Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe
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- Jean-Jacques Robert
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1 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe
2 L Agenda mondial de la Fédération internationale ( ) Au cours des deux prochaines années, la Fédération internationale œuvrera, collectivement, à la réalisation des objectifs et priorités suivants : Nos objectifs Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Toutes les parties de cette publication peuvent être citées, copiées, traduites dans d autres langues ou adaptées aux besoins locaux sans un accord préalable de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, à condition de citer clairement le nom de la présente publication. Les cartes figurant dans cette publication n impliquent aucun jugement de la part de la Fédération ou des Sociétés nationales concernant le statut juridique des territoires concernés ou de leurs autorités. Photo de couverture : Frederik Barkenhammar/Croix-Rouge allemande Objectif 1 : Réduire l impact des catastrophes, notamment le nombre de morts et de blessés. Objectif 2 : Réduire le nombre des morts et des malades et atténuer les effets des maladies et des urgences de santé publique. Objectif 3 : Accroître la capacité des communautés locales, de la société civile et de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge de faire face aux situations de vulnérabilité les plus urgentes. Objectif 4 : Promouvoir le respect de la diversité et de la dignité humaine, et réduire l intolérance, la discrimination et l exclusion sociale. Nos priorités Améliorer notre capacité d intervention locale, régionale et internationale en cas de catastrophe et d urgence de santé publique. Intensifier notre action auprès des communautés vulnérables dans les domaines de la promotion de la santé, de la prévention des maladies et de la réduction des risques de catastrophes. Développer considérablement nos programmes et notre travail de sensibilisation en matière de lutte contre le VIH/sida. Renforcer notre action de sensibilisation sur les questions humanitaires prioritaires, en particulier la lutte contre l intolérance, la stigmatisation et la discrimination, ainsi que les efforts visant à réduire les risques liés aux catastrophes Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Case postale 372 CH-1211 Genève 19 Suisse Téléphone : Télécopie : Courriel : [email protected] Site Internet :
3 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 1 Remerciements Les présentes lignes directrices s inspirent d un vaste ensemble de documents déjà produits ou utilisés par les Sociétés nationales, les délégations sur le terrain, des organisations partenaires et des spécialistes de la gestion de catastrophes, et sont le fruit d un processus de dialogue, de collecte des meilleures pratiques et d examen par les pairs à l intérieur du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant- Rouge. Un groupe de travail interorganisations externe, un groupe de travail de délégués chargés de la gestion des catastrophes et un groupe d étude de référence ont également contribué à l élaboration de ces lignes directrices. On trouvera ci-après une liste des principaux documents consultés : 1 Preparation of Community Disaster Preparedness Plans in Community-Based Self Reliance - Disaster Preparedness Manual : A Manual for Red Cross Instructors in the Pacific. Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, délégation régionale de Suva. 2 Disaster Preparedness, deuxième édition. Randolph Kent, pour le Programme de formation à la gestion des catastrophes du Département des affaires humanitaires des Nations unies, Élaboré en collaboration avec le Centre de gestion des catastrophes de l Université du Wisconsin et InterWorks. 3 Guidelines for Disaster Response and Contingency Planning, Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Unité panaméricaine d intervention en cas de catastrophe (PADRU), Module de planification de la préparation aux catastrophes. Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, Programme de formation à la préparation aux catastrophes, juillet Inter-Agency Contingency Planning Guidelines for Humanitarian Assistance. Comité permanent interorganisations, novembre La présente publication a pu voir le jour grâce au soutien financier généreux du Service d aide humanitaire de la Commission européenne (ECHO), du Ministère britannique du développement international (DFID) et de l aide en personnel fournie par la Croix-Rouge américaine. Le présent guide constituera un outil de travail pour le personnel des Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix- Rouge et du Croissant-Rouge (la Fédération internationale) chargé des interventions en cas de catastrophe, aux niveaux local, national, régional et mondial.
4 2 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Table des matières Élaboration des plans Chapitre 1 Introduction 4 Comment utiliser ce guide 4 En quoi consiste la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe? 7 Processus de planification des interventions 8 Pourquoi planifier? 8 Dans quel but planifier? 9 Avec qui planifier? 9 Quand planifier? 10 Où planifier? 10 Chapitre 2 Étapes de l élaboration des plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe 12 Étape 1 : planification institutionnelle en cas de catastrophe 13 Étape 2 : analyses des dangers, de la vulnérabilité, des capacités et des risques 14 Étape 3 : recensement et mobilisation des ressources 19 Étape 4 : alerte précoce, systèmes d alerte et déclencheurs 20 Étape 5 : liens et communications 21 Étape 6 : responsabilités sectorielles 22 Informations supplémentaires Chapitre 3 Coordination interne et externe 31 Coordination interne 31 Coordination externe 32 Chapitre 4 Mise en œuvre et suivi du plan 36 Formation et sensibilisation aux plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe 36 Exercices et simulations 37 Actualisation et évaluation du plan 38 Chapitre 5 Normes de planification, responsabilités et liens 41 Normes et responsabilités 41 Liens avec des instruments nationaux, régionaux et internationaux (du niveau local au niveau mondial) 43 Appendices Annexes 46
5 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 3 Acronymes ANASE BID CEPREDENAC CICR DFID DMIS DMRF DMU DREF ECHO ERU EVC FACT HCR IASC IDRL IMCP MSF NDRT OCHA OIM OMS ONG ONU OSCE OTAN PAM PNUD RDRT SIG SNBP SOP TI UNICEF USAID Association des Nations de l Asie du Sud-Est Banque interaméricaine de développement Centre de coordination pour la prévention des catastrophes naturelles en Amérique centrale Comité international de la Croix-Rouge Ministère britannique du développement international Système d information pour la gestion des catastrophes Gestion des catastrophes cadre des ressources Unité Gestion des catastrophes Fonds d urgence pour les secours lors de catastrophes Service d aide humanitaire de la Commission européenne Unité d intervention d urgence Évaluation de la vulnérabilité des capacités Équipe d évaluation et de coordination sur le terrain Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés Comité permanent interorganisations Règles, lois et principes applicables aux actions internationales en cas de catastrophe Initiative pour une meilleure conception des programmes Médecins sans frontières Équipe nationale d intervention d urgence Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies Organisation internationale pour les migrations Organisation mondiale de la santé Organisation non gouvernementale Organisation des Nations Unies Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe Organisation du traité de l Atlantique nord Programme alimentaire mondial Programme des Nations unies pour le développement Équipe régionale d intervention d urgence Système d information géographique Sociétés nationales bien préparées Procédures opérationnelles normalisées Technologies de l information Fonds des Nations unies pour l enfance Agence des États-Unis pour le développement international
6 4 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Chapitre 1 Introduction Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge joue, sur le plan mondial, un rôle de chef de file en matière de gestion des catastrophes. Une préparation et une intervention efficaces dans des situations d urgence sont des éléments essentiels de son mandat, contribuant à la réalisation des droits fondamentaux de l homme et au respect de l humanité. Le grand nombre d employés rémunérés et de volontaires dans le monde, capables d intervenir immédiatement au niveau local, et les ressources importantes des 186 Sociétés nationales et du Secrétariat de la Fédération internationale constituent les avantages comparatifs du Mouvement. Chacun de ces 186 membres fonde ses actions sur les sept Principes fondamentaux du Mouvement, à savoir humanité, impartialité, neutralité, indépendance, volontariat, unité et universalité. La plupart des Sociétés nationales sont reconnues par leur gouvernement comme des «auxiliaires des pouvoirs publics dans le domaine humanitaire 1». Les Sociétés nationales et la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (la Fédération internationale) sont particulièrement bien placées pour travailler avec les pouvoirs publics et les organismes d intervention en cas de catastrophe et disposent au niveau local, dans les communautés, des contacts qui leur permettent de cibler les groupes les plus à risque et les plus vulnérables aux catastrophes. Dans chaque pays, des activités sont menées sur tout le territoire par un réseau de volontaires, qui sont souvent les premiers à fournir une assistance aux victimes. La plupart des pays sont régulièrement confrontés à des situations d urgence d une gravité telle que l assistance humanitaire internationale de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge est nécessaire. Ces catastrophes peuvent résulter de phénomènes naturels (tremblements de terre, inondations, sécheresse et cyclones) ou d un certain nombre de risques, par exemple une pénurie d eau ou d aliments, une épidémie, une catastrophe écologique ou technologique, une détresse économique aiguë, des troubles civils ou un conflit armé. Les exodes de réfugiés et les déplacements internes sont des conséquences de situation d urgence humanitaire et des urgences en soi. Comment utiliser ce guide La planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe s effectue à tous les niveaux de l organisation. La Fédération internationale recommande que les Sociétés nationales et ses bureaux élaborent soit un plan d intervention en cas de catastrophe couvrant plusieurs dangers et comportant des annexes pour chacun des dangers, soit un plan d urgence par danger, pour couvrir des catastrophes à haut risque. De nombreuses procédures de gestion des situations d urgence sont communes à toutes les catastrophes, quels que soient les dangers en cause. Les informations fournies dans les chapitres qui suivent doivent être considérées comme des lignes directrices et non comme des règles strictes. En ce qui concerne la planification, les priorités varieront en fonction du contexte et de l envergure du problème (local, national ou régional). Il est essentiel de préparer les plans d intervention et d urgence en consultation et en collaboration avec ceux qui devront les approuver ou les mettre en œuvre. Les présentes lignes directrices visent à doter la Croix-Rouge/le Croissant- Rouge d un mécanisme d intervention en cas de catastrophe cohérent et de haute qualité. 1 Statuts du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, adoptés par la XXVe Conférence internationale de la Croix-Rouge à Genève en octobre 1986 et amendés par la XXVIe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge à Genève en décembre (en anglais seulement).
7 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 5 Le processus de planification est tout aussi important que le plan lui-même. À cet égard, les plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe devraient être considérés comme une activité permanente, qui nous permet de tester et d affiner les plans existants, d intégrer de nouveaux partenaires et de guider le personnel et les volontaires au fil du temps. Les présentes lignes directrices couvrent principalement les thèmes suivants : le processus de planification des interventions ; les étapes de l élaboration du plan ; la communication et la coordination des interventions en cas de catastrophe ; la mise en œuvre, la mise à jour et l évaluation du plan et la formation nécessaire ; et les normes, instruments et modèles. En assurant la direction/la gestion des opérations, la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge veillent à l élaboration, la mise en œuvre et la surveillance des plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe. 1. Niveau local ou communautaire Au niveau de la section et de la communauté, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge peuvent jouer un rôle utile en appuyant l organisation de comités de planification des catastrophes chargés d élaborer des plans d intervention en cas de catastrophe au niveau communautaire. L utilisation de l outil d évaluation de la vulnérabilité et des capacités (EVC) de la Fédération internationale et de son Module de formation à la planification de la préparation est encouragée. La formation aux premiers secours est un autre exemple de la contribution de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge à la préparation au niveau communautaire. De plus, les communautés locales peuvent fournir de nombreuses informations sur leurs propres risques et capacités. 2. Niveau national Un plan national d intervention en cas de catastrophe évalue et répond à tous les dangers potentiels, évalue la capacité d intervention de la Société nationale et décrit la méthode à suivre dans les situations d urgence. Une Société nationale bien préparée (SNBP) doit suivre le processus de planification décrit ici. Chaque Société nationale devrait disposer d un plan d intervention national en cas de catastrophe. Le rôle institutionnel des Sociétés nationales et leur intervention planifiée en cas de catastrophe devraient être reconnus par leurs gouvernements respectifs. C est ce qui a été convenu dans le cadre de l Agenda pour l action humanitaire de la Conférence internationale de Niveaux régional et mondial Dans le cadre du rôle de coordination du soutien que la Fédération internationale joue à l égard des Sociétés nationales, les délégations régionales et les unités pan-régionales de gestion/d intervention en cas de catastrophe (DMU) doivent élaborer des plans d urgence par zone à risque. Ces plans se rapportent à un danger précis susceptible de provoquer des destructions sur une échelle nécessitant une assistance humanitaire internationale de grande ampleur. Les Sociétés nationales et la Fédération internationale devraient se préparer à ces éventualités en définissant les ressources nécessaires, les relations de travail, les rôles et les procédures et en identifiant l élément déclencheur de l événement. Les personnes concernées devraient suivre le processus de planification décrit dans ce document.
8 6 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Processus d élaboration des plans d urgence et d intervention Pourquoi planifier? Introduction : Compréhension commune du processus d élaboration des plans d urgence et d intervention Dans quel but planifier? Avec qui planifier? Quand planifier? Où planifier? Étapes de l élaboration de plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe Niveaux locaux Niveaux nationaux Niveaux régional/mondial Annexe 1 Structure proposée Annexe 2 Rôles et mandats Annexe 3 Contacts en cas d urgence Annexe 4 Analyse des dangers/risques, et besoins potentiels Annexe 8 Informations de base Annexe 6 et 7 Domaines d intervention, sur la base des capacités et des ressources Annexe 5 Élaboration de scénarios Coordination interne et externe Annexe 9 Rôles organisationnels multisectoriels Annexe 11 Dangers régionaux potentiels Annexe 10 Préparation et renforcement des capacités Mise en œuvre et suivi du plan Normes du plan Annexe 12 Procédures opérationnelles normalisées
9 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 7 En quoi consiste la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe? La planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe permet de préparer une organisation à l éventualité d une catastrophe. Elle comprend la gestion des ressources humaines et financières, l existence de stocks d urgence, ainsi que la mise en place de procédures de communication. Cette planification peut contribuer à atténuer les effets destructeurs d une catastrophe en assurant la fourniture rapide et efficace d une aide humanitaire à ceux qui en ont le plus besoin. Le temps consacré à la planification de l intervention en cas de catastrophe est du temps gagné lorsqu une catastrophe se produit. Des retards dans la fourniture de services peuvent être la cause de souffrances inutiles pour les personnes et les familles touchées par une catastrophe et créer des contraintes supplémentaires pour ceux qui interviennent. Une planification efficace des interventions en cas de catastrophe permet de mener des opérations de secours rapides et efficaces. Elle contribue également à forger des attentes réalistes. But Le présent document présente une vue d ensemble des éléments principaux de la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe. Ce guide s adresse tout particulièrement au personnel des Sociétés nationales et de la Fédération internationale chargé de l élaboration de l intervention en cas de catastrophe et/ou des plans d urgence aux niveaux local, national, régional ou mondial. Planification institutionnelle en cas de catastrophe Elle définit la portée générale de l action humanitaire que la Société nationale/la Fédération internationale va entreprendre. Elle est fondée sur le mandat institutionnel de l organisation, qui établit un cadre au sein duquel les politiques, stratégies, normes et obligations légales peuvent être définies. Plan d intervention en cas de catastrophe La planification des interventions en cas de catastrophe implique d identifier, de renforcer et d organiser les ressources et les capacités afin d atteindre un niveau de préparation permettant une réaction rapide et efficace à une catastrophe potentielle. Elle englobe la définition des rôles et responsabilités, l élaboration de politiques et procédures ainsi que la désignation, l élaboration et le développement d outils génériques d intervention (par exemple le recours à des équipes nationales d intervention en cas de catastrophe (NDRT), la gestion de l information, etc.). La planification de l intervention en cas de catastrophe est par nature un préalable, fondé sur des hypothèses informées des risques et des dangers et ne répond pas à des scénarios de catastrophes spécifiques, comme le font les plans d urgence. Lorsqu une catastrophe se produit, les plans doivent alors être suivis, évalués et adaptés à la situation. Plans d urgence Ces derniers sont fondés sur des événements précis ou sur des risques connus aux niveaux local, national, régional ou même mondial (par exemple tremblements de terre, inondations ou flambées épidémiques), et établissent des procédures opérationnelles d intervention, en fonction des capacités et des besoins en ressources anticipés. Procédures opérationnelles normalisées (SOP) Il s agit d un ensemble de procédures normalisées qui «opérationnalisent» les plans d intervention en cas de catastrophe et/ou les plans d urgence. En d autres termes, les SOP précisent de quelle manière les individus ou les unités rempliront leurs fonctions au titre du plan (par exemple en alertant et en mobilisant les NDRT, en déployant des équipes d évaluation et en menant à bien le processus d évaluation). Les SOP établissent ce qu il faudrait faire, comment le faire, attribuent les responsabilités dans la mise en œuvre et indiquent les ressources disponibles. Les présentes lignes directrices ne concernent pas spécifiquement les SOP, mais un exemple est donné à l Annexe 12.
10 8 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Graphique 1.1 Connexions entre la planification d urgence et des interventions et relation globale avec la planification institutionnelle Processus de planification des interventions Pourquoi planifier? Un plan bien coordonné, qui utilise au mieux les connaissances et les ressources conjuguées du Mouvement, est essentiel pour une intervention réussie et efficace en cas de catastrophe. Des mesures rapides et efficaces sont nécessaires lorsqu une situation d urgence est avérée. Pour y parvenir, des plans d urgence et d intervention, de même que les ressources nécessaires, doivent être prêts avant la survenue de la catastrophe. L adoption de mesures inadaptées ou un retard dans l intervention peuvent être les causes de morts qui auraient pu être évitées. Il est vrai que de nombreux détails restent inconnus tant que la catastrophe ne s est pas produite. Il est néanmoins essentiel de préparer un plan préliminaire comprenant/couvrant : une vue d ensemble des ressources disponibles ; une liste des sites d hébergement d urgence ; la planification des activités de secours, y compris la liste des fournisseurs, entrepôts et moyens de transport ; les moyens d approvisionnement d urgence en eau ; un descriptif des procédures douanières, pour un dédouanement rapide de l aide internationale ; un descriptif des chaînes de commandement et des procédures de communication ; la formation du personnel d intervention ; les activités de formation et de sensibilisation de la communauté sur la conduite à tenir en cas d urgence ; et les activités essentielles d alerte précoce et d atténuation des effets recensées et mises en œuvre.
