour la citation. Par ailleurs le facteur d impact peut être artificiellement augmenté par une politique éditoriale adéquate et il est lié à la revue et non à l article. La liste des impact factor des principales revues concernées par les publications en chirurgie infantile apparaît en annexe 7 page 70. Indice h L indice h (ou indice de Hirsch) est un indice essayant de quantifier la productivité scientifique et l impact d un scientifique en fonction du niveau de citation de ses publications. Il peut aussi s appliquer à un groupe de scientifiques, tel qu un département, une université ou un pays. L indice a été suggéré en 2005 par Jorge Hirsch comme un outil pour déterminer une qualité relative des physiciens théoriques, cette mesure pouvant être étendue à tous les chercheurs publiant dans des revues à comité de lecture. L index est basé sur la distribution des citations dont fait l objet le travail d un chercheur. D après Hirsch Un scientifique a un indice h si h de ses N articles ont chacun au moins h citations, et les autres (N - h) articles ont au plus h citations chacun. En clair, un chercheur avec un indice de h a publié h articles qui ont été cités h fois. Dès lors, l indice h reflète à la fois le nombre de publications et le nombre de citations par publication. L indice permet d aller plus loin que la simple mesure du nombre d articles ou de citations, tout en ne permettant qu une comparaison des chercheurs à l intérieur d un même champ (les conventions de citation pouvant varier). SIGAPS Le projet SIGAPS (Système d interrogation gestion et analyse des publications scientifiques), initié au CHRU de Lille en 2002, a pour objectif d aider au recensement et à l analyse des publications scientifiques référencées Medline, pour un établissement ayant des activités de recherche médicale. Pour ce faire, les équipes du CHRU de Lille ont conçu et mis en œuvre un logiciel 35

36 de bibliométrie, automatisant le processus de recensement, d évaluation et d analyse des références bibliographiques. En mai 2006, afin d accompagner la réforme des modalités de financement des missions d enseignement, de recherche, de référence et d innovation (MERRI), le Ministère de la Santé a décidé de confier au CHRU de Lille une mission consistant à assurer la diffusion et l utilisation du logiciel SIGAPS au sein de l ensemble des établissements hospitalo-universitaires et à permettre la définition d un indicateur convenable du niveau de la production scientifique de ces établissements. Le projet vise donc aujourd hui à généraliser l utilisation du logiciel SIGAPS à l ensemble des CHU, pour la production dès 2007 d indicateurs partagés des résultats de l activité de recherche, fondés sur la publication scientifique. Le logiciel SIGAPS a été conçu pour pouvoir synthétiser très rapidement la production scientifique d un chercheur, d un service ou d un établissement sur une période donnée. A partir d une liste de chercheurs, il interroge le serveur Pubmed, télécharge et stocke localement les références des articles produits par ces chercheurs. Les données sont alors enrichies par des données provenant d un annuaire contenant les caractéristiques des chercheurs (affectation, ). Le logiciel permet par ailleurs d évaluer qualitativement cette production en examinant les journaux et revues dans lesquels les travaux ont été publiés. La qualité d une publication est évaluée sur une échelle à 6 niveaux correspondant aux niveaux suivants : A : niveau excellent ; B : très bon niveau ; C : niveau moyen ; D : niveau faible ; E : niveau très faible ; NC : revue nationale ou acte de congrès. De nombreux tableaux et graphiques sont produits qui permettent l analyse de la production scientifique d un chercheur ou d une équipe : nombre de publications par an, position dans les auteurs croisée avec la catégorie, évolution cumulée par année et par catégorie, Le logiciel fournit également une analyse très fine des collaborations qui permet de mettre en évidence les structures impliquées dans la recherche. SIGAPS distingue la position du dernier auteur d une publication. La règle de calcul est la suivante : Un seul auteur : Position = 1 ; Deux auteurs : Positions = 1 puis DA ; k auteurs (k >2) : Positions = 1, 2,,k-1, DA. Pour un auteur, un service ou une équipe, le logiciel SIGAPS analyse tous les co-auteurs des articles analysés afin de déterminer les collaborations les plus importantes. SIGAPS, lors du téléchargement Pubmed, intègre dans la base de données les termes MESH (mots-clefs) associés à chaque article. Il peut ainsi, pour un auteur ou une entité, fournir les mots-clefs les plus souvent utilisés et cerner ainsi les thématiques de recherche. SIGAPS fournit le détail des revues dans lesquelles les articles ont été publiés, au total et par année. On rappelle également la catégorie de la revue et fournit ensuite la répartition des articles selon la langue de la revue. SIGAPS génère la bibliographie aux normes de Vancouver. Points «CNU» (annexe 6 page 68) Les «points CNU», mode d évaluation propre au CNU de chirurgie infantile, permettent d apprécier le travail du candidat en intégrant, outre les publications habituelles «mesurées» avec les indicateurs détaillés ci-dessus (et un impact factor «réévalué» pour soutenir une comparaison au sein de l Université), certains autres travaux: travaux didactiques, communications aux congrès, conférences, participation à des comités de lecture comme reviewer, participation à des séminaires d enseignement, activités de «management» ). Ainsi chaque revue, chaque travail donne un nombre de points. Un nombre minimal de points doit être atteint par année d exercice du candidat depuis le début du clinicat, reflet de l intensité et de la qualité du travail fourni Score CNU = Nombre de «points CNU» Nombre d années post-internat 36

