La maîtrise de l oral : que disent les textes officiels? Les programmes de français L oral au collège L oral en 6 e L oral en 5 e L oral en 4 e L oral en 3e IV. L expression orale Tout au long des quatre années de collège, un véritable apprentissage de l oral se construit en classe de français. Il se fonde sur la pratique d échanges, de débats, sur l expression d émotions et de réflexions personnelles. Il passe aussi par la reformulation de la pensée des autres. C est à ce titre que le travail de l oral aide à l acquisition des compétences définies dans les piliers 6 et 7 du socle commun de connaissances et de compétences («Les compétences sociales et civiques» ; «L autonomie et l initiative») et contribue à faire du collège une école d ouverture à l autre et de tolérance. Sous la conduite du professeur, les élèves prennent la parole fréquemment, avec mesure et de façon organisée. Le professeur veille à ce qu ils s expriment avec clarté et précision, dans un niveau de langue approprié. Il les encourage régulièrement à expliciter leur pensée et à se soucier d être compris de leur auditoire. Il crée des situations propices à un véritable échange entre eux. L oral s enseigne comme l écrit. Le professeur met donc en place des exercices variés et progressifs qui permettent aux élèves d améliorer la qualité de l expression, de travailler la mise en voix, la gestuelle et l occupation de l espace. C est dans ce cadre que prennent place en particulier la récitation (en liaison avec les textes étudiés), la lecture à haute voix, l exposé, le compte rendu, les échanges organisés. Ces exercices donnent lieu à une évaluation. En classe de Sixième, l apprentissage de l oral vise prioritairement les objectifs suivants : - identifier les différentes situations de communication orale et ce qu elles impliquent ; - s exprimer de façon audible et compréhensible, dans un niveau de langue approprié ; - écouter et prendre en compte la parole d autrui ; - raconter une expérience (épisode vécu, lecture, film, visite ). Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation, en insistant sur la nécessaire mise en valeur du texte. En Cinquième, l apprentissage de l oral poursuit les objectifs définis dès la classe de Sixième. Parmi les exercices, la description est privilégiée : on attend de l élève qu il présente de façon organisée une personne, un objet, un lieu, en s appuyant sur un vocabulaire précis et varié. Le professeur commence à développer des situations d expression orale qui permettent aux élèves de dialoguer entre eux, par exemple dans le cadre des études de textes et lors de dialogues fictifs avec jeux de rôles. Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation en prenant en compte la nécessaire mise en valeur du texte. En Quatrième, l apprentissage de l oral poursuit les objectifs définis pour les classes antérieures. La pratique du dialogue entre les élèves est enrichie et approfondie : dialogue explicatif ou argumentatif, dans lequel chacun présente son point de vue, accepte et comprend celui d autrui et le prend en compte. On passe progressivement de situations à deux interlocuteurs à des situations plus complexes (interlocuteurs nombreux, échanges avec un groupe). Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation en prenant en compte la nécessaire mise en valeur du texte. En Troisième, l apprentissage de l oral poursuit les objectifs définis pour les classes antérieures. Le professeur veille à ce que les élèves approfondissent l entraînement au dialogue, notamment dans sa forme plus complexe que constitue le débat. Cet exercice d argumentation porte sur des sujets précis, limités, choisis en relation avec l étude des textes lus. Il fait l objet d un apprentissage spécifique et demande une préparation minutieuse. Les élèves pratiquent régulièrement la lecture à haute voix et la récitation en prenant en compte la nécessaire mise en valeur du texte.
