LE SPECTROSCOPE À PRISME. ANALYSE DES SPECTRES D ÉMISSION ET D ABSORBTION



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Transcription:

LE SPECTROSCOPE À PRISME. ANALYSE DES SPECTRES D ÉMISSION ET D ABSORBTION 1. Le but du travail 1.1. Mise en evidence du phénomène de dispersion de la lumière par l observation des spectres d émission et d absorbtion. 1.2. L étalonation d un spectroscope (le tracement du graphique d étalonation) à l aide d un spectre connu. 1.3. La réalisation des spectres d émission pour le neon et pour l helium. 1.4. La réalisation du spectre d absorbtion pour une solution de permanganat de potassium. La détermination de la dispersion linéaire du spectroscope. 2. Rappels théoriques 2.1. La dispersion de la lumière Par dispersion on entend les phénomènes qui apparaissent quand la lumière passe à travers un milieu dispersife. À l exception des domaines d absorbtion, en milieux dispersives l indice de refraction accroît avec la diminution de la longueur d onde (dispersion normale). La dépendance n = f(λ) est nommée loi de dispersion du milieu. 93

À cause de la dispersion, les ondes lumineux qui forment une radiation complexe sont déviées avec des angles différents lorsqu elles pénétrent dans un milieu dispersif et ainsi elles peuvent être observées séparément. Un dispositif simple avec lequel on obtien la séparation des composantes monochromatiques de la lumière est le prisme optique. Figure 1 Considérons le prisme représenté schématiquement sur la fig. 1. Plaçons nous dans le cas où le prisme, d indice n, est plongé dans l air et les rayons lumineux incidents sont contenus dans le plan de la section principale. L angle de la déviation (entre le rayon incident et le rayon emergent) au passage de la lumière à travers le prisme est: δ = i 1 - r 1 + i 2 - r 2 = i 1 + i 2 A (1) Cet angle est minimum pour i 1 = i 2 = i et r 1 = r 2 = r = A/2 (le tracé des rayons dans le prisme est alors symétrique). Par conséquent: δ min = 2i - A (2) Parce que : sin i = n sin r (3) 94

et en tenant compte de : r = A/2, la relation (2) devient: δ min = 2 arcsin (n sin A/2)- A (4) qui démontre que la déviation minimale dépend de l indice de réfraction. On peut même démontrer que la déviation δ est fonction de λ. 2.2. Spectres d emission et spectres d absorbtion Un système microscopique (atome, molecule, noyau) est caractérisé par le fait qu il peut exister seulement dans certains états nommés états stationnaires, correspondents à un grand nombre de valeurs de l énergie (niveaux d énergie). N importe quelle variation de l énergie du système microscopique se fait par une transition d un état stationnaire en un autre. Nous sommes interessé, par les transitions radiatives, quand le système émet ou absorbe un photon. Ainsi au passage du système de l état d énergie E n à l état d énergie E m (E n >E m ) s émette un photon dont l énergie est: hυ = E n - E m (5) À l absorbtion d un photon qui a l énergie hυ égale à l expression droite de la relation (5) le système passe de l état d énergie plus petite E m à l état d énergie plus grande E n. La totalité des radiations émises d un système microscopique constitue le spectre d émission du système. Pour les atomes sont caractéristique les spectres discrètes qui sont formées par des radiations monochromatique (lignes isollés). La dénommination de ligne spectrale vienne du fait que les mèthodes expérimentales conduissent à l observation des radiations monochromatiques comme les images d une fente étroite. Une ligne spectrale correspond thèoriquement à une radiation monochromatique de fréquence υ (longueur d onde λ). En effet les lignes 95

spectrales ne sont pas rigureusement monochromatiques; elles presentent une certaine largeur λ. Il y a une largeur naturale de la ligne spectrale qui est un effet quantique. La largeur de la ligne est due aussi à d autres phénomènes (effet Doppler, intéraction). L intesité d une ligne spectrale dépend de la probabilité de transition entre les deux niveux et du nombre des systèmes microscopiques des differents états. Pour les molecules sont caracteristiques les spectres des bandes parce que les transitions ont lieu entre les groupes des niveaux d énergie formées de niveaux très proches. Si une radiation qui a un spectre continuu passe à travers une substance absorbante, le spectre continuu va être sillonné des lignes ou des bandes obscures. Cela est un spectre d absorbtion. La spécificité des spectres optiques permet l identification des atomes et des molecules impliques (l analyse qualitative). Si on mesure les intensités des lignes ou des bandes spectrales on peut determiner la concentration des atomes et des molecules (analyse quantitative). 3. La déscription de l installation expérimentale L installation est formée à partir des sources spectrales, deux ampoules à l incandéscence et un spectroscope. Les sources spectrales contiennent des éléments en état atomique qui ont des spectres d émission qui vont être étudier (une lampe à vapeurs de Hg; He et Ne en deux tubes de décharge). L excitation des atomes sur des niveaux superiéurs d énergie se fait par des collisions avec des éléctrons accelerés par le champ éléctrique. La 96

