RESEAU PAIX ET SECURITE POUR LES FEMMES DE L ESPACE CEDEAO SECTION COTE D IVOIRE

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RESEAU PAIX ET SECURITE POUR LES FEMMES DE L ESPACE CEDEAO SECTION COTE D IVOIRE

INTRODUCTION Au cours de l année 2013, le Réseau Paix et Sécurité des Femmes dans l Espace CEDEAO section Côte d Ivoire (REPSFECO-CI) a mené des activités de renforcement de capacités de ses membres, a apporté sa contribution à l élaboration de certains document au niveau national, a participé à des ateliers de formations et a finalisé la mise en œuvre du projet de cohésion sociale dans vingt une (21) localités en Côte d Ivoire des campagnes. Toutes les activités menées par le Réseau, sont en rapport avec son objectif général qui est d améliorer, en Côte d Ivoire, la mise en œuvre des résolutions 1325 et 1820 du conseil de sécurité des nations Unies. I.RAPPEL DU CONTENU DES RESOLUTIONS 1325(2000) ET 1820 (2008) DU CONSEIL DE SEURITE DES NATIONS UNIES En l an 2000, le Conseil de sécurité des Nations Unies reconnaissait non seulement l impact particulier des conflits sur les femmes, mais aussi le besoin de considérer celles-ci comme parties prenantes à la prévention et à la résolution des conflits. Le Conseil de sécurité a en effet adopté en 2000, la Résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité qui souligne la nécessité de : intégrer la notion de genre et inclure les femmes dans les approches relatives à la sécurité et à la construction de la paix, en particulier les femmes affectées par les conflits ; sensibiliser les soldats de la paix, la police et l appareil judiciaire aux problèmes liés au genre pendant les conflits et adopter des mesures pour assurer la protection et le respect des droits des femmes et des filles ; s assurer qu il est prêté attention aux besoins spécifiques des femmes et des filles pendant les conflits ; soutenir un rôle accru des femmes en tant qu observatrices militaires, de membres de la police civile, d observatrices humanitaires et des droits humains ; faire en sorte que les femmes issues de communautés frappées par les conflits armés soient représentées, afin de faire entendre leur voix dans les processus de résolution des conflits et participer en tant que partenaire d égale valeur à tous les niveaux de prise de décision en matière de résolution des conflits, de prévention et de paix durable Les grandes lignes du travail du Département des opérations de maintien de la paix en ce qui concerne l égalité des sexes et le maintien de la paix découlent de la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité, la première dans laquelle le Conseil a traité de l impact disproportionné et tout à fait particulier des conflits armés sur les femmes. 2

