Bilan du Projet Puculloccocha Le lieu de la mission Nous sommes arrivés sur place le mercredi 6 juin 2012, après 12h d avion jusque Lima, puis 20h de bus jusqu Andahuaylas. Le district de Pacucha, dont la communauté de Puculloccocha dépend, n était alors plus qu à 30min de taxi. Carte du Pérou <- Sur cette carte, le point A représente Pacucha, la ville où nous logions, et le point B Puculloccocha. Carte de la région d'andahuaylas 1
La communauté de Puculloccocha Lorsque nous sommes arrivés, un spectacle avait été préparé par les enfants de l école primaire du village. Ceux-ci dansaient et chantaient, parfois accompagnés par une petite fanfare. Et par la suite nous avons été invités à danser avec eux, dans une très bonne ambiance. La communauté de Puculloccocha était vraiment très heureuse de notre venue et cela était réciproque. Nous avons ensuite partagé un repas, toujours dans une très bonne ambiance. Danses dans la communauté de Puculloccocha Dans ce village, on compte la population en père de famille (70), et pour avoir une estimation de la population totale, on multiplie par 4. Ils sont alimenté en électricité par le réseau national, disposent d un système d irrigation pour leur champ, et devraient bientôt avoir un système d évacuation des eaux usées. Le Pérou nous est apparu comme un grand chantier : partout on construit, on rénove les routes Si la pauvreté subsiste, le pays est sur la bonne voie. L école La communauté disposait déjà d une salle de classe, mais celle-ci menaçait de s effondrer, et il était urgent de reconstruire une autre salle de classe. L ancienne salle de classe servira d entrepôt, et une route sera même construite pour permettre l arrivée de véhicule jusqu à cet entrepôt. Pour construire cette nouvelle école, nous aidions les villageois dans les différentes étapes : élaboration des adobes, aplanissement du terrain Cependant, nous ne travaillions pas tous les jours, car les villageois devaient s occuper de leurs champs aussi qui étaient quand même plus important pour eux. Ainsi le projet pouvait commencer. 2
Elaboration des adobes Tout d abord, il fallait réaliser des adobes : des briques de terre et de paille de 40*40*20cm. Pour les réaliser, la ville de Pacucha avait fait amener de la terre pas très loin de la construction. Il fallait ensuite sélectionner celle-ci, c est-à-dire retirer la plupart des cailloux se trouvant dans la terre. Ensuite, faire de la boue, grâce à l eau d un petit Sélection de la terre ruisseau qui alimentait aussi leurs champs. Une fois que la boue était prête, on ajoutait de la paille, que l on mélangeait à la boue à l aide de nos pieds. Enfin, lorsque le mélange était suffisamment compact, on prenait de cette boue pour la mettre dans un moule. Dès lors que la terre était bien tassée dans le moule, on retirait ce dernier, et il Pause Coca avant le mélange de la paille et de la boue fallait attendre 20 jours pour que l adobe soit sèche. Au final, ce sont plus de 1500 adobes qui ont été réalisées. 3 Champ d'adobes en train de sécher
Le terrain Pendant que les adobes séchaient, il fallait préparer le terrain qui accueillerait la future salle de classe. Pour cela, la ville de Pacucha a payé la venue d un tractopelle qui a pu aplanir grossièrement le terrain en un après-midi. Ensuite le terrain a été aplani à l aide de pioche, pelle, brouette et sueur! Lors de cette phase il y avait au minimum 10 villageois qui étaient là pour travailler, et heureusement, car un Le terrain aplani pour la nouvelle école coup de pioche d un péruvien équivaut à 2 ou 3 coups de pioches d un français. Une fois ceci fait, des lignes ont été tracées à l aide de poudre blanche pour creuser les fondations. Tracé des lignes construction La construction Pour les fondations il a fallu construire des tranchées de 40 cm de large et 80 cm de profondeur pour supporter les murs. On a ensuite rempli ces tranchées de grosses pierres, récoltés au préalable dans une carrière à quelques kilomètres de la construction et 4 Fondation
ramenés par des pick-up de la ville de Pacucha. Enfin ces pierres étaient mélangées avec de la boue pour mieux les agglomérer. Suite à la construction des fondations, il a fallu attendre une semaine avant de pouvoir lever les murs. Lorsque ceci a été possible, les murs ont été construits en deux jours, alors que porter les adobes de là où elles avaient séché, jusqu au chantier (50m au plus) était assez fastidieux : les adobes étaient extrêmement lourdes! Mais Fin du premier jour de levée des murs avons pu avancer très très vite. les villageois étant nombreux, nous Mise en place des linteaux 5
Bénédiction de l'arbre avant de le couper Enfin, le toit a pu être monté. Pour la charpente de ce dernier, nous sommes allés abattre des arbres dans la forêt d eucalyptus à quelques centaines de mètres de l école. Les arbres étaient systématiquement bénis avec de la cana (alcool de canne) en honneur à la Pachamama (Terre Mère). Pour le toit, nous utilisions des tôles qui ont été amenées par un camion de la mairie de Pacucha. L'école avec une partie du toit posée Une fois le toit complétement posé, il a fallu commencer les travaux d intérieur : le plafond, puis les murs, et enfin le sol. 6
Echafaudage et plafond en bambou constituerait le plafond, et le plâtrer. Pour réaliser le plafond, les villageois ont construit un échafaudage à l intérieur de la salle de classe, à l aide de planches, et de grosses buches. Ainsi ils pouvaient poser le bambou qui Plâtrage du plafond Plâtrage des murs 7
Enfin, une chape de béton a été posée sur le sol, à l intérieur de la salle bien sûr, mais aussi à l extérieur pour protéger le bâtiment lorsqu il y a des écoulements d eau. A l intérieur, du parquet a été posé ce qui permet de mieux isoler la salle de classe pour que les enfants n aient pas trop froid. Parquet posé et peinture intérieure Le projet s est ainsi terminé début septembre, et les enfants sont très heureux d avoir une nouvelle salle de classe pour étudier. Ecole terminée avec quelques membres de la communauté et les enfants devant 8