22 09 2010 VetAgro Sup, agro campus de Clermont Ferrand Mathieu BOOGHS Guillaume COUEPEL Caroline COUFFIGNAL Aurore DESGROUX Morgane GRASSELLY Estelle PAULHIAC LIVRET D AMENAGEMENT Vulgarisation d une méthode scientifique en faveur de l aménagement de parcelles pour le public.
SOMMAIRE 1. INTRODUCTION:... 2 2. Etapes PRÉLIMINAIRES:... 2 3. Observation de la parcelle... 3 4. Etude du sol:... 4 I. Préparation de l échantillon de terre à analyser... 4 II. Etude des résultats de l analyse de sol... 5 1) Analyse granulométrique : détermination de la texture... 5 2) Etat calcique :... 6 3) Indice de battance:... 6 4) Acidité du sol:... 7 5) Etat Humique :... 7 6) Eléments assimilables :... 8 P2O5 : anhydride phosphorique... 8 K 2 O : oxyde de potassium (cf. figure 10)... 9 MgO : oxyde de magnésium (cf. figure 11)... 9 5. L Aménagement et ses caractéristiques... 9 I. Prise de recul sur la parcelle et travaux envisagés... 9 II. Création du plan d aménagement... 10 Bibliographie... 12
PREAMBULE Ce livret n a aucunement la prétention d instruire, de rentrer en compétition ou de critiquer quelconque méthode appliquée dans le milieu paysagiste. Il s adresse à un public aussi divers que varié qui souhaite améliorer la qualité de son environnement grâce à un aménagement de terrain qui s harmonise au maximum avec la nature. Vous trouverez dans ces quelques pages une méthode simple et vulgarisée pour comprendre comment raisonner un aménagement et quels sont les critères à prendre en compte pour réussir et optimiser celui-ci. Cette méthode s appuie sur un exemple concret : la réalisation effectuée par le groupe d étudiants auteur de ce livret. Une étude de sol est fortement conseillée car toute l analyse se base sur celle-ci. Elle est dispensée dans des centres agréés.
MÉTHODOLOGIE 1
1. INTRODUCTION: L aménagement d une parcelle doit répondre à différents objectifs qui doivent être définis au préalable. Ce livret présente l aménagement d un espace, situé en zone urbaine, en faveur de la biodiversité. Se pose alors la question : qu est ce que la biodiversité? Au sens littéral du terme, ceci correspond à la diversité de la vie. Ce concept désigne l ensemble des espèces animales et végétales que l on peut trouver naturellement dans un endroit donné, ainsi que toutes les interactions qu il existe entre elles. Par conséquent, favoriser la biodiversité est en synergie avec le développement d une flore locale, adaptée au sol et au climat, améliorant ainsi l installation d une faune diverse. Cette condition influence donc la mise en place des recherches et des travaux. Les choix qui seront faits par la suite, explicités dans ce livret, suivent cette logique de développement de la biodiversité. Néanmoins, tout aménagement même en faveur de l environnement répond à un critère esthétique. En effet, nous pourrions nous interroger sur l intérêt de réaliser l aménagement d une parcelle si celui-ci est visuellement désagréable. Il est tout à fait possible d allier biodiversité et aménagement paysager. Cette relation est d ailleurs recommandée dans une optique de sensibilisation, car l impact sur le public sera d autant plus important que le terrain sera esthétiquement agréable. Ce livret explique comment nous avons créé un aménagement paysager en faveur de la biodiversité. Il est cependant évident que les éventuels projets qui pourraient être réalisés avec cet outil, présenteront d autres conditions. Nous avons néanmoins tenu à nous appuyer sur l exemple de la parcelle de Pérignat-les-Sarlièves, parcelle que nous avons aménagée, afin que les différentes étapes apparaissent clairement. 2. ETAPES PRÉLIMINAIRES: Tout d abord, afin de se rendre compte des travaux possibles et pour avoir une vue d ensemble de la parcelle à aménager, il est nécessaire de : Se rendre sur la parcelle considérée afin d y observer l environnement et réfléchir quant aux modifications qui peuvent être apportées. L observation de la flore locale est très importante. Elle permet de comprendre quel type d espèces sont adaptées au milieu en question, et facilite la recherche ultérieure de plantes. Aussi existe-t-il des ouvrages spécialisés dans la reconnaissance des plantes sauvages en France. Ceux-ci pourront vous aider à recenser celles présentes sur votre terrain. 2
