UN AN DE MINI BASKET SOMMAIRE PREAMBULE LE CONTEXTE a) La création b) Les objectifs DEMARCHE PEDAGOGIQUE a) Spécificité du public b) Jouer et apprendre c) Jouer pour apprendre d) Construction des séances LES PRIORITES D APPRENTISSAGE a) Le rapport au ballon b) Définition du pré collectif («jouer ensemble») PLANIFICATION DES APPRENTISSAGES 26 SEANCES DE MINI BASKET
PREAMBULE Il s agit d une expérience mise en place sur le département du Gard, visant à développer la pratique de l activité basket sur des communes sans clubs. Le choix s est porté sur la création d écoles départementales de mini basket, gérée par le comité départemental de basket et animé par le cadre technique salarié du moment. Nous souhaitons ici relater cette expérience à partir d un document pragmatique et totalement extrait d expériences de terrain. Notre démarche n est absolument pas de vouloir démontrer ce qu il «faudrait faire» en matière de mini basket. Par contre nous espérons que ce document puisse être une aide ponctuelle, un lieu de réflexion de développement d un esprit critique pour les jeunes éducateurs de mini basket. Enfin il s agit de la seconde écriture de ce document, preuve que tout reste en permanence évolutif.
LE CONTEXTE a) La création Les «écoles départementales de mini basket» ont été mises en place par le comité du Gard de basket-ball, dans des communes possédant des installations sportives (gymnases) mais pas de clubs de basket. Le comité en accord avec les responsables municipaux mettant en place un créneau hebdomadaire de basket (fréquemment le mercredi matin ou après midi) destiné aux enfants scolarisés en primaire. Le comité du Gard mettant à disposition un animateur ainsi que l ensemble du matériel pédagogique nécessaire. Enfin toutes créations d écoles départementales de basket est précédée de la mise en place d un cycle basket au sein de la ou des écoles primaires de la commune. Nous n avons jamais connu de difficultés pour intervenir, en temps scolaire, avec un intervenant agrée par l inspection d académie. Le contexte de ces écoles de mini basket est donc le suivant : - Un animateur - Une salle de basket - Un cycle basket école. L information est faite, évidemment par le biais de l opération basket-école, qui se déroule généralement lors du début de l année scolaire. Une journée promotionnelle est organisée lors des vacances de Toussaint, pour un début opérationnel au mois de novembre. Les enfants prennent alors une licence auprès du comité départemental de basket, pour un coût d environ 30. Les séances sont de types hebdomadaires, les enfants ne participent pas à de championnats, mais à quelques plateaux et toutes les opérations mises en place par le comité départemental - Fête de Noël - Tournoi du carnaval - Fête du basket. b) Les objectifs Nous avons poursuivi deux objectifs majeurs lors de ces créations d écoles de basket 1- Permettre à terme la création de clubs de basket dans les communes concernées 2- Mettre en place des «sites pilotes» concernant la prise en charge des jeunes enfants dans ces écoles de mini basket. Nous entendons la notion de site pilote, la possibilité de mettre en place nos convictions et pouvoir ensuite les décrire. Egalement faire parvenir aux clubs du département, le fruit de cette expérience, que chacun peut ensuite juger ou extraire les éléments positifs et négatifs. Enfin, un référentiel à la fois pédagogique et technique pour la formation des animateurs mini basket dans le département.
DEMARCHE PEDAGOGIQUE a) La spécificité du public Nous avons ciblé les enfants scolarisés du CE2 au CM2, soit la tranche d âge 8-10 ans. Les raisons essentielles sont les suivantes - Nous pouvons intervenir en temps scolaire avec le cycle 2 sur le département et non pas sur le cycle 1. - Les municipalités mettent à disposition un seul créneau, et accueillir de 6 à 10 ans nous paraissaient à la fois sur le plan de la quantité d enfant et les problèmes d hétérogénéités difficile à gérer. - Pour autant, ne souhaitant refusé des enfants, nous avons accueilli de 6 à 10 ans, étant dans ce cas confronté aux problèmes que nous souhaitions éviter. Nous n allons pas faire une analyse des capacités psycho motrices ou relationnelles des enfants dans le cadre des apprentissages. Nous n avons pas ces compétences, et restons soucieux de faire part d une expérience. Nous donnons donc les observations que nous avons faîtes : - Tous les enfants présentes des capacités d apprentissages motrices importantes à cet âge. Mais l hétérogénéité est immense, pour des raisons qui nous importent peu ici, hormis celle évidente de la différence d âge entre un enfants de 6 ans et 10 ans.. Ces différences s expriment au départ de l activité dans différents aspects Rapport au ballon (lancer