REPUBLIQUE DU BENIN MINISTERE DE L AGRICULTURE, DE L ELEVAGE ET DE LA PECHE

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1 REPUBLIQUE DU BENIN MINISTERE DE L AGRICULTURE, DE L ELEVAGE ET DE LA PECHE Unité de Gestion des Programmes PUASA-PDAVV Office National de Soutien des revenus agricoles RAPPORT D ETUDE DU PRIX PLANCHER DU MAÏS AU TITRE DE LA CAMPAGNE REALISE PAR L ONS DECEMBRE 2010 i

2 LISTE DES SIGLES ET ACRONYMES CeRPA : Centre Régional pour la Promotion Agricole COBEMAG : Coopérative Béninoise de Matériels Agricoles CVA DPQC FOB INRAB MAEP MEPN MIC ONS PADMOC PADRO PAGER PDAVV PROMIC PUASA PPMA RGPH 3 : Chaîne de Valeurs Ajoutées : Direction de la Promotion de la Qualité et du Conditionnement des produits agricoles : Free On Board : Institut National de la Recherche Agronomique du Bénin : Ministère de l Agriculture, de l Elevage et de la Pêche : Ministère de l Environnement et de la Protection de la Nature : Ministère de l Industrie et du Commerce : Office National de Soutien des revenus agricoles : Projet d'appui au développement rural du Mono et du Couffo : Projet d'appui au développement rural de l'ouémé : Projet d Activités Génératrices de Revenus : Projet de Diversification Agricole par la Valorisation des Vallées : Projet Microfinance et Commercialisation : Programme d Urgence d Appui à la Sécurité Alimentaire : Programme de Promotion de la Mécanisation Agricole : Recensement Général de la Population et de l Habitat, troisième phase SONAPRA : Société Nationale pour la Promotion Agricole i

3 LISTE DES FIGURES Figure 1: Carte des zones agro-écologiques du Bénin Figure 2 : Evolution de la production du maïs de 1970 à Figure 3: Evolution du rendement du maïs de 1970 à Figure 4: Répartition spatiale de la production cumulée de maïs au Bénin de Figure 5: Répartition spatiale de la production cumulée de maïs au Bénin de Figure 6: Flux national de commercialisation du maïs grain Figure 7: Fluctuations mensuelles du prix de maïs en Figure 8: Evolution des prix du maïs de 1990 à Figure 9: Quantité (T) cumulée exportée de maïs par le cordon douanier au Bénin de Figure 10: Création de la Valeur Ajoutée le long d une CVA Figure 11: Cartographie des acteurs de la CVA maïs grain pour le marché local Figure 12: Cartographie des acteurs de la CVA maïs grain pour le marché sous-régional ii

4 LISTE DES TABLEAUX Page Tableau 1: Calendrier de l organisation des activités pour la production... 7 Tableau 2: Systèmes de production à base maïs...11 Tableau 3: Quantité exportée de maïs par le cordon douanier et sa valeur en FCFA au cours des dix dernières années au Bénin...20 Tableau 4: Quantité importée de maïs par le cordon douanier et sa valeur en FCFA au cours...21 Tableau 5: Evolution du bilan vivrier du maïs sur les cinq dernières...30 Tableau 6: Présentation de l'échantillon...36 Tableau 7: Rendement par région selon le type de culture et le niveau de mécanisation...37 Tableau 8: Rendement par région selon le type de semence et l'appui du PUASA-PDAVV.37 Tableau 9: Temps des travaux culturaux par hectare (H.J/ha) selon le type de semence et le niveau de mécanisation...38 Tableau 10: Coût des opérations par hectare (FCFA/ha) selon le type de semence et de mécanisation...38 Tableau 11: Amortissement du matériel par hectare (FCFA/ha) selon le type de semence et de mécanisation...39 Tableau 12: Consommation d'engrais et semence par hectare (Kg/ha) selon le type de semence et le niveau de mécanisation...39 Tableau 13: Coûts des engrais et des semences par hectare (FCFA/ha) selon le type de semence et le niveau de mécanisation...40 Tableau 14: Coût des herbicides par hectare (FCFA/ha) selon le type de semence et le niveau de mécanisation...40 Tableau 15: Coût des produits de conservation par hectare (FCFA/ha) selon le type de semence et le niveau de mécanisation...41 Tableau 16: Coût total de production par hectare (FCFA/ha) selon le type de semence et le niveau de mécanisation...41 Tableau 17: Coût total de production par kilogramme (FCFA/kg) selon le type de semence et le niveau de mécanisation...42 Tableau 18: Simulations...42 iii

5 SOMMAIRE INTRODUCTION...1 I RAPPEL SOMMAIRE DES TERMES DE REFERENCE DE L ETUDE CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L ETUDE OBJECTIF GENERAL DE L ETUDE OBJECTIFS SPECIFIQUES RESULTATS ATTENDUS... 4 II QUELQUES TRAITS CARACTERISTIQUES DE LA FILIERE MAÏS HISTORIQUE DE LA FILIERE MAÏS CARACTERISTIQUES DES ZONES AGRO ECOLOGIQUES TECHNIQUES DE PRODUCTION SYSTEMES DE CULTURE ET ZONES DE PRODUCTION DIAGNOSTIC III- DIFFERENTS MAILLONS DE LA FILIERE ET ENVIRONNEMENT INSTITUTIONEL PRODUCTION ET STOCKAGE COMMERCIALISATION PRIMAIRE EXPORTATION TRANSFORMATIONS ENVIRONNEMENT INSTITUTIONNEL IV- CHAINES DE VALEURS AJOUTEES ET IMPACTS ECONOMIQUES DE LA FILIERE DESCRIPTION ET CARTOGRAPHIE DES CINQ (05) CVA IMPACTS ECONOMIQUES DE LA FILIERE V- ORIENTATIONS ET PREALABLES REQUIS POUR UN BON FONCTIONNEMENT DU SYSTEME DE SOUTIEN INTERNE POUR LA FILIERE PRINCIPE DU MECANISME DE STABILISATION AMELIORER LES REGLES DE BONNE GESTION DE LA FILIERE ASSEOIR UNE BONNE GOUVERNANCE DE LA FILIERE PARFAIRE ET RATIONALISER L ORGANISATION DE LA FILIERE VI- DETERMINATION DU PRIX PLANCHER D ACHAT DU MAIS DEFINITION DEMARCHE METHODOLOGIQUE FORMULE DE DETERMINATION EXPLOITATION DES DONNEES ISSUES DE L ENQUETE CALCUL DU PRIX PLANCHER EN FONCTION DES DONNEES ISSUES DE L ENQUETE CALCUL DU PRIX FOB DU MAIS CONCLUSION REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES ANNEXES i

6 RESUME L étude prix plancher maïs réalisée au titre de cette campagne s est basée sur une enquête agricole. Cette enquête a touché environ 1500 producteurs de maïs répartis entre 150 villages sur toute l étendue du territoire national à raison de 10 exploitants tirés au hasard par village. L effectif par région tient bien sûr compte du poids des diverses régions et communes dans la production nationale du maïs. Les échantillons d exploitants sont déterminés par Département puis par Commune au prorata de la moyenne de production sur les dix dernières années. Les paramètres nécessaires à la modélisation du prix plancher, que l enquête a permis d obtenir, sont les valeurs moyennes suivantes : coût de la main d œuvre consacrée aux diverses opérations culturales, amortissement du matériel consacré par hectare aux diverses opérations culturales; consommation moyenne des divers intrants : engrais, semence, herbicide, produits de conservation et, rendement moyen national par hectare. Nous avons, en fonction des hypothèses de marge à concéder au producteur de maïs et sur la base de l exploitation des paramètres évoqués ci-dessus, les prix plancher suivants: avec une hypothèse de marge bénéficiaire nulle, le prix plancher équivaut au coût de production qui est de 113 francs pour le kilogramme de maïs, avec une hypothèse de 5% comme marge bénéficiaire, le prix plancher sera de 119 francs par kilogramme, avec une hypothèse de 10% comme marge bénéficiaire, le prix plancher sera de 125 francs par kilogramme, avec une hypothèse de 15% comme marge bénéficiaire, le prix plancher sera de 130 francs par kilogramme. ii

7 Ces prix, qui sont dans la réalité des prix bord-champ, paraissent raisonnables car en leur ajoutant les frais d approche et la marge des collecteurs-marchands, ils pourront se rapprocher des prix pratiqués sur nos marchés. Avec les marges bénéficiaires aux producteurs de 5% et de 10%, les niveaux de prix de 119 F/Kg et 125 F/Kg permettent de rentabiliser la production de maïs. iii

8 INTRODUCTION La crise alimentaire et financière qui a frappé le monde entier notamment les pays africains en 2008 et qui a compromis la sécurité alimentaire au Bénin a amené les autorités des divers pays frappés par la crise à mettre en place des mesures correctives. En effet, au lendemain de la crise, le Gouvernement béninois a pris un certain nombre de mesures. Au plan agricole, un certain nombre de programmes ont été conçus et mis en œuvre. On peut citer notamment le Programme d Urgence d Appui à la Sécurité Alimentaire (PUASA), le Projet de Diversification Agricole par la Valorisation des Vallées (PDAVV) et le Projet de Promotion de la Mécanisation Agricole (PPMA). Ces programmes ont contribué à impulser à la filière maïs, l essor actuellement perceptible. Habituellement cultivé au sud et au centre (départements de l Ouémé/Plateau, Mono/Couffo, Atlantique/Littoral et Zou/Collines), la production de maïs s est étendue aux zones de production du coton dans les régions septentrionales. Le volume de la production a franchi la barre des tonnes en 2004 (statistiques agricoles MAEP) et celle de 1 million de tonnes en 2009 C est la seule céréale pour laquelle, le Bénin dégage des excédents exportables vers les pays voisins, le Niger en l occurrence. Si un tel essor se maintient, cette filière pourrait devenir une filière d exportation tout en maintenant sa place dans la consommation intérieure et dans nos habitudes alimentaires. Dans cette perspective, l Office National de Soutien des Revenus Agricoles (ONS) par souci d anticipation sur le processus de stabilisation et de soutien interne de prix aux producteurs de cette filière, entreprend à la demande du PUASA /PDAVV, l étude pour la détermination du prix plancher d achat aux producteurs du maïs. Compte tenu de l importance que présente cette céréale aussi bien pour la sécurité alimentaire que pour l économie nationale, le Gouvernement béninois lui a accordé une place capitale dans son document de réduction de la pauvreté (SCRP, 2007). Ainsi, dans ce document le Gouvernement s est clairement fixé comme objectif (pour l horizon 2011) d accroître la production de maïs (pour passer de tonnes en 2005 à tonnes, de manière à atteindre un solde vivrier d au moins tonnes). Le maïs est également retenu comme filière prioritaire à promouvoir dans le plan stratégique de relance de secteur agricole (PSRSA, 2009) où il est envisagé à l horizon 2015, que le Bénin produise en moyenne

9 tonnes de maïs par an, et participe durablement aux échanges commerciaux de céréales dans les pays de la sous région et d ailleurs. A terme, et si les efforts actuels étaient maintenus, la filière maïs pourrait devenir la troisième économiquement porteuse à côté du coton et de l anacarde. A cet effet, cette culture a besoin d une meilleure attention de la part des acteurs qui l animent. Il reste à réorganiser et structurer la filière en veillant à la régularité et à la pérennité de l approvisionnement en intrants, de la commercialisation primaire et de l écoulement croissant vers les marchés extérieurs des surplus de production après la garantie de la sécurité alimentaire. Dans la mesure où un système de prix plancher ne peut être efficace que dans une filière organisée et structurée, l ONS dans l exercice de sa mission de soutien des revenus agricoles, en menant l étude de détermination du prix plancher/coût de production du maïs au Bénin y associe la proposition des mesures préalables ou d accompagnement nécessaires à sa mise en œuvre. 2