La résolution du Conseil de sécurité 1325 (2000) souligne l importance d une pleine participation active des femmes, dans des conditions d égalité, à la prévention et au règlement des conflits ainsi qu à l édification et au maintien de la paix. Elle appelle les États Membres à faire en sorte que les femmes participent pleinement, sur un pied d égalité avec les hommes, à tous les efforts visant à maintenir la paix et à favoriser la paix et la sécurité et invite instamment tous les acteurs à accroître la participation des femmes et à prendre en compte la parité des sexes dans tous les domaines de la consolidation de la paix. Dans le prolongement de ce texte, le Conseil de sécurité a adopté la résolution 1889, qui appelle à renforcer encore la participation des femmes aux processus de paix et à concevoir des indicateurs permettant de mesurer les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la résolution 1325 (2000). Reconnaissant l impact que la violence sexuelle dans les conflits a sur le maintien de la paix et de la sécurité, le Conseil de sécurité a adopté en 2008, la résolution 1820 qui fait clairement le lien entre la violence sexuelle en tant que tactique de guerre et les questions concernant les femmes, la paix et la sécurité. Cette résolution renforce la résolution 1325 et souligne que la violence sexuelle dans les conflits constitue un crime de guerre et exige des parties à un conflit armé qu elles prennent immédiatement des mesures appropriées pour protéger les civils contre cette violence, entre autres en formant les contingents et en faisant appliquer des mesures disciplinaires. II. BILAN DES ACTIVITES DOMAINES D INTERVENTION COHESION SOCIALE Comme activité de cohésion sociale, le Réseau Paix et Sécurité des Femmes dans l Espace a achevé en Juillet 2013, la mise en œuvre du projet intitulé ««Soutien aux médias, Renforcement de la paix et de la Cohésion Sociale, en vue de la consolidation de la Démocratie en Côte d Ivoire»» dans un partenariat avec ERIS, appuyé par l Union Européenne dans le but de permettre aux femmes de jouer leur rôle afin de faciliter la réconciliation et de ramener la cohésion sociale en les populations. Il a été exécuté dans vingt une (21) localités (Guiglo, Danané, Touleupleu, Zouan-Hounien, Agboville, Alépé, Adzopé, Lakota, Divo, Tiassalé, Soubré, Issia, Sinfra, Tabou, Sassandra, San Pédro, Yopougon, Dabou et Abobo), dans un partenariat avec ERIS, appuyé par l Union Européenne dans le but de permettre aux femmes de jouer leur rôle afin de faciliter la réconciliation et de ramener la cohésion sociale en les populations Ivoiriennes. Le projet avait pour objectif général de réduire la vulnérabilité des populations affectées par la crise, notamment les communautés à la base, les femmes, les jeunes et les personnes déplacées, à travers la restauration de la cohésion sociale et la réintégration dans un environnement sécurisé. 3

Ce qui devait aboutir à : Renforcer les capacités de la société civile en techniques de plaidoyer, de lobbying, de négociation et de médiation ; Exhorter les populations à vivre ensemble malgré leurs divergences politiques Sensibiliser les populations au respect des droits élémentaires de la personne humaine et à la culture démocratique ; Renforcer les dispositifs locaux de dialogue, de prévention et résolution de conflits, et de lutte contre l insécurité en vue de contribuer à instaurer un climat de paix et à restaurer la cohésion sociale dans les communautés affectées par la crise; Renforcer les capacités locales de coordination et de suivi en matière de maintien de la sécurité et de la paix, de réintégration sociale. BONNE GOUVERNANCE, PAIX ET SECURITE S agissant de la Bonne gouvernance, Paix et Sécurité, nous avons adressé un courrier au Secrétariat National à la Gouvernance et au Renforcement des Capacités afin d avoir une séance de travail. Nous y sommes rendues et il a été question que nous puissions rédiger un guide d approche communautaire à soumettre à ladite institution. Quant au volet Paix et Sécurité, nous assistons chaque mois à l ONUCI en collaboration avec le Friedrich Ebert Stiftung (FES) et le CERAP organise au déjeuner-débat «Brown Bag Lunch» (BBL) qui traite de toutes les questions concernant le processus de la Réforme du Secteur de la Sécurité en Côte d Ivoire. Nous y apportons notre contribution dans les échanges. EGALITE ET GENRE Nous avons participé au plan national, en partenariat avec la Direction de l Egalité et de la Promotion du Genre du Ministère de la Solidarité, de la Famille, de la Femme et de l Enfant et l UNFPA à l élaboration du Manuel d intégration de l approche genre dans les stratégies, politiques et programmes nationaux. Avec le Groupe de Travail Femmes Paix et sécurité de l Afrique de l Ouest, nous avons organisé à l ONUCI en Décembre 2013, en partenariat avec ONU FEMMES, une vidéo conférence animée depuis Dakar sur le thème ««Comment faire intégrer le Genre dans toutes les activités des organisations de la société civile féminine»» Le 08 Mai 2013, nous avons participé à l atelier de réflexion organisé par l IFES (Fondation Internationale pour les systèmes électoraux) en partenariat avec le NDI (National Democratic Institute) sur l intégration du genre dans les prises de décision par les Autorités Nationales Ivoiriennes. 4