attraper dribbler ) Le relationnel avec les autres enfants, qui crée des investissements très différents. Les capacités d attention, lors des phases d explication ou de consignes. Le rapport à la règle de même que le rapport à l adulte très différent selon les enfants. Enfin ces différences s expriment en cours d année sur les courbes de progression, les modifications des enfants, au niveau des apprentissages spécifiques liés à l activité, tout comme sur les aspects plus relationnels évoqués ci-dessus. L ensemble de ces observations nous amènent à deux réflexions - La singularité des enfants - L individualisation indispensable sur le plan pédagogique, afin de rechercher la réussite de tous. b) Jouer et apprendre Ces deux termes ne nous paraissent pas antinomiques, mais au contraire indissociables pour permettre aux enfants de réussir. IL convient sans doute de définir cette notion de réussite, elle est toute personnelle, comme l ensemble de ce document - Le plaisir observable d être présent et de pratiquer l activité (assiduité sourire échange avec ses camarades échange avec l adulte ) - Les progrès dans la pratique de l activité, tout d abord dans le rapport au ballon (facilités de lancers de réceptionner de dribbler dans des situations de mouvement). - Les progrès dans «la compréhension du jeu» (vouloir marquer un panier intégrer le rôle de non porteur jouer vers l avant). Nous reviendrons plus en détails sur l ensemble de ces domaines qui appartiennent à des indicateurs d observation de l évolution de chaque enfant. Nous pensons que l enfant doit d abord «jouer», dans la double signification du mot - Dimension ludique du jeu
- Dimension sociale de l activité de l activité au travers de «jouer au basket-ball». La plupart des enfants ont une représentation très fine, avec des références (joueurs actions de jeu) liées au basket-ball. L idée forte est d aborder l activité au travers de la motivation et surtout pas au travers de la contrainte. Apprendre à jouer est un plaisir et surtout pas une difficulté. Enfin, il nous paraît évident que l enfant doit posséder des capacités pour s exprimer dans l activité - Lancer et attraper la balle tout en se déplaçant - Respecter les règles de l activité, mêmes adaptées (Ne pas courir avec le ballon) - Se déplacer en dribblant - Tirer au panier pour pouvoir marquer, finalité première du jeu, et source principale de valorisation de l enfant. Jouer, permet-il à l enfant de s approprier de manière rapide ces capacités? Nous ne répondrons à cette question qu au travers de notre expérience de terrain. Tout d abord il nous paraît impossible d aborder la problématique des apprentissages sans parler de l hétérogénéité du groupe, situation que chaque éducateur de mini basket connaît. Un autre aspect concerne les différences d âge et les capacités d apprentissage, les modalités d apprentissage différentes entre un enfant de 6 ans et de 10 ans. Enfin le dernier aspect est lié aux prés requis, qui sont un élément important pour permettre à l enfant de s amuser et d apprendre dans une situation de jeu global. L HETEROGENEITE En ce qui nous concerne, nous avons du faire face à des différences de niveau de pratique, de personnalité, de facilités d apprentissage et de différences d âges importantes et enfin de mixité. Nous revenons à cette singularité de chaque enfant évoquée précédemment. Sur le plan pédagogique, nous avons utilisé une démarche en trois temps pour schématiser : 1) Individualiser la pratique Chaque séance possède un temps ou l enfant possède un ballon, et peu s exprimer individuellement, sans besoin de partenaires, ni de comparaison avec l autre. Il s agit d un temps individualisé de la pratique, ludique et également un temps d apprentissage. Ce moment concerne l aisance avec la balle, dans les situations de dribble tir dribble tir. 2) Les groupes hétérogènes Des situations particulières permettent la constitution de groupes hétérogènes, ou les différences d âge, de niveau de pratique et de personnalité ne doivent pas être un obstacle. Il s agit de tous les jeux de relais, de jeux de passes, de jeux d opposition contrôlé que nous présentons par ailleurs, dans le chapitre des 26 séances. Il est évident que la constitution de groupes hétérogènes est un moment, pour l éducateur que nous sommes, important dans la vie de groupe vis-à-vis de l acceptation des différences que nous avons mentionnées. Au travers de ces expériences, si les groupes hétérogènes fonctionnent, les apprentissages pour chaque enfant se font plus aisément. C est donc également des périodes parfois difficiles, longues ou il faut expliquer : - «Pourquoi jouer avec les petits» - «Pourquoi jouer avec les garçons» - «Pourquoi jouer avec les filles» - «Pourquoi jouer avec untel».
