Projet de récupération de piles Fiche d information
Dépôt légal Juillet 2008 Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISBN 978-2-9810199-7-4 Document réalisé par Roger La Roche Produit par la Conférence régionale des élus de Laval (CRÉ DE LAVAL) Copyright Conférence régionale des élus de Laval (CRÉ DE LAVAL) Ce document peut être reproduit librement pour une utilisation pédagogique à la condition de l être dans son intégralité.
Projet de récupération de piles Fiche d information
La problématique Les piles sont considérées comme des résidus domestiques dangereux (RDD). Les RDD regroupent un grand nombre de produits d usage courant. Déposés dans les ordures ménagères, les RDD présentent de réels dangers pour la santé publique et l environnement. Ainsi, une disposition inadéquate de l ensemble de ces produits dangereux a une répercussion sur les sols et les sources d eau souterraine (nappe phréatique) qui, dans plusieurs cas, approvisionnent les communautés environnantes. Selon Environnement Canada, il s est vendu, au Québec, en 2006, plus de 120 millions de piles, (114 millions de piles non-rechargeables et 6 millions de piles rechargeables) ce qui représente une masse de plus de 4 000 tonnes. Quantité Durée de vie Piles non-rechargeables Carbone-zinc 20 000 000 3 ans Alcaline 84 000 000 3 ans Lithium 1 700 000 3 ans Pile bouton 8 700 000 3 ans Autres 11 000 3 ans Piles rechargeables Nickel-Cadmium 3 550 000 5 ans Nickel-Métal 1 300 000 7 ans Ions lithium & Polymère lithium 558 000 5 ans Autres 257 000 5 ans Tableau 1 Types et quantités de piles vendues au Québec en 2006 1 Actuellement, ce sont les piles rechargeables qui ont le taux de croissance le plus élevé sur le marché (22 % depuis 2004); ceci s explique, entre autres, par une augmentation remarquée et continue des téléphones cellulaires ainsi que des appareils de types ipod. Il importe de souligner que le passage des piles Nickel- Cadmium (NiCad) aux piles Nickel-Métal (NiMh) est une avancée dans le domaine de la récupération car leur durée de vie est supérieure. Elles sont toutefois plus dispendieuses. Il est évident que l utilisation de piles rechargeables plutôt que jetables a un impact moindre sur l environnement. Il faut toutefois tenir compte du fait que même si les piles jetables sont moins toxiques que les piles rechargeables, elles sont malgré tout constituées de près de 35 % de métaux qui sont facilement recyclables. La pile NiMh consomme près de 23 fois moins de ressources que son équivalent jetable (1 kg de pétrole versus 19 kg pour la pile jetable). En ce qui a trait aux gaz à effet de serre (GES), la production de la pile rechargeable émet 28 fois moins de GES que la pile non rechargeable. Par contre, la haute toxicité des piles rechargeables en fait un déchet domestique dangereux (RDD) et ceci doit être pris en compte lorsqu on en évalue l impact environnemental. La logique voudrait que ce soit les producteurs de piles qui soient responsables de leur récupération, à l exemple du modèle européen de gestion des piles, principe de «responsabilité du producteur». Au Québec, la réalité est toute autre, cette responsabilité est dévolue aux villes qui doivent en assurer la prise en charge avec les autres résidus domestiques dangereux (RDD). Cependant, très peu des piles se retrouvent dans ces collectes itinérantes ou lieux de dépôt (Éco-centres). La problématique réside donc dans le fait que le taux de récupération de piles au Québec est extrêmement bas. Selon Recyc-Québec 2, le taux de récupération, en 2006, des piles non rechargeables était estimé à environ 5,6 % et celui des piles rechargeables à 6 %, ce qui veut dire que près de 94 % des piles, parmi les plus toxiques, ne sont pas récupérées et se retrouvent dans les sites d enfouissement ou pire dans la nature. De plus, le consommateur a une tendance à conserver ses piles même si elles ne sont plus utilisables, ce qui signifie que la quantité de piles pouvant être récupérées est certainement beaucoup plus importante que celle basée uniquement sur les ventes annuelles. 1 Ris International Ltd (2007). Étude de référence sur les piles grand public au Canada. Les chiffres ont été arrondis afin de simplifier le tableau 2 Pour plus d informations : www.recyc-quebec.gouv.qc.ca École éco-citoyenne 2