11 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 9 S assurer que les plans, points de contact et ressources sont en place pour recevoir et utiliser des ressources externes en cas de besoin. La planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe contribue à garantir une action coordonnée : Les objectifs, stratégies, rôles et responsabilités ont été précisés à l avance. Des informations pertinentes ont été rassemblées et analysées. Les éventuelles difficultés ont été anticipées et on a tenté de résoudre les problèmes. Des relations avec d autres agences, associations, organisations non gouvernementales (ONG), gouvernements et intervenants locaux ont été établies ou renforcées. La coopération et la coordination accrues résultant du processus de planification sont souvent très précieuses pour obtenir une réaction rapide, efficace et efficiente aux situations d urgence, en tirant le meilleur parti de toutes les ressources nécessaires. De plus, il peut en résulter une collaboration accrue en matière de préparation aux catastrophes et d atténuation de leurs effets, ce qui réduira les pertes potentielles en cas de catastrophe. Pourquoi planifier? Les présentes lignes directrices visent à contribuer à l élaboration de plans d urgence et d intervention pour tous les types de situations d urgence humanitaire, notamment les situations d urgence complexes, les catastrophes naturelles et écologiques et autres crises importantes auxquelles les Sociétés nationales de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge peuvent être amenées à répondre, que ce soit avec leurs propres ressources, avec l assistance de Sociétés sœurs ou avec celle de la Fédération internationale et/ou du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). La planification devrait être adaptée à chaque contexte et prendre en compte un certain nombre de facteurs, notamment, la situation ; les plans d intervention en cas de catastrophe et les capacités du gouvernement ; la réception et la coordination de contributions nationales, régionales ou mondiales ; le soutien potentiel des donateurs ; l éventualité de la survenue d une catastrophe et la vulnérabilité de la population. Il est nécessaire d utiliser des critères objectifs pour déterminer où et dans quel but planifier. Les Sociétés nationales et les délégations de la Fédération internationale devraient effectuer une cartographie des risques afin d établir des priorités dans leur planification. On trouvera au Chapitre 2 des directives supplémentaires sur l importance de l analyse des risques/des dangers. Lorsque les ressources sont limitées, un réseau d équipes d intervention et de stocks d urgence doit être organisé de manière à répondre aux scénarios de risques possibles sur une base locale (district), nationale ou régionale. Avec qui planifier? Élaborer un plan est un travail d équipe. La contribution et l appui d un ensemble de personnes occupant différentes fonctions (direction, cadres supérieurs, techniciens de secteur, volontaires, personnel administratif, logisticiens, etc.) de différents niveaux au sein du Mouvement (local, national et régional/mondial) ainsi que de partenaires extérieurs (gouvernement, institutions des Nations Unies, ONG, etc.) fournira une assistance cruciale à ceux qui élaborent la planification. Des informations supplémentaires sur l importance de la coordination, à la fois interne et externe, sont données au Chapitre 3.
12 10 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Les Sociétés nationales devraient, lorsqu elles élaborent et actualisent leurs hypothèses et objectifs en matière de planification, communiquer avec les organismes gouvernementaux et les ONG participant à l intervention en cas de catastrophe, afin de coordonner les réactions et plans d urgence respectifs. De la même façon, les employés de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge chargés de la planification des interventions régionales ou mondiales en cas de catastrophe doivent se concerter avec les partenaires au sein du Mouvement. Cela contribuerait à améliorer la coordination, à réduire les doubles emplois, à préciser les rôles et les attentes et à accroître l efficacité globale des interventions en cas de catastrophe. Une coordination directe permet aux Sociétés nationales et aux délégations de la Fédération internationale de répartir les responsabilités et de planifier leurs actions en conséquence. C est quand elle est organisée sous forme d un processus participatif incluant (idéalement) tous les acteurs qui seront chargés de travailler ensemble en cas d urgence que la planification est la plus efficace. Un plan d intervention ou d urgence doit être un document dynamique, et les planificateurs devraient encourager la sélection, la critique et la discussion de la part de ceux qui doivent approuver et/ou mettre en œuvre ses composantes. Cela signifie que le plan devrait être largement diffusé et communiqué aux membres du conseil d administration des Sociétés nationales, aux services et départements du siège, aux sections, aux volontaires et aux institutions ou organisations externes. Quand planifier? La planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe est un processus permanent. Les responsables de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge devraient l inclure dans le processus annuel de planification ainsi que dans l élaboration des stratégies et l évaluation de la responsabilité du personnel. Les plans doivent être régulièrement testés et actualisés pour en valider la pertinence. Dans des situations évoluant rapidement, ils devront être actualisés fréquemment, ce qui ne sera pas le cas dans des circonstances normales. Les résistances à la planification peuvent être surmontées en mettant en valeur l importance qu elle revêt même à des périodes de normalité relative, et en l incorporant dans des objectifs de travail annuels. La période suivant une catastrophe de grande ampleur est un bon moment pour favoriser l élaboration ou l actualisation d un plan. Toute planification commence par une évaluation et une analyse des risques, des vulnérabilités, des capacités, des ressources et des rôles. Une planification d urgence devrait toujours être entreprise lorsqu il y a un risque/une probabilité élevé(e) qu une catastrophe ou une situation d urgence survienne. Les Sociétés nationales et les délégations de la Fédération internationale devraient également élaborer des plans pour les catastrophes naturelles récurrentes, par exemple les phénomènes saisonniers comme les inondations, les ouragans/cyclones, etc. La planification d urgence devrait être incorporée dans tous les processus de planification réguliers, le cas échéant. Où planifier? Des plans d intervention en cas de catastrophe sont nécessaires au niveau national et autres niveaux (y compris régional et mondial), pour garantir une coordination et une action efficaces en cas de catastrophe de grande ampleur. Toutes les Sociétés nationales et les délégations de la Fédération internationale devraient élaborer des plans le cas échéant, en fonction du risque, de la fréquence et de la complexité des catastrophes potentielles. Les plans et leur processus de mise en œuvre varieront en fonction de la situation dans un pays/une région précis, du cadre institutionnel, de la portée géographique, etc.
13 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 11 Niveau national Les Sociétés nationales peuvent avoir plus d un plan d urgence et d intervention en cas de catastrophe, suivant les besoins particuliers et la géographie du pays, chacun étant centré sur les principales zones à risque. On peut élaborer des plans ayant des portées géographiques différentes locale, nationale, sous-régionale et régionale, notamment. Niveau transfrontières (Entre pays voisins ou, dans un même pays, entre districts/entités locales voisins) La plupart des plans sont élaborés pour un pays en particulier. Toutefois, des plans peuvent aussi être élaborés conjointement pour plusieurs pays ou pour des régions où il faut prendre en compte des questions transfrontières. C est souvent le cas pour les catastrophes naturelles de grande ampleur, comme les ouragans ou les cyclones. Dans de tels cas, la consultation entre les planificateurs de tous les pays touchés est essentielle lors de l élaboration de scénarios régionaux, qui guideront et façonneront ensuite la planification d urgence au niveau du pays. Les délégations régionales de la Fédération internationale ont pris l engagement d appuyer et de diriger le processus de planification régionale d urgence et des interventions en cas de catastrophe régionale. La plupart des pays devront également élaborer des plans d urgence. Ces derniers sont importants pour faire face à des menaces spécifiques ou pour effectuer une planification dans un contexte particulier. Cependant, la planification d urgence ne sera pas toujours nécessaire, notamment dans le cas de pays plus petits, ou lorsque le contexte ne l exige pas. Dans ce cas, un plan d intervention en cas de catastrophe sera suffisant pour atteindre les objectifs de la Société nationale.
14 12 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Chapitre 2 Étapes de l élaboration des plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe Le présent chapitre traite des éléments communs aux plans d urgence et aux plans d intervention en cas de catastrophe, bien des différences importantes existent entre les deux. On se souviendra que le premier niveau de la planification des interventions en cas de catastrophe (institutionnel) définit le mandat, les politiques et le cadre juridique sur la base desquels la Société nationale ou la Fédération internationale établira ses plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe. Sur cette base, le plan d intervention en cas de catastrophe décrit les risques, les stratégies d intervention, les actions et les capacités dans un contexte de risques multiples. La planification d urgence, quant à elle, implique la préparation et le renforcement d activités permettant de répondre efficacement à des risques très précis, définis lors de la phase de planification de l intervention en cas de catastrophe. On distingue six étapes principales dans les plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe : Étape 1 Planification institutionnelle en cas de catastrophe Étape 2 Analyse des dangers, de la vulnérabilité, des capacités et des risques Étape 3 Recensement et mobilisation des ressources Étape 4 Alerte précoce, systèmes d alerte et déclencheurs Étape 5 Liens et communications Étape 6 Responsabilités sectorielles Évaluation de la situation d urgence Continuité des opérations dans une situation d urgence Sauvetage et assistance médicale Services de santé Eau, assainissement et promotion de l hygiène Alimentation et nutrition Secours Hébergement Rétablissement des liens familiaux Protection et sécurité Logistique et transport Technologies de l information et télécommunications Communication et établissement de rapports Suivi et évaluation La planification aura recours à des informations provenant de sources diverses. Ces informations doivent être fiables, d une bonne qualité et répondre à un objectif ou à un but spécifique figurant dans le plan. Si l utilité ou la fiabilité des informations sont sujettes à caution, elles ne devraient pas être incluses.
15 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 13 L Annexe 1 présente la structure proposée et le contenu minimal conseillé pour l élaboration des plans d intervention et d urgence. Attention! Les plans d urgence portent essentiellement sur des catastrophes précises qui présentent un risque de survenue élevé et qui sont liées à des niveaux de vulnérabilité élevés. Ils énumèrent en détail les besoins humanitaires, les mesures, les ressources, les obstacles et les carences potentiels. Bien que les plans d urgence et d intervention se déroulent selon des étapes similaires, les perspectives dans lesquelles ils sont élaborés et le niveau de détail exigé sont différents. Étape 1 Planification institutionnelle des catastrophes (cadre) Ce premier niveau de planification prévoit le cadre général de l action humanitaire, en fonction du mandat institutionnel, des politiques, des stratégies, des règles et des normes et du cadre juridique de l organisation. Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge mènent leurs activités humanitaires conformément aux Principes fondamentaux et aux Statuts du Mouvement, aux Statuts de la Fédération internationale, ainsi qu à leurs propres statuts et à la législation nationale. En leur qualité d auxiliaire de leur gouvernement dans le domaine humanitaire, les Sociétés nationales soutiennent les pouvoirs publics de leurs pays respectifs en fonction des besoins de la population. Cependant, ce rôle d auxiliaire ne bride pas l initiative des Sociétés nationales souhaitant mener d autres activités humanitaires dans leur pays. Les Sociétés nationales sont des organisations autonomes, qui soutiennent les pouvoirs publics avec leurs propres programmes. Elles doivent travailler en étroite collaboration avec leur gouvernement pour garantir le respect du droit international humanitaire, préserver l intégrité de l emblème et défendre les Principes fondamentaux. Documents de référence recommandés : Principes fondamentaux Principes et règles régissant les actions de secours de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en cas de catastrophe Accord de Séville et Mesures supplémentaires Charte humanitaire Sphère et Normes minimales pour les interventions lors de catastrophes Code de conduite pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et pour les organisations non gouvernementales (ONG) lors des opérations de secours en cas de catastrophe Lignes directrices pour des Sociétés nationales bien préparées (SNBP) Initiative pour une meilleure conception des programmes Principes et bonnes pratiques d action humanitaire Le rôle exact d une Société nationale en cas de catastrophe devrait être négocié et défini avec son gouvernement. Des mesures devraient ensuite être élaborées en conséquence, le rôle de la Société étant intégré dans le plan national en cas de catastrophe du gouvernement. Il est du devoir des Sociétés nationales de se préparer à fournir et recevoir une assistance en cas de catastrophe. Cela suppose notamment qu elles négocient avec leur gouvernement pour obtenir une exemption des taxes et droits de douane sur
16 14 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge les articles destinés aux victimes des catastrophes, et conviennent de procédures permettant l émission rapide de visas pour les membres du personnel de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge prenant part aux opérations de secours lorsqu une assistance à l échelle du Mouvement est nécessaire. La Fédération internationale devrait également définir au préalable le rôle et le mandat juridique de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge dans la région/zone et élaborer des hypothèses de planification sur la base dudit mandat et des besoins anticipés (voir annexe 2). Organisation Il est fréquent, dans une situation d urgence, que de nombreuses organisations fournissent des services d intervention. Parmi elles, on peut notamment citer l organisme national de protection civile, l armée, différents ministères chargés des situations d urgence, les brigades de pompiers locales, les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge ainsi que d autres organismes internationaux et des ONG. Il est probable que plusieurs d entre eux effectueront les mêmes tâches : fourniture de premiers secours, d abris et de nourriture aux personnes touchées par la catastrophe. Dans de tels cas, une coordination clairement établie est indispensable pour veiller à ce que le plus grand nombre de personnes reçoive une assistance aussi rapidement que possible, et pour éviter les doublons. C est pourquoi chaque organisation devrait, lors de l élaboration d un plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe, définir la ou les activités dont elle aura la responsabilité, sur la base de ses capacités et ressources existantes, et de son degré anticipé de participation en cas d urgence. Les organisations devraient également déterminer, en leur sein, qui sera chargé, pour chacune des fonctions, de prendre les décisions et d assumer les responsabilités. Des procédures opérationnelles normalisées devraient être élaborées aux niveaux local, régional et mondial, qui comprendront notamment des procédures permettant de cibler et d obtenir des ressources potentielles (voir annexe 3). Gestion Les plans d urgence et les plans d intervention en cas de catastrophe des Sociétés nationales ou des bureaux de la Fédération internationale devraient comprendre des procédures opérationnelles normalisées, précisant les responsabilités et donnant les coordonnées (voir annexe 3) : du point de contact chargé de l intervention d urgence ; des membres de l équipe à chaque niveau opérationnel ; et des personnes responsables de : l activation des services d intervention ; la communication avec le siège ; la gestion des relations extérieures et des appels à une aide externe (notamment gouvernementale, internationale et fonds collectés auprès du public) ; la communication avec les médias ; la coordination et les relations avec d autres organismes et services ; et la gestion du travail administratif. Étape 2 Analyse des dangers, de la vulnérabilité, des capacités et des risques Une bonne planification de l urgence et des interventions en cas de catastrophe doit être fondée sur une analyse des risques auxquels est confronté un pays ou une région. Elle implique de procéder à un recensement des dangers et à une évaluation de la vulnérabilité et des capacités aux niveaux local, national ou
17 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 15 régional (utiliser les annexes 4.a 4.d pour cette phase). On peut alors élaborer des scénarios réalistes à des fins de planification. Avant d entreprendre une analyse des dangers/menaces et vulnérabilités, il convient d élaborer un cadre de référence des risques qui comprendrait, au minimum, les éléments suivants : Domaine Unité géographique d analyse Cadre temporel Événements/ domaines d analyse Indicateurs de mesure Analyse des dangers/menaces Pays/région Province/canton/ville District ou municipalité Localité ou quartier précis Période de récurrence (délai) et incidence. Par exemple : mois, années, tous les cinq ans, décennie(s), etc. Dangers/menaces les plus importants dans les zones géographiques analysées (par ex. tremblements de terre, inondations, éruptions volcaniques, ouragans, sécheresses, épidémies, glissements de terrain, etc.) Variations dans la période de récurrence du fait d un changement environnemental ou climatique. Probabilité d occurrence Zone touchée potentielle et couverture territoriale Ampleur des dégâts et pertes Pourcentage de la population touchée Autres Analyse de vulnérabilité Population Communauté Famille Individu Période durant laquelle un groupe déterminé est soumis à des vulnérabilités particulières. Date des informations utilisées et analysées. Conditions d exposition et de vulnérabilité spécifiques (par ex. physiques, économiques, sociales, organisationnelles, institutionnelles, éducationnelles, culturelles, etc.) Indicateurs pour chaque domaine : Vulnérabilité économique : revenu de la famille, taux de chômage, etc. Vulnérabilité sociale : espérance de vie, accès aux services de santé, d éducation, infrastructure, assainissement, etc. Vulnérabilité organisationnelle : existence de comités et de plans d intervention en cas de catastrophe, systèmes d alerte précoce, etc. Vulnérabilité physique : abris, emplacement et qualité des structures et habitations, etc. Sources d information Indiquer précisément les sources d information afin de pouvoir les vérifier.
18 16 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Sur la base de l analyse des risques potentiels, de l incidence des catastrophes précédentes et de la vulnérabilité de la population, les personnes chargées de la planification des interventions en cas de catastrophe devraient pouvoir dresser une liste des besoins probables et recenser les ressources disponibles. Si les planificateurs anticipent un écart entre les besoins et les ressources, ils devraient chercher par avance de quelle manière le combler. Étapes de l analyse des dangers, des vulnérabilités et des risques 1 Examiner les données secondaires, y compris les études et analyses des dangers/menaces, vulnérabilités et risques élaborées par des institutions techniques ou scientifiques, des universités et/ou d autres organisations assurant une présence dans la zone (voir cadre de référence des risques ci-dessus). 2 Faire en sorte que l institution dispose de la capacité technique et de l expérience voulue pour mener l analyse des risques requise par le plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe. Pour y parvenir plus facilement, des accords de collaboration peuvent être conclus avec des institutions scientifiques ou techniques et des universités. Des Sociétés sœurs et la Fédération internationale peuvent souvent fournir un appui technique et partager des outils de référence 3 Mener une analyse des dangers, en commençant par les informations existantes sur les situations d urgence précédentes et en prenant en compte probabilité, fréquence, emplacement, ampleur et impact potentiel. Note : ne pas se fier aux seules données historiques. Envisager la possibilité de conditions climatiques extrêmes, liées à des changements climatiques, à une modification très importante des risques due à la déforestation, l urbanisation non planifiée, etc. Les connaissances des organisations externes peuvent être utiles pour comprendre ces facteurs. 4 Analyser le degré de vulnérabilité de ceux qui sont exposés à un danger ou à une menace potentiels. L étayer si possible par des indicateurs mesurant les cinq composantes principales de la vulnérabilité : moyens de subsistance, conditions de vie, autoprotection, protection sociale et protection assurée par le gouvernement. 5 Mener une analyse des risques combinant les dangers/menaces et les vulnérabilités. Concevoir des cartes mettant en évidence les zones à risque. Définir les zones géographiques auxquelles il faudra prêter une assistance en priorité dans l élaboration de scénarios. Une analyse des risques de qualité nécessite parfois des ressources et capacités techniques qui n existent pas toujours au sein de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge. Il est important, pour effectuer une analyse solide, de demander conseil et de collaborer avec les organismes techniques gouvernementaux, les institutions scientifiques, les universités et autres organisations spécialisées. Le risque de catastrophe est lié à la vulnérabilité d une population à certaines menaces : plusieurs conditions peuvent influer sur les degrés de vulnérabilité. Une bonne planification doit aussi évaluer les capacités existant au sein des communautés à risque, rechercher les possibilités et les mécanismes disponibles pour renforcer et exploiter les capacités pour les activités aussi bien de planification que d intervention en cas de catastrophe.