Les groupes hétérogènes ne fonctionnent pas toujours, ils sont parfois sources de conflits et donc perturbent le jeu et l apprentissage. Il nous paraît toujours important que les enfants «n accusent» pas le petit, le garçon, la fille de leur échec, de leur manque de plaisir à jouer ou autre. L objectif étant qu ils comprennent qu il s agit d un temps ou les groupes sont mélangés. Cette démarche, est facile à présenter sur un document, source de difficultés sur le terrain. La constante, est d expliquer en permanence, ce que nous faisons aux enfants, mais aussi comment nous le faisons (principe qui nous paraît valable quelque soit les catégories). Nous reviendrons plus en détail sur cet aspect dans le chapitre concernant la construction des séances. 3) Les groupes homogènes. Ils concernent évidemment tous les moments de jeux d opposition. Notre conviction est que des différences de niveau de pratiques (quelque en soit les raisons) est un frein à l expression des enfants dans le jeu avec opposition. Ceci est source d excès, dans le retrait de l enfant («je ne joue pas», «je ne touche pas la balle») ou dans une forme d individualisme («je ne recherche jamais l échange avec mes partenaires»). La difficulté de construire des groupes hétérogènes, existe tout autant dans les groupes homogènes. Nous avons toujours fait le choix de construire les groupes et ne pas laisser faire les enfants. Ceci peu paraître paradoxal, avec la volonté exprimée d expliquer le pourquoi et le comment des séances et au final les associer le plus possible. Deux raisons ont conduit ce choix - Ne pas stigmatiser certains enfants. - L adulte éducateur est responsable dans ce cas et non pas tel ou tel joueur au sein du groupe. S il y a des problèmes, c est vers l adulte éducateur qu il faut intervenir. APPRENTISSAGE ET CATEGORIE D AGE Nous souhaitons rester sur une expérience de terrain, et il est évident que les capacités morphologiques, psycho motrices font qu il existe des différences entre un enfant de 6 ans et l un de 10 ans. De même il existe des différences très grandes entre des enfants du même âge devant l apprentissage. C est pourquoi c est d avantage la notion d individualisation qui au final a conduit notre démarche, que des problématiques d âge ou de sexe. Ceci nous a amené à considérer l idée de pré requis comme l élément important, celui que va permettre à l enfant de «jouer au basket-ball», en s amusant. LES PRE REQUIS Sur la tranche d âge avec laquelle nous avons travaillé, l aisance avec la balle nous est apparue comme un élément majeur du plaisir que l enfant pouvait prendre à pratiquer l activité. Pouvoir dribbler, tirer et marquer, attraper, lancer la balle tout en se déplaçant sur le terrain a des vitesses de plus en plus grandes représentaient à la fois un confort, mais aussi un élément majeur de participation au jeu. Nous avons observé une corrélation directe entre l aisance avec le ballon et - Le nombre de ballons touchés - Le nombre d actions de jeu effectués en situation de non porteur de balles - Le nombre de passes effectuées par les partenaires C est pourquoi nous avons systématiquement cherché à valoriser des temps importants de jeu, un ballon par enfant, des jeux d échanges de balle, sans opposition, mais avec déplacement, à des vitesse différentes lors de chaque séance. Les prés requis sont donc :
La capacité de l enfant à enchaîner une action de jeu à la réception du ballon (Dribbler passer tirer), dans un temps court. Le ballon n est donc ni objet de crainte, ni objet de gène. Les prés requis sont donc un premier objectif dans nos cycles d apprentissages que nous présentons dans la planification. Nous avons construits quelques situations de références personnelles afin de donner une expression concrète de ces prés requis. Pour autant, il nous apparaît impossible d avoir une approché séquencée de l apprentissage. Penser que les prés requis doivent être posséder pour pouvoir passer à l étape du jeu par exemple nous semble absurde, pour plusieurs raisons - Les enfants possèdent une représentation sociale de l activité, très jeune, ils connaissent l activité au travers du jeu 5c5 télévisé ou autre. Ils s inscrivent donc par rapport à cette image et veulent jouer pour beaucoup. - Les enfants apprennent de façon différente, certains trouveront au travers du jeu d opposition des ressources pour progresser même dans le rapport au ballon. - Enfin, l aisance avec le ballon est une approche trop restrictive, il existe des éléments de l apprentissage, qui doivent se construire dés le départ (notion d espaces, de rôles, prises d informations ) C est pourquoi, sans remettre en cause la nécessité des prés requis dans notre démarche, les enfants peuvent «apprendre en jouant». c) Apprendre en jouant. Nous utilisons toujours la double signification du verbe «jouer» - Pratiquer l activité basket-ball - S amuser, prendre du plaisir à pratiquer le mini basket. Nous ne sommes pas en contradiction avec l approche précédente concernant les «prés requis», mais pour de multiples raisons déjà évoquées - La diversité des modes d apprentissage chez les enfants - La motivation du jeu - Les différences de niveau de pratique Il est impératif de proposer très vite des approches pédagogiques intégrant des formes jouées (Jeux de surnombre au 2x2, 3x3 ). Enfin ces formes de jeu restent des moments d apprentissages indispensable, liés à la reconnaissance des espaces de jeu, des changements de rôle (et de leur reconnaissance), de la vitesse d organisation dans la prise d informations. L ensemble des ces aspects du jeu, ne peuvent être abordés, ou alors très partiellement, dans une démarche privilégiant uniquement des exercices d aisance avec la balle. Cette phase de la séance se déroule quasi exclusivement en groupe homogène. Les situations d opposition proposées sont adaptées en nombre de joueurs, avec des contraintes de temps et d opposition. Nous nous situons donc dans une alternance et complémentarité pédagogique, entre une approche, «un ballon un enfant», avec une centration sur le rapport au ballon, puis des situations d opposition adaptées ou l enfant est confronté à la réalité du jeu, avec les notions de choix, de prises de décisions, de rôles (Porteur Non porteur défenseur ) dans des contraintes d espaces et de temps. L objectif final restant - Le plaisir de pratiquer pour tous - Apprendre et acquérir des compétences nouvelles dans l activité pour tous.
