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Transcription:

Information sur les risques majeurs COMMUNE DE GOUVILLE SUR MER dicrim DOCUMENT D INFORMATION COMMUNAL SUR LES RISQUES MAJEURS 29 02 2008 1

PREFACE DU MAIRE Tout citoyen a le droit à l information sur les risques qu il encourt en certains points du territoire et sur les mesures pour s en protéger (Loi du 2 Juillet 1987) Mon devoir est de vous aider à identifier ces risques, à vous en prémunir, c est une action préventive nécessaire à la sauvegarde de vos vies et de vos biens. La commune est particulièrement exposée au risque d érosion marine. Le présent dossier mis à votre disposition, est un document d information sur les risques majeurs que peut rencontrer notre commune. Il comporte plusieurs éléments d information générale, sur l historique des événements du passé, les mesures de prévention, de police et de sauvegarde. Vous y retrouverez la conduite à tenir face à un tel événement que je vous demande de suivre afin de préserver vos vies et vos biens. Le Maire, Erick BEAUFILS 2

Commune de GOUVILLE SUR MER Document d information communal sur les risques majeurs (DICRIM) RISQUE MAJEUR Evènement potentiellement dangereux, ALEA, ne devient RISQUE MAJEUR que s il s applique à une zone où des ENJEUX humains, économiques, ou environnementaux sont présents. Le risque majeur, plus communément appelé catastrophe a deux caractéristiques essentielles : 1- sa gravité, lourde à supporter par les populations, voire les Etats (nombreuses victimes, dommages importants aux biens et à l environnement) 2 - sa fréquence, si faible qu on pourrait être tenté de l oublier et de ne pas se préparer à sa survenue. 3

LE RISQUE MOUVEMENT DE TERRAIN DEFINITION Les mouvements de terrain regroupent un ensemble de déplacements, plus ou moins brutaux, du sol ou du sous-sol, d'origine naturelle ou anthropique. Les volumes en jeux sont compris entre quelques mètres cubes et quelques millions de mètres cubes. Les déplacements peuvent être lents (quelques millimètres par an) ou très rapides (quelques centaines de mètres par jour). MECANISME Les différents types de mouvement de terrain On différentie : Les mouvements lents et continus - Les tassements et les affaissements de sols. - Le retrait-gonflement des argiles. - Les glissements de terrain le long d une pente. Les mouvements rapides et discontinus - Les effondrements de cavités souterraines naturelles ou artificielles (carrières et ouvrages souterrains). - Les écroulements et les chutes de blocs. - Les coulées boueuses et torrentielles. L érosion littorale 4

C.1 - LE RISQUE DE MOUVEMENT DE TERRAIN DANS LA COMMUNE : Le risque mouvement de terrain provient du risque érosion du littoral Les zones littorales sont soumises à un recul généralisé «du trait de côte» qui s apparente, selon le cas, à un glissement de terrain ou à un effondrement, dans le cas des falaises normandes. Ces écroulements et chutes de blocs résultent d une déstabilisation des falaises sous l effet de l érosion. La côte ouest du Cotentin est soumise à l assaut de tempêtes dévastatrices pour l urbanisation côtière. Ce phénomène a été particulièrement observé depuis 1960. Mais, même avant cette période, des dommages ont été régulièrement signalés sur ce littoral. Les ouvrages de protection réalisés souvent au coup par coup ont permis de stabiliser les secteurs de côte les plus aménagés. Cependant, bien souvent un abaissement des plages se substituent au recul dunaire. Cette évolution constatée sur plusieurs sites de la Manche, peut, à terme, mettre en péril les ouvrages de protection réalisés. C.2 - L HISTORIQUE DES PRINCIPAUX MOUVEMENTS DE TERRAIN Le cordon dunaire subit de manière sporadique les assauts de la mer Il a reculé de plus de 30 mètres depuis 20 ans, mais il est suivi maintenant régulièrement par le GRESARC 5

C.3 L ETAT DE CATASTROPHE NATURELLE Certains mouvements de terrain ont fait l objet d une procédure de reconnaissance de l état de catastrophe naturelle. Type catastrophe Début le Fin le Arrête du Sur le J.O Inondations - par submersion marine - crue débordement de cours d eau ruissellement et coulée de boue MOUVEMENT DE TERRAIN Tempête et grains de vent Inondations - crue débordement de cours d eau - ruissellement et coulée de boue Mouvement de terrain Inondations - crue débordement de cours d eau - ruissellement et coulée de boue 22 11 1984 25 11 1984 14 03 1985 29 03 1985 15 10 1987 16 10 1987 22 10 1987 24 10 1987 17 01 1995 31 01 1995 06 02 1995 08 02 1995 25.12.1999 29.12.1999 29.12.1999 30.12.1999 C.4 LES ACTIONS PREVENTIVES DANS LA COMMUNE C.4.1 la connaissance du risque : Des études et un repérage des zones exposées ont été réalisés depuis 1994 par le GRESARC Les conclusions sont apportées par les évolutions de trait de côte et de profil de plage étudiées sur la commune de Gouville sur Mer entre 1992 et 2005 6

