ACADEMIE DE LA MARTINIQUE RAPPORT DE JURY DU CONCOURS DE RECRUTEMENT DE PROFESSEURS DES ECOLES SESSION 2012 Page 1
SOMMAIRE 1. CONDITIONS D INSCRIPTION 2. LES EPREUVES DU CONCOURS 2.1. Epreuves écrites d admissibilité 2.2. Epreuves d admission 3. LE DEROULEMENT DU CONCOURS DANS L ACADEMIE DE LA MARTINIQUE 4. RECOMMANDATIONS DU JURY 4.1. Epreuves écrites d admissibilité 4.1.1. Epreuve de français et histoire, géographie et instruction civique et morale 4.1.1.1. Français 4.1.1.2. Histoire, géographie, instruction civique et morale 4.1.2. Epreuve de mathématiques et sciences expérimentales et technologie 4.1.2.1. Mathématiques 4.1.2.2. Sciences expérimentales et technologie 4.1.3. Epreuve écrite de langue vivante régionale créole 4.2. Epreuves orales d admission 4.2.1. Présentation de la préparation d une séquence d enseignement en mathématiques et interrogation, au choix du candidat, sur les arts visuels, la musique ou l éducation physique et sportive 4.2.1.1. Première partie : mathématiques 4.2.1.2. Seconde partie : arts visuels 4.2.1.3. Seconde partie : musique 4.2.1.4. Seconde partie : éducation physique et sportive 4.2.2. Présentation de la préparation d une séquence d enseignement en français et interrogation sur la compétence «Agir en fonctionnaire de l Etat et de façon éthique et responsable» 4.2.2.1. Première partie : français 4.2.2.2. Seconde partie : «agir en fonctionnaire de l Etat et de façon éthique et responsable» 4.2.3. Epreuve orale en langue vivante régionale créole 5. STATISTIQUES Page 2
1. CONDITIONS D INSCRIPTION Les conditions d inscription ont changé depuis la session 2010 et elles sont consultables en ligne sur le site du ministère de l Education nationale : http://www.education.gouv.fr/pid97/siac1.html Elles sont fixées par les textes réglementaires suivants, également consultables sur le site précédemment indiqué : décret n 90-680 du 1er août 1990 relatif au statut particulier des professeurs des écoles, modifié notamment par le décret n 2009-917 du 28 juillet 2009 ; Arrêté du 31 décembre 2009 : Arrêté fixant les diplômes et les titres permettant de se présenter aux concours Arrêté modificatif du 3 décembre 2010 : Arrêté modifiant l'arrêté fixant les diplômes et les titres permettant de se présenter aux concours 2. LES EPREUVES DU CONCOURS Les épreuves ont également été modifiées à compter de la session 2011 et sont décrites sur le site du ministère de l Education nationale à la même adresse : http://www.education.gouv.fr/pid97/siac1.html Les épreuves du concours externe, du second concours interne et du troisième concours comportent deux épreuves écrites d admissibilité et deux épreuves orales d admission. Elles sont affectées du coefficient 3. Lorsqu une épreuve comporte des options, le candidat détermine l option de son choix au moment de son inscription. Aucune modification de l option choisie ne peut être acceptée après la clôture du registre des inscriptions. (cf. article 11 de l arrêté du 28 décembre 2009) 2.1. Epreuves écrites d admissibilité PREMIER GROUPE D EPREUVES SECOND GROUPE D EPREUVES CONCOURS EXTERNE, SECOND CONCOURS INTERNE ET TROISIEME CONCOURS Français, histoire et géographie, instruction civique et morale Mathématiques, sciences expérimentales et technologie Type épreuve Ecrit Ecrit Coefficient 3 3 Notation Partie 1/12 Partie 2/8 Note/20 Partie 1/12 Partie 2/8 Note/20 Durée préparation 0 0 Durée épreuve 4 h 4 h Page 3
Dans chaque épreuve écrite, il est tenu compte, à hauteur de trois points maximum, de la correction syntaxique et de la qualité orthographique de la production des candidats. (cf. annexe 1 de l arrêté du 28 décembre 2009). Une épreuve écrite d admissibilité portant sur la langue régionale s ajoute aux épreuves précédentes pour le concours externe spécial et le second concours interne spécial. Elle est affectée d un coefficient 2. Les sujets des épreuves écrites d admissibilité ont pour programmes de référence ceux du collège et sont établis en tenant compte des programmes d enseignement en vigueur à l école primaire. Ils sont proposés par deux commissions nationales. Toutefois, les sujets des épreuves écrites de langues régionales du concours externe spécial et du second concours interne spécial sont arrêtés par les recteurs d académie, sur proposition du président de chaque jury pour les académies au sein desquelles ces concours sont organisés (cf. article 14 de l arrêté du 28 décembre 2009). Les épreuves des candidats sont évaluées par deux examinateurs au moins ; les épreuves écrites sont rendues anonymes avant d être soumises à la double correction. (cf. articles 15 et 18 de l arrêté du 28 décembre 2009). Toute note égale à 0 sur 20 à l une des épreuves est éliminatoire. Sous réserve des dispositions particulières relatives à la prestation physique de l épreuve d EPS, lorsqu une épreuve comporte plusieurs parties, toute note égale à 0 obtenue à l une ou l autre des parties est éliminatoire. (cf. article 16 de l arrêté du 28 décembre 2009). 2.2. Epreuves d admission CONCOURS EXTERNE, SECOND CONCOURS INTERNE ET TROISIEME CONCOURS Première partie Mathématiques PREMIERE EPREUVE Arts visuels Seconde partie Choix d'une option Musique EPS : danse ou course Première partie : Français SECONDE EPREUVE Seconde partie : Agir en fonctionnaire de l Etat Type épreuve Oral Oral Oral Oral Oral Oral Coefficient 3 3 Notation Note/12 Note/8 Note / 12 Note / 8 Durée préparation 3 h Sans préparation 3 h Durée épreuve 20' exposé + 20' entretien 10' exposé et production 10' entretien 10' exposé et prestation 10' entretien 2' prestation 10' exposé 10' entretien 20' exposé 20' entretien 10' exposé 10 ' entretien Page 4
Une épreuve orale d admission portant sur la langue régionale s ajoute aux épreuves précédentes pour le concours externe spécial et le second concours interne spécial. Elle est affectée d un coefficient 2. 3. LE DEROULEMENT DU CONCOURS DANS L ACADEMIE DE LA MARTINIQUE La session 2012 du concours de recrutement des professeurs des écoles s est déroulée selon le calendrier suivant (tous concours confondus): Epreuves écrites d admissibilité : 26, 27 et 28 septembre 2011 Epreuves orales d admission : du 4 au 14 juin 2012 Jury de délibération d admission : 25 juin 2012 Le nombre de places au concours était ainsi réparti : ENSEIGNEMENT PUBLIC ENSEIGNEMENT PRIVE Type de concours Nombre de places Nombre d inscrits Nombre de présents à la première épreuve d admissibilité Externe Externe spécial langue régionale Second interne Externe Second interne 20 2 2 2 1 428 26 105 55 11 173 11 46 13 7 On peut remarquer ici l écart entre le nombre d inscrits et le nombre de présents à la première épreuve, sans doute imputable à la mise en place de la masterisation. Si cet écart est resté stable (40%), le nombre d inscrits a considérablement baissé depuis l an dernier (428 pour 619 en 2011). 4. RECOMMANDATIONS DU JURY 4.1. Epreuves écrites d admissibilité 4.1.1. Epreuve de français et histoire, géographie et instruction civique et morale L épreuve vise à évaluer : la maîtrise des savoirs disciplinaires nécessaires à l enseignement dans ces domaines, Page 5