10 I RAPPEL SOMMAIRE DES TERMES DE REFERENCE DE L ETUDE 1.1- CONTEXTE ET JUSTIFICATION DE L ETUDE Le maïs est à ce jour la céréale la plus consommée au Bénin, loin devant le riz et le sorgho. Son importance pour la sécurité alimentaire n est donc plus à démontrer. De ce fait, il fait partie des 13 filières retenues par le PSRSA à promouvoir pour assurer la sécurité alimentaire et la croissance économique. En dépit des conditions favorables dont jouit cette culture, force est de constater que la production de maïs connaît une évolution en dents de scie qui fait fluctuer le solde vivrier de ce produit dans des proportions parfois inquiétantes. A cela, faudrait-il ajouter d importantes pertes post-récoltes (oscillant entre 30 et 40%) et une mauvaise organisation des acteurs. A la suite de la crise alimentaire de 2008 qui s est traduite par une flambée généralisée des prix des produits alimentaires, les cultures vivrières ont connu un regain d intérêt de la part des pouvoirs publics. Les actions initiées ont permis à certaines cultures vivrières comme le maïs de renouer avec une croissance régulière de leur production. Ainsi, au cours de la campagne agricole , cette culture représente 41,7% du total des emblavures avec une production qui s est accrue de 23,2% par rapport à son niveau de la campagne précédente. Toutefois, le maïs se cultive toujours dans un contexte de dégradation constante des terres, caractérisé par la persistance des méthodes traditionnelles et une méconnaissance d organisation d équipements améliorés de transformation couplée avec le faible niveau des acteurs. Cette situation se traduit par une faible valorisation du potentiel économique de cette filière face à des demandes non satisfaites pour l aviculture, la brasserie, la fabrication des farines infantiles, et provenant des pays limitrophes (Niger, Nigéria ). fabrication des farines infantiles, et provenant des pays limitrophes (Niger, Nigéria ). Dans le cadre de la promotion des filières agricoles, le MAEP a adopté depuis 2007 l approche valuelinks (Chaîne de valeurs ajoutées). Il s agit d une démarche d analyse orientée sur les marchés, qui part de la demande des produits prometteurs offrant des potentiels de croissance et des opportunités d affaires pour les pauvres. Cette démarche exige une implication de tous les acteurs actifs dans les différents maillons des filières et leur permet de définir conjointement des stratégies et des plans d actions devant soutenir la promotion de la filière. Dans le souci de conduire 3

11 les acteurs dans une vision commune de promotion de filière maïs orientée sur le marché en vue de sa contribution à l atteinte de l objectif de sécurité alimentaire du PSRSA et de création de valeur ajoutée, la DPP a inscrit dans son PTA 2010, l élaboration des stratégies et des plans d actions de cette filière. Ceci permet par ailleurs d opérationnaliser l axe majeur de promotion des filières retenues dans le PSRSA et d alimenter le cadre programmatique de son opérationnalisation. D où l intérêt et l importance de la présente étude dont les objectifs et résultats attendus sont ci-dessous déclinés OBJECTIF GENERAL DE L ETUDE L objectif général est de déterminer le prix plancher d achat au producteur de maïs OBJECTIFS SPECIFIQUES Les objectifs spécifiques se présentent comme suit : Déterminer le coût de la main d œuvre nécessaire à la production, Déterminer les consommations moyennes des divers intrants à l hectare et leur coût, Déterminer l amortissement du petit outillage à l hectare et celui du matériel de mécanisation utilisé, Déterminer le rendement moyen à l hectare, Elaborer un mécanisme de fixation de prix plancher, Déterminer le prix plancher d achat du maïs au producteur pour la campagne en cours, Etablir le coût FOB moyen de la tonne de maïs RESULTATS ATTENDUS Au terme de l étude, les résultats suivants sont disponibles : Le coût de la main d œuvre nécessaire à la production est déterminé, Les consommations moyennes des divers intrants à l hectare et leur coût sont connues, 4

12 L amortissement du petit outillage à l hectare et celui du matériel de mécanisation utilisé sont connus, Le rendement moyen à l hectare selon les cas évoqués ci-dessus est déterminé, Un mécanisme de fixation de prix plancher est élaboré avec des modèles économétriques réalistes proposés, Le prix plancher d achat du maïs est déterminé, Le coût FOB moyen de la tonne de maïs est déterminé. 5

13 II QUELQUES TRAITS CARACTERISTIQUES DE LA FILIERE MAÏS 2.1. HISTORIQUE DE LA FILIERE MAÏS Son nom vernaculaire le plus commun est maïs. Ce terme vient de l espagnol maíz, emprunté lui-même à la langue des Taínos de Haïti qui le cultivaient. De nombreux autres noms vernaculaires ont été appliqués à cette céréale, notamment blé indien, blé de Turquie et blé de Barbarie. Désuets pour la plupart, ces noms témoignent de la confusion qui a longtemps régné en Europe sur l origine de la plante. Le maïs occupe une place de choix dans l'alimentation des populations du Bénin; cela explique le niveau élevé de la production du maïs dans le pays. Après son introduction au Bénin au XVIe siècle par les Portugais, la culture du produit s'est d'abord développée dans la partie méridionale avant de s'étendre depuis une vingtaine d'années à la zone septentrionale. Néanmoins, plus de 80 % de la production sont encore assurés par la zone sud, dont environ 40 % des surfaces emblavées sont consacrés à la culture du maïs (NAGO, 1986). Malgré le caractère rudimentaire des techniques culturales, la production nationale a enregistré une hausse importante au cours des dix dernières années, passant de tonnes en à tonnes en Cet accroissement résulte principalement de la croissance démographique, de la capacité de cette céréale à s'adapter à des zones agro-écologiques diverses, de l'évolution des choix d'emballement et de l'importance du maïs dans les transactions commerciales et l'alimentation des populations dans l'ensemble du pays. Les variétés cultivées se distinguent par plusieurs caractéristiques: la durée du cycle de culture, le rendement, la couleur, la forme et la dureté du grain. Bien qu'elles aient des rendements peu élevés (750 kg/ha en moyenne contre plus de kg/ha pour les variétés sélectionnées), les variétés locales sont les plus cultivées et les plus consommées dans le pays car elles sont moins exigeantes pendant la phase culturale, se conservent mieux durant le stockage et leurs caractéristiques physico-chimiques (grains blancs et tendres en général, teneur en 1 Source : DPP/MAEP. 6

14 ZONE SUD ZONE NORD amidon élevée...), et répondent mieux aux exigences des préparations alimentaires, domestiques et artisanales. Tableau 1: Calendrier de l organisation des activités pour la production Activités Jan Fév Mar Avr Mai Juin Juil Août Sept Oct Nov Dec Semis Entretien Récolte Semis Entretien Récolte Source : ONS Les modes de récolte sont presque les mêmes d'une région à une autre. Dans les zones septentrionale et centrale où les conditions climatiques offrent des possibilités de séchage au champ et surtout sur pied, la récolte s'effectue en épis déspathés. Au sud, le mode de récolte diffère car celle-ci s'effectue dans des conditions climatiques spécifiques en grande saison (épis non secs) et surtout à cause des habitudes. La récolte s'effectue souvent en épis non déspathés CARACTERISTIQUES DES ZONES AGRO ECOLOGIQUES Le Bénin est divisé en huit zones agro-écologiques. L'extrême Nord-Bénin regroupe les communes de Malanville et de Karimama et couvre une superficie totale de 9057 Km 2 avec une population de habitants, selon les données du RGPH3. Elle compte 9843 ménages agricoles. Les systèmes de cultures reposent sur le mil et le sorgho. Le coton, le maïs, le riz, l'oignon, la pomme de terre et les cultures maraichères, le long du fleuve Niger sont des cultures secondaires de cette zone. En raison des peuplements encore faibles, les terres sont disponibles dans cette zone où on peut craindre les déséquilibres environnementaux. Zone I (Extrême Nord- Bénin) couvre les Communes de Karimama et Malanville avec une superficie de km2. Les activités économiques qui 7

15 s y mènent sont : la culture de mil, sorgho, coton, le maïs, le riz, oignon, pomme de terre et les cultures maraîchères le long du fleuve Niger, l élevage bovin et pêche ; Zone II (Zone cotonnière du Nord-Bénin) s étend sur une superficie de km2 et regroupe les Communes de Sègbana, Gogounou, Banikoara, Kandi et Kérou. Les activités économiques majeures des populations vulnérables sont : la culture de sorgho, maïs, igname et coton ; Zone III (Zone vivrière du Sud Borgou) couvre les Communes de N Dali, Nikki, Kalalé, Sinendé, Pehunco, Bembèrèkè et Kouandé avec une superficie de km2. Les activités économiques qui s y déroulent sont : Culture d igname, de coton, de maïs et d anacarde ; Zone IV (Zone Ouest Atacora) s étend sur une superficie de km2 et regroupe les Communes de Cobly, Ouaké, Boukombé, Tanguiéta, Natitingou, Djougou, Toucountouna et Copargo. Les plantes les plus cultivées sont les céréales au nord de la zone, complétées par l igname dans la partie Sud ; Zone V (Zone cotonnière du Centre Bénin) a une superficie de km2 et concernent les Communes de Bassila, Parakou, Tchaourou, Ouessè, Bantè, Savè, Savalou, Glazoué, Kétou, Djidja, Dassa et Aplahoué. Dans cette région Céréales, tubercules et légumineuses et coton sont produits deux fois au cours de l année. Zone VI (Zone des terres de barre) couvre une superficie de km2 et se rapportent aux communes ci-après : Abomey-Calavi, Allada, Kpomassè, Tori- Bossito, Zè, Djakotomé, Dogbo, Klouékanmey, Houéyogbé, Toviklin, Adjarra, Ifangni, Missérété, Avrankou, Porto-Novo, Sakété, Abomey, Agbangnizoun, Bohicon, Covè, Zakpota et Zagnanado. Maïs en tête de rotation, manioc, niébé et arachide sont les principales spéculations. Dans cette zone le régime des pluies est souvent perturbé entraînant des changements dans les cycles de production annuels Zone VII (Zone de dépression) regroupe les Communes de Pobè, Adja-Ouèrè, Toffo, Lalo et Zogbodomey et s étend sur km2. Maïs associé au manioc, au niébé, à la tomate, au piment, etc. constituent la base du système de production ; 8

16 Zone VIII (Zone des pêcheries) pour une superficie de km2 concernent les Communes suivantes : Athiémé, Grand-Popo, Bopa, Comé, Lokossa, Ouidah, So-Ava, Sèmè-Podji, Aguégués, Dangbo, Adjohoun, Bonou, Ouinhi et Cotonou. Principalement la pêche, ensuite le maïs en tête de rotation, le manioc, le niébé et les cultures maraîchères. La très faible disponibilité des terres y limite l extension de l agriculture. 9

17 Figure 1: Carte des zones agro-écologiques du Bénin 10

18 2.3. TECHNIQUES DE PRODUCTION On distingue quatre niveaux de culture du maïs au Bénin : Culture traditionnelle : petits exploitants sans utilisation d intrants exogènes. Le rendement moyen est de l ordre de 0,8t/ha ; Culture semi-intensive : utilisation de fumure minérale et de variétés améliorées. Le rendement obtenu varie de 1,5t/ha à 3 t/ha ; Culture intensive : grands exploitants et industriels, avec mécanisation et fertilisation complète. Le rendement peut aller jusqu à 5t/ha avec les variétés hybrides. Les grandes exploitations (d'environ 10 ha) se rencontrent surtout dans le septentrion et dans une faible proportion dans le sud et le centre du Bénin ; Cultures de contre-saison : dans les zones de décrue de la vallée de l Ouémé et sur les berges des rivières et cours d eau sur toute l étendue du pays SYSTEMES DE CULTURE ET ZONES DE PRODUCTION Systèmes de culture Au Bénin, le maïs est presque toujours cultivé en association avec soit le manioc, soit le sorgho, soit l'arachide, soit le niébé, à des densités très variables. Dans certaines régions, on le cultive dans un système d'alternance avec l'igname ou avec le riz. Tableau 2: Systèmes de production à base maïs Désignation Systèmes de production S 1 S 2 S 3 S 4 Maïs pur Maïs + Racines et tubercules Maïs + Coton (le coton est semé sous maïs en fin de cycle) Maïs + légumineuse Source : ONS 11

19 Zones de production La République du Bénin s'étend sur une superficie de km², dont 63 % de terres arables, avec une population de 4,74 millions d'habitants. Le pays est essentiellement agricole, avec environ 80 % de la population engagée dans les activités agricoles et para-agricoles. Le pays forme un long corridor, s'étendant en latitude entre 6 et 12 Nord, et en longitude entre 1 30' et Y Est dans la partie méridionale et entre 0 45' et 3 45' Est dans la partie septentrionale. Il connaît deux types de pluviométrie; l'un bimodal (mars-juillet et septembrenovembre), depuis la région côtière jusqu'à Savè, l'autre monomodal (mai-octobre) de Savè à Malanville, où une période d'harmattan est plus marquée de novembre à février. La pluviométrie fluctue entre 900 et mm, avec une moyenne d'environ mm. La chaîne de l'atacora est la plus arrosée (1 400 mm) et l'extrême nord et le sud-ouest sont les zones où les pluies sont moins abondantes ( mm). Les principaux types de sols rencontrés sont : les sols sablonneux immatures des côtes, occupés en majorité par les cocotiers; les sols ferralitiques ou terre de barre, appauvris et légèrement désaturés, pour la plupart surexploités, du sud. La production des palmiers à huile est fréquemment associée à celle du maïs, du manioc, de l'arachide, du niébé, etc.; les sols ferrugineux tropicaux gris et lessivés, avec des concrétions fréquentes au centre et au nord du pays. Ces sols se prêtent bien à la production du maïs, du manioc, de l'arachide, du voandzou, du sorgho, du millet, du niébé, etc. La République du Bénin jouit de conditions favorables au développement de plusieurs cultures, dont les céréales, parmi lesquelles le maïs occupe le premier rang. 12