dézéxcitation des atomes porte à l émission des spectres de radiations caracteristique. Pour l observation du spectre d absorbtion de la molecule de KMnO 4 on utilisse une solution de KMnO 4 (trouvé dans une bouteille) et une ampoule à l incandescence. Le spectroscope est formé à partir des éléments suivants: - le collimateur C 1 qui consiste d une lentille convergente L 1 qui a dans son foyer une fente reglable F; - le prisme P assise avec le côté correspondent à l angle A parallèle avec la fente F; - la lunette L (forme des lentilles L 2 et L 3 ) qui peut être tournée en rond à l aide d une vis, permettant l observation de l entiér spectre; - le collimateur C 2 qui consiste d une lentille covergente L 4 et une échelle micrometrique M. Figure 2 97

4. Mode opératoire 4.1. Allimenter le circuit de la lampe à vapeur de Hg. Positioner le spectroscope avec le collimateur C 1 à côté de la lampe à Hg. Régler l ouverture de la fente F à une valeur plus petite que 1 mm. 4.2. En regardant à travers la lunette L on deplace le tube de l oculaire L 3 et on rétrécie l ouverture de la fente F jusque les lignes spectrales déviennent minces. On tourne en rond la lunette L pour observer le spectre l entier. 4.3. On ilumine l échelle micrometrique M avec une ampoule à l incandescence et on régle la position du collimateur C 2 ainsi que les divisions de l échelle peuvent être vues claires et pour couvrir le spectre l entier. 4.4. En deplassant la lunette L on observe et on notte en divisions la position x de chaque ligne du spectre du Hg. On met les résultats dans le tableau I: Tableau I Couleur Intensité λ(nm) x(div) jaune intens 579,0 jaune intens 577,0 vert intens 546,1 bleu-vert très faible 496,6 bleu-vert faible 491,6 bleu intens 435,8 violet faible 407,8 violet intens 404,7 98

4.5. On débranche le circuit de la lampe à vapeurs de Hg. On connecte le tube de décharge à He. On assied le spectroscope avec le collimateur C 1 vèrs le tube à He ainsi que la fente F soit à 1-2cm de tube. On répète les operations du point 4.4. Les résultats on les met dans un tableau qui comprend: la couleur, l intensité, la position, la longueur d onde (qui va être déterminée ultérieurement). 4.6. On interrompe l allimentation du tube de décharge à He et après on interrompe le circuit d allimentation. On répéte les operations faites pour l He en utilisant le tube à Ne. 4.7. Pour l observation du spectre d absorbtion on assied la bouteille à solution de KMnO 4 sur un statif et on l illumine avec une ampoule à l incandéscence. On assied le spectroscope avec le collimateur C 1 près de la bouteille. À travers la lunette L on observe dans la région verte du spectre des bandes d absorbtion sous la forme des bandes obscures. On lit les divisions x et x qui sont à la limite droite et gauche des bandes et on met les résultats dans le tableau II (la dérniere collonne va être complétée après l ordonation systématique des données expérimentales) Tableau II Bande x. x λ λ 5. Indication pour le traitement des données expérimentales 5.1. Avec les données du premièr tableau (spectre du Hg) on fait la courbe d étalonation du spectroscope λ = f(x). 5.2. À l aide de la courbe d étalonation et en considérant les positions mesurées des lignes et des bandes spectrales on détérmine les longueurs d onde correspondantes aux lignes spectrales et aux limites des 99

bandes d absorbtion. Les valeurs obtenues seront mise dans des tableaux differents. 5.3. On calcule la dispersion linéaire du spectroscope: dx D = (6) dλ pour λ = 420nm, λ = 500nm, λ = 580nm. 5.4. On détérmine les erreurs dans chaque cas comme l invers de la pente de la courbe d étalonation dans les points correspondents aux longueur d onde du point 5.3. 6. Questions 6.1. Un prisme en verre avec l angle A de 60º a, pour une certaine radiation, l indice de refraction n = 1,60. Quel angle d incidence est nécessaire pour que la radiation passe à travers le prisme dans un mode simétrique? 6.2. Quel est l angle de déviation minimale pour une certaine radiation d un prisme avec l indice de refraction de 1,41 qui a comme section un triangle équilatéral? 6.3. On peut déterminer de manière experiméntale l indice de refraction du verre du quel est faite le prisme du spectroscope? Si oui, montrez cette manière. 6.4. À supposer que dans differentes parties d un spectre observé avec le spectroscope, on a deux lignes à la fois pour lesquelles la différence entre les longueurs d onde est la même. Dans quelle partie du spectre la séparation spatiele de ces lignes est plus grande? Justifiez le reponse, en utilisant l aspect de la courbe d étalonation. 100