Station SW47 de la commune de Gouville-sur-Mer ÉVOLUTION DU TRAIT DE CÔTE Evolution du profil de plage Photo du 15/12/1994 Photo du 21/09/2005 Située à environ 1 000 m au Nord de la cale de Gouville, directement à l'extrémité de la route du front de mer. Evolution du trait de côte entre janvier 1992 et septembre 2005 7

Avancée de la limite de végétation de l'ordre de +3 m entre janvier 1992 et décembre 1994. Apparition d'une microfalaise d'érosion et recul d'environ -2,3 m jusqu'en février 1996. Après une phase de reconstitution de la dune, une nouvelle érosion est mise en évidence entre mai 1996 et juin 2000, avec un recul de l'ordre de -7,8 m essentiellement marqué entre mai et novembre 1996 ainsi qu'entre mai et novembre 1998. De juin 2000 à mai 2002, la tendance est à la stabilisation du trait de côte. Fin 2002, la mise en place d'un remblai a provoqué une avancée artificielle du trait de côte de l'ordre de +1,7 m mais ce dernier a ensuite reculé de -1,6 m jusqu'en février 2005. En 2005, la position du trait de côte a fortement varié en fonction du recouvrement de la limite de végétation par les sables d'apport. Au bilan, recul du trait de côte de l'ordre de -4,7 m entre janvier 1992 et septembre 2005. Commentaires L'évolution de ce secteur de côte doit faire l'objet d'une attention particulière en raison de l'étroitesse de la dune et de la présence de la route côtière et du camping situés en arrière. Fin 2002, l'apport artificiel d'un volume de sable important en avant du cordon dunaire a engendré une avancée de la position du trait de côte mais ce dernier a reculé en 2003 et 2004. Les apports se poursuivent et influencent la mesure lorsqu'ils recouvrent la limite de végétation. 8

Station SW47 de la commune de Gouville-sur-Mer EVOLUTION DU PROFIL DE PLAGE Evolution du trait de côte Photo du 15/12/1994 Photo du 21/09/2005 Située à environ 1 000 m au Nord de la cale d'accès à la mer de Gouville, directement au Nord du camping du Sénéquet. Evolution du profil de plage entre octobre 2004 et septembre 2005 9

Abaissement sur général du profil de haute plage, modéré sur sa partie supérieure (-10 cm), atteignant -30 cm Une sa partie inférieure. haute plage : 10 tendance à l'abaissement général se dégage sur la moyenne plage et la basse plage, compris entre - Erosion - et -20 cm. Seule l'extrémité basse du profil s'est engraissée (+40 cm localement). moyenne et basse plages : Evolution de du -29 profil m³/ml de entre plage octobre entre 2004 janvier et septembre 1992 et septembre 2005. 2005 évolution du volume de la plage (m³/ml de côte) : Le progresser pied de la microfalaise a reculé de -7 m entre 1992 et 2001. Un apport artificiel de matériaux l'a fait inférieure de +3,5 m en 2002. En avant, les fluctuations du profil de haute plage atteignent 1,9 m pied des dune - haute fluctuations et de décroissent la haute vers la moyenne plage (elles sont comprises entre 1,1 et 1,3 m sur la partie plage de plage). Le profil de septembre 2005 occupe une position médiane dans l'enveloppe : sa 1,1 partie inférieure. profils L'abaissement pour ce qui de concerne profil depuis la partie janvier supérieure 1992 est significatif, de la haute compris plage, mais entre reste -50 cm bas et sur - moyenne m sur l'ensemble et basse plages de haute : plage. - Les l'extrémité basse fluctuations plages, inférieure à de l'un profil des plus décroissent basse plage. niveaux de Le 1,3 levés profil m à depuis l'extrémité septembre le début supérieure 2005 des suivis. correspond, de la Un moyenne abaissement sur les plage, moyenne de à 60 profil cm et à compris partie supérieure entre -20 de cm la et basse -1,1 m plage. a été L'extrémité mis en évidence basse depuis du profil janvier s'est 1992 revanche sur la moyenne exhaussée plage jusqu'à et la Erosion - évolution soutenue du volume et régulière de la plage de (m³/ml plage de de côte) l'ordre : de -152 m³/ml entre janvier 1992 et octobre 2000. +1 m. Tendance l'érosion entre à l'accrétion 2003 et 2005 entre (-60 2001 m³/ml). et 2002 Le (+29 bilan m³/ml) est très liée déficitaire à la mise avec place -184 d'un m³/ml épi en puis septembre reprise de 2005. Un engraissement place maintien d'un de épi la et tendance l'apport de générale sables à et l'érosion de galets est en très renfort probable du cordon sur la dunaire, partie médiane ont permis du profil. un La mise Commentaires station. camping L'érosion sont menacés de se la poursuit haute respectivement plage. également Le cordon à sur court dunaire, secteur terme bien et côtier à moyen que situé "conforté", terme. plus au est Sud, étroit où la au route droit littorale de cette et le 10