en référence aux programmes de l école primaire ; la connaissance et la maîtrise de la langue française, en particulier la grammaire, l orthographe et le vocabulaire ; la capacité à comprendre et exploiter des textes ou des documents pour en faire une analyse, une synthèse ou un commentaire rédigé avec clarté et précision, conformément aux exigences de polyvalence attachées au métier de professeur des écoles. L épreuve comporte deux parties : Dans la première partie de l épreuve, le candidat doit répondre sous la forme d une analyse, d une synthèse ou d un commentaire, à une question relative à un texte ou à un ensemble de textes littéraires ou documentaires dont certains peuvent avoir trait à l acquisition et à l enseignement du français. La production écrite du candidat doit permettre au jury d évaluer son aptitude au raisonnement, à la structuration ordonnée d une pensée logique ainsi que sa capacité à exposer de façon claire, précise et simple une problématique complexe. Il doit ensuite répondre à trois questions ayant trait à la grammaire, à l orthographe et au lexique. Dans la seconde partie, le candidat répond à des questions d histoire (y compris histoire des arts), de géographie, d instruction civique et morale ayant trait à des notions inscrites dans les programmes du premier degré. Ces questions peuvent prendre appui sur des documents. 4.1.1.1. Français 4.1.1.1.1. Questions relatives aux textes proposés (partie notée sur 6 points) Le corpus de textes proposés comprenait quatre extraits des textes suivants : Paradoxe sur le comédien, de Denis Diderot (1773-1777) ; Mythologies de Roland Barthes (1957) ; Notes et contre-notes, d Eugène Ionesco (1962) ; Un certain jeune homme, de Bruno Crémer (2000). Ces textes présentaient trois conceptions du jeu théâtral qu il s agissait d identifier et d analyser. Chez Barthes et Crémer, le comédien sensible vit son personnage sur la scène, voire le «surjoue». Selon Diderot, l acteur intellectualise et construit son personnage, serrant au plus près le texte théâtral. Enfin, le comédien peut exprimer sa personnalité en veillant à un juste équilibre entre les deux postures. C est là une conclusion à laquelle parviennent à la fois Barthes, Ionesco et Crémer. La consigne indiquait : «A partir du corpus fourni, vous proposerez une analyse qui dégage les différentes manières de concevoir le jeu théâtral.» Cette partie était notée sur 6 points. Page 6
Les critères suivants ont plus particulièrement retenu l attention des correcteurs : maîtrise de la langue, capacité à comprendre et à analyser les textes, aptitude au raisonnement et à la structuration ordonnée de la pensée, clarté de l exposition de la problématique. Les moins bonnes copies ne comportaient ni introduction ni conclusion et témoignaient de propos inorganisés et parfois très confus, avec de nombreuses erreurs orthographiques ou syntaxiques, ce qui n est pas acceptable dans un concours de recrutement de professeurs. Les textes apparaissent parfois très mal compris et certains candidats éprouvent manifestement de grandes difficultés à dégager les idées d un texte. D autres candidats n ont pas su équilibrer les différentes parties de leur devoir ; ou bien encore ont privilégié l expression de connaissances personnelles sans se référer suffisamment aux textes proposés. Certains, en revanche, ont su exprimer dans des copies bien organisées et bien rédigées une compréhension claire des enjeux posés par les textes. Ces constats conduisent le jury à formuler les recommandations suivantes aux futurs candidats : Poursuivre l acquisition d une culture générale ; Prendre le temps de bien lire chaque mot de la consigne et d en saisir les enjeux ; Prendre le temps de bien lire les textes proposés au regard de la consigne ; Elaborer un plan ordonnant les idées qui seront développées ; Proposer une introduction, annonçant le plan ; Rédiger dans une langue simple, précise et claire, en respectant le plan annoncé ; Conclure son propos ; Veiller à l orthographe et à la syntaxe pendant la rédaction ; Se relire ; Porter de l attention et du soin à la lisibilité de l écriture et à la propreté de la copie remise. 4.1.1.1.2. Questions relatives à la grammaire, à l orthographe et au lexique (partie notée sur 6 points) Question relative à la grammaire : «Dans le texte 1, dans la seconde réplique du personnage désigné par le premier, vous relèverez les attributs du sujet. Vous les classerez selon leur nature.» Les réponses fournies à cette partie de l épreuve font apparaître qu une grande partie des candidats ont rencontré des difficultés à différencier la nature et la fonction d un mot. De ce fait, les pronoms attributs n ont pas été identifiés alors que des participes passés ont été relevés indûment. Le jury conseille aux candidats de s entraîner régulièrement à cette partie de l épreuve, en veillant à revisiter les notions des programmes du collège. Au moment de l épreuve, Page 7
c est l analyse des faits de langue proposés dans leur contexte qui permet de composer une réponse satisfaisante. Il convient de préciser que la connaissance d un vocabulaire de spécialiste n est pas requise pour un concours de recrutement de professeurs appelés à exercer un enseignement polyvalent. Le jury attend toutefois des candidats la maîtrise des notions enseignées au collège, a fortiori dans le cadre actuel du socle commun de connaissances et de compétences. Question relative à l orthographe : «Vous préciserez si le vous utilisé dans le discours du personnage désigné par le premier dans le texte 1 réfère à un seul personnage vouvoyé ou à plusieurs personnages. Vous expliquerez sur quel(s) indice(s) orthographique(s) vous fondez votre réponse.» Le «vous» utilisé dans le texte relevait de l usage du vouvoiement et les candidats pouvaient justifier cette assertion en observant l accord au singulier de l attribut «satisfait» dans la phrase «Vous en serez de plus de plus satisfait». Dans l ensemble, cette partie a été mieux réussie que la précédente même si l on peut