se procurer un plan au 1/100 ème de l espace concerné : celui-ci est utile pour avoir une vue d ensemble de votre parcelle. L échelle permet de projeter facilement les travaux à effectuer (puisque 1cm sur le plan correspond à 1m sur la parcelle) se renseigner auprès de la mairie en ce qui concerne les modalités du PLU (plan local d urbanisme) afin de savoir si certains aménagements ne sont pas interdits. Dans notre cas, la plantation de certains arbres était prohibée. 3. OBSERVATION DE LA PARCELLE Il faut garder à l esprit que l aménagement entrepris a pour thème la biodiversité. Pour cette raison, l observation de l environnement de la parcelle doit apparaître comme le premier sujet de réflexion, en particulier celui de la faune et de la flore. Il est bien évident que l on va chercher avant tout à favoriser ces espèces dans le cadre de l aménagement. En effet elles assurent la pérennité de cet aménagement puisqu elles sont naturellement adaptées à l environnement observé. Dans notre cas, nous avons procédé à un recensement des plantes, des arbres et des adventices présents sur la parcelle et ses alentours. Une observation attentive du sol permet de réfléchir à des espèces végétales les mieux adaptées aux caractéristiques pédologiques. La couleur et la teinte de ce dernier peut donner une idée de sa teneur en calcaire et en matière organique : plus la terre est blanche, plus elle est susceptible de contenir du calcaire, et plus elle est brun foncé, plus la concentration en matière organique est élevée. On portera par ailleurs une attention particulière à son degré de pierrosité, c est à dire la proportion de pierres et cailloux visibles à sa surface. On peut ainsi envisager un ajout éventuel de terre si le sol est trop pierreux et/ou une implantation d espèces de type rocaille si la surface présente une grande quantité de roches. A contrario, un sol sans aucune structure solide (exemple : du sable) nécessite généralement des plantes dont le système racinaire est développé afin de le maintenir. Nous avons observé sur la parcelle que nous voulons aménager qu aucune plante n y pousse, hormis certains adventices. Une analyse de sol nous est apparue indispensable afin de déterminer les raisons de cette observation. Nous avons également remarqué que le sol est sujet à l érosion puisque les pentes se sont adoucies au cours du temps. Ce phénomène se traduit notamment par de petites coulées de boue par temps de fortes pluies. La 3
stabilisation de ces pentes nous est apparue comme un objectif à atteindre à travers l implantation d espèces végétales à système racinaire développé. La topographie initiale de votre parcelle est essentielle pour comprendre son organisation naturelle et pour la prévision d éventuels travaux. Ainsi, pour vous aider à analyser cet élément, il est préférable de récupérer une photographie aérienne du terrain (accessible depuis internet). De plus, suivant la taille du site, une carte IGN peut vous fournir de précieux renseignements. Par exemple, lors de nos premières venues sur le terrain, nous avons dû mesurer la hauteur des talus pour calculer la surface assujettie à l érosion. Aussi il nous est apparu nécessaire d aplanir ces derniers en remaniant la terre. Ceci permet aussi de faciliter l accès à ce lieu public. 4. ETUDE DU SOL: Suite aux conclusions que nous avons tirées de l analyse visuelle de la parcelle, il est préférable de réaliser une étude physico chimique du sol pour en connaître ses propriétés. Elle est indispensable pour comprendre la structure et la nature du sol. La connaissance de ces éléments permet de déterminer les végétaux les plus adaptés à la parcelle. Dans les quelques lignes ci-dessous, nous vous détaillons comment interpréter et utiliser les résultats que vous obtiendrez de l analyse. Toutes les données ne sont pas traitées, nous ne vous expliquons que les plus essentielles. Ce type d analyse est réalisé par des laboratoires spécialisés. Cette technique reste toutefois assez onéreuse. Dans notre cas, elle a été prise en charge par le laboratoire de VetAgro Sup (figure 1). I. PREPARATION DE L ECHANTILLON DE TERRE A ANALYSER L échantillonnage de terre sur la parcelle se fait de manière précise : Prélever à l aide d une tarière (ou, à défaut, d une bèche) sur la profondeur désirée de sol (30 cm sont habituellement satisfaisants), un échantillon de terre. Récupérer cet échantillon dans un seau en essayant de réduire au maximum les agrégats de la terre. Recommencer cette étape de façon à obtenir des échantillons caractéristiques de toute la parcelle. A chaque ajout d un échantillon dans le seau, bien mélanger ce dernier au précédent. Laisser sécher le contenu du seau pour éliminer la totalité de l eau présente dans la terre. Amener l échantillon au laboratoire une fois sec. Un kilogramme suffit pour l analyse. 4