20 Le maïs (Zea mays L.) est la principale céréale intervenant dans l'alimentation des populations au Bénin. Habituellement cultivé au sud et au centre (Ouémé, Mono, Atlantique et Zou), le maïs tend à se développer dans les régions septentrionales (surtout dans le Borgou), où autrefois seul le maïs jaune était cultivé pour les périodes de soudure. Il est consommé sous diverses formes: épis grillés ou bouillis (maïs frais); grains torréfiés sous forme de semoules; farine pour la préparation de l'akassa, pâtes, galettes, etc., grains humidifiés pour la production de mawé ou ogui (farine fermentée traditionnelle) servant de farine de base pour la préparation de diverses bouillies d'akassa, d'akpan, etc DIAGNOSTIC Contraintes majeures De nombreuses contraintes doivent être levées pour faire émerger la filière maïs au Bénin. Parmi les principaux facteurs qui entravent la production du maïs au Bénin, on peut citer: le développement de la filière maïs ne s appui pas sur un marché d écoulement suffisamment incitatif; le manque de technologies adaptées à la conservation traditionnelle des produits de récolte; le manque de variétés améliorées adaptées aux systèmes culturaux des producteurs, aux goûts des consommateurs et aux technologies locales de transformation; les contraintes biologiques liées aux maladies (striure, rouille), aux insectes (foreurs de tige et d'épis et prédateurs des denrées stockées) et les mauvaises herbes, dont principalement le striga; les difficultés d'adoption par une grande majorité de producteurs des nouvelles technologies (densité de semis, fumure, technologies post récolte, etc.) appropriées aux variétés améliorées; une politique très timide de diversification et d'utilisation du maïs et de ses sous-produits 13

21 l amenuisement des moyens financiers et l insuffisance du personnel d encadrement au niveau des CeRPA (Centre Régional pour la Promotion Agricole) risquent d amplifier les dysfonctionnements observés en amont (semences, intrants, encadrement, politique d accès au crédit) et en aval (maîtrise de la post-récolte, organisation de la commercialisation, conditionnement, contrôle qualité) dans la plupart des filières. une production nationale destinée essentiellement à l auto consommation, l inexistence d exigences spécifiques sur la traçabilité du produit au plan national et sous régional, l insuffisance des industries de transformation ; l insuffisance de l approvisionnement en semences améliorées ; le taux faible taux de récupération des crédits intrants mis en place ; et non des moindres, le manque de moyen financiers des producteurs pour acheter au comptant les intrants Atouts majeurs Les atouts majeurs de la filière maïs sont : le Bénin dispose d une grande variété de dérivés issus du mais; le tissu de production est constitué de nombreux petits producteurs et groupements de transformateurs qui ont besoin d être assistés, informés, guidés, aussi bien dans le choix des cultures et des sols, que dans le choix des semences, des engrais, des méthodes de traitement des cultures et des techniques de stockage, etc ; la production des semences de maïs est scientifiquement et techniquement mieux maîtrisée. Les semences de maïs sont disponibles dans certaines localités. Cependant, les producteurs préfèrent prélever sur leur récolte, les semences de maïs; la disponibilité des intrants : la disponibilité et l accès aux engrais spécifiques et produits phytosanitaires étaient étroitement liés à la gestion des intrants de la filière coton ; les mêmes intrants (engrais et produits phytosanitaires) sont souvent utilisés dans les autres filières de production ; le Sofagrain, importé de la Côte d Ivoire est peu accessible depuis un certains nombre d années. 14

22 Depuis l avènement du PUASA-PDAVV, beaucoup de producteurs reçoivent gratuitement des semences améliorées de maïs et des engrais à crédit. III- DIFFERENTS MAILLONS DE LA FILIERE ET ENVIRONNEMENT INSTITUTIONEL 3.1. PRODUCTION ET STOCKAGE Le maïs constitue la principale céréale cultivée au Bénin. Il représente une composante importante du régime alimentaire des populations du Sud Bénin qui y consacrent une large part de leurs superficies. En 2000, la culture du maïs occupait environ 73% des superficies totales cultivées en céréales. La culture de maïs est devenue depuis quelques années une culture de rente avec des transactions bien établies entre producteurs et entreprises de transformation d une part et entre le Bénin et les pays voisins d autre part. Sa production initialement limitée au Sud et au Centre du pays, s est largement étendue au Nord. La culture du maïs se singularise par la très large extension de son aire de culture due à la grande facilité d adaptation de la plante et de sa grande consommation. Le maïs représente environ 75% de la production céréalière au Bénin. La croissance annuelle de sa production est d environ 5%. D après les travaux existants et les statistiques de production disponibles, la production du maïs a enregistré un boom important au cours des quarante dernières années. De tonnes au début des années 70, la production nationale du maïs a atteint en 2009, plus d un million de tonnes ( ). Il en est de même du rendement qui a connu aussi d amélioration passant de 600kg/ha en moyenne en 1970 à 1,4t/ha en Les graphiques 1 et 2 ci-dessous sont illustratifs de telles évolutions. Figure 2 : Evolution de la production du maïs de 1970 à

23 Figure 3: Evolution du rendement du maïs de 1970 à 2010 Source : MAEP Le maïs récolté pendant la première saison des pluies dans la partie sud du pays est porté directement sur les marchés locaux. Il faut stocker pour procéder à un approvisionnement contrôlé du marché. Ce même besoin de contrôle est indispensable pendant la période de soudure, où la pénurie de la denrée est énormément ressentie par les populations. Le stockage apparaît comme une nécessité pour maintenir les prix et favoriser à la fois les producteurs et les consommateurs. Le maïs est stocké: dans des greniers traditionnels construits à partir de la paille, du bambou, de branchages ou de roseaux (épis non déspathés); dans des cribs métalliques ou artisanaux (épis déspathés); dans des sacs de jute (grains ou épis déspathés) dans des jarres (grains); dans des fûts métalliques ou dans des containers en matière plastique hermétiquement fermés (grains). Une répartition de la production nationale du maïs dénote de la forte délocalisation de la production du maïs vers les régions du nord (Borgou et Atacora). En effet, d une production d environ 8% de la production nationale au début des 16

24 années 70, les régions nord du Bénin totalisent en 2009, près de 35% de la production nationale avec une forte progression pour le département du Borgou. Les graphiques 4 et 5 en sont évocateurs. Figure 4: Répartition spatiale de la production cumulée de maïs au Bénin de Figure 5: Répartition spatiale de la production cumulée de maïs au Bénin de COMMERCIALISATION PRIMAIRE Cette modalité est la plus pratiquée, tant par les femmes des producteurs et les productrices elles-mêmes que par les commerçants. Elle s'effectue suivant la demande et selon une multitude de circuits commerciaux tels que: les lieux de collecte (maisons ou champs producteurs) les lieux de distribution (magasins d'entrepôts ou marchés). C'est surtout dans les grands centres urbains que le commerce du grain de maïs est le plus florissant. 17

25 Figure 6: Flux national de commercialisation du maïs grain Source : MAEP Prix du maïs Dans les régions de forte production, le maïs est porté sur le marché et les prix s'effondrent. Il faut donc stocker pour procéder à un approvisionnement contrôlé du marché, c'est-à-dire à un contrôle des prix. Ce contrôle est aussi indispensable 18

26 pendant la période de soudure, où la pénurie de la denrée conduit à une flambée des prix intolérable pour les consommateurs. Les prix pratiqués par les producteurs varient non seulement suivant les zones de production, mais, surtout, suivant le type de commerçant. D'une façon générale et selon les données de la Direction du contrôle et du conditionnement des produits agricoles, les prix mensuels pratiqués sur les principaux marchés varient énormément d'une année à une autre. Cependant, on observe généralement les prix maximaux en mai et juin au sud et au centre et en juillet et août au nord. Les bas prix sont observés pendant ou juste après la récolte, surtout dans le sud Prix actuel sur les marchés nationaux: (FCFA) du mais, blanc Les fluctuations de prix enregistrés au cours de l année 2010 sont représentées par le graphique suivant. Figure 7: Fluctuations mensuelles du prix de maïs en à La figure ci-après présente l évolution des prix annuels moyens du maïs de 19

27 Figure 8: Evolution des prix du maïs de 1990 à 2010 Ce graphique montre que les prix fluctuent d une année à une autre avec une tendance à la hausse EXPORTATION L exportation se fait de manière informelle en direction des pays comme le Gabon, la Guinée Equatoriale, le Niger. Tableau 3: Quantité exportée de maïs par le cordon douanier et sa valeur en FCFA au cours des dix dernières années au Bénin 20

28 Le Bénin exporte également de faibles quantités de maïs (environ tonnes en 2000 et tonnes en 2010) variables selon les années et les demandes des pays voisins. Les quantités exportées constituent une ponction sur l offre locale entraînant parfois des pénuries dans certaines régions du pays, souvent compensées par des importations de maïs et de provendes. Les tableaux 5.2 et 5.3 ci-dessous donnent un aperçu sur les tonnages de maïs exportés et importés au Bénin de 2000 à 2010 ainsi que la valeur en FCFA de ces transactions. Tableau 4: Quantité importée de maïs par le cordon douanier et sa valeur en FCFA au cours Figure 9: Quantité (T) cumulée exportée de maïs par le cordon douanier au Bénin de 21

29 La destination des quantités exportées de maïs béninois, dénote comme l illustre le graphique ci-dessus que le Niger représente de loin, le pays où le maïs grain du Bénin atterrit le plus dans la sous-région avec plus de tonnes pour la seule année 2010 (jusqu à fin octobre 2010). Viennent ensuite et par ordre d importance, le Togo (324 tonnes) et les pays de l Afrique centrale avec des quantités cumulées de maïs avoisinant 110 tonnes entre Il s agit respectivement de : Cameroun (50 tonnes), R.D Congo (25 tonnes), Congo Brazzaville (19 tonnes) et le Gabon (17 tonnes). Quant aux pays de provenance des quantités importées de maïs, les Etats- Unis, l Argentine et l Afrique du Sud, représentent par ordre d importance, les trois pays d où le Bénin importe principalement le maïs grain. Ces trois pays totalisent plus de 93% de la quantité importée de maïs au Bénin au cours des dix dernières années avec respectivement 62,03% pour les USA, 19,33% pour l Argentine et 12,03% pour l Afrique du Sud 3.4. TRANSFORMATIONS Les produits de transformation des pâtes fermentées Massa: pâte acide obtenue par cuisson de l'ogui ou du mawè après addition d'eau. Liho (en fon): la pâte fermentée ogui est cuite à moitié puis façonnée en bouillie, emballée dans des feuilles végétales et cuite à la vapeur pendant une heure. Gowé (en fon): pâte obtenue à partir de la farine du maïs germé et séché, mélangé au maïs ordinaire dans un rapport de 1 à 4. Le produit obtenu est fermenté et légèrement sucré. Couscous de maïs (en mina: yèkè-yèkè), obtenu à partir du mawè et de la farine de maïs ordinaire. Les granules obtenus sont cuits à la vapeur. Les autres produits obtenus à partir du mawè ou de l'ogui sont: aklui (bouillie avec des grumeaux mous) et koko (bouillie sans granules ni grumeaux). Les boissons de maïs Bière de maïs ou chakpalo: obtenue à partir du malt cuit et tamisé. 22