déplorer le fait que la plupart des candidats ont reconnu le vouvoiement sans pouvoir justifier leur réponse. C est pourquoi le jury conseille aux candidats de ne pas éluder une véritable préparation et un entraînement à ces questions. Question relative au lexique : «Vous analyserez la formation du mot surjouer et vous en donnerez une définition. Vous proposerez au moins six mots comportant le même préfixe. Vous dégagerez le ou les- sens possible(s) de ce préfixe.» Le verbe «surjouer» est composé du préfixe sur-, du radical jou- qui permet de construire le verbe et de la désinence d infinitif présent actif er. Il signifie : donner les signes extérieurs de l état émotionnel du personnage de manière exagérée, au-delà de ce que requerrait un jeu mesuré. Le préfixe a été généralement bien identifié et le sens correctement donné. En revanche, les mots «radical» et «désinence» ou même «terminaison» sont rarement donnés, ce qui témoigne de la faiblesse des connaissances grammaticales. Les candidats ont pu proposer six mots comportant le préfixe demandé. Il leur a été plus difficile de dégager les deux significations du préfixe : sens spatial (survoler) et indication de l excès (survolté). Cette question a été incontestablement la mieux réussie. Le jury recommande aux candidats de lire attentivement le texte de l extrait et de veiller particulièrement à la précision et à la clarté de leurs réponses. Il peut être judicieux de référer l explication de la signification au contexte dans lequel le mot se trouve formulé. Là encore, l entraînement ne peut être que fructueux. 4.1.1.2. Histoire, géographie, instruction civique et morale Question d histoire avec document : «De Gaulle et la Résistance» Page 8
Le document proposé était la reproduction agrandie d un timbre commémoratif du 70 e anniversaire de l appel du 18 juin. L année 1940 était inscrite sur le timbre. Le sujet impliquait de la part des candidats un certain nombre de connaissances minimales sur le contexte de la seconde guerre mondiale et le sens de la Résistance française ainsi que sur les principaux acteurs en jeu (Hitler, Pétain, de Gaulle, Churchill). Il permettait également d engager une réflexion sur les valeurs civiques mises en jeu. Le jury a trop souvent déploré le manque de culture générale et historique de nombreux candidats : les connaissances attendues ici sont au programme des élèves de cycle 3. Certaines copies manifestent de graves lacunes ainsi que des difficultés d expression écrite (graphie, orthographe lexicale et grammaticale). Des candidats développent à l excès des thématiques connexes comme la seconde guerre mondiale ou la cinquième république sans pour autant traiter la question posée. Question de géographie avec documents : «Produire en France : Kourou, un centre tertiaire» Deux documents étaient proposés aux candidats comme aide au traitement du sujet proposé : des extraits d un ouvrage d Emmanuel Lezy intitulé Guyane, Guyanes (2000) et des plans du centre spatial guyanais et de Kourou. Comme l indiquait le libellé en caractères italiques placé avant le sujet lui-même, ces documents ne devaient pas faire l objet d une analyse ou d un commentaire. Ils permettaient néanmoins d identifier les différentes activités relevant du secteur tertiaire, de comprendre le besoin d une main d œuvre hautement qualifiée et les conséquences sur la population et sur l environnement, le caractère exogène du développement, etc. Les candidats ont été surpris du libellé du sujet qui ne se présentait pas sous la forme d une phrase interrogative ou d une consigne. Cette formulation apparaît pourtant régulièrement dans nombre d examens et concours. Dans l ensemble, les candidats ont pu exploiter les documents proposés mais ont eu davantage de difficultés à organiser les informations recueillies pour traiter véritablement le sujet. Le jury a déploré un niveau globalement faible et des connaissances parfois très insuffisantes, voire surprenantes (Kourou situé au sud-ouest de la France, insularité de la Guyane) pour un concours de ce niveau. Le jury recommande bien sûr de préparer cette épreuve en revisitant les programmes et en se donnant l occasion de mobiliser leurs connaissances dans ces domaines disciplinaires, en s entraînant à analyser des documents variés et à les situer historiquement ou géographiquement. Il conseille aux candidats de bien lire les Page 9
consignes, d y repérer les mots-clés et d identifier la problématique posée. La relecture de sa réponse est à considérer comme une étape obligée qu il convient de prévoir. 4.1.2. Epreuve de mathématiques et sciences expérimentales et technologie L épreuve vise à évaluer : la maîtrise des savoirs disciplinaires nécessaires à l enseignement des mathématiques, en référence aux programmes de l école primaire, ainsi que la capacité à raisonner logiquement dans les domaines numérique et géométrique et à communiquer dans un langage précis et rigoureux ; la maîtrise des principales connaissances scientifiques et technologiques nécessaires pour enseigner à l école primaire ainsi que la capacité à conduire un raisonnement scientifique. L épreuve comporte deux parties. Dans la première partie, le candidat résout deux ou trois problèmes ou exercices de mathématiques. Dans la seconde partie, le candidat répond à deux ou trois questions relevant des domaines scientifiques ou technologiques, à partir de documents ayant trait à des notions inscrites dans les programmes du premier degré. 4.1.2.1. Mathématiques L épreuve comportait trois exercices, les deux premiers comportant sept questions et le troisième deux questions. Le premier était noté sur cinq points, le second sur quatre et le troisième sur trois points. Ces exercices relevaient de plusieurs domaines mathématiques, notamment la géométrie et l algèbre. Le premier exercice a rarement été traité intégralement. Les candidats ont majoritairement réussi la construction de la figure mais n ont pu effectuer le calcul littéral de l aire. Les démonstrations n ont pas été suffisamment fondées sur les propriétés des figures et l usage du tableur s est souvent révélé mal maîtrisé (confusion entre x et *). Le deuxième exercice consistait en une série de sept affirmations à valider en justifiant sa réponse. La justification des réponses (sous forme d un contre-exemple si la proposition est fausse ou d une démonstration si elle est vraie) a été moins bien traitée. L exercice relatif aux probabilités a été massivement échoué. Dans le troisième exercice, la construction de l ove a été nettement mieux réussie que le calcul de son périmètre (confondu avec celui de l aire, par exemple). Certains candidats ont manifesté d importantes lacunes en ce qui concerne les connaissances mathématiques et didactiques, ainsi qu une compréhension et une réflexion très insuffisantes. En revanche, quelques très bonnes copies ont témoigné de connaissances sûres, d une réflexion de qualité et d une langue correcte. Le niveau Page 10
