Plan Local d Urbanisme



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Transcription:

Bouguenais Plan Local d Urbanisme 7 - Annexes 7.3 Réseau d assainissement 7.3.1 - Notice Pôle Sud Ouest Approbation le 24 juin 2013

BOUGUENAIS LES RESEAUX D ASSAINISSEMENT eaux usées eaux pluviales Contexte communautaire A - Une agglomération verte et bleue Entre Loire et Océan, 62% du territoire de l agglomération nantaise sont des espaces naturels, agricoles ou de loisirs. Elle se caractérise par son important réseau de cours d eau (43 ruisseaux en plus de la Loire, l Erdre, la Sèvre et la Lac de GrandLieu) Ce réseau, bordé sur une grande partie de son linéaire par des zones humides, des prairies ou des espaces verts, offre un patrimoine exceptionnel en cœur d agglomération. La plupart de ces espaces sont répertoriés au niveau national et bénéficient d un classement particulier (ZNIEFF, ZICO ) B - Une agglomération en extension L agglomération se situe dans un contexte de fort développement urbain. - une population de 590 000 habitants en 2007 (source INSEE) ; - un accroissement annuel de 0,8% entre 1999 et 2007 ; - une estimation à 640 000 habitants en 2020 (source INSEE) La pression de l urbanisation rend nécessaire un fort accompagnement de la collectivité en matière de protection et mise en valeur de ses espaces naturels et donc de réalisation d infrastructure d assainissement. C est l un des principaux objectifs du programme Neptune et du partenariat avec l Agence de l Eau Loire Bretagne C - Un partenariat avec l Agence de l eau Loire Bretagne et les communes de Sucé-sur-Erdre et Treillières L agglomération nantaise et l Agence de l eau ont un partenariat ancien, initié au début des années 90 : - le premier contrat d agglomération a été essentiellement axé sur la mise en place des grandes infrastructures nécessaires à l assainissement de l agglomération, ainsi que la suppression de petites stations et leur rattachement au réseau général d assainissement, - Neptune 2 visait à restaurer la qualité des milieux, à travers des actions par bassin versant, via notamment une augmentation du taux de collecte des eaux usées par extension des réseaux et la fiabilisation des réseaux de transfert, - Neptune 3 s inscrit dans la continuité de ces contrats, en y ajoutant un volet eau potable, comportant des actions sur l ensemble du cycle de l eau. - Neptune 4 ne prend plus la forme d un contrat avec l Agence de l Eau mais celle d un document de présentation de la Politique Publique de l eau regroupant l eau potable, l assainissement et les milieux aquatiques.

Le partenariat avec Sucé-sur-Erdre et Treillières : Ces communes ont été associées dès l origine au programme Neptune, en raison notamment de leur appartenance au bassin versant de l Erdre et de la continuité des réseaux d assainissement et poursuivent les mêmes objectifs que Nantes Métropole en matière d assainissement. D une démarche s inscrivant dans les directives européennes sur l eau La directive 91/271 de 1991 sur les eaux résiduaires urbaines rendait nécessaire avant 2005 la mise à niveau des stations d épuration. L agglomération est concernée pour deux de ses stations (le Pellerin et la Montagne). La directive-cadre sur l eau vise le bon état des eaux en 2015. Localement, les masses d eau répertoriées seraient l Erdre, la Sèvre, le Gesvres, le Cens et l Hocmard. Cette directive indique les étapes pour parvenir à cet objectif, en insistant notamment sur la nécessité d évaluer la qualité des eaux pour 2007. E La compétence assainissement de Nantes Métropole L agglomération nantaise a choisi au 1 er janvier 2001 de s organiser à travers une communauté urbaine, Nantes Métropole, qui regroupe 24 communes. A ce titre, les communes membres lui ont transféré notamment la compétence assainissement (collecte et traitement des eaux usées, collecte et traitement des eaux pluviales). En 2011, l Agence de l Eau a modifié le cadre de ses contrats et propose des contrats de bassin versant, et non plus des contrats d agglomération. Nantes Métropole s engage dans 2 contrats territoriaux