30 Liqueur à base de maïs, ou sodabi - eau de vie obtenue àpartir de la distillation de la bière de maïs très fermentée. L'utilisation industrielle Au Bénin, la petite industrie utilise le maïs pour la fabrication des aliments infantiles et de la provenderie. Les formes d'utilisation du maïs L'importance du grain de maïs provient des multiples types de transformation qu'il subit, que ce soit en transformation traditionnelle ou industrielle. Au Bénin, les écotypes locaux de maïs sont très souvent utilisés pour les diverses transformations. Les produits traditionnels de première transformation Maïs grillé: l'épi déspathé est grillé, puis consommé soit seul, soit associé avec l'amande de coco ou l'arachide grillée. Maïs bouilli: l'épi, déspathé ou non, est bouilli et consommé comme le maïs grillé. Le maïs grain sec peut être cuit jusqu'à éclatement (bokoun en fon) et consommé avec de l'arachide grillé ou bouillie. Les farines: farine ordinaire obtenue à partir des grains secs moulus; Farine de grains torréfiés obtenue à partir des grains ayant subi une cuisson à sec; Farine légèrement humide et fermentée puis séchée, obtenue après mouture de grains trempés, décortiqués, et vannés. Ces farines constituent des produits semi-finis pour la fabrication d'autres produits. Les pâtes fermentées: Ogui (en yoruba) obtenu à partir de grains précuits trempés dans de l'eau à C pendant environ 8 à 10 heures. La pâte obtenue après mouture est tamisée à l'eau afin de recueillir l'amidon, qui subit une fermentation de 2 à 5 jours; 23

31 Mawè (en fon) obtenu à partir d'un broyat tamisé à l'eau ou à sec afin d'éliminer le son. Le broyat traité est trempé dans de l'eau pendant 3 à 4 heures puis moulu. Le produit obtenu additionné à l'eau puis pétri en pâte est fermenté durant 2 à 7 jours. Ces pâtes fermentées servent à plusieurs préparations culinaires. Les produits traditionnels de deuxième transformation Pâte cuite ordinaire (en fon owo; en baatonou dibou; en dendi: hâbourou etc.), obtenue à partir du mélange de la farine sèche de maïs et de l'eau à une certaine température. Pâte à huile assaisonnée (en fon: amiwo), obtenue à partir du mélange de la farine sèche de maïs et de la sauce (poulet, viande, poisson, etc.) à une certaine température. Galettes de maïs (en fon: akléklé), obtenues à partir d'une bouillie cuite (1/3 de farine de maïs) salée et sucrée puis consolidée par de la farine sèche. Le produit obtenu est frit à l'huile. Abia de maïs, obtenu à partir du mélange de farine de maïs torréfié, d'huile de palme, d'eau chaude et de condiments. Le produit obtenu est emballé dans des feuilles de bananier et cuit à la vapeur ENVIRONNEMENT INSTITUTIONNEL Plusieurs acteurs interviennent dans le secteur agricole à savoir l Etat, les Organisations professionnelles agricoles et le secteur privé. L Etat, à travers les différents services techniques, les directions et offices sous tutelle du Ministère de l Agriculture, de l Elevage et de la Pêche (MAEP), et du Ministère de l Industrie et du Commerce (MIC) élaborent et assurent le suivi de l exécution de la politique de développement de la filière selon les missions définies pour chacun d eux. 24

32 Le Programme d Urgence et d Appui à la Sécurité alimentaire (PUASA) mis en place et mis en œuvre au lendemain de la crise alimentaire de 2008 par le gouvernement béninois, constitue le véritable programme d appui à la promotion des filières maïs et riz particulièrement la production de ces deux céréales. Ce programme a mis en effet, à la disposition des producteurs, des semences à titre de subvention, des engrais chimiques sous forme de crédit remboursable en nature (maïs) après récolte et du numéraire (60 000FCFA/ha) à titre de subvention pour des aménagements sommaires sur les sites inondables de production de maïs. Le programme achète également et au prix du marché le maïs récolté chez les producteurs désireux de vendre leur récolte. La SONAPRA, une autre structure d Etat et de promotion agricole, accompagne les producteurs de maïs avec les mêmes conditionnalités presque que celles offertes par le PUASA. Les organisations professionnelles en pleine émergence dans les divers sous secteurs, jouent un rôle important dans la production, la transformation et la commercialisation. Les opérateurs privés notamment les commerçantes grossistes des grands marchés urbains, à travers diverses associations professionnelles, interviennent de plus en plus pour l organisation des activités en amont et en aval de la filière. Les organisations professionnelles propres à la filière maïs sont surtout constituées par les Groupements de producteurs de maïs grain et de semences de maïs. Concernant l organisation des producteurs proprement dite, la spéculation maïs fait partie du système d exploitation dans le cadre d un assolement où le maïs occupe la tête d assolement dans le sud-bénin et vient après le coton dans la région nord-bénin. L'organisation au niveau de l'approvisionnement en intrants reste encore embryonnaire et assurée par quelques unions communales des producteurs (UCP). L'organisation au niveau du stockage et de la commercialisation est par contre assurée en grande partie par les acteurs du secteur privé mais également par l ONASA. Certains groupements de paysans ont bénéficié pour le stockage des produits tels que le maïs, de la mise en place des magasins communs villageois initiés par des projets & programmes dont le PAGER, PROMIC, PADMOC, PADRO, etc. 25

33 IV- CHAINES DE VALEURS AJOUTEES ET IMPACTS ECONOMIQUES DE LA FILIERE 4.1. DESCRIPTION ET CARTOGRAPHIE DES CINQ (05) CVA La promotion de la filière maïs orientée sur le marché en vue de sa contribution à l atteinte de l objectif de sécurité alimentaire du PSRSA et de création de valeur ajoutée a conduit la Direction de la Programmation et de la Prospective du MAEP en collaboration avec la GTZ et particulièrement le PRoCGRN, a initié et organisé divers ateliers en vue de l élaboration des stratégies et des plans d actions de cette filière. Ce qui permettra d opérationnaliser l axe majeur de promotion de cette filière et d alimenter le cadre programmatique de son opérationnalisation. Dans ce cadre, l atelier tenu à Ouidah le mercredi 05 mai 2010 au cours duquel une trentaine d acteurs clés de la filière ont participé, a unanimement sélectionné les 5 CVA suivantes et dont les caractéristiques sont ci-dessous décrites Mais jaune pour usine d aliment de bétail pour le marché local ; Maïs grain pour le marché local ; Maïs grain pour le marché sous régional ; Farine améliorée de Maïs (infantile, adulte, malades) pour le marché local, régional et international ; Gritz de maïs pour la brasserie. La présente étude prend en compte deux chaines de valeurs : Maïs grain pour le marché local et Maïs grain pour le marché sous régional La plupart de ces CVA sont également retenues et choisies par la CEDEAO dans le cadre du projet d amélioration de la productivité agricole en Afrique de l Ouest. 26

34 Figure 10: Création de la Valeur Ajoutée le long d une CVA Figure 11: Cartographie des acteurs de la CVA maïs grain pour le marché local 27

35 Vision : A l horizon 2015, au moins 25% de la production nationale de maïs grain respectueuse de l environnement est exporté sur le marché sous régional tout en assurant la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et l augmentation des revenus des productrices/producteurs. Figure 12: Cartographie des acteurs de la CVA maïs grain pour le marché sousrégional Vision : A l horizon 2015, au moins 25% de la production nationale de maïs grain respectueuse de l environnement est exporté sur le marché sous régional tout en assurant la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations et l augmentation des revenus des productrices/producteurs. 28

36 4.2. IMPACTS ECONOMIQUES DE LA FILIERE Contribution de la filière à la richesse nationale Le maïs joue un rôle important dans l économie béninoise. La production nationale, estimée à tonnes, pour une superficie totale de ha de terres cultivées(campagne agricole ). Sur la base d un coût moyen plancher de FCFA la tonne de maïs grain, la production nationale de maïs aurait contribué à plus de 100 milliards de FCFA au PNB du Bénin. Sur la base des résultats précédents, le maïs grain aurait contribué pour 40% en moyenne àla création de la richesse ou de la valeur ajoutée pour les 5 CVA étudiée. Ainsi, le maïsproduit et vendu par les producteurs béninois aurait contribué à plus de quarante milliards( ) de francs CFA à la création de la richesse nationale. Soit 9 % environ dupib agricole au prix constant (440,5 milliards moyenne ) Contribution à la sécurité alimentaire Au Bénin, le maïs est la 1ère base alimentaire des populations du Bénin. Plus de 70 % des populations du Sud et Centre-Bénin, se nourrissent de la pâte de maïs le soir et de la bouillie de maïs le matin. Il entre progressivement et solidement depuis quelques décennies, dans l alimentation des populations du Nord-Bénin, surtout en période de soudure de l igname où sa farine parfois mélangée à celle du manioc, sert à préparer de la pâte. Il est à noter que 43 mets locaux sont à base de maïs qui constitue de ce fait, la principale céréale cultivée au Bénin et contribue d une façon significative à la satisfaction des besoins alimentaires de base de la population mais également pour l alimentation du bétail et donc pour l élevage. Sa production est excédentaire de tonnes en hypothèse de forte consommation en 2009 et tonnes en hypothèse de faible consommation. Sur le plan national, la consommation moyenne par habitant et par an est de 69 kg et La consommation par habitant et par an est la plus élevée dans le département de l'ouémé (103 kg/habitant/an), puis dans celui du Mono (96 kg/habitant/an), et enfin dans celui de l'atlantique (92 kg/habitant/an). Les autres départements se situent en dessous de la moyenne (69 kg/habitant/an). 29

37 Le maïs au cours de ces cinq dernières années a été la principale céréale qui a contribué à la réduction de l insécurité alimentaire. Il a dégagé au cours des 5 dernières années un surplus de production en 2009 comme le témoigne le tableau ci-dessous qui fait pratiquement le double de la moyenne des cinq dernières années Evolution du bilan vivrier pour le maïs sur les cinq dernières années Le Bénin a dégagé au cours des cinq dernières années, un solde vivrier positif de maïs avec un tonnage moyen de tonnes entre Le tableau ciaprès montre l évolution du solde vivrier de maïs sur la période. Tableau 5: Evolution du bilan vivrier du maïs sur les cinq dernières SOURCE : ONASA V- ORIENTATIONS ET PREALABLES REQUIS POUR UN BON FONCTIONNEMENT DU SYSTEME DE SOUTIEN INTERNE POUR LA FILIERE A l instar de la filière coton du Bénin, la mise en œuvre de règles de soutien interne à la filière maïs nécessite des préalables à observer par les acteurs et des orientations claires à faire pour le succès. Tout mécanisme de stabilisation et de soutien de prix a toujours été fortement lié au mécanisme de formation de prix ; en d autres termes on ne saurait dissocier la formation de prix du mécanisme de stabilisation et ce dans un contexte donné. On peut noter en général les principaux préalables ci-après : 5.1 PRINCIPE DU MECANISME DE STABILISATION Pour un bon fonctionnement de tout mécanisme de stabilisation, les préalables ciaprès sont nécessaires : l applicabilité des règles à toutes les fonctions et à tous les acteurs de la filière, la garantie de l achat d une importante proportion de la production marchande par les transformateurs et les exportateurs quelles que soient les conditions du marché international, 30

38 la garantie de la vente de toute la production par les producteurs, le principe de deux prix : la garantie d un prix plancher pour tenir compte du compte d exploitation du producteur et la détermination d un prix d achat qui tient compte des conditions du marché international, le partage des avantages et des risques de la filière par tous les acteurs, le principe de la complémentarité et de la solidarité des acteurs, le principe de la séparation des fonctions pour une professionnalisation. (distinguer les structures techniques opérationnelles de celles de concertation, de gestion et d études), une gestion paritaire du mécanisme de stabilisation entre l état et les acteurs privés, l identification d une structure acceptée de tous les acteurs responsables de la gestion du mécanisme. 5.2 AMELIORER LES REGLES DE BONNE GESTION DE LA FILIERE Il est important qu au sein de la filière où cohabiteront le secteur privé et l Etat, que le rôle de chaque acteur soit clairement défini. Cela contribuera à la sécurisation des opérations et des acteurs. Chaque acteur doit tenir compte de ses compétences et jouer pleinement les rôles qui lui sont dévolus au sein de la filière. Il est nécessaire qu un climat de coopération étroite et harmonieuse s instaure entre l état et les autres acteurs de la filière et viser ensemble la rentabilité globale de la filière. Optimiser l activité de tous les acteurs (producteurs, acheteurs, transformateurs, exportateurs) en vu d éliminer à tous les niveaux les surcoûts. Au besoin, des mesures incitatives doivent être prises par l état pour encourager les acteurs. 5.3 ASSEOIR UNE BONNE GOUVERNANCE DE LA FILIERE Cette exigence demande que les acteurs à qui sont dévolues les fonctions à quel que niveau que se soit le fassent avec efficacité et diligence. Les abus ou excès doivent être évités. Il s agira de rationaliser l organisation de la filière dans le sens de la professionnalisation des acteurs. 31