37 8. Les activités d intérêt genéral et de «management» Les turbulences du système de santé publique, de l enseignement et de la recherche, avec une limitation des ressources mais aussi des objectifs d augmentation de la qualité des soins, de la performance de l enseignement et de la recherche a mené ces dernières années en France, à des modifications de la gouvernance au sein des hôpitaux et des universités. L implication du médecin praticien dans la gestion est incontournable pour optimiser les moyens disponibles et doit être valorisé à juste titre. Tout candidat à une carrière hospitalo-universitaire est dans sa fonction nécessairement et doublement exposé à ces réformes : il est indispensable de nos jours de s impliquer dans les instances de gestion et de «management» des CHU et de l Université pour pouvoir poursuivre ses fonctions dans de bonnes conditions, avec des moyens suffisants. Il ne suffit plus d être bon chirurgien, enseignant et chercheur (ce qui est déjà beaucoup!). Il est également nécessaire de s approprier les connaissances nécessaires pour savoir gérer une équipe, obtenir les moyens financiers et le personnel nécessaire, de s impliquer dans les démarches d évaluation de quantité et de qualité du travail fourni. Apprendre à parler le langage de nos partenaires administrateurs des hôpitaux ne peut qu être utile pour créer une base de communication commune et peut éviter des conflits par incompréhension mutuelle. L hôpital est une grande entreprise, à composantes multiples et hétérogènes. De cette hétérogénéité découle la diversité des profils des différents acteurs de soins (cliniciens, chirurgiens, pharmaciens, biologistes, ingénieurs, administrateurs, etc.). Pour un candidat HU, il est tout aussi important de bien connaître les stratégies de la gouvernance hospitalière, les systèmes de tarification, les démarches qualité de l HAS, les démarches d évaluation de la qualité des méthodes pédagogiques etc. Les multiples taches qu exigent les fonctions des MCU-PH / PU-PH sont alors fort complexes. Ils doivent être le coordonnateur, chef d orchestre d une grande équipe. Bien sûr il faut déléguer une partie de ses charges, mais, pour que cette délégation soit efficace, elle ne peut se faire que dans le cadre de la connaissance des problèmes et des démarches. Tout ceci s apprend et prend du temps et il est ainsi proposé, lors de l évaluation par le CNU du candidat à un poste hospitalo-universitaire, de valoriser également sa démarche de formation à la gestion hospitalière et son implication active dans les instances de gestion et d amélioration de qualité. Formations à la gestion hospitalière / Management Les responsables des grandes entreprises apprennent ces stratégies de gestion, d optimisation de performance, mais aussi la gestion du personnel, les stratégies de motivation ou la prévention du «burn out» professionnel. Aux USA plus de 25% des facultés de médecine offrent des formations doubles en médecine et gestion (MBA). Dans différents pays d Europe, il est également de plus en plus fréquent que les médecins se forment également à la gestion. En France ceci est encore peu répandu mais le nombre de formations proposées, soit par les CHU (formation continue), soit par des universités, des grandes écoles ou des instituts privés est en augmentation ; de plus en plus de médecins suivent ces formations de façon plus ou moins complète (du séminaire isolé, certificat spécialisé, executive master spécialisé). Les formations au sein même du CHU sont en général gratuites pour leurs personnels, les séminaires extérieurs et les mastères des grandes écoles sont payants. Les tarifs varient fortement (à titre indicatif : 250 à 600 euros pour les séminaires concernant les sujets particuliers ; 2500 à 3500 euros pour les certificats, à euros en fonction des mastères et la réputation de l école 37