avec l Agence de L eau : - Le contrat territorial sur le bassin versant de l Erdre 2011-2015 - Le contrat territorial Loire Nantaise 2011-2015 Nantes Métropole et l Agence de L Eau Loire Bretagne ont souhaité développer un protocole de partenariat 2011-2015 qui formalise leurs coopérations, renforce leurs échanges et valorise leurs démarches respectives. Les communes conservent un rôle important via le pouvoir de police du Maire, la délivrance des autorisations d urbanisme, l entretien des espaces restaurés F L assainissement de Nantes Métropole Chiffres clés - 2000 km de réseaux primaires et secondaires - 120 km de réseaux de transferts - 13 stations d épuration dont Port-St-père (hors agglomération) 2 grandes stations d épuration intercommunales : tougas (600 000 éq/habitants), Petite Californie (180 000 éq/habitants) - 12 stations d épuration d assainissement collectif (Basse Goulaine, Bouaye, Brains, La Montagne, Le Pellerin, Mauves, Saint Aignan de Grand Lieu, Saint- Jean-de-Boiseau, Saint Herblain, Vertou, Rezé) - De nombreuses stations d intérêt local - 175 484 abonnés à l assainissement collectif - 45 304 822 millions de m3 traités en 2010 2

- 2035 kms de réseaux, dont 359 kms d unitaire Organisation générale Nord Loire, la totalité des eaux usées de l agglomération sauf la commune de Mauves qui dispose de sa propre station, est dirigée vers la station de Tougas. La partie centrale du réseau nantais est unitaire et reçoit les eaux usées des communes périphériques, majoritairement équipées en réseaux séparatifs. Sud Loire, la quasi-totalité du réseau est séparatif et aboutit soit à la station de la petite Californie, soit dans neuf stations locales. Fonctionnement du réseau de collecte Réseau unitaire Le réseau unitaire dispose de 47 déversoirs d orage et la métrologie installée dans le cadre de Neptune I permet d analyser le fonctionnement des déversoirs sur réseau unitaire pour lesquels les déversements sont les plus importants. Milieu Nombre Déversoirs équipés Principaux déversements du réseau récepteur de d un détecteur de unitaire (2010) déversoirs surverse Loire 12 4 Broutelle : 2121 heures Erdre 13 6 Duchesse Anne : 907 heures Ceyneray : 84 heures Saint Mihiel : 36 heures Chezine 20 9 Gohars 2 0 TOTAL 47 19 Neuf déversoirs supplémentaires ont été équipés dans le cadre de la phase 2 de métrologie (Neptune 2). Réseau séparatif En période hivernale, les volumes d apport de temps sec augmentent globalement de 90% à Tougas et de 47% à la Petite Californie par rapport au régime estival. Cette augmentation atteint 200% voire 400% sur certains secteurs périphériques en bordure d Erdre, pourtant intégralement équipés en réseaux séparatifs. Globalement, le réseau séparatif est donc très sensible aux eaux parasites Traitement des eaux usées Les principales stations d épuration ont un fonctionnement très satisfaisant. Toutefois, certaines stations nécessitent un renforcement soit pour faire face à l augmentation de la charge polluante ou hydraulique, soit pour répondre à l évolution de la réglementation (Vertou Les Pégers, Le Pellerin). Les boues produites par les stations de Tougas et Petite Californie (8561 Tonnes en 2010) font l objet d un chaulage puis d un épandage sur une superficie de 12 800 hectares, répartis sur près de 150 exploitations agricoles et concernant 90 communes du Département. Le Plan d épandage de Nantes Métropole est dimensionné à hauteur de 8 100 tonnes de matières sèches. Les boues produites par les autres stations font essentiellement l objet de valorisation agricole locale. 3