39 Les dysfonctionnements observés au sein de la filière coton doivent servir de leçons pour ne pas transposer les mêmes erreurs dans la filière maïs en pleine évolution. 5.4 PARFAIRE ET RATIONALISER L ORGANISATION DE LA FILIERE L état d organisation actuel de la filière maïs mérite qu une plus grande attention lui soit accordée. En effet toute filière agricole qui prétend exporter sa production sur le marché international doit répondre à des critères précis d organisation au niveau de tous les acteurs qui animent la filière.il est donc souhaitable que l état s investisse dans l organisation de la filière maïs comme s était le cas pour la filière coton Principes directeurs d orientation Une filière agricole se définit comme étant l ensemble des activités productrices qui, de l amont à l aval, alimentent un marché final déterminé. Une filière est d abord un système, c est à dire un ensemble d éléments en interaction dynamique, organisé en fonction d un but. La filière comprend différents intervenants, aussi appelés agents, acteurs, opérateurs ou participants, qui pratiquent des activités économiques ou non, de recherche, de vulgarisation, de production, de transformation, de commercialisation, d exportation. Pour qu on parle de filière organisée, il faut qu il existe un ensemble d opérateurs (producteurs, commerçants et prestataires de services) qui soient organisés, et un ensemble de procédures ou de pratiques, qui soient homogènes, pour permettre la production et l écoulement du produit aux consommateurs dans des conditions économiques satisfaisantes. La notion de filière requiert donc une certaine solidarité entre les divers maillons que sont les acteurs. Il en découle qu au sein de la filière le principe de partage des gains et des pertes par tous les acteurs et ce au prorata des moyens mis en œuvre par chacun soit accepté de tous. Autrement dit, si les conditions d exploitation de la filière sont bonnes, tous les acteurs doivent pouvoir le ressentir à travers les avantages à en tirer. Si à l inverse, les conditions se dégradent, tout les acteurs doivent accepter de supporter les conséquences. 32

40 5.4.2 Rationaliser le système de commercialisation La rationalisation du système de commercialisation du maïs passe par les actions ci-après : la réduction de la chaîne de commercialisation ; le respect du prix plancher fixé par les acteurs (producteurs et exportateurs) et homologué par l état ; le respect des principes de base organisationnelle adoptés par tous les acteurs de la filière la professionnalisation des acteurs de la filière maïs du Bénin impliqués dans la production, la transformation et le processus de commercialisation. Dans la pratique de commercialisation primaire du maïs les trois aspects cidessus sont indispensables pour une rationalisation effective au sein de la filière Préoccupations à prendre en compte Les préoccupations à prendre en compte comprennent: la possibilité de détermination des résultats des acteurs sans recourir outre mesure à leurs comptabilités, l annonce avant le début de la campagne de commercialisation du prix d achat aux producteurs déterminé en tenant compte des normes et des possibilités offertes par le marché mondial, la possibilité d une constitution de réserves de stabilisations basée sur la quantité commercialisée, la participation de tous les acteurs (Producteurs, transformateurs et exportateurs) à la constitution des réserves de stabilisation, la détermination du niveau des réserves au regard des objectifs poursuivis. 33

41 VI- DETERMINATION DU PRIX PLANCHER D ACHAT DU MAIS 6.1. DEFINITION La notion de prix plancher traduit la politique de garantir au producteur un revenu minimum lui permettant de couvrir au moins ses charges d exploitation quelles que soient les conditions de vente. Cette notion n est valable que dans un contexte où il ya une structure d exploitation de la filière ou à défaut des structures de collecte du maïs sur toute l étendue du territoire national dans le but de pratiquer la politique d unicité de prix d achat. La connaissance de ce prix permet au producteur de prendre la décision de produire ou non DEMARCHE METHODOLOGIQUE Pour la détermination du prix plancher d achat du maïs, une formule économétrique simple prenant en compte un certain nombre de paramètres issus d enquête agricole est tout à fait indiqué. L enquête agricole permettant de déterminer dans un premier temps les paramètres nécessaires, réalisée au titre de cette campagne , a touché environ 1500 producteurs de maïs répartis entre 150 villages sur toute l étendue du territoire national à raison de 10 exploitants tirés au hasard par village. L effectif par région tient bien sûr compte du poids des diverses régions et communes dans la production nationale du maïs. Les échantillons d exploitants sont déterminés par département puis par commune au prorata de la moyenne de production sur les dix dernières années. Les bases de sondages sont soient les listes de producteurs retrouvées auprès des secrétaires des Groupements Villageois des Producteurs de Coton (puisque les cotonculteurs sont aussi producteurs de maïs), soit le répertoire des producteurs encadrés par les Conseillers en Production Végétale. Les producteurséchantillons au niveau village sont tirés au hasard en fonction de la technique de sondage enseignée lors de la formation. Les paramètres, que l enquête effectuée avec la collaboration des CeRPA, de la Coopérative Béninoise de Matériels Agricoles (COBEMAG) et des 34

42 Organisations Professionnelles Agricoles a permis de déterminer, sont les valeurs moyennes : du coût de la main d œuvre consacrée aux diverses opérations culturales, de l amortissement du matériel consacré par hectare aux diverses opérations culturales; de la consommation moyenne des divers intrants : engrais, semence, herbicide, produits de conservation et, du rendement moyen national par hectare. NB : La recherche documentaire a permis de compléter les informations issues de l enquête surtout en ce qui concernent les généralités sur la filière maïs au Bénin 6.3. FORMULE DE DETERMINATION La formule de détermination du prix plancher d achat du maïs proposée est la suivante : Il est déterminé en tenant compte des paramètres ci-après: les coûts obtenus par enquête auprès des producteurs en milieu paysan pour la main d œuvre nécessaire à la culture du maïs en tenant compte des diverses opérations culturales, les consommations moyennes des divers intrants (engrais, semence, herbicide, produit de conservation), le rendement moyen au champ, l amortissement du petit outillage obtenu par enquête auprès des producteurs ou tout autre service compétent en la matière, La détermination du prix plancher à bonne date renforce le climat de partenariat et d affaire entre les différents acteurs de la filière (producteurs, transformateurs acheteurs et exportateurs éventuels). 35

43 Le prix plancher est déterminé à partir de la formule ci-après: Pp = [ ( CMo +Ao + *1) * (1+tx) ] /Rt où Pp = prix plancher, CMo = coût de la main d œuvre par hectare, Ao= amortissement du matériel utilisé par hectare, Qi= consommation moyenne de l intrant de type i à l hectare, Ti = prix du kilogramme de l intrant de type i par hectare, Tx= la marge bénéficiaire accordée au producteur (15% par exemple). Rt= rendement moyen au champ du maïs en tonne par l hectare EXPLOITATION DES DONNEES ISSUES DE L ENQUETE Les principaux paramètres utiles et obtenus à travers la collecte des données opérées sur l ère de production du maïs au mois de décembre 2010 se présentent comme suit : Brève présentation de l'échantillon Le tableau ci-après présente, par département, l effectif, la superficie, la production et le rendement obtenu au niveau de l échantillon. Tableau 6: Présentation de l'échantillon Régionss Département Effectif Pourcentage Pourcentage Superficie Production Rendement cumulé (ha) (tonne) (tonne/ha) NORD ALIBORI ,78 10,78 991, ,600 1,810 BORGOU ,39 26, , ,565 1,616 ATACORA 89 5,96 32,13 176, ,850 1,562 DONGA 34 2,28 34,40 64, ,960 1,976 SUD COLLINES 108 7,23 41,63 374, ,513 0,823 ZOU 61 4,08 45,72 179, ,475 1,227 COUFFO 91 6,09 51,81 110,420 81,261 0,736 PLATEAU ,69 75, , ,196 0,951 ATLANTIQUE ,78 88,29 690, ,425 1,403 MONO 114 7,63 95,92 113,485 91,515 0,806 OUEME 61 4,08 100,00 158, ,635 1,002 Total National , , ,995 1,360 Source : Enquête ONS 36

44 Le rendement moyen national obtenu à l issue de l enquête est de 1360 kilogrammes par hectare Rendement selon le type de culture et le niveau de mécanisation Les rendements les plus élevés ont été enregistrés au niveau de la culture pure et des exploitations ayant reçu un appui du PUASA-PDAVV. Tableau 7: Rendement par région selon le type de culture et le niveau de mécanisation Régions Paramètres Culture pure Type de culture Culture associée Total Culture mécanisée Niveau de mécanisation Culture Culture attelée manuelle NORD Production (T) 3 695, , , , , , ,975 Superficie (Ha) 2 035, , , , , , ,500 Rendement 1,815 1,074 1,702 2,038 1,696 1,265 1,702 SUD Production (T) 1 982, , , ,414 23, , ,020 Superficie (Ha) 1 863, , , ,800 17, , ,155 Rendement 1,064 1,036 1,055 1,187 1,391 1,040 1,055 Total NATIONAL Production (T) 5 678, , , , , , ,995 Superficie (Ha) 3 899, , , , , , ,655 Rendement 1,456 1,048 1,360 1,789 1,693 1,073 1,360 Source : Enquête ONS Rendement selon le type de semence et l'appui du PUASA-PDAVV L analyse des données montre que le rendement du maïs amélioré est nettement meilleur à celui du maïs local : près de 363 points d écart. Tableau 8: Rendement par région selon le type de semence et l'appui du PUASA-PDAVV Régions Type de semence Appui du PUASA-PDAVV Paramètres LOCALE AMELIOREE Total OUI NON Pas de réponse Régions NORD Production (T) 2 372, , , , , , ,975 Superficie (Ha) 1 540, , , , , , ,500 Rendement 1,541 1,989 1,702 1,898 1,665 1,681 1,702 SUD Production (T) 1 923, , , , , , ,020 Superficie (Ha) 1 917, , , , , , ,155 Rendement 1,003 1,182 1,055 0,981 0,698 1,157 1,055 Total NATIONAL Production (T) 4 296, , , , , , ,995 Superficie (Ha) 3 458, , , , , , ,655 Rendement 1,242 1,605 1,360 1,514 1,465 1,189 1,360 Source : Enquête ONS Total Total 37

45 L écart entre le rendement des producteurs encadrés par le programme PUASA-PDAVV et ceux non encadré est seulement de 50 points et s explique par le fait que le programme, compte tenu des impayés sur intrants au titre de la campagne précédente, n a pas mis en place les intrants au titre de la campagne Temps des travaux culturaux Pour la culture du maïs, à l hectare, il faudrait consacrer en moyenne 118 hommes-jours comme main d œuvre pour toutes les opérations culturales. Les semences améliorées et la culture manuelle nécessitent un peu plus de main d œuvre. Tableau 9: Temps des travaux culturaux par hectare (H.J/ha) selon le type de semence et le niveau de mécanisation Type de semence Régions LOCALE AMELIOREE Total Culture mécanisée Niveau de mécanisation Culture Culture attelée manuelle NORD SUD Total NATIONAL Source : Enquête ONS Coût des opérations Le coût des diverses opérations culturales est évalué en moyenne à francs par hectare. Les coûts les plus élevés sont enregistrés pour la semence locale et la culture mécanisée. Tableau 10: Coût des opérations par hectare (FCFA/ha) selon semence et de mécanisation Type de semence Régions LOCALE AMELIOREE Total Culture mécanisée Niveau de mécanisation Culture Culture attelée manuelle le type de NORD SUD Total NATIONAL Source : Enquête ONS Amortissement du matériel Le matériel utilisé pour les opérations culturales est amorti à hauteur de francs par hectare. Total Total 38

46 Tableau 11: Amortissement du matériel par hectare (FCFA/ha) selon le type de semence et de mécanisation Type de semence Régions LOCALE AMELIOREE Total Culture mécanisée Niveau de mécanisation Culture Culture attelée manuelle NORD SUD Total NATIONAL Source : Enquête ONS Consommation d'engrais et de semences La consommation moyenne d engrais est de 114 kg/ha (67 kg/ha de NPK et 47 kg/ha d Urée). En moyenne, les exploitants utilisent 18 kg/ha de semences par hectare. Tableau 12: Consommation d'engrais et semence par hectare (Kg/ha) selon le type de semence et le niveau de mécanisation Régions Type de semence Quantiité (Kg/ha) LOCALE AMELIOREE Total Culture mécanisée Niveau de mécanisation Culture Culture attelée manuelle NORD NPK Urée Semence SUD NPK Urée Semence Total NATIONAL NPK Urée Semence Source : Enquête ONS La consommation d engrais est élevée pour la semence améliorée (161 kg/ha) et pour la culture attelée (237 kg/ha). Les données de l enquête montrent que ce sont les exploitations agricoles pratiquant la culture attelée qui utilisent les plus grandes quantités d engrais à l hectare, soient 129 Kg de NPK et 108 Kg d Urée. Elles sont suivies par celles qui utilisent des engins motorisés (95 Kg de NPK et 53 Kg d Urée). Les exploitations en cultures manuelles utilisent le moins d intrants avec à l hectare 29 kg de NPK et 15 Kg d Urée. Total Total 39