d ensemble est apparu toutefois insuffisant et plusieurs questions sont restées sans réponse. Le jury recommande aux candidats : de mettre en valeur dans leur présentation des formulations précises de réponses. Seront ainsi évités les textes longs, redondants, propices aux erreurs de syntaxe et d orthographe ; d effectuer des analyses plutôt que des descriptions dépourvues d interprétation ; d utiliser à bon escient des concepts précis ; de maîtriser le vocabulaire mathématique utilisé et, d une manière générale, le programme du collège, plus particulièrement celui de géométrie ; de faire preuve de rigueur dans les écritures mathématiques ; de prendre appui sur les éléments de progressivité des programmes 2008 ; de veiller à la pagination correcte de sa copie. 4.1.2.2 Sciences expérimentales et technologie Le sujet intitulé «Baudruches et compagnie» se composait de quatre documents traitant, à partir d expériences sur des ballons de baudruche, du mécanisme de la ventilation pulmonaire. Les candidats devaient répondre à trois questions, elles-mêmes comprenant chacune deux sous-questions. Le barème était le suivant : 2.5 points aux questions 1 et 2 ; 3 points à la question 3. Les deux premières questions visaient à faire identifier par l expérimentation les propriétés qui confèrent à l air un caractère matériel. La troisième question permettait de modéliser les mouvements respiratoires et de comprendre le rôle du diaphragme. Les connaissances scientifiques des candidats se sont révélées assez faibles, malgré quelques excellentes copies. Le lexique est peu maîtrisé (gaz carbonique, volume d air, air comprimé, pression et densité de l air, œsophage et trachée). Trop souvent, le discours reste descriptif et dépourvu d analyse, d argumentation, de raisonnement, compétences pourtant attendues lors d une épreuve de sciences. Le jury recommande aux candidats de prendre le temps de lire le sujet, d être attentifs à tous les termes qui le composent pour bien identifier le type de réponse attendu. Par exemple, la consigne «Expliquer comment fonctionne le dispositif» implique une réponse faisant apparaître des justifications scientifiques, l apport d indications sur l intérêt et les limites du modèle ainsi que l usage d un vocabulaire juste et précis. Sur le plan de la forme, le candidat veillera à la clarté de son expression : l usage de phrases courtes est souvent préférable dans ce type d épreuve. 4.1.3 Epreuve de langue vivante régionale créole Page 11
L épreuve consiste en un commentaire guidé en langue régionale d un texte en langue créole et en une traduction en français d un passage de ce texte. Le commentaire guidé est noté sur 12 points et la traduction d un extrait du texte est notée sur 8 points. La durée de l épreuve est de 3 heures. L épreuve est notée avec un coefficient 2. Le sujet est un extrait de «Trajédi Rwa Kristof», édité en 2010, traduction par Rodolf ETIENNE de l œuvre d Aimé CESAIRE «La tragédie du roi Christophe». Les consignes étaient les suivantes : 1. Commentaire guidé : «Fè an komantè alantou teks-tala : Kristof pa lé lanarchi siyonnen rwayom-li a. Montré, alantou an komantè, ki manniè lidé-tala doubout, dan teks-la. 2. Traduction : «Mété mὸso teks-tala an fransé : Dépi : «Mwen ka ba w lopsion» rivé «pou nou réglé ansanm.» En se fondant sur des indices du texte, le candidat devait, dans un commentaire guidé et construit, montrer comment le roi Christophe tentait de contrer l anarchie dans son royaume et quelles étaient les mesures qu il préconisait. L identification des procédés utilisés par l auteur était également souhaitée. D une manière générale, les 11 candidats ont su présenter des copies lisibles et agréables à lire. Le jury a toutefois regretté la difficulté des candidats à organiser leur propos et la faiblesse de leur argumentation. Le commentaire guidé n est pas une explication de texte. Les moins bonnes copies ont témoigné des difficultés de compréhension du texte. Le vocabulaire utilisé se caractérise par sa pauvreté, truffé d expressions et de tournures issues du français et inadaptées aux usages du créole. A titre d exemples, le jury a pu relever «vrèsanblabléman» au lieu de «pétèt» ou bien «Lè rwa Cristof ka pansé ke» (qui peut être admis à l oral) au lieu de «Lè rwa Cristof ni lidé (qui est la formulation retenue pour l écrit). Peu de candidats s expriment dans un registre soutenu de langue, pourtant attendu lors d une épreuve écrite de concours, fût-elle en créole. L exercice de traduction a révélé la difficulté des candidats à produire un texte en français témoignant de la double maîtrise des langues créole et française qu ils auront à enseigner. Au-delà des nombreux contre-sens, des erreurs orthographiques et syntaxiques relevés dans les moins bonnes copies, certains candidats n ont pas compris le texte à traduire ; d autres produisent une traduction mot à mot dans un français très approximatif et maladroit. Trois candidats, en revanche, ont obtenu des notes supérieures à la moyenne grâce à une traduction tout à la fois proche du texte et témoignant d une bonne maîtrise de la langue française, compétence indispensable à un futur professeur des écoles. Le jury recommande aux candidats de lire attentivement le texte et la question posée. Il est important de dégager l idée générale et de repérer les indices susceptibles d étayer ses réponses. La compréhension générale du texte doit lui permettre d inférer le sens Page 12