L oral au lycée Général : Les finalités propres de cet enseignement sont : - la constitution et l'enrichissement d'une culture littéraire ouverte sur d'autres champs du savoir et sur la société ; - la construction progressive de repères permettant une mise en perspective historique des œuvres littéraires ; - le développement d'une conscience esthétique permettant d'apprécier les œuvres, d'analyser l'émotion qu'elles procurent et d'en rendre compte à l'écrit comme à l'oral ; - l'étude continuée de la langue, comme instrument privilégié de la pensée, moyen d'exprimer ses sentiments et ses idées, lieu d'exercice de sa créativité et de son imagination ; - la formation du jugement et de l'esprit critique ; - le développement d'une attitude autonome et responsable, notamment en matière de recherche d'information et de documentation. Ces finalités sont atteintes grâce à une progression méthodique qui prend appui principalement sur la lecture et l'étude de textes majeurs de notre patrimoine. Leur mise en œuvre s'effectue, à l'écrit comme à l'oral, au travers d'activités variées et d'exercices réguliers qui constituent autant de moyens de construire des connaissances et de développer des capacités chez les élèves être capable de lire, de comprendre et d'analyser des œuvres de genres variés, et de rendre compte de cette lecture, à l'écrit comme à l'oral parfaire sa maîtrise de la langue pour s'exprimer, à l'écrit comme à l'oral, de manière claire, rigoureuse et convaincante, afin d'argumenter, d'échanger ses idées et de transmettre ses émotions Mise en œuvre Les compétences visées ne s'acquièrent que si elles font l'objet d'apprentissages suivis et méthodiques. En seconde ces apprentissages, qui prennent appui sur les acquis du collège, visent à développer l'autonomie de l'élève, sa capacité d'initiative dans les démarches, son attitude réflexive par rapport aux objets étudiés, dans la perspective de ses études à venir. En première, ils permettent de compléter et d'approfondir les questions abordées en seconde et de se perfectionner dans la pratique de certains exercices d'écriture, de lecture et d'expression orale dans la perspective de l'examen final (épreuves anticipées de français). Seconde : L'étude de la langue se poursuit en classe de seconde, dans le prolongement de ce qui a été vu au collège et dans la continuité du socle commun : il s'agit de consolider et de structurer les connaissances et les compétences acquises, et de les mettre au service de l'expression écrite et orale ainsi que de l'analyse des textes. - S'exercer à la prise de parole, à l'écoute, à l'expression de son opinion, et au débat argumenté. - Exposé oral. - Entretien oral. La pratique de l'ensemble des activités, écrites et orales, favorise l'acquisition des compétences nécessaires à la réussite des exercices codifiés, auxquels on initie progressivement les élèves dès la seconde, en vue des épreuves anticipées de français. Première : L'étude de la langue se poursuit en classe de première : il s'agit de mettre les connaissances acquises au service de l'expression écrite et orale ainsi que de l'analyse des textes. S'exercer à la prise de parole, à l'écoute, à l'expression de son opinion et au débat argumenté. - Exposé oral. - Entretien oral.
Le socle commun : Palier 2 - Compétence 1 - La maîtrise de la langue française Dire S exprimer à l oral comme à l écrit dans un vocabulaire approprié et précis Prendre la parole en respectant le niveau de langue adapté Répondre à une question par une phrase complète à l oral Prendre part à un dialogue : prendre la parole devant les autres, écouter autrui, formuler et justifier un point de vue Dire de mémoire, de façon expressive, une dizaine de poèmes et de textes en prose Lire Lire avec aisance (à haute voix, silencieusement) un texte Lire seul des textes du patrimoine et des œuvres intégrales de la littérature de jeunesse, adaptés à son âge Lire seul et comprendre un énoncé, une consigne Dégager le thème d un texte Repérer dans un texte des informations explicites Inférer des informations nouvelles (implicites) Repérer les effets de choix formels (emploi de certains mots, utilisation d un niveau de langue) Utiliser ses connaissances pour réfléchir sur un texte, mieux le comprendre Effectuer, seul, des recherches dans des ouvrages documentaires (livres, produits multimédia) Se repérer dans une bibliothèque, une médiathèque Ecrire Copier sans erreur un texte d au moins quinze lignes en lui donnant une présentation adaptée Utiliser ses connaissances pour réfléchir sur un texte, mieux l écrire Répondre à une question par une phrase complète à l écrit Rédiger un texte d une quinzaine de lignes (récit, description, dialogue, texte poétique, compte rendu) en utilisant ses connaissances en vocabulaire et en grammaire Date
Étude de la langue : vocabulaire Comprendre des mots nouveaux et les utiliser à bon escient Maîtriser quelques relations de sens entre les mots Maîtriser quelques relations concernant la forme et le sens des mots Savoir utiliser un dictionnaire papier ou numérique Étude de la langue : grammaire Distinguer les mots selon leur nature Identifier les fonctions des mots dans la phrase Conjuguer les verbes, utiliser les temps à bon escient Étude de la langue : orthographe Maîtriser l orthographe grammaticale Maîtriser l orthographe lexicale Orthographier correctement un texte simple de dix lignes - lors de sa rédaction ou de sa dictée - en se référant aux règles connues d orthographe et de grammaire ainsi qu à la connaissance du vocabulaire La compétence 1 est validée au palier 2 le :