38 avec éventuellement des tarifs préférentiels pour les médecins hospitaliers). Selon la bonne volonté de chaque CHU, ces formations peuvent être prises en charge au titre de la formation médicale continue. Il est conseillé de se former mais le lieu et l importance de la formation en gestion et management suivi n est pas imposé. Il faudrait se renseigner initialement auprès de la commission de formation continue de son propre CHU / de sa faculté de médecine et également auprès des universités et écoles de gestion des différentes villes. Implication dans des activités d intérêt général et de management Les exemples de l implication dans la gestion hospitalière et auprès des facultés sont nombreux et valorisés. Citons : pour les comités/commissions du CHU : Comité de gestion de l hôpital, Comité scientifique de l établissement, Comité local des médicaments, Comité de lutte contre les infections nosocomiales, Comité d éthique et d expérimentation clinique, Comité des vigilances (vigilance matériel, pharmaceutique), démarche de gestion de risque, démarches d évaluation de qualité de soins et d amélioration des pratiques professionnelles (RMM, RCP, EPP, Audit clinique, ), démarche d évaluation du service rendu au malade pour la faculté : Comités de gestion de la faculté de médecine : comité des études, conseil scientifique, comité TICE, Commissions de gestion des différents cycles de formation, FMC/DPP Le niveau de valorisation par le CNU de ces tâches de «management» est mentionné dans l annexe 6 page 68. Quelques adresses utiles : Association Française pour la Formation continue du personnel Médical des hôpitaux publics en Administration et Gestion (A.F.M.H.A.) : Institut Supérieur de Communication et de Management Médical (ISCMM) : fr Ecole de Management de Strasbourg : Centre de Gestion Scientifique Mines Paris Tech : 9. La mobilité du candidat L exigence de mobilité est devenue une réalité depuis Le décret du 21 février 2003 en donne le cadre administratif (annexe 3 page 51) : elle doit représenter au moins 12 mois au total, éventuellement scindés en périodes de 3 mois. Elle peut concerner les soins l enseignement et la recherche, mais doit dans tous les cas se dérouler hors du CHU qui emploie le candidat au moment où il postule. Elle exclue les semestres effectués hors du CHU d origine pendant l internat mais pas les stages de formation à la recherche du master 2. Malgré les contraintes familiales et financières que la mobilité entraîne, il s agit d une étape fondamentale de la formation des futurs PU-PH. Le CNU attache une importance à la réalité de cette mobilité, au lieu et aux conditions où elle s est exercée. En théorie, si la thèse est réalisée dans un labo extérieur au CHU, la mobilité est validée, même si ce labo est localisé dans la même ville. Mais l idéal est de faire cette mobilité à l étranger pour confronter sa pratique à une culture médicale et surtout à des organisations différentes. Les 38