Communes de Sucé-sur-Erdre et Treillières Les effluents de Sucé sur Erdre sont réceptionnés par le réseau d assainissement de Nantes Métropole. La commune de Treillières dispose de sa propre station d épuration en bordure du Gesvres et seule la partie aval de la commune (zone de Ragon) transite par le réseau de l agglomération. Cette station est en limite de capacité, du fait de l accroissement de l urbanisation. Aspect réglementaire Le système d assainissement a fait l objet d un arrêté préfectoral d autorisation en date du 22 mars 1995 («arrêté autorisant la mise à niveau du système épuratoire, le rejet des effluents et l épandage agricole des boues des stations d épuration du District de l Agglomération») renouvelé par un arrêté préfectoral en date du 15 février 1995. Ces arrêtés concernent les communes raccordées aux stations d épuration de Tougas et Petite Californie. Ces arrêtés fixent notamment les normes de rejet des stations d épuration de Tougas et Petite Californie. Ils indiquent également les conditions de rejet des déversoirs d orage du réseau unitaire. Les autres réseaux et stations d épuration font l objet d arrêtés particuliers. L agglomération nantaise est desservie par un important réseau collectif. En périphérie, le réseau est séparatif, mais l intrusion d eaux parasites conduit à des surverses dans le milieu naturel qu il importe de diminuer. Dans la zone unitaire centrale, il est nécessaire de mieux maîtriser les rejets des déversoirs d orage. 4

Objectifs et programme d actions Les objectifs généraux poursuivis par la communauté urbaine de Nantes en matière d assainissement dans le cadre du programme Neptune sont les suivants : - 1 - Limiter les rejets polluants en Erdre aval Pour de multiples raisons (histoire, situation géographique ), l Erdre est un cours d eau emblématique pour l agglomération. L amélioration de la qualité de ses eaux est une œuvre de longue haleine qui suppose la mobilisation de multiples intervenants sur l ensemble du bassin versant. Même si l agglomération ne représente que 13% de la superficie du bassin versant, elle entend réaliser les efforts nécessaires pour participer à cet objectif, via une forte réduction des rejets en Erdre. - 2 - Protéger et valoriser les coulées vertes de l agglomération que sont les milieux aquatiques Ces espaces constituent une richesse pour l agglomération et jouent un rôle important dans la qualité de vie de ses habitants. L objectif est de les protéger de la pression de l urbanisation et de valoriser une partie d entre eux, dans le souci d une ouverture raisonnée au public. - 3 - Adapter les dispositifs d assainissement aux contraintes de l urbanisation et à la réglementation L agglomération nantaise a connu au cours de ces dix dernières années le deuxième taux de croissance en France et les projections estiment la population à 640 000 habitants en 2020. Ce contexte de pression foncière a des conséquences tant en matière de traitement des eaux usées que d adaptation du réseau de collecte. A ces objectifs s ajoutent deux volets complémentaires, indissociables des objectifs ci dessus : - la communication/pédagogie L objectif essentiel est de sensibiliser le citoyen à l importance des comportements individuels dans la préservation de la qualité du cycle de l eau. - l évaluation de la politique menée Les contrats d agglomération mettent en jeu des sommes importantes. Il est nécessaire d évaluer le résultat des actions menées et de mettre en perspective, en terme de qualité des eaux des ruisseaux notamment, l impact de ces actions au regard de celles menées par d autres acteurs (milieu agricole, établissements industriels...). A Limiter les rejets polluants en Erdre aval L action porte sur l ensemble des systèmes de transfert et de collecte (réseaux unitaire et séparatif). Diminuer les rejets occasionnels du réseau unitaire Deux déversoirs présentent des déversements conséquents : - 1 - Duchesse Anne : Ce déversoir, situé à proximité du bassin Saint-Felix, est lié au transfert Est Ouest de la partie Nord Est de l agglomération. Deux scénarios d aménagements ont été étudiés. Ils permettent d éviter tout déversement pour des pluies de période de retour inférieure à 5 ans. De plus, pendant les périodes où le canal Saint-Félix serait utilisé comme ressource de secours pour l eau potable, les déversoirs seraient totalement obturés. - 2 - Ceineray La mise en place d un bassin de retenue et de restitution quai Ceineray (rive gauche de l Erdre) est prévue. Pour les déversoirs amont, des adaptations seront apportées aux déversoirs existants (remontée de seuils, dégrillage..). 5