d) Construction de séances Nous nous adressons à un jeune public (6 ans à 10 ans), mais il nous a semblé important, voir indispensable de les associer le plus possible à l organisation générale des séances autour de trois Questions : - Qu est ce que l on fait? - Pourquoi on le fait? - Comment on le fait? A partir de là, nous avons choisi de construire nos séances autour de 4 temps, toujours identique Premier temps : Accueil, avec un protocole simple o Saluer tout le monde, prendre un ballon et jouer (dribbler ou tirer uniquement) Deuxième temps : début de la séance Rapport au ballon Les prés requis o Situation «un ballon un joueur», dans des jeux de dribbles tirs dribbles tirs, de nature individuel ou en groupe hétérogène Troisième situation : Prés requis et/ou jeux de surnombre o En fonction du groupe, du moment de l année, jeux de relais sous formes de circuits par équipe, toujours sur les prés requis en groupe hétérogène ; ou jeux de surnombre (du 2c0 au 3c1) en groupe homogène. Quatrième situation : «apprendre en jouant» - Jeu global adapté o Situations 2c2 à 4c4 en fonction des groupes et du moment de l année. Cette construction toujours identique, nous permet à la fois - De communiquer et de permettre aux enfants d avoir des repères à la fois sur le moment de la séance (structuration dans le temps), de l objectif poursuivi, de la forme de travail (groupe homogène hétérogène répartition des ballons ). - De sécuriser la séance pour l enfant au travers de ces repères organisationnels stables. Cette construction nous a permis de vérifier que pour certains enfants (les plus jeunes), cela facilitait les moments d attention, parfois long sur une séance de 90 minutes. Nous avons également remarqué, que certains choisissaient leur moment de concentration préférant telle phase de la séance par rapport à une autre. Nous avons également adopté des situations de références. C'est-à-dire, nous avons construit des exercices que nous utilisons fréquemment. L idée est simple : - Inventer, trouver des exercices nouveaux en permanence n entretient pas la motivation de l enfant, car cela nécessite des explications, une compréhension nouvelle perpétuelle et une perte d énergie sur des aspects non prioritaires. La répétition de situations connues, évolutives permettent o De vérifier la progression des enfants dans l exercice. o Favoriser l auto évaluation de l enfant o D entretenir une motivation autour d exercices connus, appréciés. Nous avons pu vérifiés que la répétition de situations génère de la concentration, tout en demandant une animation pédagogique permanente. Cette approche peut paraître très rigide, figée dans sa construction sur une année complète. C est notre choix, qui nous a permis véritablement de faire participer les enfants, grâce à ces repères. Par contre pour éviter à la fois pour les enfants et l éducateur, une forme de routine, toutes les 3 à 4 séances, nous proposons une organisation spéciale centrée autour de deux thèmes - Concours de tirs en groupes hétérogènes ou homogènes. - Tournoi 3c3 en groupes homogènes.
Ces séances sont des moments spécifiques pour l éducateur d évaluation tant sur le plan des prés requis que de ce que nous appelons la compréhension du jeu («apprendre en jouant»)
LES PRIORITES D APPRENTISSAGE Nous travaillons sur deux thématiques - Les prés requis pour permettre à l enfant une aisance avec la balle la plus grande possible - Le jeu, dans des conditions adaptées, pour faciliter la compréhension du jeu, ce que nous nommons «apprendre en jouant». Nous avons donc construit des situations de références autour de ces deux thèmes, situations que nous utilisons fréquemment pour les raisons pédagogiques évoquées dans le chapitre précédent. a) Le rapport au ballon. L enfant doit être à l aise dans toutes les situations de manipulation de balle spécifique à l activité Lancer la balle Attraper la balle Dribbler Tirer Enchainement d action o Attraper Dribbler o Attraper Lancer o Dribbler Tirer o Attraper Tirer L ensemble de ces actions devant pouvoir se réaliser dans des conditions de déplacement à vitesse progressive. Enfin dans des situations d opposition qui crée des contraintes liées à la vitesse de prise de décision. Ce dernier aspect étant pris en compte beaucoup plus dans «apprendre en jouant». L expérience que nous avons vécu, nous a permis d observé deux aspects - Les jeunes enfants (6 7 ans) apprécient et semblent prendre ce temps nécessaire de se sécuriser dans le rapport au ballon. - Les plus âgés (9 10 ans) demandent beaucoup plus de situations d opposition, mais avec une grande disparité dans l aisance avec la balle. Il nous paraît ainsi très difficile de pouvoir donner des axes de travail fort en fonction des âges ou du sexe, tant la singularité de chaque mini basketteur amène à une individualisation permanente selon nous. Sur le thème du rapport au ballon, nous proposons ainsi quelques situations de références que nous avons utilisées fréquemment avec ce jeune public. Ces situations sont présentées selon un degré de complexité de nous jugeons progressif, en fonction des observations de nous avons pu faire lors de lors expérimentation sur le terrain. Enfin, nous ne donnons pas de référence liée à l âge, même s il est clair que certaines situations se prêtent beaucoup plus à de jeunes enfants et d autres à des plus âgés. Privilégiant toujours l individualisation, nous préférons utiliser le repère de la difficulté que celui de la catégorie d âge. Nous proposons deux types de situations 1) Les jeux de dribbles 2) Les jeux dribbles tirs. Pour les premiers, nous utilisons, des jeux de découvertes mais surtout des situations qui obligent l enfant à prendre plusieurs informations : - Information sur la conduite de balle dans des phases de déplacement - Informations visuelles sur l environnement (camarades espace de jeu ) qui ne permettent pas une centration exclusive sur la balle.