Les risques pour la santé Annuellement, à cause du faible taux de récupération des piles, on enfouit au Québec 3 : 766 tonnes de plomb; 0,4 tonne de mercure; 235 tonnes de cadmium; 387 tonnes de nickel; 1674 tonnes de zinc. Toutes ces substances sont reconnues comme étant toxiques pour l être humain ainsi que pour les écosystèmes en général. Le plomb et le mercure étant principalement dangereux au niveau du système nerveux, ils figurent dans le palmarès des substances hautement toxiques que l on retrouve en grande quantité dans les milieux urbains. Le plomb a, entres autres, un effet déterminant sur le développement intellectuel des enfants. Neurotoxique Anémie Foetotoxique Cancérigène Mutagène Nephrotoxique Atteinte pulomonaire Plomb x x x x x Mercure x x Cadmium x x x Nickel x x Zinc Tableau 2 Toxicité des métaux lourds composant les piles 2 1 Ris International Ltd (2007). Étude de référence sur les piles grand public au Canada. 4 Service du répertoire toxicologique (REPTOX) de la CSST 3 Projet de récupération de piles
Le projet de récupération de piles du programme AVEC Description du projet Ce projet s inscrit dans le cadre de l «Entente pour la mise en œuvre du programme AVEC 2008-2009-2010» et est, de ce fait, coordonné par la Conférence régionale des élus de Laval. Il comporte trois volets : la récupération des piles domestiques par les jeunes, l entreposage temporaire dans les écoles et la cueillette pour le recyclage par l entreprise «La Boîte Jaune». Deux types de collecteurs de Nova Envirocom sont fournis à chaque école : quelques collecteurs individuels (Toy tube de 13 centimètres, d une capacité de.40 litre) qui serviront à la collecte des piles à domicile par les jeunes, ainsi qu à leur transport vers l école; un collecteur central (Maxi tube de 67 centimètres, d une capacité de 30 litres), qui servira à recueillir et à entreposer temporairement les piles provenant du domicile des jeunes et de l institution elle même. Mode d utilisation Il est important que la manipulation des piles soit faite de façon sécuritaire. En effet, la possibilité de court-circuit, notamment pour les piles boutons, peut causer un certain risque lors de la manipulation. Il est recommandé d envelopper les piles boutons séparément à l aide d un papier pour éviter le contact entre les piles. De plus, il importe de bien se laver les mains après chaque manipulation car certaines piles pourraient être endommagées et libérer une poudre de métaux lourds. Gestion du projet Les responsables du programme AVEC recommandent fortement que le projet de récupération de piles soit géré par la Brigade verte ou le comité Environnement de l école. On se rappellera que le programme AVEC en est un d éducation à l éco-citoyenneté et que l on devient un éco-citoyen en posant des gestes concrets au quotidien. La gestion d un tel projet par les jeunes leur permettrait d être plus sensibilisés à la problématique des RDD et de développer leur sens des responsabilités face à l impact d une disposition inadéquate de ces produits. «La Boîte Jaune» s est engagée à : Ramasser un volume annuel total, par école, de : 20 kg de piles 20 gallons de peinture 20 cartouches originales d encre Effectuer deux cueillettes par année. Il suffit donc de communiquer avec «La Boîte Jaune» au (514) 522-6483 lorsque le grand collecteur est suffisamment plein pour justifier une collecte. École éco-citoyenne 4
Rédaction Coordination Design graphique Roger La Roche Monique Hascoat Maelström communication Document réalisé grâce à l initiative de la Conférence régionale des élus de Laval 1555, boulevard Chomedey, suite 220, Laval (Québec) Canada H7V 3Z1 (450) 686-4343 / www.crelaval.qc.ca
Ce projet réalisé dans le cadre du programme AVEC est financé par le Fonds régional d investissement jeunesse et Nova Envirocom.