39 USA ne sont pas la seule destination possible en la matière, même si, surtout dans le domaine d une mobilité tournée vers un travail de recherche, certaines unités de chirurgie infantile de ce pays offrent des possibilités de travail dans des laboratoires de très haut niveau. Si l on souhaite une activité clinique, il est plus facile de faire cette mobilité dans un pays de l Union Européenne ou au Canada. Plusieurs collègues récemment promus ont eu ainsi l opportunité d exercer d authentiques responsabilités dans des unités prestigieuses, en Angleterre ou au Canada, ou en Australie. Comme il est rappellé plus haut (chapitre «recherche») il est possible -souhaitable- de conduire tout ou partie de son travail de recherche (master et thèse de doctorat) pendant cette période de mobilité à l étranger et ainsi raccourcir les délais du cursus de préparation, et les coûts afférents! Cette mobilité doit être considérée comme une opportunité unique : elle a pour intérêt non négligeable pour le PU en devenir d initier de nouer des partenariats futurs et des amitiéspuisque ces séjours permettent de faire connaissance avec des collègues de nombreux pays qui partagent les centres d intérêt et le sujet principal des recherches. Ne jamais oublier par ailleurs qu il est quasi inacceptable qu un PU ne soit pas capable de communiquer ni de publier en anglais. La période de mobilité est ainsi une occasion à ne pas laisser passer d améliorer son anglais! Les publications sont un bon reflet d une mobilité réussie, et le CNU attache une importance toute particulière à celles-ci. La mobilité est validée avant l inscription au concours par le président de la sous-section : démarche obligatoire à ne pas oublier par les candidats. 10. Le passage devant le CNU Des informations réglementaires et pratiques sur le CNU et sur le concours sont disponibles et mises à jour sur le site de la Conférence permanente des CNU CNU Santé/ médecine/ chir infantile 10.1 Composition et rôle du CNU Le Conseil National des Universités (CNU) couvre toutes les disciplines enseignées à l Université. Il est divisé en sections regroupant des disciplines voisines ou cohérentes depuis les sciences humaines jusqu à la Médecine en passant par le Droit, la Pharmacie, l Odontologie etc. Le CNU est une structure très ancienne créée par le Ministère de l Enseignement Supérieur et de la Recherche. La Chirurgie Infantile en est une sous-section dont le numéro est 54-02, c est-àdire 2 ème sous-section de la 54 ème section qui regroupe la Pédiatrie (54-01), la Gynécologie- Obstétrique (54-03), l Endocrinologie (54-04) et la Biologie de la reproduction (54-05). Il existe un Président de Section élu parmi les présidents de sous-section. Le CNU de chirurgie infantile est composé de : 6 PU-PH : 4 élus par le collège des PU-PH de la spécialité et 2 nommés par le Ministère 3 MCU-PH : 2 élus par le collège des MCU-PH et 1 nommé par le Ministère Il y a très peu de MCU-PH dans notre discipline et leur représentation au sein du CNU peut paraître excessive, mais la composition des CNU est assez uniforme et il y a beaucoup de disciplines où le nombre de MCU-PH est important. Les MCU-PH ne peuvent cependant pas voter pour des mises sur liste d aptitude ou des promotions qui sont supérieurs à leur grade. Le collège des PU-PH veille dans ses votes à établir un équilibre entre Orthopédistes Pédiatres et Viscéralistes Pédiatres. Il est donc réalisé des pré-votes qui conduisent à élire 2 PU-PH orthopédistes, 2 PU- PH viscéralistes et à suggérer au Conseiller du Ministre un PU-PH de chaque surspécialité. Le CNU est renouvelé tous les 3 ans par moitié. 39

40 Les missions du CNU sont au nombre de quatre : Etablir les listes des personnes aptes à devenir PU-PH, MCU-PH et PHU Réguler les promotions des PU-PH et MCU-PH Faire les évaluations individuelles des PU-PH et MCU-PH Proposer au ministère une prospective de la discipline 10.2 Quand le CNU va-t-il intervenir dans le parcours du candidat? Des 4 fonctions du CNU, c est bien la première qui va nous intéresser ici : l inscription sur liste d aptitude (c est-à-dire l agrégation). Les conséquences d un refus éventuel de mise sur liste d aptitude d un candidat sont si délétères pour un CHU que beaucoup de CNU (dont le nôtre) font des pré-auditions La pré-audition Il s agit pour le candidat de présenter son CV et son projet professionnel devant le jury un ou deux ans avant l année du concours. Au-delà du simple contrôle de la conformité du dossier du candidat avec les textes, il s agit surtout d apprécier ses capacités potentielles pour assurer la représentation de la discipline dans le CHU où il est prévu qu il soit nommé. Les pré-requis administratifs sont complexes et résumés dans la fiche technique (annexe 4 page 58) On peut les simplifier en n évoquant que le concours de type 1 (de loin le plus fréquent) et les exigences propres au CNU de Chirurgie Infantile: être ancien CCA avoir son M2 et sa thèse de doctorat d Université avoir son HDR être titulaire du DESC de Chirurgie Infantile ou être qualifié par l Ordre des Médecins dans cette spécialité avoir des publications en nombre suffisant en premier auteur dans des revues internationales à comité de lecture avoir une mobilité certifiée par le Président de la sous-section avoir un DU de pédagogie médicale Le jury apprécie le niveau des publications et des travaux du candidat (points CNU). A l issue de cette pré-audition, le Président adresse un rapport au candidat, à son chef de service et avec accord de ces derniers au Doyen et au Président de CME du CHU. Le rapport indique la possibilité (sans engagement du Jury) pour le candidat de passer avec succès devant le CNU ou la nécessité, avant de se présenter, d avoir obtenu tel ou tel diplôme ou d étoffer la liste de ses publications(score CNU). Le délai nécessaire à combler ses insuffisances est généralement précisé La «pré-pré-audition» Il est important pour le CNU que le candidat potentiel soit connu très tôt et suivi régulièrement, jusqu au concours. C est pour cela que nous avons introduit en 2010 la «pré-pré-audition». Il s agit de rencontrer un candidat potentiel en milieu de clinicat pour le conseiller et le guider dans sa stratégie de préparation à un poste de PU-PH : conseils pour la mobilité, le rythme de publications, le thème de recherche, l HDR etc. La pré-pré-audition donne lieu à un rapport qui n est diffusé qu au candidat et à son chef de service. Le candidat sera revu en pré-audition quelques années plus tard La mise sur liste d aptitude: le concours d agrégation Juridiquement, on peut se présenter pour une mise sur liste d aptitude à un poste de PU-PH même s il n y a pas de poste paru au Journal Officiel qui soit prévu pour vous dans votre CHU. 40