- Informations sonores, liées à l éducateur ou au bruit de la bale au sol. Pour les seconds, il s agit d une première forme d enchainement d action, liaison dribbles tirs, dans le cadre de difficultés croissantes : - Sur la vitesse de déplacement - Sur l ambidextrie - Sur la multiplication des informations (maîtrise du ballon informations visuelles ). - Sur les différentes formes de tirs (initiation au tir en course initiation à l arrêt tir ; ) Nous n abordons pas ces exercices sous un angle techniciste, mais plus sous l aspect pédagogique et organisationnel. Les enfants ont évidemment besoins de repères techniques, notamment ceux qui sont à l aise sur les prés requis. Nous pensons aux apprentissages difficiles du tir en course (appuis lâchers de balle) ou du tir à l arrêt (équilibre gestuelle) pour lesquels les joueurs doivent avoir des consignes. Mais ce n est pas notre objectif dans ce document, et nous avons pu constater de l importance de la mise en situation des joueurs, qui leur permet d effectuer pas eux-mêmes des progrès. L idée selon laquelle les mini basketteurs apprennent aussi par eux-mêmes est importantes, ce qui ne diminue nullement l importance de l éducateur entraîneur.
JEU DE DRIBBLES JEU DES PRENOMS Répartir les enfants par petit groupe de 5 à 6 joueurs. Un ballon par groupe. Un enfant dans le groupe est responsable d annoncer les prénoms. Dés l annonce du prénom, le porteur doit faire la passe à son camarade désigné. Changer régulièrement l enfant qui annonce les prénoms. Evolution : Vitesse de passes, annoncer dès la réception Espace de passes : allonger les distances de passes. Les formes de passes : passes à terre direct balle poitrine balle au dessus de la tête. Il s agit tout d abord d un jeu d intégration, se connaître. Ensuite se familiariser avec le lancer et l attraper dans une situation fixe, donc hors contexte basket. JEU «JACQUES A DIT» Un ballon par joueur. L éducateur donne des consignes d action (Dribble main D, dribble arrière.) toujours précédée de «Jacques a dit». Si la consigne est donnée sans «Jacques à dit», les enfants ne doivent pas effectuer l action demandée. Jeu de manipulation de balle, avec une attention sur la consigne, sans de grandes contraintes motrices. Ce jeu permet à chacun de s exprimer en fonction de ses compétences. JEU «Grand dribble» - «Petit dribble» Un ballon par joueur. Au signal de l éducateur, le joueur doit effectuer un grand dribble (Ballon au dessus de la tête et main au dessus du ballon) ou «petit dribble» (ballon au dessous du genou). Evolution : à l arrêt puis en se déplaçant de plus en plus vite En changeant de main A partir d un signal visuel et non plus sonore (éducateur à deux foulards de couleurs différentes, une couleur pour «petit dribble», l autre pour «grand dribble») Jeu de manipulation de balle, avec des contraintes motrices plus grandes, et des prises d informations qui deviennent multiples - Maîtrise du ballon - Camarades (éviter les collisions) - La consigne sonore ou visuelle
JEU CHAT ET SOURIS Un ballon par joueur. Désigner 2 chats, qui possèdent un chasuble de couleur différente. Tous les enfants dribblent dans l espace du terrain de BB. Les chats doivent toucher avec la main libre les souris, tout en dribblant. Une souris touchée devient chat (Met le chasuble des chats). Les 2 dernières souris ont gagné le jeu. Evolution : l éducateur peut donner des consignes de dribbles (Main D, changement de main ) en cours de jeu, à partir de repères verbaux ou visuels. La démarche reste identique, amener les enfants à maîtriser la balle, tout en devant prendre des informations multiples et en déplaçant parfois à des vitesses élevées. CHATS JEU «DE LA QUEUE DU DIABLE» Un ballon par joueur. Chaque enfant (les anges) possède un foulard attaché à sa hanche. Désigner 2 diables qui ne possèdent