Palier 3 - Compétence 1 - La maîtrise de la langue française Lire Adapter son mode de lecture à la nature du texte proposé et à l objectif poursuivi Repérer les informations dans un texte à partir des éléments explicites et des éléments implicites nécessaires Utiliser ses capacités de raisonnement, ses connaissances sur la langue, savoir faire appel à des outils appropriés pour lire Dégager, par écrit ou oralement, l essentiel d un texte lu Manifester, par des moyens divers, sa compréhension de textes variés Ecrire Reproduire un document sans erreur et avec une présentation adaptée Écrire lisiblement un texte, spontanément ou sous la dictée, en respectant l orthographe et la grammaire Rédiger un texte bref, cohérent et ponctué, en réponse à une question ou à partir de consignes données Utiliser ses capacités de raisonnement, ses connaissances sur la langue, savoir faire appel à des outils variés pour améliorer son texte Dire Formuler clairement un propos simple Développer de façon suivie un propos en public sur un sujet déterminé Adapter sa prise de parole à la situation de communication Participer à un débat, à un échange verbal Date La compétence 1 est validée le :
Le CECRL : Comprendre Ecouter A1 A2 B1 B2 C1 C2 Je peux comprendre Je peux comprendre les Je peux comprendre Je peux comprendre un des expressions et un points essentiels quand des conférences et des long discours même s il vocabulaire très un langage clair et discours assez longs et n est pas clairement fréquent relatifs à ce standard est utilisé et même suivre une structuré et que les qui me concerne de très s il s agit de sujets argumentation articulations sont près (par exemple moimême, familiers concernant le complexe si le sujet seulement implicites. Je ma famille, les travail, l école, les m en est relativement peux comprendre les achats, l environnement loisirs, etc. Je peux familier. Je peux émissions de télévision proche, le travail). Je comprendre l essentiel comprendre la plupart et les films sans trop peux saisir l essentiel de nombreuses des émissions de d effort. d annonces et de télévision sur l actualité messages simples et et les informations. Je clairs. peux comprendre la plupart des films en langue standard. Je peux comprendre des mots familiers et des expressions très courantes au sujet de moi-même, de ma famille et de l environnement concret et immédiat, si les gens parlent lentement et distinctement. émissions de radio ou de télévision sur l actualité ou sur des sujets qui m intéressent à titre personnel ou professionnel si l on parle d une façon relativement lente et distincte. Je n ai aucune difficulté à comprendre le langage oral, que ce soit dans les conditions du direct ou dans les médias et quand on parle vite, à conditions d avoir du temps pour me familiariser avec un accent particulier.
Le CECRL : Parler Prendre part à une conversation S exprimer oralement en continu A1 A2 B1 B2 C1 C2 Je peux communiquer, de façon simple, à condition que l interlocuteur soit disposé à répéter ou à reformuler ses phrases plus lentement et à m aider à formuler ce que j essaie de dire. Je peux poser des questions simples sur des sujets familiers ou sur ce dont j ai immédiatement besoin, ainsi que répondre à de telles questions. Je peux utiliser des expressions et des phrases simples pour décrire mon lieu d habitation et les gens que je connais. Je peux communiquer lors de tâches simples et habituelles ne demandant qu un échange d informations simple et direct sur des sujets et des activités familiers. Je peux avoir des échanges très brefs même si, en règle générale, je ne comprends pas assez pour poursuivre une conversation. Je peux utiliser une série de phrases ou d expressions pour décrire en termes simples ma famille et d autres gens, mes conditions de vie, ma formation et mon activité professionnelle actuelle ou récente. Je peux faire face à la majorité des situations que l on peut rencontrer au cours d un voyage dans une région où la langue est parlée. Je peux prendre part sans préparation à une conversation sur des sujets familiers ou d intérêt personnel ou qui concernent la vie quotidienne (par exemple famille, loisirs, travail, voyage et actualité). Je peux m exprimer de manière simple afin de raconter des expériences et des événements, mes rêves, mes espoirs ou mes buts. Je peux brièvement donner les raisons et explications de mes opinions ou projets. Je peux raconter une histoire ou l intrigue d un livre ou d un film et exprimer mes réactions. Je peux communiquer avec un degré de spontanéité et d aisance qui rende possible une interaction normale avec un locuteur natif. Je peux participer activement à une conversation dans des situations familières, présenter et défendre mes opinions. Je peux m exprimer de façon claire et détaillée sur une grande gamme de sujets relatifs à mes centres d intérêt. Je peux développer un point de vue sur un sujet d actualité et expliquer les avantages et les inconvénients de différentes possibilités. Je peux m exprimer spontanément et couramment sans trop apparemment devoir chercher mes mots. Je peux utiliser la langue de manière souple et efficace pour des relations sociales ou professionnelles. Je peux exprimer mes idées et opinions avec précision et lier mes interventions à celles de mes interlocuteurs. Je peux présenter des descriptions claires et détaillées de sujets complexes, en intégrant des thèmes qui leur sont liés, en développant certains points et en terminant mon intervention de façon appropriée. Je peux participer sans effort à toute conversation ou discussion et je suis très à l aise avec les expressions idiomatiques et les tournures courantes. Je peux m exprimer couramment et exprimer avec précision de fines nuances de sens. En cas de difficulté, je peux faire marche arrière pour y remédier avec assez d habileté pour que cela passe inaperçu. Je peux présenter une description ou une argumentation claire et fluide dans un style adapté au contexte, construire une présentation de façon logique et aider mon auditeur à remarquer et à se rappeler les points importants.