47 Ces données confirment que le respect des recommandations techniques varient en fonction des niveaux de mécanisation de l exploitation agricoles Coûts des engrais et des semences Les engrais et les semences utilisés sont évalués à francs en moyenne par hectare. Tableau 13: Coûts des engrais et des semences par hectare (FCFA/ha) selon le type de semence et le niveau de mécanisation Régions Type de semence Coût LOCALE AMELIOREE Total Culture mécanisée Niveau de mécanisation Culture Culture attelée manuelle NORD Engrais semence Total SUD Engrais semence Total Total NATIONAL Engrais semence Total Source : Enquête ONS Coût des herbicides et des produits de conservation Les herbicides et les produits de conservation sont évalués respectivement à et 759 francs par hectare. Tableau 14: Coût des herbicides par hectare (FCFA/ha) selon semence et le niveau de mécanisation Régions Type de semence LOCALE AMELIOREE Total Culture mécanisée le type de Niveau de mécanisation Culture Culture attelée manuelle NORD SUD Total NATIONAL Source : Enquête ONS Total Total 40

48 Tableau 15: Coût des produits de conservation par hectare (FCFA/ha) selon le type de semence et le niveau de mécanisation Régions Type de semence LOCALE AMELIOREE Total Culture mécanisée Niveau de mécanisation Culture Culture attelée manuelle NORD SUD Total NATIONAL Source : Enquête ONS Coût total de production Le coût total de production comprend le coût des opérations culturales, l amortissement du matériel, le coût des engrais et des semences, le coût des herbicides et le coût des produits de conservation. Tableau 16: Coût total de production par hectare (FCFA/ha) selon le type de semence et le niveau de mécanisation Régions Type de semence LOCALE AMELIOREE Total Culture mécanisée Niveau de mécanisation Culture Culture attelée manuelle NORD SUD Total NATIONAL Source : Enquête ONS Il découle de tout ce qui précède que le coût de production du maïs à l hectare est de francs environ. Avec le rendement moyen de 1360 kilogrammes à l hectare, le kilo reviendrait à113, 388 francs. En tant que moyennes, celles obtenues au cours de l enquête cachent les disparités interrégionales et intra-régionales. Ainsi, il est observé un écart important entre les données d un département à un autre et surtout entre le nord et le sud en général. Dans toutes les régions du Bénin, les systèmes utilisant les semences traditionnelles sans apport d engrais minéraux et d herbicide ont les coûts de production les plus bas mais des coûts de production par Kg les plus élevés en raison des rendements très bas. très Total Total 41

49 Tableau 17: Coût total de production par kilogramme (FCFA/kg) selon le type de semence et le niveau de mécanisation Région Type de semence LOCALE AMELIOREE Total Culture mécanisée Niveau de mécanisation Culture Culture attelée manuelle NORD SUD Total NATIONAL Source : Enquête ONS Les coûts de production par Kg sont plus élevés au Sud (125 FCFA/Kg) qu au Nord du Bénin (106 FCFA/KG) en raison des rendements relativement plus élevés obtenus dans les régions Nord du fait des arrières effets des engrais mis sur le coton dont bénéficient certains producteurs des régions du Nord-Bénin. Total 6.5. CALCUL DU PRIX PLANCHER EN FONCTION DES DONNEES ISSUES DE L ENQUETE Lorsqu on introduit les divers paramètres calculés dans la formule proposée pour le prix plancher, Pp = [ ( CMo +Ao + *1) * (1+tx) ] /Rt Nous avons en fonction des hypothèses de marge concédée au producteur de maïs, les prix plancher suivants: Tableau 18: Simulations Hypothèse de marge Pp = ( ( ( ) * (1,00) /1360 0% = 113,427 Hypothèse de marge Pp = ( ( ( ) * 1,05 ) /1360 5% = 119,058 Hypothèse de marge Pp = ( ( ( ) * 1,10 ) / % = 124,727 Hypothèse de marge Pp = ( ( ( ) * 1,15 ) / % = 130,396 Source : Enquête ONS 42

50 Comme toute activité lucrative, le producteur a besoin de dégager un bénéfice à l issue de son exploitation afin de ne pas se décourager. Pour ce faire, en vendant son kilogramme de maïs à 119 francs, le producteur réalise une marge bénéficiaire de 5% ; en vendant son kilogramme de maïs à 125 francs, le producteur réalise une marge bénéficiaire de 10% ; en vendant son kilogramme de maïs à 130 francs, le producteur réalise une marge bénéficiaire de 15%. Avec les marges bénéficiaires aux producteurs de 5% et de 10%, les niveaux de prix de 119 F/Kg et 125 F/Kg permettent de rentabiliser la production de maïs Ces prix, qui sont dans la réalité des prix bord-champ, paraissent raisonnables car en leur ajoutant les frais d approche et la marge des collecteurs-marchands, ils pourront se rapprocher des prix pratiqués sur nos marchés CALCUL DU PRIX FOB DU MAIS En cas de besoin, le coût FOB sera déterminé sur la base des constats et hypothèses ci-après : à l étape actuelle, la filière maïs n est pas suffisamment et régulièrement excédentaire pour être considérée comme une filière d exportation nette, son organisation rationnelle reste encore une source de préoccupations, le bilan de consommation/commercialisation n est pas disponible pour toutes les Communes concernées par la production du maïs au Bénin. Cependant, en s appuyant sur l hypothèse que les exportations probables (provenant de toutes les Communes) seront directement proportionnelles à la production, l on pourra sur la base des données de la présente étude, de celles 43

51 disponibles et en fonction des distances de chaque Commune au port de Cotonou, déterminer une moyenne pondérée (coût de la tonne transport compris) à laquelle on ajouterait les frais à l exportation avant embarquement. 44

52 CONCLUSION L idée de détermination d un prix plancher vise le maintien du producteur dans son activité en lui garantissant un revenu minimum. Mais la mise en œuvre d un mécanisme d un prix plancher exige un certain nombre de préalables qui vont concourir au développement de la filière en vue de dégager des surplus exportables. Tout cela nécessite une réorganisation des acteurs de la filière et leur professionnalisation et le développement du tissu industriel subséquent en vue de dégager des valeurs ajoutées, gage de la pérennisation de la filière. En début d organisation de cette filière, le rôle de l Etat doit être prépondérant dans la mise en place des structures et des investissements nécessaires à la promotion de la filière. Au titre de la campagne de commercialisation , les prix plancher de 119 F/Kg et de 125 F/Kg, correspondant respectivement à 5% et 10% de marge, permettent au producteur de rentabiliser la culture du maïs. Ce qui peut leur permettre de payer aisément les crédits intrants et autres prêts reçus du PUASA-PDAVV, gage de la pérennité du programme. L ONS apprécie à sa juste valeur, le partenariat qui vient de naître avec le PUASA-PDAVV. Après l étude sur la détermination du prix plancher du maïs, celle sur le riz permettra de combler les attentes des producteurs pour les deux grandes cultures encadrées par le programme. 45

53 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES o ANASSISE A. et AÏVODJI J. (2009) : Elaboration des règles de soutien et de stabilisation des prix pour la filière anacarde. o ANASSISE A. et AÏVODJI J. (2009) : Elaboration des règles de soutien et de stabilisation des prix pour la filière ananas. o FAO (1994) : Production et valorisation du maïs à l'échelon villageois en Afrique de l'ouest. Disponible sur o FAO (2007) : Tableau des indicateurs. Disponible sur : df o MAEP (2010) : Analyse économique et financière de cinq (05) chaines de valeurs ajoutées (CVA) de la filière maïs au Bénin. o ONS (2010) : Prix plancher coton campagne o WIKIPEDIA (2010) : Maïs. Disponible sur 46

54 ANNEXES ANNEXE 1 : TERMES DE REFERENCE DE L ETUDE PRIX PLANCHER POUR LE MAIS ANNEXE 2 : QUESTIONNAIRE ANNEXE 3 : LISTE DES COMMUNES ET VILLAGES COUVERTS PAR L ENQUETE ANNEXE 4 : NORMES DE COMMERCIALISATION INTERNATIONALES ANNEXE 5 : EVOLUTION DE LA PRODUCTION DU MAÏS 47

55 ANNEXE 1 TERMES DE REFERENCE DE L ETUDE PRIX PLANCHER POUR LE MAIS I - CONTEXTE ET JUSTIFICATION Le secteur agricole du Bénin contribue en moyenne pour 34,3% au PIB sur la période de , pour 90% des recettes d exportation d origine intérieure et occupe plus de 65% de la population active. Malgré la diversité de la production agricole, l agriculture a de plus en plus de difficultés à jouer son rôle de locomotive de l économie. La crise alimentaire et financière qui a frappé le monde entier notamment les pays africains en 2008 et qui a compromis la sécurité alimentaire au Bénin a amené les autorités des divers pays frappés par la crise à mettre en place des mesures correctives. En effet, au lendemain de la crise, le Gouvernement béninois a pris un certain nombre de mesures. Au plan agricole, un certain nombre de programmes ont été conçus et mis en œuvre. On peut citer notamment le Projet de Promotion de la Mécanisation Agricole (PPMA), le Programme d Urgence d Appui à la Sécurité Alimentaire (PUASA), le Projet de Diversification Agricole par la Valorisation des Vallées (PDAVV). Ces programmes ont contribué à impulser aux filières riz et maïs, l essor actuellement perceptible. En effet, avec ces programmes, les productions de maïs et du riz sont passées respectivement de tonnes à tonnes et de tonnes à tonnes au cours des années Si un tel essor se maintient, ces filières pourraient devenir des filières d exportation tout en maintenant leur place dans la consommation intérieure et dans nos habitudes alimentaires. Dans cette perspective, l Office National de Soutien des Revenus Agricoles (ONS) par souci d anticipation sur le processus de stabilisation et de soutien interne de prix aux producteurs de ces filières, entreprend à la demande de la SONAPRA l étude pour la i

56 détermination du prix plancher d achat aux producteurs du maïs d une part et du riz d autre part. En général, les filières agricoles d exportation sont fréquemment ébranlées par des crises liées aux fluctuations des cours mondiaux des produits exportés et du dollar comme monnaie d échange. Ces crises peuvent durer plusieurs années et induire de ce fait une instabilité des prix au producteur. En cas de révision à la baisse de prix aux producteurs, les conséquences sont susceptibles d affecter le niveau global de production à cause de la désaffection des producteurs. Pour limiter les variations négatives de prix aux producteurs, il faut la mise en place d un accompagnement technique et financier aux acteurs afin de garantir un certain volume de production et la qualité en vue d une compétitivité sur le marché international. D un point de vue agro-écologique, tous les départements du Bénin présentent une aptitude relative pour la production du maïs car il ya peu de contraintes y relatives. L essor que prend la culture offre au plan économique, la possibilité dans les prochaines années d accroître la production en quantité et en qualité pour améliorer ses capacités exportatrices afin de générer des devises. Au plan social, il est attendu de la culture, le recul de la pauvreté aggravée par les difficultés de la filière cotonnière ainsi que la résorption du reflux de producteurs et de main d œuvre libérée par elle. Il faut signaler que le pays n a pas le même calendrier cultural du sud au nord. En effet, le sud du pays connait deux saisons tandis que le nord n en connait qu une. Aussi, la culture se fait tant en culture pure qu en cultures associées. A terme, et si les efforts actuels étaient maintenus la filière maïs pourrait devenir la deuxième ou troisième économiquement porteuse à côté du coton ou de l anacarde. A cet effet, cette culture a besoin d une meilleure attention de la part des acteurs qui l animent. En effet, il reste à réorganiser et structurer la filière en veillant à la régularité et à la pérennité de l approvisionnement en intrants, de la commercialisation primaire et de l écoulement croissant vers les marchés extérieurs. ii