pas de foulards. Ils doivent attraper les foulards des anges. Ce jeu se déroule toujours en situation de dribbles permanent pour tous les enfants. Un ange qui perd son foulard devient un diable et inversement. L évolution est identique au jeu précédent L ensemble de ces jeux se déroulent en groupe hétérogène, sans difficultés, car aucun enfant n est jamais éliminé, il y a juste en permanence des changements de rôle. Enfin toutes les évaluations sont individuelles et jamais sous forme d une équipe qui gagne ou perd. DIABLES JEU «DU BUT MARQUE» Un ballon par joueur. Constituer des équipes de 4. Chaque enfant dribble, et insérer dans le jeu une petite balle dégonflée. Sous forme de 4c4, il faut faire rouler la balle entre les plots pour marquer un point, chaque équipe possédant «un camp». En possession de la petite balle, le joueur doit continuer à dribbler mais ne plus avancer. Ce jeu est le plus difficile, car il fait appel à de nombreuses contraintes. Une utilisation difficile de la main libre lors du dribble (Dribbler d une main et attraper de l autre). Des prises de repères d espace, de rôles (attaquant défenseur). Enfin il pose problème en groupe hétérogène. Il est par contre en excellent repère d évaluation des enfants à la fois sur l aisance dans le dribble et la compréhension du jeu. Les plus jeunes en grande difficulté au départ, parviennent à la fin à participer. EQUIPE 2 EQUIPE 1
JEU DRIBBLES TIRS JEU DRIBBLES - TIRS Un ballon par joueur. A partir du dispositif sur le schéma ci-joint, le joueur part en dribble, contourne le plot, puis effectue un tir au panier. Evolution : Travail sur l ambidextrie Travail sur les distances de tirs Travail sur la vitesse avec demander un nombre de tirs maximum après le passage du plot. Initiation au tir en course. Cette situation très simple, permet de multiples formes de travail, individualisée à chaque enfant. Cela permet de proposer une même situation avec des exigences différentes selon les joueurs. Elle permet d aller de la découverte à l apprentissage technique sur toutes les formes d enchainement dribbles tirs. Enfin elle permet aussi de proposer des formes de jeu type relai par équipe. JEU TOUR DU MONDE Un ballon par joueur. A partir du dispositif sur le schéma ci-joint, le joueur part en dribble entre les plots situés sur le rond central, puis effectue un tir à l arrêt ou tir en course, puis change de colonnes. Le joueur peut partir en dribble quand le camarade qui le précède franchi les plots centraux. Evolutions : nombreuses, sur les formes de tirs, la vitesse de déplacement liée au nombre de tirs après le passage des plots. Cette situation est plus compliquée au niveau des repères d espace pour les plus petits. Par contre cet aspect est un élément intéressant d évaluation des progrès dans l exercice des enfants. Elle possède l avantage encore d individualiser les consignes et les exigences. Egalement d alterner les consignes sur le tir en cours et/ou le tir à l arrêt. Enfin de multiplier les tirs en peu de temps et donc d assurer une importante répétition. Tir en course Tir à l arrêt JEU RIVIERE AU CROCODILE Un ballon par joueur. Partir en dribble, et effectuer deux appuis, sans dribbler sur des tapis en mousse («la rivière au crocodile»), puis tirer au panier. Evolution : variables sur le nombre de dribbles avant le tir Varier les mains de dribbles et de tirs. Varier les tirs avec et sans la planche (afin de donner une trajectoire courbe à la balle et éviter de «lancer» la balle). Cette situation d apparence simple, est compliquée pour les enfants. Poser les deux appuis sur le tapis sans dribbler puis tirer est un enchaînement complexe. Cet enchaînement peut être demandé pour les plus grands (poussins) et s arrêter à l aspect ludique pour les plus petits, puis au double appui sans exigences sur le tir.