des mots inconnus, en s appuyant notamment sur le contexte. Une oralisation peut faciliter la compréhension. La rédaction du commentaire guidé ne peut s envisager sans un plan structurant le propos. Il doit comporter une introduction, un développement et une conclusion rédigés. Dès les premières lignes, les correcteurs sont sensibles à la fluidité du discours en créole, à la pertinence des tournures utilisées et à la manière d introduire la question posée. Le candidat doit aussi gérer son temps durant l épreuve et se donner les moyens de travailler la traduction qui peut apporter 8 points. Après plusieurs lectures de l extrait à traduire, le candidat doit réaliser une première traduction littérale dont il va ensuite affiner l expression pour parvenir à une traduction respectueuse de la langue cible (le français) et fidèle au sens comme au style du texte source. Par ailleurs, il convient de respecter l organisation typographique du texte à traduire, organisation qui varie selon le type de texte (extrait de roman, de conte, poésie ou fable). Comme on le voit, l épreuve de traduction permet aux correcteurs d apprécier la maîtrise de la langue française écrite du candidat. 4.2. Epreuves orales d admission 4.2.1. Présentation de la préparation d une séquence d enseignement en mathématiques et interrogation, au choix du candidat, sur les arts visuels, la musique ou l éducation physique et sportive La première partie consiste pour le candidat, à partir d un sujet tiré au sort, à préparer une séquence d enseignement sur une notion ou un contenu inscrit dans les programmes de l école primaire (maternelle et élémentaire) et à présenter les raisons qui ont présidé aux choix pédagogiques retenus. Elle est suivie d un entretien avec le jury. Dans l exposé, le candidat présente les éléments constituant la séquence : objectifs, contenus, démarches, supports pédagogiques et procédure d évaluation. L entretien avec le jury porte sur l exposé et sur la progression de l enseignement des mathématiques à l école primaire. Les sujets sont fondés sur les programmes de l école primaire (maternelle et élémentaire). La classe et le cycle pour lesquels la séquence d enseignement est préparée sont précisés. Pour chaque sujet, le candidat dispose d une documentation en salle de préparation. Dans la seconde partie, le candidat effectue une présentation dans l un des domaines suivants, choisi au moment de l inscription : arts visuels, musique (expression musicale), éducation physique et sportive. La présentation est suivie d un entretien avec le jury. Page 13
Pour les arts visuels, un support de petit format, qui ne donne pas lieu à notation, est apporté par le candidat. Il consiste soit en une réalisation du candidat en dehors du contexte de l épreuve, soit en un document visuel de son choix, dans le champ plastique ou les champs photographiques, vidéo et cinématographiques. L exposé prend appui sur le support apporté par le candidat de manière à faire ressortir ses connaissances d ordre artistique et culturel ainsi que ses capacités à les réinvestir dans des situations éducatives. Pour le domaine des arts visuels, le jury présente au candidat un document visuel, afin d élargir l entretien à un champ différent de celui qui a été choisi pour l exposé. L entretien permet d approfondir les points développés par le candidat, de vérifier ses connaissances et sa réflexion dans le domaine choisi ainsi que son aptitude à les relier à l enseignement primaire. L expression musicale consiste en l interprétation vocale ou instrumentale d une œuvre choisie par le candidat (durée de trois à cinq minutes), suivie d une brève analyse par celui-ci de sa prestation, pour une durée totale de dix minutes. Le candidat doit faire ressortir ses connaissances d ordre artistique et culturel, ainsi que ses capacités à les réinvestir dans des situations éducatives. Pour le domaine de la musique, le jury présente au candidat un document sonore, afin d élargir l entretien à un champ différent de celui qui a été choisi pour l expression musicale. L entretien permet d approfondir les points développés par le candidat, de vérifier ses connaissances et sa réflexion dans le domaine choisi ainsi que son aptitude à les relier à l enseignement primaire. L épreuve d éducation physique et sportive se déroule en deux parties. Chaque partie entre pour moitié dans la notation. Les candidats réalisent la prestation physique qu ils ont choisie au moment de l inscription, parmi les deux options suivantes : activité d expression (danse) ou course de 1 500 mètres. Elle est suivie d un entretien avec le jury. Prestation physique : Danse : L épreuve consiste en une prestation individuelle. Tous les styles de danse sont admis. Cette prestation a une durée de deux minutes maximum. Le candidat doit apporter tout matériel nécessaire à sa prestation et à son audition. Course de 1 500 mètres : L épreuve consiste en une course précédée d un échauffement. La course est notée selon le barème fixé par arrêté. L entretien avec le jury prend appui sur la prestation physique, dont il est un prolongement. Au cours de l entretien, le candidat indique ce qu il retire de sa pratique Page 14
pour lui-même et pour son enseignement. Il expose en particulier comment il peut transposer cette pratique dans son enseignement à l école primaire, en prenant en compte les liens avec les autres disciplines et le développement de l enfant. Puis le candidat répond à des questions du jury, destinées à élargir et approfondir sa réflexion, qui porteront sur une autre activité physique que celle qu il a choisie, parmi les activités les plus pratiquées à l école primaire. Lors de cette deuxième session, l ensemble des épreuves optionnelles a été dissocié de la partie consacrée aux mathématiques, ce qui a permis de mettre tous les candidats dans les mêmes conditions. Pour l ensemble de cette première épreuve, 40 % des candidats ont eu une note supérieure à la moyenne. 4.2.1.1. Première partie : mathématiques Au cours de cette partie de l épreuve, il est attendu des candidats puissent montrer leur capacité à se positionner en tant que futur enseignant, en faisant preuve notamment de bon sens et de rigueur. Les candidats avaient à disposition dans la salle d interrogation : un tableau, des craies, une règle de tableau, un compas de tableau, une équerre de tableau. Les membres de jury ont apprécié l utilisation appropriée de ces outils pendant l exposé. La gestion du temps est maîtrisée par la majorité des candidats qui parviennent à traiter de manière équilibrée les différentes parties de l épreuve. Il convient d éviter les introductions artificielles au cours desquelles les documents sont décrits successivement par le menu, alors que les membres du jury disposent chacun d un exemplaire. La lecture attentive et la compréhension des documents sont un préalable nécessaire à la préparation d une séquence, ainsi que des qualités de réflexion, de distance critique et de discernement en vue d un usage pédagogique pertinent. Le dossier n est qu une documentation vis-à-vis de laquelle le candidat doit bien entendu se positionner, mais rien ne l empêche par ailleurs de proposer d autres pistes s il le juge opportun. Certains sujets permettaient cette ouverture, tandis que d autres comportaient des documents pédagogiques pouvant susciter une attitude critique. Dans son exposé, le candidat doit présenter une préparation concernant une classe et non pas un seul élève «théorique», ce qui implique d envisager d emblée des modalités de différenciation. Les objectifs d apprentissage doivent être clairement définis ainsi que la place de l enseignant. Le jury a apprécié quand les candidats formulaient les consignes données aux élèves, utilisaient le tableau pour préciser des attentes (trace écrite, règle, Page 15