Station SW48 de la commune de Gouville-sur-Mer ÉVOLUTION DU TRAIT DE CÔTE Evolution du profil de plage Photo du 15/12/1994 Photo du 21/09/2005 Située à environ 320 m au Nord de la cale de Gouville, en avant d'une dune confortée par un remblai. 11

Evolution du trait de côte entre janvier 1992 et septembre 2005 Phase de réajustement du profil en début de suivi, avec un développement de végétation (+3,1 m) en avant d'une microfalaise d'érosion en recul de l'ordre de -1 m jusqu'en décembre 1994. Ensuite, disparition de la végétation en pied de dune et recul de la microfalaise d'érosion d'environ -6,5 m jusqu'en juin 2001. Une phase de recul intense est observée entre octobre et novembre 1996 (-2,4 m), suivie d'une relative stabilisation. Depuis juin 2001, la végétation s'est fortement développée en avant de la dune engendrant une progression du trait de côte de +15,3 m. Le bilan se traduit par une avancée résiduelle de l'ordre de +7,6 m entre janvier 1992 et septembre 2005. Commentaires La tendance érosive générale mise en évidence depuis le début des suivis n'est plus d'actualité et le développement de la végétation est bénéfique pour l'évolution du trait de côte. 12

Station SW49 de la commune de Gouville-sur-Mer ÉVOLUTION DU TRAIT DE CÔTE Photo du 15/12/1994 Photo du 21/09/2005 Située à environ 100 m au Sud de la cale de Gouville. Evolution du trait de côte entre janvier 1992 et septembre 2005 13

Une avancée générale de la limite de végétation est observée en avant d'une microfalaise d'érosion qui disparaît totalement en novembre 1996 après un recul de l'ordre de -1 m, témoin d'une phase de rééquilibrage du profil. Avancée générale de la limite de végétation de l'ordre de +17,3 m entre janvier 1992 et septembre 2005, avec la brève apparition d'une microfalaise d'érosion en novembre 1999. Commentaires Probable maintien de la tendance à l'accrétion mise en évidence depuis le début des suivis, accompagnée de fluctuations saisonnières. 14

Station SW50 de la commune de Gouville-sur-Mer ÉVOLUTION DU TRAIT DE CÔTE Photo du 15/12/1994 Photo du 21/09/2005 Située à environ 750 m au Sud de la cale d'accès à la mer de Gouville. 15

Evolution du trait de côte entre janvier 1992 et septembre 2005 Avancée régulière de la limite de végétation depuis le début des suivis, atteignant +14,1 m en juin 2000, avec la brève apparition d'une microfalaise d'érosion à signaler en novembre 1999. En mars 2001, un léger recul a entraîné la formation d'une microfalaise d'érosion -1,6 m en retrait de la limite de végétation d'octobre 2000 et, de 2002 à septembre 2004, la végétation s'est à nouveau développée (+6,8 m). En 2005, le trait de côte est resté stable et le bilan depuis le début des suivis fait état d'une avancée du trait de côte de l'ordre de +18,3 m. Commentaires Le profil de la dune est caractéristique d'une phase d'accrétion, avec un versant marin en pente douce et fortement végétalisé. Maintien probable de la tendance générale au développement de la végétation. 16

Station SW51 de la commune de Gouville-sur-Mer ÉVOLUTION DU TRAIT DE CÔTE Evolution du profil de plage Photo du 15/12/1994 Photo du 21/09/2005 Située directement au Nord de la cale d'accès à la plage de Gonneville. 17

Evolution du trait de côte entre janvier 1992 et septembre 2005 Avancée de la limite de végétation de l'ordre de +14,6 m entre janvier et mai 1992, suivie d'une relative stabilité, malgré des fluctuations saisonnières plurimétriques marquées jusqu'en octobre 1994. Des apparitions ponctuelles de microfalaises d'érosion, suivies d'une reconstitution du profil, sont ensuite observées. Entre 2003 et 2005, la tendance est au développement de la végétation (+5,4 m). Avancée générale de l'ordre de +22,1 m entre janvier 1992 et septembre 2005. Commentaires La tendance à l'avancée du trait de côte, observée depuis 1992, se maintient. 18