41 Cependant, la tradition veut qu on ne se présente que s il existe un poste précis publié au Journal Officiel et pour lequel vous candidatez avec le soutien des instances de ce CHU. Il n est en effet pas très sain d avoir des personnes inscrites sur la liste d aptitude et qui n auront pas de poste. De toute manière, même si vous êtes inscrit sur la liste d aptitude, il y a un nouveau passage devant les instances du CHU pour savoir quel candidat est souhaité. Il est donc très difficile, voire impossible d être nommé PU-PH sans l accord des instances locales. C est donc après la traditionnelle révision des effectifs, en mai-juin, parfois septembre qu un poste de PU-PH du CHU est fléché en Chirurgie Infantile. Les instances ont voté, le Doyen, le Président de la CME et le Directeur Général se sont mis d accord, le Président de l Université et le Directeur de l ARS ont entériné celui-ci. Toutes ces personnes ou leurs représentants ont été réunies autour de l été par les conseillers des Ministres de l Education Supérieure et de la Santé, qui ont donné leur accord. Autour des fêtes de fin d année, le Journal Officiel publie les postes à pourvoir et vous devez dans les jours qui suivent constituer votre dossier de candidature au concours. La liste des candidats admis administrativement à concourir est publiée au Journal Officiel et ils sont convoqués à la date choisie par le Président du CNU dans la semaine fixée par le Ministère de l Education Supérieure (en général Mi Avril). Le concours comprend: une présentation de son CV et de son projet professionnel une épreuve pédagogique (qui est un cours à faire à des étudiants dont le niveau est clairement précisé type DCEM ou DESC) une épreuve de dossier clinique, ou d analyse d article de revue scientifique, ou d analyse critique d un dossier de demande de PHRC. Les résultats sont donnés par le jury à la fin de la session. Une fois inscrit sur la liste d aptitude, vous arrivez à la fin de votre course d obstacles. Il faudra simplement repasser devant les instances du CHU qui donneront un avis sur votre nomination finale. Cette dernière procédure, presque toujours purement formelle, a pour but de ne pas imposer à un CHU un candidat qui n était pas prévu et pas souhaité. La prise de fonction intervient en septembre de la même année La préparation du Concours a Rédiger l épreuve de Titres et travaux L épreuve de «Titres et travaux» est essentielle : elle développe la trajectoire professionnelle et regroupe tout ce qui justifie la présentation du candidat devant cette plus haute instance qu est le CNU. C est pour cela qu il l a précisée (liste de 6 prérequis) et adaptée (en attribuant des «points» pour chacune des composantes du parcours (publications, communications à des congrès ou séminaires, publications didactiques, participations à des comités de lecture, etc.) ; cette épreuve doit donc être constituée dès le début du Clinicat et enrichie régulièrement. Un rapport entre le nombre de points et le nombre d années d exercice depuis le début du Clinicat reflète la «production scientifique» du candidat : c est son score CNU. Sa présentation doit obéir à un plan type qui facilitera sa lecture par le jury. Elle sera adressée avant le concours aux membres du CNU en fichier électronique (Pdf) et -en outre - sous forme papier aux deux rapporteurs (accompagnée des photocopies des diplômes et de la première page des cinq plus importants articles). Un modèle de présentation des «Titres et Travaux» est proposé (annexe 5 page 66). Un dossier de type ECN sera par ailleurs élaboré et joint à cette épreuve (et ensuite adressé au CNCI pour alimenter la banque des questions de l examen) a Rencontrer ses 2 rapporteurs -un dans chaque spécialité- assez tôt (1 mois au moins avant le concours) ; ceux-ci établiront un rapport sur le candidat, adressé aux membres du CNU. a Rencontrer les autres membres du jury, s ils le souhaitent, et leur envoyer T-T 41