Fiabiliser le réseau de transfert séparatif - Rive gauche La chaîne de transfert des eaux usées a fait l objet de travaux récents (contrat Neptune 2). Ils ont consisté à séparer les eaux usées provenant des communes de Sucé et de Carquefou, ce qui réduira fortement les rejets en Erdre au niveau de Sucé-sur-Erdre. Cette action sera complétée par des mesures visant à réduire les eaux parasites sur ces deux communes. De plus, la commune de Sucé-sur-Erdre mettra en place un bassin de stockage restitution en amont de la station de refoulement de la Havardière, permettant ainsi d éviter des surverses au niveau de ce poste et de réguler les débits injectés dans le réseau aval. - Rive droite, Le transfert comporte quatre postes de refoulements principaux (Aulnay, La Haie, Chevalerie, Morhonnière), dont les surverses sont relativement fréquentes : Les aménagements proposés portent sur le rétablissement de la continuité hydraulique du transfert (affaissement de la canalisation de transfert au niveau du Gesvres), la création de bassins de stockage/restitution et la modification de certains postes de refoulement (Pont du Cens sur la chaîne du Cens). Optimiser le réseau séparatif secondaire, En complément des actions précédentes, il a été mis en place une politique de contrôle et de mise en conformité des branchements et le cas échéant, de réhabilitation des réseaux, axée sur des zones «rouges» jugées prioritaires, bassins versants dont les postes de refoulement associés ont des surverses dépassant 11 heures par an. Cette action représente la vérification de 9 secteurs comprenant 5 500 branchements. En cohérence avec cette action, la commune de Treillières entreprendra la vérification des branchements sur la zone de Ragon si le résultat des mesures de débit en cours montre l intérêt d une telle action. Assainissement autonome Les actions menées par le SPANC, qui a été mis en place en décembre 2004, permettront de compléter ces efforts pour ce qui concerne l assainissement individuel. B Protéger et valoriser les coulées vertes de l agglomération que sont les milieux aquatiques Deux catégories d interventions, complémentaires, sont prévues : - des opérations de restauration des milieux aquatiques sur quatre bassins versants, - et sur l ensemble de l agglomération, une action systématique sur le réseau d assainissement, visant à lutter contre les rejets d eaux polluées en milieu sensible. Les actions relatives au réseau d assainissement Le réseau d assainissement de l agglomération comporte trois secteurs distincts : Le réseau unitaire Son dysfonctionnement, essentiellement lié aux épisodes pluvieux, se traduit par des rejets en milieu naturel via des déversoirs d orage. L amélioration du fonctionnement de ce réseau passe par la création de bassins de stockage sur les réseaux. Sur les quarante ruisseaux et cours d eau de l agglomération, seuls trois d entre eux sont susceptibles de déversement par le réseau unitaire : l Erdre, la Chézine, les Gohards. Les principales opérations seront menées pour sécuriser l Erdre, mais les collecteurs de Chézine et de la liaison Couëron/Saint-Herblain seront également sécurisés. Le réseau séparatif gravitaire Sa caractéristique est soit de se rejeter dans le réseau unitaire, soit d alimenter directement une station d épuration. La priorité d actions porte sur les secteurs alimentant une station dont le by pass se jette dans un ruisseau sensible. 6

Onze secteurs ont été délimités, pour lesquels il est nécessaire en premier lieu de mettre en œuvre les études et mesures nécessaires à l élaboration d un programme de travail. Le réseau séparatif associé à des postes de refoulement La présence d eaux parasites se traduit pour ces secteurs par des surverses fréquentes de ces postes, situés généralement en bordure de milieux sensibles (ruisseaux à faible débit ). Pour définir les secteurs sur lesquels intervenir en priorité, les zones de collecte des 283 postes de refoulement de Nantes Métropole ont été repérées sur la base du plan cadastral numérisé. Parmi ceux ci, l analyse des surverses des 