57 Dans la mesure où un système de prix plancher ne peut être efficace que dans une filière organisée et structurée, l ONS dans l exercice de sa mission de soutien des revenus agricoles, en menant l étude de détermination du prix plancher/coût de production du maïs au Bénin y associe la proposition des mesures préalables ou d accompagnement nécessaires à sa mise en œuvre. II - OBJECTIFS GENERL DE L ETUDE L objectif général est de déterminer le prix plancher d achat au producteur de maïs. III - OBJECTIFS SPECIFIQUES Les objectifs spécifiques se présentent comme suit : Déterminer le coût de la main d œuvre nécessaire à la production, Déterminer les consommations moyennes des divers intrants à l hectare et leur coût, Déterminer l amortissement du petit outillage à l hectare et celui du matériel de mécanisation utilisé, Déterminer le rendement moyen à l hectare, Elaborer un mécanisme de fixation de prix plancher, Déterminer le prix plancher d achat du maïs au producteur pour la campagne en cours, Etablir le coût FOB de la tonne de maïs. IV - RESULTAS ATTENDUS Au terme de l étude, les résultats suivants sont disponibles : Le coût de la main d œuvre nécessaire à la production est déterminé, Les consommations moyennes des divers intrants à l hectare et leur coût sont connues, L amortissement du petit outillage à l hectare et celui du matériel de mécanisation utilisé sont connus, Le rendement moyen à l hectare selon les cas évoqués ci-dessus est déterminé, iii

58 Un mécanisme de fixation de prix plancher est élaboré avec des modèles économétriques réalistes proposés, Le prix plancher d achat du maïs est déterminé, Le coût FOB de la tonne de maïs est déterminé. V - MANDAT Les tâches à exécuter par les consultants se présentent comme suit : - évaluer le potentiel d exportation de la filière : offre, demande internationale, transformation, - faire une analyse des tendances des prix au plan national sur les cinq dernières années et proposer un mécanisme de soutien et de stabilisation les campagnes à venir, - déterminer le prix plancher qui permette de sécuriser les revenus des producteurs. VI - QUALIFICATION DES CONSULTANTS En raison des exigences minimales en termes de connaissance de la filière maïs béninoise et d expériences professionnelles confirmées dans le domaine de la détermination du prix plancher d achat des produits agricoles, l étude sera menée par une équipe de l ONS pluridisciplinaire comprenant des cadres ingénieurs agronomes, statisticien-économiste avec la participation active des cadres de toutes autres compétences et structures (PUASA-PDAVV, SONAPRA, CeRPA etc.) que l équipe jugera nécessaires. VII - DUREE DE LA MISSION En raison notamment de la durée nécessaire à l enquête de terrain, les travaux dureront deux mois pour les travaux de bureau, les rencontres des différents acteurs de la filière, les missions d enquête sur le terrain, l identification de mécanisme, la rédaction du rapport et la restitution des résultats. iv

59 VIII - METHODOLOGIE La méthodologie à utiliser comprend trois phases qui sont les suivantes : - La recherche et l analyse documentaire, - L enquête de terrain par sondage et, - Le traitement des données et la détermination du prix plancher suivie de simulations. Les travaux pourront s appuyer sur tous ouvrages concernant la filière recueillis auprès de l INRAB, du Service Statistiques de la DPP-MAEP, du PUASA, de l ONASA etc. IX - RAPPORT FINAL Au terme des travaux, l équipe de consultation déposera au commanditaire de l étude, un rapport en dix exemplaires. v

60 ANNEXE 2 : QUESTIONNAIRE OFFICE NATIONAL DE SOUTIEN DES REVENUS AGRICOLES ETUDE PRIX PLANCHER MAÏS : CAMPAGNE QUESTIONNAIRE NOM DE L ENQUETEUR :. IDENTIFICATION Département / / / Commune.... / / / Arrondissement... Village.. Nom de l enquêté :... N d ordre de l enquêté dans le village... / / / Date de jour mois année l enquête CARACTERISTIQUES DE L EXPLOITATION a) Selon le type de culture, cochez les options du tableau ci-après : Types de cultures Mécanisation 1 Culture pure 1 Culture mécanisée 2 Culture associée 2 Culture attelée 3 Culture manuelle b) Quelle a été la superficie totale de vos champs de maïs au cours de la campagne qui s achève (2009/2010)?.. hectares c) Quelles sont les cultures associées au maïs?.. d) Quelle proportion occupe le maïs en cas d association?.. e) Quelle en a été la production?. tonnes f) Quel type de semence avez-vous utilisée?. g) Etes vous appuyés par PUASA-PDAVV? COUT DE LA MAIN D ŒUVRE 1.1-Temps des travaux culturaux Quel a été le nombre de personnes et de jours consacrés aux opérations culturales suivantes sur votre champ de maïs au cours de la campagne 2009/2010? : Nombre de personnes Nombre de jours Défrichement.. vi

61 Essouchement Labours Semis Démariage Herbicidage Sarclages : 1 er 2 ème 3éme Buttage Epandages NPKSB Urée Récolte Transport Egrenage Autres (A préciser). Nombre de personnes Nombre de jours Coût des opérations Combien avez-vous payé au cours de la campagne 2009/2010 pour les opérations culturales suivantes (évaluer la main d œuvre familiale)? Défrichement CFA Essouchement CFA Labours CFA Semis CFA Démariage CFA Herbicidage CFA Sarclages (1 er, 2ème et 3ème) CFA Buttage CFA Epandages CFA Récolte CFA Transport CFA Egrenage CFA Autres (A préciser). CFA vii

62 Forfait payé à la fin des travaux. CFA AMORTISSEMENT DU MATERIEL Quel est sur votre exploitation le nombre des équipements suivants et leur coût? Nombre Coût unitaire Durée d utilisation (Durée de vie) en année Coupe-coupe.. Daba... Houe.. Sarcleuse.. Pioche.. Hâche.. Charrue.. Charrette.. Canadien.. Autres (A préciser).. CONSOMMATION DES INTRANTS a) Quelle est pour chaque type d intrant, la quantité que vous avez utilisée sur votre exploitation au cours de la campagne et le prix du kilogramme? Quantité (Kg) Prix unitaire (FCFA/Kg) Montant total (FCFA) NPKSB Urée Semence b) Avez-vous effectué de traitements à l herbicide sur votre exploitation de maïs?/ / 1=Oui 2=Non c) Si oui, dites-nous pour ces traitements : Nom du produit Nbre total de flacons/sachet s Contenance (L) d un flacon/sachet Coût unitaire (FCFA) d un flacon/sachet Montant total viii

63 ... Total d) Dans le cadre de la conservation du maïs, avez-vous utilisé des produits de conservation? / / (1=Oui 2=Non) e) Si oui, précisez les produits, quantités et coût : Nom du produit Quantité (Kg ou L) Coût (FCFA) Total ix

64 ANNEXE 3 : LISTE DES COMMUNES ET VILLAGES COUVERTS PAR L ENQUETE Départements Communes Villages Atlantique Plateau Abomey-Calavi Allada Kpomassè Toffo Tori-Bossito Zè Pobè Nombre de producteurs échantillons Kpé 11 Avagbé 10 Hadjanaho 10 Allada Centre 10 Togoudo 11 Hinvi 11 Houégan 10 Missègbo 11 Lokossa 11 Agon 10 Azonmè 11 Zimbênou 11 Hayakpa 11 Zounmè 11 Dohinonko 10 Dawé-Centre 8 Adjan 8 Koundokpoé 8 Zè-Centre 8 Aba 10 Issalé Ibèrè 10 Eguelou 10 Ketty 10 Teffi 10 Gbanago 10 Ibatè 10 Iga 10 x

65 Départements Communes Villages Nombre de producteurs échantillons Igbo Otcho 9 Ikpédjilé 10 Sakété Yoko Centre 10 Djibro 09 Djidagbo 10 Oké Ola 10 Abadago 10 Oké Odan 10 Adja-Ouèrè Attan Ewé 10 Logou 10 Obèkè Ouèrè 10 Igbo Oro 10 Banigbè Fouditi 9 Adakplamè 10 Igboganan 10 Effèoutè 10 Ewé 10 Sodji 10 Kétou Gangnigon 10 Vloko 10 Mowodani 10 Atanchoukpa 10 Ayékou 10 Kpankoun 10 Aguidi 9 Ouémé Assrossa 10 Bonou Agbonan 11 Attankpé 10 Adjohoun Abidomey 10 xi

66 Départements Communes Villages Nombre de producteurs échantillons Allandohou 10 Houèdo 10 N Dali Boko 10 Ouénou 10 Maréborou 10 Kakara 10 Bembérèkè Gando 10 Guessou Sud 10 Saouré 10 Ina 10 Borgou Pèrèrè Centre 10 Pèrèrè Kpébié 10 Panè 1 11 Fô-Bouko 10 Sinendé Fô-Bouré 10 Soka 10 Toumè(Sékérè) 10 Fô-Bouko 10 Nikki Kassakpéré 10 Boukanéré 10 Ouénou 10 Nikki Centre 10 Borgou Kalalé Centre 10 Kalalé Dérassi 10 Bouka 10 Bouka Gando 10 xii

67 Départements Communes Villages Nombre de producteurs échantillons Piami 10 Ségbana Kambara 10 Libantè 10 Bobéna 10 Sori 10 Alibori Gogounou Kantakpara 10 Badou 10 Bagou 10 Ounet 10 Banikoara Sonnou 10 Toura 10 Sirikou 10 Padé 10 Alibori Kandi Tankongou 10 Gbindarou 10 Sam 10 COUFFO LALO Gbèfandji 10 Koutimè 10 Lalo Centre 10 DOGBO Ahomey 10 Ayomi Centre 10 Zohoudji 10 APLAHOUE Dékpo 11 Bossouhoué 10 Kaïtèmè 10 Agamey 10 MONO LOKOSSA Aligoudo 10 Fongba 9 GRAND-POPO Tolèbèkpa 10 xiii

68 Départements Communes Villages Nombre de producteurs échantillons Gountoèto 10 Gnito 8 Davè 10 HOUEYOGBE Dinkomè 10 MONO Hounga Salahoué 9 Soukpohoué 10 COME Djakotè 10 Sivamè 9 xiv

69 ANNEXE 4 : NORMES DE COMMERCIALISATION INTERNATIONALES NORMES CODEX POUR LE MAÏS La présente norme s applique au maïs destiné à la consommation humaine directe, c est-à-dire prêt à son emploi prévu comme denrée alimentaire et se présentant sous emballage ou vendu en vrac directement de l emballage au consommateur. Les dispositions spécifiées dans la présente norme s appliquent au maïs égrené en grains entiers, Zea mays indentata L. et/ou au maïs corné égrené, Zea mays indurata L., ou leurs hybrides. Elle ne s applique pas au maïs transformé. Facteurs de qualité critères généraux Le maïs devra être sain, propre à la consommation humaine et de qualité alimentaire. Le maïs devra être exempt d odeurs et de goûts anormaux ainsi que d insectes vivants. Le maïs devra être exempt de souillures en quantités susceptibles de présenter un risque pour la santé. Facteurs de qualité critères spécifiques Teneur en eau 15,5 % m/m maximum Une teneur moindre en eau peut être exigée pour certaines destinations, compte tenu du climat, de la durée du transport et de celle du stockage. Les gouvernements acceptant la norme sont priés d indiquer et de justifier les critères applicables dans leur pays. Matières étrangères: toutes matières organiques et inorganiques autres que le maïs, grains cassés, autres grains et souillures. Souillures: impuretés d origine animale (y compris les insectes morts). 0,1 % m/m maximum Graines toxiques ou nocives Les produits visés par les dispositions de la présente norme doivent être exempts de graines toxiques ou nocives énumérées ci-après en quantités susceptibles de présenter des risques pour la santé. xv

70 Crotalaire (Crotalaria spp.), nielle des blés (Agrostemma githago L.), ricin (Ricinus communis L.), stramoine (Datura spp.), et autres graines généralement reconnues dangereuses pour la santé. Autres matières étrangères organiques: définies comme des composants organiques autres que des graines de céréales comestibles (graines d autres plantes, tiges, etc.) (1.5 % m/m maximum). Matières étrangères inorganiques: toute matière inorganique (pierre, poussière, etc.) (0,5 % m/m maximum). CONTAMINANTS Métaux lourds Le maïs doit être exempt de métaux lourds en quantité susceptibles de présenter des risques pour la santé humaine. Résidus de pesticides Le maïs doit être conforme aux limites maximales de résidus fixées par la Commission du Codex Alimentarius pour ce produit. 2 Codex Standard Mycotoxines Le maïs doit être conforme aux limites maximales de mycotoxines fixées par la Commission du Codex Alimentarius pour ce produit. HYGIÈNE Il est recommandé que le produit visé par les dispositions de la présente norme soit préparé et manipulé conformément aux sections appropriées du Code d usages international recommandé Principes généraux d hygiène alimentaire (CAC/RCP ) et des autres Codes d usages recommandés par la Commission du Codex Alimentarius applicables à ce produit. Dans la mesure où le permettent les bonnes pratiques de fabrication, le produit doit être exempt de matières indésirables. Lorsqu il est soumis à des méthodes appropriées d échantillonnage et d examen, le produit doit être: exempt de microorganismes en quantités susceptibles de présenter un risque pour la santé; exempt de parasites susceptibles de présenter un risque pour la santé; exempt de substances provenant de microorganismes en quantités susceptibles de présenter un risque pour la santé. xvi