42 10. 4 Le Concours : se présenter le jour J pour cette ultime épreuve... qui en compte trois! (Les candidats MCU sont dispensés de la leçon didactique) a Projet hospitalier, universitaire et de recherche 30 Présentation 20 et discussion 10 avec le jury a Épreuve sur dossier clinique 30 Lecture critique d un article ou analyse d un dossier de PHRC, préparation 30 a Leçon didactique 30 Préparation 30, puis exposé au tableau sur un sujet choisi parmi une dizaine de thèmes d intérêt du candidat ; liste communiquée au candidat par le rapporteur de sa spécialité à l issue de sa rencontre avec lui ; sujet et niveau de l exposé choisis par le jury le jour du concours. On ne peut que conseiller au candidat de s entraîner à cette dernière épreuve didactique (la plus stressante) devant un groupe de collègues et amis. Les critiques formulées sont toujours constructives et bien utiles. La soumission à la critique de la présentation du projet (souvent faite en diaporama ppt) est également souhaitable (concision de l exposé, lisibilité des diapositives). En conclusion Tous les jeunes cliniciens se lançant dans la «grande aventure HU» ne finiront pas hospitalouniversitaires Néanmoins, pour envisager un tel cursus, un projet cohérent est nécessaire, intégrant la recherche dans les diverses étapes hospitalières, universitaires. Un compagnonnage («coaching») est bien nécessaire, au début et tout au long de cette longue période pour être aidé et encouragé (respect du calendrier, choix du thème de recherche et du labo, recommandations diverses. ). Votre chef de service a bien sûr un rôle essentiel (en sus du directeur de thèse) et une confiance réciproque est indispensable. Un calendrier idéal, «stratégique», doit en particulier être discuté et arrêté avec lui, qui conditionnera toutes les démarches administratives, à ne jamais négliger ++. Cursus hospitalier Cursus universitaire Cursus de recherche Etudiant Hospitalier Master 1 ***(ex MSBM) Interne Thèse de médecine Master 2 ***(ex DEA) Assistant Assistant chef de Clinique(ACC) Assistant Hospitalo-Universitaire (AHU)**** Thèse de Doctorat*** MOBILITE MOBILITE Stage doctoral ou post-doctoral Mobilité à l étranger (un an) Praticien Hospitalier* Praticien Hospitalier* Possibilité de Praticien Hospitalo- Universitaire** PHU Possibilité de Maître de Conférences (MCU-PH)** Professeur des Universités (PU-PH)** Habilitation à Diriger des Recherches (HDR)*** * : concours hospitalier sur titres et travaux pour les médecins diplômés d une faculté de médecine française. ** : concours universitaire national au niveau du CNU de chaque spécialité, après sélection locale par la CME de chaque CHU et l Université *** : diplôme universitaire **** : pour les spécialités mixtes ou fondamentales 42

43 ANNEXES 43

44 Annexes Annexe 1 : Cursus LMD...45 Annexe 2 : Année recherche...47 Annexe 3 : Mobilité...51 Annexe 4 : Recrutement au concours PU et MCU...58 Annexe 5 : Présentation type d une épreuve de titres et travaux...66 Annexe 6 : Points CNU : mode d évaluation...68 Annexe 7 : Impact factor des principales revues de chirurgie infantile (ortho/viscéral)