19 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 17 L analyse des scénarios d urgence devrait faire apparaître : le nombre de personnes en danger l emplacement géographique l impact potentiel l impact le plus récent le climat la topographie la principale source de moyens de subsistance. Comme indiqué précédemment, nous recommandons l utilisation d études ou d indicateurs de vulnérabilité provenant de sources de données secondaires fiables (universitaires, gouvernementales, scientifiques, etc.). Les processus d évaluation de la vulnérabilité et des capacités (EVC) réalisés avec la participation de la communauté constitueront, même s ils ne sont pas encore terminés, une contribution importante aux plans (pour des menaces localisées ou dans des zones bien définies). Une fois l analyse des risques réalisée et l analyse d urgence achevée, les étapes suivantes devraient être les suivantes : Mener une EVC dans les zones à risque. Élaborer des plans de préparation et d intervention en cas de catastrophe. Mettre en œuvre des projets d atténuation des effets, le cas échéant. Appuyer des initiatives de renforcement des capacités aux niveaux national, local et communautaire. Degrés de vulnérabilité Une manière simple de définir les degrés de vulnérabilité dans une région ou zone donnée est de définir une catégorie élevée, moyenne ou faible, comme dans le tableau ci-dessous : Degré de vulnérabilité Faible Moyen Élevé Caractéristiques Un danger/une menace précis(e)/ est en général bien connu(e). La population touchée en connaît les caractéristiques et la possible occurrence dans une période déterminée. La préparation organisationnelle et la capacité d intervention en cas de catastrophe sont toutes deux élevées. Bien que les menaces ne soient pas faciles à déterminer, il existe un certain degré de conscience du risque, associé à des capacités d organisation et d intervention faibles. Ceux qui sont exposés aux dangers/menaces peuvent les connaître, mais y accordent peu ou pas d attention. Ils ne connaissent pas les mesures d alerte ou de préparation à mettre en œuvre. Ceux qui sont exposés à un danger/une menace déterminé(e) ont une capacité d intervention ou de résilience insuffisantes.
20 18 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Analyse de vulnérabilité Pour estimer le risque de catastrophe, il est nécessaire de définir la vulnérabilité d une population exposée à des dangers/menaces précis. Les planificateurs peuvent établir des niveaux de vulnérabilité en prenant en compte un ensemble de facteurs. Si un contexte particulier appelle une analyse de vulnérabilité détaillée, il faut définir des groupes d indicateurs pour chaque domaine de vulnérabilité et les répartir selon un classement afin de déterminer la vulnérabilité d ensemble. Le tableau suivant donne quelques exemples : Domaine d analyse (niveau régional ou de pays) Vulnérabilité physique Vulnérabilité opérationnelle Vulnérabilité institutionnelle Exemple d indicateurs Qualité des moyens de communication Existence et qualité de l infrastructure publique et des abris Existence et accessibilité des routes d évacuation en cas de catastrophe Qualité de la construction des logements Proximité des habitations ou des centres de population des dangers/menaces identifiés Existence, efficacité et sensibilisation aux : systèmes d alerte précoce plans et systèmes d intervention en cas de catastrophe Existence d équipes d intervention qualifiées Existence de projets de développement ou d ONG (locales et internationales) Existence d organisations communautaires, de groupes sociaux, etc. Manières de fournir des services de base à la population Prise de décision centralisée/décentralisée en matière de gestion de catastrophe Présence d entités d assistance/de secours telles que la Croix-Rouge/le Croissant-Rouge, les pompiers, la police, la protection civile, etc. Ressources humaines consacrées à l intervention en cas de catastrophe Ressources financières consacrées à la préparation et à l intervention en cas de catastrophe Sensibilisation et attachement des pouvoirs publics locaux à la prévention des catastrophes Législation, plans et instructions relatifs à la gestion locale/nationale des catastrophes Accès à la population vulnérable dans les situations de catastrophe Préparation et qualité des mécanismes permettant de recevoir l assistance externe et internationale. L analyse de vulnérabilité peut être aussi détaillée et exhaustive que l on veut, pour autant que les informations soient de bonne qualité et régulièrement mises à jour. L importance de cette analyse dépendra évidemment du temps et des ressources disponibles. Dans la plupart des cas, une macro analyse d ensemble ou un travail d analyse de tous les dangers auxquels est confronté(e) le pays/la région est recommandé dans une première phase.
21 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 19 Ce travail permettra à la Société nationale et aux autres partenaires du Mouvement de disposer d une image d ensemble de la situation et contribuera à cibler en priorité des zones à haut risque lors du processus de planification. Dans les cas où un danger/une menace imminent(e) accélère le processus de planification d urgence (par ex. une brusque détérioration dans la stabilité d un pays), l analyse (et le processus de planification d urgence) devrait se concentrer sur ce danger/cette menace précis(e). Cela fournirait également une base permettant la sélection des indicateurs d alerte précoce les mieux adaptés à des fins de suivi. La planification d urgence comprenant l élaboration de plans pour des situations précises, il est difficile de concevoir des plans d urgence qui prévoient toutes les possibilités. Il est par conséquent nécessaire d établir des priorités et d élaborer des plans d urgence au moins pour les scénarios présentant le risque le plus élevé de se produire. Sur la base de l analyse des risques, les Sociétés nationales et les délégations de la Fédération internationale devraient centrer la planification et l élaboration de scénarios sur les situations les plus pertinentes, aux plans local, national ou régional (voir annexe 5). Étape 3 Recensement et mobilisation des ressources Deux des éléments les plus importants dans l élaboration des plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe sont : 1 l analyse des capacités 2 le recensement des ressources Il est d une importance capitale que les informations relatives aux capacités et aux ressources soient précises et fiables, dans la mesure où elles serviront de base à l identification des points faibles et des carences, et permettront d optimiser l utilisation des ressources existantes. De plus, les capacités existantes peuvent être renforcées dans une optique stratégique, afin de mieux répondre aux besoins anticipés lors d une catastrophe potentielle. Une fois que les besoins immédiats potentiels auront été établis, il sera plus facile de savoir comment allouer au mieux les ressources existantes et quelles ressources supplémentaires peuvent être requises. Il n existe pas de méthode simple ou de liste exhaustive qui faciliterait l analyse des capacités et le recensement des ressources. Ces éléments varient en fonction du contexte et d après les scénarios présentés. Cependant, aux fins de la planification Croix-Rouge/Croissant-Rouge, on peut se référer à cinq catégories lorsque l on examine les ressources (voir annexes 6 et 7) : 1 capacités et ressources au niveau local, notamment méthodes participatives orientées vers certains segments de la population, ainsi que les secteurs public et privé ; 2 capacités et ressources de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge au niveau national et au niveau de la section ; 3 capacités et ressources institutionnelles nationales et internationales, y compris faculté de demander et recevoir des ressources au sein du Mouvement ;
22 20 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge 4 capacités et ressources institutionnelles externes ; 5 accords avec d autres partenaires. Il faut des ressources pour répondre à une urgence, et le plan d urgence ou d intervention doit prendre en compte différents niveaux de préparation. Il faut par conséquent répondre aux questions suivantes : Quelles sont les ressources déjà disponibles et en quelle quantité, pour combien de personnes et pour combien de temps? De quelle manière peut-on renforcer et accroître les ressources et capacités locales? Quels sont les membres du personnel et les volontaires qui peuvent être détachés d autres programmes en cas de situation d urgence? De quelles ressources, non disponibles actuellement, aura-t-on besoin? Quels plans existe-t-il s agissant de l achat des ressources nécessaires? Quels plans et quelle préparation existe-t-il s agissant de la réception et de la gestion de l assistance internationale? Les informations doivent être mises à jour régulièrement. Ce critère est d une importance cruciale pour les registres du personnel et de ses capacités ou pour les inventaires d équipement et de ressources logistiques. Par exemple, une base de données de volontaires peut ne pas refléter la situation actuelle, faute d une cartographie récente des ressources de la Croix Rouge/du Croissant Rouge. Par ailleurs, les registres des niveaux de stocks et d équipement peuvent ne pas prendre en compte la détérioration due à une mauvaise maintenance. Dans ces cas là, on doit s assurer le concours de personnes clés détenant les informations les plus actualisées. L outil d évaluation des «Sociétés nationales bien préparées» peut également contribuer à établir les capacités et ressources existantes d une Société nationale. Étape 4 Alerte précoce, systèmes d alerte et déclencheurs Le processus de planification des interventions en cas de catastrophe devrait établir la manière dont la population est avertie des urgences, et désigner les personnes chargées d en avertir d autres. Il faudrait mettre en place, en collaboration avec les organisations (gouvernementales, météorologiques, scientifiques et autres) qui suivent les catastrophes, des systèmes permettant de s assurer que les sections, bureaux et délégations de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge figurent sur les listes d avis et de déclenchement. De plus, il existe plusieurs centres de météorologie et de séismologie qui suivent les catastrophes et font rapport. Le Système d information pour la gestion des catastrophes (DMIS) de la Fédération internationale offre des liens vers certains de ces centres mondiaux de suivi. 1 La Société nationale a-t-elle élaboré une procédure d alerte précoce avec des instituts de météorologie, de géologie et autres organismes scientifiques ayant des connaissances dans le domaine? 2 la Fédération internationale a-t-elle développé une procédure d alerte précoce avec des instituts météorologie, de géologie et autres organismes scientifiques régionaux? 3 La Société nationale et le bureau ou la délégation régionale de la Fédération internationale ont-ils mis au point une procédure visant à fournir des informations au DMIS? 4 les sections locales de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge ont-elles mis au point avec leur siège national des procédures d information en cas d alerte précoce?
23 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 21 Les Sociétés nationales devraient également désigner une personne (en plus du responsable des relations publiques) qui serait chargée de diffuser des informations auprès des médias. Cette personne devrait avoir l expérience nécessaire et des contacts avec les membres du gouvernement, les chefs d entreprise et les organisations sociales locales. La direction de la Société nationale et/ou le chef de délégation de la Fédération internationale devraient déterminer qui peut communiquer avec les médias. Les autres membres de l équipe d intervention devraient soumettre toutes les communications et les questions de relations publiques à la personne de contact désignée, de manière à éviter la confusion et assurer la cohérence de la communication externe. De plus, il faudrait élaborer des messages ou arguments-types et dispenser une formation aux principaux membres de l équipe sur la manière de transmettre ces messages efficacement. Si les autorités ne disposent pas sur place de systèmes adéquats pour avertir la population de l imminence d une catastrophe, la Société nationale de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge peut créer des réseaux locaux afin de réceptionner les alertes et de prendre les mesures nécessaires, sensibilisant par là la communauté aux risques potentiels et aux mesures à prendre. Étape 5 Liens et communications La gestion des informations sur les catastrophes requiert des méthodes et des compétences particulières. Les Sociétés nationales, les délégations régionales et le Secrétariat de la Fédération internationale devraient définir, dans leurs plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe, des procédures de gestion des informations dans les cinq domaines suivants : 1 information externe 2 informations opérationnelles 3 information interne 4 établissement de rapports 5 communication institutionnelle Chaque domaine a des objectifs différents et devrait donc être abordé de manière différente. 1 L information externe a trait aux médias locaux, nationaux, régionaux et internationaux. Cet élément devrait être intégré à un plan de préparation, qui devrait également prévoir des demandes éventuelles de porte-parole parlant plusieurs langues et prendre en compte les incidences du décalage horaire. 2 Les informations opérationnelles sont essentielles pour une prise de décision efficace et devraient être gérées par le centre des opérations de secours. 3 Le partage de l information interne vise à s assurer que tous les employés et tous les volontaires disposent d informations adéquates sur des questions précises, présentant un intérêt dans le cadre des opérations de secours. 4 Les prescriptions en matière d établissement de rapports doivent être respectées et encouragées aux niveaux national, régional et international dans le cadre de la redevabilité. Le processus d établissement de rapports devrait être bien planifié et prévoir des mises à jour régulières. 5 La communication institutionnelle devrait renforcer la coordination au sein de la Société nationale, entre acteurs de la Fédération internationale et entre les composantes du Mouvement, ainsi qu avec d autres organisations. Le partage et l échange d informations avec des représentants d autres organisations sont essentiels dans les situations d urgence. Pour garantir une communication claire et efficace dans une situation d urgence, le plan devrait préciser comment la communication s effectuera et par quel moyens (courriel, radio, fax, téléphone, contact direct, réunions de coordination, etc.) (voir annexe 8). Cela s applique aussi à la commu-
24 22 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge nication interne de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge sur le terrain (au sein de la Société nationale et/ou avec les sous-délégations), au plan international (communication avec le Secrétariat de la Fédération internationale à Genève) et avec les Sociétés nationales partenaires se trouvant déjà dans le pays. De nombreux gouvernements disposent d un centre d urgence ou d un centre national des opérations en cas de catastrophe, d un groupe d experts ou d un groupe de coordination, qui reçoit les alertes et les notifications de déclenchement concernant la Croix-Rouge/le Croissant-Rouge. Nous recommandons qu une personne soit nommée pour assurer activement la liaison avec ces entités à des fins de coordination et de communication. On a relevé, lors de précédentes opérations d urgence, un problème dans le partage des informations relatives à l évaluation, qui sont souvent redondantes ou incomplètes. La planification des catastrophes devrait souligner l importance du partage d informations à tous les niveaux, et notamment renforcer les mécanismes d échanges d informations relatives aux évaluations, à la fois au sein du Mouvement et avec d autres partenaires. Les relations avec les médias devraient également être renforcées. Les expériences précédentes ont révélé que les informations destinées aux médias et provenant du terrain avaient une qualité très inégale. Une solution pratique pourrait être de fournir aux équipes de terrain un kit d urgence pour les médias, afin qu ils puissent rassembler des données numériques et audio de bonne qualité. Les plans devraient également comprendre des mécanismes pour communiquer des informations sur les activités de la Croix- Rouge/du Croissant-Rouge aux communautés touchées, afin de les sensibiliser davantage à l assistance humanitaire et de leur permettre d en bénéficier davantage. Étape 6 Responsabilités sectorielles Les plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe devraient comprendre, par secteur, une description succincte de la manière dont les besoins et les fonctions sectoriels seront couverts, et de l attribution des rôles et responsabilités. Les principaux secteurs à prendre en compte peuvent être résumés comme suit :
25 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 23 Les rôles sectoriels diffèrent parfois d une Société nationale à l autre. Il est important de se rappeler que, dans de nombreux cas, le gouvernement garde la responsabilité globale de l intervention en cas de catastrophe. Il est donc important de définir quel sera le rôle de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge, quelle sera sa participation et quelle sera l articulation de son rôle avec le secteur, notamment avec la communauté locale et d autres acteurs fournissant un appui. Les secteurs dans lesquels la Croix-Rouge/le Croissant-Rouge fournissent les services les plus utiles sont décrits ci-dessous : 1 Évaluation d urgence 2 Continuité des opérations dans une situation d urgence 3 Sauvetage et assistance médicale 4 Services de santé 5 Eau, assainissement et promotion de l hygiène 6 Alimentation et nutrition 7 Secours 8 Abris 9 Rétablissement des liens familiaux 10 Sûreté et sécurité 11 Logistique et transport 12 Technologies de l information et télécommunications 13 Communications et établissement de rapports 14 Suivi et évaluation Alors qu il est essentiel de s assurer que l ensemble de ces secteurs est pris en compte dans le processus de planification, la fourniture concrète de services (par les Sociétés nationales, la Fédération internationale et les partenaires externes) devra en définitive pourvoir de manière globale et intégrée aux besoins des personnes et de la communauté, en puisant dans les différents secteurs pour apporter une assistance pertinente, adéquate et efficace. L accent devra être mis principalement sur le renforcement des capacités de secours et de relèvement des communautés, et sur l établissement d une bonne coopération entre les organisations d assistance, pour s assurer que toutes les carences importantes sont comblées. Les différentes composantes de la gestion des catastrophes (intervention, préparation à l intervention, atténuation, réduction des risques, etc.) doivent être conçues comme des étapes successives. À mesure que les activités de secours diminuent, les activités de relèvement et de réduction des risques (préparation aux catastrophes et atténuation) prennent le pas. Tous ces éléments, qui relèvent de la gestion des catastrophes, doivent s appuyer mutuellement et aucun ne peut être mis en place avec succès indépendamment des autres. Les composantes essentielles de chaque secteur, qui ont un rôle à jouer dans la planification d urgence et l intervention en cas de catastrophe, sont décrites en détail ci-dessous. Il convient également de signaler que la Fédération internationale est engagée dans la Charte humanitaire SPHÈRE et les normes minimales pour les interventions lors de catastrophe, un outil puissant 2 qui décrit en détail les normes pour les secteurs suivants : approvisionnement en eau, assainissement et promotion de l hygiène ; sécurité alimentaire, nutrition et aide alimentaire ; abris, établissements humains et articles non alimentaires et équipement domestique et services sanitaires. 1 Évaluation d urgence Il est important, lors de la planification, de déterminer si l on pourra disposer d un nombre suffisant d employés et/ou volontaires pour effectuer une évaluation d urgence immédiate qui, pour être efficace, 2 L intégralité du manuel Charte humanitaire et normes minimales pour les interventions lors de catastrophes peut être téléchargé sur le site Internet du Projet Sphère ou commandé aux éditions d Oxfam au Bournemouth Book Centre (BEBC), PO Box 1496, Parkstone, Dorset BH12 3YD, tél 44(0) , fax : 44(0) On peut contacter le Projet Sphère à l adresse suivante : Boîte postale 372, 1211 Genève 19, Suisse, tél : (41 22)
26 24 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge doit être bien planifiée et organisée. Dans la plupart des cas, une évaluation globale des besoins devrait être menée immédiatement après la survenue d une situation d urgence, et actualisée tout au long des phases d intervention et de relèvement. Il est également nécessaire de s assurer que le personnel et les volontaires ont reçu une formation adéquate, afin que les évaluations se fassent selon des critères, des normes et des indicateurs communs. Le mieux serait de former des volontaires locaux à l évaluation immédiate des dégâts et des besoins dans les zones les plus exposées aux catastrophes. On devrait utiliser les Lignes directrices pour l évaluation des situations d urgence, publiées par la Fédération internationale, et le projet Sphère, que l on peut se procurer auprès du Secrétariat et sur FedNet 3. Lors de la planification d une évaluation des besoins immédiats au niveau local, communautaire ou régional, il faut se poser les questions suivantes : Qui est responsable de l évaluation et quand sera-t-elle menée? (immédiatement, au bout de trois jours, deux semaines, etc.)? Les équipes d évaluation devraient être constituées de personnes occupant des fonctions différentes et intégrer des spécialistes de plusieurs secteurs. Quelles sont les informations nécessaires à chacune des étapes de la situation d urgence? Comment/où les équipes d intervention seront-elles constituées et formées? Quels sont les critères utilisés pour mesurer la gravité de l urgence? Quels éléments visant à faciliter un relèvement rapide ont été intégrés dans l évaluation? Comment sera évalué l impact de l aide humanitaire? Les directives de l Initiative pour une meilleure conception des programmes (IMCP) seront-elles prises en compte? De quelle manière les communautés bénéficiaires seront-elles impliquées dans l ensemble du processus? Attention! Les programmes ne seront efficaces et réalistes que s il a été procédé à une évaluation globale sérieuse. 2 Continuité des opérations dans une situation d urgence La capacité d une Société nationale de faire son travail peut être compromise par une catastrophe (qui peut avoir causé des dégâts à son siège ou à d autres installations, fait des morts ou des blessés dans son personnel clé, etc.). Il est par conséquent essentiel de prévoir la continuité des opérations, même s il ne s agit pas d une activité sectorielle en tant que telle. Il est important d examiner les éléments suivants : Sélection et installation d un site de repli, où il sera possible d appuyer la poursuite d activités essentielles. Mise en service du site en question et/ou d un quartier général de gestion de la crise au niveau de la section, de la Société nationale ou de la délégation de la Fédération internationale. Redéploiement du personnel rémunéré et des volontaires à partir de leur lieu d intervention habituel. Fourniture d un appui logistique, ainsi qu en matière de technologies de l information et de télécommunications en ayant recours, de manière temporaire, à des moyens non conventionnels ou de substitution. Cette section devrait également prendre en compte les conséquences éventuelles de la situation d urgence sur d autres services de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge comme les programmes sanitaires, le don de sang, le soutien social, etc., qui peuvent tous être également remis en question en cas de catastrophe. Ces services devront parfois être interrompus, pour donner la priorité à d autres activités d intervention. À d autres occasions, ces services peuvent être plus que jamais nécessaires et devront se voir accorder la priorité. 3 Le document Lignes directrices pour l évaluation des situations d urgence se trouve sur FedNet.