190 postes équipés de capteur permettent alors de réaliser un premier diagnostic sur chacune des zones concernées. C est ainsi que 50 zones d intervention prioritaires -dites zones rouges-, ont été repérées, représentant 20 à 22 000 branchements (estimation basée sur le calcul du nombre de parcelles bâties). Sur ces 50 zones, des opérations de contrôle et de mise en conformité (test à la fumée, contrôle des branchements et inspections TV complémentaires) et de réhabilitation de réseaux sera mise en œuvre, de façon à réduire fortement les eaux parasites présentes dans les réseaux. Le contrôle apparaît doublement utile dans la mesure où les branchements défectueux sur réseaux séparatifs présentent le double inconvénient d envoyer sur le réseau d eaux usées des eaux de pluie et de polluer le réseau pluvial par des eaux usées. Le rythme pour le contrôle systématique des branchements est évalué à 7 000 branchements/an, y compris le contrôle après mise en conformité des branchements défectueux. Des sous secteurs prioritaires seront le cas échéant déterminés, lorsque la connaissance qu ont les exploitants du réseau le permettra. Une cellule de suivi sera mise en place pour animer cette politique, qui sera menée par zone de rattachement, de façon à évaluer l efficacité de l action menée. Les maires y jouent un rôle important : d une part cette politique touche directement les habitants des secteurs concernés par les contrôles et les maires peuvent ainsi être amenés à faire le lien entre les équipes d intervention et la population. d autre part, par l exercice, le cas échéant, de leur pouvoir de police. En complément, des actions de fiabilisation seront menées sur certains postes de refoulements, dont celui de la zone D2A (Bassin versant de Grand lieu). Les travaux de réhabilitation associés : L objectif à travers ces travaux est à la fois de lutter contre les intrusions des eaux de nappe dans les canalisations et de renforcer la tenue mécanique du réseau. Ils seront prioritairement réalisés sur les zones rouges disposant d études diagnostics. Le croisement entre les études diagnostics existantes, les 50 zones retenues comme prioritaires et le secteur d influence du déversoir de la Duchesse Anne fait ressortir 95 interventions prioritaires pour lesquelles la présence d eaux de nappe est avérée. En complément, des opérations de réhabilitation seront réalisées. Actions complémentaires Mise en œuvre des conventions de rejets Le conventionnement avec les industriels a débuté en 2003 (signature de 40 conventions concernant les principaux rejets de type industriel) et se poursuit. Par ailleurs, en lien étroit avec la Chambre des métiers, une action est entreprise par secteur d activités (garages, pressings..) visant à formaliser les autorisations de rejet de ces établissements, permettant ainsi à Nantes Métropole d avoir une connaissance précise des rejets à caractère industriel dans son réseau. 7

Une action ciblée sur les aires de lavage Les aires de lavage de véhicules sont fréquemment reliées au pluvial, via un système de dépollution parfois peu performant. Or, cette activité dégage des mousses qui constituent une part importante de la pollution visuelle des eaux dans les ruisseaux. Une action spécifique est menée visant à trouver des solutions réalistes à ce problème. C Adapter les dispositifs d assainissement aux contraintes de l urbanisation et à la réglementation L adaptation des outils de traitement des eaux usées L agglomération a réalisé un effort très important en la matière puisque l essentiel du contrat Neptune 1 était consacré au traitement des eaux usées. La plupart des outils d épuration a de bonnes performances mais il reste des stations à renforcer soit pour respecter la réglementation, soit pour faire face à l augmentation des charges polluantes ou hydrauliques. Ceci concerne : - la station de la Petite Californie. Cette station fonctionne actuellement à 100% de ses capacités, concernant sa capacité de traitement biologique. L objectif est de passer la filière biologique d une capacité actuelle de 120 000 équivalents