45 ANNEXE 1 Cursus LMD 45

46 46

47 ANNEXE 2 Année Recherche 47

48 48

49 49

50 50

51 ANNEXE 3 Mobilité 51

52 52

53 53

54 54

55 55

56 ANNEXE 3 Mobilité (suite) 56

57 57

58 ANNEXE 4 Recrutement emploi hospitalo-universaire 58

59 59

60 60

61 61

62 62

63 63

64 64

65 65

66 ANNEXE 5 Plan type d une épreuve de titres et travaux 1 ère Partie : présentation du candidat (C. V.) 1) C. V. - Etat Civil - Cursus (Baccalauréat, Fac, Internat, Clinicat, Thèse médecine) - Titres et diplômes : DESC (mémoire), DEA (mémoire), DU, DU pédagogie (mémoire), Thèse sciences. - Spécialité (Ordre des médecins) - Sociétés savantes - Prix.. 2) Situation actuelle - Service hospitalier, Faculté, statut - Fonction clinique/universitaire - Reviewer de Comités de lecture 3) Motivation pour carrière Hospitalo Universitaire (orientation orthopédique ou viscérale) - Candidature à quel poste? et dans quel service? - Contexte local de la spécialité - Avis des instances (commission hospitalo-universitaire locale? Doyen?) - Préaudition antérieure au CNU? 2 ème partie : Activités et projets (hospitaliers et universitaires) Cette partie résume de façon synthétique les orientations cliniques et les thèmes de recherche jusqu à ce jour, en référençant les publications correspondantes éventuelles, mentionnées dans la troisième partie. 1) Activité et recherche clinique - Thèmes principaux d activité chirurgicale - Thèmes de recherche clinique déjà poursuivis - Développement escompté dans la spécialité - Collaborations envisagées (locales, régionales, nationales) 2) Recherche fondamentale - Travaux déjà réalisés : o DEA o Thèse de sciences o Autres - Thèmes poursuivis,projets collaborations envisagées 3) Activité pédagogique - Formation personnelle : o DU pédagogie o Séminaires d enseignement o Congrès (comme auditeur) o Groupe de bibliographie - Participation à l enseignement académique 66

67 o DCEM o Collège national (DESC) o Autres (DU, infirmières, kinés..) 4) Activités «d intérêt général» - locales : CME, CLIN, RMM., CA Fac,.. - nationales : membre de bureau : Société, Collège, CNU - Formation aux activités de «management» 5) Mobilité - effectuée ou prévue o lieu, période, durée en mois - Thème de travail? Poursuite des échanges? 3 ème partie : Travaux scientifiques - Les références seront présentées par ordre chronologique croissant Les publications, communications et posters internationaux seront en caractères gras - Le nom du candidat sera souligné, dans la séquence des auteurs Une colonne (à droite de la liste des articles) rappellera l impact factor de la revue et le rang de publication (1 er auteur, 2 ème auteur, dernier auteur) 1) Articles - Revues à comité de lecture o Travaux publiés o Travaux sous presse o Travaux soumis pour publication - Revues sans comité de lecture 2) Communications et posters 3) Travaux didactiques - questions d enseignement (internat, EPU.) - conférences d enseignement (SFCP, SOFCOT, SOFOP) - Tables rondes, Séminaires d enseignement, - Chapitres de livres 4) Divers (films, livrets, didacticiels.) Récapitulatif du score CNU (Voir annexe 6) Période d activité (début clinicat à ce jour) Points CNU (publications, congrès et séminaires, travaux didactiques, management) Joindre à ce document un dossier type ECN dans votre spécialité