Circulaire 2012 sur la politique des langues AEFE : (extrait) - Pour un enseignement du français, langue maternelle 2 : Quelle que soit la situation linguistique initiale, on peut affirmer que le français doit être acquis de telle manière qu il devienne pour tous les élèves non francophones une véritable seconde langue maternelle, ce que l on pourrait désigner par LM2. On consultera avec profit sur le site de I AEFE, l intervention de X. NORTH, délégué général à la langue française et aux langues de France, lors de la tenue des Assises Français Langue Maternelle (FLAM) au Sénat le 25 Mai 2012 et justement intitulée Qu est-ce qu une langue maternelle?. On ne trouvera ici que quelques extraits significatifs. Qu est-ce qu une langue maternelle? C est apparemment la langue dans laquelle on baigne à la naissance, la langue que l on entend dans le ventre de sa mère, niais il est frappant de constater que la plupart des dictionnaires du XIXème siècle la définissent encore non pas par référence à une ascendance mais par rapport a un territoire: comme la langue du pays natal, la langue du pays où l on est né. En latin, langue maternelle se traduit par sermo patrius : c est la langue de la mère patrie, et ce peut donc être aussi la langue du père, patrie et père ayant la nième étymologie. ( ) Il faut attendre le milieu du XXème siècle pour que s impose définitivement le sens que nous connaissons aujourd hui, et que la langue se détache en quelque sorte du territoire 0es historiens nous diront peut-être qu il faut y voir l un des signes de la mondialisation, qui a notamment pour effet, on le sait, de dé-territorialiser les langues). ( ) On peut découvrir sur le site du gouvernement fédéral canadien, qui doit gérer la difficile coexistence de l anglais et du français chez un même individu, cette définition: la langue maternelle est la première langue apprise a la maison dans l enfance (c est en effet l acception la plus courante aujourd hui). Or le site ajoute cette précision étonnante, que seule peuvent expliquer les situations de bilinguisme: si la personne ne comprend plus la première langue apprise, la langue maternelle est la deuxième langue apprise. Autrement dit, on peut oublier sa langue maternelle, avoir par exemple le français pour première langue apprise, ne plus le comprendre ou le parler, et dans ce cas, c est l anglais qui devient la langue maternelle. Comme c était le cas pour Montaigne, mais pour des raisons différentes, la langue maternelle est alors une langue seconde. Le site évoque alors très logiquement le cas de figure d une personne qui a appris deux langues en même temps dans la petite enfance: une personne a deux langues maternelles seulement si les deux langues ont été utilisées aussi souvent et sont toujours comprises par la personne. (...) Résumons-nous, en prenant le recul de I histoire. La langue maternelle est en général, mais pas toujours la première langue apprise dans la petite enfance, et c est dans toits les cas de figure la langue ou l une des langues en usage dans la famille ou dans le pays auxquels on est attache, avec laquelle on se reconnait un lien que je qualifierais de primordial. Mais ce n est pas nécessairement la langue du pays ou l on est ne (le dictionnaire Le Robert observe justement que pour un Français né au Japon, élève dans un milieu où l on parle français, la langue maternelle est incontestablement le français,), ce n est pas nécessairement une langue première (on peut en avoir appris une autre avant), on peut avoir deux langues maternelles (ce qui advient d ailleurs lorsque la langue du père et celle de la mère ne sont pas les mêmes) et on peut même en changer. Voila qui, contre tous les déterminismes, ouvre un espace de liberté. Est maternelle une langue que je désigne comme telle. (...) La langue maternelle, c est la langue qui vous situe dans une lignée, c est la langue qui vous donne accès à une mémoire - ce n est pas toujours la première langue apprise, ni même la langue du pays ou l on nait (...) C est la langue d un pays, fut-il imaginaire, avec lequel on décide d avoir un lien primordial. Il faut considérer en effet que le français pour les parents qui ne sont pas français et font cependant le choix d élever et d éduquer leurs enfants dans un lycée français -parfois durant quinze années de scolarité -ne saurait être l objet d un apprentissage strictement académique quelle qu en soit l excellence. C est, bien au-delà, le choix de tout un vécu et une identité en français qui est supposé par le terme d éducation à la française. Le français est ici langue d élection et de dilection, ce pour quoi il peut et doit être enseigné et appris comme une langue maternelle doit l être. Nombre de parents d élèves nationaux parfois eux-mêmes anciens élèves du lycée français- s expriment de manière extrêmement sentie sur le sens qu ils donnent a leur investissement affectif et idéologique dans le choix qu ils font du lycée français pour leurs enfants et il importe de ne pas décevoir mais au contraire de développer et d encourager cette francophilie essentielle pour le réseau homologue et pour le rayonnement français dans le monde.