habitants à 180 000, c est à dire au niveau des pré traitements qui sont déjà à cette capacité. - quatre stations d importance moyenne situées au Sud Loire (Vertou Les Thébaudières, Vertou Les Pégers, La Montagne et le Pellerin, soumises à la directive ERU). La pérennisation du traitement des boues : Actuellement, les boues produites par les stations de Petite Californie et de Tougas font l objet d un chaulage et sont ensuite valorisées dans le cadre d un plan d épandage. Une partie des boues part en centre de compostage. Extension des réseaux Cette action porte sur des secteurs difficiles à assainir en individuel ou proches de milieux sensibles, pour lesquels il est envisagé de mettre en place un assainissement semi-collectif ou collectif. L objectif de Nantes Métropole est celui d une extension raisonnée du réseau collectif, assise notamment sur les critères d appréciation suivants : - la sensibilité du milieu récepteur, - les contraintes vis à vis de l assainissement non-collectif (parcelle insuffisante ), - le coût au branchement, - le potentiel d urbanisation offert par l extension, sur la période 2004-2007, - la conformité vis à vis de l étude zonage d assainissement. Ceci aboutit à une politique d extension plus restrictive que celles menées précédemment. Les opérations ne répondant pas à ces critères font l objet d études et d investigations complémentaires : - réexamen des projets d assainissement collectif (réduction éventuelle du périmètre de desserte pour éviter la multiplication de stations de relevage par exemple.). - réalisation d un diagnostic des dispositifs d assainissement non-collectif par le SPANC, en vue de caractériser le fonctionnement et de déterminer la conformité des dispositifs. Le SPANC L agglomération comporte environ 8 000 installations d assainissement autonome. L ensemble de ces installations font l objet d un diagnostic initial sur deux ans (2005/2006), avec priorité donnée en cohérence avec les actions de Neptune IV, puis d un suivi en continu. 8

Le règlement communautaire d assainissement L objet du règlement communautaire d assainissement est de définir les conditions et modalités de raccordement et de déversement des effluents dans les réseaux d assainissement de Nantes Métropole, afin que soit assurés, la sécurité, l hygiène publique et le respect de l environnement, conformément à la réglementation en vigueur. En matière d eaux pluviales, il prescrit des limitations de débit de rejet aux réseaux dans les conditions suivantes : - en application de l article 640 du Code Civil, afin d écrêter les débits de ruissellement d eaux pluviales de pointe et pour tenir compte des capacités hydrauliques des réseaux et du milieu récepteur, la communauté urbaine de Nantes assujettit toute opération d aménagement, d urbanisation, de construction, à une maîtrise des rejets d eaux pluviales. - dès lors, toute opération d aménagement, d urbanisation, de construction, quelles qu en soient la nature et l étendue, est soumise à des prescriptions particulières qui conduisent à ne pas aggraver les apports d eaux pluviales par rapport à l état existant. Ces opérations se voient ainsi dans l obligation de générer un débit de fuite maximum dans le réseau où le milieu récepteur EP (collecteur EP, fossé busé, fossé, caniveaux, ), au plus égal, au débit maximum (débit de pointe) des surfaces existantes avant l opération d aménagement. - de surcroît, dans la situation d un milieu récepteur dont les capacités hydrauliques ne permettent pas l évacuation optimale des débits de pointe de l état existant avant la réalisation des dites opérations, la Communauté urbaine se réserve le droit d imposer un débit de fuite maximum autorisé pour ces opérations pouvant être inférieur au débit maximum généré par les terrains avant aménagements, afin de tenir compte des capacités d évacuation, et de l impact des rejets sur les réseaux ou le milieu récepteur en aval. - plus particulièrement, dans le périmètre de la Communauté urbaine desservie par un réseau unitaire fortement construit et urbanisé, les opérations d aménagement, d