II. ETUDE DES RESULTATS DE L ANALYSE DE SOL Pour interpréter les résultats de l analyse et connaître la nature de votre sol, de nombreux outils sont à votre disposition (joints en annexes). Voici les différentes étapes à suivre pour réaliser votre interprétation. 1) ANALYSE GRANULOMETRIQUE : D ETERMINATION DE LA TEXTURE La texture correspond à la composition minéralogique de votre sol c est à dire la quantité d argile, de sables et de limons. Les différentes proportions de chaque élément donnent des propriétés physico chimiques différentes au sol et influencent donc les choix de l aménagement. Par exemple, une terre très sableuse ne retient pas ou peu l eau. Il faudra donc choisir des plantes de rocaille. A contrario, un sol riche en argile entraine une forte rétention d eau nécessitant des plantes adaptées aux milieux humides. Cette capacité de rétention de l eau est nommée «réserve utile en eau». Plus la réserve utile est élevée, plus le sol retient l eau et inversement. Attention : une forte réserve utile devient un handicap dans une région où la pluviométrie est élevée. Il est donc déconseillé de planter des végétaux qui ne résistent pas à un fort taux d humidité dans ce type de région. Pour déterminer la texture d un sol, nous utilisons le Triangle de texture de l INRA (figure 2). Cet outil utilise les proportions des trois grandes composantes du sol, ce qui lui confère une certaine précision. Dans notre cas, nous avons : ce qui revient à : 16,1% de sables, 34,6% de limons et 46,8% d argile. Nous déduisons d après la figure 2, que le sol a une texture de type argile lourde (AL). A cette texture, il correspond une réserve utile (RU), déterminée à l aide de la figure 3. Dans le cas d une texture argile lourde, la RU est de 1,80mm/cm de sol, c'est-à-dire que chaque centimètre de sol est capable de retenir 1,8 mm d eau (180 ml). Conclusion : Le sol est majoritairement argileux ce qui témoigne d une forte capacité de rétention en eau. Cette caractéristique est un facteur important en termes de production. Cette caractéristique doit cependant être analysée en prenant en compte la pluviométrie locale. En effet, dans notre exemple, le milieu est argileux, mais les faibles précipitations (cf. figure 4) 5
réduisent cet impact. Pire, elles induisent une sécheresse estivale. Nous devrons donc sélectionner des plantes résistantes à un manque d eau durant l été. 2) ETAT CALCIQUE : Outre la granulométrie, la teneur en calcaire total nous permet de compléter la composition chimique du sol. Un sol calcaire est basique et nécessite des plantes particulières. De la même manière, un sol très peu calcaire est acide et nécessite parfois un chaulage (c'està-dire un ajout de chaux) pour stabiliser la structure. Il nous reste, comme nous le verrons plus loin, à analyser sa teneur en matière organique. Nous aurons alors tous les éléments de la texture du sol. Dans notre cas, nous avons : La valeur en calcaire totale est de 282. D après la figure 3, le sol contient plus de calcaire qu il lui en faut. Nous devrons donc choisir des plantes calcicoles. 3) IND ICE D E BATTANCE: La battance correspond à la capacité d un sol à se restructurer en présence ou en absence d eau. Cette restructuration entraine la formation de «croutes de battance» à la surface lors d un assèchement du sol. Cette dernière est défavorable à la germination de la graine et au développement de la plantule. Il est donc préférable qu un sol ne soit pas soumis à la battance. L indice proposé est celui établi par la station d agronomie de l Aisne. Il permet de se faire une idée de la stabilité de la structure à partir des résultats de l analyse granulométrique et du dosage de la matière organique. La formule est la suivante : Avec : IB : l indice de battance, LF : la teneur en limons fins, LG : la teneur en limons grossiers, Ar : la teneur en argiles, MO : la teneur en matière organique, C= 0,2(pH 7). 6 Attention : C n est à appliquer que si le pheau est supérieur à 7!