Du 21 au 22 Janvier 2013, nous avons participé à l atelier consultatif de la plateforme des organisations féminines pour faire des recommandations la CDVR (Commission Dialogue Vérité et Réconciliation) et la CEI (Commission Electorale Indépendante) sur l identification des priorités des Femmes en vue de leur intégration dans les processus électoraux et de réconciliation nationale, organisé par l IFES (Fondation Internationale pour les systèmes électoraux) en partenariat avec le NDI (National Democratic Institute) ASSURER LA PARTICIPATION DES FEMMES DANS LA RESOLUTION DES CONFLITS Tout au long de l exécution de la mise en œuvre du projet sur la cohésion sociale, il était question de sensibiliser les femmes pour leur dire qu elles ont un rôle à jouer dans la résolution des conflits et ce n est pas uniquement l affaire des hommes. LUTTE CONTRE LES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE La lutte contre les Violences Basées sur le Genre a eu une place de choix dans nos activités par un séminaire que nous avons organisé un séminaire de formation pour le renforcement des capacités des juges et des auxiliaires juridiques en matière de prévention, poursuite et répression des actes de violences basées sur le genre. Le séminaire tenu du 27 au 29 Mars 2013 à Grand-Bassam s est inscrit dans le cadre des stratégies à mettre en œuvre dans la lutte contre les violences basées sur le Genre. L objectif général du présent séminaire était de contribuer à la prévention et à la réduction des violences basées sur le genre. Il s agissait de rendre opérationnel un cadre commun d actions et une plate forme d interventions concertées pour tous les intervenants dans le domaine de la lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et petite fille en Côte d Ivoire. Entre autre, il visait à : Contribuer à la compréhension et la connaissance de la problématique violence basée sur le genre; Soutenir les efforts des partenaires au développement, du gouvernement et de la société civile pour lutter contre les violences basées sur le genre; Contribuer au renforcement du système de collecte, d exploitation, d analyse, de diffusion et d utilisation des données sur les violences basées sur le genre ; Contribuer à la mise en place d un plan d action 5

COOPERATION ET RESEAUTAGE ENTRE LES OSC FEMININES Durant l exercice de notre organisation, nous avons coopéré avec la Convention Nationale de la Société Ivoirienne, le WANEP Côte d Ivoire, le ROFAF, et certaines organisations à qui nous avons demandé de participer à nos activités et qui aujourd hui, sont prêtes à devenir membre du Réseau. RENFORCEMENT DE CAPACITES DES GROUPES DE FEMMES Concernant ce volet, nous avons organisé trois (03) séminaires à l encontre des femmes en Mars, en Septembre et Novembre 2013 en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert Stiftung. Tous ces séminaires ont eu lieu dans la commune de Grand Bassam. Ils ont porté sur les Violences Basées sur le Genre, le Programme National d Développement et le Plaidoyer/Lobbying. Tous ces séminaires avaient objectifs de rendre efficace les femmes dans leurs différentes organisations. PROMOTION DES DROITS HUMAINS Pour ce qui est de la promotion des Droits humains, le Réseau a apporté son soutien technique à l Association des Sages Femmes Ivoiriennes pour les aider à mettre sur pied avec l appui d ONU FEMMES à partir des Fonds MUSKOKA un projet de formation en Droits humains au profit des Sages femmes. AUTONOMISATION DES FEMMES Nous avons organisé le séminaire sur le PND 2012-2015 pour que les femmes puissent savoir ce que le pays a décidé de faire pour elles, pas seulement au niveau social mais au niveau de l autonomisation. De manière pratique le Réseau n a pas organisé d activités en vue d apporter une aide financière aux femmes. CONCLUSION En définitive, de nombreux projets concernant d autres activités conformément au Plan d Action du REPSFECO-CI 2013 ont été élaborés. Mais cependant, par manque de financement, ils n ont pas pu être exécutés et ont été programmés pour l année 2014. 6