JEU DE LA CLEF Constituer 4 équipes, 2 ballons/équipes. Le 1 er de chaque équipe part en dribble, effectue un 1 er tir en course, ou proche du panier. - S il échoue, il ramène la balle en dribble à son camarade qui enchaîne la même action (relai) - S il réussit, il tente un second tir en dehors de la raquette, puis ramène la balle à son camarade. Au maximum 2 tirs par joueur. Evolutions : multiples, depuis les zones de tirs, ambidextrie, nombre de dribbles avant le tir. Il s agit d un jeu simple qui peut être joué par tous les enfants car facilement compréhensible. Il reste difficile pour les petits qui parfois sont fréquemment dans l échec, donc à proposer quand il commence à être à l aise dans le tir (Prés requis). Il est également parfois compliqué, selon les enfants, de faire fonctionner en groupe hétérogène. Par contre il est intéressant car permet de choisir les consignes et les exigences techniques selon le niveau des enfants tout en restant ludique. 2 Tir à l arrêt 1 er Tir en course JEU DE LA POURSUITE Un ballon pour 2, un attaquant Un défenseur. Les 2 joueurs partent de la ligne de fond et remonte en marchant vers l axe central côte à côte. A partir du passage du plot, l attaquant peut choisir de faire demitour pour aller effectuer un tir en course ou proche du panier. Le défenseur cherche à toucher l attaquant avant que ce dernier rentre dans la raquette. Si il est touché, il ne peut pas tirer au panier. Evolution : limiter le nombre de dribbles avant le tir, exiger une main de dribbles ou de tirs. Jeu simple, mais difficile pour les plus jeunes, car la vitesse crée par l opposition entraîne beaucoup de déchet dans le tir, donc peu valorisant. Par contre très intéressant pour les plus âgés, véritable situation test de la progression des joueurs. Enfin, tout en restant très ludique, elle amène des éléments sur la vitesse de réaction, la multiplicité des contraintes techniques dans une opposition raisonnée. JEU DU LIEVRE Un ballon/2, un attaquant Un défenseur. Le défenseur est porteur de balle, passe la balle à l attaquant qui choisit un côté de dribble pour aller effectuer un tir en course ou proche du panier. Dès le 1 er dribble, le défenseur peut jouer. L attaquant peut effectuer des feintes par l utilisation du pied de pivot, mais dès qu il choisit un côté ne peut pas changer de direction. Evolution : limiter le nombre de dribble, exiger une main de dribble et de tir en fonction du côté choisit. Comme le jeu précédent, il est simple mais très difficile pour les plus jeunes du fait de l opposition et des contraintes techniques dans la manipulation du ballon. Mais son côté ludique et la constitution de couples homogènes leur permet de participer. Pour les plus âgés il reste très riche, également situation test de la progression des enfants. L intégration progressive de contraintes techniques (Main de dribbles Tir en course Nombre de dribbles limités Vitesse de réaction ) sont des éléments d appréciation riches.
b) Définition du pré collectif («jouer ensemble») Nous présentons des situations que nous avons utilisées très fréquemment et donc qui ont été parfaitement comprises, sur le plan du déroulement et des objectifs par tous les enfants. Ces situations répétées souvent d une séance sur l autre n ont jamais représentées une contrainte ou baisse de motivation chez les enfants. Au contraire, parfois elles étaient demandées quand lors d une séance elles n étaient pas proposées. Nous utilisons couramment l interdiction du dribble, ce qui peut paraître paradoxale avec les objectifs liés aux prés requis, l aisance avec la balle. La compréhension du jeu s exprime pour nous au travers différents éléments : la reconnaissance des rôles (porteur non porteur) (défenseur attaquant) la recherche de l espace avant notamment du non porteur pour lutter contre les effets grappes la recherche d une prise d information sur le jeu avant une action la vitesse de prises d informations. Pour obtenir ces comportements de jeu, une démarche pédagogique sur la limitation du dribble, voir l interdiction du dribble dans certains cas, nous a permis d atteindre parfois rapidement ces objectifs (diminution de l effet grappe jeu vers l avant). Egalement, diminuer au départ le nombre d actions de jeu possible pour le porteur, permet de rechercher un travail sur la vitesse de prise de décision, éléments importants en ce qui nous concerne. Par contre, nous avons observé des comportements très inhibés parfois, dans l utilisation du dribble, quand celui-ci redevient autoriser, voir justifié. C est une phase que nous avons accepté, sachant que nous ne sommes pas contre l utilisation du dribble, au contraire, mais son interdiction permet à un moment donné d atteindre des comportements souhaités rapidement. Enfin, nous restons en permanence, sur des alternances pédagogiques, les enfants retrouvent rapidement l utilisation technique du dribble, dans des situations de jeu qui le permettent. Toutes nos situations se déroulent en effectif réduit, maximum 4c4 (rarement). Ceci toujours pour faciliter «la compréhension du jeu» et les éléments que nous avons défini précédemment. La multiplication des joueurs, multiplient également le nombre d informations potentiel, complexifient le jeu et rendent ainsi les prises de décisions plus difficiles, plus lentes. Dans ce cadre, l expression technique des enfants se trouve également réduite, moins de prises d initiatives, moins d actions de jeu proposées (certains enfants ne touchant jamais la balle en 5c5). Il y a donc une progressivité à respecter avant d arriver à des formes de jeu 5c5.