Dans notre cas, nous avons : C = 0,2 * (8,4 7) = 0,28 D après la figure 5, I B 1,4 le sol est non battant En cas de battance, il est conseillé de ne pas arroser le sol en grosse quantité et le laisser sécher ensuite. Il est préférable d arroser régulièrement en petite quantité. Si le sol forme une croute avant la germination des graines, cassez-la à l aide d un rouleau. 4) ACIDITE D U SOL: L acidité du sol est très importante pour le choix des plantes. En effet, les plantes calcicoles aiment les sols alcalins (ph basique) et se développent mal en terres acides. L acidité est donnée par le ph, obtenu à partir d une suspension de sol dans l eau et noté pheau. (cf. figure 6) Attention : certaines plantes réagissent différemment en sol acide et alcalin. Par exemple l hortensia donne des fleurs roses dans le premier cas et bleues dans le second. Dans notre cas : 7,8 pheau= 8,4 8,5 Le sol est donc alcalin. Il nous faut absolument choisir des plantes résistantes à un ph basique. Quelques exemples : la lavande ou le thym. 5) ETAT HUMIQUE : L état humique donne la proportion de matière organique dans votre sol. Nous avons souvent tendance à penser qu un sol riche en matière organique est un sol fertile. Ceci n est vrai que dans une certaine mesure. 7
L humus permet le stockage de minéraux essentiels au développement de la plante (par exemple le calcium Ca, le phosphore P, le potassium K ou le magnésium Mg). Il est important d avoir une quantité d humus correcte en fonction de la quantité d argile présente dans le sol. Cette relation est donnée dans la figure 7. Dans notre cas, nous avons : D après la figure 7, la quantité de matière organique est un peu faible dans le sol. Nous avons donc deux possibilités : soit nous ajoutons de la MO pour en améliorer le taux, soit nous sélectionnons des plantes peu exigeantes vis à vis du sol. Nous avons choisi la deuxième proposition puisque nous sommes dans une optique environnementale. En effet, réduire les intrants et choisir des plantes adaptées au sol et au climat favorise la biodiversité. De plus, la MO évolue au cours du temps : elle est transformée par les différents microorganismes du sol. Son taux diminue donc naturellement, ce qui implique des ajouts réguliers les années suivantes. Toutefois, pour faciliter la prise initiale des vivaces que nous plantons, nous avons décidé d installer un paillage naturel en fibre de coco. Celui-ci permet d une part de détruire sans herbicide les mauvaises herbes présentes sur votre parcelle en stoppant l arrivée de la lumière. Il permet d autre part, en se dégradant, d améliorer le taux de MO au pied de vos plantes. 6) ELEMENTS ASSIMILABLES : Les éléments assimilables sont des ions présents naturellement dans le sol qui servent à la nutrition de la plante. Leur quantité relative permet de choisir si nous allons installer des plantes exigeantes nécessitant une forte absorption de ces éléments, ou des plantes plus rustiques et moins «coûteuses» en ions. En cas de manque, il est tout à fait possible d ajouter des engrais de manière modérée et réfléchie ce qui permet de combler, sur du moyen terme, les besoins des végétaux. P2O5 : AN H Y DRIDE PHOSP H O RIQ UE L anhydride phosphorique P2O5 est la forme sous laquelle se trouve la majorité du phosphore dans le sol. Les méthodes de dosage sont nombreuses, mais les deux principales sont celle de DYER (utilisée si le sol est non calcaire) et celle de JORET-HEBERT (utilisée pour un sol à plus de 2% de calcaire) 8