27 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 25 3 Sauvetage et assistance médicale Les situations d urgence et les catastrophes majeures font souvent des morts et des blessés. Qu il soit établi au niveau national, régional ou mondial, le plan devrait mettre l accent sur les questions suivantes : Quel type de blessures ou de besoins médicaux peuvent découler des scénarios envisagés dans le plan? La Croix-Rouge/le Croissant-Rouge participent-ils aux opérations de recherches et de sauvetage, et qui sera responsable de leur organisation? Comment les restes humains seront-ils gérés? Qui organise les premiers secours, les ambulances provisoires, l évacuation médicale et l hospitalisation? Quel seront les systèmes d enregistrement et de distribution utilisés? 4 Services de santé L accès à une eau salubre, à des conditions sanitaires satisfaisantes dans les abris et à une alimentation convenable sont des facteurs qui contribuent à éviter l apparition de maladies. Ces questions devraient être résolues avant le lancement de programmes sanitaires. Les questions sanitaires et nutritionnelles suivantes devraient être examinées dans la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe aux niveaux national, régional ou mondial : Qui est responsable des besoins sanitaires et nutritionnels? Quelle est la structure locale en matière de soins de santé et comment fonctionne-t-elle dans les situations d urgence? Où peut-on effectuer des vaccins contre les maladies infectieuses (par ex. la rougeole)? Quels besoins alimentaires supplémentaires (des enfants, des femmes enceintes ou allaitantes) faudrat-il couvrir ou quels programmes alimentaires spéciaux pourraient être nécessaires? Quels sont les organismes publics ou non gouvernementaux chargés des soins de santé, de la prévention des maladies et des campagnes de santé publique? Quel est le rôle de la Société nationale? La protection sanitaire/la nutrition sont-elles différentes en hiver? À quel égard? Quelles mesures spéciales faudrait-il envisager si la situation d urgence survenait en hiver? De quelle manière résoudre le problème de la surpopulation? Quelle est l incidence de ce problème sur les soins de santé pendant et après une situation d urgence? Quelles mesures faudrait-il prendre pour des groupes de population particuliers (par ex. enfants, femmes enceintes, etc.)? Quels sont les médicaments et l équipement médical disponibles? De quels produits supplémentaires peut-on avoir besoin et en quelle quantité? Dispose-t-on d entrepôts? Dans la négative, que faudrait-il faire? 5 Eau, assainissement et promotion de l hygiène Dans une situation d urgence, on manque souvent d eau potable, d installations sanitaires adéquates et d articles d hygiène, et ces facteurs cumulés exposent davantage les personnes aux maladies et décès dus à l eau et à l assainissement. Dans la mesure où l on peut survivre plus longtemps sans nourriture que sans eau, l approvisionnement en eau potable est une priorité dans une situation d urgence. L assainissement et la promotion de l hygiène jouent également un rôle essentiel dans la réduction des risques sanitaires liés à l environnement. Les mesures devraient comporter les éléments suivants : élimination des déchets d origine humaine, égouts et décharges, lutte contre les insectes et les rongeurs, pratiques d hygiène sûres, drainage et gestion des eaux usées. Le plan devrait également prévoir des dispositions en matière de fourniture et de distribution d eau, de promotion de l hygiène et d assainissement dans une situation d urgence.
28 26 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge En ce qui concerne l eau, il convient de préciser les éléments suivants : Quelle est actuellement la source d approvisionnement en eau et quels sont ses utilisateurs? Quelles sont les capacités techniques existantes? Y a-t-il un système d approvisionnement/de distribution en place et, le cas échéant, les points d approvisionnement sont-ils suffisamment proches des habitations? Le traitement de l eau est-il nécessaire? Est-il possible? Quel est le traitement à effectuer? Quel est l équipement nécessaire et a-t-on besoin de citernes (si les sources locales ne sont pas utilisables)? En matière d assainissement, il est nécessaire de répondre aux questions suivantes : Quelle est la pratique courante de défécation? Y a-t-il des installations d assainissement et qui en a la responsabilité (service public ou secteur privé)? La population sait-elle construire et utiliser les toilettes? Faut-il organiser des programmes de formation en matière d assainissement? S agissant de la promotion de l hygiène, il est nécessaire de préciser ce qui suit : Quelles sont les croyances et pratiques traditionnelles en matière de collecte, de stockage et d utilisation de l eau? La population a-t-elle assez de conteneurs pour l eau? Quelles sont les croyances et pratiques actuelles (notamment les pratiques spécifiques selon de sexe) s agissant de l évacuation des matières fécales? Les gens se lavent-ils les mains après la défécation et avant la préparation des aliments et des repas? 6 Alimentation et nutrition La fourniture d aliments vise à satisfaire les besoins nutritionnels d une population touchée par une situation d urgence. Le plan de préparation devrait définir, calculer et préciser comment les vivres seront fournis dans des situations d urgence d une intensité et d un impact variables. Durant la phase de planification, il conviendrait de se poser les questions suivantes, en fonction du contexte (national, régional ou mondial) : Qui est responsable de l évaluation des besoins d approvisionnement alimentaire et de la coordination de cet aspect de l intervention en cas de catastrophe? Quels sont les aliments disponibles localement, dans la zone et dans l ensemble du pays? Quelles sont les capacités des marchés locaux et quels prix y sont pratiqués? Quels sont les produits alimentaires traditionnels ou largement consommés qui pourraient manquer? Quels produits devraient constituer le panier alimentaire? Quels sont les besoins caloriques en fonction des différents climats (climats froids ou des zones de montagne)? À quels besoins de base devra-t-on répondre pour les enfants en bas âge? Quels systèmes de distribution alimentaire a-t-on utilisé auparavant dans la zone, le district et le pays? De quelle manière pourraient-ils être utilisés dans une situation d urgence? Faudra-t-il également distribuer des vivres à la population non sinistrée vivant près de la zone d urgence? (Cette question se pose lorsque la population non sinistrée est aussi extrêmement vulnérable, même en temps normal). Qui est responsable de la communication avec le gouvernement et avec les donateurs internationaux dans le domaine alimentaire (comme le Programme alimentaire mondial), les ONG et autres organisations? Quels sont les exigences relatives au stockage de vivres? Quelles sont les entrepôts disponibles?
29 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 27 7 Secours Le plan devrait préciser de manière détaillé comment les besoins de base immédiats en matière d abris, d eau et d alimentation seront couverts. Savon, couvertures, ustensiles de cuisine, récipients pour l eau et allumettes font partie des produits non alimentaires classiques figurant dans ce type de plan. Dans la mesure où les situations peuvent être différentes, la liste des produits essentiels devrait être établie en fonction des besoins anticipés de la population la plus susceptible d être touchée, en prenant en compte la diversité culturelle, le cas échéant. Le plan national, régional ou mondial devrait couvrir les éléments suivants : Quels produits seront nécessaires et lesquels peut-on se procurer? Qui coordonnera la négociation d accords préalables avec les fournisseurs de ces produits? Dans quelle mesure les organisations et les marchés locaux peuvent-ils gérer la distribution de ces produits? Comment peut-on renforcer ces mécanismes afin qu ils jouent un rôle plus important dans les activités de secours? Quelles sont les capacités de stockage locales et quelles installations supplémentaires seront nécessaires? Quelles sont les réserves existantes de couvertures, récipients pour l eau, combustible pour la préparation des aliments, poêles, ustensiles de cuisine, vêtements ou autres produits non alimentaires de première nécessité? Quels sont les processus de ciblage, d enregistrement et de distribution? Qui est chargé de la gestion des articles de secours? Qui est chargé de l évaluation des besoins? De quelle manière le suivi et l évaluation seront-ils assurés? Comment la coordination de la qualité, des quantités et de la couverture avec d autres organismes serat-elle assurée? 8 Abri Dans certains cas, il est nécessaire de fournir un abri d urgence à ceux dont les maisons ont été détruites ou ne sont pas sûres. Il est parfois nécessaire d effectuer des réparations d urgence (et donc de fournir des outils adaptés et des matériaux utilisés localement), de distribuer des tentes et des bâches pour l hébergement temporaire, ou d héberger des personnes sans abri dans des édifices publics comme les écoles. Il convient d examiner les questions suivantes lors de la planification d urgence et des interventions aux niveaux national, régional ou mondial : Quelle est la politique du gouvernement en matière d hébergement des populations touchées par une catastrophe? Quel est l organisme public responsable des activités relatives à l hébergement? Quelles sont les organisations gouvernementales, locales et internationales participant à la fourniture d abris? Qui est chargé de la gestion et de l évaluation des besoins en matière d hébergement? Des tentes, des matériaux de construction et des bâches en plastique sont-ils nécessaires? A-t-on sélectionné des sites ou des bâtiments qui feront office d abri collectif pour d éventuels besoins d urgence à grande échelle? De quelle manière ces sites seront-ils sélectionnés? Y a-t-il des problèmes concernant la propriété foncière? Quels sont les problèmes qui peuvent survenir avec la communauté locale? Quelles difficultés particulières peuvent surgir durant les différentes saisons (hiver, été, pluie, etc.)? Quelles formes d assistance seront nécessaires pour ceux qui sont abrités ou hébergés par des proches ou des membres de leur famille (aide alimentaire, chauffage, cuisine, hygiène, fourniture d eau ou assainissement)? Serait-il préférable de donner de l argent liquide, de façon que les personnes aient le choix entre différentes possibilités?
30 28 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Quels matériaux de construction peut-on se procurer localement? L achat et l utilisation de matériaux de construction traditionnels nuisent-ils à l environnement et quels matériaux peut-on utiliser à la place? Penser à utiliser ce qui localement approprié (par ex. en se renseignant sur le type de matériaux déjà utilisé pour les logements et sur la manière d améliorer la sécurité des constructions). Quelles solutions tirent le meilleur parti des connaissances, des capacités et des ressources locales en matière de logement? Comment peut-on favoriser sur le plan local des techniques de «construction sûre» (par ex. sensibilisation de la communauté en ayant recours à un «théâtre de construction» pour présenter les principales techniques de «construction sûre», comme des fondations, armatures, scellements, arrimages, contreventements adéquats)? Comment seront évalués les risques présentés par les maisons et les établissements humains existants? Comment évaluer la stabilité après-catastrophe des sites d habitation? Comment assurer une planification adéquate des établissements humains permettant de limiter les risques? Quelles mesures d atténuation peuvent être prises pour limiter au minimum dans l avenir les risques liés aux habitations à réparer? De quelle manière l assistance technique à la reconstruction peut-elle favoriser au mieux le retour de familles dans leur foyer, le cas échéant? Ne pas oublier que, dans de nombreux cas, les familles voudront revenir immédiatement dans leur maison détruite ou endommagée. 9 Rétablissement des liens familiaux Dans de nombreuses opérations de secours, une des tâches prioritaires en matière d action sociale est d entreprendre rapidement la recherche de personnes portées disparues et de réunir les membres des familles dispersées. La famille constitue l unité sociale de base dans la plupart des sociétés et joue un rôle clé dans la satisfaction des besoins individuels et la résolution de problèmes communautaires. Les Sociétés nationales chargées du rétablissement des liens familiaux devraient examiner les questions suivantes dans la planification au niveau national : Qui est responsable de la gestion des activités de recherche et de réunification et qui (employés et/ou volontaires) y participera? Le CICR ou la Société nationale hôte sont ils impliqués? Combien de familles peuvent avoir besoin d un logement temporaire? Quelles normes culturelles peuvent entraver les activités de réunification? (par ex. tabous relatifs aux photographies)? Quelles seront les méthodes utilisées pour mener ces activités? Quels seront les moyens de communication utilisés pour réunir les membres de familles? Quels autres organisations ou départements ministériels sont responsables de ces opérations? Quel est le niveau de coordination requis? À quel stade de l intervention les opérations de recherches devraient-elles commencer? (normalement au bout de 24 à 48 heures, dans la mesure où de nombreuses familles parviennent à retrouver ceux de leurs membres qui avaient disparu pendant cette période)? Comment la population touchée sera-t-elle informée des activités de rétablissement des liens familiaux? 10 Protection, sûreté et sécurité Les plans de préparation devraient déterminer qui est responsable de la protection, de la sûreté et de la sécurité de la population touchée par la catastrophe. La responsabilité incombe en principe au gouvernement national, bien que d autres acteurs soient impliqués. Le plan devrait également établir les mesures à prendre pour garantir la sécurité du personnel et des volontaires de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge participant aux opérations de secours. La sécurité est une question complexe et la Fédération internationale a élaboré des lignes directrices adéquates qui peuvent être consultées sur FedNet 4. 4 Les directives et manuels en matière de sécurité se trouvent sur FedNet dans la section relative au DMRF (Activités / Gestion des catastrophes cadre des ressources).
31 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 29 La sécurité de la Fédération internationale sur le terrain notamment les codes de conduite institutionnelle et personnelle repose sur sept facteurs. Les deux premiers facteurs sont propres à la Croix-Rouge/au Croissant-Rouge et concernent : 1) l acceptation (à la fois politique et opérationnelle) des Principes fondamentaux qui guident l action de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge et 2) l identification, à travers l usage reconnu de l emblème. Acceptation Identification Information Règles (de sécurité) Comportement Communication Protection 11 Logistique et transport Les opérations d urgence exigent fréquemment le transport de nombreuses personnes ainsi que de grande quantité d aide et équipement humanitaires vers le lieu de la catastrophe. La logistique et le transport jouent donc un rôle essentiel dans le succès d une intervention : il conviendrait d examiner, dans la planification nationale, régionale ou mondiale, les aspects suivants relatifs au transport et à la logistique : Quelles sont les routes principales et de remplacement d acheminement des secours vers les zones de catastrophe et les populations touchées? Des accords ont-ils été conclus avec des fournisseurs pour accélérer les achats? Où se trouvent les ports et les aéroports existants (avec des informations pertinentes sur la capacité et les procédures)? Quels sont les entrepôts disponibles les mieux adaptés? Les modes de transport (route, chemin de fer, air, etc.) et des questions comme la disponibilité et les coûts ont-ils été précisés? Quels sont les dépôts de carburant et stations service existants (préciser les limites)? Quel est le niveau de coopération entre le service gouvernemental ou le ministère chargé du dédouanement des marchandises entrantes? Un accord a-t-il été conclu avec les structures gouvernementales appropriées afin d obtenir des conditions privilégiées pour l importation de l aide humanitaire? Quelles pièces détachées peuvent être nécessaires pour les véhicules? Des accords préalables d approvisionnement ont-ils été conclus? Quel est l impact probable des conditions météorologiques sur la logistique? A-t-on défini des besoins et organisé une formation pour le personnel ou les divisions responsables de la logistique dans les situations d urgence? 12 Technologies de l information et télécommunications Des communications permanentes et efficaces entre les différentes composantes du Mouvement sont essentielles au succès de toute opération d urgence. Pour les communications radio, il est indispensable d établir une liste des fréquences radio pertinentes dans le plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe. Le plan devrait également préciser qui va gérer, entretenir et contrôler l accès aux équipements radio. Il convient de se poser les questions suivantes lors de la planification nationale, régionale ou mondiale : Quelle est la capacité de la Société nationale (connectivité, types de télécommunications, couverture, etc.)? Quelle est la législation nationale sur l utilisation et l importation de différents types de technologies de l information et d équipement de télécommunication, notamment dans une situation d urgence? De quel équipement de télécommunication pensez-vous avoir besoin (radios portatives, téléphones satellitaires, téléphones mobiles et lignes terrestres)? Les fréquences radio et les canaux ont-ils été sélectionnés et convenus?