document proposé ). Le jury a souvent observé des séquences trop générales et formatées, dépourvues de la réflexion pédagogique et didactique attendue. Entretien avec le jury (20 minutes): L entretien doit permettre au candidat même s il n a pas toutes les connaissances attendues sur des sujets précis de montrer ses capacités de réflexion, de déduction, de mise en relation de notions ou d idées. Les candidats ont généralement essayé de répondre aux questions posées mais ont été gênés par leur manque de maîtrise des concepts de base (fractions, heures, angles, échelles). Toutefois, certains ont eu du mal à donner des réponses de bon sens aux questions posées, notamment du fait d un manque de maîtrise des concepts de référence. Ce sont les choix didactiques, pédagogiques, la gestion de contraintes matérielles, l organisation des enseignements qui permettent de mettre en évidence des compétences d anticipation et d analyse de situation indispensables à l exercice du métier d enseignant. L attitude générale des candidats au cours d une épreuve orale d entretien (capacité à communiquer, à accepter d être questionné, honnêteté face à des lacunes, rythme de la parole, ton) constitue également un élément important d appréciation pour le jury. Le jury recommande aux candidats : de réviser l ensemble des notions mathématiques enseignées à l école ; de proposer des situations d apprentissage aux élèves. Ce n est pas parce que le professeur dit quelque chose que ses élèves l apprennent ; de prendre davantage appui sur la partie théorique de la documentation qui permet de nourrir la réflexion didactique et pédagogique ; de réaliser, durant le temps de préparation, les exercices qu ils proposeront aux élèves pour en analyser les difficultés, anticiper les erreurs et les réponses possibles, voire reformuler la consigne initialement envisagée. 4.2.1.2. Seconde partie : arts visuels Seulement 8 candidats ont choisi l option d arts visuels. Les membres du jury rappellent la nécessité de bien préparer la seconde partie et en particulier, de se doter de solides références culturelles en lien avec la production présentée ou l œuvre choisie par le candidat. Les candidats auront également tout intérêt à se documenter sur les techniques et procédés. Ceux qui sont soucieux d élargir leur culture personnelle à des périodes ou des mouvements artistiques autres que les situations mobilisées par l épreuve se dotent de solides atouts pour décrire des démarches, expliciter des choix et mettre en avant des référents culturels pertinents, autant de capacités attendues sur cette épreuve de spécialité. Page 16
Conformément à la réglementation, le jury présente au candidat dans la dernière partie de l épreuve un document visuel afin d élargir l entretien à un champ différent de celui qui a été choisi pour l exposé. Il convient alors de se dégager d une description pure et simple de l œuvre pour parvenir à formuler des hypothèses sur le projet de l artiste, à identifier les effets produits et à situer le (ou les) mouvement(s) dans le(s)quel cette œuvre s inscrit. Les exposés étaient de bonne facture et les choix intéressants. Mais la commission a parfois perçu un décalage important entre le propos de l exposé et la capacité à mobiliser les concepts précédemment évoqués de manière pertinente au moment de l entretien. 4.2.1.3. Seconde partie : musique Le jury a pu examiner des prestations de niveaux très différents. Il rappelle que cette épreuve nécessite un échauffement vocal ou instrumental avant de rentrer dans la salle d examen. Le choix d œuvres empruntées au répertoire scolaire limite souvent la possibilité d apprécier pleinement les qualités musicales et expressives du candidat. Si certains ont contourné cette difficulté en proposant un enchaînement de comptines, d autres ont choisi des œuvres inadaptées à un public scolaire. Le candidat doit être attentif à l articulation entre l œuvre choisie et les pistes pédagogiques proposées. Le niveau de classe doit être annoncé et pris en considération. La qualité d écoute a été satisfaisante dans l ensemble ; cependant, des mouvements musicaux semblent inconnus de certains candidats notamment pour ce qui est de la musique contemporaine. Il est également recommandé de s entraîner à identifier les instruments pendant l écoute. 4.2.1.4. Seconde partie : éducation physique et sportive Course Un tiers des candidats a pu obtenir la note maximale pour la prestation. Connaissant bien leurs capacités, ils savent gérer leur course et réalisent la performance projetée. Cela nécessite de planifier son entraînement et de s adonner à une pratique régulière de la course pendant plusieurs mois. L échauffement, important pour optimiser sa performance, ne doit pas être négligé. Danse L espace scénique sur lequel ont évolué les candidats était de 12 mètres sur 12. La durée de la prestation de 2 minutes maximum a bien été respectée. Page 17
Les candidats ont semblé ne pas maîtriser les composantes de l activité danse : projet de création peu lisible ou traité superficiellement, espace scénique mal investi, vocabulaire gestuel trop limité. La prestation de danse implique un véritable engagement physique. Entretien L exposé doit permettre au candidat de présenter une problématique et des objectifs de formation clairement définis. Les enjeux éducatifs de l EPS discipline d enseignement doivent être perçus et le jury doit pouvoir comprendre comment le candidat envisage sa pratique d enseignement pour construire des compétences transversales par et en EPS. Trop de candidats ont exposé de manière stéréotypée, proposant des activités qui n étaient pas en adéquation avec le domaine traité. On a pu par exemple noter des confusions entre la course de vitesse et la course de durée. Le candidat doit aussi veiller à bien articuler la présentation de sa pratique personnelle à des propositions d enseignement sans privilégier la première au détriment de sa réflexion pédagogique et didactique. Le jury recommande donc : de se préparer à l entretien en réfléchissant davantage à un plan structuré à partir duquel les candidats peuvent s entraîner à exposer sans pour autant rédiger un écrit à apprendre mécaniquement ; de veiller à assurer leur connaissance du domaine présenté ainsi que celle des activités proposées à l école dans les trois cycles ; d utiliser un vocabulaire technique approprié, précis et maîtrisé, tant en ce qui concerne l activité elle-même que ses conséquences physiologiques (pouls, fréquence cardiaque, échanges gazeux, muscles, etc.) ; de pouvoir se référer aux éléments de progressivité ainsi qu aux programmes de 2008. 