JEU 3c0 Un ballon, 3 attaquants, qui partent de la ligne de fond pour aller parquer un panier, sans utiliser le dribble, et en respectant la consigne : «interdiction de courir en tenant la balle». En fonction du nombre d enfants, ils ont un tir autorisé ou plusieurs pour tenter de marquer. Evolution : demander de tenter un tir en moins de 5. Interdire les passes à rebond. Situation la plus simple des jeux de surnombre. C est le premier niveau de la compréhension du rôle du non porteur de balle et du «jeu vers l avant». C est également une situation intéressante pour tous les lancers et attraper en déplacement. Enfin la mise en place d une contrainte de temps (5 pour un tir), oblige à un travail en groupe homogène, et permet aussi une évolution sur les vitesses de déplacements, les vitesses d exécutions gestuelles. JEU DU LOUP Jeu 3c1, sans dribbles. Les 3 attaquants partent de la ligne de fond et doivent aller marquer un panier. Le loup (le défenseur) a 2 possibilités : Chercher à intercepter la balle ou toucher le porteur de balle. Si l une de ces 2 actions est réalisée, changement d attaquants. L attaquant qui se fait toucher ou perd la balle prend la place du loup. Jeu en continuité. Evolution : Contraintes de temps (5 pour un tir) Situation la plus simple des jeux de surnombre. C est le premier niveau de la compréhension du rôle du non porteur de balle et du «jeu vers l avant». C est également une situation intéressante pour tous les lancers et attraper en déplacement. Enfin la mise en place d une contrainte de temps (5 pour un tir), oblige à un travail en groupe homogène, et permet aussi une évolution sur les vitesses de déplacements, les vitesses d exécutions gestuelles. Le loup JEU DES INSECTES Jeu 3c2, avec dribbles. Situation en continuité, les 2 défenseurs restent en place durant 1 environ. C est dans son évolution que cette situation présente un intérêt. Consigne 1 : Aller marquer Consignes 2 : Tirer au panier en 6 Consignes 3 : Les insectes (défenseurs) peuvent piquer (toucher) le porteur de balle. Consigne 4 : les insectes peuvent piquer et le temps limité est de 6. Cette situation est plus difficile pour les plus jeunes, car elle nécessite une vitesse de prise de décision, un nombre d informations important à prendre, tout en maîtrisant bien la balle. Elle présente l intérêt de donner toutes les possibilités d action au porteur de balle et de bien identifier les espaces libres pour les non porteurs. C est une situation test de la progression des enfants. Les insectes
JEU EN CONTINUITE Constituer des équipes de 3 joueurs. 2 équipes participent à tour de rôle. L une en attaque, l autre en défense. Pour l équipe en attaque, aller marquer un panier le plus vite possible. 1 er passage en 3c0, sans défenseur, dés le panier marqué, un 1 er défenseur rentre et ainsi de suite à chaque panier marqué, ou chaque balle perdue. Dès qu un panier est marqué ou une balle perdue, les attaquants changent de panier. Chaque équipe compte ses points en attaque, 1ere équipe à 6 8 ou 10 points. Les contraintes peuvent être multiples - Avec ou sans dribbles - Dribbles à partir du 2 défenseur - Tirer au panier en moins de 5 lors du 3c0 et 3c1 Situation accessible à tous les enfants, mais avec des exigences différentes selon le niveau de pratique. Situation en groupe homogène. Situation à complexité croissante, qui ne nécessite pas d ajustement sur les rôles, mais sur les espaces de jeu, tout en respectant la notion «jouer vers l avant». Le volume d information dans le jeu est de plus en plus important, donc les contraintes techniques deviennent également plus grandes. Equipe en défense 1 2 3 JEU BALLE AU CAPITAINE Constituer des équipes de 3 à 4 joueurs. Situation en 3c3 ou 4c4, avec l éducateur au départ qui va jouer le rôle du capitaine. Le capitaine est toujours avec l équipe qui attaque et ne peut ni dribbler ni tirer au panier. C est donc un joueur supplémentaire permanent pour l équipe en possession du ballon. Evolution : Jeu avec ou sans dribbles pour les enfants Faire jouer le rôle de capitaine à un enfant Mise en place de contraintes de temps pour tirer au panier Mise en place de contraintes de temps pour le porteur de balle, «balle brulante». Cette situation est la synthèse de toutes les précédentes. Elle est accessible et compréhensible par tous les enfants. L éducateur dans son rôle de «capitaine», peut permettre à tous les joueurs de participer et de faciliter leur expression dans le jeu. Les contraintes mises en place peuvent par contre rendre cette situation de plus en plus complexe et favoriser toutes les notions de compréhension d espaces de jeu, de changement de rôle. Egalement, elle peut être très riche sur les vitesses d organisations du joueur (prises d informations, exécution gestuelle). c Capitaine JEU BALLE BRULANTE Situation identique au jeu balle au capitaine, mais le porteur du ballon possède un temps limité pour choisir une action de jeu à la réception du ballon, d où l image de la «balle brulante». La consigne est la plupart du temps «une seconde pour choisir». Les possibilités de jeu restent multiples avec ou sans dribbles, capitaine assuré par l éducateur ou par un joueur. Cette situation reste une évolution de la précédente, ou l intérêt est porté sur la vitesse d organisation à la fois dans la prise d information et dans l exécution gestuelle. Cette situation ne clôture pas le cycle, elle doit amener les enfants à une aisance supérieure dans le jeu. c Capitaine
SEANCE 1 CYCLE D APPRENTISSAGE