32 30 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge 13 Communications et établissement de rapports On ne soulignera jamais assez l importance des communications. Pour que la Fédération internationale puisse servir de point de contact pour les informations relatives à une catastrophe, les Sociétés nationales devraient l informer immédiatement de toute catastrophe majeure, de l étendue des dégâts et des activités qui ont été entreprises. Il est très important de communiquer les informations au DMIS pour alerter l ensemble des organisations qui interviennent en matière de catastrophe, notamment si l ampleur d une situation d urgence requiert une assistance internationale. La section de cartographie du département Soutien aux opérations du Secrétariat de la Fédération internationale peut produire rapidement des cartes pour contribuer au processus de planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe. Ces cartes peuvent être mises à disposition par l intermédiaire du DMIS et communiquées aux Sociétés nationales et aux spécialistes de la gestion des catastrophes de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge. La cartographie et l imagerie satellite du SIG sont des ressources qui devraient être étudiées avec les partenaires gouvernementaux, universitaires et scientifiques. Il convient de se poser les questions suivantes lors de la formulation de plans nationaux, régionaux et mondiaux : Quelle sera la stratégie d information externe? Le personnel actuel peut il gérer l afflux probable de journalistes et les demandes prévues des médias, ou faut-il recruter du personnel supplémentaire? Le personnel actuel peut-il publier rapidement des bulletins d information, des rapports opérationnels et lancer des appels aux donateurs ou faut-il recruter du personnel à cet effet? Comment les relations avec les médias devraient-elles être coordonnées? Quelle sera la stratégie d information à l égard de la population cible? Au sein de la Fédération internationale? À l égard des donateurs? Des autres organisations? 14 Suivi et évaluation Dès qu une assistance initiale a été fournie à la population sinistrée, il est essentiel de s assurer que l aide est parvenue aux destinataires comme prévu, qu elle a eu l impact prévu et que tous les besoins ont été pris en compte. Le suivi et l évaluation de la mise en œuvre du plan d action, en ce qui concerne à la fois l intervention dans son ensemble et chacun des programmes, font partie intégrante de l intervention en cas de catastrophe. Il conviendrait de prendre en compte les éléments suivants dans l élaboration de plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe aux niveaux national, régional ou mondial : Quel sera le niveau de suivi et d évaluation nécessaire? Quelles seront, dans chacun des secteurs, les domaines qui devront faire l objet d un suivi? Quels seront les outils nécessaires pour mener à bien le suivi et l évaluation (formulaires, listes de contrôle, mode de présentation des rapports, etc.)? De quelle manière les problèmes de suivi et d évaluation seront-ils traités? De quelle manière les employés/les volontaires nécessaires seront-ils sélectionnés et formés? Quelle sera la participation des communautés bénéficiaires tout au long du processus?
33 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 31 Chapitre 3 Coordination interne et externe La coordination, la clé d une intervention en cas de catastrophe réussie, est essentielle pour garantir un accroissement rapide et adapté des ressources. Des activités de coordination peuvent être menées à différents niveaux et revêtir différentes formes. Une bonne coordination est essentielle à une articulation efficace et rationnelle des ressources, et permet d atteindre plus rapidement les personnes sinistrées. Elle contribue à une meilleure coopération, réduit les doublons et garantit une opération bien organisée. Pour la Croix-Rouge/le Croissant-Rouge, les deux principaux domaines de coordination sont la coordination interne (au Mouvement) et externe. Les Principes et règles régissant les actions de secours de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en cas de catastrophe décrivent les responsabilités en matière de coordination. Les éléments suivants figurent parmi les principales questions à examiner : La Croix-Rouge/le Croissant-Rouge devraient s efforcer (sur les plans national et international) de prendre en compte l assistance fournie par d autres organisations nationales et internationales. Les Sociétés nationales peuvent avoir à intervenir lors de catastrophes qui dépassent leurs capacités et devraient donc prendre des mesures concernant la réception et l administration de l assistance internationale fournie par la Fédération internationale. Les Sociétés nationales devraient s efforcer de conclure avec les Sociétés sœurs de pays voisins des accords d assistance mutuelle en cas de catastrophe. La Fédération internationale doit s efforcer de négocier avec les Sociétés nationales des pays les plus exposés aux catastrophes, des accords pré-catastrophe visant à renforcer les activités nationales de préparation en cas de catastrophe. Coordination interne Coordination au sein du Mouvement Les principales responsabilités en matière de coordination des acteurs du Mouvement en cas de catastrophe internationale sont décrites dans l Accord de Séville et les Mesures supplémentaires, les Statuts de la Fédération internationale et les Principes et règles régissant les actions de secours de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en cas de catastrophe. Il est très important de prendre en considération, dans la planification d urgence pour différents scénarios de catastrophes, le rôle que joueront les différentes composantes du Mouvement, et de se référer à la politique et/ou l accord pertinent pour orienter la coordination, les responsabilités et les mesures. S il est vrai que toutes les catastrophes ne suscitent pas le même niveau de participation internationale, il existe des scénarios communs qui requièrent la mise en place de mécanismes spécifiques de coordination de l intervention internationale. Les deux scénarios qui sont décrits ci-après s appliquent également aux catastrophes régionales (transfrontières) : 1 Une catastrophe naturelle se produit dans une zone qui n est pas une zone de conflit. Elle dépasse la capacité de la Société nationale touchée. Les Principes et règles régissant les actions de secours de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en cas de catastrophe énoncent la marche à suivre pour que la Fédération internationale et ses membres soient en mesure d intervenir de manière efficace. L Accord
34 32 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge de Séville et les Mesures supplémentaires s appliquent pour ce qui est des responsabilités en matière de coordination. 2 Une catastrophe naturelle se produit dans une zone de conflit où le CICR mène des activités. Il faut se référer à l Accord de Séville et aux Mesures supplémentaires pour déterminer qui est chargé de l intervention en cas de catastrophe/des secours d urgence et quelles sont les mesures à prendre en matière de coordination avec d autres partenaires au sein du Mouvement. Dans les cas où la responsabilité incombe à la Fédération internationale, ce sont les Principes et règles régissant les actions de secours de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en cas de catastrophe qui constituent les directives à suivre. Plusieurs activités de coordination relèvent des deux scénarios à la fois et devraient figurer dans la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe, ainsi que dans les activités de formation, pour permettre une intervention cohérente de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge : Réunions de coordination prévoir de tenir régulièrement des réunions avec les partenaires au sein du Mouvement pour définir les rôles et les activités. Relevé des ressources de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge liste des ressources et compétences du Mouvement. Gestion de l information partage d informations sur l impact de la catastrophe, l évaluation et les besoins, en alimentant le DMIS. Moyens de communication prévoir un flux continu d informations et de communications. Cadres de référence du Mouvement pour la coordination prévoir une coordination stratégique et opérationnelle. Accords de partenariat recenser les accords existants. Définir les accords supplémentaires nécessaires pour satisfaire les besoins. Accords sur le statut juridique préciser le statut juridique de la Société nationale et de la délégation de la Fédération internationale dans le pays. Coordonnateurs du Mouvement outils opérationnels, comme les FACT, les ERU, le DREF et le DMIS. Formation et orientation s assurer que les personnes réagissent de manière appropriée dans une situation donnée selon les rôles coordonnés. Chacun de ces points est développé dans le Handbook Coordination of International Disaster Response, Coordination externe Il convient également, dans la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe, de prendre en compte les capacités et les ressources d institutions et d organisations externes au Mouvement. Leur présence et leurs responsabilités dans certains secteurs ou zones géographiques leur confèrent un rôle important dans le cadre du plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe. Ces organismes ou institutions peuvent être classés en trois grands groupes, en fonction de leur mission, de leur rôle et de leur domaine de responsabilité : 1 Institutions gouvernementales nationales (protection civile, ministère de la Santé, organismes nationaux de gestion des catastrophes, armée, etc.) ; 2 Organisations non gouvernementales nationales ou internationales (CARE, Oxfam, MSF, organisations d inspiration religieuse, etc.) ; et 3 Organisations de coopération multilatérale et/ou bilatérale (institutions de l ONU, OIM, ECHO, ANASE, USAID, DFID, armée régionale/internationale). Il ne faut pas oublier que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) est l organisation mandatée par les Nations Unies pour assurer la coordination dans ces situations.
35 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 33 Il n est pas nécessaire de procéder à une analyse exhaustive de chacun de ces groupes. Il faut plutôt indiquer lequel peut jouer un rôle important dans une intervention en cas de catastrophe. Le tableau suivant donne une liste d institutions et organisations à prendre en considération : [cuadro] Type d institution Organismes de coordination gouvernementale et d intervention en cas de catastrophe (à la fois dans [PRIMERA le pays sinistré COLUMNA et dans ] d autres pays). Tipo de institución Organisations de secours et de sauvetage (dans le pays sinistré et dans d autres pays). Exemples Services de gestion des situations d urgence/ de protection civile. La plupart des pays disposent d un Comité national d intervention, d une équipe spéciale ou d un conseil d experts avec lesquels la Croix- Rouge/le Croissant-Rouge devraient chercher à travailler ou coordonner les activités. Dans bien des cas, l armée du pays sinistré jouera un rôle actif. Services de pompiers et d ambulances, police, armée nationale, groupes de recherches et de sauvetage, etc. Entidades Ministères gubernamentales intervenant dans de les coordinación mêmes domaines y respuesta a desastres Ministères (tanto endeellapaís santé, afectado de l éducation como en et de l intérieur, otros que países). la Société nationale. services météorologie et de géologie, etc. Organisations intergouvernementales et régionales OTAN, Organisation pour la sécurité et la coopération pour la coordination des interventions d urgence. en Europe (OSCE), Association des nations de l Asie Organizaciones de socorro y salvamento (tanto en el país afectadodu como Sud-Est en otros (ANASE), países). etc. Institutions des Nations Unies ayant des programmes UNICEF, PAM, HCR, OMS, PNUD, OCHA, etc. ou activités dans les domaines prioritaires ou dans ceux Ministerios qui font l objet competentes d une collaboration cuyos ámbitosde longue responsabilidad date avec coinciden con los programas de la Sociedad Nacional. le Mouvement. Organisations non gouvernementales nationales ayant ONG spécialisées dans la santé, la sécurité une présence et des programmes dans un domaine alimentaire, les abris, l eau et l assainissement, etc. Organizaciones précis. intergubernamentales y regionales para la coordinación en las intervenciones de emergencia. Organisations non gouvernementales ayant des missions ou programmes similaires à ceux de la Société OXFAM, Save the Children, CARITAS, CARE, MSF, etc. nationale, ou des programmes complémentaires, ayant Organismos des donateurs de las communs NacionesouUnidas une collaboration con programas étroite o actividades en los ámbitos priorizados o aquellos con de los longue cuales date el Movimiento avec la Société ha colaborado nationale. a lo largo de su historia. Projets ayant un impact important dans des domaines Banque mondiale, projet PPRAC, Banque définis comme prioritaires par le plan d intervention/ interaméricaine de développement. Organizaciones d urgence. no gubernamentales nacionales con presencia y programas en un área determinada. Autres organisations publiques ou privées compétentes. Universités et centres de recherche. Se référer à l Annexe 9 pour mieux connaître les rôles organisationnels.
36 34 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Partenaires au sein des Nations Unies Pour s assurer qu il est fait le meilleur usage possible des ressources internationales en faveur des populations touchées par une catastrophe, la Fédération internationale doit s engager activement dans la coordination internationale. Depuis 1994, elle a le statut d observateur auprès de l Assemblée générale des Nations Unies. Cela s est traduit, sur le terrain, par une collaboration active avec des partenaires des Nations Unies dans des opérations d urgence. Le modèle actuel à cet égard est l équipe de pays du Comité permanent interorganisations (IASC). Les équipes de pays, composées d ONG, de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge et d institutions des Nations Unies, constituent l instance au sein de laquelle ces organisations se rencontrent pour convenir de la préparation et de l intervention. Les Nations Unies jouent un rôle majeur de coordination des opérations internationales dans les situations d urgence. Il est par conséquent essentiel pour la Croix-Rouge/le Croissant-Rouge d établir une coordination avec les institutions des Nations Unies, tout en prenant en compte le mandat et les principes spécifiques du Mouvement. Il est important de bien comprendre, lors de la mise en œuvre des plans d urgence ou d intervention en cas de catastrophe aux niveaux local, régional ou mondial, les méthodes de travail des partenaires au sein des Nations Unies. Dans l idéal, les Sociétés nationales et les délégations de la Fédération internationale devraient entretenir des relations de travail avec les institutions de l ONU dans leur pays ou, au moins, très bien connaître leur champ d action. Il convient de noter que la Fédération internationale a conclu de plus en plus d accords avec chacune des institutions des Nations Unies dans différents secteurs d intervention humanitaire. Ces derniers sont exposés en détail plus loin. Accords préexistants Le Secrétariat de la Fédération internationale travaille en étroite collaboration avec ses Sociétés nationales membres et avec le CICR ; il collabore également avec de nombreuses autres organisations, au nom de ses membres, afin de mener le travail de la Fédération internationale avec plus d efficacité. Ainsi, il a conclu des accords de collaboration avec un grand nombre de partenaires internationaux, en mettant l accent sur les priorités établies dans la Stratégie 2010 (à savoir préparation aux catastrophes, intervention en cas de catastrophe, soins de santé et assistance aux personnes au niveau communautaire et promotion des principes et valeurs). On trouvera en cliquant sur le lien suivant les accords en vigueur dans tous les domaines principaux, aux niveaux régional et mondial : Coordination transfrontière Il arrive que les risques ou les catastrophes ne soient pas circonscrits à un seul pays, ou qu ils aient des répercussions sur un autre pays en raison de facteurs comme la proximité ou les liens historiques. Il est important, lors de l élaboration d un plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe, de prendre contact avec les homologues de la Société nationale ou de la délégation dans des pays voisins et de les faire participer. Les plans devraient intégrer des analyses transfrontières d événements politiques et leur impact potentiel sur la population, et repérer les vulnérabilités particulières dans les zones frontières. Il faut examiner différents scénarios (du plus probable au pire) et procéder à des simulations pour une intervention transfrontière. Dans les cas de troubles civils, il est fondamental de prendre en compte toutes les implications en matière de sécurité et de planifier en conséquence pour garantir la sécurité du personnel et des volontaires de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge lors de la phase d intervention. Les plans devraient prévoir l établissement de lignes de communication claires entre les pays et au sein de la Société nationale, et la compatibilité des télécommunications devrait être assurée à l avance.
37 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 35 Coordination régionale et internationale Les délégations régionales de la Fédération internationale ont la responsabilité de prendre et maintenir des contacts avec les entités régionales pertinentes. Ces dernières peuvent comprendre les bureaux régionaux d ECHO, les banques de développement régionales (Banque interaméricaine de développement, Banque asiatique de développement, etc.) et des entités régionales (ANASE, Union africaine, CEPRE- DENAC, etc.). Ces démarches devraient être effectuées dans le cadre d une politique de coordination d ensemble afin de s assurer que les contacts sont pris et peuvent être activés lorsque la Société nationale ou la délégation prépare un plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe. Les Directives relatives à la planification de mesures d urgence de l IASC ont été définies précisément pour contribuer à l élaboration de plans d urgence interorganisations et devraient être utilisées à cet effet. Un des principaux mécanismes de coordination régional/international est l «approche de responsabilité sectorielle» qui est normalement définie avant la survenue d une situation d urgence, et peut donc être mise en œuvre lors d une opération d urgence. Elle couvre les principaux secteurs d une intervention d urgence (santé, eau/assainissement, abris, logistique, etc.) et s applique à la communauté humanitaire dans son ensemble. Chaque secteur est dirigé par une organisation désignée à l avance (comme l OMS pour la santé, la Fédération internationale pour l hébergement d urgence lors de catastrophes naturelles, etc.), bien que l organisation chef de file puisse accepter, dans le cadre d une opération d urgence, de confier à d autres son rôle de coordination 5. Il est essentiel de garder à l esprit le principe de la responsabilité sectorielle dans l élaboration de plans nationaux, régionaux ou mondiaux, afin de garantir notre participation à la coordination de l ensemble de la communauté humanitaire, tout en s assurant qu il n est pas porté atteinte au mandat et aux principes du Mouvement. La coordination au sein du Mouvement devrait également être assurée à ce niveau lors de l élaboration de plans d urgence et d intervention. Il est essentiel de lier l appui international et l appui régional, qui doivent se renforcer mutuellement. De plus, l appui fourni doit s harmoniser avec les plans de la Société nationale, afin qu il constitue une valeur ajoutée et n entrave pas l intervention nationale dans une situation d urgence. 5 On peut trouver des détails supplémentaires dans la «Note d orientation sur la mise en œuvre de l approche de responsabilité sectorielle («cluster approach») pour renforcer l action humanitaire» %20FRENCH%20FINAL%20VERSION%20-% doc
38 36 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Chapitre 4 Mise en œuvre et suivi du plan Pour que le plan d urgence ou d intervention soit un outil dynamique qui permette de prendre rapidement des décisions adéquates dans une situation de catastrophe, il est également nécessaire de consacrer du temps et des ressources à la sensibilisation, à la formation, à des essais au moyen de simulations ou d exercices et à la mise à jour. L élaboration de plans ne doit pas être perçue comme une activité statique, dont le début et la fin sont figés, mais comme un processus cyclique et continu, intégré au travail et aux stratégies quotidiennes de l institution. Formation et sensibilisation aux plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe Le processus de planification d urgence et/ou d intervention en cas de catastrophe ne sera efficace que si ceux qui mènent une action et ceux qui reçoivent une assistance savent quoi faire et à quoi s attendre avant, pendant et après une situation d urgence. Les Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge participant aux opérations d urgence doivent informer les habitants des zones à haut risque des plans officiels d intervention en cas de catastrophe et des arrangements connexes (voir annexe 10), ainsi que les former aux mesures essentielles qu ils peuvent prendre pour atténuer l impact d une catastrophe potentielle. Le plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe devrait : définir les mesures de préparation aux catastrophes pouvant être prises aux niveaux individuel et communautaire ; préciser comment la population locale sera avertie en cas d urgence et comment les gens peuvent se porter volontaires pour participer à l intervention ; tirer profit des connaissances locales et inclure ces informations dans les plans communautaires de préparation et d intervention en cas de catastrophe (c est ce qui fait de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge une véritable organisation de volontaires reposant sur la communauté). Après tout, ce sont la famille, les voisins et les membres de la communauté locale qui sont toujours les premiers à arriver sur les lieux lorsqu une catastrophe se produit. Pour cette raison, la formation de ceux dont le logement ou la vie peut être en danger lors d une catastrophe est un élément essentiel de la planification d urgence et d intervention en cas de catastrophe, tout comme le sont le recrutement et la fidélisation de volontaires de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge. Cette formation ou sensibilisation peut prendre les formes suivantes :
39 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 37 Sensibilisation du public, éducation et formation Grâce à un ensemble de programmes d éducation publique, les personnes menacées par une catastrophe potentielle sauront sur quoi elles peuvent compter, ce qu elles devront faire ou quelle peut être leur contribution en période d urgence. Parallèlement, ceux qui mènent des programmes d éducation publique devraient rassembler des informations en retour de la part de la population locale sur les risques potentiels ou les failles pouvant exister dans le plan. La communauté a une connaissance innée de ses propres risques, ressources et capacités. Il est important de se rappeler que, dans le domaine de la gestion des catastrophes, l éducation s effectue dans les deux sens. Par exemple, si un groupe ne comprend pas parfaitement l enchaînement des phases d alerte dans un plan, ces dernières devront alors être modifiées ou retravaillées. Formation spécifique à l intervention en cas de catastrophe La formation devrait être élaborée pour une population adulte, en mettant tout particulièrement l accent sur la formation Croix-Rouge/Croissant-Rouge à l intervention en cas de catastrophe pour le personnel et les volontaires. Certaines Sociétés nationales proposent une formation dans des secteurs spécifiques, comme l évaluation des besoins/dégâts, l hébergement, les secours, la préparation aux catastrophes fondée sur la communauté, la santé d urgence, etc. Nombre de ces sources de formation se trouvent sur FedNet 6, dans la section Gestion des catastrophes cadre des ressources. Les cours peuvent également cibler d autres organisations ancrées dans la communauté et pouvant fournir des services essentiels en cas de catastrophe, même si cela n entre pas dans le cadre de leur mandat habituel. Former un vivier d agents de terrain locaux dans des zones à haut risque pourra aider à faire en sorte que des segments plus importants de la population disposent des compétences et des informations nécessaires pour intervenir immédiatement, avant ou pendant une situation d urgence. Il est important d établir des liens ou des connexions entre toutes les formations dispensées au sein du Mouvement, pour obtenir une transposition coordonnée des activités, du niveau local ou niveau mondial. Par exemple, la formation de l Équipe nationale d intervention d urgence (NDRT) complète celle de l Équipe régionale d intervention d urgence (RDRT), laquelle complète les initiatives mondiales de formation pour les Unités d intervention d urgence (ERU) ou les Équipes d évaluation et de coordination sur le terrain (FACT). Ce système garantit la continuité et une compréhension de base commune de la manière dont chacune des composantes s inscrit dans l ensemble, et dont les différentes parties du système de gestion des catastrophes s articulent entre elles. Enfin, il faut souligner que la formation ne peut être dispensée une fois pour toute. Il est essentiel d organiser des cours de remise à niveau pour les volontaires, les employés et les cadres de la Société nationale et pour les délégués. Exercices et simulations La seule manière de savoir si un plan d urgence ou d intervention peut fonctionner est de le mettre en œuvre, de l évaluer et de le revoir, le cas échéant. On peut y procéder de deux manières : 1) exercices/simulations d interventions et 2) analyse a posteriori de la mise en œuvre et de la justesse du plan suite à une urgence réelle. Les exercices constituent une excellente occasion de passer en revue les forces et les faiblesses d un plan. Ils ne doivent pas nécessairement faire participer tous les acteurs, et peuvent être entrepris sous forme d exercices de simulation (par ex. pour les décisionnaires et les planificateurs). Les analyses a posteriori 6 Les pages relatives à la Gestion des catastrophes cadre des ressources peuvent être consultées sur FedNet à l adresse suivante : (en anglais).