C.4.2 la surveillance : Aucune surveillance particulière n est organisée par les services de l Etat Aucune surveillance n est effectuée par les services de la commune, excepté un suivi visuel permanent. C.4.3 la mitigation : Aucuns travaux de compétence Etat n ont été entrepris. La commune a entrepris les travaux suivants : - Mise en place d un nouvel épi en janvier 2008 - Pose de ganivelle sur plusieurs centaines de mètres pour piéger le sable et reconstituer une dune naturelle C.4.4 Les dispositions d aménagement et d urbanisme : La commune n est pas concernée par un PPR mouvement de terrain La commune dispose d un plan d occupation des sols (POS) révisé en 2001 Le risque mouvement de terrain n est pas identifié dans ce document d urbanisme C.4.5 L information et l éducation : Des panneaux d information pour préserver l espace dunaire seront installés après la pose des ganivelles 19

C.4.6 Le retour d expérience : Aucun retour d expérience n a été établi lors des précédentes inondations ou submersions. C.5 LES TRAVAUX DE PROTECTION Aucun travaux de protection de compétence Etat ne sont réalisés ou prévus. La commune procède annuellement à l entretien des fossés, ruisseaux et rivières permettant l évacuation de l eau C.6 LES MESURES DE POLICE ET DE SAUVEGARDE C.6.1 L alerte : Aucun système d alerte n est prévu au niveau de la commune Hébergement - Secours : La commune possède 14 gîtes de mer plus 1 gîte d étape, soit 100 lits disponibles totalement hors des périodes estivales ainsi qu un bâtiment socioculturel permettant d accueillir une centaine de personnes C.6.2 Les fréquences radio : - Radio France Bleu Cotentin : 100.7 Mhz - Tendance Ouest: : 102.6 Mhz C.6.3 Le plan communal de sauvegarde (PCS) : 20

La commune n étant pas située en une zone PPR, le PCS n est pas obligatoire, mais reste fortement recommandé La commune n envisage pas son élaboration dans un proche avenir C.6.4 Les plans particuliers de mise en sûreté(ppms) dans les ERP : Pour les établissements recevant du public, le gestionnaire doit veiller à la sécurité des personnes en attendant l arrivée des secours. Aucun établissement scolaire n est concerné sur la commune. Seul le camping municipal est situé dans une zone sensible. Le personnel sera informé de la conduite à tenir en cas d alerte C.7 L AFFICHAGE DES RISQUES ET CONSIGNES C.7.1 Le plan d affichage : Défini par l arrêté municipal n du L affichette réglementaire sera apposée aux endroits suivants : - Mairie - Poste de Secours - Camping Municipal - Camping Bel Etoile - Moniteurs de Linverville et Montcarville 21

C.7.2 Les consignes particulières à respecter : LES CONSIGNES INDIVIDUELLES DE SECURITE En cas d éboulement, de chutes de pierre ou de glissement de terrain : AVANT - S informer des risques encourus et des consignes de sauvegarde. PENDANT - Fuir latéralement, ne pas revenir sur ses pas, - Gagner un point en hauteur, ne pas entrer dans un bâtiment endommagé, - Dans un bâtiment, s abriter sous un meuble solide en s éloignant des fenêtres. APRÈS - Evaluer les dégâts et les dangers, - Informer les autorités. En cas d effondrement du sol : AVANT - S informer des risques encourus et des consignes de sauvegarde. PENDANT A l intérieur : - Dès les premiers signes, évacuer les bâtiments et ne pas y retourner, ne pas prendre l ascenseur. A l extérieur : - S éloigner de la zone dangereuse. - Respecter les consignes des autorités. - Rejoindre le lieu de regroupement indiqué. 22

C.8 LA CARTOGRAPHIE La commune ne dispose pas de cartographie spécifique, mais suit régulièrement les études du GRESARC C.9 LES CONTACTS - Mairie de Gouville sur Mer, 02.33.47 82 59 (pendant heures d ouverture ). - Subdivision de l équipement : 02.33.XXXXXX - Conservatoire du littoral : 02.31.15.30.90 - Service départemental d incendie et de secours : 18 - Centre opérationnel gendarmerie : 17 C.10 POUR EN SAVOIR PLUS - Site Internet : http://mer-littoral.lamanche.net 23

Commune GOUVILLE SUR MER Département de la Manche Région Basse-Normandie en cas de danger ou d alerte 1. abritez vous take shelter resguardese 2. écoutez la radio listen to the radio escudela la radio Stations : Radio France Bleu Cotentin :100.7 mhz. Tendance ouest :100.2 mhz 3. respectez les consignes Follow the instructions Respecte las consignas 24

MEMOIRE PHOTOGRAPHIQUE SUR LA COMMUNE DE GOUVILLE SUR MER 1. 25