4.2.2. Présentation de la préparation d une séquence d enseignement en français et interrogation sur la compétence «Agir en fonctionnaire de l Etat et de façon éthique et responsable» Présentation de la préparation d une séquence d enseignement en français Cette première partie de l épreuve vise à évaluer : les connaissances et compétences du candidat et son aptitude à les mobiliser pour concevoir et organiser un enseignement s inscrivant dans les programmes d une classe de l école maternelle ou élémentaire ; la capacité du candidat à expliquer et justifier ses choix didactiques et pédagogiques. Elle consiste pour le candidat, à partir d un dossier (textes, documents sonores ou iconographiques etc.), à construire une séquence d enseignement sur une notion ou un Page 18
contenu inscrit dans les programmes de l école primaire (maternelle et élémentaire) et à présenter les raisons qui ont présidé aux choix pédagogiques retenus. Elle est suivie d un entretien avec le jury. Dans l exposé, le candidat présente les éléments constituant la séquence : objectifs, contenus, démarches, supports pédagogiques et procédure d évaluation. L entretien avec le jury porte sur l exposé et sur la progression de l enseignement du français à l école primaire. Les sujets sont fondés sur les programmes de l école primaire (maternelle et élémentaire). Le niveau de classe et le cycle pour lesquels la séquence d enseignement est préparée sont précisés. Pour chaque sujet, le candidat dispose d une documentation en salle de préparation. Interrogation portant sur la compétence «Agir en fonctionnaire de l Etat et de façon éthique et responsable». Le candidat répond pendant dix minutes à une question, à partir d un document qui lui a été remis au début de l épreuve, pour laquelle il a préparé les éléments de réponse durant le temps de préparation de l épreuve. La question et le document portent sur les thématiques regroupées autour des connaissances, des capacités et des attitudes définies, pour la compétence désignée ci-dessus, dans le point 3 «Les compétences professionnelles des maîtres» de l annexe de l arrêté du 19 décembre 2006. L exposé se poursuit par un entretien avec le jury de dix minutes. Pour l ensemble de cette seconde épreuve, 54 % des candidats ont eu une note supérieure à la moyenne. 4.2.2.1. Première partie : français Dans l ensemble, les candidats ont amélioré la gestion de leur temps d exposé. Les moins bons d entre eux, toutefois, se sont livrés à une introduction consacrée inutilement à la relecture à haute voix des intitulés, des noms des auteurs et éditeurs des textes composant le dossier que le jury a sous les yeux, sans savoir dégager une problématique leur permettant d introduire véritablement leur séquence. Les documents du dossier ne semblent pas toujours lus et les candidats n ont pas suffisamment pris appui sur une documentation qui aurait pu nourrir leur réflexion, tant théorique que pédagogique. Le dossier est à considérer comme un point de départ et rien n empêche les candidats d en avoir une approche critique comme tout professeur vis-à-vis des manuels ou autres documents du commerce. Le jury attend toutefois l exposé d une démarche argumentée et construite, fondée sur une approche fût-elle critique du dossier, ce qui n exclut pas des propositions d activités absentes du dossier. Les candidats rencontrent des difficultés à adopter une telle démarche. Page 19
Le jury a noté une connaissance des progressions et programmes assez satisfaisante quoique souvent trop superficielle. L exposé de la séquence d enseignement est souvent très formel voire formaté - sans que le candidat puisse expliquer et justifier les choix opérés sur les plans didactique et pédagogique. A titre d exemple, le travail en groupes n est pas une panacée et suppose un véritable apprentissage, sous-estimé par nombre de candidats! Par ailleurs, l élaboration d une séquence nécessite, d une part, de bien comprendre la notion présentée aux élèves et les difficultés qu elle peut poser lors de son enseignement. Elle suppose, d autre part, une connaissance de l enfant et de sa psychologie, une représentation du rythme de vie d une classe afin que le discours et les activités soient adaptés aux centres d intérêt des élèves de la classe d âge concernée. Trop souvent, les activités proposées consistent en des exercices et les phases fondamentales de découverte de la notion, d approfondissement, de structuration sont présentées très formellement : les candidats comprennent d autant moins leur fonction et leur intérêt qu ils connaissent peu la psychologie et les modes d apprentissage des enfants d âge scolaire. Lors de cette épreuve orale et outre les connaissances attendues, les qualités de parole et de communication (élocution, écoute, capacité à entrer dans un échange avec le jury), la posture du candidat, la précision du discours et la pertinence de l argumentation sont bien sûr prises en compte. Les réactions de surprise voire d agacement, l interrogation des membres du jury sont en revanche déplacées dans une épreuve de concours. Le jury recommande aux candidats de s entraîner à l oral avec régularité, mais également de nourrir leur réflexion pédagogique par des lectures (non uniquement pédagogiques) et des échanges avec des formateurs ou des enseignants confirmés. L enrichissement de la culture générale des candidats demeure une priorité. 4.2.2.2. Seconde partie : «agir en fonctionnaire de l Etat et de façon éthique et responsable» Cette seconde partie de l épreuve a dans l ensemble été mieux réussie par les candidats qui s y sont manifestement préparés. Les enjeux des questions posées ont été perçus correctement et les meilleurs candidats ont su produire des réponses construites, de bon sens et parfois étayées par de bonnes connaissances réglementaires. Il est conseillé aux candidats de veiller à répondre à la question posée plutôt que de restituer des connaissances parfois hors sujet. Le jury attend un exposé construit et non une énumération des idées qui se présentent à l esprit du candidat au moment de l épreuve. Cette partie doit être travaillée lors des trois heures de préparation de l épreuve. Les candidats doivent pouvoir comprendre les enjeux d une situation et l envisager dans sa globalité et dans le contexte d exercice du métier d enseignant. Le jury leur Page 20