40 38 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge sont une bonne occasion de tirer des enseignements d un exercice programmé. Ces enseignements peuvent ensuite être intégrés dans le plan d intervention en cas de catastrophe, ce qui permet de disposer d un meilleur plan et de meilleures opérations d intervention en cas de catastrophe. Les simulations/répétitions d intervention d urgence sont une façon de tester les hypothèses et les procédures d un plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe, lorsque le temps et les ressources sont limités. Il faudrait réussir à recréer, par des simulations et des exercices de formation, des situations aussi proches que possible des scénarios prévus par les plans. Les participants devraient être incités à jouer les rôles et assumer les fonctions qui leur ont été attribués par le plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe. Ces simulations et exercices feront ressortir les points forts et les points faibles d un plan. Dans l idéal, ils devraient s effectuer à l échelle du système et inclure toutes les composantes qui participeraient à une véritable situation d urgence (Sociétés nationales, organismes gouvernementaux, ONG et autres groupes). Les exercices de simulation, avec des procédures test, de même que les réactions des décisionnaires et des planificateurs, sont également utiles et utiles. La plupart des simulations et des exercices ne peuvent rendre pleinement la dynamique et le désordre d une véritable intervention en cas de catastrophe. De plus, les participants peuvent ne s engager qu à contrecœur dans les simulations. Cependant, ces arguments ne devraient pas servir d excuse pour ne pas effectuer des tests. C est après tout ce que l on pourra obtenir de plus proche de la réalité, jusqu à ce qu une catastrophe survienne, pour vérifier si le plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe fonctionne bien. Les exercices et les simulations permettront en outre de revenir sur les questions abordées au cours des différents programmes de formation et de tester le système dans son ensemble. Souvent, les répétitions mettent au jour des failles dans les plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe, qui seraient sans cela passées inaperçues. Les simulations et les exercices sont un moyen d actualiser les plans, notamment lors de longues périodes sans catastrophe, et devraient être suivis par des discussions sur la manière d actualiser les plans et de les modifier afin de les améliorer. Actualisation et évaluation du plan Après avoir terminé la première version du plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe, il est important de déterminer si sa structure et son contenu sont ce qui convient le mieux aux capacités d intervention existantes. Dans la section précédente, on soulignait la nécessité de tester les plans et, sur la base des enseignements et des conclusions, d effectuer les changements nécessaires. Il est important également de savoir que les plans d urgence ou d intervention en cas de catastrophe peuvent être dépassés en raison des changements sociaux, économiques, organisationnels et autres survenus depuis leur élaboration. Il est difficile de faire en sorte que le plan d urgence ou d intervention reste actuel et pertinent, mais on peut y parvenir en programmant des examens réguliers. Le plan devrait préciser la fréquence de ces examens (tous les six mois, chaque année, etc.) et indiquer qui est chargé de sa mise à jour. Parmi les informations qui doivent être régulièrement mises à jour figurent les éléments suivants : coordonnées des personnes et des organisations chargées de l intervention (numéros de téléphone fixe et portable, numéro de fax, courriel, etc.) ; plan logistique et de transport ; existence de structures d urgence ; et liste des ressources disponibles.
41 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 39 Les procédures de mise à jour prévues dans les plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe peuvent être très simples et devraient comprendre, au moins, les éléments qui sont indiqués ci-dessous. Quelles sont les sections qui devraient être mises à jour? Une liste détaillée des parties du plan devant être mises à jour doit être établie, soulignant les éléments les plus importants. Il ne sera pas nécessaire d actualiser tous les éléments avec la même fréquence ou de la même manière. Quand ou à quelle fréquence mettre à jour? Il faut définir clairement la fréquence à laquelle chacune des parties du plan doit être mise à jour. Elle variera en fonction de l importance des informations et du rythme de son évolution éventuelle. Par exemple, tout ce qui concerne les ressources changera plus souvent que les données liées au contexte général. Il est conseillé en général de mettre à jour les plans d urgence beaucoup plus fréquemment que les plans d intervention en cas de catastrophe. Comment ou selon quelle méthode devrait-on mettre le plan à jour? La méthode la plus appropriée devrait être choisie en fonction de la partie du plan dont il est question. Certaines sections peuvent être facilement mises à jour en consultant des pages Internet ou des documents institutionnels ou stratégiques, alors que d autres peuvent nécessiter des recherches plus détaillées, une évaluation ou des exercices de simulation et de formation. Qui est responsable de la mise à jour de quelle section? Les responsabilités de la mise à jour des différentes parties du plan devraient être réparties, dans l idéal en optimisant les ressources organisationnelles existantes. En principe, ce sont les responsables des ressources humaines qui mettent à jour les sections liées aux capacités, alors que les scénarios et stratégies d intervention relèvent des directeurs de programme ou des techniciens. Nous recommandons vivement qu une seule personne ait la responsabilité de mener le processus à terme. Quelles ressources sont nécessaires pour mettre à jour le plan? Si des ressources supplémentaires sont nécessaires, le budget de la Société nationale devrait l indiquer et le souligner. Tenir un registre des changements apportés au plan Il est important de tenir un registre indiquant qui a effectué une mise à jour du plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe, et quand. Ce registre devrait signaler le nombre de copies effectuées et le nom des personnes les ayant reçues, ce qui facilitera la diffusion des mises à jour suivantes. La validité et l utilité d un plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe peuvent également être évaluées après sa mise en œuvre dans des situations réelles, par exemple lors d une catastrophe. Des évaluations devraient être effectuées fréquemment, en utilisant des données réelles, fondées sur différentes méthodes, selon que l évaluation est menée pendant ou après une intervention en cas de catastrophe. Évaluation pendant (temps réel) et après l intervention Le véritable test d un plan s effectue lors de sa mise en œuvre dans des opérations lors de catastrophes réelles. Une opération de secours permet de tester les concepts et hypothèses de planification. Évaluer une opération donne la possibilité de déterminer si le concept des opérations, les systèmes de gestion et les procédures répondent véritablement aux questions et aux besoins opérationnels.
42 40 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Lors d un événement précis, une personne ou plusieurs personnes (en général considérées comme étant extérieures si elles n ont pas de responsabilité dans le cadre du plan ou si leur appui n est pas nécessaire) sont désignées pour agir en qualité d «observateurs» les premiers jours de la mise en œuvre du plan. Ces personnes utilisent des critères et des indicateurs préétablis pour évaluer différents aspects du plan afin de dégager des conclusions, des enseignements à tirer et les mesures nécessaires à son amélioration. Ce type d évaluation revêt une valeur toute particulière dans les situations d urgence dont l ampleur et la complexité (par ex. elles font intervenir de nombreux acteurs humanitaires ou touchent plusieurs pays, etc.) exigent qu on les observe de plus près. Les éléments suivants s inscrivent dans les méthodes d évaluation des opérations : utilisation de données secondaires (rapports d opérations similaires et/ou d autres organisations, journaux, autres évaluations) ; entretiens (par l intermédiaire de groupes de discussion, questionnaires, entretiens avec des employés ou des bénéficiaires clés) et observation directe. Dans tous les cas, on définit des questions clés et on élabore des recommandations pour s assurer que les futurs plans et opérations de secours s inspirent d expériences réussies et répondent à des catégories de problèmes identifiées. Un suivi dynamique et sérieux des principaux problèmes et recommandations est essentiel au succès du processus d évaluation. Responsabilité de l évaluation des plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe Plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe des Sociétés nationales Les Sociétés nationales décident du contenu et de la structure de leur propre plan d urgence et des procédures utilisées pour évaluer ce plan. Le rôle directeur de la Société nationale devrait être assorti d une évaluation formelle de chaque plan d intervention en cas de catastrophe au niveau national et au niveau de la section, réalisée au moins tous les trois ans. Cependant, le plan devrait également être évalué lorsqu une modification importante y a été apportée, ainsi qu après toute opération importante de secours en cas de catastrophe. Le personnel technique de la Fédération internationale spécialisé dans la gestion des catastrophes peut contribuer à l élaboration, à l évaluation et à l examen de ces plans, comme il est demandé. Les Sociétés nationales devraient évaluer et mettre à jour leurs plans d urgence et d intervention, en collaboration avec les délégations régionales, tous les trois ans. Plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe de la Fédération internationale La Division des programmes et de la coordination de la Fédération internationale évaluera officiellement chaque plan régional d intervention en cas de catastrophe tous les trois ans. Elle effectuera également un examen annuel, pour s assurer que le plan décrit chaque élément requis de façon suffisamment détaillée pour garantir la coordination au sein du Mouvement et une intervention efficace et rapide en cas de catastrophe. Cela comprend la responsabilité de procéder à une évaluation annuelle des plans d urgence dans les zones à haut risque, par l intermédiaire d un exercice mené avec les Sociétés nationales concernées ou d une évaluation fondée sur une intervention à grande échelle. Les chefs de délégation régionale et les coordonnateurs de la gestion des catastrophes de la Fédération internationale seront responsables et devront rendre compte de la mise en place des plans d urgence et d intervention régionaux en cas de catastrophe.
43 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 41 Chapitre 5 Normes de planification, responsabilités et liens Les présentes lignes directrices visent à fournir des conseils et des suggestions pour aider les gestionnaires de catastrophes à présenter des plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe de bonne qualité, pertinents et utiles. Ce n est pas seulement parce que l intervention en cas de catastrophe s inscrit dans le mandat des Sociétés nationales. Il s agit aussi d une obligation à l égard des personnes qui ont le plus besoin de l assistance de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge, dont leur vie dépend en temps de crise. Les plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe doivent être responsables envers les bénéficiaires et répondre aux critères de haut niveau élaborés tout au long de décennies d expérience en matière d intervention en cas de catastrophe. Ces lignes directrices ont souligné à maintes reprises que la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe sont des processus qui ne peuvent être menés isolément. Ces plans, pour être utiles et pertinents, doivent être le produit d une collaboration. Ils doivent également être liés aux plans, systèmes ou processus d autres organes gouvernementaux, partenaires ou du Mouvement, à tous les niveaux (national, régional et mondial). Normes et responsabilités Nous recommandons, pour l élaboration des plans d urgence ou d intervention en cas de catastrophe, que les planificateurs aient connaissance des politiques, principes, normes et indicateurs existants et les utilisent. Parmi ces derniers figurent l Accord de Séville et les Mesures supplémentaires, la Charte humanitaire Sphère et les normes minimales pour les interventions lors de catastrophe, le Code de conduite pour le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge et les organisations non gouvernementales lors des opérations de secours en cas de catastrophe, le Code de Conduite pour le personnel, les Principes et règles régissant les actions de secours de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge en cas de catastrophe, les Principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant- Rouge et la Politique de la Fédération internationale relative à la gestion des catastrophes, les Lignes directrices pour les Sociétés nationales bien préparées (SNBP), l Initiative pour une meilleure conception des programmes, l équité entre hommes et femmes lors de catastrophes et les Bonnes pratiques d action humanitaire, entre autres. Ces documents peuvent ensuite être utilisés pour promouvoir et garantir les normes et la responsabilité. Ils peuvent également être utilisés pour l élaboration d indicateurs d hypothèses de planification, et pour le suivi et l évaluation de l impact de l intervention en cas de catastrophe. Enfin, tous ces outils visent à garantir que les besoins des personnes et des communautés sinistrées soient au premier plan de toute intervention en cas de catastrophe.
44 42 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Normes et responsabilité questions à garder à l esprit lors des interventions en cas de catastrophe Évaluation Intégrer à l évaluation initiale les questions relatives à l accès, à la sensibilisation et à la compréhension des Principes fondamentaux, du projet Sphère, du Code de conduite, de l Accord de Séville, de l équité entre les hommes et les femmes ainsi que, plus généralement, à la protection. Prévoir les activités de programmes en conséquence, de façon à promouvoir et améliorer ces éléments. Accès aux informations Se procurer un nombre suffisant de manuels sur les différents outils et lignes directrices, afin que les personnes puissent avoir accès aux informations lorsqu elles en ont besoin. Traduire ces outils dans les langues locales pour en améliorer la compréhension et en favoriser l adoption. Formation Organiser, pour le personnel existant, des cours de formation de base et des cours de remise à niveau où sera utilisé le matériel disponible dans les langues locales. Organiser une formation sur ces outils pour tous les nouveaux employés et volontaires. Sensibilisation Faire prendre conscience de la nécessité d adhérer aux normes et de l importance des Principes fondamentaux, du Code de conduite de l Accord de Séville et des Mesures Supplémentaires ainsi que des Principes et règles régissant les actions de secours en cas de catastrophe au sein de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge et auprès des partenaires gouvernementaux et autres partenaires locaux. Faire rapport sur le travail réalisé au moyen d outils comme Sphère, pour mettre en évidence leur application et inciter les donateurs à apporter un soutien accru. Suivi Surveiller le respect des normes et des principes et définir des domaines dans lesquels il faut déployer plus d efforts. Noter que les indicateurs des «caractéristiques d une Société nationale bien préparée», Sphère et les principes figurant dans le Code de conduite peuvent être utilisés dans le cadre d un plan de suivi des projets. Évaluation Évaluer l adhésion aux SNBP, aux normes de Sphère et au Code de conduite et en dégager les enseignements à tirer et les domaines dans lesquels des progrès peuvent être réalisés. Le site Internet du projet Sphère 7 donne quelques bons exemples de la manière dont on peut utiliser le Code de conduite dans l évaluation d un projet. Comme cela est expliqué dans le chapitre précédent, les plans doivent être suivis et actualisés en permanence pour conserver leur efficacité. Si un plan d urgence ou d intervention est évalué après une urgence réelle, les délégations de la Fédération internationale et les Sociétés nationales peuvent réviser et mettre à jour leurs plans existants, de manière qu ils traduisent la réalité, les possibilités et les difficultés auxquelles elles ont été exposées lors de l intervention en cas de catastrophe. Cet examen devrait notamment répondre aux questions suivantes : 7 La section charger/télécharger du Projet Sphère (que l on trouve dans le menu principal) donne accès à des exemples pour le Suivi, l évaluation et l audit Sphère.