urbanisation, de réorganisation de l espace urbain et de construction, se verront imposer outre les dispositions générales précédentes, un débit de rejet pluvial maximum (débit de fuite autorisé) de 50 litres par seconde et par hectare. Les pétitionnaires, usagers ou aménageurs devront fournir un mémoire technique justificatif comportant au moins : - une note de calcul hydraulique justifiant les débits de la situation existante, - une note de calcul hydraulique justifiant les débits engendrés par la situation après aménagement, - une note technique justifiant les aménagements et dispositifs proposés pour répondre au débit de fuite autorisé. 9

Commune de Bouguenais A - Le réseau public d eaux usées La commune de Bouguenais est desservie par le réseau d assainissement séparatif du sud Loire de Nantes Métropole qui achemine les eaux usées à la station d épuration de la Petite Californie. Les secteurs non desservis par le réseau d assainissement sont gérés en assainissement autonome. 138km de réseaux primaires et secondaires traversent la commune. La commune dispose depuis 1996 d un Schéma d assainissement complet programmant le développement du réseau collectif sur 6 ans (1996-2001) qui prévoyait que 97% des zones habitées de la commune serait raccordées fin 2001. Il s agissait d une volonté communale de n exclure aucun des secteurs de la commune, à l exception des habitations isolées. En 2004, la majeure partie du programme a effectivement été réalisée, et seules quelques habitations isolées et trois écarts ne sont actuellement pas reliés au réseau collectif. Ils sont situés dans les villages de la Caillière, et aux lieudits des Basses-Brandes (environ 8 habitations), de la rue du désert et de la rue de la Musse. Pour ces entités, l étude de zonage d assainissement menée en 2006 a conclu leur non rattachement au dispositif d assainissement collectif et donc la mise aux normes nécessaire de leur système d assainissement autonome. Les nouvelles opérations d habitat de la Pierre Blanche et de la Grande Ouche ainsi que toutes les zones d urbanisation future prévues seront reliées au réseau collectif d assainissement. Le territoire communal ayant un relief peu vallonné, il est nécessaire de «remonter les eaux» afin qu elle puisse être acheminées gravitairement vers la station d épuration. Les 35 stations de relèvement des eaux usées présente sur le territoire remplissent ce rôle (2009). B - Le réseau public d eaux pluviales Les eaux pluviales sont collectées au niveau des surfaces imperméabilisées par un réseau indépendant du réseau d assainissement. Les eaux collectées rejoignent ensuite le réseau hydrographique. L imperméabilisation des bassins versants entraîne une augmentation des débits en direction du milieu naturel. Des problèmes d inondations peuvent survenir dans certains secteurs à proximité des ruisseaux, notamment à l amont d ouvrages de franchissement d infrastructures de capacités insuffisantes. Hormis quelques difficultés occasionnelles de rejets «douteux» à l aval de zones d implantation d activités, la commune ne connaît pas de dysfonctionnement majeur quant à la gestion de ses eaux pluviales en termes de pollution. En ce qui concerne d éventuels dysfonctionnements liés aux inondations, le seul problème recensé à Bouguenais se situe à l aval du Laboratoire des Ponts et Chaussés (inondation ponctuelle de prairies). Le site d implantation de l usine Airbus est traversé par le ruisseau du Chaffault, en partie canalisé. Lors de projets d extension des bâtiments, des études internes ont été réalisées et la création d un bassin de rétention des eaux a été prévue pour le début de l année 2005 afin de protéger les habitations situées à l amont du site. Sur les deux programmes majeurs de l habitat (la Pierre Blanche et La Grande Ouche), la création de bassins d orage est prévue afin de limiter les impacts de ruissellements des eaux pluviales liés à l imperméabilisation des sols. Afin d éviter ces problèmes, Nantes Métropole a adopté un règlement d assainissement qui tend à limiter les rejets d eaux pluviales. 10