Dans notre cas, nous avons une détermination par la méthode JORET-HEBERT D après la figure 8 : la teneur est faible par rapport au taux d argile du sol. Deux choix s offrent à nous : ajouter chimiquement du phosphore ou choisir des plantes peu exigeantes en cet élément. Nous avons, encore une fois pour favoriser la biodiversité et pour limiter notre impact sur l environnement, choisit la deuxième solution. K 2 O : O XY DE DE P O TAS S IU M (CF. F IG U RE 10) Le potassium dans le sol se trouve majoritairement sous forme K 2 O. Le potassium serra d autant plus retenu que le sol serra plus riche en argile. Dans notre cas, nous avons : K2O= 0,50 d après la figure9, la teneur est satisfaisante par rapport au taux d argile du sol. Nous n avons donc pas besoin de nous soucier de cet élément. M GO : O XY DE DE MAG N E S IU M ( CF. F IG U RE 11) Le magnésium du sol se trouve majoritairement sous la forme MgO. L absorption du magnésium par les racines est en compétition avec le potassium. Dans notre cas, nous avons : MgO= 0,80 d après la figure10, la teneur est élevée par rapport au taux d argile dans le sol. Conclusion : vous devez adapter votre projet en fonction de chacun des éléments cités ci-dessus. 5. L AMENAGEMENT ET SES CARACTERISTIQUES I. PRISE DE RECUL SUR LA PARCELLE ET TRAVAUX ENVISAGES Pour effectuer un aménagement efficace, il est nécessaire de prendre du recul vis-à-vis de la parcelle. Cela s effectue grâce à un plan du lieu, de préférence au 1/100 ème facilitant ainsi les transitions entre le schéma et la réalité (puisque 1cm sur le plan équivaut à 1m sur la parcelle). 9
Cette réalisation doit être réfléchie et organisée suivant les objectifs à atteindre. Dans notre cas, nous voulons mettre en place un espace arboré et fleuri favorisant la biodiversité locale et la découverte de celle-ci par le grand public. De surcroit, il doit avoir un faible coût d entretien. Nous avons donc décidé de créer un jardin où la circulation en son sein serrait aisée et agréable. II. CREATION DU PLAN D AMENAGEMENT Une fois cette prise de recul effectuée, l aménagement doit être concrètement réalisé. Pour cela, commencez par un schéma. Utilisez votre plan au 1/100 ème et inscrivez-y toutes les modifications de terrain que vous voulez effectuer (cf. figure 11). Comparez ce schéma avec une photographie aérienne de l état initial du terrain (cf. figure 12). Lorsque cette étape est terminée et que vos observations sont retranscrites sur le papier, l aménagement floral peut commencer. Pour cela, il est indispensable de prendre en compte le diamètre des plantes qu elles atteignent à l âge adulte afin d éviter de surcharger l espace et d entraîner ainsi l étouffement des végétaux. L objectif d un aménagement en faveur de la biodiversité est de limiter l impact de l homme sur le développement des plantes. Ainsi, plus l aménagement est réfléchi en fonction des plantes (taille de croissance, compatibilité inter espèce, compatibilité avec le sol ), et moins vous aurez besoin d intervenir. Les plantes doivent être choisies suivant trois catégories : - les plantes clés correspondent souvent aux plantes hautes, les plus caractéristiques et les plus durables c'est-à-dire les arbres et les arbustes. Elles vont donner la structure au schéma et doivent donc être placées en premier sur le plan. Elles doivent conserver une forte présence mais aussi fournir un arrière plan à d autres sujets. - les plantes couvre-sol : ces plantes vont combler l espace entre les arbustes et les