45 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 43 Quels sont les points forts et les points faibles du plan d urgence ou d intervention en cas de catastrophe? De quelle manière peut-il être modifié ou amélioré? Qu est-ce qui a provoqué le plus de dégâts et de victimes? Que peut faire la Société nationale, le cas échéant, pour atténuer les effets de la catastrophe ou les éviter à l avenir? Quels ont été les principaux obstacles à surmonter pour apporter une assistance aux personnes dans le besoin? Que peut faire la Société nationale pour les surmonter à l avenir? Comment le système d alerte a-t-il fonctionné? Quelles sont les améliorations nécessaires? Quelles erreurs ont-elles été commises? Quels changements faut-il effectuer pour les éviter à l avenir? Qu est-ce qui a été bien fait? Quelles mesures peut-on prendre pour s assurer que la Société nationale maintiendra ce niveau? Quels produits étaient disponibles et quels produits ne l étaient pas? Comment remédier aux pénuries à l avenir? Quels ont été le niveau et la qualité de la coordination avec la Société nationale et avec d autres partenaires externes? Quelle coordination supplémentaire est-elle nécessaire? De quelle manière cette coordination peut-elle être améliorée à l avenir? Liens avec des instruments nationaux, régionaux et internationaux (du niveau local au niveau mondial) Comme les catastrophes «ne connaissent pas les frontières», il est important que les plans qui sont élaborés au niveau national par les Sociétés nationales soient incorporés dans des plans régionaux. Dans les situations d urgence complexes, il est parfois plus facile d anticiper si un ou plusieurs pays voisins seront touchés. Ces éléments devraient s imposer à l évidence durant le processus de planification (voir annexe 11). Les délégations régionales de la Fédération internationale se sont attachées, ces dernières années, à appuyer le déploiement rapide de ressources vers les régions ou les pays touchés. Elles ont notamment formé et équipé des équipes d intervention en cas de catastrophe (locales, nationales et régionales), créé des bases logistiques et prépositionné des stocks d urgence. La capacité des délégations régionales à réagir rapidement et de manière appropriée est directement liée à leur connaissance des plans d urgence et d intervention élaborés au niveau national et relatifs aux situations d urgence à probabilité élevée. Les Sociétés nationales ou les délégations de pays doivent veiller à ce que les chargés de la gestion des catastrophes au niveau régional soient informés ou, encore mieux, inclus dans les processus de planification nationaux. De la même façon que la planification régionale devrait s inspirer de la planification locale, les planificateurs régionaux devraient utiliser les outils et les ressources existant au niveau mondial. Tous les participants à la planification d urgence ou des interventions en cas de catastrophe, à quelque niveau que ce soit, doivent connaître ces outils et savoir comment y avoir accès. Certains des principaux outils mondiaux sont énumérés ci-dessous. On trouvera dans la section «boîte à outils» du DMIS une liste plus détaillée ainsi que des informations sur la façon de se les procurer 8. DREF Le Fonds d urgence pour les secours lors de catastrophes (DREF) constitue une réserve de ressources non affectées, qui peut être utilisée pour assurer un financement immédiat en réponse à des situations d ur- 8 La section boîte à outils du DMIS peut être consultée en cliquant sur le lien suivant :
46 44 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge gence. Le Fonds, qui est géré par le secrétariat de la division Politiques et communication, est un élément précieux de la capacité d intervention d ensemble de l organisation. Appels Un appel d urgence peut être lancé lorsque les premières informations en provenance d un pays frappé par une catastrophe indiquent que les ressources des Sociétés nationales partenaires et d autres donateurs seront nécessaires pour répondre aux besoins de la population et de la Société nationale hôte. Il peut être fondé sur les premières évaluations et/ou informations disponibles, sur les précédents en matière de catastrophe et d intervention dans le pays en question et sur l ensemble des connaissances que l on possède sur le type de catastrophe. L appel initial est souvent préliminaire et il est réajusté dans les jours ou la semaine qui suivent, lorsque des informations supplémentaires arrivent directement du terrain. Équipes nationales d intervention d urgence (NDRT) Les NDRT sont les équipes nationales d intervention d urgence d une Société nationale de la Croix- Rouge ou du Croissant-Rouge spécifique. Le concept de NDRT ne devrait pas être perçu comme quelque chose de nouveau en termes de mécanisme d intervention de la Croix-Rouge/du Croissant-Rouge. Les membres des NDRT peuvent avoir différents types de compétences, selon le contexte national (logistique, soutien psychologique, eau et assainissement, santé dans les situations d urgence, secours, abris, etc.). Les Sociétés nationales peuvent avoir différents mécanismes d intervention, tels que : 1 des équipes communautaires d intervention d urgence ; 2 des équipes d intervention d urgence de section ; 3 des équipes nationales d intervention d urgence. Équipes régionales d intervention d urgence (RDRT) Les principales attributions des RDRT consistent à assister les Sociétés nationales hôtes dans l évaluation et différentes interventions sectorielles en cas de catastrophe. La RDRT est une équipe de la Fédération internationale et fait office d arrangement de partenariat régional transfrontière pour la préparation et l intervention en cas de catastrophe. L équipe est composée d employés et de volontaires qualifiés provenant de Sociétés nationales des régions concernées. Équipes d évaluation et de coordination sur le terrain (FACT) Les équipes d évaluation et de coordination sur le terrain peuvent être déployées dans un délai de 6 à 24 heures, afin de coordonner l intervention du Mouvement lors de catastrophes soudaines ou à évolution lente. Elles ont notamment pour tâches d analyser les informations émanant de l évaluation et de contribuer à la préparation de plans d action. Les équipes sont composées de gestionnaires expérimentés des situations de catastrophe et d experts de secteur des Sociétés nationales et du secrétariat de la Fédération internationale, qui sont formés à une méthode commune. Unités d intervention d urgence (ERU) Les unités d intervention d urgence assurent à la Fédération internationale un outil essentiel pour l intervention en cas de catastrophe, composé de modules flexibles comprenant : des spécialistes techniques formés au préalable ; un équipement normalisé ; une capacité d être opérationnel dans un délai de 48 heures ; la capacité d être totalement indépendant pendant un mois et celle d être déployé pour une période allant jusqu à quatre mois.
47 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 45 Les ERU peuvent fournir des services divers (santé, eau, secours) ainsi que des fonctions d appui essentielles (logistique, télécommunications, technologies de l information) lorsque les installations et l infrastructure locales ont été endommagées, ne parviennent pas à répondre aux besoins ou sont inexistantes. Des ERU ont été déployées sur les sites de catastrophes naturelles notamment, tremblements de terre, inondations et ouragans et à la suite de déplacements de population. Les différentes ERU sont parrainées par des Sociétés nationales. Le Secrétariat de la Fédération internationale est quant à lui responsable de l ensemble de la coordination, du déploiement, de l appui technique et de l évaluation des déploiements d ERU et des activités connexes. Système d information pour la gestion des catastrophes (DMIS) Le DMIS est un site Internet interactif, protégé par un mot de passe, qui permet un suivi des catastrophes. Les professionnels des interventions en cas de catastrophe dans les Sociétés nationales et sur le terrain y ont accès à la cartographie et aux rapports de terrain, peuvent échanger des informations sur les opérations d intervention en cas de catastrophe et consulter des feuilles de données, fiches d information et autres ressources, procédures et lignes directrices. Il est important d alimenter des outils mondiaux comme le DMIS par des contributions locales et régionales afin d alerter l ensemble des organisations participant à la gestion des catastrophes, particulièrement si l ampleur de la catastrophe requiert une assistance externe. La rapidité et l efficacité de l intervention en cas de catastrophe seront renforcées si de nombreuses entités ont connaissance de la gravité de la situation, si les mises à jour sont effectuées rapidement et si les besoins sont communiqués directement depuis la zone affectée. Les contributions provenant du terrain forment la base des bulletins d information, des attributions du DREF et des appels aux donateurs. Gestion des catastrophes Cadre des ressources La Fédération internationale et ses membres disposent d une expérience inégalée de la gestion des catastrophes. De nombreux outils, programmes de formation, politiques et autres documents d orientation ont été élaborés par le Secrétariat à Genève, les délégations sur le terrain et les Sociétés nationales ellesmêmes. On peut trouver dans la section gestion des catastrophes cadre des ressources sur FedNet nombre de ces ressources, ainsi que des définitions de la gestion des catastrophes, des concepts et des espaces de partage des connaissances. Règles, lois et principes applicables aux actions internationales en cas de catastrophe (IDRL) Le Secrétariat de la Fédération internationale, tout comme les Sociétés nationales, les gouvernements et d autres partenaires se sont engagés dans une recherche mondiale de pointe et dans la sensibilisation sur l IDRL. Ils étudient comment mieux utiliser les cadres politiques et juridiques nationaux, régionaux et internationaux afin de faciliter et d améliorer les actions internationales en cas de catastrophe. On peut trouver davantage d informations, notamment une base de données détaillées sur la législation existante, sur le site Internet de la Fédération internationale à l adresse suivante :
48 46 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge
49 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 47 Appendices Annexe 1 I Plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe proposition de structure/contenu minimum 48 Annexe 2 I Rôles et mandat 50 Annexe 3 I Contacts d urgence 52 Annexe 4 I Danger, vulnérabilité, capacités et analyse des risques 54 Annexe 5 I Élaboration de scénarios 57 Annexe 6 I Domaines d intervention (sur la base des capacités et des ressources) 58 Annexe 7 I Domaines d intervention locale-mondiale 60 Annexe 8 I Informations essentielles 61 Annexe 9 I Rôles organisationnels multisectoriels 64 Annexe 10 I Préparation et renforcement des capacités 65 Annexe 11 I Dangers potentiels sur le plan régional 66 Préparation aux interventions d urgence 67 Annexe 12 I Procédures de fonctionnement normalisées 68 Dans les 24 heures - Intervention initiale 70 Des premières 24 heures à la fin de la première semaine 71 De la fin de la première semaine à la fin de l'urgence 72
50 48 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Annexe 1 Plans d urgence et d intervention en cas de catastrophe proposition de structure/contenu minimum Plan d intervention en cas de catastrophe Plan d urgence Annexes 3, 6 et 7 Annexes 4 et 5 FedNet - Annexe 2 Annexe 2 1 Objectifs institutionnels, portée et limites du plan d intervention en cas de catastrophe Fondement administratif et politique de l intervention (cadre juridique) Objectifs généraux et spécifiques du plan Limites du plan Portée et couverture 2 Analyse du contexte Emplacement géographique Système administratif et politique Analyse socio-politique Analyse socio-économique Analyse du système national de prévention des catastrophes Analyse socio-culturelle Groupes vulnérables Analyse de la sécurité 3 Politiques et cadre institutionnels Politiques internationales du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Politique de gestion des catastrophes de la Société nationale Cadre institutionnel standard d une Société nationale Paramètres juridiques et opérationnels nationaux en matière de catastrophe Cadre international de l assistance humanitaire 4 Analyse des risques Analyse de la menace Analyse de vulnérabilité Définition des niveaux de risque 5 Scénarios de catastrophes Emplacement géographique Contexte historique des menaces et des catastrophes Description générale du scénario Indicateurs de mesure de l ampleur 6 Capacités, compétences et ressources existantes Capacités et ressources institutionnelles internes : Société nationale et composantes du Mouvement Capacités et ressources institutionnelles externes : gouvernement, ONG, institutions des Nations Unies, etc. Capacités et ressources locales Description générale du scénario Analyse des menaces Menaces les plus importantes dans les zones géographiques analysées (tremblements de terre, inondations, éruptions volcaniques, ouragans, sécheresses, épidémies, glissements de terrain, etc.) Analyse des vulnérabilités Conditions d exposition et vulnérabilités spécifiques (physiques, économiques, sociales, organisationnelles, institutionnelles, éducationnelles, culturelles, etc.) Scénario de catastrophe : unité géographique d analyse Analyse des menaces Région Pays État ou province District ou municipalité Communauté Localité ou quartier spécifique Analyse des vulnérabilités Population, secteur, communauté, famille, individu Analyse du contexte historique Analyse des dangers/menaces Période de récurrence (durée) et fréquence des menaces. Par exemple : mois, années, tous les cinq ans, décennies, etc. Analyse des vulnérabilités Période d analyse des facteurs de vulnérabilité au sein d un groupe donné Dates des informations utilisées et analysées Indicateurs de mesure Analyse des menaces Probabilité de la survenue Zone touchée potentielle et couverture territoriale Ampleur des dégâts et des pertes Pourcentage de la population touchée Autres Analyse des vulnérabilités Vulnérabilité économique : revenus des familles, taux de chômage, etc. Vulnérabilité sociale : espérance de vie, accès aux services de santé, éducation, infrastructure, assainissement, etc. Vulnérabilité organisationnelle : existence de comités et de plans d intervention en cas de catastrophe, systèmes d alerte précoce, etc. Vulnérabilité physique : abris, emplacement et qualité des structures et des habitations, etc. Valeurs et échelle de mesure Analyse des menaces Improbable, possible ou imminente Autres méthodes de mesure Analyse des vulnérabilités Faibles, moyennes, élevées Autres méthodes de mesure
51 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 49 Annexes 10 et 12 Annexes 8 et 9 7 Stratégies probables d intervention en cas de catastrophe Domaines thématiques d action prioritaires Activités et coordination Ressources existantes et nécessaires Capacités et ressources institutionnelles externes : gouvernement, ONG, institutions des Nations Unies, etc. Capacités et ressources locales 8 Procédures opérationnelles normalisées (SOP) Indicateurs ou événements déclencheurs Description des SOP : coordination opérationnelle, gestion de l intervention, prise de décision, continuité de la planification des opérations, relations avec les donateurs, etc. Procédures principales et supplémentaires : évaluation des dégâts et des besoins, informations et médias, opérations spéciales telles que recherches et sauvetage, gestion des matériaux dangereux, soins préhospitaliers, etc. Capacités et ressources institutionnelles externes : gouvernement, ONG, institutions des Nations Unies, etc. Capacités et ressources locales Domaines d intervention Analyse des dangers/menaces Analyse des vulnérabilités Analyse des risques Annexe 11 9 Préparation institutionnelle, suivi, évaluation et mise à jour du plan Mise en évidence des lacunes et des domaines à renforcer Suivi et évaluation de la structure du plan Mécanismes de mise à jour du plan 10 Annexes Toutes annexes pertinentes.
52 50 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Annexe 2 Rôles et mandat Utiliser ce formulaire pour décrire brièvement le mandat et les politiques de la Société nationale et présenter une analyse de contexte. Préciser : quel est le rôle de la Société nationale en cas de catastrophe ou dans les situations d urgence complexes? Expliquer : le rôle de la Société nationale en cas de catastrophe ou dans les situations d urgence complexes figure-t-il dans les plans gouvernementaux? Décrire: de quelles exemptions d impôts ou de droits de douane la Société nationale bénéficie-t-elle en cas de catastrophe?
53 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 51 Expliquer : quelle est l assise de la Société nationale? Préciser : quelles sont les capacités humaines, matérielles et technologiques de la Société nationale? Décrire : quelles sont l ampleur et les limites du plan? Présenter succinctement : analyse socio-politique, économique et culturelle
54 52 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Annexe 3 Contacts d urgence Exemple 1 : Coordonnées des Sociétés nationales en cas d urgence Société nationale Point de contact Membres de l équipe Point de contact (indiquer les numéros de téléphone) de remplacement Domaine de responsabilité lors d une intervention en cas de catastrophe Exemple Point de contact en cas d intervention d urgence Nom : Nom : Courriel : Courriel : Téléphone professionnel : Téléphone professionnel : Fax : Fax : Téléphone mobile : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Téléphone du domicile : Autre numéro de téléphone : Autre numéro de téléphone : Exemple 2 : Coordonnées du bureau de la Fédération internationale en cas d urgence Délégations de Point de contact Membres de l équipe Point de contact pays/régionales (indiquer les numéros de téléphone) de remplacement Domaine de responsabilité lors d une intervention en cas de catastrophe Exemple Activation des services d intervention Nom : Nom : Courriel : Courriel : Téléphone professionnel : Téléphone professionnel : Fax : Fax : Téléphone mobile : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Téléphone du domicile : Autre numéro de téléphone : Autre numéro de téléphone : Compléter ce qui précède pour les domaines de responsabilité suivants : Communication avec le siège, gestion des relations extérieures et des appels, communication avec les médias, coordination et liaison avec d autres organismes et services, gestion des tâches administratives.