71 CONDITIONNEMENT Le maïs doit être emballé dans des récipients préservant les qualités hygiéniques, nutritionnelles, technologiques et organoleptiques du produit. Les récipients, y compris les matériaux d emballage, doivent être fabriqués avec des matériaux sans danger et convenant à l usage auquel il sont destinés. Ils ne doivent transmettre au produit aucune substance toxique, ni aucune odeur ou saveur indésirable. 6.3 Lorsque le produit est emballé dans des sacs, ceux-ci doivent être propres, robustes et solidement cousus ou scellés. ÉTIQUETAGE Outre les dispositions de la Norme générale Codex pour l étiquetage des denrées alimentaires préemballées (CODEX STAN ), les dispositions spécifiques ciaprès sont applicables: Nom du produit Le nom du produit déclaré sur l étiquette doit être «maïs». Étiquetage des récipients non destinés à la vente au détail Les renseignements sur les récipients non destinés à la vente au détail doivent figurer soit sur le récipient, soit dans les documents d accompagnement, exception faite du nom du produit, de l identification du lot et du nom et de l adresse du fabricant ou de l emballeur qui doivent figurer sur le récipient. Cependant, l identification du lot et le nom et l adresse du fabricant ou de l emballeur peuvent être remplacés par une marque d identification, à condition que cette marque puisse être clairement identifiée à l aide des documents d accompagnement. APPENDICE Dans le cas où l on indique plus d une limite d un facteur et/ou plus d une méthode d analyse, il est vivement recommandé de spécifier la limite appropriée et la méthode d analyse. Facteur de qualité/description Limite maximale Méthode d analyse GRAINS D AUTRES COULEURS Examen visuel Maïs jaune: les grains de maïs de couleur jaune et/ou rouge clair sont considérés comme maïs jaune. Les MAX: 5 % en poids de maïs d autres couleurs grains de maïs de couleur jaune et rouge foncé, à xvii

72 Facteur de qualité/description Limite maximale Méthode d analyse GRAINS D AUTRES COULEURS Examen visuel condition que le rouge foncé couvre moins de 50 % de leur surface, sont également considérés comme maïs jaune. Maïs blanc: les grains de maïs de couleur blanche et/ou rose clair sont considérés comme maïs blanc. Les MAX: 2 % en poids de maïs d autres couleurs grains de maïs de couleur blanche et rose, à condition que le rose couvre moins de 50 % de leur surface, sont également considérés comme maïs blanc. Maïs rouge: les grains de maïs de couleur rose et blanche ou rouge foncé et jaune sont considérés comme MAX: 5 % en poids de maïs d autres couleurs maïs rouge, à condition que le rose ou le rouge foncé couvre au moins 50 % de leur surface Maïs mixte AUTRES FORMES DE GRAINS Examen visuel Maïs corné MAX: 5 % en poids de maïs d autres formes Maïs denté MAX: 5 % en poids de maïs d autres formes Maïs corné et denté FOURCHETTE: 5 % à 95 % en poids de maïs corné DÉFAUTS Examen visuel Grains abîmés: grains abîmés par des insectes ou de la vermine, grains tachés, gâtés par le gel ou autrement endommagés MAX: 7 % dont la proportion de grains malades ne doit pas dépasser 0,5 % Grains cassés MAX: 0,6 % ISO (tamis métallique de 4,50 mm) Autres grains MAX: 2 % Examen visuel xviii

73 NORMES CODEX POUR LA FARINE COMPLETE DE MAÏS Codex Standard Adopté Révision CODEX STAN CHAMP D APPLICATION 1.1 La présente norme s applique à la farine complète de maïs destinée à la consommation humaine et dérivée de grains de maïs ordinaire, Zea mays L., tel que décrit à la section La présente norme ne s applique pas à la farine de maïs dégermé, à la farine de maïs enrichie, aux farines de maïs, au gruau de maïs, à la semoule de maïs, aux farines de maïs auto-levantes, à la farine de maïs tamisée, aux flocons de maïs et autres céréales à base de maïs, semoule de flocons de maïs et produits de maïs ayant subi un traitement chimique alcalin. 1.3 La présente norme ne s applique pas aux farines de maïs destinées à un emploi d adjuvant de brasserie, aux farines de maïs employées dans la fabrication de fécule et destinées à un emploi industriel, ni à la farine de maïs employée comme aliment pour animaux. 2. DESCRIPTION La farine complète de maïs est l aliment obtenu à partir de grains de maïs entiers mûrs, sains et non germés (Zea mays L.) par procédé de mouture au cours duquel le grain est broyé à un degré adéquat de finesse. Au cours de sa préparation, de grosses particules du grain de maïs moulu peuvent être séparées, remoulues et recombinées avec la matière dont elles ont été séparées. 3. FACTEURS ESSENTIELS DE COMPOSITION ET DE QUALITÉ 3.1 Facteurs de qualité critères généraux La farine complète de maïs doit être saine et propre à la consommation humaine La farine complète de maïs doit être exempte d odeurs et de goûts anormaux ainsi que d insectes vivants La farine complète de maïs doit être exempte de souillures (impuretés d origine animale, y compris les insectes morts) en quantités susceptibles de présenter un risque pour la santé humaine. 3.2 Facteurs de qualité critères spécifiques Teneur en eau 15 % m/m maximum xix

74 Une teneur moindre en eau peut être exigée pour certaines destinations, compte tenu du climat, de la durée du transport et de celle du stockage. Les gouvernements acceptant la norme sont priés d indiquer et de justifier les critères applicables dans leur pays. 4. CONTAMINANTS 4.1 Métaux lourds La farine complète de maïs doit être exempte de métaux lourds en quantités susceptibles de présenter un risque pour la santé humaine. 4.2 Résidus de pesticides La farine complète de maïs doit être conforme aux limites maximales de résidus fixées par la Commission du Codex Alimentarius pour ce produit. 4.3 Mycotoxines La farine complète de maïs doit être conforme aux limites maximales de mycotoxines fixées par la Commission du Codex Alimentarius pour ce produit. 2 Codex Standard HYGIENE 5.1 Il est recommandé que le produit visé par les dispositions de la présente norme soit préparé et manipulé conformément aux sections appropriées du Code d usages international recommandé Principes généraux d hygiène alimentaire (CAC/RCP ) et des autres Codes d usages recommandés par la Commission du Codex Alimentarius applicables à ce produit. 5.2 Dans la mesure où le permettent les bonnes pratiques de fabrication, le produit doit être exempt de matières indésirables. 5.3 Lorsqu il est soumis à des méthodes appropriées d échantillonnage et d examen, le produit doit être: exempt de microorganismes en quantités susceptibles de présenter un risque pour la santé; exempt de parasites susceptibles de présenter un risque pour la santé; exempt de substances provenant de microorganismes en quantités susceptibles de présenter un risque pour la santé. 6. CONDITIONNEMENT 6.1 La farine complète de maïs doit être emballée dans des récipients préservant les qualités hygiéniques, nutritionnelles, technologiques et organoleptiques du produit. xx

75 6.2 Les récipients, y compris les matériaux d emballage, doivent être fabriqués avec des matériaux sans danger et convenant à l usage auquel ils sont destinés. Ils ne doivent transmettre au produit aucune substance toxique, ni aucune odeur ou saveur indésirable. 6.3 Lorsque le produit est emballé dans des sacs, ceux-ci doivent être propres, robustes et solidement cousus ou scellés. 7. ÉTIQUETAGE Outre les dispositions de la Norme générale Codex pour l étiquetage des denrées alimentaires préemballées (CODEX STAN ), les dispositions spécifiques ciaprès sont applicables: 7.1 Nom du produit Le nom du produit déclaré sur l étiquette doit être «farine complète de maïs». 7.2 Étiquetage des récipients non destinés à la vente au détail Les renseignements sur les récipients non destinés à la vente au détail doivent figurer soit sur le récipient, soit dans les documents d accompagnement, exception faite du nom du produit, de l identification du lot et du nom et de l adresse du fabricant ou de l emballeur qui doivent figurer sur le récipient. Cependant, l identification du lot et le nom et l adresse du fabricant ou de l emballeur peuvent être remplacés par une marque d identification, à condition que cette marque puisse être clairement identifiée à l aide des documents d accompagnement. 8. MÉTHODES D ANALYSE ET D ÉCHANTILLONNAGE Voir textes pertinents du Codex concernant les méthodes d analyse et d échantillonnage. 3 Codex Standard APPENDICE Dans le cas où l on indique plus d une limite d un facteur et/ou plus d une méthode d analyse, il est vivement recommandé de spécifier la limite appropriée et la méthode d analyse. Facteur de qualité/description Limite maximale Méthode d analyse CENDRES MAX: 3 % sur la base du poids sec AOAC ISO 2171:1980Méthode ICC 104/1 (1990) xxi

76 Facteur de qualité/description Limite maximale Méthode d analyse PROTÉINES (N x 6,25) MIN: 8 % sur la base du poids sec Méthode ICC 105/1 pour la détermination des protéines brutes dans les céréales et produits céréaliers pour les aliments et aliments pour animaux (Type I). Catalyseur sélénium/cuivre ou ISO 1871 (1975) MATIÈRE GRASSE BRUTE MIN: 3,1 % sur la base du poids sec AOAC F; CISO 5986:1983 GRANULOMÉTRIE 95 % ou plus de la farine complète de maïs doit passer au travers d un tamis de 1,70 mm et 45 % ou plus doit passer au travers d un tamis de 0,71 mm et 35 % ou moins de la farine complète de maïs doit passer au travers d un tamis de 0,212 mm AOAC (Méthode de Type I avec spécifications de tamis comme dans la méthode de tamisage d essai ISO 3310/1 1982) xxii

77 Annexe 5 : Evolution de la production du Maïs de à DEPARTEMENT : ATACORA Culture : Maïs Campagne Communes Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Kouandé Péhunco Kérou Cobly Matéri Tanguiéta Toucountouna Boukoumbé Natitingou TOTAL DEPARTEMENT : DONGA Communes Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Ouaké Djougou Copargo Bassila TOTAL DEPARTEMENT : BORGOU Communes Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Tchaourou Parakou N'Dali Pèrèrè Nikki Kalalé Sinendé Bembèrèkè TOTAL DEPARTEMENT : ALIBORI Communes Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod MOYENNE SUR 10 ANS MOYENNE SUR 5 ANS Banikoara Ségbana Malanville Gogounou Kandi Karimama TOTAL Source : DPP/MAEP

78 DEPARTEMENT : ZOU Campagne Communes Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Abomey Bohicon Agbangnizoun Djidja Zogbodomey Za-Kpota Zagnanado Covè Ouinhi TOTAL DEPARTEMENT : COLLINES Communes Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Dassa-Zoumè Glazoué Savalou Bantè Savè Ouèsse TOTAL DEPARTEMENT : MONO Communes Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Lokossa Athiémé Bopa Houéyogbé Grand-Popo Comé TOTAL DEPARTEMENT : COUFFO Communes Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod MOYENNE SUR 10 ANS MOYENNE SUR 5 ANS Aplahoué Djakotomey Klouékanmè Toviklin Dogbo Lalo TOTAL Source : DPP/MAEP

79 DEPARTEMENT : ATLANTIQUE Campagne Communes Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Abomey-Calavi Allada Kpomassè Ouidah So-Ava Toffo Tori-Bossito Zè TOTAL DEPARTEMENT : LITTORAL Commune Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Cotonou TOTAL DEPARTEMENT : OUEME Communes Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Bonou Adjohoun Dangbo Avrankou Akro-Missérété Adjarra Aguégués Porto-novo Sèmè-Podji TOTAL DEPARTEMENT : PLATEAU Communes Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Adja-Ouèrè Ifangni Kétou Pobé Sakété TOTAL Bénin Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod Prod MOYENNE SUR 10 ANS MOYENNE SUR 5 ANS Maïs Source : DPP/MAEP

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