arbres, elles fournissent une toile de fond aux espèces à saison d intérêt courte. - les plantes d accent sont souvent utilisées en nombre. Elles représentent le dernier placement. Ces plantes ont une forme verticale affirmée qui entraîne le regard vers le haut. Dans le cas de notre aménagement, nous avons choisit d implanter des vivaces et des graminées qui conviennent à notre type de sol et nécessitent peu d entretien. Si la parcelle à aménager possède des caractéristiques particulières peu modifiables, il sera nécessaire d adapter les plantes à la parcelle et non l inverse. Parcelle possédant des parties très en pente : Il sera conseillé de choisir des espèces possédant un système racinaire très ramifié qui permettra de maintenir le sol et le protéger de l érosion. Parcelle ayant des problèmes d hygrométrie : Il sera conseillé de choisir des plantes résistantes à la sécheresse en région sèche ou sur terre très drainante. Au contraire, des plantes résistantes à une forte humidité seront appropriées à un sol ayant une forte rétention d eau. Parcelle ayant un déficit en certains éléments : Il sera conseillé de choisir des plantes peu exigeantes en ces éléments en parallèle d un éventuel apport raisonné. 10
Remarque : Public destinataire de la parcelle Si la parcelle est à destination de jeunes enfants, les plantes urticantes, épineuses, toxiques ou présentant des baies toxiques semblables à celles comestibles, sont bien évidemment à proscrire. Une fois ces choix déterminés, on répartit les plantes sur notre plan d aménagement. Chaque plante va être représentée par un symbole. La forme utilisée est souvent un rond dont la couleur correspond à la teinte de la plante en floraison et dont le diamètre représente l envergure que vont atteindre les plantes à la fin de leur croissance. Ces diamètres sont bien sur convertis à l échelle du plan. Il faut placer les symboles des plantes sur le plan jusqu à ce que le schéma ait de l équilibre et de la vie. 11
BIBLIOGRAPHIE Ouvrages : Caroline McGlynn. Aménager son jardin. édition ARTHEMIS 2002 Dorothée Descamps, Mathilde Renard. Aménager un jardin pour les papillons-les reconnaître, les attirer, les protéger. édition ULMER, 2010. 127p. Jean-Paul Collaert. Le nouveau jardin écologique. RUSTICA éditions, 2009. 543p. Articles scientifiques : Mission haie. La haie mellifère. 3p Mission haie. Haie «faune sauvage». 6p Sites web : Haie du Puy de Dôme. [en ligne] consulté le 20 novembre 2009. Disponible sur : www.haiesdupuydedome.fr 12
ANNEXES I
II Figure 1: Analyse de sol de la parcelle
Figure 2 : Triangle de texture INRA III
IV Figure 3 : tableau des réserves en eau selon les textures
NORMALES TEMPERATURE MINIMALES : 6,1 MAXIMALES : 16,3 PLUVIOMETRIE 591,7 MM 90 JOURS DE P LUIE ENSOLEILLEMENT 1885 HEURES Figure 4 : Normales Clermont Ferrand (source météo France) Figure 5 : Détermination de la qualité du sol à partir de sa teneur en calcaire V
VI Figure 6 : interprétation du ph eau
Figure 5 : Graphique «appréciation du niveau de Mo en fonction de la teneur en argile et en calcaire» VII
VIII Figure 8: «Appréciation du niveau de P 2 O 5 assimilable en fonction de la teneur en argile»
Figure 9: «Appréciation du niveau de K 2 O échangeable en fonction de la teneur en argile» IX
X Figure 10: «Appréciation du niveau de MgO échangeable en fonction de la teneur en argile»
Figure 11 Figure 11 Plan de l aménagement effectué sur la parcelle de Perignat-lés-Sarlièves. XI
XII Figure 12 Photographie aérienne de la parcelle