55 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 53 Annexe 3 Contacts d urgence Coordonnées des contacts d urgence, à savoir celles de toutes les Sociétés nationales hôtes et participantes dans la région. Organisation Contact principal Fonctions Compétences Contact de Fonctions Compétences remplacement Société nationale Contacts d urgence Nom : Courriel : Téléphone de l institution : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Nom : Courriel : Téléphone de l institution : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Secrétariat Fédération internationale, Genève Contacts d urgence Nom : Courriel : Téléphone de l institution : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Nom : Courriel : Téléphone de l institution : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Bureau de zone Fédération internationale Contacts d urgence Nom : Courriel : Téléphone de l institution : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Nom : Courriel : Téléphone de l institution : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : DMU Fédération internationale Contacts d urgence Nom : Courriel : Téléphone de l institution : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Nom : Courriel : Téléphone de l institution : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Bureau de pays de la Fédération internationale Contacts d urgence Nom : Courriel : Téléphone de l institution : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Nom : Courriel : Téléphone de l institution : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile :
56 54 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Annexe 4 Danger, vulnérabilité, capacités et analyse des risques Annexe 4a Utiliser ce formulaire pour établir la probabilité des dangers, sur la base d une analyse des données pertinentes. Pays : Emplacement géographique : Danger Probabilité élevée Probabilité moyenne Probabilité faible Annexe 4b Utiliser ce formulaire pour mieux comprendre les risques possibles, après avoir procédé à l analyse de vulnérabilité. Analyse des risques Emplacement géographique Danger 1 Conséquences Conséquences Risque global Déclencheurs probables Saisonnalité Probabilité Pire scénario Situation grave Commentaires Analyse des risques emplacement géographique Danger 2 Conséquences Conséquences Risque global Déclencheurs probables Saisonnalité Probabilité Pire scénario Situation grave Commentaires
57 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 55 Annexe 4c Utiliser ce formulaire pour résumer les conséquences du danger pour une zone précise jugée à risque. Pays : Situation géographique : Danger % de Risque Risque Risque Risque pour la population environnemental économique social les moyens menacée de subsistance Annexe 4d Utiliser ce formulaire pour définir les besoins potentiels et les ressources nécessaires pour les satisfaire. Ressources d urgence potentielles. Rôle? Responsabilité? (oui ou non) Besoins à satisfaire d urgence le cas échéant Besoin type Population Société Protection Autres locale/ nationale civile volontaires Besoins immédiats Recherche et sauvetage Premiers secours Évacuation d urgence Besoins en eau et en assainissement Distribution, stockage, traitement Réhabilitation/développement d autres sources Évacuation des excrétions Évacuation des ordures Hygiène personnelle Lutte contre les insectes et les rongeurs Besoins alimentaires et nutritionnels Distribution à court terme Distribution à long terme Alimentation complémentaire/curative Agriculture Suivi nutritionnel
58 56 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Ressources d urgence potentielles. Rôle? Responsabilité? (oui ou non) Besoins à satisfaire d urgence le cas échéant Besoin type Population Société Protection Autres locale/ nationale civile volontaires Besoins en matière d hébergement Hébergement d urgence Bâtiments/structures Couvertures Combustible domestique Ustensiles de cuisine Besoins en matière de santé Santé personnelle Reconstruction, transport, équipement Matériel médical Vaccination Lutte contre la diarrhée Lutte contre les maladies infectieuses Action sociale et rétablissement des liens familiaux Services sociaux communautaires Enfants des rues Écoles/éducation Rétablissement des liens familiaux Besoins en matière de sûreté et de sécurité Conditions de vie Lutte contre le vol Lutte contre la violence Lutte contre l abus de pouvoir Autres types de besoins d urgence? Accords avec d autres partenaires Plans locaux en cas de catastrophe Plans locaux de solidarité
59 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 57 Élaboration de scénarios Annexe 5 Utiliser ce formulaire pour comprendre les besoins d urgence potentiels liés à un danger précis. Tremblements Inondations Mouvements Famine/ Autres de terre de population sécheresse catastrophes Recherche et sauvetage Premiers secours F O4 S S Évacuation d urgence F O4 S S Eau et assainissement Distribution, stockage, traitement F1 F F F Réhabilitation/développement d autres sources alternatives F1 O2 F F Évacuation des excrétions FU OU F S Évacuation des ordures FU OU F S Hygiène personnelle FU OU F S Lutte contre les insectes et les rongeurs OU F S S Aliments et nutrition Distribution à court terme F O F F Distribution à long terme OU FR F F Alimentation complémentaire/curative S O O F Agriculture S3 F F F Suivi nutritionnel S O F S Hébergement et biens ménagers Hébergement d urgence SC S F S Bâtiments/structures F O4 F S Couvertures SC SC SC S Combustible domestique S O F O Ustensiles de cuisine F O4 F S Santé Santé personnelle F5 O F O Reconstruction, transport, équipement F O F S Matériel médical F5 O F O Vaccination S O F F Lutte contre la diarrhée S F F F Lutte contre les maladies infectieuses S F F F Action sociale et rétablissement des liens familiaux Services sociaux communautaires F F F S Enfants des rues O O F O Écoles/éducation F O F S Rétablissement des liens familiaux F F F S Besoins survenant fréquemment F Besoins survenant assez souvent S Besoins survenant rarement R Besoins dans les zones urbaines U Besoins dans les zones rurales Ru Besoins liés au changement climatique C 1 Seulement si la direction de l écoulement souterrain change 2 Si les puits ou les sources de surface habituels sont contaminés ou inaccessibles 3 Si les principaux systèmes d irrigation sont détruits 4 Seulement en cas d inondation soudaine 5 Seulement les premiers jours, pour traiter les personnes touchées
60 58 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Annexe 6 Domaines d intervention (sur la base des capacité s et ressources) Ce formulaire peut être utilisé également pour préciser les capacités d intervention des institutions. Domaines d intervention Section de la Siège de la Secrétariat de Société Croix-Rouge/ Croix-Rouge/ la Fédération Nationale Croissant- Croissant- internationale sœur Rouge Rouge Si oui, expliquer quelles Si oui, expliquer quelles Si oui, expliquer quelles Si oui, expliquer quelles sont les capacités et les sont les capacités et les sont les capacités et les sont les capacités et les ressources disponibles ressources disponibles ressources disponibles ressources disponibles et dans quel délai. et dans quel délai. et dans quel délai. et dans quel délai. Première intervention Recherche et sauvetage Premiers secours Évacuation d urgence Évaluations d urgence Aide de secours d urgence Rétablissement des liens familiaux Santé dans les situations d urgence Distribution d eau d urgence Eau et assainissement Réhabilitation/développement d autres sources Évacuation des excrétions Évacuation des ordures Hygiène personnelle Lutte contre les insectes et les rongeurs Aliments et nutrition Distribution à court-terme Distribution à long-terme Alimentation complémentaire/curative Suivi nutritionnel Hébergement et biens ménagers Gestion de l hébergement d urgence Appui d urgence Bâtiments/abris Couvertures Combustible domestique Ustensiles de cuisine
61 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 59 Domaines d intervention Section de la Siège de la Secrétariat de Société Croix-Rouge/ Croix-Rouge/ la Fédération Nationale Croissant- Croissant- internationale sœur Rouge Rouge Si oui, expliquer quelles Si oui, expliquer quelles Si oui, expliquer quelles Si oui, expliquer quelles sont les capacités et les sont les capacités et les sont les capacités et les sont les capacités et les ressources disponibles ressources disponibles ressources disponibles ressources disponibles et dans quel délai. et dans quel délai. et dans quel délai. et dans quel délai. Santé Santé personnelle Reconstruction, transport, équipement Matériel médical Vaccination Lutte contre la diarrhée Lutte contre les maladies infectieuses Soutien psychologique Action sociale et rétablissement des liens familiaux Services sociaux communautaires Enfants des rues Écoles/éducation Rétablissement des liens familiaux Logistique Achats Transport Stockage Sûreté et sécurité Conditions de vie Lutte contre le vol Lutte contre la violence Lutte contre l abus de pouvoir Autres
62 60 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Annexe 7 Domaines d intervention locale-mondiale Base de données nationale - Équipe nationale d intervention d urgence (NDRT)/ Équipe locale d intervention d urgence (BDRT) Nom Fonctions Compétences Langues Disponibilités Sexe Nationalité pour une mission Base de données régionale Équipe régionale d intervention d urgence (RDRT) Nom Fonctions Compétences Langues Disponibilités Sexe Nationalité pour une mission Base de données FACT, ERU et base de données d autres ressources humaines dans la région Nom Fonctions Compétences Langues Disponibilités Sexe Nationalité pour une mission Cartographie des ressources Société NDRT Véhicule Équipement ERU Entrepôts Stocks nationale Véhicule d urgence Nombre, d urgence de terrain / Radio VHF, HF capacité Alimentaires Camions Téléphone Non-alimentaires satellitaire Abris
63 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 61 Informations essentielles Annexe 8 Utiliser ce formulaire pour gérer les informations essentielles et informations de base. Société nationale : Formulaire rempli par : 1 Coordonnées à des fins de coordination avec les donateurs internationaux, les partenaires et les médias en cas de catastrophe : Contact principal : Contact secondaire (remplaçant) : Nom : Nom : Courriel : Courriel : Téléphone professionnel : Téléphone professionnel : Fax : Fax : Téléphone mobile : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Téléphone du domicile : Autre numéro de téléphone : Autre numéro de téléphone : 2 En cas de catastrophe de grande ampleur, des contacts supplémentaires peuvent être nécessaires pour la coordination et pour fournir des informations aux donateurs internationaux, partenaires et médias. Entrer autant de noms que nécessaire : Contact principal : Contact secondaire (remplaçant) : Nom : Nom : Courriel : Courriel : Téléphone professionnel : Téléphone professionnel : Fax : Fax : Téléphone mobile : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Téléphone du domicile : Autre numéro de téléphone : Autre numéro de téléphone : 3 Pour estimer la capacité réelle d intervention de la Société nationale en cas de catastrophe, fournir les informations suivantes : Nombre de volontaires mobilisables Principales activités de la Société Capacité logistique de la Société pour appuyer l intervention de la nationale (par ex. sauvetage, premiers nationale pour la distribution des Société nationale pendant : secours, don du sang, recherche de secours : personnes, évaluation des dégâts et des besoins) les premières 24 heures : Pour combien de personnes? les premières 72 heures : Pour combien de temps? la première semaine : le premier mois :
64 62 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Société nationale : Formulaire rempli par : 4 Précédentes catastrophes et principaux dangers : Dernière grande catastrophe qui Quel a été l impact d ensemble? Zone géographique touchée a touché le pays Principales catastrophes des dix dernières années (tremblements de terre, ouragans, inondations, incendies, etc.) Zones les plus vulnérables du pays Sections de la Société nationale ayant une faible capacité d intervention (indiquer la zone géographique et les principaux dangers) Sections de la Société nationale ayant une capacité d intervention moyenne à élevée (indiquer la zone géographique et les principaux dangers) 5 Informations de base pour les communications radio de la Société nationale (si elles fonctionnent régulièrement) : Fréquence radio Heures d émission Autres méthodes de contact (par ex. par le biais d opérateurs de radio amateurs) Coordonnées : 6 Informations pertinentes pour les organisations suivantes : Bureau national d urgence Quartier général de la police Quartier général des pompiers Téléphone : Téléphone : Téléphone : Fax : Fax : Fax : Site Internet : 7 Informations financières pour les dons internationaux : Souhaitez-vous transmettre un message particulier? Numéro de compte bancaire : Adresse de la page web : Courriel : Adresse de la Société nationale :
65 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 63 Société nationale : Formulaire rempli par : 8 En cas de catastrophe et sur la base des expériences passées, indiquer les six principaux BESOINS POTENTIELS par ordre de priorité : Priorité 1 Priorité 2 Priorité 3 Priorité 4 Priorité 5 Priorité 6 9 Coordonnées (points de contact) pour : Centre des opérations d urgence du Gouvernement Nom du contact : Autorités sanitaires Nom du contact : Armée/police Nom du contact : Autorités sociales Nom du contact : Protection civile Nom du contact : Fédération internationale Nom du contact : Courriel : Téléphone professionnel : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Pager : Courriel : Téléphone professionnel : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Pager : Courriel : Téléphone professionnel : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Pager : Courriel : Téléphone professionnel : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Pager : Courriel : Téléphone professionnel : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Pager : Courriel : Téléphone professionnel : Fax : Téléphone mobile : Téléphone du domicile : Pager :
66 64 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Annexe 9 Rôles organisationnels multisectoriels Ce formulaire peut être utilisé également à des fins de coordination et de préparation Alerte et notification de la population Alerte et alarme Évacuation Abris Gestion des abris Recensement Recherche et sauvetage Évaluation d urgence Évaluation des besoins Restitution des moyens de subsistance Assistance médicale Premiers secours Approvisionnement en eau Assainissement Approvisionnement alimentaire Nutrition Logistique Transport Achats Sécurité Distribution des secours Rétablissement des liens familiaux Population touchée Organisations communautaires locales Personnel recruté localement Personnel du secteur de santé Structures de protection civile Municipalité ou gouvernement local Armée/police/pompiers Section de la Société nationale Siège de la Société nationale Secrétariat de la Fédération internationale Sociétés nationales sœurs ONG Institutions des Nations Unies (préciser)
67 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 65 Annexe 10 Préparation et renforcement des capacités Activités de préparation Activités Par qui? Quand? 1 Fournir xxx fournitures et xxx équipements (tels que xxx) à tous les centres sanitaires dans les districts les plus vulnérables au choléra pour garantir une capacité de traitement permanente de cas. 2 Acheter des stocks supplémentaires de produits alimentaires de base (maïs, huile végétale, etc.) pour constituer un stock d urgence pouvant être distribué immédiatement. 3 Établir une carte des centres de récupération nutritionnelle, des centres d alimentation complémentaire et des points de distributions alimentaires générales dans toutes les zones sujettes aux inondations. 4 Acheter des semences/produits agricoles supplémentaires qui serviront de stock d urgence pouvant être distribué immédiatement en cas d inondation. 5 Dans les zones sujettes aux inondations, identifier, entreposer et prépositionner des tentes et autres articles à usage communautaire/domestique. 6 Déterminer et augmenter la capacité existante des structures d approvisionnement en eau et d assainissement dans les zones susceptibles d héberger temporairement des personnes déplacées. 7 Acheter des fournitures scolaires, ainsi que des kits d enseignement et d apprentissage pouvant être distribués rapidement. 8 Autres. Activités d atténuation et de renforcement des capacités Activités Par qui? Quand? 1 Moderniser le centre logistique de xxx et consolider le toit de l entrepôt. 2 Installer des générateurs de secours pour le système de télécommunication en cas de panne d électricité. 3 Autres (etc.)
68 66 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Annexe 11 Dangers potentiels sur le plan régional Modèle d informations d urgence essentielles pour la représentation régionale (Ce document figure sur DMIS et doit être mis à jour par la représentation régionale ou le bureau de zone de la Fédération internationale. Le représentant régional ou le chef de zone peut déléguer ce travail ; toutefois, il/elle est responsable en dernier ressort du bon déroulement du projet). Région : Date : Dangers potentiels auxquels sont confrontées les Sociétés nationales dans la région et qui pourraient dépasser la capacité nationale et exiger une assistance externe Sociétés nationales Vents violents/tornade Inondation Sécheresse Glissement de terrain Incendie Tremblement de terre Chute de neige Catastrophe provoquée par l homme Catastrophe industrielle Autres L S L M L S M L M L S M M S M M L L L S M M M S M M M L M L L S S L M M L S L L M S M M L L S M M L M M L L Légende : S Sérieux ; M Modéré ; L Léger
69 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 67 Annexe 11 Préparation aux interventions d urgence Sociétés nationales Représentation régionale Zones/DMU (région) Fréquence Fréquence Fréquence Suivi et préparation R É G U L I È R E M E N T Suivi et préparation (suite) Information/ rapports/ communications Finance/ administration
70 68 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Annexe 12 Procédures de fonctionnement normalisées (SOP) Les procédures de fonctionnement normalisées (SOP) ont pour objet de garantir que certaines tâches seront menées d une manière précise par des personnes ou unités clés. Elles sont un moyen de s assurer que les tâches décrites dans le Plan d intervention en cas de catastrophe et/ou dans le plan d urgence sont menées rapidement et selon des critères convenus au préalable. Les SOP constituent le lien entre ces plans et l intervention opérationnelle réelle. Les SOP doivent : être simples et faciles à comprendre (de préférence sous forme de liste) ; être engagées les unes indépendamment des autres ; indiquer clairement comment une tâche doit être menée, qui a la responsabilité de s assurer de son bon déroulement et qui l accomplit dans les faits ; être approuvées et diffusées au sein de l organisation et utilisées dans les formations. On peut avoir recours à des tableaux pour visualiser l ensemble des SOP relatives à l intervention ou les SOP spécifiques relatives à un secteur précis. Les SOP doivent au minimum contenir ce qui suit : Titre : montre ce que couvre la SOP. Exemple : SOP sur la mise en place d une chaîne logistique. Date de publication (ex. : 1er mai 2007) Période de validité : (ex. 1er mai avril 2009) Doit être examinée d ici à (ex. 30 avril 2008) But des SOP : exemple : en cas d inondations dans le District XX, créer une chaîne logistique des ports d arrivée internationaux jusqu à l entrepôt principal dans la ville de YY pour contribuer aux activités de secours, d hébergement d urgence, d approvisionnement en eau et d assainissement, de santé, etc. Département responsable (ex. section logistique) Fonction du responsable (ex. chef de la section logistique) Processus et décision déclenchant le recours aux SOP. Exemple : la direction de la Société nationale (président, secrétaire général, chef du département d intervention en cas de catastrophe ou plusieurs d entre eux), suivant le règlement de la Société nationale, décide de la nécessité de répondre à l urgence, du matériel de secours nécessaire d après l évaluation initiale, etc. Relations avec d autres entités : Cette section doit, le cas échéant, mettre en évidence les éléments suivants : Coordination nécessaire/attendue interne au Mouvement et avec des acteurs externes (par ex. gouvernement, ONG, Nations Unies, etc.). Liens avec d autres (quoi, comment et avec qui), garantissant le bon fonctionnement des SOP. Information et médias. Autres, le cas échéant.
71 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 69 Sûreté et sécurité : S il est avéré que des questions de sûreté et/ou sécurité peuvent se poser lors de la mise en œuvre des SOP, celles-ci doivent être décrites et les mesures permettant de garantir la sûreté et la sécurité optimales du personnel et de l équipement doivent être décrites en détail. Activités/tâches opérationnelles : Description, par étape, des activités à mener pour mettre en œuvre les SOP (qui fait quoi, comment et quand). Des listes de contrôle et des tableaux peuvent être utiles dans ce contexte. Formation/simulation avec les SOP : Exemple : tout le personnel de la section logistique suivra une séance de formation de deux heures sur ces SOP. Un exercice annuel d une journée sur les SOP se tiendra en juin. Examen des SOP : Exemple : un examen de ces SOP sera mené au plus tard en mars chaque année et après chaque intervention dans laquelle les SOP sont activées. Le chef de la section logistique est chargé de l organisation de cet examen et veille à ce que ses conclusions soient intégrées aux SOP. Un changement de situation peut imposer de modifier les SOP. Il faut effectuer régulièrement des examens/évaluations et modifier les SOP en conséquence. La section précédente, qui détermine la période de validité des SOP, indique la fréquence à laquelle il faudrait effectuer ce travail. Outre l examen régulier, une évaluation et, au besoin, une modification des SOP devrait être effectuée après chaque intervention dans laquelle elles sont utilisées. Annexes : Listes de contrôle Listes de contacts Liste de ressources Formulaires/modèles Manuels Autres, le cas échéant
72 70 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Annexe 12 Dans les 24 heures intervention initiale Sociétés nationales Représentation Zone/DMU Sociétés nationales non touchées régionale touchées (région xxx) Intervention et évaluation P H A S E Information/ communication/ rapports Finance/ administration Décider si une aide extérieure supplémentaire est nécessaire ou non le cas échéant, passer à la phase 2
73 Guide pour la planification d urgence et des interventions en cas de catastrophe 71 Annexe 12 Des premières 24 heures à la fin de la première semaine Sociétés nationales touchées Délégation régionale Sociétés nationales non touchées (région xxx) Intervention et évaluation P H A S E Information/ communication/ rapports Finance/ administration Examiner l ampleur de l assistance extérieure nécessaire d après les évaluations
74 72 Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Annexe 12 De la fin de la première semaine à la fin de l urgence Sociétés nationales touchées Délégation régionale Sociétés nationales non affectées (région xxx) Gestion de la catastrophe P H A S E Information/ communication/ rapports Finance/ administration Passer à la phase de relèvement
75 Les Principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge Humanité Né du souci de porter secours sans discrimination aux blessés des champs de bataille, le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, sous son aspect international et national, s'efforce de prévenir et d'alléger en toutes circonstances les souffrances des hommes. Il tend à protéger la vie et la santé ainsi qu'à faire respecter la personne humaine. Il favorise la compréhension mutuelle, l'amitié, la coopération et une paix durable entre tous les peuples. Impartialité Il ne fait aucune distinction de nationalité, de race, de religion, de condition sociale et d'appartenance politique. Il s'applique seulement à secourir les individus à la mesure de leur souffrance et à subvenir par priorité aux détresses les plus urgentes. Neutralité Afin de garder la confiance de tous, le Mouvement s'abstient de prendre part aux hostilités et, en tout temps, aux controverses d'ordre politique, racial, religieux et idéologique. Indépendance Le Mouvement est indépendant. Auxiliaires des pouvoirs publics dans leurs activités humanitaires et soumises aux lois qui régissent leur pays respectif, les Sociétés nationales doivent pourtant conserver une autonomie qui leur permette d'agir toujours selon les principes du Mouvement. Volontariat Il est un mouvement de secours volontaire et désintéressé. Unité Il ne peut y avoir qu'une seule Société de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge dans un même pays. Elle doit être ouverte à tous et étendre son action humanitaire au territoire entier. Universalité Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, au sein duquel toutes les Sociétés ont des droits égaux et le devoir de s'entraider, est universel.
76 La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge soutient les activités humanitaires des Sociétés nationales parmi les populations vulnérables. En coordonnant les secours internationaux en cas de catastrophe et en encourageant l aide au développement, elle vise à prévenir et à atténuer les souffrances humaines. La Fédération internationale, les Sociétés nationales et le Comité international de la Croix-Rouge constituent le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge /2008 F 500
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