recommande de prendre appui sur leur connaissance du système éducatif et de ses valeurs pour élaborer méthodiquement une réponse réaliste et argumentée.. 4.2.3 Epreuve orale en langue régionale créole L épreuve consiste en un entretien en langue régionale avec le jury à partir d un document sonore ou écrit authentique en langue régionale relatif à la culture ou à la langue concernée. Cette épreuve est notée sur 20 et comprend 30 mn de préparation et 30 mn d interrogation. Elle permet au jury d apprécier chez les candidats leur capacité à comprendre un texte lu ou entendu en langue créole ainsi que leur capacité à formuler une ou deux exploitations pédagogiques. L objectif de cette épreuve est d évaluer les connaissances et compétences langagières, pédagogiques et culturelles des candidats. L épreuve débute par un exposé d une quinzaine de minutes au cours duquel le candidat présente le document fourni, peut procéder à la lecture d un extrait (ce qui est souhaitable), explique le texte et propose quelques exploitations pédagogiques. A partir de l exposé, le jury s engage alors dans un entretien en langue créole avec le candidat, vérifie sa compréhension du document, évalue ses compétences d expression dans la langue régionale ainsi que ses connaissances pédagogiques et culturelles. Les meilleurs candidats ont compris le document et se sont entretenus aisément avec la commission de jury. Les autres, faute d une compréhension suffisante, ont éludé l essentiel et l exploitation pédagogique du document a attesté de leur ignorance des contenus à enseigner à l école primaire en créole. Le jury a noté chez ces derniers d évidentes difficultés à exprimer correctement leur pensée en langue créole. D une manière générale, les candidats n ont pas su découvrir la portée philosophique des documents proposés. Sur le plan pédagogique, les propositions des candidats apparaissent trop peu ancrées dans la réalité de la classe et dépourvues de référence à un cycle ou à un niveau précis. Une connaissance sérieuse du programme, des contenus et des modalités d enseignement de la langue créole à l école primaire sont attendus. En conclusion, le jury rappelle que l épreuve de langue régionale doit être préparée. De trop nombreux mots ou expressions empruntés à la langue française émaillent encore le discours des candidats («labitasion» pour «bitasion» ; «rasanblé» pour «sanblé» ; «ki ni lorijine» pour «ki fet»). En somme, il ne suffit pas d être créolophone pour réussir cette épreuve. Page 21
5. STATISTIQUES STATISTIQUES DU CRPE TYPE CONCOURS NB DE PLACES NB INSCRITS NB PRESENTS % PRESENTS NB MEILLEURE CANDIDATS NOTE /20 ADMISSIBLES MOINS BONNE NOTE ADMIS /20 MOINS BONNE NOTE CRPE /20 RANG OCCUPE PAR NOTE MOYENNE EXTERNE PUBLIC 20 428 173 40% 42 15,9 9,62 5 17 SECOND INTERNE PUBLIC 2 105 46 44% 8 12,03 11,61 7,4 3 EXTERNE PUBLIC LVR 2 26 11 42% 4 11,46 10,83 7,6 3 TOTAL PUBLIC 24 559 230 41% 54 EXTERNE PRIVE 2 55 13 24% 4 12,6 10,13 8 2 SECOND INTERNE PRIVE 1 11 7 64% 2 8,5 8,06 TOTAL PRIVE 3 66 20 30% 6 TOTAL ACADEMIE 27 625 250 40% 60 Page 22
CRPE Enseignement public (tous concours confondus) EPREUVES ECRITES D'ADMISSIBILITE Mathématiques /12 Intervalles Note=0 0<N<4 4<N<8 8<N<12 Intervalles Note=0 0<N<4 4<N<8 8<N<12 Nb copies 0 133 155 44 Nb copies 7 117 228 21 % 0% 40% 47% 13% % 2% 31% 61% 6% Sciences expérimentales et tehnologie /8 Intervalles Note=0 0<N<2,75 2,75<N<5,25 5,25<N<8 Intervalles Note=0 0<N<2,75 2,75<N<5,25 5,25<N<8 Nb copies 2 233 95 10 Nb copies 12 216 129 16 % 1% 69% 28% 3% % 3% 58% 35% 4% Langue vivante régionale /20 Intervalles Note=0 0<N<5 5<N<10 10<N<15 N>15 Nb copies 0 0 7 3 1 % 0% 0% 64% 27% 9% EPREUVES ORALES D'ADMISSION Français /12 Histoire géographie /8 Séquence de mathématiques /12 Intervalles Note=0 0<N<4 4<N<8 8<N<12 Intervalles Note=0 0<N<4 4<N<8 8<N<12 Nb candidats 0 27 19 5 Nb candidats 0 21 16 14 % 0% 53% 37% 10% % 0% 41% 31% 27% Option course /8 Agir en fonctionnaire de l'etat /8 Intervalles Note=0 0<N<2,75 2,75<N<5,25 5,25<N<8 Intervalles Note=0 0<N<2,75 2,75<N<5,25 5,25<N<8 Nb candidats 0 6 12 15 Nb candidats 0 15 12 24 % 0% 18% 36% 45% % 0% 29% 24% 47% Option danse /8 Séquence de français /12 ENSEMBLE 2ème EPREUVE /20 Intervalles Note=0 0<N<2,75 2,75<N<5,25 5,25<N<8 Intervalles Note=0 0<N<5 5<N<10 10<N<15 N>15 Nb candidats 0 2 2 0 Nb candidats 0 11 13 12 15 % 0% 50% 50% 0% % 0% 22% 25% 24% 29% Option arts visuels /8 Langue vivante régionale /20 Intervalles Note=0 0<N<2,75 2,75<N<5,25 5,25<N<8 Intervalles Note=0 0<N<5 5<N<10 10<N<15 N>15 Nb candidats 0 0 3 4 Nb candidats 0 0 1 1 2 % 0% 0% 43% 57% % 0% 0% 25% 25% 50% Option musique /8 Intervalles Note=0 0<N<2,75 2,75<N<5,25 5,25<N<8 Nb candidats 0 2 2 3 % 0% 29% 29% 43% ENSEMBLE 1ère EPREUVE /20 Intervalles Note=0 0<N<5 5<N<10 10<N<15 N>15 Nb candidats 0 8 22 16 5 % 0% 16% 43% 31% 10% Page 23
CRPE Enseignement privé (tous concours confondus) EPREUVES ECRITES D'ADMISSIBILITE Mathématiques Français Intervalles Note=0 0<N<4 4<N<8 8<N<12 Intervalles Note=0 0<N<4 4<N<8 8<N<12 Nb copies 0 13 9 2 Nb copies 1 8 15 4 % 0% 54% 38% 8% % 4% 29% 54% 14% Sciences expérimentales et tehnologie Histoire géographie Intervalles Note=0 0<N<2,75 2,75<N<5,25 5,25<N<8 Intervalles Note=0 0<N<2,75 2,75<N<5,25 5,25<N<8 Nb copies 0 15 9 0 Nb copies 0 20 7 1 % 0% 63% 38% 0% % 0% 71% 25% 4% EPREUVES ORALES D'ADMISSION EPREUVE 1 EPREUVE 2 Séquence de mathématiques Séquence de français Intervalles Note=0 0<N<4 4<N<8 8<N<12 Intervalles Note=0 0<N<4 4<N<8 8<N<12 Nb candidats 0 2 2 1 Nb candidats 0 1 3 1 % 0% 40% 40% 20% % 0% 20% 60% 20% Option course Agir en fonctionnaire de l'etat Intervalles Note=0 0<N<2,75 2,75<N<5,25 5,25<N<8 Intervalles Note=0 0<N<2,75 2,75<N<5,25 5,25<N<8 Nb candidats 0 1 0 1 Nb candidats 0 1 2 2 % 0% 50% 0% 50% % 0% 20% 40% 40% Option danse ENSEMBLE EPREUVE 2 Intervalles Note=0 0<N<2,75 2,75<N<5,25 5,25<N<8 Intervalles Note=0 0<N<5 5<N<10 10<N<15 N>15 Nb candidats 0 0 1 0 Nb candidats 0 0 2 2 1 % 0% 0% 100% 0% % 0% 0% 40% 40% 20% Option musique Intervalles Note=0 0<N<2,75 2,75<N<5,25 5,25<N<8 Nb candidats 0 0 2 0 % 0% 0% 100% 0% ENSEMBLE EPREUVE 1 Intervalles Note=0 0<N<5 5<N<10 10<N<15 N>15 Nb candidats 0 0 4 0 1 % 0% 0% 80% 0% 20% Page 24