68 ANNEXE 6 POINTS CNU : mode d évaluation Depuis plusieurs années le CNU a établi une évaluation des travaux des candidats basée sur une échelle de points obtenus en fonction de leur qualité. Sont pris en compte les publications, les communications et les participations à des congrès les activités d intérêt général Le CNU considère qu un candidat postulant à un poste de PU-PH doit obtenir environ : - 4 points par an pour les publications - 6 points par an pour les participations à des congrès et communications et à des activités de«management» Ainsi un candidat devrait obtenir 10 points par an ce qui correspond sur 8 ans (période fin d internat - présentation au CNU) à un total minimum de 80 points répartis en 32 points pour les publications et 48 points pour les communications et les participations dans des congrès ou dans des activités facultaires ou de sociétés savantes. LES PUBLICATIONS REVUES SCIENTIFIQUES Le classement des publications dans des revues scientifiques est basé sur l impact factor. La liste non exhaustive en fonction de la spécialité du candidat (annexe 7). Les points attribués tiennent compte d une part de la valeur de l impact factor et d autre part de la place dans la liste des auteurs. Compte tenu de la spécificité de notre discipline deux échelles d évaluation ont été établies en fonction de la spécialité viscérale ou orthopédique. HORS NORMES : (Impact factor > 1,5) : 20 points si premier ou dernier. 10 points si auteur en second. EXCEPTIONNELLES : (Impact factor >1) : 10 points si auteur en premier, 4 points si auteur en second ou en dernier. Pour un case report la répartition des points est respectivement de 5, 2, 0 points. INTERNATIONALES A : (Impact factor < 1) : 5 points si auteur en premier ou en dernier, 2 points si auteur en second INTERNATIONALES B ou NATIONALES : (Impact factor < 0,5) : 2 points si auteur en premier ou en dernier, 1 point si auteur en second. EDITEUR D UN OUVRAGE OU D UNE MONOGRAPHIE : 10 points CAHIERS D ENSEIGNEMENT : une conférence dans ces cahiers : 5 points REDACTEUR D UN CHAPITRE D OUVRAGE OU D ARTICLE EMC : 5 points COMMUNICATIONS (en tant qu auteur en premier ;auteur en second=aucun point) Toute communication dans un congrès international en tant qu auteur en premier : 3 points Toute communication dans un congrès national en tant qu auteur en premier : 2 points Toute communication dans un congrès local en tant qu auteur en premier : 1 point PARTICIPATIONS Toute participation au congrès (nécessité d un bulletin d inscription signé du secrétaire de chaque Société) : - 1 point pour les congrès nationaux - 2 points pour les congrès internationaux ACTIVITES DE MANAGEMENT Membre du conseil de fac ou d université 5 au total Membre d une commission de Fac 1 point 68

69 Membre de la CME, du directoire, du conseil de surveillance : 5 points Membre d une commission de la CME : 1 point Membre du bureau SOFOP ou SFCP : 2 points Membre du bureau autre société savante 1 point par Sté Membre d une commission de Sté savante 1 point Membre bureau société savante internationale : 5 points Diplôme de management : 3 points 69

70 ANNEXE 7 Impact factor des principales revues Chirurgie orthopédique infantile J PEDIATR 4.1 BONE 4.1 J BONE JOINT SURG AM 3.3 J ORTHOP RES 3.0 SPINE 2.8 GAIT POSTURE 2.7 EUR SPINE J 2.4 J AM ACAD ORTHOP SUR 2.3 J BONE JOINT SURG BR 2.2 SPINAL CORD 2.1 JOINT BONE SPINE 2.0 CLIN ORTHOP RELAT R 1.9 J ORTHOP SPORT PHYS 1.9 J ORTHOP TRAUMA 1.9 ACTA ORTHOP 1.8 J PEDIATR ORTHOPED 1.6 J PEDIATR SURG 1.6 CHILD NERV SYST 1.4 J NEUROSURG-SPINE 1.4 J SPINAL DISORD TECH 1.4 ORTHOP CLIN N AM 1.4 INT ORTHOP 1.2 J ORTHOP SCI 0.9 J PEDIATR ORTHOP B 0.7 ORTHOPADE 0.6 ORTHOPEDICS 0.6 ACTA CHIR BELG 0.5 ANN CHIR 0.5 J CHIR-PARIS 0.5 CURR ORTHOPAED 0.3 REV CHIR ORTHOP 0.3 J CHILD ORTHOP en cours Chirurgie viscérale infantile J UROLOGY 4.0 J PEDIATR SURG 1.6 EUR J PEDIATR SURG 0.8 PEDIATR SURG INT 1.0 SEMIN FETAL NEONAT M 2.8 UROL CLIN N AM 1.7 UROLOGY 2.2 J LAPAROENDOSC ADV S 0.9 J CLIN ENDOCR METAB 6.3 J PED UROL en cours 70

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